La Vérité, 1 avril 1896, samedi 4 avril 1896
r Wit»'»” 1 % GaM'1’ 15ieme A'.!;?££ Quebec Samedi 4 Avril 1896 Kc 36 LA VÉRITÉ ABONNEMENTS AVIS Hiuidn et Ktau-Wul*.$3.00 $1.00 Toute deiiiamle de claimgeuieiit d’iidrenae doit elre uceoiiipngnee de Vaneieiiiie adresse 4 Il II ou- SU III O*# lOtrontfcr (Union rosi ale.) JOURNAL HEBDOMADAIRE I.iîi.50 Un on • • Telephone : 2327 “ VERITAS LJ BE R AB IT VOS—LA VÉRITÉ VO VS RENDRA LIBRES." J.P.Tardivel, Directeur-Preprietaire Bureaux : Cbemiu Sainte-Foye pres Quebec jets d’édification.On ses des y voit aux pri- tout de les mesquines, force qui entravèrent fallait bien 1: civiliser avec la seule matérielle.Et dès lors, il des fois reprise et devint un principe de discorde et de trouble pour la Ionie tout entière, surtout lorsque le gouverneur de Québec fut soutenu dans ses prétentions cou're l’évêque et les jésuites,par d'autres religieux, les Eécolets qu’il avait appelés lui -même au Canada.QTJEnEO SAMEDI 4 AVRIL 18% passions assez assez misérables co- lisser agir la force mo- |certainement l’œuvre de Vévangéli- rale ou plutôt religieuse.Seule elle jsation et même la consolidation et les « progrès de rétablissement Quelques-uns en voudront peut-être tu R.P.de Iiochemonteix d’étaler |\KOUVELLE-nSANGK peut apprivoiser la bète humaine, étouffer ses instincts féroces, exciter en elle des sentiments honnêtes et colonial.Revue du Monde Ctdliolit/uc 1er février 189G) (De la '\t généreux, y créer des vertus, et, pour tout dire en un mot, faire d'un llu- Suns approuver, j’imagine, les abus et les crimes occasionnés par le trafic de l'eau-de-vie avec les sauvages, déclarèrent au long ces petites et grandes misères.Mais l’histoire, lorsqu’elle veut être complète, a de ces exigeu-Pour nous apprendre à éviter assez i ou d’un Iroquois un chrétien.Mais, ron (Suite) s’écriait de Frontenac, les missionnaires vont devenir tout- les Ivécollets se ces les fautes Albanel et ses compagnons accom-liront assez heureusement la mis - été chargés, et ' après un voy• pour la tolérance de ce que l’autorité épiscopale avait sous peine de C’étaient les opportunistes d’alors, et ils se rangèrent ostensiblement du côté du pouvoir civil contre le voir cccclésiastique.par les générant* faut-il pas qu'- commises lions antérieures die nous les raconte ?trafic défendu puissants ! Cela lut-il que nous îm-cette toute-puissance prétendue sert les intérêts et la grandeur de la France don.vous êtes le délégué.P siou dont ils avaient rentrèrent à Québec ;\Lre de dOO portages et de 400 rapides ” Ou sait que le seul moyen, surtout pour les Européens, de tra- inextricables forêts qui porte, si censures.Le gouvernement de Richelieu de Louis XIII,ni celui de Louis XIV, n’avaient la haine du et pou- L’évêque les frappa eux-mêmes d'uu interdit que motivaient d'autres dissentiments, exposés assez au long par le 11.I’.de Rochemouteix et dans l’examen desquels il serait trop long d’entrer ici.cléricalisme qui anime aujourd'hui les hommes du pouvoir.Le régent lui-même n’eût pas envoyé un renégat sectaire pour nous représenter à Madagascar, où nos plus redoutables ennemis ne sont pas les Ho vas, mais les émissaires politico-religieux des sociétés bibliques Richelieu et Louis XIV se Les susceptibilités jalouses de Frontenac furent très souvent envenimées par les âpres convoitises de trafiquants trop pressés de faire fortune.les verser couvraient tous ces pays, c’était de remonter le cours des rivières ut des fleuves sur des pirogues légères que conduisaient avec une les sauvages audace et une habileté merveilleuses.Les colons établis à Québec, aux Trois-Rivières et à Montréal, étaient pour la pluspart des hommes probes et honnêtes, dont les missionnaires n’eurent qu’à se louer.Mais il n'eu fut pas toujours ainsi de ces marchands de pelleteries qui, par l'intermédiaire des métis et des coureurs de bois, étaient en relations plus assidues avec les sauvages.Cédant à leur rapacité naturelle, ces hommes ans foi ni mœurs proposaient à ces d rnit-rs, en échange des peaux de castor, des eaux de-vie sur lesquelles ces malheureuses tribus se précipitèrent a\ ec héuésie.Nous nous déjà droite entreront en scène un peu plus remarque que le sauvage boit, non tard.Toutes ces tribus n’étaient point pas jusqu à extinction de sa soil, mais ^ encore converties ; lé vau «relisait ou.jusqu'il la totale absorption de tout qu'il possède.Les spiritueux qu’on j lui portait, jusque dans ses bois, allumaient dans ses entrailles un incendie que rien ne parvenait à éteindre.Alors, c'elaient dus scènes de carnage qui ne finissaient plus : des malheureux égorgeaient femmes, et enfants, amis, brûlaient et dévas- VI Mais très souvent on était arrêté par tellement impétueux des rapides qu'il fallait mettre pied à terre et transporter, à force de bras, bagages et pirogues pendant des lieues entiè- Nous disons, au début préoccupaient de la question religieuse,tout autant que de la question .| coloniale au Canada.Ils savaient que les deux étaient conjointes et tellement entrelacées, qu'il nous eût été dangereux autant qu’inutile d’essayer de les séparer.Ils donnaient des ordres eu conséquen Mais les gouverneurs de que cette histoire offrait souvent tout l’intérêt d'un drame.Nous touchons à l’acte émouvant par excellence, du drame lui-même : je veux parler de la guerre acharnée au nœud res.Le jésuite Albanel avait reçu de Dieu lui-même une mission plus im- vlle dont l’avait investi implacable entre là colonie française soutenue des tribus les Iroquois.I pcrieuse que ci._ l’intendant Talon.qui lui étaient alliées et ce.Quebec, fi qui eu était confiée l exécution, ^es tribus amies habitaient au nord des grands Afin de la remplir jusqu’au bout, il repartit seul, l’annt lacs, sur la rive gauche du Saint-Laurent.Les Abéuakis et les peuplades de la rive suivante i.» , , ., ,, , 0 étaient bien loin ; leurs dispositions pour la haie d Hudson, bon projet 1 ., , n étaient pas aussi bienveillantes qu était de seiouruer plus longuement ,, , ., , , % celles de leurs maîtres, et ils le au milieu des sauvages, de les ms | e li- saient parfois mdvmennt sentir aux jjésuites.Nous voyou passer là deux j reprises un de Frontenac qui ; un talent administratif confinant au génie, avec une rare bravoure et une t ru ire, d'en faire des chrétiens.Mais i les Anglais avertis des premiers exploits du jésuite, étaient sur leurs gardes et épiaient son retour Ils se j saisirent de sa personne, sans aucun .„ ., .,., ., ténacité non moins grande, avait de motif legitime, la guerre notait .,, , .bien vilains defauts point declnree entre la colonie canadienne et l'Etat de New-York.Cela lie les empêcha point de le garder prisonnier deux années entières.Très heureusement les confreres d'Al hand étaient là pour continuer j son œuvre religieuse et patriotique.Lorsque les Anglais devinrent plus audacieux encore, et que le brave Iberville fut envoyé pour châtier leur insolence, ce sont des jésuites qui accompagnèrent ce marin à travers les étonnantes péripéties de son héroïque carrière.