Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
samedi 23 octobre 1897
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (5)

Références

La Vérité, 1897-10, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
T N otc_ quo ,M vaugliailiele# n0 % ir et .»—-* erreurs de jugement de ce même mugis- eas '' 0tît 6raVu do 60 tromPer Bur .trat quelques détails quo sur le fond, du côté > de Dieu et de la charité quo du côté de Lucifer cl do la dureté, en faveur de la cité do Dieu qu'eu faveur de celle de Satan.Albert Pike va nous faire comprendre la justesse de ces remarques.La Vo/kszeitung, do Cologne, dans son édition du matin du 23 août 1S9G disait que pour prouver que les lévélations de Margiotta et de miss Vaughan étaient frauduleuses, on avait en premier lieu la fausseté évidente de l’allégation principale contenue dans ces révélations et autour de laquelle tout sc groupait comme autour d’un centre.Cette allégation consistait en ce qu’il y avait une Papauté Maçonnique et une direction centrale de la Franc- “ Il a été affirmé avec beaucoup de vigueur que ces constitutions n’ont jamais été sanctionnées par Frédéric et que môme elles furent forgées à Charleston, et cette opinion jusqu’à une époque toute récente a été généralement reçue.Les raisons qu’on on donnait étaient qu'on 1786 Frédéric était mentalement et physiquement incapable de faire aucune affaire et que les noms attachés à la version Latine étaient fictifs.Mais le Frc.\ Pike ceux qui, comme vous et moi, tiennent ï tout vérifier autant que c’est possible.Waite a eu soin de nous dire que j M.Yarkor est membre honoraire du 33e degré du rite Ecossais dans la plus grande partie des pays maçonniques du monde, tant dans les corps maçonniques qui sont sous le régime d’A.Pi ko que dans ceux qui lui sont opposé.-.Voici les propres dans son Historical Inquiry a complétées pressions de Waite, p.215 : ment renversé ces assortions.Il a montré d’une manière conclusive, que, alors que Frédéric souffrait physiquement en 1786, néanmoins il administrait les affaires comme d’habitude, et que les noms attachés à la Constitution étaient ceux d’hommes attachés à la cour de Fiédéric u II eut difficile, après avoir étudié avec soiii les raisons qu’apporte le Fr.% Pike, de s'empêcher d'admettre ses conclusions.” V E.11 Ainsi dans la cause Tarte-Grenier, le juge a déclaré illégale une partie de la la défense voulait faire.La preuve que défense demande la permission d’en appeler de cette décision à un tribunal supérieur.Or, c’est le ineme juge qui est mis on demeure d’infirmer ou de confirmer ses propres jugements." “ The last — 33o Scottish — honorary membership including bodies under Pike’s regime as well at its opponents.” Ce dernier aveu confirme ce que Bataille,Taxi], et autres ont dit des divisions intestines qui lèguent dans la Haute Maçonnerie au sujet de la Hoyau té et Papauté d’Albert Pike et qui se son continuées sous ses successeur».Laissons Waite et Marker nous rctisci- Appelcr une semblable procéduu* une anomalie, c’est employer un euphémisme, selon nous.Le terme propre serait absurdité.• • • i • e ALBERT PIKE A K.Waite a été prudent, quand, à la page 51 do son Devil-worship in France, il n’a pas nié que Pikj fût Souverain Grand Co/iVui‘Jtidear du Conseil Suprême mère de chaque Conseil Suprême du rite Ecossais Ancien et Accepté.Comme l’Eglise de Rome e»t la Mère Ve toutes les églises diocésaines catholiques, de même le Conseil Su pleine de Charleston c.-t la Mère do chaque Conseil Su pi êmo Bco-sais.Quand les croi.