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Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
samedi 16 septembre 1899
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Vérité, 1899-09, Collections de BAnQ.

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NOTRE-DAME DE QUEBEC, SAMEDI 16 SEPTEMBRE 1699 19ème ANNÉE No.8 AVIS ABONNEMENTS Canada et États- Unis Un an.Six mois Étranger (UniJm postale.) Un an LA VERITE Touts mema#bk de CILUitiKMWr ÿt ADRHS9K DOIT *ÛB ACOOMkAGNÉE DE L'ANCIENNE ADRESSE.$2.00 $1.00 i REVUE HEBDOMADAIRE Téléphone : 712 f.13.50 “ VERITAS LIBERABIT VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES.” J.-P.Tardivel, Directeur-Propriétaire .N.-D.DE QUÉBEC SAMEDI JG SEPTEMBRE 1809 Bureaux : Chemin Sainte-Foye près Québec ques mois.Le ministère Dupuy a perquisitionné bruyamment au siège de la plupart des associations en vue, Ligue de la patrie française,Ligue plébiscitaire, Ligue nntisémitique, comités royalistes et nationalistes ; il a annoncé des mesures de rigueur contre les congrégations religieuses ; mais il n’osent pas toujours signer ces pétitions, ou meme s’y refusent absolu' * ment.On doit même le dire bien haut.cle contre la religion et la société.Mais alors elle s’abritait plus ou moins adroitement sous le mensonge, et les candides avaient un semblant de droit les ouvriers, les petits commerçants La lutte contre les sociétés sont souvent plus faciles à gagner que à n ¦ pas croire tous les crimes dont on certains bourgeois, que certains pro- l’accusait, priétaires, titrés ou non, qui, par leur situation indépendante, ne courent aucun risque.11 y a là une inaction qu’on ne saurait trop flétrir.Et ces mêmes hommes qui ont peur de donner une signature n’auront ensuite pas assez de plaintes, de protestations anodines, d’épigrammes de salon contre le régime actuel.Ce n’est pas avec des mots qu’on peut essayer de couper les tentacules de l’immense pieuvre qui nous enserre de toutes parts, mais avec des actes vigoureux, et, si c’est nécessaire, héroïques.D’un autre côté, les francs-maçons se posent en victimes, les bons apôtres : eux qui ne cessent de réclamer l’expulsion des religieux, même des admirables Sœu rs-de-Ch a ri té et des Petitcs- II Maintenant elle a jeté ouvertement le masque et s’est posée,non seulement par ses actes, mais par ses paroles officielles, en ennemie irréductible de la religion ; de la religion catholique, bien entendu, car elle est singulièrement accueillante pour les diverses sectes hérétiques et surtout pour les juifs, qui lui fournissent ses plus fidèles recrues.En 1885,1e Grand-Orient de France, jugeant la dissimulation inutile, a supprimé dans ses statuts la phrase relative à la liberté de conscience.Désormais.le franc-maçon n’a plus le droit de croire à ce qui lui semble le meilleur ; il doit être, en philosophie, matérialiste et athée, et.en politique, républicain.L’ancien amour de la liberté est remplacé par un dogmatisme à rebours et le plus étroit qui ait jamais existé.Cette déclaration et les actes qui l’ont suivie ont indigné bon nombre de Frères qui avaient eu la naïveté de croire que les statuts étaient, faits pour être observés ; et l’un d’eux, le F.-.Francolin, écrit :(1) “ La franc-maçonnerie du Grand-Orient de France oublie, à mon sens, les traditions de la franc-maçonnerie universelle.; elle va droit au culte de l’athéisme et du matérialisme, culte qui est aussi intolérant que le plus intolérante des cultes religieux.Elle se sépare de plus en plus de la maçonnerie du monde entier, remplaçant la largeur d’idées et lu tolérance fraternelle par 1 e fanatisme de la négation Le F.-.Francolin détermine assez bien l’état d’esprit de ses collègues, mais je crois qu’il s’illusionne lorsqu’il croit que parce fanatisme antireligieux les maçons français se séparent de leurs frères du monde entier.Le Grand-Orient de France a peut-être seulement l’avantage d’être plus franc ou plus impudent; les loges d’Italie, d’Espagne, de Portugal et d’Autriche méritent absolument les mêmes reproches.Celles qui fonctionnent dans les pays protestants sont quelquefois moins agressives, parce qu’elles savent qu’elles ont peu à craindre de ces croyances plus ou moins chrétiennes de nom et d’esprit qui aboutissent d’ordinaire au rationalisme ; elles sont au contraire furieuses et comme enragées dans les nations où subsiste encore officiellement le dogme et la morale catholiques.Au convent de 1885,le F.\ Fernand Faure, chargé du discours de clôture, s’exprime ainsi : “ Nous devons pour- (1) Chaîne d’union, journal de la Maçonnerie universelle, 1SS6, p.4.s est bien garde de poursuivre lagran-j de association,mal faisante entre toutes, | de la Franc-Maçonnerie, dont l’action visible aux veux les moins du (\rnr de c«,r ,1„ non mob.scs enfants afin d'arrêter net la imilt.- colonisalion dans la 1>rovjnce de Qné- plication de ce peuple qu, devenait bœ et nendantqu'clle s'affaiblira, nous par son nombre une menace pour nu- anB)ns sojn ,|c fortir,er |es „„tres pro-tonomie des Egyptiens.( herehez de la politique tant que vous voudrez là-dedans.pour moi je persiste à y voir lo complot de l’enfer contre l’œuvre de Dieu.N’oubliez pas, mon cher monsieur, qu’il n’y a qu'une guerre dans le monde : celle de Satan contre le Christ.Cette guerre a commencé nu premier jour du monde, et elle ne finira qu’avec le dernier, au grand triomphe du jugement général.L’humanité, dans sa marche à travers les siècles, est sans cesse ballottée entre ces deux camps.L’ambition et la politique semblent être les seuls mobiles qui dirigent les hommes ; quand en réalité c’est lc règne do Dieu qui est l’enjeu du combat.Croyez-vous que la Russie eût travaillé avec tant d’aclmrnement à l’anéantissement de la Pologne si celle-ci n’eût pas été catholique et comme le boulevard de la catholicité contre les entreprises et les aspirations de l’Orient?l’affaiblir, et de la vider de sa population, pendant qu’on fortifierait les au- expérience du passé [ ’ très provinces, avait rendu nos ennemis prudents ; ils prirent les moyens de nous ôter ce qui avait fait toute notre force jusque-là.Ils se dirent donc : si nous laissons » -j perfidie dans cette partie du program* lu chef tory.C’est son affaire.Canadiens l'avantage de se inulti- ° .! m e de Québec, rien XI : aux ; plier dans la provint* 1 ne nous servira de nous fortifier ail-: i ! leurs, ils resteront toujours un obstacle J I devant nous._ ; mesures sévères pour priver les Canadiens de leurs terres ; trouvons un i Mais ce que nous trouvons épatant, j qu’on nous passe ce mot vulgaire mais expressif, c’est la conclusion de cet Prenons sans bruit des t .