| contrariée par leurs immoralités vices et leurs avec ce marchait très lentement.Il y avait cependant les plus récalcitrantes, chrétiens.même chez un noyau de Les missionnaires les 11 se montra.surtout dans son premier gouvernement, capricieux et fantasque, très arrogant et très jaloux de son auto rite qu'il croit sans limite et toujours menacée.Ajoutons que son chef hiérarchique, le grand ministre Colbert, n’était point l'ennemi des jésuites; il appréciait même leurs talents et leur activité, et rendait hommages à leurs intentions excellentes.Mais, imbu de l’esprit gallican, il avait peur, lui aussi, de leur influence, et craignait sans cesse que le spiritual n’empié-tàt sur le temporel.Il eut le tort de le faire connaître à son subordonné.avaient toutes visitées, et avait con- quis un très ré al ascendant des chefs, auprès et de ceux là même qui ne codaient point à leurs exhortations ; (aient tout autour d eux ; ils se ré- leurs stations étaient échelonnées veillaient le lendemain, entourés de sur ies rives du Saint-Laurent et ai cada\ res et baignés dans le sang de ^ bords des grands lacs, depuis Québ ceux qu ils aimaient, caries senti-, e( même depuis Tadoussac, beaucoup monts de famille se rencontre très plus au nord, jusqu’au saut Sainte- vils encore chez ces tribus.i }[&rie, ù l’entrée du lac Supérieur.nese| Au sud du lac Ontario s'étalent IX ec Comment les missionnaires seraient-ils pas élevés contre de semblables désordres ?L’existence de le P.de Rochemouteix nous leurs missions était en jeu; aussi l’organisme, peu compliqué du reste, portèrent-ils leurs doléances non son- cinq tribus plus féroces que toutes lemeut aux gouverneurs de Québec les autres et jusque là absolument qui, plusieurs fois, refusèrent de les réfractaires à l’Evangile, entendre, mais jusqu’au pied du k-s Iroquois.A la tombe trône et aux oreilles de Louis XIV.ils Le conseil royal eut à s’occuper de cette très grave question et la trancha dans le sens du droit et de la groupées, eu nue confédération dont décrit V Certes, le gallicanisme n’aurait pas de nous raconter les jamais dû être, pour redire un mot récent, un article d’exportation.S'il se trouvait déplacé quelque part, 'était au Canada.Le 11.P.de Roehomonteix nous en Le 11.P.de Rochemouteix C’étaient ce de la nuit, montaient sur leurs pirogues et suivaient eu silence le cours des ri- ne se contente exploits, en quelque sorte extérieurs, des missionnaires, leurs voyages d'exploration et de découverte, leurs v vivres où des fleuves qui les conduisaient chez leurs ennemis.Le jour venu ils se cachaient, avec leu; "s canots, dans la profondeur des forêts, pour reprendre leur route en temps opportun.C'était d'ordinaire à Vau- il rore qu’ils se ruaient en hurlant 1 ati tire lut bien les villages liurons, t sur algouquius, et 2 LATERITE autres qu’ils livraient aux flammes, Nous le demandons, est ce là la posi- aboutit à un compromis, c'est la fin de après avoir pillé vt massacré.Huai les a lion que doit prendre un chef catholique toute législation remédiatrice, de toute profiter des moindres avantages, ils sa- sur une pareille question f N'est-ce pas intervention du parlement fédéral.Al.que ce langage de M.Ouimet est du Ouimet ne doit pas être assez naïf pour mêmes et attendre les occasions favor a- nature à jeter les catholiques manito- croire le contraire, blés, ou bien marcher en avant et tout bains d« «’importe quel gouvernement do régler justement la question scolaire, d’en faire la matière d'un amendement à l’Acte Impérial de 18G7, serait guère praticable, ou d'un article organique de la nouvelle Constitué ce qui sera relativement facile." (2) Oui, M.Royal a écrit cela ! qu’il serait à peu près impossible d’obtenir de l’Angleterre, dont nous «’avons pas à nous plaindre depuis cinquante ans, un amendement nécessaire à l'Acte Impérial ; et, en même temps, il a affirmé qu'il sciait relativement facile de faire régler équitablement la question scolaire par cotte majorité protestante du Canada qui u été tellement fanatisée qu'il n’y a plus moyen de discuter elle ! Car cette nouvelle Constitution dont parle M.Royal, c’est la du Canada, et non la minorité, qui la voterait.Il y a d’autres énormités dans brochure.Par exemple, à la page 42, M.Royal dit que “ l’uniformité de langue est nécessaire dans un pays dant.que la langue de la majorité doit devenir celle du pays dans ses relations interprovinciales et ses communications arec l’extérieur ”, C'était proposer l’abolition du français comme langue officielle de la République canadienne, bien que " les individus ” 1er la langue de leur choix ; mais la seule “sans que prendre om~ & moins valent au besoin se replier sur eux- ce qui ne ms un profond découragement / ( Se voyant abandonnés par ceux-là mêmes qui devraient les défendre avec le plus ¦ d’énergie, — car c'est abandonner quelqu’un que de lui conseiller d’accepter un I compromis—nos frères de l’ouest seront fatalement portés à quitter le terrain so- on, emporter d’assaut.Choses politiques et personnelles {A suivre) Il a dit UN DISCOURS DESASTREUX L'honorable Joseph Royal a été durant cinq ans lieutenant-gouverneur des Territoires du Nord-Ouest.Fendant A la séance du 24 mars, l’honorable M.Ouimet, ministre des travaux publics, a prononcé, sur la question des écoles, un discours désastreux.Il s'agissait de la proposition de M.McCarthy, qui voulait renvoyer le bill remédiateur à la Cour Suprême, au lieu de l’étudier en “ comité général Pour combattre cette motion, M.Ouimet est entré dans des considérations qui ont certainement i air d’être un hors d’œuvre.Son discours n’est pas très clair, mais, d’après la version officielle avons sous les yeux, un plaidoyer en faveur d'une de compromis qu’a prononcé notre principal représentant dans le cabinet.Admettez que ce n’est pas très encourageant.ni pour la minorité manitobaine, ni pour les catholiques des autres provinces qui veulent sincèrement que cette minorité rentre dans la pleine jouissance de ses droits.lide des principes et du droit pour s’engager dans la fondrière des demi-mesures.Ce discours de M.Ouimet est donc un vrai désastre, une platitude sans nom; et nous ne sommes pas étonné d'apprendre qu’il a soulevé le dégoût et l'indignation d'un grand nombre de conserva- son règne la législature a commencé contre la minorité française et catholique l’odieuse persécution que l'on sait.M.Royal n’a rien fait pour enrayer cette persécution.Cependant, il aurait pu, sans sortir de son rôle, réserver telle ordonnance inique à la sanction du gouverneur général, ce qui aurait attiré l'attention du pays sur la politique anticonstitutionnelle, anticatholique et antifr&nçaise qui s'inaugurait là-bas.11 a tout signé et il n'a rien dit.Revenu dans la province de Québec, l’honorable Joseph Royal éprouva besoin de faire oublier cette coupable inaction.Il se fit casseur de vitres, et publia une brochure intitulée : “ La •'rise actuelle.Le Canada république ou colonie.” Cette brochure, nous osons le dire, est l’écrit politique !e plus abracadabrant qui soit jamais sorti d'une plume canadienne.Elle eut un succès de fou rire avec tours.Il n'est pas facile de déterminer en quoi consistent les " quelques concessions ” — the few concessions — dont les catholiques manitobaius, selon M, Ouimet, devraient se contenter.Chose certaine, c'est que ces concessions ne comprennent pas du tout le rétablissement d’un système d’écoles séparées, puisque que l’honorable ministre déclare, page 4622, qu'en vertu du compromis qu’il appelle de tous ces vœux, les catholiques verseraient leurs taxes scolaires au fonds Jes écoles publiques." This would enable the Catholics to pay their taxes to the public schools." Voilà un point qui est bien clair : M.Ouimet — et probablement le cabinet tout entier — est prêt à accepter un compromis dont la base serait : pas d’écoles séparées, rien que des écoles publiques.Seulement, les catholiques auraient le privilège, dans les endroits où ils seraient ass*.z nombreux, d’introduire majorité