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Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
samedi 8 septembre 1900
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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La Vérité, 1900-09, Collections de BAnQ.

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,I ^ ( rastohj/uay 1 j;mv 1001 ruv St .1 vmi 20ème ANNÉE NOTRE-DAME DE QUEBEC, SAMEDI 8 SEPTEMBRE 1900 No.6 AVIS LA VERT TÉ ABONNEMENTS Canada d État* Uni# Un au.Six mois Étranger (Union postale.) Un an Toute pemasdh db 4 CHANGEMENT l/AOBSSS» DOIT ÊTRE ACCOMEAGNÉB DE L’ANCIENNE ADRESSE.$2.00 $1.00 BEVUE HEBDOMADAIRE Téléphone : 712 i k, f.13.50 “ VERITAS LIBERA BIT VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES." J.-l\ Tardivel, Directeur-Propriétaire N.-D.DE QUEBEC SAMEDI S SEPTEMBRE 1900 Bureaux : Chemin Sainte-Foye près Québet assez impartial pour rendre meats équitables, que ces jugements fussent efficaces.Il y avait bien au monde une autorité capable de servir d’arbitre, sans qu’on pût la soupçonner d’ambition personnelle, puisqu'elle se refuse absolument il touttyconquête temporelle.Cette autorité aurait eu le prestige qui man-: que aux autres, par suite de son origine divine, admise par les catholiques, et par l’éclat incontesté de son désin* uucls moyens employer pour cela ^sement auxquels tous, même les Quids remèdes pout-on apporter A ce incroyants, rendent hommage : c’est grand mal ?Il v en a plusieurs, mais l'ontlfica,e- Hui a si £0UVent h nlupart sont bien inefficaces., dans les guerres euro- relui qui semble le plus en faveui|l'^"^^nt la douceet sage fermeté s’appuie sur l’adage fot pendant longtemps le plus efficace ” contrepoids A la tyrannie, A lacupidi- vous voulez la paix, préparez T'" régiment sans contrôle dans la^uerre."Et, en effet, A voir civilisations primitives des siècles passés.De nos jours on a de nouveau fait i’essai de cet arbitrage suprême, ! et — chose remarquable— l’une des 1 nations engagées dans le conflit était des juge- pas la centième partie de ces vices ré-assez écouté pour dhibitoircs pour faire récuser un juge ordinaire en un procès de quelques centaines de francs.Et on aura beau multiplier les congrès et les conventions internatioua- fort contre notre égoïsme particuîa-riste, et, quand nous aurons opéré notre propre conversion, tentons doucement, discrètement, mais sans respect humain, la conversion des autres.Il faudrait nous convaincre nous- LA PAIX DES PEUPLES l’Ail L’EGLISE les, il en sera toujours ainsi tant que l’homme sera égoïste par nature, c’est-à-dire tant que l’homme sera homme.Le Congrès de La Haye n’avait qu’un moyen, un seul, d’échapper à la piteuse conclusion qui l’a couronné, c’était de confier à la seule puissance du monde, à laquelle on puisse avoir une confiance absolue, le rôle de médiateur et de pacificateur.Il ne l’a pas fait ; bien plus — pour complaire à l’usurpateur italien au chef de cette malheureuse Italie, si ruinée et si humiliée que depuis | il ue quelle se croit un grand Etat — rvfusé d'accepter à La Haye un représentant du Pape, alors qu’il admettait dans ses rangs un pacha quelconque Cependant a i nom du Sultan.C’était là une gra-protestante.ce qui ne l’a pas empê- ve inconvenance, mais encore — chée d’accepter le juge et sa décision, qui pour un diplomate est bien plus C’est qu’il était bien évident à tous impardonnable — une faute et une les yeux que le Pontife n’avait, dans faute lourde, à moins que l'accomplissement de sa mission de une suprême habileté de ceux qui immenses 7 paix, aucune de ces arrière-pensées voulaient bien faire semblant de dési j peu avouables qui hantent d’ordinai- rer la paix, à la condition que leurs rc les chefs des peuples ou leurs minis- bons désirs ne devinssent jamais réa-t très.Les représentants d’une grande! bté.nation se demandent toujours —et ils ne s’en cachent qu’assez maladroitement — lorsqu’ils ont à servir d’arbitres ou de pacificateurs, non pas quel- 10 est la solution la plus equitable, guerre et peut-être de la guerre uni-mais quelle est la moins périlleuse, verselle, atroce, impitoyable, de cette ou môme la plus avantageuse Pour j guerre que les journaux annoncent leur pays.