La Vérité, 1 janvier 1900, samedi 27 janvier 1900
•1 N (iiiitongiUi) 1 jau \ I $100 ViO‘2 l lit- Si .Iran ldÈrme ANNÉE NOTRE-DAME DE QUEBEC, SAMEDI 27 JANVIER 1900 !M7 AVIS LA VÉRITÉ ABONNEMENTS Canada d Étain- Unis Un an.Six mois Étranger (Union postale.) Un an Torrre *KSUWMC DK aiASmOHBWT I»’AU1$E9SK DOIT ÊFHK 4CQ0MVAGNÉÏ DE L’ANCIENNE ADRESSE.$2.00 $1.00 REVUE HEBDOMADAIRE Téléphone : 712 f.13.50 " VERITAS IJ BER A HIT VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES." J.-P.Tardivel, Directeur-Propriétaire N.-D.DE QUEBEC SAM ICI) 127 JANVIER 1900 Bureaux : Chemin Saintc-Foye près Québec haute personnalité a forcé l’estime ! même de ceux qui ont combattu le plus «le véhémence Te m ps.ment, j) n’aimait que le peuple, dont raient ssu et dont il n’imaginait pas la quiétude ailleurs que dans les espérances évangéliques.Tl se souvenait avec émotion de ces ouvriers de lîomc qui vont, le dimanche, entendre la à Saint-Jean de Latran ou à aujourd’hui, et elles furent nombreuses et cruellement blessées il était is avec ses idées.— Le par ce chrétien qui pratiquait la charité supérieure, celle qui veut le bien de tous les hommes, mais qui, pour cette lin élevée, se sert des armes les plus acérées et distribue, en passant, les flagellations et les lanières sanglantes.Même en ses fureurs, même en ses terribles as.-auts ou en ses dédains plus redoutables encore, on sentait en Veuillot Lhomme bon et le cœur tendre.Chez les Travailleurs Dans la basilique de Montmartre, I au-dessus de ce Paris dont il abhorrait au déclin de ce siècle lont il flagellait les prétentions, Louis ! \ eu illot vient d’etre fêté.Ce laïque, dont l’action déconcerta certains évêques, a reçu l’hommage d'un évêque ; ce plébéien de race et d'acabit, ennemi- messi* Sainte-Marie Mai Intellectuels les ¦* o,leurs » ijeu re.Sa religion, en somme, était populaire, comme sa I < conversion avait été plébéienne.Il vouait aux simples une tendresse sentimentale et allègre.•A 9 Doctrines & Opinions : réunissnt les multiples exile l’hommage rendu à Louis Si, en Il voulait “ tomber " l’adversaire, dresse non 'e tuer par traîtrise.Il était violent, mais non pas hypocrite.Il était moins haineux que tel doucereux dévot, moins assassin d’honneur que tel professionnel de la diffamation ou de l’insinuation.C’est pourquoi il s’élève pressions Veuillot, au lendemain de sa mort, on faire un gros volume, on pourrait ?livre d’or un beau supplé-rconciliant tous les éloges qui viennent d’etre consacrés à l’œuvre et né de toutes les façades et de l’orgueil de toutes les élites, dormin moil de marbre dans 1 hi lin, voici une statue qui se Dans une ville où Von i son soin- j & sa un édifice qui appelle les foules.S'associer à tous les élans et à tous les agenouillements des s aines catholiques, quelque surprise qu’en puissent parfois éprouver les sceptiques ou les raffinés: telle était la maxime de Louis Veuillot.ico : met les généraux parmi les enfants des squares, les artistes en face des plus laides casernes, les poètes entre deux boutiques d’épiciers ville, Veuillot aura son ment en dans cette monument j‘le si liant au-dessus de la plupart des à la personne du grand polémiste a l’occasion monument dans la basilique de Montmartre, à Paris.Voici quelques-unes de ces apprécia- de l'inauguration de son sous l’ombre lumineuse d’une chapelle.! polémistes qui cherchent a 1 imiter.