-és anti-maçons ont signale Charleston comme 11 Rome m:ç)n-niuue et A.Pike comme !e pape de la r-ecte on a crié haro sur les baudets.C’était une honte pour ‘‘Eglise et la religion que dos catholiques pus eut » occuper de pareilles billevesées, de vrais contes de vieilles femmes.Le Conseil Supreme de Charleston la Mère de tous les autres Conseils Suprêmes ! Quelle idée I On la tiouve pourtant dans les SO luminaires do la secte à la page 649,en note : maçonnerie.C’est un fait notoire qu’une telle direction centrale n’existe pas ; que la Eraiic-tiiàçnr.norie est divisée en environ 150 organisations indépendantes; et que tous les efforts des maçons eux mêmes pour amener l’unification ont été sans succè-.on cite un document qui prouve clairement quo Pike n’a pas même été capable d’exercer une influence directive sur les autres grandes loges américaines.Le 29 octobre 1896 nous demandions dans la Ile view de St Louis : ROI ET RAPE DE LA F.•.M,\ gner.Dans son Devi/'Worship in France, pages 215-216, Waite cite Marker qui dit : [Première lettre.] f Calgary, Alberta, Fête de Saint-Michel 1897.“L'introduction en Amérique du [daim de Charleston) pro\ int d'un schisme temporaire en France en 1762,quand Lacorne, un complaisant méprisable du Prince de Clermont, donna une lettre patente à un juif nommé Etienne Moi in.Quelque temps après, une prétendue Constitution fut faussement forgée et attribuée à Frédéric le Grand do Prusse.Cette constitution donne aux membres du 33cme dog: é le pouvoir de S'éluie eux mêmes pour gouverner toute maçonnerie et cette coutume a été suivie .La bonne entente de la Maçonnerie a été continuellement détruite dans tous les pays où le Rite Ancien et Accepté existe, et il en doit ère ainsi quand on songe & la nature de la prétention et à celle de ses lois." ( Monsieur et cher directeur de la Vérité.Les articles que vous avez bien voulu publier sur les Tertiaires Francs-maçons nous mettent à même do mieux faire comprendre notre but.A nos yeux les vrais dupes du dramatist e Phocéen et de son compère Franco-Teuton sont ceux qui, depuis le 19 avril, ont abandonné ou condamné la continuation de la croisade contre la cité maçonnique do Satan.Avant, comme depuis la nouvelle volte-face de Jogand, toujours Léo Tax il, nous avions des preuves authentiques mais d’origine anglaise, quo le fond du Diable au XIXe siècle, des Révélations de Diana, et do celles de Ricoux (1) n'était malheureusement que trop vrai et trop réel.Dans leurs scènes fantasmagoriques, avec un étrange mélange de marseillais et de lourd eau, ils avaient affublé la vérité de détails fantastiques, parfois bêtes, souvent empruntés au plus bas fonds do la littérature satanique ; mais sous ces friperies Teutonico-phocéennes, la vérité, malgré son déguisement, restait la vérité ; la difficulté, et elle était sérieuse, c’était de la reconnaître et de la débarrasser do son faux accoutrement.Si Taxil, on digne Franc-maçon, retournant à scs vomissements réels ou fictifs, n’avait été si dégoûtant le 19 avril, nous lui aurions dit merci.En arrachant et jetant, lui-même mes manques il nous a rendu un vrai service ; et ceux qui l’y ont forcé, vaughanisles comme anti-vaughanistos, tous ont droit à nos remerciements et & ceux de tous les croisés anti-maçons qui, comme la Vérité, n’ont pas abandonné le champ do bataille contre la cité du diable.Avec l’axiome : jXcmo malus, nisi probetur, avec la charité et l’équité qui préfèrent laisser échapper quelques gredins plutôt que do condamner un seul innocent, Taxil, avec ses masques, était fort gênant ; démasqué il est toujours utile par les jalons qu’il fournit.Il est évident qu’il a souvent trahi les secrets des Francs-maçons, scs ft ères Trois Points.Amis et ennemis tous sont d'accord pour dire qu’il est sans scrupules dans scs trahison»; il paraît même se com- “Si Pike n’a jamais été autre chose que Grand Commandeur d'une des 150 organisations indépendantes, comment se fait-il que W.J.llughan, un dos premiers savants Francs - maçons d’Angleterre, écrivant dans le grand organe de la secte Britannique — The Freemason — mars, 1896, appelle son bien-ahné compagnon d'études, général Albert Pike, le roi nox-coukonné des Hauts Grades.Voici l'expression anglaise do llughan : my