La Vérité, 1 novembre 1896, samedi 21 novembre 1896
tourne Anne© In janv 02 < T N Il 21 Novembre ##WO ns'n*i eu vv •I v.\Tâ No IT 11 ».r * ' 45 i abonnements LA VÉRITÉ AVIS U* u adn el $2.00 $1.00 Taule demande de changement d’adreeee doit cire accompagnée de l’ancienne adrewae U n au Six molli Etranger (Union iostalk.) JOURNAL HEBDOMADAIRE “ VERITAS LIBERABIT VOS—LA VÉRITÉ VOIS REFERA I.13.50 (7 u a h • • • • Telephone : 2327 LIBRES." J.P.Tardivel, Directeur-Proprietaire Bureaux : Chemin Sainte-Foye pres Quebec QTJEPEO SAMEDI 21 NOVEMBRE 18% trouve prononcé a l’occasion du que celles de mes propres actes et de grand événement qui émeut l’Eglise ' mes vraies opinions Je vous offre d'avance, monsieur Je ne me serais pas permis de vous le directeur,un cordial remerciement, en écrire, si cette même lettre ne se et je vous prie d’agréer l’expression trouvait reproduite et surtout com- : de avec l’intention de se fixer définitivement eu Amérique et d’y faire prosélytisme plus un des Etats-Unis.ou moins mitigé.Ce Lharmapola a des idées fin-de-u’a pas horreur des siècle : il com- mes sentiments les plus distin- prornis.des Idées montée dans beaucoup de journaux, gués.Mais, puisque cela est arrivé et ar- jours depuis une se- ' Je ne viens pas ici, a-t il dit en Abbé Félix Klein.Professeur a ïInstitut catholique de Paris.— Ne pensez-vous pas, monsieur le directeur, que la présente I leçon pourrait nous servir à tous, et que nous ferions bien, désormais, de ne pas prétendre imposer, au nom de l’autorité spirituelle du Souverain Pontife, des opinions le plus souvent étrangères à la foi et qui ne sont ! guère le fait que de leurs partisans?arrivant, pour me poser en adversaire du christianisme, lier ces rive tous les mais pour réconcilie ux excellentes religions : le christianisme et le bouddhisme.” un des résultats du fameux Parlement des Religions : dans la tête d manie, vous ne trouverez pas rnau- i vais, je l’espère, que, sans aucun es ! prit d’amertume et seulement pour couper court à certaines confusions, i je présente ici au public deux trois petites remarques Tel qu'il est en lui-même, le fait de la démission imposée à Mgr Keane est portant, et il fournit à l’attitude que vous avez énergiquement tenue depuis plusieurs années un appui assez éclatant pour que vous n’ayez aucun avantage à laisser dévier la question.Implicitement dans la lettre que vous avez publiée, et très clairement dans les commentaires auxquels elle a donné lieu (.voir en particulier le Non cell isle de Lyon du 23 octobre), ou m’attribue trois actes : Premièrement — M.Charles La vérité intégrale.Perrin vient de livrer au public la seconde édition de ses Premiers Pria-cipes d'Economie politique, travail auquel il était à mettre la dernière main lorsque M.Tardivel est passé chez lui il y a quelques semaines.Je détache de la première page P.S ! Voib; mettre ou e certains gens que toutes les croyances sont également bonnes, ou à peu près.Satthianadhan, assez îra- uu Hindou qui a prisses grades à l’Université de Cambridge, ne disait-il tte franche déclaration : '' La situation est grave, tout le Seulement la vérité ce pas dernière- ment : F.K.monde le sent, intégrale nous sauvera, dans l'ordre économique comme ailleurs Chaque jour, l’impuissance de l’opportunis-apparaît plus manifeste.Mais de difficultés pour vaincre les “ La conséquence du Congrès des Religions à Chicago meut nuisible aux progrès du Chris-tisme.L'impression La protestation de M.l'abbé Klein étant mise sous les yeux de nos lecteurs, je me réserve d’y ajouter ultérieurement quelques observations, s’il y a lieu,lorsque j’aurai relu attentivement ses deux volumes: Nouvelles Tendances en Religion et en Littérature j’aurais pris part et Autour du Dilettantisme, que j'ai aux tentatives qui out été faites pour parcourus à la hâte il y a déjà assez réunir à Paris, en 1900, un parlement longtemps.des religions comme celui de Chi- Après avoir écrit, il y a deux cago.— C'est une erreur complète, ans, sur les nouvelles tendances Eu second lien, j’aurais favorisé le mouvement uéochrétieu, si même je n’avais presque contribué à le faire naître.Or, je n'ai écrit là-dessus qu'un article publié dans le Correspondant avant de l’être eu brochure.Le sens évident de mon étude est d’insister sur ce qui manque aux néo chrétiens, et notamment de leur faire comprendre que, malgré leurs bonu-s intentions, ils commettent une très grande erreur s’ils croient pouvoir garder les bienfaits de la morale chrétienne en la séparant du dogme.Ajouterai je que c'est là, du reste,un mouvement plutôt littéraire et moral que social, politique ou religieux ?Je ne vois vraiment aucun | lettre ci-dessus, rapport entre l’école de M.Desjardins et la retraite de Mgr Keane.Troisièmement, on rappelle que j’ai traduit, et que j’ai loué et que j’admire les discours de Mgr Ireland, ami du cardinal Gibbons et de Mgr Keane.Si je réclame contre les deux autres allégations, je