| cinq jours sur sept et à laquelle leurs! qu'il Les grandes puissances délibèrent ! incurables indiscrétions ou imperti-1 entreprises, longuement et sans se presse!, comme j nonces fournissent sans cesse des mo- i res à la justice, au point de s’indigne1 11 convient aux vrais diplomates ; les tjfÿ , j] nq.a (|onc AUCim Illüven tie contre ceux qui les jugent chrétien: lenteurs de la \ idc Eternelle ne sont, régner la tranquillité, la justice, ment et de le?appeler traîtres et anti- i"amour sur cette terre où le Sauveur Pa^notes ! °* porta la paix aux hommes de bonne patiiotisme est une grande ! Grâce à Dieu, il nous reste uu^ plus que les vrais chrétiens, ne soutire de le voir attaqué ou ridiculisé, comme c’est malheureusement la mode de nos jours, en certains pays.Mais de même que le fils d’un banquier ou d’un notaire prévaricateur a le droit et le devoir de ne pas s’associer aux manœuvres frauduleuses de son père, et qu’il ne trahit point, ainsi le devoir de la piété filiale, de même le patriote chrétien a le droit et le devoir de refuses son approbation à tout acte de so pays qui serait évidemment contraire à la loi do Dieu.même, et tâcher ensuite de convaincre?les autres, de cette vérité qui est évidente en réalité et que bien peu de?gens acceptent pratiquement, que k dêealogue oblige les nations aussi bien, que les particuliers.Il y a un commandement de Dieu qui défend à tout homme de tuer son prochain, de le?blesser, de porter la moindre atteinte-à son corps sans raison légitime ; un autre interdit le mensonge et le faux (Pu 1/.*.< arjir i/rt Co'ttr d> Jtsun, de Toulouse)1 (Suite et fin) 11 témoignage ; un autre la convoitise qui n’a jamais été j de ce qui ne nous appartient pas.Or à notre époque antique : —“ Si se trouve nulle part dans l’E-il a eriturv Sainte de texte dispensant les- hommes réunis en société de l’obéissance à ces lois absolument générales.ne voyons-nous pas tous les jours les représentants officiels des ce nations manquer à la foi jurée, et en matière très grave '' convoiter etT O * quand ils le peuvent, prendre deforce ce ne fût des biens considérables, des territoires quelle activité on prépare la guerre il semble bien clair de nos jours, nVst-ce pas ?que jamais on n’a plus désiré la paix.Ilélas ! tout cola est un leurre.Outre que les Etats se rui lient à grossir démesurément leurs effectifs, que des milliers de bras sont, chaque année, enlevés au commerce, à l'industrie, à l’agriculture, vraies richesses d’une nation, que la générali- * militaire I :L côté de certains » faire naître des guerres où des milliers de personnes seront tuées ou blessées, où d’autres en plus grand nombre seront ruinées?Mais sàtion de l’apprentissage [mur fais offre, avantages réels, plus d’un inconvénient moral très grave, il est impossible que ces armements considérables ne donnent pas aux peuples, aux soldats eux-mêmes l'envie, parfois irrésistible, de s'en servir.On s’attend, cha-jour, en Europe, à une lutte générale qui sera terrible, étant donné le nom- ! O ce qui est plus navrant et plus incom- préhensible, c’est que des chrétiens, dis catholiques sincères, intègres dans leur vie privée jusqu'à la délicatesse III Il faut donc se résigner à la perspective toujours angoissante de la et au scrupule, approuvent de semblables actions qu’elles sont le fait parce » t de leur gouvernement et qu’elles tendent à l’agrandissement de leur pays ! sionnent môme pour ces i 11 contesta blem eut cou t rai- bre des combattants que chaque grande nation peut mettre en ligne et la formidable puissance destructive de leurs armes.11 n’v a rien pour inspi-nr de l’ambition comme d’etre puis- lv sant, rien pour avoir envie d’entrer en campagne comme de se sentir plus fort ou plus prêt que les autres.11 serait absolument contre nature que, les préoccupations, les richesses d’un pays ttant toutes tournées du coté de Var- 5 se pas te- non comparées aux atermoiements, I aux enquêtes, aux contre-enquêtes à tous les moyens dilatoires