écrit.La voici : Ou L'homme s’agite et Bossuet a dit : Dieu le mène.Oui ; mais le diable le mène pas mal, lui aussi.Mais sans remonter ni à Pharaon ni à la Pologne, prenons lc peuple canadien au moment de la conquête en 1760.Vous savez ce quo nos conquérants voulaient faire de nous : ils voulaient nous noyer, nous faire disparaître comme peuple ; nous protostantiser, si c’eût été possible.Mais Dieu n’a pas permis cola ; parce que comme le peuple hébreu nous avons une mission à XEMIS Nous avons dû remettre à la semaine prochaine une réponse de M.l’abbé G.Dugas à l’article de M.J.-C.Lan-gelier paru dans le Soleil de jeudi le 7 septembre.l’endroit de M.Green way ; nous comprenons même qu’ils lui soient hostiles.Mais leur engouement pour M.Hugh John Macdonald nous surpasse.348 4 LA VÉRITÉ LA SAINT-JOACHIM respectives.Qu'aux dernières heures du XIXe siècle les catholiques soient devant le Saint-Sacrement pour faire amende honorable pour les péchés commis durant ce siècle, et qu’ils y soient encore aux premières heures du XXe siècle pour le consacrer au Sacré-Cœur en présence du grand sacrement.On doit favoriser l’œuvre de la messe réparatrice qui consiste à entendre une seconde messe le dimanche pour ceux qui ne l’entendent pas.Toutes les œuvres qui ont pour but de venir au secours des églises pauvres doivent être encouragées.Il vaut veiller sur les cantiques chantés pendant la messe ; ils sont d’ordinaire très défectueux quant nu fond, quant à la forme, quant à la musique qui est souvent très profane.On émet le vœu que les hymnes latines ne soient pas aussi délaissées.Il faut veiller sur le choix des vitraux religieux qui souvent sont exécutés d’une manière déplorable et dont les auteurs ne connaissent rien de notre religion et commettent des erreurs considérables.On supplie les prêtres de faire entrer dans les mœurs l’habitude de communier à tous les anniversaires, naissance, baptême, première communion, mariage.M.l’abbé Mermillod, curé d’Anthy, a présenté,dans la réunion sacerdotale, un rapport sur la grave question de la QU:iI1d ht tête de la manifestation pureté de la farine\lestinée aux pains ^vant l’église Saint- d’autel.Après l'avoir entendu, l’assem- ’^^' ^ "'"1 ^ures blée a pris la résolution suivante : «Iniques minutes, les otheos étaient Trière sera faite très humblement terminés; les hdèles, peu à peu, avaient à Notre Saint-Père le Pa^ : 1= d’impo- ^ ^ avaient ser.comme premier devoir, aux corn ^ Ornées ; seul un baptême était en grégations religieuses qui cultivent le ^ s'achever dans une petite cha-blé nu la vign^.de fournir des farines ^ ^ I'^-mite ^ l'église, à ou des vins sûrs pour le Saint Sacrifice ^int- de la Messe : 2" d'imposer à tons les ^ prêtres de se procurer des hosties ou du ayant seulement avec hu le vin ix)ur la sainte Misse dans ces con-:^^ M.Pétetm et le sacristain M.grégations religieuses, à l’exclusion de Thoreau.Quand on entendit les prêtons autres fournisseurs laïcs." le baptême venait de se terminer ; la famille se retira aussi - i tôt par une petite porte de l’église ou-1 vrant sur une rue latérale, la rue Dcguerry, tandis qu’en toute hâte le suisse et le sacristain allaient fermer la porte du tr’ouverte ; ils avec M.l'abbé Gacon dans la salle des mariages.Pendant ce temps, les assiégeants avaient brisé les grilles et envahi le porche, et l’église tout entière retentissait sous les coups de bélier qui venait heurter les panneaux des trois portes qui ne tardaient pas A voler en éclats, tandis qu’une des portes latérales cédait et livrait passage aux assiégeants, qui se ruaient dans l’église en poussant des clameurs et des cris de mort.Arrêtés devant l’église, les manifestants poussent d’abord leurs cris habituels : “ Jïw la sociale ! A bas la caloltc ” ; mais cela ne leur suffit bientôt plus ; des pierres d’abord sont jetées contre le portail, puis ce sont de lourds pavés qui sont lancés à toute volée dans les grilles extérieures dont les longues lances de fontes se brisent en mille morceaux et constituent autant d’armes redoutables dont s’emparent les assiégeants, qui envahissent le porche de l’église, mais ils viennent se heurter aux lourds vantaux des trois portes dont la dernière a été repoussée à l’intérieur.Aussitôt, s’armant de tout ce qui leur tombe sous la main, les pavés qui ont défoncé les grilles, les barreaux et les montants de ces grilles, les assiégeants s’en servent comme do béliers et heurtent à coups redoublés le portail central, dont l’armature de fer résiste longtemps, mais dont les panneaux volent en éclats, et la petite porte de droite qui, mal fermée, finit par céder sous les assauts et sous les poussées répétées de la bande, qui s’engouffre aussitôt dans la nef à demi obscure en poussant des rugissements et des clameurs épouvantables où dominent les cris de : A bas la calotte ! five la révolution sociale.à la main, les envahisseurs se ruent dans la nef latérale do droite : le pro.micr autel qui se présente à eux est l’autel du purgatoire ; ils abattent les statues de plâtre qui le décorent, brisent les chandeliers, les vases, tout ce qui leur tombe sous la main ; plus loin, un confessionnal est à demi renversé et les barreaux de bois en sont brisés ; les envahisseurs se ruent dans l’autel de Notre-Dame des Sept Dou-où ils brisent en mille pièces la statue de la Vierge, dont les débris jonchent le sol.Pendant ce temps, à droite et è gauche du porche central de l’entrée deux solides bénitiers en pierre massive sont jetés à terre et brisés en quatre ou cinq morceaux, tandis que la chaire du donneur d’eau bénite est jetée â terre et à demi défoncé.A l’extrémité du transept de gauche, l’autel privilégié, consacré à Saint-Joseph, n’est pas plus épargné; des chaises sont lancées â toute volée dans les statues qui se brisent et dont les éclats tombent à terre.L'.-lHavas a publié la dépêche suivante : Rome, "20 août.A l’occasion de la fête de saint Joachim, le Pape a tenu audience à midi, pendant plus d’une heure, dans sa bibliothèque privée.Trois cents personnes étaient présentes, parmi lesquelles seize cardinaux, de nombreux prélats et un grand nombre de notabilités de la société catholique.Le Pape a parlé d’abord de saint Joachim, disant qu’il était heureux d’en célébrer la fête pour la quatre-vingt-dixième fois, puis il a parlé de la prochaine année jubilair qu’à l’époque du jubilé de 1825, étant alors âgé de quinze ans, il était allé, avec les élèves du Collège Romain, à une audience de Léon XII.