La Vérité, 1 mars 1897, samedi 6 mars 1897
gesp* lGcme Année Quebec Samedi 6 Mars 18»7 No 32 abonnements LA VÉRITÉ AVIS Canada d Ktafs-Unis.$2.00 $t.OO Toute demande de changement d’adresse doit etre accompagnée de l’ancienne adresse Un un.Six mois Etranger (Union postale) JOURNAL HEBDOMADAIRE -V-ER1TAH LIBBRABIT yOS—lA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES." f.13• 50 Un nn Téléphone : 2327 J, p.Tardivel, Directeur-Proprielaire Bureaux : Chemin Sainte-Foye pres Quebec QUEBEC SAMEDI G MARS 1807 ment de certains catholiques pour la liberté gers ou méchants que vous blâmez plus cherchez conscience bourrelée et l'âme d’espoir, il attend avec une anxiété qui fait pitié la fin d'une vie qui fait frémir, si l’on songe aux responsabilités qui y ont été entassées.D.ns l’enivrement du succès l’or- vidc américaine.ou moins, mais que vous réparée qu'ils vous amusent vous flattent, agissent sur vos idées,votre langage,votre tenue et fi-par affaiblir vos principes, avez beau protester, c Le devoir du lecteur.—Le lecteur catholique donne-t-ii toujours aux bons journaux V ils méritent ?ou Diront Vous ainsi." encouragement qu’- des Idées c est gueiileux chancelier s’est un jour écrié : la Force prime le Droit, jourd'lmi, dans l’isolement, dans l’apaisement des passions.au moment où s'éteignent graduellement les bruits de la vie, l’iniquité pèse lourdement sur la conscience d-1 Bismarck, et, dans le silence élèves curseur de la mort, retentissent, persistantes et redoutables, les réclamations du Droit méconnu.C’est l’inéluctable revanche de l’éternelle Justice.— Non.Les clforts des meill sont souvent Au- ours écrivains Un compositeur ecclésiastique.— Assumption of the Blessed Virgin Mary ” est le titre d’un nouvel Oratorio composé par le R.P.G-ruemler, , et exécuté à Cleveland, Ohio, le 21 février dernier, par le-; du collège Saint-limace.The paralysés par Tapathie du lecteur catholique, quand ce n’est Le diable à Chicago.— Un grand journal de Chicago, la Tribune, a trepris de prouver à ses lecteurs que le diable n'existe pas, ou, plus exactement, qu'il n’a pas d'existence personnelle.Pareille tentative ne saurait être faite dans un milieu plus défavorable.en- pas par ses préférences pour les lectures frivoles ou dangereuses.M.Eugène V euillot vient de dé- commise S.J.pre noucer cette conduite 1er les pernicieux effets.t d’en signa- Ecoutez cette voix autorisée : * * i ne belle œuvre pédagogique.— Au collège Manhattan, à New York vient de mourir un éducateur distingué, connu en religion sous le nom de Brother Noah.’* Le Frère Noé fut une intelligence d'élite et, à l'exemple du Frère Azarins, il a laissé des ouvrages fort es* times dans le monde enseignant.C’est ainsi qu’on lui doit : Management of Christian Schools, — Hints ou Teaching, — Notes on School Worle, — Treatise of American Literature.Brother Noah était le frère du juge Curran, de Montréal.Les filles d'un incrédule.— Le bruit s’étant répandu qu’une des filles de Bob Ingersoil s’était ralliée au presbytérianisme,elle écrit aux journaux: La presse catholique n’a pas tout le public qui de droit lui appartient.Combien des nôtres,parmi les mieux placés, les plus instruits et les plus riches, les plus obligés vu leurs opinions et leur situation à soutenir les soldats du bon combat, préfèrent le journal qui outrage à celui qui raisonne, le journal qui leur ouvre le demi-monde à celui qui leur signale les bonnes œuvres.Les bonnes D’autre part, en prenant son désir réalité, le rédacteur de la l il vaillant.