beloved fellow student, General Albert Pike, the uncrowned king of the Hauts Grades ?" Puis Waite ajoute lui-même : “ M.Marker n*a aucun rapport avec un Snpiême directorat dogmatique si ce n’est sous la forme de cette prétention très bien connue mais contestée du Conseil Suprême de Charleston.Pike no s’est pas servi do l’expression “Supiême Di reel or ut Dogmatique.” Alors même que la faculté et le pouvoir que revendiquent les 33èmee,Ritc Ecossais Ancien et Accepté do Charleston seraient basés sur un document forgé par un Juif, ce pouvoir et cotte faculté, au dire de Waite lui-même, seraient pourtant entrés dans le droit de la Maçonnerie anglaise et do la plupart des autres ; le prince do Galles et les pairs de son royaume, d’après Marker lui-meme, s’y seraient soumis.Nous allons citer ce que Pike et les 80 luminaires disent de ce faux qui, à leurs yeux, n’en est point un.Nous prenons ces citations dans leur History of Freemasonry and Concordant Orders, 1891.Page 651, A.Pike dans un rapport dit, au sujet do cotte Royauté maçonnique : “ En 1761 les loges et conseils des Degrés supérieurs s’étant répandus à travers toute l’Europe, Frédéric II (ou le Grand) roi de Prusse, connue Grand Commandeur de l’Ordre des Princes du Secret Royal, ou 32o fut par un consentement général choisi et reconnu comme la tète souveraine et suprême du rite Ecossais.Le 22 octobre 1762 les Grandes constitutions maçonniques furent finalement ratifiées à Berlin et proclamées pour le gouvernement de tous les corps maçonniques suivant le Rite Ecossais dans les deux hémisphères ; et cette mémo an née-là elles furent transmises à Etienne Morin qui avait été nommé en août 1761 Inspecteur Général pour le nouveau monde par le Grand Consistoire des Princes du “ Albert Tike M.\ P.*.Grand Commander ot the Supreme Council of Sovereign Grand Inspectors-General of the 33 o, Southern jurisdiction of theUnilo.i States, the Mother Council of the World.” A la page 800, en gros caractères : “ The mother supreme counci t (Mother m fact, but not claiming on that account to be more than the peer of her daughters) commands the respect and affection of all Scotisli masons and by its publications, has gained an immense influence, the world over, in all matters relating to the Ancient and Accepted Rite.*’ “ La mère supreme conseil, (Mère do fait mais no réclamant pas davantage pour cela quo d'etre l’égale de ses tilles), commande le respect et Vaffeclioi de tous les maçons Ecossais, et, par ses publications, elle a gagné dans tout le monde une immeme influence dan» toutes les matières qui touchent au Rite Ancien et Accepté.A.K.Waite, un Anglais mvstico- v magicien qui dit Tramcondantaliste alors qu’il n’est qu’un philosophe sorcier, nous dit à la page 215 de son Devi/ Worship in France que M.Marker, une des illustrations de la Maçonnerie anglaise de nos jours, C"l parfaitement au courant de la prétention du Conseil Suprême de Charleston d’avoir un droit suprême sur la Maçonnerie et il sait que celle usurpation est londéo sur une pièce forgée.Dans une lettre qu’il a eu l’occasion d’adresser il y a quoique temps à un piètre catholique sur ce sujet même il remarque : “ Lo défunt Albert Ri ko,do Charleston, comme maçon capable était sans aucun doute un pape maçonnique qui a maintenu soumis aux rênes de sa direction tous lus Conseils Suprêmes du monde, y compris les Grands Conseils Suprêmes d’Angleterre, d’Irlande et d’Ecosse, lo premier de ceux-ci — celui d’Angleterre — comprend lo Prince de Galles, Lord Lathom et autres pairs qui étaient en alliance avec lui et lui étaient soumis de fait.” Voilà donc lo futur roi do la Grande Bretagne, Empereur des Indos, avec les pairs do son Empire soumis au Pape Franc-maçon, lo général américain Pike ; malgré cela nos bons Anglais so font gloire d’avoir secoué lo joug du Pape do Rome, Vicaire do Jésus-Christ.Mieux vaut, d’après leur goût, être