— Celui do le nom vient, parmi les j Henri de< Houx, dans la Hêpnbhque grands laïques de l’autel, après Mais-1 Jouira me.ni Publiciste, il voulait donner une voix aux aspirations de toutes ces Ames, aspirations de ferveur ou aspirations d'obéissance : il les aidait à ire, après Donald, est, en marbre, le! gardien d’un sanctuaire tiens : Maintenant que le temps commence à avoir fait la sienne, à mesure que les Si le peuple de Paris entre jamais années nous éloignent des combats où ms le temple pour y porter la des-1 a été mêlé Louis Veuillot, il n’est plus | truction, il brisera les signes delà qu’une voix pour vendre hommage à ranité bourgeoise gravés sur les piliers l’écrivain incomparable, au polémiste de Dieu.Mais le peuple s’arrêtera hors de pair que fut le directeur de devant la statue de Veuillot, parce ï‘ l'nivers.Longtemps, aussi longtemps que dura la bataille, d’inévitables préjugés et de justes rancunes empêchèrent qu’on rendît pleine justice à Louis Veuillot.' Maintenant la fumée s’est dissipée ; les morts sont Ceux-là même que Veuillot eût maltraités, s’ils eussent été ses contemporains sont inclines à l'impartialité ; d’abord, Veuillot est mort ; puis, ses plus terribles véhémences ont été de beaucoup dépassées et on les pourrait citer aux journalistes d’aujourd’hui prendre conscience d’elles-mvines ; il ! ne fut leur directeur et leur guide quejd» parce qu’il se préoccupait de leur servir d’écho, — Georges ( Joyau, dans! N ensevelis, le Pain.qu’il reconnaîtra un fils du peuple grandi par le génie.Veuillot est de la meme foi que Chateaubriand fils du tonnelier eut une foi et Nul, en notre siècle, n’a mieux manié la pluniv.H s’est essayé dans les mais le ; genre!* les plus divers et, dans tous, il une a affirmé sa maîtrise et la souplesse de D’un bel article publié dans le Gaulois, par M.Lucien Muhlfeld, je détache les deux passages suivants : j Voilà, semble-t-il, bien des pâli nolies — écrit M.Muhlfeld après avoir! les modèles de modération et | rappelé que Louis Veuillot combattit j ab; des gouvernements qu'il avait accep tés.—Mais prenez garde à deux choses : ç de d’abord que l’écrivain de V Univers n’a il ; jamais rien sollicité, ni croix d’honneur, ni grasse fonction, ni siège par- trvi lementaire, ni fauteuil académique;— i doctrine plus sévères que le grand sei-1 son talent.11 est telle de ses pages, vengé la religion des écrite il y a trente ou quarante ans, ossements du temps, il a vengé le | qui reste toujours d’actualité.— La peuple de l’accusation d’ignorance./ îoliquement audacieux de plume i su garder ht foi simple de l’enfant ! S'il a trneur.: & mnimc i de courtoisie ; surtout, enfin, nous sommes bien obligés, de vénérer la sincérité de ses ciovances, la noblesse te naissancf.t 111 t • Vue constatation s’impose aux observateurs, comme aussi une leçon aux amateurs d’opportunisme : la presse, si l’on en excepte les uboyeurs de profession, n’a eu qu'une voix pour reconnaître les mérites singuliers de Louis Veuillot, journaliste catholique, et tel de ses représentants nullement suspect d’ultramontanisme le proclamait tout uniment le premier journaliste du siècle.Que ne le donne-t-on comme modèle aux élèves de VEcole du Journalisme ?Notre vœu.il est sa vie et la splendeur de son style.Ve fut se sentiment qui, il y a trois ans, dicta à M.Jules Lemaître son essai sur Louis Veuillot, une de ses œuvres les plus parfaites et les plus émouvantes.Il y a exprimé, comme nul n’aurait su le faire, l’admiration que subissent aujourd’hui, en face de l’œuvre et surtout en face de la personne de Veuillot, tous les hommes qui ont le goût libre et la conscience délicate.11 y a mis tant de respect et tant de tendresse, tant d’intelligence et tant de sympathie ! Tl a tout dit : la foi et la bonté de l’homme, le talent et la