usités en vu|onté pareils cas dans les Congrès.Et pendant ce temps, les Arméniens sont encore une arme bien efficace, la prière.Nous pouvons et nous devons prier pour la paix, non seulement lorsque ?s pasteurs des diocèses prescrivent officiellement des oraisons liturgiques à cette intention, mais plus fréquemment encore, mais tous les jours.Prions afin que la paix règne entre les peuples, surtout entre les peuples chrétiens, entre ceux notamment dont l’union des citoyens d’un même pays — et cette prière est non moins nécessaire.D’ailleurs, si la division règne à la fois au dehors et au .dedans, quelles catastrophes n’y a-t-il pas à redouter ! même sera désolé, ” disait le Sauveur.Notre histoire nationale, et notam- égorgés, la Chine est en feu, pour ne citer que des exemples récents.Enfin jc on aboutit mée, ce pays n’en arrivât pas â aimer la guerre, â l’appeler de ses bientôt; dès que l'occasion serait favorable, à la faire naître.Vu autre moyen, dont on a fait l’essai tout récemment, est.une entente générale entre les peuples civilisés pour empêcher les conflits des nations ou les régler â l’amiable.La pensée qui a provoqué cette grande entreprise était, belle et généreuse tout le monde prévoyait le résultat, résultat trop connu de tous pour qu’il soit nécessaire d’insister.Tous les majestueux plénipotentiaires se sont réunis à la Haye jour tout bas que l’accord rêvé était avait pas do motifs indiscutable sur lequel on pût 1 asseoir, et encore moins de tribunal " 'ornent, après des dis- vœux, et eussions, dont le principal mérite a été le manque de franchise, à une solution boiteuse, mesquine, qui, le plus souvent, est vouée à un échec.diplomates songent beaucoup moins à l'intérêt véritable des nations en dif- prompt Pourquoi cela ?parce que les I 4 féreiul qu’aux contre-coups qui peuvent résulter pour leur propre pays de telle ou telle solution.11 ne s’agit tort ou raison, mais d'avance Assurément, s’il est soldat, on le foncera à marcher pour une cause qu’il réprouve intérieurement ; il lus sera impossible de refuser une certaine coopération matérielle ; mais, en effroyable réalisa- ce cas, il lui sera toujours permis, il! lui sera même parfois ordonné par s ta.Prions donc instamment pour la conscience do se séparer de ceux quJ veulent faire dévier les nobles et génê- pas de savoir qui a mais bien d'empêcher le peuple voisin et jaloux de profiter des circonstances présentes pour agrandir son territoire ou son influence, et en même letups de se garantir soi-même et ses alliés présents ou futurs contre une dirainu-propoitionnelle.Il ne faudrait Tout royaume divisé en hu- ment lu triste période de la Guerre de Cent ans, sont une sc disant chaque en impossible, puisqu'on (ion de cette parole.lion paix ; mais à la prière joignons un ef- 03 2 LA VÉIlfTl dans la vallée du Saint-Laurent—mais très difficile mettre eu valeur et qui ne sera habitée que lorsque le reste de la Province aura été colonisé et que notre système d’agriculture se sera profondément modifié.Il en résulte que le trafic local, ^tr ' toute cette distance, est resté nul, sauf le commerce de bois qui finira par , s’épuiser, et le mouvement,assez faible, créé par les clubs de pèche et de chasse.roux élans du patriotisme vers un but immoral.Il lui arrivera peut-être d'être traité de renégat et de sans-patrie, mais qu’il ne s'effraie pas de ces attaques et qu’il persiste dans sa conviction de chrétien! S’il sait parler ou écrire, qu’il ne craigne pas de dire bien haut ce qu’il a au fond du cœur et de travailler à créer un mouvement contraire peut-être aux entraînements de la foule, mais conforme à la vérité et à la justice.Il rendra en cela un plus grand service au pays que ceux qui le poussent au vol et à la rapine, par le parjure et le massacre, car, comme le disait Le Play, le Décalogue éternel est la source de la Paix sociale.