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Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
samedi 19 février 1898
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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La Vérité, 1898-02, Collections de BAnQ.

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loi jiuiv 97 j N Oan vhmw St.Jean ,|S1 rue Quebec Samedi 19 Février 1808 Heine Année No 30 LA VÉRITÉ abonnement AVIS t’anada et États-Unis.$2.00 $1.00 Etranger (Union postale) f.13• 50 Toute demande de changement d’adresse doit etre accompagnée de l’ancienne adresse Un au.Six mois JOURNAL HEBDOMADAIRE Un an Telcpheie : 232T “ MERITAS LIBERAB1T VOS—LA VÉRI1É VOUS RENDRA LIBRES.” J.P.Tardivel, Uireeteir-Preprietalre Bureaux : Chemin Sainte Fuye pres Quebec tre au jury l’honneur de nos géné- que le huis clos, tout au moins, a raux d’armée (Vifs applaudissements besoin de ce correctif nécessaire de sur de norubreux bancs, violentes inter- la liberté de la critique au dehors.(.Ex .tarnations au centre et à droite.) Mais, enfin, puisque vous décidiez à poursuivre, puisque vous portiez ce document au jury pour que le jury décidât et jugeât, de quel droit, en vertu de quel principe avez-vous fait un choix eutre les diverses parties de cet article.(Applaudissements d l'extrême-gauche et sur quelques bancs à gauche.— Bruit au centre.) M.le comte de Bernis.— Vous êtes du syndicat ?( Vives interruptions d l'extrême-gauche.) M.Jaurès.— Que dites-vous, Monsieur de Beruis ?M.le comte de Bernis.— Je dis dis que vous devez être du syndicat, que vous êtes probablement l’avocat du syndicat ?e# M.Jaurès.— Monsieur de Bernis, vous êtes un misérable et un lâche ! ( Vifs applaudissements à Vextrême-ga.vche.Exclamations prolongées au centre, à gauche et à droite.— Vive agitation.) ( M.Gemult• li icita >’d t >viversc V hémicycle s'élance sur M.de Bernis et le frappe.— Tumulte prolongé.) M.le président lève la séance.(Il est 3 h.45).Là s’arrête le compte rendu de L'Officiel.La Croix donne le récit suivant de la mêlée : formant en débat parlementaire.Si ces déclarations étaient portées à la tribune, elles seraient discutées comme toutes les autres pièces ; ce serait ouvrir la porte à la révision du j procès.j Il ne faut pas qu’on puisse dire que sans cette pièce, le jugement serait sans valeur {Applaudissements sur de nombreux bancs).Le jugement se suffit à Ces déclarations sont de QUEDEO SAMEDI 10 FEVRIER 1898 ruptions à l'extrême gauche.) Ce faisant, il n’a pas voulu se prêter a une illégalité, qui eût introduit un procès en revision.L’auteur de l’article l'a dit : il a eu en vue un moyen révolutionnaire pour introduire cette révision ; la lui-même, responsabilité de cette abominable même manœuvre retombera sur ses auteurs.LA MEMORABLE SEANCE — DE — La Chambre française Les journaux (le Paris nous apportent lès détails de la memorable séance de samedi le 22 janvier.Les dépêches télégraphiques n’avaient rien nature que les exagéré : la scène parait avoir été in- ' descriptible.Il s'agissait d’une interpellation de M.Cavaiguac qui au sujet des aveux faits par Dreyfus au capitaine production.Lebrun-Renaud.Voici le résumé de Ce ne sont pas seulement les difficultés d’ordre diplomatique qu’il imported'éviter en de telles matières, (Bravos).Ce que du moins le gouvernement saura empêcher, c’est que l’ordre soit troublé dans la rue comme le voudraient les hommes qui, dans leurs journaux, fout appel à la révolution.Quant aux appels à l’indiscipline adressés aux soldats par M.Jaurès, pour la satisfaction de tous les ennemis de la France (applaudissements prolongé*), ils ne seront pas entendus.La France ne laissera pas impunément préparer cette nouvelle édition deZ-t Débâcle (Applaudissements répétés.) motifs