dignité de l'artiste.Il a confessé avec une belle franchise tout ce qui le charmait et l’attirait dans les livres do Veuillot et il a confessé, du même coup, sa grande surprise, presque son remords, d’être sensible à une pareille séduction : volupté suis-je donc, moi, pour aimer ù la fois — et peut-être également — Rouan et Veuillot ! ” I’our honorer Veuillot, relisez donc 1 étude de M.Jules Lemaître-—André H allays, dans le Journal des Débats.i sous les dogmes qui écrasent, et mon-! • l’indépendance de l’homme en .face des passants qui gouvernent.Et ! et dire que ses virevoltes furent au L- monument de Montmartre reste une moins désintéressées.Mais regardez de : œuvre utile pour prouver que.de temps ! plus près et vous verrez ici même les à autre, il y a des catholiques qui rein-preuves successives de son caractère plissent de leur grandeur acceptée les Ixiin d’étre un volage eon annales du monde.— Jean de Bonne- fon, dans le Journal.constant.dottiere de la plume,il est le chevalier de son idée fixe.A la monarchie libé- rale, à la jeune république, à l’empire renaissant, il ne demande qu’une chose,et la même chose : une politique protectrice de l’Eglise catholique, un gouvernement docilement soumis au Pape.La forme des gouvernements lui est parfaitement indifférente ; optimiste, il se chacun, parce qu’il en espère la réalisation de son .Eh bien ! à présent, on ne se bat plus autour du nom de Louis Veuillot, non plus qu’au tour de celui de Pascal.La gloire du grand écrivain lui survit, et ses articles, ses livres, ses lettres font partie de la bibliothèque de tout journaliste qui se respecte.11 reste pour les polémistes de tous les partis un modèle grandiose.Sa véhémente ironie, ses écrasants sarcasmes, son éloquence qui, sans effort, s’abaissait à la plaisanterie parfois triviale pour s’élever brusquement aux sommets les plus sublimes, son style alerte et fougueux, traitant avec la même limpidité passionnée les choses de la fange et celles du ciel, tout cela constitue le journaliste type ; tout cela, c’est le génie vivifiant notre métier.Ses victimes mêmes lui pardonne- i » vrai, va se réaliser, puisque un ecclesiastique du clergé de Paris fera prochainement une conférence en cette école sur Louis Veuillot journaliste, et l’on devine que ce ne sera pas pour en dire du mal; mais, voilà, on aime bien les gens morts, on espère qu’ils sont avec le bon Dieu,et ou inaugure solennellement leurs bustes.et de marcher # sur leurs traces, ou se met peu en peine.—La Semaine religieuse, de Paris.félicite de la venue de rêve apostolique et ro-Dès qu’il est déçu, il reprend main.les armes,c’cst-à dire sa plume.Comme tous les volontaires qui ne sont point politiques, il s’est battu contre tout le monde.“ Quel pauvre être de A l’encontre de ces favorables té-nous avons celui de Mlle moignages Françoise, de la cité de Montréal.Les historiens auront à faire un Pie IX aimait la sincérité do ce catholicisme et sa qualité.Aucune philosophie n’étayait ta doctrine de Veuillot, aucun calcul ne la tarait.Exacte- choix.Rigoureux et mille écrivain dont la (-:o: o: o:-) 8 LA VÉXITA Notes & Nouvelles : DOM BENOIT ET LA QUESTION | DU CENTRE par dos alliances avec les partis politiques.On croit A la sincérité dos catholiques, s’ils s'affirment catholiques.: Mais s’ils so dissimulent dans un paiti 1 politique, on leur attribue les intérêts et les passions do ce parti, et leur foi j religieuse elle-même ne paraît pas inspirée par la conviction de la vérité, ce! mais par les calculs d'une ambition seront, généralement, ou h toi a yc$.Mais qu’on leur présente