à qui il lut une adresse et dont il reçut une médaille.Léon XIII Ifvet *»n itlUO rappelé e et a s'est ensuite entretenu avec les cardinaux Aloïsi-Masella, Gotti et Rampolla, au sujet de diverses cérémonies religieuses récemment célébrées à Rome.De part et d’autre du maître autel, deux gigantesques chandeliers de bronze doré sont jetés à terre, tordus, brisés; l’un d’eux est soulevé et à demi jeté par dessus la barrière qui sépare le chœur de la chapelle de la Vierge ; sur l’autel lui-même le tabernacle est arraché de la table et jeté à terre, il tombe à plat sur les dalles du chœur ; le hasard veut que le ciboire se renverse complètement et cache les hosties qu’il renferme à la vue des profanateurs qui s’emparent du couvercle en or qui les recouvrait.Pendant c-c temps, d’ailleurs, d’autres envahisseurs se sont attaqués aux troncs de la nef latérale de gauche, dont quatre ont été défoncés et pillés.Mais le sac de l’église dure depuis près de dix minutes : les envahisseurs se lassent de crier sous les voûtes sonores,au milieu du sol jonché de débris de toutes sortes; de l’un à l’autre ils se passent tous les objets de bois qui leur tombent sous la main, les chaises, les Le Pape a enfin admis tous les assistants à défiler devant son trône et à lui renouveler leurs hommages et leurs vœux, tandis qu’il adressait à chacun des paroles bienveillantes.Léon XIII était d’excellente humeur et paraissait jouir d’une santé florissante.A [."INTÉRIEUR dk l’église Voici, d'autre part, k\- détail- que donne le correspondant du Figaro : La conversation a roulé exclusivement sur des sujets religieux, les tètes anniversaires qui ont eu lieu dans le courant de l’année.Puis le Saint-Père a fait allusion avec douleur aux efforts des protestants anglais et allemands, à Rome et ailleurs, pour accaparer les enfants et obtenir ainsi, en leur inculquant l’instruction catholicisme.Léon XIII s’est plu à constater qu’il célébrait le quatre-vingt-onzième anniversaire de sa fête, et a exprimé l’espoir de pouvoir ouvrir et fermer la porte à l'année sainte.A ce propos, le Saint-Père a fait remarquer que, parmi les présents, il était le seul ayant assisté à l’ouverture de la dernière année sainte qui eut lieu en 1825.—Ah ! non, a ajouté Sa Sainteté en se reprenant, il y a aussi le cardinal Mocenni; mais il n’avait que cinq ans ! Cette petite sortie du Pape a été la note gaie de la conversation.Chacun a été émerveillé de l’aspect gai et bien portant de Léon XIII.De l’avis de tous le Souverain Pontife est à même de fêter encore plus d’un anniversaire.l’abandon du prie-Dieu, les bancs, un Christ de bois qu’ils ont trouvé dans ils en font un tas sur le L EMELTE A TARIS Bl 20 AOUT une chapelle : pavé, au nii-cievant l’église, ils v W * s on chantant la (kir- linn /1a 1 n ninon , 1 AU VV porche, qui était restée en-i se retiraient ensuite "Citent le leu et viagnolc, dansent une sarabande folle autour du brasier, qu’ils alimentent de nouveaux débris arrachés â l’église pillée.Pillage de l'église Saint-Joseph •* W 14 *4 V & %* Extrait du récit du journal Y Eclair : Privés de leurs chefs, les manifestants redescendent un instant le boulevard Voltaire vers la place de la République, mais ils aperçoivent au loin les casques des gardes municipaux à cheval et les barrages du service d’ordre qui restent prêts il les recevoir : aussi rebroussent-ils chemin pour s'engager dans les petites rues qui s’étendent entre le boulevard Voltaire et l’avenue de la République, semant partout l’épouvante dans ces quartiers paisibles, dont les habitants rentrent précipitamment chez eux en entendant les clameurs de la bande.Ils s’engagent rue Saint-Maur et la remontent en chantant la Omnagnolc ; mais les voici arrivés devant la petite place qui précède l’église Saint-Joseph: il est près de cinq heures, les offices sont terminés et les grilles extérieures de l’église sont fermées ainsi que deux des trois grandes portes du portail ; seule la porte de droite est restée entrouverte.L’église dégagée.Cependant,dès leur sortie de l’église, le suisse et le sacristain avaient donner l'alarme.De la place de la République, M.Xoriot détache M.Grillières, officier de paix, qui accourt avec cent cinquante agents et un détachement de gardes municipaux n cheval ; tandis que place,les agents pénètrent dans l’église sous la conduite de leur officier de paix ; dans l’obscurité les envahisseurs prennent immédiatement la fuite sans opposer la moindre résistance ; quelques-uns, trouvant barrée la retraite sur la rue, se dissimulent comme ils peuvent â l’intérieur de l’église ; quelques-uns montent dans la galerie qui court autour de l’église ; ils sont aussitôt débusqués : au total vingt-sept arrestations sont opérées, le plus grand nombre des jeunes gens de seize à vingt couru ceux-ci dégagent la Près de la porte de la salle des mariages, l’abbé Gacon ne voulait pas abandonner son église : une seconde de plus et ce courage pouvait lui coûter la vie ; mais devant la horde menaçante des envahisseurs, le suisse et le sacristain entraînèrent le prêtre qu’ils firent sortir par la petite porte de la rue Deguerry.Le pillage de l’église Le Congrès eucharistique DE LOURDES Voici quelques-uns des vœux qui ont été émis au congrès eucharistique de Lourdes : Qu’on organise dans toutes les paroisses la confrérie du Saint-Sacrement et du Sacré-Cœur.Qu'on engage les hommes et les jeunes gens â aller faire leurs dévotions autant que possible à leurs paroisses En brandissant les lances de fonte de la grille, le couteau ou le revolver Samedi 16 Septembre 1899 O LA VÉRITÉ ; lo reste des manifestants prend la instant par les Nos amis Lucien Millevoye, Magne, Firmin Faure, députés, et moi, nous avons tenté hier une nouvelle démarche auprès de Jules Guérin pour l'amener il accepter des propositions très honorables qui avaient chance d’ètro agréées par le gouvernement.Nous étions armés de la note de Y Agence Havas annonçant que le conseil des ministres avait décidé de ne pas donner l’assaut et de se borner à maintenir lo blocus.Voici le résultat de notre entrevue.La lourde porte de fer s’ouvre avec les précautions d’usage.Comme dans les places assiégées, où chaque fois qu’on abaisse le pont-levis le poste doit prendre les armes, nous trouvons les hommes de garde armés jusqu’aux dents prêts à repousser toute tentative d’envahissement qui pourrait se produire derrière nous.11 fait très noir derrière cette première porte, et on a du mal à se reconnaître à travers les madriers qui jonchent le sol du vestibule.ramasser les croûtes de pain : —C’est très bon pour faire la soupe, nous dit un des assiégés.Nous voici dans la grande salle de réunion admirablement agencée.Nous y trouvons un groupe de volontaires : ce sont ceux qui sont chargés du service de la porte.Ils posent les cartes qui leur servent à tuer le temps.il défaut de dreyfusards et nous disent en souriant : —Vous le voyez, messieurs, on ne s’ennuie pas.