qui ont fait prononcer le huit clos, et le pré sideut du Conseil estime que la Chambre ne peut pas en exiger la son discours : Il commence par affirmer l'existence de cette déclaration du capitaine Lebrun-Renaud appuyée de deux documents : une lettre du même jour, du général Gonze à ses chefs à ce sujet et un rapport du capitaine lui-même.Le gouvernement, an lieu de publier ces documents comme il y était invité par l’orateur, s’estco*: la note publiée à VAgence llavas, semblant être seul à ignorer que l’autorité de la chose, jugée est mise en suspicion.Dans le Temps, c’est M.Bernard Lazare, démentant l’existence de la déclaration et du rapport du capitaine Lebrun-Renaud.Serait-ce discuter l’autorité de la chose jugée, que de publier nu docu ment qui la confirme, alors que le gouvernement n’a pas hésité, malgré le premier arrêt du Conseil de guerre, à renvoyer un autre officier devant le Conseil de guerre.Ou invoque des motifs de convenance internationales pour ne pas produire le document en question.Qu’on supprime alors les quelques mots sur lesquels porte cette critique, personne n’aura rien à objecter, même pas l’orateur.Il y a quelques semaines, le gouvernement déclarait qu’il n’y avait pas d’atl'aire Dreyfus ; ce u était là, les faits l’out montré, qu’une parole ambiguë.(Applaudissements à l'extrême gauche.) Le procès Esterhuzy, le procès Zola prouvent qu’on a laissé conduire les événements par les meneurs do la campagne Dreyfus.Le président du Conseil des ministres,M.Méliue.lui répond,d’abord, que les déclarations du capitaine Le-orun-Rcnaud existent.Puis il continue, en substance, ainsi : Si le gouvernement s’est refusé à les produire à la tribune, c’est qu’il ne pouvait, non plus que ses prédécesseurs, y porter de tels documents.Cette allaire a un caractère strictement judiciaire, qu’il importe de ne pas lui faire perdre en la trans- c’est le secret de notre police militaire qu’il faut assurer.( ?ifs applaudissements ) Mais les menées contre le gouvernement ne se bornent pas à l'affaire des déclarations Lebrun-Renaud.Les défenseurs de Dreyfus ont choisi le terrain de leurs protestations, ils ont en les juges qu’ils réclamaient, ceux du Conseil de guerre.(1) L’arrêt prononcé, le devoir de tous était de s’incliner.Au lieu de cela, ce jugement a été le point de départ d’une campagne, menée pour une part par un écrivain de talent qui se sert de sa plume pour déshonorer et salir l'armé-(Applnudissements prolongés.) Avec une superbe inconscience, il a dédaigné les faits les mieux établis pour flétrir les meilleurs serviteurs du pays.Les journalistes qui ont aidé à cette campagne ont assumé une terrible responsabilité ; libre à eux de croire à l'innocence de Dreyfus, mais ils n'avaient pas le droit d’user des moyens odieux qu'ils ont employés.Les meneurs de la campagne eu sont arrivés à ce point que, dans ce pays de France, si doux, si hospitalier, ils soulèvent des protestations d’une violence jusqu’ici inconnue.Le gouvernement a déféré à la justice commune l’article insultant publié contre l'armée ; il est certain que les douze citoyens libres chargés d’apprécier cette cause sauront défendre l’intérêt du pays.Mais il n’a pas cru devoir soumet- A la suite du discours de M Mé-iiue, M.Cavaignac dit qu’ayant obtenu satisfaction par la déclaration du président du Conseil qu’il existe des documents qui relatent les aveux de Dreyfus, il retire sou interpellation.Alors M Jaurès, le chef des socialistes de l’extrême gauche monte à la tribune et prononce un violent discours.Voici ses dernières paroles, d’après le compte rendu officiel, qui ont provoqué la bagarre : M.Jaurès.— Savez-vous ce dont nous mourons tous ?Je le dis sous la responsabilité de ma conscience personnelle : nous mourons tous, depuis que cette affaire est ouverte, des demi mesurés,des réticences, des équivoques, des mensonges des lâchetés.