ganisation fondée sur une idée noble et beaucoup y adhéreront, nous sommes convaincu.C'est la première proposition de Dom Benoît qui est vraie, non pas 1 seconde : Qu’on commence, et l'on ra étonné du succès.ou /‘OU-une or- Le haut enseignement l’Institut Catholique de Quat re couférenccs religieux à j Paris.l’Eglise y ont été faites avant le premier janvier, sur la parole de Dieu, sur le Pape infaillible, en sur Dom Benoit continue ses études! politiques dans le Mouvement catholi-' sur l’épiscopat, sur le règne de la vérité dans lésâmes.L’auditoire a que.Comme il ne s’agit pas, dans qu'il dit maintenant, de l’Angleterre! terrestre.” et des Anglais, ses paroles ne soulève- ! était nombreux, composé d’hommes et de jeunes gens du monde.Entre le s janvier et le lô février 1900, le programme comporte une leçon tous les lundis, à 4 h }.En voici la nomenclature : * 1.— Domaine de la vérité.— Les traditions et la Tradition.— Comment la Tradition est ve- il v a d’autres Après avoir affirmé que l'obstacle à la formation d’un Centre est la vénalité universelle du peuple cane lien-français, Dom Benoit, par une nouvelle contradiction, assigne une autre raison à l’insuccès considérations, Uni- ront pas une nouvelle tempête de protestations.Nos journalistes, de ce1 temps-ci, ne s'échauffent que pour la cause de la hère Albion.i jours dans cette note.11 y est bien entendu que nous u'admettons pas tout à fait le concept que Dom Benoit nous présente d’un l Centre.11 y a pourtant d’autres questions : dignes de notre attention.Une de ces questions, c’est la nécessité de former un Centre, ou groupe > parlementaire et politique, indépendant des deux partis qui se disputent le pouvoir; un groupe qui serait fondé, non sur Y intérêt comme le sont les pii frapperait présentement le projet de former Pour nous,ici,au Canada, un ('entre, i à Ottawa, organisé pour la défense , des droits constitutionals des catholi- Ull Centre.Et cette raison, dépouillée de tout verbiage, c'est que, dans l’état actuel des choses, un Centre n’est point nécessaire ! In cauda venenum.?>.nue jusqu a nous.1.— Livres Saints et écrivains inspirés.5.Affirmation catholique de l’inerrance biblique.6.— Critique blibliqueet direction de l’Eglise.7.— Les règles de la foi.| qucs et des Canadiens-français, serait nécessairement compose surtout de catholiques et de Canadiens-français.Mais,en même temps, il ne devait pas, selon nous, repousser le concours de tout citoyen d’une autre religion et d’une autre nationalité qui J voudrait coopérer avec lui.Il devrait même, ce nous semble, comprendre dans son programme la défense, au besoin,] des droits de toute minorité.Un qu’il n’est pas nécessaire ; et il pas nécessaire, parce que “ les catholiques ont été généralement respecté et même défendus et n'est organisations qui ont pour objet la possession de Vassiette au beurre, sur le dévouement, le véritable amour de la patrie et le désintéressement personnel le plus absolu.mais -1 caressés par I, parti conservateur ”, “ S'il que les catholiques lussent également repoussés et persécutés par les d partis politiques et ne pussent compter Mais les raisons que Dom Benoit que sur eux-mêmes pour se défendre” fait valoir en faveur de la nécessité alors la formation d’un Centre dvvieii-et de la possibilité de jeter immédiate- drait possible.Mais nous ; ‘ I ment les bases d’un Centre sont pé- heu.de croire que le parti (en reprenant bientôt le i ! par une de ces coutradie-) reprendra la question des lions étranges qui déparent les études ; Manitoba où il l’a laissée bus, politiques du savant