— Je veux parier de l'abbé P.C.Yorke, rédacteur en chef du San Francisco Monitor Voilà un curé qui n’a pas peur et qui sait tenir une plume.Si vous voulez avoir une idée du style et de l’érudition de cevigoureux polémiste, lisez The Yorke- Wendt c Controversy, volume de 327 pages récemment publié par The Monitor Publishing• Co.à San Francisco.Prix : ôO cis.pour une Tribune son va droit à la géhenne.En somme, c’est une campagne à abandonner.Dante et la Bible.— L’écrivain anglais qui s'est le plus occupé de littérature dantesque, le Dr Moore, nous signale, dans ses Studies in Dante — qu’il vient de publier — à peu près cinq cents allusions à l’Ecriture Sainte dans les couvres du grand poète florentin.œuvres ! ils prétendent les connaître et puis elles quèteut trop ! le journal doit amuser.Or le récit à mots découverts d’un scandale, 1’ lyse complaisante d’une comédie égrillarde ou malpropre, un bouquet littéraire de “fleurs du mal", comme disait le moraliste Baudelaire, ne sont-ils pas plus égayants que le compte rendu de conférences poussant à l’action chrétienne ou de cou- assez » • • Lu conscience et la loi.— Ou lit dans le Figaro, à la date du 4 février : “ La petite commune de Saint-Jean-Brèvelay, dans la Morbihan, est actuellement sans dessus dessous par suite du refus du maire de procéder à un mariage parce que l’un des conjoints était divorcé.Ce maire, M.Gillet.est hostile au divorce,et plutôt que d’en reconnaître la légitimité, il envoya sa démission au sous-préfet.Le sous préfet délégua alors ses pouvoirs a l’adjoint, mais celui-ci refusa, comme le maire, de procéder au mariage et, à son tour, il envoya sa démission.Tous les conseillers municipaux,successivement sommés par le sous-préfet, refusèrent également d’obtempérer et démissionnèrent comme un seul homme.“ De là grand remue-ménage administratif et judiciaire.Le préfet parle de révocations ; le procureur de la République, de poursuites.” On se moque joliment, eu Bretagne,des stupides colères administratives, et s'il y avait en France plus de conseillers municipaux de cette trempe, on en aurait vite liui avec les tracasseries des sectaires olliciels.Cet incident est rapporté par plusieurs journaux français.Le Figaro, lui, prétend que “ la commune de Saint-Jeau-Brévelay est actuellement sans dessus dessous.’' Ce n’est pas cela du tout.C’est le sous-prefet et ses amis qui sont sans dessus dessous.Il y a des nuances qui échappent comme cela, de temps à autre, à l’observation figaresque.ana La Presse-Apôtre.— Le rapport annuel de la Catholic Bool: Exchange, de New-York, fait voir qu’au delà d'un million de publications — livres, brochures et feuilles volantes — sont sorties des presses de cette société durant l’année 1890.Il a été tiré 103,000 exemplaires de l'excellente brochure du IL P.Searle, intitulée ; Plain Facts for Fair Minds.La Catholic Book Exchange est sous la direction des Pères Paulistes.“ Neither my sister nor myself have been associated with any grès où 1 ou étudie, à la lumière des church, although our father has al-encycliques, la question démocratique et sociale ?“ Co n'est pas seulement ways wished us to study and think for ourselves.A Vo agree with him parmi ; most heartily in his religious be lief les catholiques hommes du monde à and think that he is doing the des degrés différents, que les cou- test possible good."’ cours dus à la presse religieuse lui manquent et fout souvent place à l’hostilité.Des prêtres, il faut le dire, préfèrent, non eu principe mais en fait, le journal hurleur,ou fantaisiste, on uni à celui qui défend résolument les principes, sait ce qu’il dit et marche droit.Ou donne de ces préférences des raisons variées.La véri- grea- Les demoiselles Ingersoll ont la plaisanterie par trop facile, en qualifiant de cette façon l’œuvre de leur père ; et si elles veulent se faire une solide réputation d’imbéciles, elles n’ont qu’à répéter : “ We think our Pa’ is doing the greatest possible good.” An crédit des Jésuites.