“ A tous les âges de l'histoire, écrit le grand économiste (1), certaines nations ont surgit au sein de la forêt.Et lorsque cette colonie naît sur les bords d' beau lac, lo spectacle est doublement ravissant.Les charmes de la nature et le travail audacieux de l'homme combinent harmonieusement former un tableau qui élève l’âme et attendrit le cœur.un Visite au lac des Commissaires so pour A plusieurs reprises déjà nous avons parlé de la colonie du lac des Com-' missaires, fondée sous les auspices de la société de colonisation Saint-Jean A l’ouest du lac s'étend encore la forêt primitive, sans interruption.Aucun défrichement de ce côté.La terre * I Baptiste de Saint-Sauveur, de Québec.Dans notre numéro du 9 juin derations publié le premier recensement de la colonie, préparé par ^ n’ei^ donc pas surprenant que la M.Edouard Dolbec, l’actif et dévoué 'compagnie du chemin de fer du Lac! moins aussi bien que sur la rive Saint-Jean ait do la difficulté, malgré | De plus, à part le rang sur le bord do M.Nazaire des prodiges d’économie, à joindre les l’eau, il y a, deux bouts et à maintenir un service y est pourtant fertile, et la nature du sol se prête à lu colonisation pour le mer, nous est.trésorier de la Société, dont M.J.H.Pàtry est le président et Lachance, le secrétaire.La semaine dernière, nous avons eu le plaisir de visiter le lac des Commissaires en compagnie de M.Dolbec qui a bien voulu nous faire royalement les nous assure-Von, trois rangs d’excellentes terres à l’intérieur.A l’ouest du lac il v a donc de 1 tant soit peu régulier.1 place pour des centaines de familles.Pourquoi la rive ouest ne se développe-t-elle pas en même temps que 1 rive est ?Pour l’éternelle raison su se préserver des erreurs qui viennent d'être énoncées, et dés lors échapper aux maux que ces erreurs entraînent inévitablement à leur suite .Elles ont cru que Dieu, " qui a donné des lois aux sociétés de fourmies et d'abeilles”,n’avait pas fait moins pour les sociétés humaines et ne les avait pas j •» livrées au hasard de leurs inventions, i t Descendons maintenant à la station s Commissaires, où le tram qu d faut toujours chercher lorsqu’il s’agit honneurs de la jeune colonie a laquelle ,iu jac ,]es il s’intéresse si vivement.ne s’arrête que sur demande.M.D.J ., , , d expliquer les lenteurs de la colom- Marsan, 1 ouvrier-colon que beaucoup ! ., , ., , , - ‘ .r salions : te manque de comtnumva- de nos lecteurs de Quebec connais-1 sent, au moins de nom.prévenu par M.Dolbec, nous y attend pour nous conduire à la colonie dont il est l’un Nous sommes revenu enchanté de ¦» j notre voyage, et nous allons corn muni! quer nos impressions aux lecteurs de la en aussi peu de mots que pos- » t lions.A l’heure qu’il est on ne peut communiquer avec lu rive ouest qu'en chaloupe ou en canot.La colonisation : demande un moyen de communication plus sûr.Il nous tait moutersur une p/ci-i Lanalurcapourtantdisposéloscho-par le chemin ,-A.solide, le seul genre de voiture rendre très faciles les La station possible dans un pays de colonisation, j communications entre les deux rives Son cheval Bébé, est une vraie mer- j Vis-à-vis de la route qui descend age de ; chemin do fer,il v a un rétrécissement lac, et dans ce une île qui s’étend presque une rive à l’autre.Un terra;-.-: .ne.des plus zélés et des plus enthousiastes habitants.Elles se sont donc inclinées devant le! Décalogue, comme devant la loi p ré me de l’humanité.En récom- pense de cette soumission à la loi di-; m^^es L*e Québec, ¦vine, elles ont toujours reçu deux ! îer du Lac Saint-Jean.grands bienfaits : la paix sociale et la -.stabilité du bien-être.su- Le lac des Commissaires est situé à i où l’on descend est à trois milles à l’est i u du centre de la colonie,laquelle s’étend veille.Gros comme le poing.Il n’est que trop vrai, les nations jsUr u‘16 pat tie de la rite est du lac.vingt ans, o’est-a-dire déjà vieux, il j élu ont rarement été fidèles à ce program- ^nc* rou^e> iort p&ss&ble peut un che- est d une vigueur et d’un courage qui j se tuent, me.Mais est-ce une raison pour que ut in de colonisation, conduit de lu feraient rougir —si la race chevaline j j les chrétiens en viennent à accepter, ! voie terr6e au lac.était susceptible de* cette manifesta-j (iu côté est, un pont de quelques vents que dis-je "?