religieux, le res- quitté le pouvoir.” te de son écrit est consacré à montrer Voyez vous le chat bleu à cette date.H , < e qui manque a lœuvicdela a^ivés en costumes de pèlerins, an-comeiaion du peuple américain, non^aient hautement qu’ils venaient, Tendance a matérialiser 1 Eglise; Les d’aprt'.s tes traditions de leur pays, P1 ' juges contic les irlandais sont un p0ur gagner l’indulgence jdéniairc cen-obstacle au progrès de l’Eglise; Tra- ienairc x,ulx représentait, maintenant le ciel ouvert à tous ceux qui le voudraient.A l’expiration du Jubilé, un an après, la Porte sainte fut refermée suivant les mêmes rites.Le Pape prit à trois reprises un peu de mortier avec-une truelle d’argent, l’étendit sur le seuil, et le recouvrit de trois pierres, en y ajoutant plusieurs médailles.Les maçons continuèrent l’œuvre, et leur travail terminé on appliqua sur la porte, du côté du vestibule, une V croix de bronze.dv la province.Mon gouvernement s*est particulièrement préoccupé de la protection et «le la mise à profit de nos immenses régions forestière.», ainsi que de nos superbespouvoirs d'eau et dv nos ressources minières.G nice àson concours, des industries nouvelles et nombreuses continuent à s’établir dans des régions jusqu'il ces derniers temps inhabitées, où îles très manufacturiers et populeux surgissent.Le bois de pulpe a pris, depuis quelques années, une telle importance, au point .de Costa, ancien épiscopal ien de New York, récemment converti, a fait naguère une conférence à la salle académique du collège Sainte-Marie, à Montréal, devant un auditoire nombreux et sympathique.Le sujet choisi était Y Amérique.Autant que nous pouvons en juger par les comptes rendus que les journaux ont donnés de sa conférence, M.de Costa n’est pas un américanisant.Il aime sans doute l’Amérique, mais il est d’avis que tout n’y est pas parfait, particulièrement aux Etats Unis.ire Un Anglais, le professeur Becs! y, exprime l’opinion, dans le Positivist Pcvicu, (|ue si Rhodes avait été chasse du Conseil privé et condamné à un long emprisonnement, pour avoir organisé le raid de 1805, la guerre anglo-boer n’aurait jamais eu lieu.IvS au ra ha seule élection intéressante est celle de M.Bourassa dans le comté de Labellc.On le sait, M.Bourassa a remis son mandat, au mois d’octobre dernier, pour protester contre l’envoi de troupes canadiennes en Afrique sans le consentement du parlement canadien qui avait seul le droit, disait-il, d’inaugurer une pareille innovation dans les relations entre le Canada et l’Angleterre.C’était blâmer nettement la politique de M.Laurier, et demander aux électeurs de Labellc de sanctionner ce blâme.pes discipline et que les Van Burcn essaient, par tous les possibles de séduction, de fai- moyens déserter.” LA GUERRE re Il suffit tic souligner.Voilà encore une si nous devons quelque chose à preuve que VAngleterre, l’Angleterre nous doit hvau-Vlusioursfois, depuis cent cinquante ht loyauté des Canadiens-français a con-v le Canada à l’Angleterre.Comme du de lord Durham, certains jingoïstes Depuis la semaine dernière, le général Huiler a fait un mouvement tournant.Voyant qu’il était impossible de traverser la Tugela et de secourir Ladysmith du côté de Colenso, il a quitté Frère et Chievelev et a dirigé ses troupes vers l’ouest.Son année a traversé la Tugela à deux endroits :1e corps principal, sous la direction de Duller lui-même, à Potgieter’s Drift, et l’aile gauche, sous Warren et Dundo-nald, cinq milles plus haut, à Trichard s Drift.L’objet est de venir au secours de la garnison de Ladysmith par le sud-ouest.Ce mouvement réussira-t-il ?Jusqu’à nouvel ordre, il est permis d’en douter.Les Anglais prétendent que ce mouvement de Duller a été une surprise pour les Doers.