( Vifs applaudissements à l'extrême gauche.) Oui des équivoques, des mensonges, des lâchetés.(Vifs applaudissements répétés ci Vextrême-gauche et sur divers bancs à gauche.) Il y a d’abord, quoi que vous ayez fait pour eu atténuer le scandale, il y a mensonge et lâcheté dans les poursuites dirigées contre Zola.( Vifs applaudissements agrr du Caur Jtm* de 7\>uh>un] En ce siècle où tant d’influences malsaines conspirent à effacer des esprits la notion du surnaturel, il n’est pas sans utilité de produire au grand jour la figure admirable de la vénérable Marie • Cresceuce Ross, dont la cause de la béatification se poursuit en cour de Rome.Avec quelle circonspection minutieuse,sur quelles informations amples et sûres, avec quelle rigueur inexorable l’E glise procède en ces matières, nui ne l’ignore Paséée au crible, et à un tel crible, la mémoire des saints n’en sort que plus pure et plus belle.En 1801, Die VII rendit un jugement favorable sur l’héroicité des vertus pratiquées par la servante de Dieu.Avec l'assentiment de Sa Sainteté une commission a été apprendre la musique qu’elle aima beaucoup toute sa vie.Elle chantait avec tant de grâce et d’expression, qu'on ne pouvait sc lasser de l'entendre.Mais elle fuyait le bruit et les jeux de son âge.Demeurer seule dans son petit oratoire ou passer des heures entières eu adoration devant le Scint-Sacremeut.c'était toute la récréation de notre Heureuse enfant ! ce que tant d’autres n’apprennent qu'après de longs efforts et une laborieuse expérience, elle le pratiquait, pour ainsi dire, dès le berceau.pour- ar- re- petit auge.” (A Muivre) TCHEQUES ET ALLEMANDS plus doux que ceux-ci dans son jardin.Qui donc est ton père ?Où est ta demeure ?Comment l'appel-constituée pour connaître da plu-1 les tu ?Et comment sieurs faits merveilleux attribués à Mère ?” V U EN AUTRICHE Léon XIII se nomme ta (De VUnivers.) Le calme ne renaît pas, il s'en faut, eu Autriche, comme il n était que .rop facile de le prévoir.À défaut de l’enceinte du Reichsrath de Vienne, c’est le palais où réside la Diète de Bohème, à Prague, qui sert aux Allemands et aux Tchèques de champs clos, sinon de champ de ba et taille.Là les enragés Wolf et Schœ-nerer continuent à leur façon peu chevaleresque, ou le sait, de rompre des lances contre le gouvernement et les Tchèques.Pour se livrer dans des proportions plus réduites, la tout à tes parents.’’ Anne reçut, à lutte n’eu est pas moins vive, ce moment, le don de la raison.Re- Fidèle s ses errements, le successeur du comte Badeni,baron Gautsch, trouva couchée sur son lit, où sa s’efforce eu vain de trouver un terrain de conciliation.Il a semblé un instant que la lassitude générale finirait par rendre possible un rappro Quelque temps après, le divin En- chôment entre les partis opposés.Le se montrant de nouveau à la pays réclame la cessation des hosti-petite fille, lui dit : “ Ma joie est lités.Il n’a d’ailleurs jamais bien compris ni la cause, ni le but de donne-moi tou cœur, et cette véritable querelle d’Allemands.Il ne voit pas bien pourquoi on vou-Pre*|Puis il lui passa un anneau au drait empêcher les Bohèmes elles miers pas dans la ' ic mystique doigt et ajouta : “ Maintenant je te Moraves de parler tchèque, dès lors parmi les plus suaves délices du | choisis pour ma Gaucée ; tu es à moi qu’en Galicie on parle polonais et que et moi je suis à toi ; tou cœur et mon personne n’y trouve à redire.Cœur ne doivent plus faire qu'un.” Aussi, n’était l’entêtement inqua-Comme d'autres saints, Anne jouis- lifiable des libéraux et des juifs qui Anne-Marie Cresceuce naquit le|sail fréquemment aussi de la pré- se prétendent, contre toute vérité et 20 