à louer, à préconiser ces! Le lac des Commissaires est une des tion de la honte— maint gros per- piastres du côté ouest, et v il.i Us attentats monstrueux au Bccalojuc \ I^us belles nappes d eau de la province: cheron à la fleur de l'âge.Toujours) deux ri éternel, que l’histoire enveloppe d’une Québec.Il se dé\eloppe, du sud au) prêt, jamais malade, pouvant marcher auréole glorieuse, mais que Dieu ne! n01‘^ 5ur une longueur de pas mom?jour et nuit, et traîner, par n’importe! peut appeler que de leurs noms réels : : r'e mille;, ba largeur \atie de un j quels chemins, deux fois son poids, \ et- massacres.! mii:e a un 1111116 et demi- II refoit les| Bibé est le type du petit cheval cana i rive ouest, du moment que ce pont vt eaux d’un grand nombre d'autres lacs, j ,jien ,jont q faudrait entre autre; du grand lac Quaquaga- masis, et se décharge Couchette et Ouatchouane, et la rivière iVtrucissL- ill‘Mit rives unies par un chemi i et facile en tout temps.i s il r i » « i Un grand nombre de colons - s->nt léclarés prêts à prendre des lots sur la vols ranmes paij ure=, Je comprends tout ce qu'il y aura de délicat, de douloureux, d'angois sant dans l’âme du chrétien patriote, lorsqu’il se trouvera ainsi placé entre les deux grands amours de sa vie ; j Ouatchouane, dans le lac Saint-Jean, mais, quelque sacré que soit 1 intérêt de la patrie, il ne peut l'emporter sur; la morale, d’autant qu’il n’y a pas de :5 véritable intérêt là où la loi divine est est outragée.Le voleur, individu ou peuple, peut s’enrichir un instant, mais le bien mal acquis ne profite pas.Demandons au Cœur du Bon Mai- ! conserver soi- ! cette route indispensables seront con-j gneusement la race.Ses excellentes qua- ; at ru its.Avec la colonisation se développer les lacs; ptés rendent facilement pardonnable, pant simultanément sur les deux ! l'habitude de brouter l’herbe le long j rives, la colonie du lac des Coin- de la route, tout en marchant.Ce ; missaires deviendrait bientôt un éta- ! à Roberval.j n’est jais très distingué, | mais combien pratique ! Et le pratique, ; ¦ saires à Roberval il y a près de 40 j voilà surtout ce que l’on cherche de| milles par voie terrée,mais la distance; uos jours.De sorte que Bébé, quoi que j gouvernement prendra , ’ancien temps, est tout à fait de son siècle.peut-être ; blLsement non seulement intéressant.De la station du lac des Commis- mais très important.Nous devons donc espérer que le cil sérieuse à l’étude l'unir les réelle est beaucoup moins considérable- i ,je j | considération le projet, dfj.i a I depuis assez longtemps deux rives du lue des Com mi aires Avant de nous rendre au lac des tre, de Celui qui aime à s’appeler le Commissaires, disons un mot du tracé Roi Pacifique, de nous faire passer du chemin de fer du Lac Saint-.Jean.par dessus tous nos préjugés particu- Il est évident, aujourd’hui, que feu liers et de nous donner un cœur grand ; Mgr Dominique Racine avait raison .t VEre de la science de j Christ ce Strada cité dans une de nos nrécé-1 s afin que cette vérité et non pas mot d’explication, comme absolutiste ce qu’était le et despote dans son caractère et sou œuvre.M.Jounet fait justice sans Trois règles forment les bases de sa peine de ce contresens qui stupéfierait les faits [intermé- si l’on ne savait à quelles étranges diaires et provisoires] tels qu’ils nous apparaissent, en se rendant compte qu’ils ne sont que la traduction, dans notre pensée, des faits réels; se rapprocher le plus possible des substances, du réel, à travers les faits intermédi- dentes lettres parmi les intellectuels irréligieux.M.Strada et M.Jounet, que lie l’amitié, avaient relu en même temps l’Evangile, après s'être promis l’un à l’autre, nous apprend le kabba-Jiste converti, de procéder “ avec tout; le désintéressement possible à l’homme et de ne chercher que la vérité ” sans tenir compte de leurs parti-pris antérieurs.Ce nouvel examen confirma M.Jounet dans la foi ; par contre, acheva de fausser le jugement de M.Strada.Ce dernier ayant présenté ses erreurs dans un livre, M.Jounet tint à lui opposer une réponse publique.D’où le Jésus-Christ d'après V Eco ngilc.Et afin de réfuter directement son ami, de le vaincre sur son propre terrain, notre néophyte s’est placé comme lui point de vue de ia recherche in dé ' , t ° i inetiioae : examiner aberrations entraîne l’esprit de système, et, rappelant que, selon les propres paroles du divin Maître, la vérité nous rend libres : “ Quelle révélation sublime ! s’écrie-t-il, la vérité, seule autorité légitime et la plus absolue de toutes, conférant la liberté.