soumis au Vicaire do Satan, de Charleston.Voici les propres paroles do Waite et do Yarkcr : *• The lato Albert Pike of Charleston, as au able mason, was undoubtedly a 4 • Les 33o sont, comme on le voit, dans tous leurs livres et journaux de la secte, les vrais chefs do la Franc-Maçonnerie, et quand Albert Pike était le Roi et lo Pape des 30o, 31o, 32o, 33o du rite Ecossais il était par eux lo Roi et Pape do toute la Franc-maçon none.Lo fait que quelques oges, grandes ou petites, ne voulaient pas se soumettre à son régime comme Waite et Yarkcr nous Vont fait entendre, prouve lo fait quo les autres s’y soumettaient ' et reconnaissaient Charleston comme la mère des Conseils Suprêmes et Pike comme lo roi sans couronne et ls pape sans tiare.(1) Ricoux paraît avoir été un autre nom de plume de Jogand.Voir la /'VancJ maçonnerie démasquée, juillet 1897.L.Focquet, O M I. 8 LA VERITE L’ETAT RELIGIEUX bien vous pensez,peut être la source 'mieux que partout ailleurs, VAssis une collation, d'une foule de calamités.Mais le re tance publique montre sou insuffisance, mède existe à côté du mal Pour cou-, Tous les jours, de malheureux dia- jurer le mauvais sort, il suffit de tou : blés meurent de faim ou faute de cher du fer.Aussi rencontrons-nous soins.Ou me cite l’exemple d'un à chaque instant des petites ouvrit- ouvrier poitrinaire qui depuis deux ree.de braves travailleurs qui, à la ans, garde le lit.Il a avec lui sa vue de notre soutane se précipitent j vieille mère, âgée de 72 ans.La " Le résident resta d’abord intervers un bec de gaz ou tirent subrep-1 femme seule peut donc travailler.Et | loqné.Mais le brigadier était là, qui, ticemeut une clé de leur poche.{encore quel travail peut-elle faire jeu deux mots, mit toute lacoinpa-“ Un jour, rue Ordener, je rencou-jnvec un vieillard et un malade à guie française au courant de la pe-tre une bonne femme.Effrayée, elle [soigner ?Quelle somme Y Assistance tite mystification, et le résident, le-fouille dans ses poches.Rien 'E\\o\ publique alloue-t-elle à ces mal heu- vaut son verre à son tour, le choqua cherche des yeux le bec de gaz pro- reux ?Cinq francs par mois.Vous contre celui du mandarin en disant: tectenr.Il est au moins à 30 mètres entendez bien.Très aimablement, je tire une clé de ma poche,et je la lui présente.Elle me contemple ébahie, en me demandant si je veux me moquer d'elle.Mais la crainte superstitieuse est la plusforte, et, sans rire, elle touche ma clé.” “ A l’heure des toasts, le mandarin leva sou verre, et d’un air cérémonieux, le choquant contre le verre du dignitaire français : “ A la tienne, Etienne! ” dit il avec l'accent de Montmartre.A C LIG N AN CO U RT Nos lecteurs se souviennent, dit la Croix, de Paris, des bénédictions aussi laïques que libre-peuseuses, que M.Clovis Hugues répandait sur les socialistes de Montmartre, il y a deux ou trois ans, cependant que le citoyen Létrillard, pontife de l'athéisme, h s baptisait civilement.Clovis Hugues était alors dans toute sa gloire de poète et de député; depuis, des déboires de diverses sortes ont un peu calmé sou enthousiasme d'apôtre rouge.U ne trentaine de families, séduites par l’ambition de faire baptiser leurs enfants par un candidat au Conseil municipal, sous les auspices d'un aussi grand homme, les avaient conduits à la Maison du peuple pour y recevoir les impositions des mains mêmes du poète chevelu.“ A la tienne, Etienne ! ” Il n'y a pas de raison pour que la formule ne passe pas au cérémonial annamite et meme a d'autres céré- Cinq francs par mois pour trois personnes.N’est-ce pas honteux?Et dire que cette même Assistance publique fait des économies annuelles de SOU 000 francs, sans parler des millions qu'elle prodigue à ses ronds de cuir avec une maternelle profusion.De part ils laits se passent de commentaires.moniaux .