reconnais avoir parfaitement mérité celle-là et la mériter encore.a été positive- que nous en avons recueillie est que les Amen- ai c que préjugés qui ferment encore grand nombre d’esprits à cette vérité si importune aux faibles, si aveuglément combattue de tant de manières et de ncams ne sont christianisme, et qu'ils le regardent un des nombreux systèmes religieux qui out une relative excellence.Nos délégués persuadés que la religion des Hindous est aussi bien adoptée aux besoins de l'Inde que le christianisme l'est à ceux des Américains, et même avec l’opinion que l'Amérique offre uu champ t >ut préparé aux missionnaires hindous ! ” La déclaration que vient de faire Dharmapola donne absolument raison à Satthianadhau Qu’en pense l’abbé Charbounel i pas satisfaits du comme sont revenus tant de côtés ! Ce ne sera qu'a près des hésitations et des luttes prolon- gées que les volontés plus éclairées franchement a la res- en religion, M.l'abbé Klein nous dit aujourd’hui qu'il s'agit d’un mouvement plutôt moral que religieux.Il me parait y avoir là des nuances qu’il importerait d'indiquer avec précision.Il est certain que M.l'abbé Klein s’est avancé sur un terrain brûlant.Portait il les sandales d'acier requises en pareil cas ?L’examen de sa chaussure est une opération délicate que je ne saurais faire sans délai.s’cm ploieront dans les mœurs et dans les taurer Il y faudra du temps, mais n’est-ce pas une lasser d'en fai re institutions, sans doute ; raison pour ne point se montrer la nécessité et d'en ressortir les fécondes et bienfaisantes harmonies ?” Il nous fait plaisir d’entendre parler de cotte façon un homme de la valeur de M.Charles Perrin.S'il n'y a pas lieu, pour ceux qui le connaissent, de s’étonner qu’il tienne un pa reil langage, il y a toujours raison de l’admirer L'éminent économiste catholique, qui honore de son amitié le directeur de la Vérité, n'est pas un de ces hommes enclins aux compromissions ni aux demi-mesures et il ne craint pas do proclamer hautement des"vérités importunes aux faible.” Références : Religion et Histoire, The Pope’s decision on La Vérité (de Paris;, s'est bornée à ^ Orders, by the Rev.Edmund Hill, — Ave Maria du 31 Oct.’96.-1 nr/licun CP.la simple remarque que voici : “ Nous n’ajouterons qu’un mot Les Ordinutioas Anglicanes par 1 ti pour souligner le post scriptum de la; R- P.Robert, Oratorieu.— La Vérité (de Paris) du 26 Oct.’96.La condanna dclle Ordinazioni An~ glicane, — La Civiltà Cattolica du 7 Nov.’96 Le mouvement de réunion “ Nous sommes, eu effet, absolument d'accord avec M l'abbé Klein sur ce poiut qu'on manque de respect au Pape eu faisant trop souvent intervenir son autorité doctrinale dans maintes questions où le Souverain Pontife laisse aux catholiques, dans les limites d’une discussion courtoise, le légitime usage de k ur liberté.’’ en glcterrc, par un Catholique Anglais.Longue étude du R.P.Sydney Smith, S, J.— Etudes Religieuses du 15 Sept.'96.Les idées de M.l'abbé Klein.— Ou sait quo M.l'abbé Klein n'est pas un ultramontain.A-t-il des idées aussi larges que celles qu’on lui prête eu certains quartiers ?C’est ce dont il sc défend.Ayant été mis en cause par la Vérité (de Paris) au cours d’un article relatif à la démission de Mgr Keane, M.l’abbé Klein adresse au directeur de ce journal la réclamation suivante : La sérénité du Docteur Pusey, par le R.P.Bremoud, S.J.— Etudes Religieuses,Janvier-Février-Mars '96.Surabondance des indications touchant le site de VEdcn, par le R.P.Etienne Brosse, O.P- — Revue Tho- Qu’ou m'impute doue ce qui est mien, mais rien de plus.Tout en ira mieux si les catholiques, dans leurs discussions, ne s'attribuent les vus aux autres que leurs opinions et leurs actes réels.Ne m'étant jamais mêlé à des controverses personnelles, je no commencerai pas à le faire aujourd'hui.Je vous demande seulement, monsieur le directeur, de vouloir bien m'aider, en reproduisant cette lettre | Parlement des Religions est arrivé A ne garder d autres responsabilités il y a quelques sctnaiui s, à Chicago * * Christianisme et bouddhisme.— 11 nous arrive de temps à autre des échos du Parlement des Religion! tenu à Chicago en 1S93, et l’expérience est certainement de nature à miste, Septembre ’96.The Jesuits and New France in the 17 ih century, by F.AV.Grc y— Cette de ce Label doctrinal.ticulièremeut les Canadiens.-Ame- rica» Catholic Quaterly Review, (Jcto-; ! bre '96.Paris, le 26 octobre 1896.Monsieur le directeur, Dans son numéro du 21 octobre, la Vérité a publié une lettre signée Saint-Clément, et où mon nom se I.e prêtre bouddhiste Dharmapo.a qui était venu, en 1893, siéger au J.I’.Dcjto.vriEB, i m# u4i wUv 2433 fl LA VERITE Lopinto, qui a habité ai lougtenpa le route pour Milan, avec le résultat que !gen no sont pas do mémo formo ; ot, faut.Canada qu’il est devenu vraiment cana- vous saves, dien.Lettres de voyage il lu dire ! les terres et les btitiments bien plus soigneusement tenus ici qiVils ne le sont chez nous.