“ C'est logique.Il n’y a que la vérité qui rende l'homme vraiment libre.aires jugés par nous démontrés ; enfin et surtout se rappeler que le fait provisoire et même le fait réel ne sauraient servir de rien sans un état juste, lucide, pénétrant de nos facultés.Ainsi se résument ces règles où se lit nettement la faillibilité du chercheur indépendant comme tel.Et.après avoir montré que les notions claires de théodicée et de morale accueillies par la foi sont toujours, quand on les approfondit, conciliables avec une recherche indépendante profonde, l'auteur a soin d’ajouter : “ Mais ne présentez, dans l’ordre de la foi, la solution de vos doutes qu’à titre d’aspiration afin de conserver la solidarité catholique avec l'infaillibilité sacerdotale du Pontife, de vous prémunir contre votre orgueil et de vraiment servir non votre initiative propre mais l’initiative do Dieu (6) Avec une ferme dialectique, et d’un ton calme, M.Jounet a démontré que M.il “ L’esclave de l'erreur et du Mal ne sera jamais libre, à quelque révolte apparente et illusoire qu'il s’épuise, car elle ne détruit pas le réel esclavage qu’il porte au dedans de lui.“ Cette parole du Christ est une des plus grandes qu’il ait prononcées.“ Aucune formule morale et sociale aussi parfaitement exempte à la fois de toute anarchie, (la vérité, autorité sûre, intransigeante), et de tout despotisme (vousrendra libres), n’a été donnée au monde ! (0) ”, Les inconséquences sont fréquentes dans Jésus et l'Ire de la science.Après avoir accusé Notre Seigneur de s’être livré à des calculs politiques et conduit en tacticien habile, M.Strada s’étonne de le voir agir au moment décisif “On au (1) Un fort volume de 417 pages, imprimerie Chailan, rue Charles Gounod [maison Saint-Foix], Saint-Raphaël [Var], (2) Dans cette revue, qu’il rédige presque «eul, M.Jounet ne s’applique pas seulement â.répandre la lumière doctrinale, il intéresse aussi aux sciences psychiques et aux mu;¦ rude charité.Avec une ardente générosité, il a'est fait le champion d'une alliance universelle pour la réalisation de la paix sociale et internationale.Avant sa conversion, il donna plusieurs poèmes où abondent les beaux vers, dont plusieurs, surtout dans le Livre du Jugement, font pressentir le chrétien qu’il allait être.Depuis sa conversion, il a publié quelques poésies imprégnées de mysticisme et diverses plaquettes qui disent les préoccupations de son esprit : Preuve ontomystique de Dieu ; le corps psychique et la doctrine catholique ; les Harmoniste», étude la question sociale ; Dieu de beauté, éloquente apologie de l'art pour Dieu.Plus loin, Jounet corrobore exccl-“ La résurrection vt la matériel humain do Vhabituel, do Elles constituent des faits ex- (10) Ouvr.oit.p.1(32 et 163.p.391 et 392, M.lemment ce passage, sublimation d’un corps sortent, évidemment, l’ordinaire.Mais il faut se garder de cou- ceptionnels.fondre l'exceptionnel et l'impossible en soi.C'est justement cctto confusion qui a causé les fausses théories des pseudo-penseurs miracles.Quand (7) Ouvr.cil,, p.92 et 93.(8) Certaines inexactitudes de détail prouvent une insouciance vraiment extrême de l'examen des textes.Ainsi les Anges, que, seules, les Saintes Femmes virent après la Résurrection, apparaissent aux Apùtrcs, dans la version stradicnnc, où, naturellement, ils sont devenus deux afüdés de Nicodème et de Joseph d'Arimathie.(9) Ouvr.cit., p.130.antichrétiens relatives aux do tels pseudopenseurs entendent parler d’exceptionnel, ils crient A l’impossible.Ce faisant, ils crient, en effet, ot ne raisonnent (3) M.Strada considère comme des faits les sensations et les idées subjectives, et il leur octroie la valeur objective qui n’appartient qu’aux faits eux-mêmes.C’est jouer sur les mots.