— La Revista Calnlwa, publiée à New Mexico par des Jésuites espagnols, vient d’entrer dans sa vingt troisième année.Les braves religieux de Las Vegas, qui rédigent cette revue, n’ont pas oublié l’exemple du soldat de Pam-pelune, ni les traditions de leur ordre : ils font vigoureusement la bonne bataille contre des fanatiques de la pire espèce.Le franc-parler do la Revista Catolica est particulièrement remarquable table, et je parle ici d’après des hommes de vertu, de zèle et d’expérience, c’est que le goût des lectures tapageuses et sans portée se développe au point d’atteindre l’esprit catholique et ecclésiastique, cet esprit quj le protestant Guizot définissait si bien eu disant : L'Eglise est la grande école du respect.“ L’action de la presse est pour quelque chose là-dedans.Le journal lu tous les jours avec plaisir ne peut rester sans actiou sur sou lecteur.Le spleen de Bismarck.— L’ex-chancelier de l’Empire allemand est, diton, dans un bien triste état de prostration morale.Voici les dernières paroles qu’on rapporte de lui : “ Je me sens fatigué, quoique je ne soi» pas malade : c’est le malaise de la vie maintenant sans objet pour moi.ltieu de ce que je vois ne me satisfait.Je m’ennuie.J'ai perdu ma femme, et mes fils ont leurs affaires dont ils s’occupent.L'agriculture et l’arboriculture ne m’intéressent plus,et la politique m’assomme.” Tel est l'état actuel de l’Homme-de Fer, que la rouille envahit.Saus convictions religieuses, la La liberté américaine.— Dans un récent procès criminel à Chicago — l'atiairc O’Malley — le procureur de la République a récusé tous les jurés catholiques, leur foi religieuse étant, parait-il, incompatible avec une par faite impartialité.—L’accusé était un catholique.Ou dit que VA.V.A.est au fond de cette affaire.* Quoi qu'il en soit, cela ne diminuera probablement pas l’engoue-[ces paroles grossières, ces propos lé- Celui même qui voit ses défauts, rc grotte ses allures, condamne ses partis pris, s’y laisse prendre et finit par en être pénétré.Oui cos emportements, ces habiletés insidieuses, J.F.Dumontuk 6433 2 LATERITE idu gouvernement.Alors, toucher au ) taines questions d’ordre public, interdit premier ministre, c’est toucher au pou- la lecture du journal politique h'Elec-voir civil lui-même, c'est s’attaquer au ^eur< 1 UD (1C3 organes du gouvernement gouvernement du pays.Quand ces mû- ?e S* M.aJ“té- ^ns la province de Qué- r * bec, eu fait un autodofé eu place publi- que dans le diocèse de Chicoutimi, bâillonne d’autres journaux politiques par des menaces, exige de la Congrégation de la Sainte Inquisition Romaine la condamnation d’un livre de l’historien L O.David, "veritas odium parit, etc.1’ Envisagée au point de vue des faits cotte interview est encore pire, M.Drolet porte, publiquement des évêques et des prêtres, des lions les plus graves.Il insinue clairement que le décret du Saint-Office et celui de la Congrégation de l’Index contre le livre de M.David out été obtenus par faveur disant que le clergé canadien condamnation de cet ID.6.1.DROLET , contre accusa* mes libéraux sont dans l’opposition, par exemple, ils savent très bien distinguer entre les La Presse et le Star, de samedi dernier, publient le rapport d’une interview que des reporters ont eue avec M.G.A.Drolet, retour de Rome.Le compte rendu de la Presse occupe plus de quatre grandes colonnes du journal montréalais.Nous allons l’analyser.M.Drolet déclare, d’abord, qu’il n’a pas été délégué par le gouvernement