«ont Comme vous le voyez, nous uo nous Dire que i accueil que le père Lopinto amusons pas le long du chemin.C'est nous a fait a été cordial et affectueux, que nous avons hâte, M.Hurtubise et c'est rester bien en deçà de la vérité, moi, de voir si le mauvais temps du Nous avons passé quatre heures iuou- j Canada est aussi mauvais que celui de blîables dans sa compagnie, causant de l'Europe ; et cette légitime curiosit’*, que vous vous garderez bien, Notre course à Naples, manquée d’ail- 'de prendre pour de l’ennui ou de la leurs, sera, cependant, à cause de cette talgie, nous donne des ailes ! visite au Père Lopinto, un des plus agréables incidents de notre voyage.Nous sommes revenus à Ixome mer- SixUme lettre.l)onc, c'est un très beau Suisse, que je m'étais figurée.Probablement, si le temps était clair, |>«ya quo la main bien différent do la Suiaso Milan, jeudi le 29 octobre.—J’ai un peu négligé les lecteurs de la Vérité, depuis quelque temps.Ils me le pardonneront d’autant plus volontiers que le | journal ne souffre aucunement de ma j prose hebdomadaire.Ce n’est pas une mince affaire que de voyager en Italie par le temps qui court.Depuis plus de Quinze jours il pleut presque continuellement ; toutes les rivières débordent et les dégâts sont immenses.Plusieurs ponts de chemin do fer ont été emportés.Lundi dernier, en venant de Borne à Gênes, par la voie de Ciiittà Yecchia et Vise i eus verrions pros-élevés des que constamment les pics Alpes ; mais, par un temps de pluie, l’horizon étant borné u'est-ce pas ?omm re.etc.nos- nous n’avons vu, lo long do la route, quo la plaino ou gracieusement ondulé.un pays Lvcerxk.vendredi le 30 octobre,— une b^lle journée Milan ce matin à dix heures et demie Lucerne e-t une ville fort intdr crtfiîtnto, ûssiso au pied du beau lac des Quatre Cantons, entre le Bigi et lo Mont Pilato uous sommes arrivés ici à huit heures Le lac est traversé luuui soir, après avoir escaladé, à l'aide Voilà Partis de credi au soir, le 21, avec la foule qui se précipitait de toutes les parties de l'Italie pour assister aux noce- du prince de Naples.Ce mariage, qui a eu lieu à l'église Sainte-Maiie des Anges, a vivement piqué la curiosité des Italiens, et a attiré à Rome un nombre très cousidéreble de visiteurs ; mais contrairement à ce qu'ont dit les organes officieux, il n'y a pas eu d’enthousiasme populaire.J’ai vu passer le cortège royal, par la voie nationale, e: j'ai pu constater, de visu, que le peuple es: resté froid : pas d’acclamations, pas d'agitation de mouchoirs, pas de chapeaux en l’air.Un cirque aurait été reçu précisément de la meme manière que Vont été le roi et le prince.On m’a même dit que dans certaines parties de la ville des sitlUts se sont fait entendre lorsque le roi a passé.Chose certaine, c’est que ce pauvre souverain, lersqu’il sort dans les rues de Itorne, ne provoque jamais la moindre démonstration de sympathie ; c’est à peine si quelques rares personnages le saluent I froidement.La reine reçoit, parfois, de timides ovations, mais non point le roi.Ou sent qui ce pauvre peuple, désillusionné, humilié et écrasé d'impôts, n’attend que l’occasion pour rompre ou* vertement avec la maison de Savoie.par un vieux pont do bois fort pittoresque, tandis quo de nombreux canards et d’autres oiseaux i - • % •% 4 de deux locomotives, formidables montagnes et passé i ar le fameux tunnel du Mont Siint-Golhard, long de quinze kilomètres.Nous trouvé de la neige, le long du chemin, non seulement sur les pics, mais dans les hautes vallées et jusque sur la voie ferrée.Et des inondations partout ! L centaines, les milliers de cascades qui descendent des hauteurs ont fait débor- une chaîne de aquatiques, des eyngnes noirs, etc, so baignent dans les eaux froides et limpides du lac.Lucerne est une ville essentiellement Berne aussi.On parle lo français dans ba hôtels, voilà tout, len ru us vous n'entendez que l’allemand et ne lisez que l'allemand sur les onset-gnon.De Berne à Fribourg il n'y a qu'une heure de chemin de fer à peine ; et cependant.ici nous avons trouvé un pont de parti.Les voyagent s ont dù descendre, traverser la rivière sur un pont temporaire et r-prendre un autre train qui les attendait.Depuis, sur la même ligne, un deuxième pout a cédé, et les trains ne circulent plus sur cette voie.Pour aller de Borne à Gênes il faut faire un grand détour.Ce matin, le train de Lome Gênes-Milan était en retard de deux heures, et ce premier retard eu a entraîne d’autres ; de sorte que, partis de notre hôtel, à Gènes, à huit heures et demie du matin, nous ne sommes arrivés à Milan qu'à six heures et demie du soir.En temps ordinaire, ce trajet se fait heures.Heureusement, on ne pas de pertes de vie, ou très peu.La semaine dernière nous sommes allés à Naples.Le mauvais temps nous eu a chassés au bout de deux jours : à b pluie était veuu se joi .dre un veut de tempête.Impossible de monter sur le Yesuve ; impossible