cette que nous c’vst apparemment politique indépen- le 11 veut {missent par- langue officielle sera l'anglais la minorité puisse en brage." (3) En un mot, la brochure de M.Royal a montré chez son auteur un manque absolu de sens politique.C’est au point que les chefs du parti conservateur ont mis l'ex-lie menant-gouverneur du Nord-Ouest en quarantaine.Sans cette brochure M.Royal aurait été doute, nommé sénateur.Sans cette brochure, il serait devenu ostensiblement le directeur de la Minerve.De fait, occupe cette position, mais c'est à ti provisoire et non officiel.La thèse de M.Ouiuier, tout verbiage, es: le bill remediateur, afin que les catholiques manitobaius aient un aient une loi en leur fav ''gagée de : celle-ci : Il faut voter uc ; eu ordinaire.Dans ces pages, M.Royal proposait, sérieusement, la rupture du lien colonial comme Tunique remède à tous nos maux ! C’était soutenir implicitement que c'est la faute de l’Angleterre si nos compatriotes et nos coreligionnaires de l’ouest sont persécutés ! Donc rompons avec elle et érigeons le Canada en république ! Comme si cette rupture du lien colonial no*’3 e ût débarrassés des McCarthy, des Greenway, des Wallace et des autres haineux qui sont les seuls auteurs de la crise ! Ht M.Royal soutenait cette thèse incroyable juste au moment où notre seul Suppose this Bill were passed it; ^en doutons pis, ccat ia la solution espoir était dans l’intervention de l'An-would be a recognition of the rights of ' qui nous attend.Puisque M.Ouimet gleterre en faveur des persécutée thought would be sufficient.These con- j a innlPe„ ont reçu instruction de ira galet constitutionnel, c’est grâce au cessions could be made Ly regulation .cailler dans le sens de ce compromis dont Conseil Privé de Sa Majesté.Sms le enabling Catholics where they are in nous avons aujourd’hui les grande* li- dernier jugement de ce haut tribunal sufficient numbers to control their gués.nous n'aurions pas d, notre côté la Urn tbeir°reiigious'teacjiing.if these ffv con! \ M' Ll,lr,era demandé auministre des au.Nous aurions bien encore poumons cessions were given to them, this Bill lravaux publics si sa déclaration fait le droit et la justice, l’équité,le bon sens, would become perfectly unnecessary." partie des instructions données aux com- |& foi jurée : mais, dans ce siècle, toutes émissaires.M.Ouimet a répondu : “Je ces belles choses sont impuissantes à sur la valeur politique de qui que ce soit ne puis le dire, cela se peut — 11 lara remporter la victoire, sans la légalité.J ou de quoi que ce soit." When the Bill ia pass»d a -omr.ro “ iay' U mayb”lhatl‘ D«“= ='«“ a l’Angleterre que noua Du .Cite, le livre de M.Tardivel a miac can be arrived at between ü!ÜmZ j SoyonscerUma.que cent b, en cela devons.d'avoir de notre côté la UaaUU.été écrit, en partie, pou, combattre jority and the minority which will cause j uimel se ni étrangement îllu- g au milieu de la crise qui nous déchire, idées politiques de la Minerve et d all the dissatisfaction ou the part of the sion sur un Point- 11 5 imagine, ou feint j Et M.Royal voulait rompre avec l'An- école.Cela n'enlève pas à ce journal le minority to disappear, and will be the , de s’imaginer, que la minorité, tout en gleterre, pour mettre fin à la crise ! droit d’examiner do discuter de cou- cijter all be so very exacting.” ^ ' po , ans e cas ou es .émise en ce pays.qu'il so contente du rôle d'adversaire, concessions accordées ne seraient pas sa- n»e9t pas tout.1 , v UU ^ nos .tisfaisantes.0 I est moralement cer-j Dans sa fameuse brochure, M.Royal mtoba.ns a accepter que ques conces- compromis quelconque.possible d,-.l’amener à une discussion sages : sions, c est-à dire une bribe de justice, C'est expressément pour n’avoir pas à calme, sérieuse .-t raisonnable." (lj Et j .presser 1 adoption définitive du projet R ajoutait : “ Voilà pourquoi nous aflir- sécutéa qu ,1.n« dmvvat pa, se «.m» d.loi remédiai» que le gouvernent mma e,t impossible aujourd'hui 1 trop exigeant: “ The Catholics may not i est de nouveau entré eu négociations after all be so very exacting.” 'avec M.Greenway.Si la conférence point d’appui, cur à laquelle ils puissent avoir recours au besoin; mais M.Ouimet est d’avis que, dans la pratique, ces catholiques devront se conteu ter de quelques concussions de !a parti du gouvernement manitobaio.Cette idée, que nous n’avons pas besoin de qualifier, revient à plusieurs reprises dans le discours de l’honorable ministre.Nous allons citer le texte an- ime certaine dose d'instruction religieuse sans aucun dans l’école.Mais d’école franchement et carrément catholique, d’école vraiment libre, IL vraiment séparée, il n’en est plus ques , tion, apparemment ! | Et voilà la solution que nous offre un glais a6u que l'on ne soit pas tenté de propres dans le cabi- croire à une exagération de notre part.net , Ainsi, à la page 4621 des débats, lisons : t iu Eh bien, le croirait-on ?à la date in 17 mars, ce même M.Royal a publie dans la Minerve un long article sur U valeur politique du roman de M.Tardivel ! L’auteur de la Crise actuelle nous Vraiment c’est déplorable, c’est humiliant.I ' ! qui pane de la valeur politique d’un livre quel- Et conque .11 nous assure que “ M.Tardivel a manqué l'occasion de se révéler au monde comme homme d’état d'une valeur appréciable.M.Tardivel n’a pas la prétention d'être un “ homme d’état ” ; mais il est persuadé que M.Royal ne possède pas la compétence voulue pour se prononcer Et ailleurs, page 4624, s’exprime comme suit : M.Oaimet tes e son sam aspirer à celui de juge.Nous n’avons pas l’intention d’exami- Voilà donc M.Ouimet, eu seulement quelques pas- 11 Bref, TAuglcternq par sou abandon, nous dégage do toute allégéance, (sic !) et qui fait savoir à ces catholiques per- (2) l'age 99 (3) Vtigc 43.fl) Page 98 LA VERITE 3 et les Etats-Unis, trop occupés ailleurs, uurait né sans intérêt et partant sans cornmmenccr ses études classiques ne s’occupent plus de nous.l'Iiis de efTot.De même, si l'auteur de Pour la collège de Saint-Hyacinthe.Au bout de pression extérieure ni d un côte n.< e patr[e s»était amusé à faire des disserta- quatre, ans ses études finies, il retourna - Sans souverain, nous n’avons plus, l,ons.eur lc Parta8« du la dette du aux E.ats-Ums c’est évident, d’autorité régulièrement Dominion, son roman serait tombé à plat établir.Mais il comptait sms la nostal- _ constituée pour gouverner.Il nous faut et la Minerve n’aurait pas eu besoin de gie.Eu effet, pendant les quatres années ! 1 U 80UV(J' nernont '“,ullto- donc procéder à non, créer une toile .k combattre.,col,ire, collé.» de S.Int 11)- c Z'cl llZLZlT* ' l„,lté p» une Oo.t,tut.ou nouvçUe.L, Minerve dit encore que lo rû'c d», acintho, pondant sc, vacances employée, eonfi, " L'arrangement ün M.lardivel est d une v .' , simplicité merveilleuse.Il fait autoriser Canadiens-français, dans le roman de M.a visiter les differentes parues de la pro U- Parlement fédéral, qui n’existe plus, I Tardivel, “est mut à fait passif et nul”, vin ce de Québec,il s’était tellement alla- au écoles.L’autonomie provinciale doit être maintenue.Il faut enterrer la loi réparatrice." Lus delegués du gouvernement fédéral ont eu plusieurs conférences avec leu doux l’intention de s’y av»*c province.Ces cnees ont eu lieu à huis clos,do sorte O't impossible de savoir ce qui s'y P 1.I H u â « de goût littéraire.Téu de nos lettrés de Québec, homme d’un pigment très M ! rdivc C est le Air, dis,lit naguère à : Je viens de Ji votre livre î Iviiou ment qui m mq J’avais peur que vous ne lis.