canadien auprès du Saint-Siège ; mais par un groupe considérable d’hommes politiques, parmi lesquels se trouve, évidemment, le chef du cabinet fédéral, l’honorable M.Lan ri ministres responsables ”, qu’on peut attaquer, et le chef du gouvernement “ qui ne peut faire de mal.” Ils ne se fout aucun scrupule alors de remuer ciel et terre pour jeter à bas le L.0.un a exigé la ouvrage, et en parlant, plus loin, de la procédure suivie pour obtenir cette condamnation.11 est parfaitement risible d’entendre M.Drolet appeler l'Electeur “ un des organes du gouvernement du Sa Majesté.” Le défunt journal était l'organe de certains ministres fédéraux, la Minerve l’était premier ministre.A vrai dire, ces bons libéraux sont profondément hypocrites, eu politique comme eu toute chose.Jamais le clergé catholique du Canada n’a enseigné la déloyauté à l’égard du gouvernement de Sa Majesté britannique au Canada.C’est là une atroce calomnie que jamais M.Drolet ne pourra établir devant le délégué apostolique, ni ailleurs.Loin de prêcher la déloyauté à l’égard du gouvernement de Sa Majesté britannique au Canada, le clergé catholique de notre province a toujours appuyé et défendu ce gouvernement contre les entreprises des révolutionnaires ; notamment pendant le mouvement de 1S37-C’est même pour avoir soutenu le pouvoir légitime de ce gouvernement lors du soulèvement des soi-disant Patriotes que notre clergé a encouru l’inimitié de ce même parti libéral qui, aujourd'hui, par la bouche de M.Drolet, lui reproche un manque de loyauté.C’est à n’y rien comprendre.Dans son ensemble, notre clergé n’a jamais cherché à empêché les électeurs catholiques d’exprimer librement leurs '• opinions politiques ”, de les questions d'ordre public ”.eu des exceptions, des écarts, soumette ces cas particuliers à l’autorité compétente, c’est parfait.Mais il ne faut pas tomber dans l’illusion libérale qui voit dans toute question qui se discute en temps d'élection une question purement politique.La question des écoles est très certainement une question religieuse, moins par un côté.Dès lors, c'est question qui tombe sous la juridiction ecclésiastique ; et les évêques ont le droit de donner aux catholiques, en tant ou'électears, une direction à suivre une semblable question ; et les catholiques en tant qu’électeurs, sont tenu conscience, de suivre cette direction.Voilà, nous en sommes bien persuadé, la vraie doctrine de l’Eglise.Si, dans l’exercice de ce droit de direction, quelqu’un a manqué de mesure et de sagesse, qu’on fasse corriger l’abus par l’autorité compétente, c'est admissible.Mais que personne n’espère voir l’Eglise renoncer à son pouvoir de diriger les fidèles dans toutes les questions qui regardent le salut des âmes, même quand ces questions touchent, par un côté, à la politique.M.Drolet continue ainsi : Il affirme qu’un évêque canadien, qu’il ne nomme pas, mais qu'il déclare ètie “ l’un des trois évêques qui étaient à Home au mois de novembre dernier ” • il affirme comme naguère ; mais il n’avait aucun droit au titre d’organe du gouvernement de Sa Majesté ; frappant d'interdit les évêques n'ont pas plus porté atteinte aux droits du gouvernement de Sa Majesté qu’ils n'auraient porté atteinte aux droits de ce même et en le que cet évêque a accusé M.Lauiier, auprès de “ tous ceux qu'il put '* franc-maçon l'espèce la plus redoutable.” approcher ”, d’être de er.Ces hommes politiques, d'après M.Drolet, étaient “ alarmés de la situation difficile, pénible et équivoque que le clergé de la province de Québec faisait aux sujets catholiques de Sa Majesté au Canada ”, “ d'aller porter leurs plaintes devant les Congrégations romaines ”, ce qu’il a fait.L’accusation est générale : c’est du clergé de la province de Québec qu’on se plaint.Il affirme encore que le G juin IS'jG Mgr La flèche disait à Sainte-Anne que M.Laurier est un est “ allié aux sociétés gouvernement s’ils avaient condamné, avant le 23 juin, la Minerve, ou le Courrier du Canada, ou le Moniteur, de Lévis " renégat " rationalistes.” Il affirme qu'un curé très en qu’il à cette époque organes de vue, qu’il nomme en toutes lettres, a déclaré que “ l'absolution donnée et ils ont chargé M.Drolet ministres fédéraux.Nous ne savons pas si l’ignorance qu'affiche M.Drolet en matières constitutionnelles est feinte ou réelle ; c'est vraiment ridicule de voir un homme envoyé en mission diplomatique a Home confondre, à chaque instant, deux choses aussi essentiellement distinctes que le sont, en pays parlementaire, le cabinet et le gouvernement.par un prêtre partisan de la politique de M.Laurier était nulle ” 38.mais ; qu un autre curé, qu’il nomme également, " a menacé d'arracher les traits de baptême des registres de l'Etat civil des libéraux, ex- \ ient ensuite une longue dissertation, par M.Drolet, sur ce qu’il entend par "situation difficile, pénible, équivoque.” Nous en extrayons le renégats qui avaient voté pour cet infâme Laurier ; " autre qu’il nomme encore, a invoqué "les châtiments de Dieu qu'un passage suivant : sur sa paroisse." Il Y a toute une kyrielle d’accusations semblables que M.Drolet porte publiquement contre le clergé canadien ticulièrement S;, par “ foi politique du chef du gouvernement de Sa Majesté " M.Drolet entend la persistance de M.Laurier à prôner le soi-disant règlement d’une question religieuse que l'auto.'ité religieuse condamne, alors la population catholique a bien tort de rester attachée à cette “ foi politique que la révolte de cet homme jxditique contre l'autorité épiscopale dans ” Or, pendant que, dans tout l’Empire on se réjouira des conquêtes que les libertés constitutionnelles ont faites sous ce règne glorieux, (celui de ^ ictoria) seuls, les catholiques des provinces de Québec et de Manitoba rétrograderont de soixante ans en se voyant fenleveij comme autrefois, par le clergé de ces provinces, le droit de jouir paisiblement de ces libertés, d’exprimer librement leurs opinions politiques, discuter les questions d’ordre public tout comme leurs concitoyens n’appartenant pas a la religion catholique — ceci semble un paradoxe, d’avancer qu'un catholique peut, à cause de sa foi, se trouver dans une situation d'infériorité dans l’Etat vis-à-vis des par- contre les curés des dio- la reine '• discuter cèses de Chicoutimi, Trois-Rivières, tnouski.” S'il y a qu’on de Québec, des de Nicolet et de Ri- Ou ces accusations sont fausses elles sont fondées.Si elles sont fausses, quelle calomnie épouvantable commet M.Drolet ! Si elles sont fondées, quel manquement grave à la discipline catholique ! car M.Drolet ne peut ignorer que ce n’est pas dans les colonnes de journaux populaires qu’on doit étaler dv pareilles misères.Sa conduite est d'autant plus sable qu'il déclare lui-même que le Saint Siège est actuellement saisi de toute la question, que " le Saint Père d’étudier les questions cauaùiennes Lui-même.” Et pendant que le Saint-Père étudie les plaintes des libéraux, portent leurs accusations devant le tribunal incompétent de l’opinion publique! C'est une grave insulte faite à l’autorité suprême du Saint Siège, temps que c’est une preuve de l’esprit détestable qui anime nos libéraux.C’est du scandale qu’ils veulent, tout simplement.S'ils voulaient obtenir le redressement de leurs griefs, réels ou prétendus, ils auraient attendu respectueusement la