de se promener la Chiaia : La mer y déferlait avec race.Que faire à Naples si l’on se promener sur la Chiaia ?comme nous disons maintenant que nous ne parlons plus que la langue de Dante.Aussi avons-nous tourné le dos au tombeau de Virgile, pour gagner Pompéi— non pas la ville d’autrefois si justement détruite—mais le sanctuaire de Notre-Dame de Pompéi, et la ville chrétienne qui s’élève tout à côté des ruines de l’ancienne.Ce sanctuaire de Pompéi est à l’Italie, ce qu’est Lourdes à la France : un lieu de pèlerinage populaire où abc-complissent des merveilles, par l’intercession de la Très Sainte Vierge, comme l'attestent les milliers à'ex-voto, de toute aorte, qui couvrent les murs de l’église.A Pompéi nous avons pris ture, et nous nous sommes fait conduire à Vico Equense, petite ville perchée sur un promontoire à mi chemin environ, entre Caatellamare et Sorrente.Que c’est donc beau tout ce pays-là, même par uu temps de pluie et de vent ! Que cela doit être ravissant quand le soleil illumine cette baie incomparable et dore ces collines superbes ! A Vico Equeuse, les RR.PP.Jésuites ont un collège bâti sur un rocher très élevé et coupé à pic, au pied duquel murmurent sans cesse les flots.Dans tel endroit, il doit être facile de faire des vers, même des vers latins ; et il me semble que les bons pères doivent avoir de la difficulté à empêcher leurs bambins de rêvasser du matin au soir.Mais ce n’était pas le site, si enchanteur qu'il soit, qui nous avait attirés à Vico Equeuse.Nous y sommes allés uniquement, M.Huitubise et moi, pour voir otre vénérable et cher ami.le père avons allemande ; Dans voua es eu plein pays à la grande mec do nous tommes der, en maints endroits, lacs et rivières.Il ne fait pas chaud en Suisse, à cette saison.Ce soir, à Lucerne, il fait une température tout à fait quebecquoise ; et avec cela qu'on ne chauffe pas 1rs que, dans ma pour se coucher, mais non point pour écrire.Vous me permettrez, par conséquent, de vous dire bon soir.Quand je serai rendu dans la plaine, à Lyon, je reprendrai ma plume.français.Ce malin huit heures, à la cathédrale, non* eu qua fermer les yeux pour nous croire à Montréal ou à Québec.On chante lo même plain-chant, sur le même ton, absolument ; on prononce le latin nous n'au- ù.la française—ce qui n’est pas beau, suit dit entre nou^—et l'on par teraent comme ou le parle au Canada qui vaut bien mieux que la prononciation française du latin.maisons encore ; de sorte chambre, il fait bon lo lo français exac- —ce en quatre signale M.le curé nous a fait un excellent petit sermon sur la fête du jour et sur celle de demain : pas une inflexion de voix plus pur français du Canada.pas un mot, qui ne soit du C’est vrai- J.P.Tardive! ment extraordinaire, cette parité absolue qu'il y a Septième lettre.f Frihoi no.en Suisse, Fête de la Toussaint, IS90.entre le langage et les cérémonies religieuses de cette partie de la Puisse et le langage et les cérémonies du Canada.L sur Je demande pardon aux habitants de la Suisse ! J’ai terminé ma dernière lettre à Lucerne, par un frisson La seule différence, c’est qu’ici l'on chante plus vite que chez nous, et que les orgues suisses sont bien supérieu-i eh aux nôtres.ne peut pas Sientt.et j’ai dit que bien quo la température fût tout à fait québucquoise, on no les maisons.C’était * * Après mon retour de Naples, j'ai eu l'honneur d’être reçu une deuxième fois par Son Eminence le cardinal Parocchi qui m'avait accordé une première entrevue, quelques jours auparavant, à Al-bano.Dira les deux occasions, Son Eminence m'a surtout entretenu de \ question maçonnique à laquelle elle attache une grande importance.J’ai aussi eu une longue et très instructive conversation, la veille de mon départ de Rome, avec le Iîévérendissime Père Martin, Général des Jésuites.Enfin, dimanche soir, nous avons fait nos adieux au collège canadien où nous avions passé +-mt de moments agréables pendant notre séjour de trois semaines dans la Ville Eternelle.Sa Grandeur Mgr Bégin y était arrivée, la veille, en bonne santé et pas trop fatiguée du voyage.11 y a donc trois évêques dieus à Rome, en ce moment : NN.SS.Bégin, Gravel et Labrecque.Ils y reste, rout, probablement, jusqu'à la fin de novembre.Mgr l'archevêque de Montréal est retenu à Paris par une assez aé-rieuse indisposition.Fribourg est une ville de douze mille âmes environ, et presque exclusivement catholique.Il y a une haute et une basse ville, comme à Québec, et le dimanche observe rigoureu-omont lo repos religieux.Hier soir jo suis allé faire lino visite à M.l'abbé Froznièrc, directeur du grand séminaire, pour qui j’avais treduction de la part du Père Louis ( lier, ealésion, do Nice, de M.Fraznièrc des renseignements précis Mir la franc-maçonnerie en Suisse, particulièrement à propos de la fameuse grotte maçonnique, à Fribourg même, dont il a été souvent question dans les chauffait pas encore une erreur ; ou plutôt j’ai eu tort de prendre