-niir.it)Je le ; r niier prési i n* delà Non• Veil, - Fiance.Mais non, vous avez su | tint.M I • IV u-/ de La-1 sera Fœuvr • d’un petit nombre d’un seul homme vraiment providentiel.l*u lUvîiîC '• M / do la minorité, a rendu légitime et nécus-aire l'intervention du pouvoir central.Y ni à ce que le parlement fédéral vient a atlirincr en votant la deuxième lecture Min rue dit que la Nouvelle-Franc ' entre vu*» dans le roman L l)'e : c e>t que la mi-ù; e avilit le- race- ; quelle leur lelranche que que chose eu hauteur et en largeur : qu’elie vin) echo la croissance de reniant ; qu'elle an Ote le développement de I h mime ; qu elle est, pour la société moderne, une cau-e de décadence et de faiblesse.Los stati-tiques de M.Lavas-cur et le- plans de M.Manou vi ivr parlent, -ur ce point, avec plus d'éloquence que tous le- orateurs et que tous les écrivains du monde.Et puisque la scienve ne peut lien nous dire de nos destinée- et qu’elle a bien du mal à nous La Presse, de Montréal,qui n'est certes dire quelque cl km» do no- origines voilà la plaie qu elle doit s'occuper de soigner et de guérir.évitei cette faute.de M.i * 1.1 Minerve donne ensuite une longue Tirdivel ne serait pas possible, dans nomenclature de tout ce qui reste it faire 1 circonstances indiquées, parce qu’on ne après le départ de Lamirande : délimita tion «lu territoire de la Xuuvelle-Franee, le la dette et d* s travaux pu- les du bill renié dateur.I >è- lors, convenait-il que lu gouvernement d Ottawa entrât du voit pas d’h mimes préparés pour la fou- nouveau en négociations avec le ministère dur, !.i g emmer et la défendre.récalcitrant du W innipeg ?Evidemment n, n.Si M.(îreenwav voulait enfin formu- 154 de Pour la Pairie ou A la partage blics, etc.Elle aurait voulu que Sauteur de Pour la Patel» s’appliquât pige 1er des piopo.-iLions de paix, c’était à lui qu'incombait le devoir de faire les prein ères démarches,c'était do lui que devait venir la demande d’une conférence.lit : t « a “Quelques jours plus tard Lamirand L verdier et u n petit groupe d’amis, ajustées de hommes d" valeur réelle, mais jeu con-iudé- nus dans les v ides politiques, lancèrent un manifeste, ( te t\ montru j vaiiq urmrul com ditliculté?[•OUI lMUMit ell " manière fi garantir une véritable pa- -y.-l vinatiquvment hostile au gouvernement fédéral, dit : peu lance à son p Ait peuple à part.l-i bonne dé« sse oublie que c’est un | rom m que M.I ai dive I a écrit, non Yoi'à suffisamment indiqués les hommes que la Minerve demande.Ce ne sont pas des politiciens de profession, des cx-lioutenants-gouvernems, des sénateurs manqués, des directeurs de journaux mis en tutelle ; mais iis n’en sont M.admettra le directeur du Monde “ Vous les regards sont tixés sur Win-nipvg en ce moment, facile de le prévoir, M.Greenway traite la délégation d’Ottawa avec la dernière impertinence ; non content de s être absenté au moment de l’arrivée do MM.Dickey, Desjardins et Smith, il ne daigne I as même prendre part aux conférences, et il a délégué deux membres subalterne-de 8 m cabinet pour fuite connaître ses lins de non recevoir.“ Ce n’est pas tout ; afin de n’épargner aucune humiliation aux malheureux dé- Comme il était ! 8:ms doute, le danger de semblables écrits point un traité scientifique.Dans un roman, même dans un roman pas dans de sein » 1/auteur qui le ferait lapidé, littérairement que plus en état de faire de la bonne et saine politique.Un dernier m \ La Minerve parle une idée ; non point pour arrê- ironi plument de Vestime de M.Tardivel 1 rat i que pour les Canadiens-français.légués, les amis du gouvernement G reçu- ; Quand M.Tardivel ft-t-il montré qu’il way organisent des démonstrations pull Tore Ata comparé Pour la n’avait pas d’estime pour les Canadiens- ^ bque'.Pairie à la Case de l'Oncle Tom do nm-j français avec lesquels il s’est librement j Des dépêches nous disent que la dé dame Beecher-Stowe.Ou le sait le but identifié, dont il défend de son mieux mo ‘;lralion Publique contre la loi renié que s’était proposé la romancière nméçi-, les droits et les intérêts depuis d» hui- jûiatïicoîi été un fiasco; ce qui indique c’était l’abolition de l’esclavage gués années, sans leur demand r autre lu)P|l|ala)U ^ hmijug, pii.se dans , , .v .son ensemble, a plus de savoir vivre que h certain que son cluse que le pain quotidien f , ., 1 iii M.(n ce n way Tout de même, un certain nombre de qui sapent par la base la croyance à l’unité de l'espèce humaine, à la chute originelle.i\ la rédempti ni, au salut étoi no', notre unique destinée.politique, un n’entre blabl t s détails, mériterait d'être parlant.Du écrit un roman politique pour populariser ter 1rs détail ; de l’application de cette idée.Le bill remediateur Ce n’est que mardi de cette semaine quo la vhambio a commencé la discussion du hill remédiateur en comité général.Pourra-1-il être adopté avant la fin du parlement, le -l élu courant ?Tout dépend de l’opposition.Nos libéraux canadiens- français paraissent comprendre quo l’explication de leur vote contre la deuxième lecture sera une tache avsez rude pour les prochaines élections.Ils ne feront probablement pas trop d'obstruction.loi Mais les s j vitrants semblent disposés à faire tout en leur p ni voir pour cm pu ch r iv bill de de- L canif, aux Etats-Unis; et il v Tonmn a puissamment contribué à produire M.T rdivfl on ic sait, est ne aux j résultat.S'est-ello arretée a Etats Unis, d'un père français et d’unu | c * ' ltvi>s su sont réunis et ont lu ù 6 la comment mûre anglaise.A 1 fige de dix-sept ans, uqKl au ieo sur la place publique, Aucune- ne sachant pas un mot de français, ne mm> de la ville étaient dévorés d’atUuhvs “ de montre son idée meut.«> r pratiquement pourrait «e réaliser ?Et si elle l’avait fait, son livre vli, L I • 0.i»s».I» .Ne *OUnAk£ p.*o à IU lui doa | N cuu lv*e i Va vint cou nui du ut per on ne » i • i • %u .vu - 4 LA VTOIITE fois bien raboteux et bien frustes mais le peu d'efforts qu’ils lui coûté prouvent que M.Fréchette lorsqu’il a transformé do longs morceaux de prose en NOS IMMORTELS ! lions de plagiat que j’ai si bieu guère cherché à poétiser L'Enfant du prouvées contre lui.Fout ou être plus profondément voile en question, — il n'a aucune-convaineu de l'ignorance et du sno- ment déguisé son emprunt, il a été bisme de ses lecteurs ! loin de ciseler les vers qui devaient Je le répète, l'auteur des Nuits n'a traduire la conception de l’écrivain jamais été accusé de plagiat, et jamais français.Mais, tel quel, son travail non plus il n’a dit un seul mot pour va m’être très utile ici.excuser le péché dominant de M Rout hier Au contraire, il d'une fois témoigné le mépris que lui inspiraient les filous littéraires, et tout le monde, sauf M.Rout hi connaît les vers suivants, que je détache de la Coupe et les Lèvres : 1 Mécanicien,—c’est le titre de la non- out Ayant commencé, un peu malgré moi, à m’occuper du Pro Domo, à la suite de l'incroyable découverte du dernier plagiat de M.Routhier, je vais continuer à étudier ce que M 1 juge appelle la défense de sa réputation.Je vais continuer à mettre eu relief les insidieux raisonnements de l’auteur des Grands Drames—qui a prétendu exposer la vraie doctrine en matière de plagiat — afin que ceux qui n’ont pas lu ses articles du Courrier voient les deux côtés de la médaille et jugent de la science et de la bonne foi de celui que je combats.Voyous tout d’abord une des raisons que M.Routhier donne po .r excuser ses larcins : La grande difficulté, dans toutes les accusations de plagiat,"st toujours de savoir si l’auteur plagié était bien le propriétaire de ce qu’on lui a pris.Voilà ce que voulait dire Alfred de Musset, quand il répondait à ceux qui l’accusaient de plagiat : poèmes historiques, a sottement plagié, a été loiu d'être un grand homme et bien d’être un petit.génie.Cela dit, nous allons voir des près e Comme on le verra, Pierre Duo est oxtraordi- passages ou prose et en vers de l'Enfant du Mécanicien : a plus doué d'une imagination mûrement féconde, et doit être un tout jeune homme, si Von eu juge par r’ les inexpériences qu’on remarque ça et là dans son style.