décision du tribunal suprême auquel ils se sont adressés.Au lieu d’attendre cette décision, ils entreprennent de se faire justice à eux-mêmes eu portant le débat dans les journaux, pendant que Rome délibère.A quoique point de vue que l’on examine la publication de ce manifeste de M.Drolet, il faut dire que c’est une action très mauvaise.qui n'est plus ou de une question où cette autorité a !e droit de diriger les fidèles.Ce qui fait le malheur de M.Drolet et des chefs libéraux c’est qu'ils ne veulent pas comprendre que cette question des écoles n'est pas une question purement politique que les hommes politiques peuvent régler à leur gré tenir compte de l'autorité Je l’Eglise.S’il s'agissait d’une question de tarif, de libre-échange ou de protection ; et si les évêques e au une protestants, quand l’Eglise nous enseigne qu'au contraire c'est un avantage d’être que.Cependant, certains évêques et un grand nombre de curés l'ont déclaré, tant privement one publiquement, tant du haut de la chaire qu’au confessionnal, en enseignant qu’un sujet anglais catholique ne pouvait être loyal au gouvernement de Sa Majesté Britannique, ayant en Canada, pour chef de son gouvernement l’honorable Wilfrid Laurier, sans commettre un péché mortel, encourir la privation des sacrements de l’Eglise.” catholi- inexcu- sans sur a promis s.en f i es prêtres étaient intervenus pour dire aux électeurs : Nous exigeons tel tarif, et nous condamnons tel autre ; alors nous comprendrions les hauts cris des chefs libéraux ; car ils auraient raison de dénoncer un pareil cm* piètcment des membres du clergé sur le domaine du pouvoir civil.Mais memo M.Drolet, qui confond cabinet et gouvernement, ne voudra pas soutenir que l'intervention du clergé ait porté sur autre chose que la question des écoles.Et cette question coup, est une question religieuse, moins par un côté.L’Eglise, par les évêques, a donc le droit de s’en et de donner, à ce sujet que les fidèles doivent suivre.L 1 ces messieurs sans Nous croyons que M.Drolet aura beaucoup de difficulté à établir tout cela devant le délégué apostolique qu’il déclare devoir être envoyé au Canada.D’abord, il y en mu me a une grosse hérésie constitutionnelle dans cette tirade.11.Laurier n’est nullement le chef du encore un gouvernement de Sa Majesté britannique au Canada.Ce poste est actuellement occupé par Son Excellence lord Aberdeen.M.Laurier n'est que le chef du cabinet canadien.Ce n’est pas la même chose du tout.C’est si peu la même chose qu’on peut parfaitement combattre M Laurier, qu’on peut déployer tous les légitimes efforts pour le déloger de son poste de chef du cabinet, tout en étant loyal au gouvernement de Sa Majesté britannique au Canada.Les libéraux, quand ils sont sur le haut du pavé, ont toujours la manie de coufondre le chef du cabinet avec le chef au " Or, comme malgré les violences de ce langage, malgré l’intimidation religieuse, malgré les menaces de châtiments adressés à ceux qui persisteraient cVfdu'goXîem.'n'.d^r1^,,^ , ?.!î" d= »*"• — iccniora^ alors dans les autres ténébreux qu’elle n’a servi les intérêts du pays, formuler notre jugement sur ces plié- de ^a scctc' ^Gs révélations et les faits nomèues, que l’autorité compétente les Plus scents ont prouvé combien “ Votre gouvernement a encoreI nous ait déclaré ce qu’il faut en pen- Lamennais avait vu juste, et la reali-demandé à la Russie de l'appuyer Lcr.Mais, en attendant, nous croyons sa^ou P°'ut par point de ce plan à dans la question égyptienne.Lo devoir signaler uue brochure sur ce| laquelle nous assistons, depuis quel-gouvernement russe vous a fait ami- sujet que vient de publier chez Ch.l^^f aunecs surtout, montre