—Le moral est bon, fait Guérin.—Oui, c’est très bien.Mais maintenant l’honneur est sauf.Nous sommes venus pour essayer d’obtenir votre délivrance.Il vaudra mieux — Mais, pas du tout, répondent-ils presque tous à la fois.On veut nous tendre un piège et tuer M.Jules.Nous ne sommes pas des capitulards, et il nous reste assez de sang pour prouver que nous sommes de bons Français.—C’est entendu.Mais si ou ne vous attaque pas ?—Eh Lien, on se serrera le ventre ! seulement des républicains, mais aussi des socialistes, des blanquistes et môme des anarchistes ralliés.Ils sont tous Français, bien Français, cela suffit.— Allons, Guérin, nous espérons Au revoir.— Au revoir, peut-être.En tout cas adieu ! Et après une dernière étreinte, la porte se referma lourdement.ans fuite, poursuivis un gardes municipaux il cheval.Les dégâts Sous la conduite de l’abbé Ciacon, l’église dévastée.A encore • • • nous parcourons l’entrée, 'os grilles sont complètement et arrachées de leurs gonds ; 1 irisées tous les panneaux de la porte centrale ont volé en éclats, et c’est maintenant barrière ii cW revoie ; dès comme iilie l’entrée, on se heurte aux deux béni-dont les robustes pilliers de L’école de journalisme tiers pierre sont brisés ; dans la nef latérale de droite, il n’y a pas une chapelle qui pillage ; les troncs luis- ait échappé au sent voir leurs flancs béants; plus loin, devant le maître-autel, le tabernacle gît il terre, à demi défoncé.11 est absolument impossible d’évaluer,dès maintenant, les dégâts commis, sans comp-milieu des débris de toute (De lit Vérité, de l’a ris) On sait ce que nous pensons de cette bizarre idée d’une école de journalisme, qui ne fût, certes, jamais venue au maître du journalisme contemporain, Lous Veuillot, si ce n’est pour l’accabler des traits de sa puissante ironie.Dans V Autorité,M.de Cassagnac nous apprend qu’il se fait autour de cette entreprise une propagande bien curieuse.Ainsi le directeur de VAutorité a reçu la lettre que voici : • • • ter qu’au sorte qui jonchent l’église, dans le fatras des statues brisées, des autels és, des vases en miettes, le pev- saccages son nul de l’église lui-même ne peut savoir quel est le nombre des objets qui ont disparu.Aussitôt après l’évacuation de l’é-crlise, l’abbé Lacour, deuxième vicaire de Saint-Joseph, est venu recueillir les hosties qu’il a mises en lieu sûr.uv glise, après cette profanation,no pourra être rendue au culte qu’après la cérémonie réparatrice de la 11 rei (ion ” qui doit être célébrée par l’archevêque de Paris.Dans le cabinet do Guérin la conversation s’engage aussitôt.Millevoye examine tout d’abord la situation nouvelle créée par la communication officielle,et expose à Guérin qu'il a obtenu une grande victoire morale.Guérin nous répond : Nos camarades qui sont en prison souffrent bien, eux.Savez-vous pour quand l’assaut ?—Encore une fois, le gouvernement prend l’engagement de ne pas vous attaquer.—Alors, c’est qu’il veut nous sur- “ Collège libre des Sciences Sociales 1 • ' — En résistant jusqu’au bout, jusqu’à l’anéantissement de tout, nous! prendre.On continuera à faire bonne [¦concilia-1 hit ton s non seulement pour notre li-| garde, berté, mais aussi pour celle de nos ECO I.K DE —Nous sommes les défenseurs de la JOURNALISM K 11 Monsieur le Directeur, L’école Je journalisme ouvrira ses portes, le G novembre prochain, avec le concours de : Nous liberté individuelle, dit l’un.malheureux camarades arrêtés.—(Quelle leçon donnée aux ré vol u- n’avons rien fait, ils n’ont rien fait.lvtaiD rapportés par le Voici d'autres !*• lit Hlm : Pourquoi anvte-t-on tant de braves tionnaires ! ajoute un outre, gens qui ne se connaissent pas et qui n’ont même pas les mêmes opinions ?| d’insister.C’est de l’arbitraire cela.Or, à traire, on répond par la force.Pour le moment, il paraît inutile Ces braves gens ont con-l’avbi l staminent l’œil et l'oreille aux aguets Soudain, voici qu’apparaît un vieux curé : ses cheveux sont tout blancs, il marche un peu courbé.11 ne sait rien, il vient voir pourquoi, dans la rue, du monde stationne devant l’église.Sa stupeur est énorme.Il lève les bras au ciel.Vue exclamation d’horreur lui échappe.La douleur lui crispe le visage.D’un pas inconscient, automatique, il va dans le temple.On lui parle, il ne répond pas.D’un geste, il montre sa gorge, semblant indiquer que sa voix ne veut plus sortir.Les confessionnaux renversés, l’autel détruit,le Christ et la Vierge gisant à terre, lui arrachent dessous rauques.¦Scs veux dilatés, s’agrandissent outre mesure.A droite, il gaucho, il regarde et s’enfuit en sanglotant, cette fois, se cachant les yeux.“ M.Henri Fovqvikr.— Cours professionnel de rédaction.M.J.Cors ta.y.—Histoire de la presse.“ >L Citvm.—Législation de la presse.“ M.Ch.Seigxoüos.— H istoire contemporaine traitée au point de vile du journalisme politique.et toute autre préoccupation leur est étrangère.Le gouvernement parle d’humanité ! s’écrie Guérin.Au lieu de nous tuer Il y en a de tous les âges et de tondes Gascons à l’ac- par le plomb on veut nous réduire par tes les provinces : la lamine ! C’est un autre genre de cent méridional, des Normands, des “ J’ai Vhonmur de vous rappeler que, conformément aux principes déjà énoncés, le programme résumé plus haut n'est nullement un nroroMmine fermé.