“L’enfant suivit les deux hommes très lier, et vida à moitié sa grande as se de cidre, d’un trait, sur la table poisseuse.e t L auteur de YEnfant du Mécanicien dont récemment encore j ignorais l’existence, se cache probablement pseudonyme, et, malgré son incontestable talent, il pourrait écrire bien longtemps avant d’être • % • .!«) Mlivin 1 C.< gnilUrdi au b-u chon le plu« proche, Kt 1A jv bus, U'un trait, Cherchant mo hausser snr lo plancher poisseux La moitié d'un grand broc do vieux cidre Jo bain connue la mort l'état de plagiaire : Mon verre n'est pas grand,main je hein dans mon verre.crâne comme Gavroche C'est bien peu, je le sais, que dVtre homme de bien ; j-j-j £ ^ Mais toujouri est-il vrai que je n'exhume rien.moun.'t'i \.“ Quand il revint, les deux brutes avaient versé quatre verres de eo-guac dans le reste de son cidre U subite idée de génie, une bonne farce : “ saouler” le gamin.Oh 1 là 1 là ! cela allait être drôle ! 1 “ Pc petit, eu reportant la tasse % ses lèvres, s’aperçut aussitôt du tour qui lui avait été joué, gueil, il bolée Ou le voit, Musset n'aurait pas t nu en bien haute estime l’auteur des connu au Canada, il pourrait mourir sans avoir même révélé sou véritable c- Gratuh Drame*.Musset n'auf;iit pas aimé nou plus j nom à cette autre théorie de M.Routhier : ne » t son propre pays.Il n’y : aurait donc eu pour mon intime au-'cun risque d’être dévoilé commepla-sévère à l é-î S^alre» s’il avait signé YEnfant du après l’avoir déguisé, “ tripatouillé ", comme “ Evidemment, on a droit de se montrer beaucoup plus gard des poètes qu'à l'endroit des prosateurs, et voici pourquoi : c'est ! qu’il y a dans les vers une forme ! pour ainsi dire sacramentelle.Exprimer en prose une pensée, ou un sentiment, ou une image, ne demande pas grand travail, et les mots que voiu employez ne peuvent pas devenir votre propriété par le l’ait même.\ ous les avez pris dans 1 autres écrivains et dans les dictionnaires ; je puis les y trouver comme vous.» i Mais, par orne broncha point, vida sa à fond, bravement, crânement, remercia, et s’en alla au-devant de sou père.“ Il ne rencontra point l cien qui était déjà arrivé “ Fatigué de dix heures d debout, la moitié du corps lt1 ô l’autre glacée par le la marche, économe, ville, Lvgorec était vite lui, au plus court, par un étroitsen-oupant le remblai de la voie.Son chauffeur avait remisé sa machine au Dépôt.Mécanicien, après 1 avoir on dit en France.Assurément, il n aurait pas eu à redouter les dénonciations des littérateurs canadiens, eux qui depuis vingt-cinq ans ont laissé M.Fréchette, M.Lemoine et M.Routhier plagier à (plume que veux-tu.En tout ordinaire,il avait été accuséenFrance 1 t Rie* n'appartient à ries, tout appartient à tou».Il faut être ignorant comme ua maître d*école Pour fc flatter de dire une seule parole Que personne ici-bas n'ait pu dire avant v >u«.ü ineoani- Il est absolument faux qu'Alfred de Musset ait jamais été accusé de plagiat.Des critiques ont simplement prétendu qu'il avait imité quelques-unes des piè Larousse dit : “ Quand ou emprunte comme Byron et Musset, on ne doit rien à personne.’’ Non, Musset n’a jamais été même soupçonné de plagiat, et M.Routhier n’a pas seulement commis une inexactitude à l’égard du chantre des Nuits, mais il s’est rendu coupable d’uu escamotage inexcusable, en tronquant un contexte qui dans son entier lui aurait donné un assommant démenti.En rétablissant ce contexte, je vais faire voir tout de suite que Musset ne s’est jamais défendu d’une accusation de vol : vent rapide de sans sortir eu remonté chez es cas, si, par extra- de Bvrou.Et ‘CCS d’avoir plagié Pierre Duo, vous qu'il aurait pu avantageusement en plaidant que dans les vers la forme emporte tond ?Il aurait passé, aux yeux des étrangers, pour un impuissant, un filou et un imbécile.Effectivement, prendre de la prose pour faire des vers, c’est se rendre coupable d'un truc odieusement ridicule, à supposer qu’un permis, celui qui l’emploie ne peut toujours pas réclamer plus de mérite que le rapin qui colorie à la diable les dessins tracés par la main d’uu artiste.croyez-se défendre tier ' Mais quand vous écrivez en vers, en est bien autrement ; et c’est alors qu'on peut dire : la forme emporte le fond.Pour faire votre vers, il a fallu mesurer vos mots, trouver la rime, soigner la césure, éviter les hiatus, les enjambements, et vous conformer à une multitude de règles dont le prosateur n'a pas à s'occuper.C'est donc la forme ici qui vous appartient tout particulièrement.' Evidemment, M.Routhier a voulu protéger par cette théorie sou recueil de poésies Les Echos.Certain que j’allais lui reprocher d’avoir plagié eu prenant de la prose des écrivains français pour faire des pièces de vers plus ou moins canadiennes, il a cherché à établir qu’un littérateur a le droit de s'approprier les élucubrations non rimées qu'il trouve de sou goût, pourvu qu’il leur donne la “ forme saerementelle.” Rien de moins vraie que la théorie exposée dans le passage que je viens de détacher du fumeux Pro Domo.M.Fréchette a souvent mis en pratique cette théorie, et trois des pièces du sa Légende d'un Peuple ont été versifiées sur des pages de M.J.-C.Taché, de M.Stanislas Côté et de M Auguste Achintre.Oui, elle est peu recommandable, la doctrine de M Routhier, qui prétend qu’un littérateur siennes les productions qu'il au chiffre de la rime.il le Sit.M que je remis ic pie] dan# U taverr.o.Je cru* m'apcrccroir, A quelque baliverne Que dit, en me lorgiant, un de «es sacripant Que l'o» était on train de rire \ mes d p Ht quand je reportai le breuvage à ma lèvre.Je au» que l'un venait d’j verser du genièvre De in« jouer un tour, un vrai lourde bandit ; Mail, voulant jusqu'au bout m’aflirmer on J.Et puis, tel procédé soit ,somme ht, Je vidai, sam broncher, !o broc d'une chopine.Je dis : Merci loi gars ! et d’un pied qui elopie* Je m'éloignai, cherchant fi je ne verrai* pas Mon pèro qui devait manoeuvrer à e son f'«jrer, debout devant un fou d'enfer.Il n y a que des comme M.Fréchette et M.Routhier qui cherchent à faire croire à notre bon public que c’est un tour de force que de “ mesurer les mots, trouver lu rime, soigner la césure, éviter les hiatus et les enjambements.” Non, la versification difficile soit peu du métier.rimailleurs Aujourd'hui, par exemple, il plaît \ ma cervelle De rimer en sixains le conte que voici.Va-t-on le maltraiter et lui chercher querelle ?Est-ce sa faute, à lui, si je l’écris ainsi ?Byron, me direz-vous, m'a servi de modèle.Vous ne savez donc pas qu'il imitait Pulci.Lisez les Italiens, vous verrez s’il les vole.Rien n'appartieel 1 rien, tout appartient à tou».Il faut être ignorant comme un maître d'école Pour se flatter de dire une seule parole Que personne ici-bas n'ait pu dire avant vous.C’est imiter quelqu'un que de planter des choux.N'ayant pour tout appui qce «on levier de 1er, Il venait de rentrer par la sente voisine, Pendant que son chauffeur remisait sa machin* “ Ah ! quo le petit Jean-Marie la connaissait cette machine là.