jusqu à calcinent observer que vous faisiez Douuiol, 29 rue de Touruou, à Paris, * évidence ce que nous pouvons at- fausse route, en vous engageant à| M.l’abbé J.Brettes, docteur en tkéo- tcndrc dc 1 avenir si la résistance de chanoine do Paris, secrétaire!la Part des catholiques ne devient pas plus énergique, plus universelle et Voici ces Au moment où le congrès anti-M maçonnique vient d'achever ses séances et où la Franc - Maçonnerie attire si vivement l'attention sur elle " Mais je me trompe : votre gouvernement a demandé àjla Russie des satisfactions, mais des satisfac- ]ournaux notamment la Vérité, de ce n'est pas de sa faute.fond à propos de l’expédition de logic Dougola.Vous avez insisté et, pour général de l’Académie du droit cauo- vous complaire, les Russes, contre nique, président de la Société des P^us résolue que jamais, leur propre sentiment, se sont asso- sciences psychiques.C’est une bro- deux PaSes si curieuses, et au fond, clés à vos protestations.Il n’y a rien chure in-8o qui se vend uu franc.si vraies’ sous lc TOlle d unc mise en U que de parfaitement loyal.| Voici ce qu’en dit la Croix, de la| scene uu peu dramatique .“ S’il est uue question que vous IlaUtc-Marne, dans son numéro du auriez dû prévoir dans vos accords 121 janvier : avec la Russie, c'est bien la question d’Orient, depuis si longtemps ouverte et qui intéresse à uu et hautl" par devoir.” LA VERITE 6 "Allons-y quand même; si niaise qu'elle soit, une perfidie fait toujours sou chemin, surtout quand on n'eu connaît pas l’origine." Le Reporter.—Et L'Iroquoisc, quand sera-t-elle prête î M.Fréchette.—A l'automne, j'espère.qui les rappelle au souvenir des peuples.“ Et le peuple sera un troupeau sans pasteur.il suivra notre voix, et nous régnerons sur les temples abattus et sur les peuples dépravés.41 Et tous répondirent : Il est vrai ; faire croire aux Canadiens qu’au lieu d’une pièce de sa composition qui aura les honneurs de la représentation la scène parisienne,Sarah en jouera deuic.Ça, par exemple, c’est trop fort pour M.Ledieu.des d'enseignement, mais confions les écoles aux maîtres de l'iniquité* C'est ainsi que nous pourrons abolir la vraie sur science.11 Et tous répondirent : Il est vrai ; abolissons la vraie science." Et ayant fait ce qu’avaient fait les j Abattons les temples, dissipons les patrimoines des autels, et persécutons les môme Que l’auteur à’Originaux .et Déira, qués pût réussir à faire représenter un théâtre français un drame en ci actes et en vers Le reporter demande à M.Fréchette s’il aurait la complaisance de lui donner quelques détails relatifs à son drame.M.Fréchette répond : pas le moins du monde ! c'est-à dire qu’il ne veut, pour rien au monde, avoir la complaisance qu'on sollicite ! Fuis il donne les détails démandés ! Quel brillant charabia ! C’est : " auriez-vous quelque objection ” qu’on a voulu écrire, supposons-nous.Mais transeat.faut avouer que M.Fréchette a mis du temps à découvrir que sa pièce u’est pas terminée.Un nous a pourtant fait clairement deux premiers, un troisième dit : "Lorsque nous aurons aboli la religion 1 prêtres, du Christ et corrompu les sources de laj “ Et tout à coup la lampe qui éclai- sur cinq cétait déjà rudement i invraisemblable.Qu'il vraie science, nous aurons fait beaucoup, ' rai: la sa'le s’éteignit et les hommes se mais il nous restera quelque chose eu- séparèrent dans les ténèbres.Et il fut dit à un juste qui, eu ce Il faut répandre chez chaque peuple ' moment, veillait et priait devant la les vices et les désordres de tous les ' croix : Le conseil de l’impie périra.Adore, peuples.Four cela il faut briser les bar- ! souffre, espère.” neres naturelles qui séparent un peuple! d’un autre peuple, faciliter les communications et le commerce, enlever à j pmsstî placer ça, perils rnôme M.deux de ses machines là-bas, sonne ne voudra le croire Horace Saint-Louis.core à faire.