< V-la n’est pas vraisemblable.Si l'ennemi a laissé l’armée anglaise traverser la O Tugela, presque sans résistance, c’est que cela faisait partie de son plan de campagne.La tactique des Boers n’est pas toujours facile à comprendre, mais ce qui est évident, c’est qu’ils agissent d’après un plan bien combiné et ne vont pas au hasard.Ils ont dû agir, en cette circonstance, comme ils ont toujours agi depuis le commencement des hostilités : engager les Anglais à avancer au point où ils veulent les avoir, en feignant de retraiter, pour ensuite leur tomber dessus au moment “ psychologique Depuis qu’ils ont traversé la Tugela, Duller, Warren et Dundonald donnent peu de nouvelles : mais il est évident que les Boers suivent leur vieille tactique.Ils livrent une série d’engagements d'avant-postes, et, pendant ce temps, le gros de leur armée prépare une ligne de retranchements à peu près infranchissables.Quand les Anglais seront rendus là il v aura un combat A furieux, car Duller fera des efforts désespérés pour briser les lignes ennemies.D’après le compte rendu du Star, il a insisté sur la nécessité d'une plus haute civilisation aux Etats-Unis ; et il a fait un triste tableau de l’état social qui existe à New York et dans la Nouvelle-Angleterre.Il compte sur les Canadiens-français établis dans les Etats de l’Est pour réformer les mœurs et donné naissance à une race meil- eutip ans, servt temps ont pris si tâche de nous nion avec VAngleterre.dégoûter du Vu- Or M.Laurier n’a pas oppose un candidat approuvant carrément sa lettre.Lorsque la Nouvelle-Angleterre, I politique à la candidature hostile de a-t-il dit, sera dominée par la Sainte M.Bourassa.11 reconnaît donc de Vierge, le demon du divorce en sera deux choses Vu ne : ou que M.Bon ras-chassé et.la sainteté du mariage y|sa avait raison de protester contre l’envoi de troupes canadiennes en Afrique, sans le consentement du parlement ; ou bien que Vopinion publi- Le .tournai vt lit Sewn inc relif/ieuse Voici comment, dans son numéro :> janvier, la Semaine religieuse, de souhaite la bienvenue au prévaudra.(Québec, Journal, de Montréal : Lors de la dernière réunion de Vasa sociation des avocats de V létal de New que sanctionne tellement 1 action de M.M.Bourassa que c’eût été courir au .devant d'une défaite certaine que de qu’une loi fixât loj!ui susciter un opposant.Il n y a pas à sortir de là.-ouhaitnn.s la bienvenue au nouveau | York, à Albany, le président Logan, a fait une singulière proposi tion.Il voudrait maximun des héritages à 10 millions, h1 pie la presse à la ut dire maintenant •* ( in p< adienne-franeaisc n a rien à envier anglaise.Hile comptait, il est vrai, et bien faits can Les fortunes accumulées au-dessus de presse plusieurs journaux populaires mais il lui manquait un journal 10 millions ne pourraient pas se trims- Et pourquoi les conservateurs, s'ils mettre aux héritiers, mais retourne- sont sincères,' n’ont-ils pas opposé un raient à l’Etat.Le World, de New candidat à M.Bourassa ?On le sait, York, combat la proposition.Le leur chef, sir Charles Tupper, est aux remède, selon lui, serait pire que le antipodes de M.Bourassa sur la qucs-mal.Ce qui est certain, c’est que les tien de la guerre et de la part que le fortunes colossales que possèdent quel- Canada y prend.Tandis que M.Boriques individus aux Etats-Unis consti- rassa blâme le gouvernement d’avoir tuent un grand mal social.