“ Si votre journal veut >e faire représenter à l'école par un conférencier chargé de faire à nos élèves, en une ou plusieurs conférences.soit la monographie du journal, soit mort, voilà tout.Eli bien ! nous soin-1 Picards ; les Parisiens dominent.Tous mes résignes à mourir d’inanition s’il Nous ne céderons que si Von ont l’insigne de la Ligue à leur veston.o o Nous retournons dans le cabinet de 1a i n t IV * % * » * v • nous promet la liberté.Ce n’est pas de Guérin pour sevrer et préciser les ques-moi, encore une fois, qu’il s’agit.Mes| tions.hommes ne croient pas à toutes ces —Vous venez de les voir, nous dit-il.Ils sont persuadés qu’onI Et on ose dire au dehors que je ne les promesses.veut nous faire disparaître d’une façon I maintiens i la biographie d'un des rédacteurs (1) qui ont qu’avec de l'alcool ! De | laissé un nom illustre dans les annales de : je vais vous montrer ma ‘ provision : nous avons juste trois bouteilles de rhum, de cognac et de fl- ou d’une autre, et que l’autorité ne | l’alcool : nous pardonnera jamais notre résistance.D’ailleurs, voycz-lcs plutôt.Jules Guérin nous entraîne dans les I ne,et elles sont à peine entamées ! Non, dédales de sa forteresse.A toutes les | C(> sont des gens qui ont fait comme moi un beau rêve : celui de mourir votre feuille, vos propositions, s'il vous est possible de les formuler dans un délai assez bref, seront examinées avec sympathie par le comité de l’école.“ Veuillez agréer, monsieur le directeur, l'assurance de ma haute considération.fenêtres exposées se trouvé une sentinelle ; juste en face, dans la maison en I ies armes à la main pour notre idée, construction ou dans les maisons voi- _ Mais vous n’aurez pas à combat-sincs, apparaît une sentinelle ennemie | tue.sous les traits d'un agent en bourgeois; Dick May.M.Dick May, qui paraît être le directeur de l’entreprise, a peut-être tous les titres à faire des communications de ce genre.Mais il est regrettable pour lui que ces titres ne soient pas connus du public.M.de Cassagnac le lui fait entendre assez vertement : LES 1SS1ÉGÉS — Vous n’en savez rien.Il faut peu les deux hommes s’observent nuit et I qe chose pour amener un dénouement.Sur les toits, A toutes les ou ver-1 Tenez, tout à l’heure, si je n’étais survenu à temps, un malheur allait arriver.Du coté du jardin un agent avait mis la main sur les barreaux de notre DE LA HUE DE CHABROL jour.turcs, de formidables précautions ont été prises.La salle du café a été transformée en Tous nos lecteurs connaissent Vincident Guérin.Lo gouvernement français a cm, ou a prétendu croire, A une conspiration contre la République.Il a fait lancer des mandats d'amener contre un grand nombre de wnxpiralcurx.Quelques-uns, comme Dérouille, se sont rendus et sont en prison.Jules Guérin, président de la Ligue antisémite, a’est renfermé, avec plusieurs compagnons, dans les bureaux de la Ligue où ils soutiennent, depuis des semaines, un véritable siège.La Vbitê, de Paris, du 25 août, nous apporte les détails suivants : M.Massard, directeur de la Patrie, fait ce récit de sa dernière visite aux assiégés : dortoir.Elle est garnie de grands hamacs dans lesquels, au moment de no- ] tôt et il s’en est fallu de peu que ce tre entrée, reposent douze hommes.A côté, l’office est garnie d’armoires I (te remplies de boites de conserves.La provision ne nous paraît pas énorme.| ôtions leurs hôtes.Nous en faisons l’observation à Guérin fenêtre.L'alarme a été donnée aussi- " Je remercie, dit-il, Vhonorable inconnu qui me parait être fi la tète de Vécole do journalisme, de la gracieuseté avec laquelle il me convie tX participer à son œuvre et do u la sympathie avec laquelle il nu> promet “ d'examiner mes propositions ”, si toutefois il m'est possible 44 de le* formuler dans un délai assez bref.” “ Mais je n'en profiterai pas.“ Ce serait tentant, je lo reconnais néanmoins, de saisir l'occasion qui m'est offerte malheureux ne payai son imprudence sa vie.Il y avait deux heures que nos Le moment était venu de nous retirer.Dans la salle do réunion une jeune homme à la voix —Il y en a pour plus longtemps I claire chantait une chanson d’amour, que vous ne croyez.Et puis il y a des a notre vue un chœur entonna le pommes de terre, et puis il y a du pain Chant du Depart.biscuité, et puis il y a.notre volonté.— Et on dit que ce sont des roya- Je remarque qu’on a commencé à listes, fit Guérin.Il y a parmi eux non quelque peu cavalière, qui nous répond : (1) Il va de soi que des biographies peu» vent être proposées en nombre proportionnel à celui do vos collaborateurs illustres. 6 LA VÉRITÉ son augustej xe progrès de VEglise ' de son acte.ES ANGLETERRE de venir aider M.Comély en enseignement.“ M.Cornélv s’occupera particulièrement de V histoire de ta preset\ u Le champ est large, et M.Cornélv est plus apte que persona nés débutante avec quel art souverain un journaliste peut changer d’opinion aussi souvent que de chemise, moyennant une forte augmentation d’appointements.11 excitera l’enthousiasme de ees élèves en leur rappelant qu’on peut être royaliste enragé, couvrir la France de conférences flamboyantes, crier : V/rc /< roi / il cent banquets, sc proclamer catholique fervent, et que cela n’empêche nullement de se faire républicain et le défenseur des juifs, quand on y rencontre un profit appréciable.L’école de journalisme, ainsi pratiquée, est l’école de tous les reniements et de toutes les apostasies.*• Et moi qui ai le malheur d’être demeuré un immobile, comme disait Barbey d’Aurevilly, je serais un trouble-fête et un gêneur en une pareille maison.Plus loin, M.de Cassagnac dit encore : Le Comité Fédéraliste Le filou,ajoute-t-il,qui vous arrache votre portefeuille le croyant rempli de billets de banque et qui n’y trouve que Quelques chiffres extraits d’un ser-l des papiers sans valeur, n’en est pas mon prononcé par l’évêque de Salford, i moins un filou, à l’occasion du cinquantième an ni ver- C’est l’intention qui fait le crime ; et saire de la fondation de l’église de Saint-Alban.! Le comité de mutualistes, chargé d’étudier l’idée d'une fédération des sociétés de secours mutuel, s’est réuni le 31 août 1890, au bureau de l’Union Franco-canadienne, No.73 rue St-Jacques, à Montréal.Le fauteuil do la présidence était occupé par M.J.-A.Chicoyne, délégué de l’Union Saint-Joseph de Sherbrooke, et président du dit comité.M.C.-J.Magnan, professeur A l’Ecole Normale Laval, Québec, fut choisi comme secrétaire.Etaient présents : MM.!.