(4) Jésus-Christ d'après VEvangile, p.13.(5) Ouvrage cité, p.258.(0) Ouvr.cit., p.53.pis.La vraie science a pour devoir do détruire une confusion aussi ignorante et grossière : Les miracles sont Vexceptionnel.Ils ne sont pas Y impossible en soi." sur Samedi S Septembre 1900 LA VÈltITÈ 5 Le non renouvellement de l'âme immortelle et la possibilité admiration confuse pour sa personne, pressons de soigner nos maux physi-du corps subtil survivant.Or, le mi- mais il a racle de l’Ascension présente un cas de sublimation du corps matériel, résorbé dans l’énergie de l’âme et (si l’on ad- légendaires.fait exceptionnel ne suffit pas à l’irréalité do ce fait.montré que ces enseigne- ques, et nous hésiterions à recourir aux meats et ces vertus justifient le Christ, remèdes lorsqu’il s’agit d’un mal qui Et alors, il a pu s’écrier à bon droit : menace notre vie éternelle ?Certaine •Je le demande au chercheur le lecture faite à temps peut ramener une plus indépendant, le moins chrétien, âme à la prière et à cette vie spiritu-s’il est impartial : elle sans laquelle l’individu le plus “Vn Envoyé, dans lequel, après vigoureux ressemble fort à un cadavre.C’est après avoir jeté les yeux sur une épître de saint Paul que celui qui dement et une manifestation divine du vait mourir évêque d’Hippone et eu vrai Dieu, cet Envoyé, qui nous l’en- odeur de sainteté commença de tra- voie ?Et d’où vient le Christ, sinon de vailler à sa sanctification.Dieu ?(19) ”, De tels livres, il en faudrait beaucoup il une époque où les mauvais écrits se propagent comme les mau- ! vaises herbes dans une terre abandon- L(l l'éfi) 1*1116 dC I’0rtll0gîâ|)ll6 née.Les victimes de l’erreur seraient | ^ moins nombreuses si l’on allait à elles j plus fréquemment, si l’on travaillait! davantage à leur conversion.Pour ' • obliger les égarés, surtout les intellectuels, a connaître la doctrine libéra- Accord de l’adjectif.— Dans la tiicu et sanctifiante, a découvrir le locution se faire fort de, on tolérera chemin du salut, le foyer de la vérité, ^cord de l’adjectif.Ex.M faire fort, la source de la vie, il importe d’écrire forte> for(s_ joHes de des ou\ rages à leur intention.On ne Adjectif construit devant plu-saur.m donc trop encourager des œu-' ]EVR.substantifs.— Lorsqu’un ad- vres comme celle que vient de réaliserlj^if qualificatif suit plusieurs sub- M.Juunet.Et, d autre part, 011 ne S stantifs de genres différents, on tolérera saurait tiop inciter le= catholiques ^ | toujours que l’adjectif soit construit au les lire.i , .,, , masculin pluriel, quel que soit le genre Il est toujours excellent que les fidè-l , .° , • i, : du substantif le plus voisin.Ex.: les se munissent d arguments en laveur i , ., .° .appartements et chambres meubles.—On de la foi, et il est particulièrement ., ., .tolérera aussi raccord avec le substan- utile en des jours ou 1 irréligion troue ., , .„ , , ., .ut le plus rapproche.Ex.: un courage dans tant de pavs ou ils soient bien , .,, .1., .e‘ une toi nouvelle.convaincus de 1 mainte des attaques XT " ^ ,, , , .t .Nu, demi,feu.—On tolérera 1 accord lancées contre 1 Eglise et son divin , ., .,, ,.de ces adjectifs avec le substantif qu us fondateur.En s habituant a considérer , , .„ , precedent.Ex.: nu ou nus pieds, une le mal en lace, ou s aguerrit, on de- ., ., ; ., ° „ demi ou derme /lemr (sans traits d'union vient plus apte a le combattre.En ., ., ., .entre les mots).îev ou feue la reine.examinant la mutation des erreurs, la .' ,, , .! Adjectifs composes.—On tolérera i “Et c’c-st le remède unique qui ]CI1 I'?ue ' ts PariPu-> ana_*‘'c 1 ca i la réunion des deux mots constitutifs I unisse chasser de nous l'esprit partial.! 1 “slous’ °" ™mprent mieux le non- j en un seu] mM oui fovmera son famj.les illusions personnelles," 1-,lvcl,gle.