| été si vite et si loin en besogne, sir Charles l’accuse de n’avoir pas été assez vite ni assez loin.Pour sir -I Charles M.Bourassa est donc l’ennemi en somme, du matin.“ Nous le regrettions depuis longtemps, 11 nous nous réjouissons de en tin comblée.voir cette lacune vraiment bonne 1 Le nouveau journal a I mprimé sur excellent papier, et on s faciles à lire, illustré, bourré de mine.caractère tous les renseignements que réclame au jour- une judicieuse (Vlmi le public avec, disposition (U courts.accueilli partout.“ Nous souhaitons donc longue vie au Journal, pourvu qu’il donne toujours, forfanterie et sans catholique et nationale.en sus ’S matières et des articles très Au Nouveau Brunswick, on coin- peu t manquer d’etre bien il ne mcncc à agiter la question de l’ensei gnement obligatoire.Cela fait partie du programme moderne, ou plutôt [élire par maçonnique.On s’attend à voir la législature saisie d’un projet de loi à cet effet lors de sa prochaine réunion.par excellence.Pourquoi Va-t-il laissé acclamation ?sans chauvinisme, la note ___ A n > .f ig UUiUUHU terre, ce nous semble,n’a rien à gagner à soulever de plus en plus contre elle le sentiment du monde civilisé, Par Pour goûter ccttc reclame, il suffit do sc rappeler que Montréal, est un organe de parti, ca- le Journal, de Jeudi de la semaine dernière, avait |, lieu la nomination des candidats au parlement fédéral dans sept collèges électoraux : Sherbrooke, Label le, eltambly-Ycrchvrcs, Berthier et Lotbinière, dans la province de Québec, Ontario-ouest, dans la province d'Ontario, et Winnipeg, dans la province de Manitoba.scnticllcmcnt.Ou plus exactement, un ; car il est l’organe, organe de (action non de l’idée conservatrice, mais d’une i Les meilleurs coterie, la coterid blcvc.Du côté do l\mcst et au centre, aucun changement à signaler.Methuen parait décidément fou, quoi que Von dise.Eh réponse à une demande de renseignements complets sur la bataille de Magersfontein, il aurait télégraphié au Bureau de la guerre : “ Magcrsfontcin ?Du sang ! du sang ! du sang ! ” • i • .n .I » < 4 .( '• - 11 U! IV3.l’Angle- i conservateur, ceux éléments du parti qui sont opposés à l’impérialisme des Tapper, des Clarke Wallace et des n’acceptent pas le 1j ÛVIIU Ml VU -O Hugh Graham Journal comme leur porte-parole, pas contre, les prisonniers anglais à Pretoria sont tellement bien traités que les femmes boers s’en plaignent, prétendant qu'ils sont mieux nourris et soignés que les enfants du sol.Dans une seule division, celle do Sherbrooke, ancien château fort tory qui était naguère représenté par M.1 vos, les conservateurs ont cru devoir risquer le combat.Ils ont présenté un candidat en Inlosh, ancien ministre provincial sans portefeuille.M.Lebaron.plus qu’ils n’acceptent les hrilishers a outrance qui so Caron et Casgrnin comme leurs porte- étendard.nomment Bergeron, la personne de M: Mc- Un journal londonuicu, Justice, dit qu’aux Indes, sous la domination anglaise et à cause de cette domination, la condition du peuple devient de plus en plus triste.A l’heure qu’il est des millions de gens y meurent littéralement de faim.Ce n’est pas tant la nourriture qui manque, que les moyens de l’acheter.Au lieu do dépenser Décès curieux de voir 11 est pour le moins une Semaine religieuse s’enthousiasmer à ce point au sujet d’une publication du genre du Journal,'jàont M.Graham, An Star, est l’un des principaux action- Le candidat libéral est Nous sollicitons les prières de nos lecteurs pour le repos de Vit me de M.Jules Tour-nillrns, décédé pieusement, le 2G décembre dernier, à Billom, Puy do Dôme, France.Il était le cousin germain, par alliance, du directeur