une exception pour la règle.Dans ma chambre, à l’hôtel du Cheval blanc, il faisait froid ; générale, on chauffe abondamment on mais, règle on Suisse, à l’heure qu'il est ; comme au Canada, du teste.Los voitures do chemin do fer, — très semblables aux nôtres, soit dit en passant—sont chauffées à la vapeur ; et à l’hôte 1 Terminus, où nous hommes en ce trop même, une carte d’in* Darde voulais avoir moment, il y a un appareil do chauffage qui fonctionne tout à fait à la canadienne.Donc tous lo rapport do la température artificielle, il n'y a rien à désirer on Suisse.Mais au dehors, quel triste temps (orj)urs 1 De la pluie froide, des brouillards et de la bouc.Il journaux en ces dernières années.M.l'abbé une voi- n'ayant pas fait une étude spéciale de la question beaucoup là-dessus.Cependant, il m’a dit que la grotte en question a indubitable- n’y a qu’une chose à faire : gner d’autres cieux aus*i rapidement possible.Comme moi n a pas pu me renseigner appartenu aux francs - maçons autrefois, mais il ignore si Ion y disait la inesso noire et si l’on y commettait les horribles sacrilèges dont on a tant parlé.A.ce sujet, il n'afllrmo rien et il ne nie rien, Toutefois, m'a-t-il dit, une chose qui tend à confirmer ce que l'on a écrit an sujet de Cvs profanations, c'est que tout dernièrement encore, aux mont vous vous figuriez, peut-être, que la Suisse n’est qu’une mer de montagnes.C’est l'idée que l’on sc fait ordinairement, jo crois.Eh bien 1 ce n’est pas cola du tout.La Suisse est sans doute entourée de hautes montagnes à l’ouest, au sud et à l’est ; cana- mais une fois quo vous avez pénétré à l'intérieur, vous quittez la région des prés neigeux, escarpés et des étroits vallons, et entrez dans une plaine très fertile ol large.Et môme lorsque lo terrain est accidenté, ce ne sont plus des montagnes arides, mais des collines liantes et fertiles.De Lucerne ici, on passant par Berne, du moment que vous avez perdu do lo lîigi et lo mont Pilate, et le lac des Quatre Cantons tout encaissé do hautes environs do Fribourg, il s’est commis un épouvantable vol d hosties consacrées, sans que les voleurs aient enlevé un seul des vases sa- des rochers vous un assez De Gênes, j’ai poussé une pointe jusqu’à Nice, non pas pour le plaisir de voir cette ville charmante, mais dans le but de recueillir certains renseignements sur la franc-maçonnerie.Jo n'ai pas eu ca que j’espérais, mais j'ai obtenu autre chose qui me sera peut-être profitable plus tard.Mercredi so:r, j’étais de retour à Gênes, et jeudi matin je me mettais en créa.Ce qui indique clairement que le vol a été commis dans un but do profanation.Quant à Mlle Lucie Cloraz, dont il a souvent été question dans les journaux, M.l’abbé Fraznièrc ne la croit pas coupable des horreurs qu’on lui a reprochées.II affirme même qu’elle a été certainement, calomniée.VI10 montagne», vous pourriez facilement vous croire au Canada, longeant la Côte de Beaupré ou traversant les Cantons de l'Est.Seulement, loi maisons et les grun Genève, le 2 novembre.— Nous avons ou une courte joie : lo mauvais temps, qui LA VERITE 3 Moii entretien avec Mgr Pava n a fait quo mo confirmer dans l’opinion que les doutes qu'on a soulevés, on cos derniers temps, sur l'existence et la conversion do miss Vaughan sont tout simplement une manœuvre do la franc-maçonnerie, manœuvre à laquelle trop do catholiques se prêtent, saus so douter qu'ils se font les instruments des loges.J’ai aussi ou le grand plaisir de revoir mos excellents amis • MM.Charaux et Des pi agues, et de passer avec eux d'agréables moments.Certes, ce n’est pas un séjour de quelques heures qu’il m’aurait fallu à Grenoble ! Le l novembre :—Ce malin, nous nous sommes rendus au numéro 1 de la Montée do Belrnont MM.les abbés Augustin et Joseph Léman n quo mes lecteurs connaissent bien ; et nous avons eu avec cos doux ecclésiastiques savants et distingués une aimable et instructive causerie.L'après-midi, vi-ito chez M.Lucien Brun qui a eu la gracieuseté do rions inviter à prendre le dîner chez lui, ce qui nous a procuré l'avantage de passer une soirée en famille, bonne fortune qui ne nous arrive pas souvent en voyage.Monsieur et madame Brun, ainsi que leurs tils, s’intéressent beaucoup à la Nouvelle Franco, et j’ai toujours l'espoir que nous aurons le plaisir de les voir au Canada un jour ou l’autre.Une lettre reçue de Paris, à mon passage à Grenoble, m’a décidé de changer mon itinéraire.Je voulais passer par! l’Espagne et prendre la mer à Gibraltar.Je n’en ferai rien.Il faut quejo retourne â Paris, où je ne ferai cependant qu’un très court séjour.Mais avant do gagner la capitale je vais passer quelques jours chez mes parents do l’Auvergne.Nous partons demain matin pour Billoin, où nous n arriverons que tard le soir ; car on ne voyage pas rapidement en Franco quand on ne se dirige pas sur Paris.Tout le service des chemins de fer, en France, ne semble so faire qu'au point de vue do ceux qui vont