“ A la tienne, Etienne ! " *** REOUVERTURE DES COURS A L ECOLE DE LAITERIE DE ST-HYACINTHE Très complaisant, mon interlocuteur me donne de curieux et intéressants détails sur l’état religieux et moral de cette partie de Paris.Notre Dame de Clignaucourt est la plus importante des paroisses d'là capitale, par.le ch Hire de ses ha bitants Elle eu compte 102,000 ; et sept prêtres seulement sont charges de la conduite de cet immense trou-Ainsi, me dit nu vicaire.* # Or, raconte un de nos confrères, une petite fille de 10 ans, Berthe D apprenait tout dernièrement, par une de ses petites camarades, que ce baptême n’était pas valide.— Ne riez pas de cette candide ignorance, nous sommes à Cliguaucourt.—La fillette n’eut de tranquillité que le jour où sa mère, qui u’en croyait pas ses oreilles, lui promit de la faire rebaptiser par un prêtre de l’église de Clignancourt.La cérémonie a eu lieu ces jours derniers, ajoute notre confrère.La petite Berthe était entourée de toutes ses camarades d’école.On en a beaucoup parlé dans le quartier, et plusieurs familles, inquiètes d’apprendre que le baptême de M.Clovis Hugues n’avait aucune valeur, s’occupent de faire rebaptiser leurs eu fants.L’histoire n’est pas banale.Aussi avons-nous voulu en vérifier l’exactitude.A LA TIENNE, ETIENNE ! La Société d’industrie Laitière de la province de Québec nous prie d’anoucer a ses membres et au public intéressé la réouverture des cours de sou école de laiterie de St-llya-cinthe, qui aura lieu cette année le 3 novembre.Il y aura dix séries de cours, qui commeueeronl aux dates suivantes : 3 novembre ; 17 novembre ; il décembre ; 10 janvier ; 31 janvier ; 28 février ; 14 mars ; 28 mars ; 11 avril, et 2ô avril.Le cours du 0 décembre est réservé aux élèves anglais ; celui du 10 janvier aux candidats - inspecteurs des deux langues, et celui du 31 janvier aux anciens élèves de l’Ecole, également des deux langues.Tous les cours des antres séries seront donnés en français seulement.Comme elle a constaté qu’un évitain nombre de candidats inspecteurs, bons fabricants d’ailleurs, ne réussissent pas à leurs examens faute d’une préparation suffisante, la direction de l’Ecole a cru utile d’ouvrir cette année un cours préparatoire d’un mois pour tous les anciens élèves de l’école, qui seraient disposés à se présenter eu 1890 aux examens d’inspecteur.11 est essentiel que ce cours soit suivi en entier par ceux qui désire en profiter.L’admission sera gratuite pour tous ceux qui auront payé leur souscription à la Société d’industrie Laitière pour 1898.Pour l’inscription et tous autres renseignements, s’adresser au Secrétaire de l’école de laiterie à St Hyacinthe.• • • Dans le Tour du monde d'un épicier, M.Seigneurie rapporte cette anecdote : “ C'est au Tonkin : un mandarin annamite gouverne un village sur les bords du Song Koi et protégé par une digne immense contre les débordements de la rivière.“ Comme cette digue menaçait ruine, le génie résolut de la faire réparer et chargea un brigadier de diriger les travaux à faire par des ou vriers enuaraites.“ Ce brigadier était un Parisien de Montmartre, blagueur et gai,comme le sont tousles enfants de la Butte “ Le mandarin se trouvait être, contre l'ordinaire, une assez bonne pâte d'homme.Tous deux se prirent d'amitié l’un pour l’autre.Le mandarin invitait souvent le brigadier à prendre le thé, le choum-choum et même le champagne.Le brigadier ne se faisait pas tirer l’oreille.“ Entre eux, la conversation était courte : l'un ne savait que quelques mots d’annamite ; l’autre n’entendait rien au français.Mais a t on besoin de tant causer quand ou boit de compagnie, chacun levant son verre plein et le choquant joyeusement au verre de l’autre ?