de la Vérité, Dans Labellc, Bcrthicr, Chambly-Verchères et Ontario-ouest, les candidats libéraux,n’ayant pas d’opposants, ont été déclarés élus par “ acclamation”.Ce sont MM.H.Bourassa, J.E.uaircs. b LA VÉRITÉ • j blaicnt ne regarder que le Ciel où elle sent* le Père furent si puissantes et la i devait voir la douce image de la Sain- crainte qu'il me témoigna do te Vierge.Quant il fallut se mettre il retomber dans ma genoux, elle y parvint il grand’peine, aidée par les brancardiers,et de grosses gouttes de transpiration lui coulaient le long de la figure.Les larmes me vinrent aux yeux en contemplant dant sa promesse que tout se passerait cette vie brisée qui n’avait plus d'es- avec la plus grande discrétion et quo poir qu'en Dieu.Si elle allait être dé- personne de mon entourage n’en sait-çue ! Le Saint Sacrement s’arrête de- mit quelque chose ; car je voulais vaut elle, elle lève vers la Sainte FTos- que mon mari fût le premier il prendre lu changement qui était surhumaine supplication, et trois mots venu en moi.La cérémonie fut fixée sortent de sa bouche: "Je suis guérie!” au 1-1 septembre, il dix heures du tin.C’était la veille de notre départ.Plus que jamais, j’eus cette nuit-là des alternatives de bonheur et de désespoir.Qu’avais-je promis et comment m’étais-je laissé entraîner à céder si facilement ?Que diraient mes parents qui portaient la Itère devise : “ Mieux vaut quitter patrie que fui !” devise qu’ils avaient méritée quand on leur avait fait quitter la France comme Huguenots.Devais-je renier jusqu’aux traditions de ma famille ?Mc croiraient-ils sincère, ne m’accuseraient-ils pas de sacrifier ma religion à de vils intérêts ?Mc conserveraient-ils leur affection qui me tenait tant à cœur ?Toutes ces réflexions me mettaient l’esprit à la torture, et, j’en demande pardon à la Ste-Vierge, par deux fois je pris la ferme résolution de ne plus revoir le Père et de m’éloigner au plus vite de cet endroit ou j’avais rencontré tant de joies et de souffrances.Comment se fait-il que le lendemain à 10 heures, je me trouvai près de l’église du Rosaire, attendant le Père " Qu’étaient devenues mes résolutions v Avaient-elles cédé comme moi à cette voix à laquelle je ne savais résister ?Toujours est-il qu’une sorte de hâte fébrile s'était emparée de moi et qu’il me tardait que la cérémonie fût finie.Nous avions dû mettre dans le secret Histoire d’une conversion ter sans réponse.Après une bonne nuit, ia seule que je connus ù Lourdes, je me rendis avec mes compagnons A la Grotte pour y dire nos prières du matin.LA nous trouvâmes tout le monde en ef- me voir coupable indilïé- ronce était si fondée, que je cédai et lui permis d’envoyer une dépêche à Mgr l’Evêque de Tarbes, pour obtenir son autorisation.J’emportai copen- (l)vs vltimWt.t, île V D.de Lourdes) {Suite) ferycscence, louant et bénissant la Mais pourquoi cette bonne Mère Sainte- v ierge ! In miracle venait ae attendait-elle ce moment-là pour arri- s opérer en la guérison d un jeune ver il ses fins ?J'avais vécu pendant prêtre faisant partie de notre pèlerina- douze années, dans une famille de fer-j Se °* fiub vc*^c cncore> Pres* vents catholiques, sans jamais avoir fiue niourant.Je \o\ais la joie et la senti sérieusement le besoin de deve- reconnaissance peintes sur tous ces vi- tie son beau regard plein d une sur- nir un membre de leur religion.Je saKes » °* ce PeuP^e piosterné faisait monter un hvmne de gratitude iqi- dis sérieusement, car plus d’une fois cependant je leur avais envié cette foi; vers ^(lu' Par bil t
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