*« Lettre d’Italie • % Lamennais.11 Une personne, parfaitement chaque nation ses usages et ses coutu-1 mes, prêcher les progrès de la civilisation ; nous propagerons ainsi, au milieu ; de chaque peuple, les vices de tous ks.entendre, l’automne dernier, que le chef- peuples, nous ferons du monde entier, Nous avions promis de prendre M.dVuvre était fini et que nous le un seul pays, du genre humain un seul Louis Fréchette uniquement au sérieux, noll3 bientôt apparaiUe % tir la scène du i Commision romaine 1 Je ne devrai* seul là l'avenir.C’est plus fort que nous : il jThéâtre de la Renaissance.{appeler ce verdict, un verdict, mais bien faut bien, malgré notre résolution, rirv .renseignée Mir co qui no passe \ Home cl en Julie nous écrit ù la date du 1 février • LE DRAME DE M.FRECHETTE Cher monsieur lo Directeur, Les journaux doute, auront déjà, vous s U II s appris» !o verdict de la fameuse vi r- pas cloaque, de tous les peuples un peuple.“ E: tous répondirent : Il est vrai ;! un peu de lui.faisons du monde entier un seul cloaque, ! Aussi, on dirait qu'il fait tout en s n de tous les peuples un seul peuple.j pouvoir pour exciter l’hilarité de irrésolu lion cm la Commission n'a rien défini bur miss Diana Vaughan.Donc la question reste ouverte.M.Fréchette en avait même donné| lecture à quelques amis ! Maintenant ce n’est plus cela.L’af- B eau coup demandent be ce qu a la il cette Commission pendant quatre i La réponse ebt facile : rien sts faire doit passer au laminoir; cl il nous faudra attendre à l'automne prochain, mu.-.absolu mont Et ayant bu le sang, un quatrième » contemporains.dit : Imaginez-vous que la Patrie du 20 Nous avons notre intérêt et les février nous est arrivée avec l'interview Kl le ne au moins." c*t jamais donné la peine les documents rien, d’élud ici- dix sept cents vers, et Songez ! vers de M.Fréchette encore, à soumet- ües pii lui ont été ht après cela elle suppliait nos ami.* de France de lui fournir princes ont aussi le leur, et il ne leur?qu'on va lire et que le Soleil du *23 fé-convient pas que l'impiété et l'erreur ; vrier a reproduit avec amour, sans pren-prévaîent au milieu des peuples.Ils dre la peine d’y faire la moindre retou pourraient donc s’armer contre nous et che.défendre la religion du Christ, puisque Voici le morceau, intégralement, tel la religion du Christ est la plus solide que les deux journaux rouges Vont pu-base des trônes." Il faut donc exciter la révolte et la envoyés.ire au trava l de repolissage ! du siècle n'y suffira pas.le* Le reste prcu- pour vos ! Des vendre un pieu vos, elle verdict affirmatif, -pltdt, mais elle a mieux aimé atnuî-w lo public en disant i.e en lui M.Fréchette a tort de s'eu prendre ,1 M.Tardivel.Celui-ci n'a rien inventé.pas posséder des preuves péremptoires ni jxjur ni l'existence de miss Diana Vaughan.On dit qu’on a beaucoup nouvelle manière de définit- il a publié, textuellement, la dépêche de Sarah Bernhardt, et n’en a tiré que les , à part M Fré- 'Ontre blié : , .Le reporter—Auriez-vous la complai- conclusions que chacun protéger dans toutes les contrées de la 5ance de donner à La Patrie, quelques terre.Alors les princes périront sous les détails relatifs au drame en vers que vous a demandé Mme Sarah Bernhardt ?ri do vu les choses.C'est absolument l'histoire do lune de Buridon.ta- chette, en tirait forcément.Ce n'est pas la faute de M.Tardivel
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