“ Jean - Marie tournait autour, guilleret, faisant l'homme et le connaisseur, sifflotant.“Etait-elle brillante, luisante, avec sa chaudière géante, ses roues énormes, ses gros cylindres, ses cuivres semblables à de l’or, ses longues barres d’acier blanc tendus comme les jambes d'un pur sang au galop.u’est guère pour celui qui est un tant Ce qui est difficile, c’est d’inventer quelque chose de charpenter un poème, un roman, une piece de théâtre, c’est de façonner un moule et d’y verser des idées.Ah ! les idées, on ne les trouve à toutes les portes dans notre petit monde littéraire, et quand elles istent dans certaines têtes organisées du certaine façon, encore faut-il leurs propriétaires se creusent la par exemple, c'est Mon premier chant c«t fait.Je viens de le relire.J’ai bien mal expliqué ce qce je voulais dire ; Je n’ai pas dit un mot de ce que j’aurais dit, Si j’avais fait un plan une heure avant d’écrire.Je crève de dégoût, de rage et de dépit.Je crois en vérité que j’ai fait de l’esprit.eu prose Que jo la connaissais, relie machine-ht, lit que do fuis j'avais admiré non éclat î A cet to heure, surtout, était-elle un peu claire, Avec sa cloclio d'or, son grot fanal do verre, Ses robinets de cuivre rt ?es barres d'acier Semblables aux jarret* tondus d’un fier cour-tvr pas Ironiquement, pour faire de l’esprit, suivant son expression, Musset nous affirme que Byron vole les Italiens, nous laisse entendre que le plus grand ignorant du monde est un maître d’école, qu’on a le droit d’imiter ses prédécesseurs eu littérature comme on a celui de planter des choux après sou grand-père.Puis, reprenant, de crainte qu’on ue le croie sérieux, il déclare qu’il s’est mal expliqué, qu’il n’a pas dit un traître mot de ce qu’il aurait dit s’il avait réfléchi avant de prendre la plume.Et c’est en s’appuyant sur des vers fantaisistes de Musset que M.Routhier a cru se disculper des accusa* peut faire ex- marque J'étui* rnvi do vaut cotto lourde merveille, Et je l'examinais le chapeau sur l’orcilln, Guilleret et hautain c uninc l’est un noceur, Ht faisant à Contour l'homme et le connais or que Pour rendre plus évidente l’improbité du procédé que M.le juge excuse, pour ne pas dire préconise, quelqu’un de times a versifié d’une émouvante cer- velle pour faire envoler papillons de l'esprit.M Routhier sait ces rares qu'il le lit le poitrail de ses deux tampons gigantesques, en avant donc résisterait à son choc colossal / ne savait ce qu il avait.C’était drôle, du feu lui coulait dans les veines, des éclairs lui passaient dans les yeux vait pas se contenir.Mais revenons à Pierre Duo une minute, une minute au moins, Mon iotime „ vmiliéan „o„,o,,„ ¦ÏÏS' lin , .| ., I , kfts vcrs monter sur la Nuit—car elle s appe- un tableau, U n a, réalistes qu il a improvisés sont à la liait la Nuit, le 3672.t * mes în-uu long fragment nouvelle en prose parue, il y a quelque temps, dans un journal parisien, sous la si- q m mieux que personne que les idées ne hantent toutes les têtes, lui • • • • se pas “ Jean-Marie qui u a jamais pu en exprimer une seule sans 1 a prendre dans un livre tout grand ouvert devant lui.Il ne pou-Il le fallait — • S * gnature de Pierre Duo.Naturellement, ce quelqu’un a fait hâtivement le travail dont il s’agit, comme un magister esquissant à grands traits des figures sur en moins de trois heures. 4 AVRIL 1891 LA VERITE * Oui, jVtais fasciné par ma masse ot bob forme*.Kt lo poitail trapu do mes tampon* énormes, En avant 1 qui pourrait résister.Que sa charge oit légère ! en avant, la vieille messagère ! Kilo fuit sans effort, «ans heurt et sans fracas, Kilo que vingt fourgons no ralentiraient j Kl avaut î des rapides et en bas du portage, arriva, tout essoufilé, au milieu des familles dispersées autour des cabanes,en criant : Nattaoué ! Nattaoué ! ' REVUE DE LA LIBRAIRIE K» avant ! >a i.Questions religieuses : A présent J ’^prouvai** tout l'effet du grand broc malfaisant.Kt, pondant quoj'errais lo long de la machine, C'était drôle, du feu ino coulait dans l'échine, Iirfl éclairs aveuglants me passaient dans les yeux.Kt j'étais empoigné par un désir fougueux : Ne fftt-co que lo temps de m'y dresser la tête, ,Jo voulais, il tout prix, monter sur la Trmpft*, l u nom qui bien souvent m'avait rempli d'émoi.on avant l.Maintenant elle vibre, Mlle file, elle vole, impétueuse et libre.Saint Paul, scs Missions, Un soir du mois do par l’abbé Cr.Louard, 1 vol.in-8, avec caries et plans.Prix : Paris.tnai, l'interptôte et ses homines - Surpris, l’aiguilleur des trois P^cUAment U’cndroit où nou.wmme.embranchements de Ikest deKedon et debaint-Malo sujette dehors de sa Kt chacun 8’aPI,r«tait pour reparor force.gUeritc.A .'en aller dormir sous Ica hutte.d’ ! n'a quo, HUMS |0 sunn tout lo bruit qui a été fait dans les journaux une pareille dc 1:1 n.ominillion .(,u P*'° hoquet, vm.pareil il compatriotes auraient au jou, d’hui u„ I ouvez-vons dire lourd eunndien.S’il en dtait ainsi l-i Canto des mdcontontH ne justifierait pas IVnlCte- ment dea autoritds épiscopales; mais co n'en serait pas moins une faute.Ce serait pis qu’une faute : comme dirait Ta Ile v- 'ami.ce serait une maladresse." Pauvre juge ! Oui, s’il eût eu la moin- dre connaissance de la langue d'Eschyle, aurait-il pu commettre énormité littéraire / au hujet • • » nos • • • Cervantes Nullement.Peut-être pas l'esprit assez clairvoyant.L’ami Lisez le texte rapporté par M.le Ne voyez-vous ¥ déesses ! Sombre vous ! " maintenant qu’il sait le grec ?u'avons-nous L'ami Pauvre juge ! Ça n'y paraît guère.Chutantes Pauvre juge ! En quoi mérite-t-il Ire pitié ! années, ce geai paré des plumes de mille paons divers, (nous usons de métaphore à notre tour) a dérobé Pud mi ration bh'que.Il a pris à pleines mains, à droite il a accumulé en volumes surprises de se trouver réunies, amas indigeste il a reçu comme siens «les applaudissements que d’autres avaient mérités.Non content de écrivains supérieur-, il les cur-surprend eu flagrant délit d erreur, il s * trouve des gens pour le plaindre.Parlant du décret de Baltimore : des offrandes, décret dont il dans la lettre ‘•cm; au sujet e^t question no- pas 44 o sombres moi-même comme J u g* * # e Pendant des miné.-s et des que noix avons publiée la aine dernière, l'O/nzwon publique ,|jt • Cervantes Quoi, il a osé corriger la traduction de Saint-Victor.“ On a ci tv un décret du Concile d Baltimore déclarant quo l'on pout f;tjro partie du l'Eglise sans être tenu de contri.huer ni directement ni indirectement frai-* du culte.Ceci regarde probable*» les pauvre* et non ceux pa< payer.Dan* tous lion est une affaire et leur conscience “ La grève, car c'en est une durer indéfiniment.La question ceci : Les Canadien ils ou nont-il* pas à su >érieux ?S'ils ont des times à faire valoir, sent i!