à Paris ou qui on reviennent.Les malheureux qui veulent se rendre d’un point do la Province à un autre s’arrangent comme ils peuvent.Ce sera probablement ma dernière lettre de voyage, car mes pérégrinations achèvent, et io n’ei.suis pas ffiché.J.P.Tardivel.avait disparu, uu instant, est revenu co matin.Ici à Genève, où il frisait si beau à notre arrivée, hier après-midi, avons un vrai temps du Jour des mort/, un temps froid et sombre qui ferait bon-uouv à Québec.Aussi avons-nous pris la détermination do hâter notre retour.Les inondations paraissent être générales, en Europe, colonnes et des colonnes do dépêches t-o rapportant â co sujet.On n'entend parler de rivières qui débordent, de ponts emportés, Bernardin forma les jeunes aspirants à la vie religieuse et dirigea, comme père sprituel, ses propre*» frères dans les voies do la perfection.Dix arn «prêt son entrée dans la Corn- Et des Lamirande J Hélas ! où sont les nôtres ?nous Vous me direz que ce Lamirande là est un enfant de votre imagination.Je veux le croire ; mais s’il plaît à Lieu do pagme, boa supérieurs l’envoyèrent à Lecce, chef lieu do la Terre d’Otrante.! V03 travaux, à la différence des Ce-t là que l’homme de Dieu parcourut |hér03 de la Grèce qui produisirent VII-1*4 longue et laborieuse carrière des 42 | Hade, vos écrits enfanteront des Lami-durriiôres années de sa vio.Il y bâtit unu^rande, et nous en aurions bien besoin égli-c, vaste et belle ; un collège, qui fut encore plus dans la vieille France que l’un des plus florissants de son o'dro, à dans la Nouvelle, cette époque.Sa grande humilité, sa vio de mortification ot do pénitence, sa charité qui embrassait tous les besoin-*, pansait les plaies do l’âmo et guérissait -cuvent celles du corps; la sagesse de ses conseils soit au confessionnal où se pressaient les grands et les petits ; soit dans le tête-à- tête des consultations intimes ; la vertu car comment croire qui s’attachait à tout co qu'il touchait, à éprouve et dépeint de son bâton surtout avec lequel la peinture uients le représente, et qui, dérobé mille fois, mille fois renouvelé, devenait une relique de famille ; son don des prophéties, que le procès juridique porto à 150; les manifestations extérieures de sainteté dont le Los journaux ont des quo do circulation dc trains inter* Savez-vous encore, Monsieur, qu’on s’attache singulièrement à vos héros ?Ces braves Lamirande et Leverdier sont devenus mes meilleurs amis ; mais que dirai-je de leur auteur ?Ah ! vous avez bien le talent de vous faire aimer en écrivant leur histoire ; que celui qui si beaux senti-n’ait pas un cœur embrasé d’amour et de dévouement pour sa religion et sa patrie ?N’ayant aucune relation dans le Nouveau Monde ; et homme d’affaire vivant paisiblement au milieu d’une nombreuse L’année n été désastrouKo par- rom puo.tout.En buisso, on n’a guère vu le soleil me dit-on.Et la depuis le mois de juin Suisse sans l'assu ro.Lo pays outre Fribourg et Genève, en passant par Lausanne, est très beau au point do vue agrico'u et au point de vue pittoresque, bord du beau grand lac Léman, ou lue de soleil, c'est assez triste, je où nous avons été reçus par vous A L tu-umne, sur U ut, sur le Genève, le coup d'œil est vraiment grnn-Par exception, il faisait un très diosc.beau temps, hier après-midi, lorsque nous avons passé à Lausanne, vers les trois Le soleil était assez chaud, et heures.hour ses rayons le lac et les montagnes do la Haute Savoie étincelaient splendide- ciel se plaisait à le favoriser, comme l’auréole de lumière qui couronnait souvent son front ; l'insigne honneur d’avoir j votre ouvrage au Canada ; mais quelque porté, comme plus tard St.Stanislas, chose me dit qu'il est de ces œuvres qui l’Enfant Jésus dans ses bras ; ses œuvres marquent dans leur temps et soulèvent qui remplissaient la ville ; ses miracles des sympathies comme des fureurs aussi 6anh I|,Jr,ibre, surtout dans la dernière vivaces les unes que les autres, pënojoüe sa vie, firent connaître au loin ^ ^ bien ^servé non nom : au-delà des frontières do VIta— famille, j’ignore quel retentissement a eu ment.Genève est une belle ville, do 85,000 âmes, superbement située sur le Rhône à sa sortie du lac Léman.Il serait difficile d'iraatrinor un site plus enchanteur.Il y a une partie ancienne qui a beaucoup do cachet ; mais la ville moderne o-t un peu comme toutes les villes modernes : rues larges et droites, tramways électriques, maisons carrées, etc.On appelle Genève, parfois, la Rome protestante.Cependant, on m’assure que d'après le dernier recensement, le nombre des catholiques genevois dépasse celui dc< protestants de trois mille environ.La Suisse a une population do trois millions, dont 000,000 environ du langue française, 150,000 de langue italienne et le reste — près des doux tiers, de langue allemande.Au conseil fédéral de Borne, les trois langues sont officielles.Los Suisses fiançais ont dv la chance do n’n-voir pa** affaire à une majorité