(î.Robil-lard, président général de l’Union Franco-Canadienne ; Joseph Contant vice-president de l’Alliance Nationale; Chas.Desjardins, directeur de l’Union Saint-Joseph d’Ottawa ; Ccd von Surprenant, S3 rue Guy, Montréal ; Té-lcsphorc Ycrret, président de l’Union | St Joseph de Saint-Sauveur, Québec ; ! Isaïe Tessier, président, Union St J « »-jseph de Beau port ; C.D.Hébert jsident, Union St Joseph des Trois Rivières; Eug.Lafontaine, délégué de la Le.Y„r nu- Société Canadienne,l’Economie Socia- mêro du 9 septembre, revient ^ Donault, secrétaire général charge à propos de la profanation des U y.c.; Chas.Thibault, Socié-éghses catholiques aux Philippines,^ ^ Waterloo;.!.par des soldats américains.Quelques, ^ Crcvicr.Vincent de Mont- journaux catholiques, dii-il, semhlenti y p sUérê- disposés à mettre en doute les récits, TerreWnne : L.A.Chauvin, M.qu, ont été publiés à ce sujet ; nouaip ^^^e de la Société Canadienne voudrions, pour l’honneur des Ftats-1 Sociale; Louis Marchand.Luis, suçoir ne pas y croire, mais ^ Vallw: preuve est trop convaincante."Desj^.^^,^^ %,»e Ipe^onnes priant l uniforme des Etats-, pp ^ Trois-Rivière< .I ms Font déshonoré un primant des, y, Hubert, Sec.Union St Joseph ^hhees sacrés d’une façon qui feraient ^ honteA des sauvages.Sans le moindre avenue Marin, St Henri; Marcel numéro du 9 septembre, nous montre I,rttcxte' ,na icitu.ornent, comme s il».Fontaine, Artisans Canadiens-branle fameux amiral Dewey, le vainqueur ! tAU.n lr^3 I’‘u 1 ' om011’ 1 * “ontjçais, 1(59, Sauguinet, Montréal ; Dr T.de Manille, sous un nouveau jour, et " I(- ° rac 1IJU ' ,u1s cs 'bCS A Brisson et L.F.Carufol, du Bureau un jour peu favorabîe.C’est le Brooklyn Çatll0,ulacs et_ aPruï les nvoir P111';05’ de Colonisation,Montréal; J.B.Mattel.Eagle, en publiant cequ’il appelle une \ 5nt 1H ° ail(-‘cs Par '•ts ac c’5 (lu °» , Union St Joseph de Montréal, 2s.s bonne tarée à propos de Dewev, qui , r., .I Amherst , F.H.fui lier, lt>4 Elgin.l’infamie ! U '° domlc “ Montréal ; ü.C.Daigle, de l'Alliance • ' N°n, SCa C,mCn nous *">”'« Nationale, 76 Visitation, Montréal ; i ccr,ra'11 » ««“ 0*pari Beau,loin, 253.Maisonnenvc ; parents, nous avons aussi celui du A „ellomare, Inspecteur do l’V.K.f: 3 St Jacques ; Théodulo Bénard, Sec Union St Joseph, 155 Elisabeth ; M.J.Marchand, de La Patrie, C.Kodier de La Presse, et plusieurs autres membres de la mutualité.Après délibérations, les résolution-suivantes furent unanimement adoptées sur motion jdo M.Tolcspliore Ycrret, appuyé par M.Louis Marchand .1°.Dans l'intérêt commun des sociétés do secours mutuel, et pour assurer le succès des œuvres qu’elles poursuivent, il est désirable de créer des relations plus intimes entre elles ; 2°.Des liens do solidarité devraient êtres établis entre nos associations mutualistes qui, en bien des cas, sc font une concurrence dont les suites peuvent être déplorables ; 3° L’un des moyens do prévenir cette concurrence, et les abus qui ne peuvent manquer d’en découler, serait d’induire nos sociétés il s’entendre sur certaines bases d’action commune, à l’exemple des compagnies d’assurance contre l’incendie et sur la vio ; 4°.Pour donner plus do force et d’efficacité aux arrangements qui pourraient être ainsi faits entre les sociétés, la loi organique qui les régit devrait .™e expliquer aux jeu- Dewey aurait pris cette statue, qui appartenait, non il lui, mais à la ville Il y a cinquante ans, l’Angleterre, de Cavite, quand même elle aurait été y compris le Pays de Galles, comptait j en argent ou en or, au lieu d’être en S diocèses et autant d’évêques; aujour- bois peint.d’hui elle a 16 diocèses, un cardinal- Les Huns et les \ andales, dit le archevêque et 21 évêques.En 1850, il Freeman, faisaient des choses sembln-y avait 587 églises et chapelles, dont le blés, plus grand nombre étaient petites pauvres et obscures.Maintenant il v en Nous admirons la belle indignation de notre confrère de New York.Mais < t 1 : il ne réussira pas à faire comprendre à a 1509— une augmentation de 922— et beaucoup d’entre elles sont des édi- ses compatriotes, pris dans leur ensem- fices imposants.En 1850, il y avait Me.que l’incident n’est pas une simple 800 prêtres, 70 communautés religion- tarée.Que voulez-vous ! I ne nation ses.Maintenant on compte 2.785 pré- 4U> a passé par l’école neutre a perdu le sens moral.très et 152 communautés religieuses.La population catholique est actuellement d'un million et demi.Il v a cent '• 11 est parfaitement ridicule de vouloir enseigner le talent, comme l’anglais, en quinze leçons.“ Vous connaissez le proverbe célèbre : On derimt cuitinitr, mais ou naît rôtisseur.ans, l’Angleterre comptait à peine! Lft |)r(lfilllilliOII (lVS éiiÜSOS 10,000 catholiques.AUX PHILIPPINES »¦ pro Ces chiffres sont consolants.Cependant, il ne faut passe faire illusion.11 y a eu, sans doute, beaucoup de conversions en Angleterre, surtout parmi les classes supérieures de la société : et ces conversions vont augmentant.Mais il ne faut pas perdre de vue ce fait incontestable que le progrès rapide du catholicisme en Angleterre a pour cause principale l’immigration irlan-: daise.“ De même pour ce qui nous occupe : on devient écrirai n, nun's on n ad journaliste." En résumé, l’icoledt journalisme est une bêtise.“ Et parmi ceux qui y professeront, je ne vois pas les maîtres qui, à des titres divers et avec des opinions différentes, pourraient unir le caractère, 1‘indépendance et la rectitude de la vie au talent.” Si tout cela est considéré comme quantité négligeable dans la moderne école de journalisme, ce n’est certes pas cette école-là qui relèvera beaucoup le niveau de la profession.Or, de plus en plus, se vérifie cette parole de Louis Yeuillot : beaucoup d’adversaires de mauvaise foi et de peu de qualité, au moins j’en ai encore connu quelques-uns dont on pouvait faire estime ; mais que sera-ce à la prochaine génération ?” Nous v sommes ! V vice- Une farce américaine “ Sij ai eu Le Freeman s Journal, de New York, Y R.inconsciemment.expose, commise par l’amiral américain.Voici la farce, en quelques mots : L’AFFAIRE DEMERS Dewey ayant pris la ville de Cavite, publié par des protcs- près de Manille, y remarqua, sur une tants américains.Fuis il cite un long '' place publique, une grande statue de ! l’explorateur espagnol Elcano.Voilà, Le seul point qui intéressât vraiment le public dans cette affaire n’a pas été décidé par le Conseil Privé, n’en déplaise à M.le procureur général Archambault et aux journaux libéraux.Un gouvernement qui est à la veille de disparaître a-t-il le droit constitutionnel de lier pour plusieurs années le gouvernement quijdoit lui succéder, en signant un marché avec un particulier pour l’exécution de certains ouvrages ?Voilà ce qu’il importait de savoir.Or il est certain que les lords du Conseil Privé n’ont pas même touché à cette question.Ils se sont montrés hostiles aux prétentions de MM.Demers et frère parce que ceux-ci n’ont pas produit la preuve que le marché conclu entre eux et le secrétaire de la Province d'alors, M.Hackett, avait été ratifié subséquemment par arrêté ministériel.extrait de ce journal en date du 6 juil-On y proteste en termes sévères contre la fréquente profanation, sans aucune nécessité, des églises et des couvents.Le Times, de Manille, comme les soldats dont on a publié les lettres, affirme qiïe des soldats américains ont pillé, saccagé,profane de toute manière les édifices sacrés des catholiques.Le Freeman's Journal en conclut que l'accusation est clairement établie : on let.se dit-il, un joli souvenir à expédier sur Washington.Il envoya à terre la moitié de l'équipage de Y Olympia, avec des chèvres et autres appareils pour soulever de gros poids.Ordre fut donné d'enlever le bronze de son piédestal avec grand soin.L'ordre fut exécuté avec toutes les précautions voulues ; mais, au grand étonnement de tous, on découvre que la statue n'est pas en bronze, mais en bois peint.Rage de Dewey, qui se décide enfin à expédier la statue à Washington quand même.La farce, d’après le Brooklyn Eagle, consiste en ce que Dewey a pris une statue en bois à moitié pourri pour une statue en bronze.Le Freeman’s Journal fait voir, en termes indignés, qu’il n’y a pas dans cet incident le moindre joke.C’est une indignité, une spoliation, un vol manifeste, dit la feuille do New York, si le récit de 1 ’Eagle n’est pas une pure invention ; et le fiiit que Dewey s’est trompé sur la matière do la statue ne change rien au caractère fait la guerre, non seulement aux Philippins, mais aussi à leur religion.La feuille de New York cite Collier’s Weekly, en date du 9 septembre, qui publie une gravure représentant une église jeatholique de Coloocan convertie en station de télégraphe.L’appareil télégraphique est installé sur l’autel même,les fils ôtant attachés au tabernacle.Le rédacteur du Collier’s Weekly affirme que la gravure est la reproduction exacte d’une photographie.On y voit deux officiers de l’armée américaine.Le Freeman’s Journùl déclare que le fanatisme protestant a fait de cette guerre une guerre contre la religion citholique.aussi Un premier arrêté ministériel avait autorisé M.Hackctt ù signer le marché avec Demers et frère, “ sujit à ratification quant aux détails.” C’est l'absence de ce deuxième arrêté ministériel qui a été fatal à MM.Demers et frère devant le Conseil Privé.Si le marché avait été ratifié il aurait peut-être été déclaré valide.La question de droit constitutionnel n’est donc pas décidée.I LA VÉRITÉ 1 être amendée en ajoutant le paragraphe suivant l'article 3101 des Statuts Refondus de la Province de Québec, tel qu’amendé par l’acte 62 Victoria, chapitre 32 : “ 3101 s Deux ou plusieurs sociétés de Secours Mutuel régulièrement constituées en cotte province, et possédant leur bureau principal, peuvent conclure entre elles tout arrangement jugé utile pour mieux atteindre le but respectif de leur fondation et pour • ensemble aux œuvres légiti-qu’ellcs poursuivent.“ Tout tel arrangement pourra être fait et signé par le président ou ofli-cier supérieur do chaque société intéressée, mais ne sera valide qu’après avoir été ratifiée par la majorité des membres présents à une assemblée spéciale ou nière dites telles sociétés, nonobstant toute autre disposition ;1 ce contraire dans les statuts et règlements des sociétés intéressées.” “ Cependant, pour les tins ci-dessus V Union St Joseph de la Cité d’Ottawa licenciée et faisant des opérations dans la Province de Québec, sera considérée comme Société ayant son siège principal dans lu dite Province et elle sera sujette aux dispositions de la présente loi et jouira de tous les bénéfices et avantages accordés par icelle.” 5e.Pour permettre aux sociétés de se fusionner entre elles, ce qui pourrait être opportun en plusieurs cas, la même loi devait être également amendée en ajoutant au paragraphe précédait celui qui suit : “ 310-1 t Toute société de Secours Mutuel possédant, comme susdit, son bureau principal en cette province, qui désire renoncer à son existence corporative distincte, peut, en aucun temps et sur avis préalablement émis à cette fin par ses membres convoqués en assemblée spéciale, demander à se fusionner avec une société similaire ayant également son principal bureau en cette province.“ Les conditions de telle fusion seront arrêtées dans et par un règlement qui, pour être légal, devra être approuvé avec les formalités ci-dessus prescrites, tant par les membres de la société demandant la fusion que par les membres de la société avec laquelle la fusion est sollicitée.“ Ce règlement devra, en outre, être approuvé par le Lieutenant Gouverneur en Conseil.“ A partir de la date de telle approbation par le Lieutenant Gouverneur en Conseil, la société qui aura demandé A être fusionnée sc trouvera dissoute et sera remplacée, il toutes fins que de droit, par la société avec laquelle la fusion aura été opérée, le tout conformément aux termes et conditions stipulés dans le règlement susdit ”, “ Une exception analogue à la précédente est faite en faveur de l’Union St Joseph d’Ottawa G0.Nos sociétés du secours mutuel étant fondées sous l’égide de la religion et il l’ombre du drapeau national, il convient qu’elles coopèrent, dans la mesure du possible, au grand mouvement colonisateur, qui so prépare à l’heure actuelle et qui a reçu l’adhésion des plus hautes autorités du pays ; 7°.Sous le nom d’“Œuvro Patriotique ”, une organisation spéciale devrait être formée au soin des mutualistes pour aider à la colonisation ; 8° Un comité de 1’“Œuvre Patriotique”, serait formé au moyen d’un directeur choisi par chaque société ; 9°.Sur l’initiative de chaque té aililiée à 1’“Œuvre Patriotique ”, il devra être tenu au moins deux réunions publiques par année, auxquelles des conférences ou autres manifestations seront faites dans le but de populariser l’œuvre de la colonisation ; 10°.Chaque mutualiste sera invité û verser une souscription de douze sous par année, ou d’un sou par mois au profit de l’œuvre ; 11 ° Le“Comité de l’Œuvre Patriotique ” s’assemblera quand il y aura lieu et, autant que possible, ses réunions devront être tenues alternativement à Québec et à Montréal.Il