> )>:ih à Rome ?c pU- et à gauche ; Ides idé aux L’ami nom qui ne veulent Un dieu sans doute, * * pour parler comme Eschyle, lui en a inspiré le des- «es cas, cette que*, entre les mécontents sein., ne peut se ré luit ont- Cervantes Oui, un dieu qui voulait le perdre.L’ami Mais vous voyez bien qu’il était absurde d'appeler sobres les furies.Sobres?1 jni a jamais entendu cette épithète colûe à de semblables divinités ?C’est sombre qu’il faut dire : c’est le vrai qi lificatif des Euménides.Ces déesses, redoutables et terribles, sont pour tous un objet d'horreur.elles n’ont été que trop sombres, pour l’humanité, elles, qui, d’après les idées mythologiques, sont avides de répandre des maux parmi le; hommes ! Cervantes Les idées mythologiques nous serviront dans la présent»- controverse.Quelles sortes de libations étaient offertes aux Euménides ?L’ami piller lus lu Daniulson plaindre de griefs réclamations légi pourquoi ne - 'a ire- rige.Et lorsqu'on le - < i - • ••- pr-'îcr.ds «enlever les le?leur* d«;*r-L-mp^-un ire un auteur bouffi de «uec-x< usurpé» ; L faut espérer quo l’oxculient lu notre confière sera écouté, des griots séricux.qn’un -’udr Si 1 U- griefs no sont pas sérieux, qu'on -v son mette a 1 évêque.Lour de vrais cat h »-tique- il n’v a «pie celle alternauv.c conseil ac- M on a à lv>ni'\ M n crime fut celui Je l-orgueil qui l’enivre : Lui «eul a dû rougir d'avouer un ! livre.ces auteurs qui ne prétendent pas accaparer a eux se in s toute la gloire de leur | ordonne rions une vr-Mais un homme comme le Lout hier, qui se range sans gène au nombre des grands g- nies qui ont 1 on Grêla race humaine, il ne lui est de se troinj < r.V > * t‘ la- Ah : s’il s'agissait d'un de modestes.Hé’as ! temns, n ois lui NOTRE INFLUENCE ! reur légère.J U gu La I le M.m'réai a publié c » qui suit, et le Quotidii h, de Levis, feuille conservatrice, l'a reproduit son- un m'‘lit a ire : pu- permis • • a-; vt ru.- le* dieux.:1 doit .Ore impeccable.• X 44 Nous lisons dans 1» s journaux : nistérivls que M.L, A.Gate, secrèt iir* it’Ktat, a i* eu un rung ded-ux m et que, pendant si r i remplacé jar M.J(>a«q 1$ 1 M.G 11 * * 1 i • r n’avait aura n h coz ; il est gros* «t h n nul ; “t, 1 ms «iain h* h- soi n de r i* j «os, — fort, les devoirs de sa charge n'aurai i ils pas pu être r mplis par son as - i î ntf L" fameux prim ip - de promotion ipé ii | u a lui M.a non placé- M.Trud au,quani a remplacé M.Taché*, n'a d plus aucune valeur quand un Canadien-français pourrait vu bvnc fi ier / “ Ainsi de cinq sous*chefs de mini 1ère.nous voila réduits à deux, car l'hypocrisie de ces d ux mois ne trompa; i personne.M.Catcllivi % 4 bel cl h • n mi< à la retraite cl M.l'upe e-t son successeur ; on veut arriver a la lin d- la s* s-ion sans faire la i omination otlic vilement.Voibi tout.° 11 ne nous reste plus que deux coin pair iotr s parmi les soiis-clit-fs des départi -rin-nVs : MM.Vain t « t (iobeil ; Hz -me de la retraite va sonner pour le p rem ici et < n trouvera bien un prétexte quelconque pour écuter le second ; alors 1* vœu des franco] bobe.s sera exaucé, il n’y aura plus un seul Ctmivln n-franç «i.s à la tête d’un département, #Z pour /eu que 7\o us ayons des défenseurs du ns /< cabinet de la force de ceux (pie (ivons actuellement noê campai riot* s uc pourront /dus dépasser le grade de messager." A ce propos, le Moniteur, de Lévis, pub io ce qui su t : Cervantes.• « • Cervantes I • Ht r lOUS Vous croyez que M.ILmilrv-i sait grec ?L’AFFAIRE DE DANIELS02T- VILLE :tl on )-t-n Qu’importe ?L’ami o î e.Ckhvante Certes, oi > i * • • : r i-, a bon pie d, cas t u il eût ce dont nous douions Ii impoite beaucoup.Si, on répandait de par exemple, au en leur honneur et Cervantes Comment se fait-il qu’il a t- rupr nié* toutes ses traduction-: r L t )) •)( iijf\ i -i )t t jU/', ' |t- \\ orC0st0T,q'1*011 re «.ou| çrmnev.-i pas «î'ho>liiitv àle/aul lu- Canadiens-fn i t non du vin, cette absence do libations de vin, ne leur m'rit-rnit elle ai.çai-,consacre, à la date du 'Jt mais, un long article à l'affaire de 1 Lu ielsonville.pas avec i:.VM I justice 1V.{ ithète sobre ?L’ami Notre confrère que m l'évéquo du diocèse les toil- t.e atlirrnv Pour ne pas refaire ce qui était bon fait.Mais i: a su corriger à pro; o-.Cervantes Qui corriger ! L’ami Qui ?Paul de Saint-Victor lui-ménv.Cervantes M.le juge j lout hier faire «les corrections à Paul de Saint-Victor, cet helléniste cons» timié, un des plus grands de notic siècle 1 D s preuves, s’il vous plait.L’ami Ouvrons b s Deux Masques et voyor de quelle manière Paul de Saint-Victor traduit la prière d’ŒJipe, entrant d le bois consacré aux Euménides : invoquait si hruyamm nt Schricbtr >ont p: h de >on i ôté.M.L Vr Lu dont surgir^dans mon esprit.M i le juge Routhier serait-il le croyais ! ont citons : moins savant Corriger ! Maint* nant, fai conscience nous sommes, nonpet iîe- peccadilles ; réfléchbsant, il n» do Danielson a < < ui s not i c examen diet voyons d, tous tant M que je n pie Cervantes n avons pas quelques ;i nous ref rocher.En y •us semble quo l'affaire fait beaucoup trop du bruit, surtout depuis que la question a été déplacée.Car elle a été déplacée il ps- à k* nier.On voulait d’abord défend r renseignement du français contre les cm pièternents d’un cuié nnglomane.Pui- on ce curé, surtout parce .la langue française, parce qu’il !a parlait mal,parce qu’il était antipathique aux Canadiens - fiançai-.Maintenant on veut remplacer son remplaçant parce qu'il o>t Français et non Canadien.On n'aIlègue C’est ce que nous allons voir.Il est toujours dangereux de flexion une traduction faite habile que soi.Mais venons-en corriger sans ré par plu* n v a êobrt« IiéetHcs ! mJ.rt moi-môme comme vouk.use pour le ornCn.Eh bien ! néphon, aoinois, 6tes-voug convaincu 1 Ncphùn} participe présent, étant sobre moi-même.Aoinois, nui SOCIETES SECRETES ces 29 députés.Nous avons ici un nouvel exemple des , malheurs dont nous menace sans cesse j Le?questions les plus ÜKNI5.Toujours les sociétés secrètes aux Etats-Unis.On nous communique des extraits d’un journal américain qui rond compte des funérailles d'un Can ad i en -français, dans une ville située non loin de la frontière canadienne.Ce compatriote appartenait à l’ordre des Anciens Forestiers et à une autre société secrète, celle des Red Men — Hommes rouges.C’est à l’église catholique de l’endroit quo les ob-thicr examine, il est vrai, la question do séquos ont eu lieu.Les porteurs des coins notre avenir national.Note de la redaction : — Nous croyons que les souvenirs de notre excellent ami Omis, stimulés peut-être par une affirmation intéressée, Vont induit en er rour, sur un point.Nous avons relu avec attention la partie politique des Causeries du Dimanche et nous n'y trouvons pas le moindre “ corps donné à Vidée." il.Rou- Vesprit de parti, vitales ne sauraient nous unir.Nous pa- raissons irrémédiablement divisés.Nos forces à Ottawa se neutralisent.Nous .n'y comptons pour rien.Ce n’est , pas notre province qui a fait pencher la j balance en faveur de Injustice.Sans nous, ; le résultat eût été le même.C’est une honte pour nous.Il repousse Vanne- du poêle étaient des Forestiers, et vingt- xion.Quant à l’indépendance, à laquelle c‘n(l R'j7n7nes roujts.formèrent autour du ., ., .cercueil une garde d honneur, rorestiers 11 consaci;° un cliapiLro, il la préférerait et Red Men portaient les insignes do l'ot- à 1 annexion ; mais, dit-il, “ ce que je dro, dit le compte rendu ; et sur la tombe, veux, pour le moment, c'est le statu quo, après la récitation des prières do l’Eglise par un prêtre catholique, les Red Men déposèrent un tomahaiek en fleurs, emblème de leur ordre, et les Forestiers une tête do cerf ! Ce mélange de cérémonies catholiques nous n’avons pu I et de démonstrations païennes est tout à fait caractéristique.11 n’y a guère qu’aux Etats-Unis, croyons-nous, que de telles choses se passent.On nous communique, en mémo temps, un autre extrait du même journal qui “ Fils | donne le texte d’une série de “résolutions*1 adoptée par les Red Mon de l’endroit à l’occasion de la mort de leur frère.On y parle du Grand Esprit, do VHeureux Terrain de chasse — Happy Hunting C’est-à-dire que cette société d* Ho mines rouges professe la religion mrenient naturelle des aborigènes de 'Amérique.Au fond, c'est du maçon-nismv, n’en doutons pas.Ils sont incalculables les ravages que font en Amérique toutes ces société i crêtes organisées par la franc-maçonnerie.Le congrès antimaconnique international > I et ma politique est toute d’expectative ” (p.73).Du reste,l'indépendance dont il est question dans les Causeries est l’indépendance du Canada vis à-vis de l’Angleterre.Nulle part, dans ce livre découvrir la moindre allusion à la sortie future du Canada français de la Confédéré ut ce qu’on pourrait interpréter dans ce sens serait la phrase suivante, dans le chapitre sur l’émigration : de la Franco et de l’Eglise, il me semble ; Une communication, datée du 9 mars ration.