na>si brutale que la ma j >rité du Manitoba et du Nord-O u est.aussi notre belle langue française ; je trouve dans votre style toutes les délicatesses du vieux parler de nos pères lie.Loi plus illustres personnages de l’Europe : l'empereur Rodolphe, Henri IV, roi des France, le roi de Pologne lui écrivirent; le pape Paul V se recommanda | admirablement adaptées aux exigences à ses prières ; toutes les bouches enfin le .du langage moderne, proclamèrent l'ange et le saint de Lecce.! Que vous en soyez surpris ou non, Le 121 déc.IG 15 les représentants de la Monsieur, voilà dcs réflexions qui ville 60 réunirent en conseil, et à l’unani- me tenaient au cœur ; et je me soulage en vous adressant ce petit témoignage de mon estime et de ma sympathie.Vous avez un nom qui sonne terriblement breton ; et le nom de Tardivel est mité ils choisirent Bernardin encore vivant pour patron do Lecco.Le 1er juillet do l'année suivante, le saint vieillard s'endormait paisiblement du sommeil dos prédestinés dans la 86e année de son âge.encore très répandu en Bretagne.Par l’effet d'une association d’idéeI bien naturelle, je me rappelle d’avoir en pour camarades aux Zouaves Pontificaux, de 1867 à 1870 beaucoup de Canadiens-Français.S.S.Léon XIII a inscrit le nom de Bernardin au Catalogue des Bienheureux le 27 sept.1895, et vendredi, samedi et dimanche les 20, 21 et 22 do nov.à S h.du matin et à 7 h.du soir sera célébré cet heureux événement dans la chapelle do la Congrégation des Hommes de la Haute-Ville par un Triduurn solennel.Lyon, le !> novcmbio.— Hier, à midi, nous sommes partis de Genève, et lu soir, vers huit heures, nous étions à Grenoble.Toujours un temps sombre, bas et froid, ce qui nous a empêchés du jouir des magnifiques paysages que nous avons tri versés.Nous avons longé le célèbto lac j A la chapelle (le la Congrégation du Bourget et pashd par Aix-les-bnins.Un anOt do deux heures à Charnbérv Si- comme il est possible, vous en connaissez quelqu'un à Québec, voulez-vous me faire le plaisir de lui faire passer les 2 numéros du Xouvelliste de l'Ouest que je vous adresse par ce même Triduurn de Béatification TEMOIGNAGE D’ESTIME i- courner.Il y trouvera le récit d’un de nos plus beaux combats, et ce sera ma façon de lui envoyer un souvenir d’amitié.J’ai l'honneur d’etre.Monsieur, votre respectueux serviteur, Il nous arrive de France un témoignage tout spontané d’estime ù l’adresse du directeur de la Vérité.M.(Nivaux, notaire à Pont-du-Cens, près Nantes, écrit a M.Tardivel,—qu’il suppose être à Québec—la lettre suivante : des Hommes (le la Haute-Ville nous a permis do visiter un peu celte ville historique ut d'admirer son vieux château.Vendant que nous parcourions lüsnic-q nous avons rencontré un cortège funèbre, et j’ai remarqué parmi lus personnes qui suivaient le cercueil un grand nombre do femmes et du jeunes filles ; plus do femmes quo (l’hommes.D’où nous vient, au Canada, l’étrange coutume d’exclure hi rigoureusement les femmes et les filles do toute participation aux funérailles do leurs proches et de leurs amis ?Elle ne nous vient ni do la France, ni de nos voisins des Etats Unis ; et je no crois pas qu’elle nous vienne do l’Angleterre.D’où nous vient-elle donc ?Et cette coutume, est-elle raisonnable ?est-elle conforme à la charité chrétienne ?po sont autant de questions que je po o et que je voudrais voir traitées dans la Vérité par des personnes compétentes.A Grenoble, j’ai ou Phounour d’avoir un long entretien avec Sa Grandeur, Mgr Fa va, Pévèquo antiinaçon par excellence, avec le Maurice.Monseigneur de Grenoble a bien voulu me prodiguer des paroles do sym-palhio et d’encouragement, comme il l’avait fait, du reste, en 1889.Bji nardin Rea!ino naquit ;X Carpi, petite ville de Lombardie, do parents isatis des anciennes familles patriciennes.Il so distingua, dûs ses plus tendres années, par sa piété, son amour du travail et s i charité envers les pauvres.Il apprit les Lettres dans sa ville natale; Modèno et Bologne lui donnèrent l'enseignement universitaire.Brillant élève, helléniste, poète, philosophe, docteur m ut roque jure, écrivain, plus tard théologien, souvent consulté, il fut successivement dans le monde podestat de Folizzano dans le Milanais, avocat fiscal dans la cité d’Alexandrie, gouverneur des Cassinos, juge A (hKtigliono et intendant général des vaste» domaines du marquis de Pescara.Ces fonctions variées, remplies avec la conscience do l'homme du devoir, ne changèrent rien à scs habitudes de vertu, ot n’éteignirent point surtout la flamme de la vocation qui brûlait dans son âme.Quand l’heure de Dieu sonna, il répondit à l’appel et fit ses adieux au monde, qui le pleurait, pour entrer dans la Compagnie de Jésus, où l’accueillit le célèbre P.Salmovon, compagnon do St.Ignace et provincial do Naples.Passé maître dans la science dos saints, J.B.Olivavx.Bont-du-Cens.28 octobre 1S96.M.J.P.Tardivel.Directeur de la Vérité, à Québec.Nous prendrons