“ L’eufaut de Montmartre, avant de porter sou verre à ses lèvres, ne manquait jamais de répéter la formule : *• A la tienne, Etienne ! ” “ Cette locution frappa le mandarin qui la retint et s’étudia de la prononcer avec l’accent faubourien qu’y mettait le brigardier, et finit par se l’approprier.Lui aussi disait : “ A la tienne, Etienne ! ” “ C’était du montmartrois le plus peau : j’étais de garde, samedi dernier.Dans la même journée, j’ai fait 8 enterrements, 11 mariages, 3 baptêmes et 2 ondoiements à domicile.” Après cela, qu’on dise que tes curés sont des fainéants ! Ceux qui aiment les contrastes peuvent aller tous les jours dans cette église.Ils seront servis à souhait.Dans au coin, c’est un groupe joyeux qui entoure d nouveaux maries ; ils peuvent entendre, à quelques pas, les sanglots d’une famille qui conduit un des siens à sa dernière demeure, et les vagissements d’un enfant qui vient recevoir l’oude sainte.Les jours de fêtes sont particulièrement fatiguants pour le clergé de Clignaucourt, car les ouvriers eu profitent pour faire baptiser leurs enfants.Souvent, les autres dimanches, ou travaille.Aux grandes fêtes, tout le monde est libre.Les parents, le parrain et la marraine, les amis ont revêtu leurs plus beaux habits.En route pour l’Eglise ! Le jour de la Pentecôte, Cl baptêmes ont été célébrés à Notre-Dame do Clignan-court ; le jour de Pâques, 59.La foi baisse-t-elle dans les quartiers populaires ?Non, s’il faut en juger par le chiffre des baptêmes et des mariages.Depuis le 1er janvier, dans cette seule église, on a baptisé ou ondoyé 1240 enfants.Le nombre des mariages religieux est en augmentation de près d’un tiers sur l’année précédente.t?S • f A Notre-Dame de Clignaucourt.un vicaire nous répond : “ L'hisioire telle qu’elle est racontée par ce journal est-elle exacte ?Je l’ignore.Vous comprendrez facilement que dans une immense paroisse comme la nôtre, un baptême d’enfant de cinq à douze ans passe inaperçu, car ils sont très fréquents.Ainsi depuis le 1er septembre, sur 124 baptêmes il y en a en 12 célébrés dans ces conditions.En tout cas, l’aventure est très vraisemblable.Nos libre-pen-seurs peuvent être fiers de leur œuvre.Ils ont si bien émancipé l’esprit humain des superstitions divines, que nos malheureux paroissiens sont,sur les questions religieuses, d’une igno rance qui ferait rougir le dernier dt s laboureurs.“ Comme cela arrive toujours, la euperstition a remplacé la religion.Dans notre quartier, les superstitions les pins sottes, les pin s niaises sont d’une pratique courante.“ Avez-vous entendu parler de la superstition du fer ?Nos esprits émancipés sont convaincus que la vue de certains objets, la rencontre de certaines personnes, porte malheur.La vue d’un prêtre, comme 16eme CONVENTION ANNUELLE DE LA SOCIETE D’INDUSTRIE LAITIERE La 16ème convention annuelle de la Société d’industrie Laitière aura lieu à Nicolet les mercredi, 1er et jeudi, 2.décembre prochain.A cette occasion, la société publiera un programme détaillé et illustré qui sera envoyé à tous les membres et amis connus de la société.Les intéressés qui ne l’auraient pas reçu vers la Toussaint sont priés de le réclamer par carte postale au secrétaire do la société, à St Hyacinthe.Ce programme sera, nous l’espérons, un souvenir que tous les amis de la so- conserver.E.C.pur.Il reste, hélas ! bien du terrain à défricher dans cet immense champ.Mais c’est une consolation pour les prêtres zélés qui travaillent à l'œuvre si difficile de l'apostolat de cette grande paroisse, de penser que leurs efforts ne sont pas infructueux, que leur zèle est souvent récompensé par le succès.La misère physique est autsi grande que la misère morale.Là " Après quoi, le mandarin s'enquit du sens de la formule." Et le brigadier, grâce à un interprète, fit comprendre que c’était une formule de politesse dont le protocole exigeait qu’on se servit en France quand on avait l’honneur de boire à la santé d’un supérieur." A quelque temps de là, un haut fonctionnaire du protectorat passa par ce village et fut reçu en grande pompe par le mandarin qui lui offrit I'd .‘te tiendront à • i
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.