> i que nous venons de recevoir du comité FAIT SON CHEMIN Central exécutif siégeant à Rome, nous permet d’ajouter quelques nouveaux renseignements à ceux que nous avons publiés dans notre avant dernier numéro.(Do VOiseau-Mouche) que nous sommes destinés à prendre on c’est notre I Amérique la place que la France a occupée en Europe “ (p.SO).Pour un corps, | Grounds, c’est assez maigre.Cotte idée, qui va si bien, l “ Nouvel le-F rance ” de l’avenir.La pre-1 mièro condition pour que cette idée se réalise un jour, e’o-t qu elle se vulgarise d abord.Or cela se lait peu à peu, sans Onze cardinaux, et parmi eux io cardinal vicaire,plus du quatre-vingts évêques et un grand nombre de socié.és et do journaux catholiques ont déjà envoyé leur bruit, parfois même avec bruit, adhésion au comité central.A ne consulter que nies souvenirs, c est M.le juge Rmithivr qui, dans ses C>inscrits du Dimanche, a le premier donné corps à Vidée, il va quelque vingt-cinq la date du congrès.Lus jours choisis anrte Un peu après, M.Philippe Masson.Hint : 29 septembre prochain, ouverture le brillant din-ctcur du défunt Ouvrier I “ ui colorie du R.P.Paradis, pres del La Patrie annonce que son directeur, 2 et 3 catholique, cherchai i à comprendre le plan | Verner, Ont., se compose de Canadiens-1 M.Bvaugrand, le sempiternel voyageur, providentiel dans sa brochure La Providence et le Canada français.Ensuite, le -ilonou se lit; personne ne parla plus de la patriotique aspiration.lie comité central a de plus décidé qu’à L'été dernier, le roman do SI.Tardivel, partir du 15 mars on fera des prières Tour la Patrie, ressuscita I Idée.Cette Bpccmlos et doa réunion* préparatoires au moi’lril, Toul ,'0 qui *'e-t fait autour - Des plaint,* ont été porté.-s jusqu’au congiès ; et qu à I occasion du 8o conte- |jc'est l'idée qui en profite.Beau- premier ministre lui-même, sir Mackeu- arrivée subitement, à Québec,lundi ma-naiiodu départ do !a première croisudo, e -up do publications du pays ut do 1 é- L^ l3uWtiU.tin, do M.Guillaume Amyot, avocat et qui est lu 10 août prochain, on publiera, traugov oui loué eu livre ot out mis nm-i Lt; gouvernement s’est ému, une en- Lénuté fédéral du comté de Bollechasse.: r-TK*;;"!.,,.,*,.!.«¦ colon, d.VütoeT „ dra Ut pos le carac Dans son langage >eloii son désir, jVn cinq Iran es, ; vt ; avais profité bien rnodvstv repas.Mon dîner était pèu a peu et a se redresser.Y v« z annoncer a Tou a d’aiit r a % t marchais > étendre l L pour me préparer un on-non- 1ère le plus gai.encore maintenant je Tri nds card- on ne > ceux qui > iute- ri en ne respire la vanité, ou ne trahit marche l’imagination ; la simplicité, une ob- mutiler ton genou, que deviendra Ebranlé, l’infirm va prêt.Soudain je as* leur si vive.fus saisie d’une dou-si persévérante que je ressent a vous ce que je vous re- mets vt ce que saint An t helm.» va tu?* t servation fine et spirituelle le ch-irme.demanda bientôt accomplir, fiance et vous marcherez.” * 1 an t t .-n îont Friez, avez cou- ne pus manger ; je m assis à terre opération, elle|devant le feu, pleurant et me frot- ^on- tant le genou avec du heaume tran-repoudu.-, Eh bien î je quille.- Bonjour, Marie, une voix de femme.— Eu ce au docteur si, après 1’ marc lierait sans béquilles : lui lut-il En par- i îitisi, la Daine toucha le genou II et soit it.me dit mo-et on reste comme.je suis.Marie ne songea j>.us à consulter ment la porte était ouverte, aucun médecin.Néanmoins, comme était entrésans que je m’en aperçusse, elle allait quelquefois veiller les ma- — Bonjour lades à l’hôtel Dieu, il lui certaines heures de Marie Carie, dev Il ne semble pas que durant ia vie de ses parents on ait rien tenté pour la guérir.Peut être en désespérait on.Son mal était-il un de ces vices héréditaires qui se transmettent avec le sang ?Je l’ignore.Un de ses cousins germains était perclus d’une jambe La maladie négligée empira, et le ! genou devint le siège d’une douleur continue.Deux ou trois fois la mai ne, la souffrance y devenait si cuisante que Marie cherchait mit cette le mine qui lui était inconnue, eut l’impression qu elle venait de voir la Sainte Vierge, et elle répétait à qui voulait l’entendre que saint Anthclme allait luïgnérir.Son affirmation, plusieurs Madame répondis-je ni cesser de pleurer.Je pensais qu’une femme du voisinage était venue me visiter.— “ Donnez-moi Pourquoi pleurez-vous tant 1 — Je donc uu remède pour ma jambe ; " souffre beaucoup du genou.— Ne le et sans regarder de nouveau lemem- mouillez pas ainsi avec le heaume.se;.bre malade, chacun lui conseillait] — Oh ! je le mouille si peu.' — Coules mêmes frictions.Seul il y a trois ; rage, vous irez mieux et vous guéri* ans, le docteur Mocqain voulut voir rez.— Guérir ! jamais, jamais !__ (1) Saint Anthelme septième gêné- j cette jamk° cause de tant de larmes Croyez moi, vous guérirez.— Ja* ral des Chartreux puis évêque de 'et dc souffrances.Il ne fut pas long- ' mais,jamais!—Priez Dieu et la Sainte Belley.Né au château de C'hignin, temps à se rendre compte qu'elle Vierge, et vous marcherez après entre à la Chartreuse de Portes, Lant de 018 ordonnés s,ni s résultat ' prenez patience.—J’aimerais mieux où il prononce ses vœux solennels en L'infirme était incurable : voisins, être morte.— A quel Saint voulcz-1137; est mandé à la Grande-Char- Sœurs hospitalières,médecins,chacun vous vous adresser ?— A saint An- rable’qu’i lof confie iat’haree de Pro- «uloar d'elle.Vlnver de,- tbelme, c'eti noire Saint.- Sain, cureur.Elu Prieur de la Chartreuse uler,.eUu eut occasion de rencontrer Anthelme vous rendra votre jambe, en 1139, il devint le Général de l’Or- a ^ hôpital le docteur Brillai Savarin le jour de sa fete, dans trois qui venait d’opérer une daine.“ Eh Je comprends docteur arrivait à Sutis me retourner, souffrance plus aigue, de dire aux Sœurs et aux mé* ¦ décins de service : personnes peuvent l'attester, parut é range et ne trouva que des incrédules.“ Si saint Anthelme vous guérit,lui disaient ses meilleures amies, Antoinette Jacquiu et les Sœurs hospitalières de Belley •le." à le ce sera un mmv Une seconde visite eut lieu, comme la plupart de celles qui vont suivre, dans la chambre que l’infirme occupait chez M.|Bonverat.Depuis un elle avait changé de logement ; mais les appartements qu’elle a successivement occupés sont si rapprochés l’un de l’autre qu’elle a toujours vécu sous les yeux des mêmes témoins.! — Il y a prières ont-elles servi Y — Priez et an ans.dre ; donne sa démission en 1151 ; devient évêque de Belley, où il bien, lui dit.le «ricurt en odeur de sainteté en 1178.— Quel est le jour d»* en riant, sa fête ?—Le 20 juin —Priez et dams veux-tu que je te coupe la jambe ?trois ans, non point l’année (A suivra) pro
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