occasion de l’insertion de cette lettre pour noter que la Croix, de la Haute-Marne, publie actuellement en feuilleton le roman de M.Tardivel : Pour la Patrie.Monsieur, Je lis depuis quelque temps dans une revue française Y Anti-Maçon, votre roman du XXe siècle.Pour la Patrie.Bien que je n’en sois encore qu’au chap.24, c’est assez pour voir que cet ouvrage n’a île roman que le nom ; que c’est plutôt une histoire de l’avenir cù les textes de l'écriture sainte, leur application et les sentiments si chrétiens de vos héros sont singulièrement édifiants et réconfortants.Savez-vous, Monsieur qu’on n’écrit plus ainsi dans la vieille France ?Nous avons certainement des t'eri-vains catholiques admirab’os ; mais il n’y en a pas il ma connaissance qui sache écrire de la politique chrétienne comme vous.La société de Saint Vincent de Paul Les conférences de la société Saint Vincent de Paul du Conada célébreront les noces d’or de l'établissement de cette admirable société à Québec du 6 au S décembre prochain.Les fêtes auront lieu dans la nouvelle chapelle de.Patronage côte d*Abraham.La dernière sétnre du S décembre au soir, aura lieu à la Basilique.Nous reparlerons de c : emgrèî dans le prochain numéro delà 1 W.do l'ilo regretté Mgr Mourin i LA VERITE 4 -+¦ •• *i| ••• % « m* **—#**#— in • W.— •• • - **• - ' *•¦¦> ¦ * - ' ' - ^ élèves des classes plus avancées.Nous taxons cette inspection d'hos- vent favorablement soutenir la com-tilité et de méchanceté.division, classe par classe, ils peu- leur.Il choisira nécessairement ce dernier parti et le Conseil de l'Instruction Publique le remplacera par un protestant.D'un autre côté, qu'il me soit permis de le dire, les écoles protestantes n’ont rien à craindre d'un inspecteur catholique.Par principe, comme par politique, ce» inspecteur sera natu- Avant l'Ordonnance de 1892, eha- j Tellement porté à se montre: aussi sans manquer a d’Educatiou avait la nomination des la justice, dans ses rapports d inspec- De cette tiou.La religion lui fait un devoir paraison avec les élèves de n'importo D’hostilité, parce quo Messieurs quelle autre école dos Territoires.Ooggin et Calder sont connus pour j Nous vous ferons observer que leur antipathie à un principe qui, renseignement ne saurait se donner nous est extrêmement cher ; nous ici avec avantage, sans so servir du voulons dire le principe des écoles français et l'enseignement de cette langue est bien au-dessous de co que De méchanceté, parce que Vins- nous serions en droit d’exiger même pcction s’est faite secrètement et sans pour un cours élémentaire [nonobs-contrôle.Nul commissaire, parent, tant l'opposition de l'inspecteur à l'enow membre du clergé n’était présent; seignement du français.) aucun n’avait été invité.Nous n'a-1 En mai 1893, Monsieur llewgill vions aucune connaissance olhoielle inspectait l’école et écrivait ensuite de l'arrivée des Inspecteurs.Quoique, dans le livre des visiteurs : pendant les jours de leur inspection, « MMR (Extraits de ta brochure du B.P.Leduc) Inspecteurs catholiques séparées.11 des deux sections du Bureau large que possible cuue Inspecteurs de ses écoles.façon il n'y avait ni défiance ni cou-1 de respecter les convictions religion-Bit.Les inspecteurs étaient de la foi ses de ses trères séparés ; sa position, religieuse des écoles qu’ils avaient à comme membre de la minorité catho-Yisiter, et par le fait même, inspi- lique, lui recommande cette même raient toute confiance aux Maîtres et ' ampleur de vue, cette- même libéra-, ils aient passé et repassé maintes fois lité, cette même horreur de tout ce à la porte de Messieurs McKeuuy et “ Aujourd'hui 30 mai, j’ai fait l'inspection, et, (ce qu’il m’arrive rarement d’inscrire dans cette sorte de Empêcher tout prétexte de suscep- qui pourrait ressembler tant soit peu Brousseau, tous deux commissaires j ]iVro) je dois dire que cette école tibilité, de crainte et de mécontente- à une sévérité excessive ou a 1 into- de 1 ecole, ils ne leur ont pas adressé occupe une excellente position, ment, n'est-ce pas un grand avantage , lérauee.; l;X Parole.Nous trouvons cette ma travail qui s’y fait est d’un caractère pour le bien général ?Et l’Etat n’a* : Eu sera-t il de même d un Iuspec* ; niere d agir de leur part, d autant 8j difficile et si varié, qu'il défie toute t-il pas tout intérêt à voir ses sujets ;leur protestant dans nos écoles ca-j plus singulière, que le clergé, les1 comparaison.J’ai la plus haute idée hoses, des ! tholiques ! Les minorités sont nain-1 commissaires, les parents et autres l'oeuvre si bien conduite par les c'est vrai.! parties intéressées, avaient toujours I §œurs été représentés auparavant, tant aux aux élèves.Le jouir partout et en toutes c mêmes droits comme des mêmes pri- j Tellement susceptibles, 'Parce qu elles sont la minorité, elles ! se défient instinctivement de l’auto-! examens, qu'aux inspections sco vilèges ! [Sig/i
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