pourra néanmoins siéger à tout autre endroit de la Province préalablement désigné par ht majorité de ses membres ; 12°.Les fonds mis à la disposition du “ Comité de l’Œuvre Patriotique” seront consacrés au maintien d’écoles élémentaires dans les nouvelles colonies et à y encourager l’industrie domestique au sein des familles ; L3° Les travaux du comité seront placés sous le haut patronage de l’épiscopat ; 11° Le Président et le Secrétaire sont pries, de communiquer avec les diverses sociétés pour les mettrc au fait des résolutions ci-dessus et spécialement pour les amener à s’enrôler sous l’étendard de 1’ “Œuvre Patriotique.” Sur motion de M.Isaïe Tessier, appuyé par M.J.E.Parent.il est résolu : Que les résolutions de ce comité concernant la fédération et la fusion des sociétés entre elles, soient référées au prochain congrès mutualiste de Hull et que M.Chas.Desjardins soit spécialement chargé de les y présenter.Et le comité s’ajourne.Montréal, 31 Août 1899.(Signé) J.A.CurcovNE, Président.C.1.Magnan, Secrétaire.rier aux deux écrivains.Les orateurs qui avaient pris place sur l’estrade étaient : le général Borson, président du comité d’érection ; M.Descotes, bâtonnier de l’ordre des avocats et l’intiatcur de la souscription, et le marquis de Costa de Beauregard de l’Académie française.Leurs discours ont été très applaudis.ECOLE MENAGERE Nous publions avec plaisir le programme suivant de VEcole Ménagère, tenue sous la direction des Sœurs Franciscaines, Grande Allée, Québec.Cette école, fondée avec l’approbation et l’encouragement des autorités religieuses et civiles,a pour but d’enseigner aux jeunes filles l’économie domestique et en général toutes les connaissances pratiques qui sont nécessaires pour la bonne tenue d’une maison.• / SOC1U- «•* Un “ralliement” de colonisation au Lac Saint-Jean coopérai mes Il y a deux ans plusieurs de nos hommes en vue dans notre Province fondaient à Québec une association dans le but de hâter la colonisation Cours ordinaire 1° Enseignement de la cuisine économique et élémentaire, théorique et pratique.Cet enseignement renferme non seulement les choses d’usage ordinaire et journalier, mais encore une foule de recettes utiles à une bonne ménagère.dans la région du Lac Saint-Jean.Leur intention était de diriger leurs efforts plus particulièrement vers la partie nord de cette fertile contrée,c’est-à-dire le long de la rivière Péribonca.En effet, la Société de Colonisation du Lac Saint-Jean, (tel est le nom de cette société), a vu ses efforts couronnés d’un beau succès, et voilà que déjà une chapelle est devenue nécessaire aux colons de Péribonca.La date de la bénédiction est fixée pour le 20 du courant, et la Société sc propose de profiter de l’occasion pour faire un grand “ ralliement ” des hommes de la cause patriotique de la colonisation dans notre Province, pour leur demander de traiter en public cette question devenue d’une importance telle que presque tous nos hommes publics et autres y ont pris intérêt.Une meilleure occasion ne pouvait s’offrir aux organisateurs, tout concourt au succès de leurs efforts : des ordinaire réunie en la ma- prévue par les règlements des On s’applique à montrer aux jeunes filles à faire, avec très peu d’argent, un menu acceptable et varié pour les familles de petits moyens.23 Lavage du linge, et procédés pour le détacher; empesage, repassage.3° Couture dans toutes ses branches; lingerie, coupe des habits, raccommodage.4° Hygiène, propreté, entretien des meubles et des ustensiles, petite médecine pratique, premiers soins ù donner aux malades.5° Comptabilité domestique, achat et choix de provisions, des étoffes, etc.Manière de s’y prendre pour composer le budget présomptif d’un ménage d’ouvrier, étant donnés le salaire du chef de famille et le nombre de personnes qui la composent.prix de passage excessivement réduits, un endroit plus propice ne pouvait être désiré ne pouvait être mieux choisie, et surtout les récoltes remarquablement belles de cette année dans toute la région du Lac Saint-Jean : ne manqueront pas d’attirer un grand nombre de cultivateurs de toute la une saison On enseignera en sus les éléments de la langue française, lecture, écriture, grammaire; notions de calcul, de géographie, cathéchisme, histoire sainte, etc.Au cours ordinaire, on n’admet que les jeunes lilies d’au moins douze ans.Le cours complet se compose de trois trimestres.On n’est pas admis pour moins d'un trismestre.Le premier trimestre s’est ouvert le 11 septembre courant.Les leçons auront lieu le matin, de 9 heures à 111 heures, l’après-midi, de 2 h.à 4 heures, tous les jours excepté le samedi.Prix d’admission, 83.00 pour le trimestre entier ou 25 cts par semaine.Les Sœurs sont à meme de recevoir comme pensionnaires un certain nombre de jeunes tilles au prix de 81.00 à $0.00 suivant les cours qu’elles suivront.Province.; Puis avec le concours de notre clergé toujours si dévoué pour la cause de la colonisation, de nos sociétés de coloni- sation, de nos hommes politiques, et sous le patronage distingué de Sa Grandeur Monseigneur Bégin, et de Leurs Grandeurs Nos Seigneurs La- Le moiiumejit de Jfaistre ]n'eccLUG cle Chicoutimi et Blais de | Rimouski, et avec l’entière approbation des autres évêques de la province Dimanche, le 20 août, à Chambéry, qe Québec, cette excursion promet un succès.a été inauguré le monument élevé par q’^tre souscription publique à Joseph et à j Xavier de Maistre.Les ministres fédéraux, sir Wilfrid ., ., .1 Laurier, sir Henri Jolv de Lotbinière, 2.tt cérémonie rehgiouse du malm, U C.A ,p pcllcti Honneur le présidée par Mgr Iiautm, archevêque v , , • T , \ J, ?r m i ; lieuteimut-gouverneur Jette et les nn- de Chombery, Mgv Tunnaz, ev6que de : nistres , les henorabte MM.N:,".y et ne en bavo.e, n pfononev, MWtoml,T.ro.n.Arot et Deehéne lvloffoaeJ.de Maistre.i , ‘ ., , ,, .ont aussi bien voulu accorder leur pa- Dnns 1 après-midi a eu lieu 1 inau- .-, _1 .t rouage aux organisateurs.gur:,l,on du monument : toutes les ^mme toute eelle,IXe religieuse et autorités ctvtlcs et m,bto.ro assis-, oe grand "ralliement"de patriotes vont talent u cotte ceremonie.Lcs troupes, ., , ., .• ,, , , 1 ! certainement faire époque dans notre ytmcnl massées dans 1 axe de la rue ,,^irc et eu attendant faisons des T & , vœux pour que les previsions actuelles Le monument est 1res beau : Jos,yd, (k SMcis „„ „
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