octobre 1682 à Kaufbeureu, dans sence de son ange gardien, qui l ac- même contre toute vraisemblance, le diocèse d’Augsbourg.On ne tarda]compagnait à l’église et à l’école, se lésés, mortifiés, persécutés, rien ne pas à remarquer une action extraor- tenait & ses côtés et l’instruisait des serait plus facile de mettre fin à dinaire du Saint-Esprit dans cette choses de Dieu.cette espèce de guerre civile, enfant prédestinée.Dès ses premiers Anne reçut la confirmation à l’àge Déjà le baron Buquoy, au nom bégayements, elle s’essayait à pro de quatre ou cinq ans ; vers sa sep- des grands propriétaires terriens les paroles du Pater.Avant tiènae année, elle fut admise pour la conservateurs, a proposé la constitn- première fois à la table sainte.Quel- tion d’un comité mixte qui aurait (1) Les âmes pieuses liront avec ques mois auparavant, sous l’irapul- pour mission de créer un accord.Le grand intérêt la biographie complète sion du divin Esprit, elle avait cou- comte Buquoy, ce faisant, n’a d’ail-de la vénérable, dont nous ne pou- g&cré, par vœu, sa virginité à la leurs que repris à sou compte une =kl: , .T'T Hague re a» tion et talent par le II P.Jeiler, O.Pîclele u assister aux catéchismes Reichsrath par le comte di Pauli, S.F , Docteur en théologie, sous ce de la paroisse, elle étonnait l'assis- député catholique.C'est d’ailleurs le titre : Vie de la Vénérable Mère Marie* tance par ses réponses.Le P.Ignace seul moyen possible d’en finir.Le Crescence IIoss, du her$ Ordre de Saint Wagener, S.J , était alors chargé de gouvernement l’a compris de son toTt'ïdI'cu8"is"e™e“t religic"x , ün jour' =6lé' ""T'" ‘>r“oni8e an sVWme A.Rugemer, O.S.C._Chez Cas- ne Pouvant contenir son admiration, base sur des concessions que I on ee term an, éditeurs pontificaux, Tournai il laissa échapper cette exclamation: ferait réciproquement.Un parti ne (Belgique).— Prix : 3 francs.(" Mon enfant ! tu dois avoir un Mal- peut raisonnablement exiger tout de Ainsi questionnait ingénieusement la jeune fille.— " Mou présidée par Mgr l’évêque d’Augs-1 Père, répondit l’Enfant-Jésus, est le bourg, tint une série de quatre-vingt-] Père du ciel.Ma demeure est la Jé trois séances, clôturée en "1885 ; et les son intercession, Cette commission rusaiem céleste ; je m’appelle Jésus, actes, solennellement fermés et scel-1 et le nom de ma Mère est Marie." lés, ont été soumis à l’examen de la | Aune se réjouit et pria de tout cœur Sacrée-Congrégatiou des Rites.Les grâces singulières dont le Cœur de Jésus se plut à favoriser cette âme d’élite lui méritent une le petit Jésus de l’amener près de son Père, dans son beau jardin.Elle tomba aussitôt eu extase son esprit fut transporté en paradis, place de choix parmi les " Amis ” de j Et Dieu lui dit .» g; tu veux être ce Cœur sacré.Un jour qu'elle s'était offerte à Dieu en holocauste, ma fille, il faut que tu aimes uniquement mon fils et moi, que turecher-une ferveur particulière, elie | c^es solitude et que tu obéisses en fut ravis en esprit.Ton offrande avec m’est agréable, lui dit le Seigneur, mais sache que je ne me laisse pas|yenue de son ravissement, elle se vaincre en générosité ” Et lui mon trant son Cœur ouvert : “ Regarde, mere l’avait transportée, la croyant ajouta-t-il, mou Cœur transpercé par | simplement endormie d’un profond l’amour.Je te le donne pour demeure | sommeil, et comme uu lieu de refuge où tu seras hors de l'atteinte de tes euue-1 faot, mis.” Gage de sécurité qui ne devait pas être superflu, nous le ver-|d’être avec les enfants des hommes, rons licntôt.Mais avant de contera- Uja finei pler la vénérable plongée dans le feu | tout ce qui est à moi l'appartiendra." des tribulations, suivons ses ciel.I noncer L.I.i if- i 80
de

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