| heur que l'on goule en vtvan, dans la „ lllriel d, arès ,, r; ,e ment et les systèmes (18)." vente source de toutes les harmonies.Ex , ^ Les efforts de M.Strada pour délia- estime giate insigne que d elle ; ecurMIu, hirer le caractère humain du Christ et Æl'flle”' •« e,llre coartrrJas, ,,a,Ire,as.corn* étuis, etc.séparer l'Humanité de Dieu, sesdéfor-| piltes, et ! on devrait toujours se mon- composés qui démations de l'Evangile, son travestisse- lrw ‘f ncr5 f “PPf e“r a la commu- ^ devenus, par ment de l'histoire n'ont abouti : mon des samts.Or dans les d,vers de véritables subrendre plus évidents l'incomplet de,”"1™ beaucoup trop de|sUm|i6 inva,iables „ les trai(6ra son système, la pauvreté de son raison.; croyants rougissent de proclamer cet e j ^ „,oti ^variables.Ex.: des nement.A toutes scs assertions, à tou-i q»ol»tei, beaucoup trop sous prétexte I lja tes ses erreurs, >1.Jeunet a répondu i ‘ «justes concessions a^ espm du s,e-, ,m dit A, invariables.lant les enthousiasmes, les élans de son, ; amour, il n’a pas justifié les enseignements cl les vertus de Jésus par une d'un prouver « # » * “ Mais la multiplication d’aliments t justement un miracle que Dieu a uvolé, après Jésus, dans l’Eglise e e * met son existence) clans le corps subtil, bien propre, certes, ;\ arrêter un esprit scientifique ; M.Jounet insiste sur ce point et cite à l'appui de sa thèse les; contrôle rigoureux, nous trouvons un récentes recherches du Dr Gustave Le homme saint que Dieu pénètre absolu-Kon.es runo du Christ, de sorte que l’objection de Strada, déjà nulle en logique profonde, même une valeur apparente.n’a pas rencontre,dans la vie de suints saint Gunlbert, saint Demi- I in Ce savant montre, en effet, dans la scientifique du 14 avril 1900, que des molécules de matière dissociée, de matière immatérielle, pour ainsi dire, peuvent traverser les obstacles les plus matériels (17).Mais on a vu comment M.Strada joue de la science.Plaignons d’un cceur sincère les victimes de l’esprit systématique et efforçons-nous d’éviter les partialités, même inconscientes.Nous pourrions y réussir souvent, M.Jounet l’expose en d'excellents termes, si, nous accoutumant enfin à ne compter que sur Dieu, nous tâchions de corriger avec le secours de sa grâce notre tendance à exercer nos facultés trop vite et notre disposition à nous contenter des apparences.Ainsi combattues, nos partialités finiraient par ne plus nous troubler.chrétiens, nique, sainte Chantal, la mère Thérèse du Saint-Sacrement,et tout récemment, dans notre siècle, le curé d’Ars (111, le renouvellement de prodiges sembla- égaux â la multiplication lie nie Alphonse Germain.blés sinon évangélique des pains (12) ".Et, après avoir signalé les principaux genres de miracles accomplis par saints, M.Jounet conclut qu'il est (Suite et fin.) les d’expulser tous ces faits de >11 la coïi&tdnU U coulant sous le coup de lance ne prouvent pus, ainsi que l'affirme à la hâte et sans recherche suffisante, Strada, que la mort du Christ n’est pas réelle (16) ”.Le sévère partisan du fait critérium n’a suivi l’histoire qu'autant que l’y obligeaient les besoins de sa cause.11 s'est surtout appliqué à revêtir ses fictions d’éléments empruntés â to ire et il a recouru maintes fois â des artifices de romancier pour défigurer le Christ.L'interprétation qu'il en donne est bien réellement, comme le proclame son ami, une “ calomnie perpétuelle.” L’Ascension ne paraît pas moins impossible â M.Strada que la Résurrection.Pourtant, il admet la réalité Plus- ' à ce que Rossuot appelait " Pensorcel- Actuellement les participes Wo„ré, lemont de la bagatelle”.Ou en voit """ch*.non même que leur libéralisme entraîne à gappo.%, taire leur foi, à la dissimuler, parceplacés axant le substantif auquel qu’il est maintenant de bon ton dans sou^ j0’111”' restent bn a viables.Excepté, est même déjà classé parmi les prépositions.On tolérera l'accord facultatif pour ces participes, sans exiger l’application de règles différentes suivant que cos mots sont placés au commencement ou dans le corps de la proposition, suivant que le substantif est ou n’est pas déterminé.Ex.: ci joint ou ci jointes les pièces demandées (sans trait d'union entre ci et le participe) ;—je vous envoie ci jointe copie delà pièce.On tolérera la même liberté pour l’adjectif franc de port ou franche de (17) Sous Vinfluence de causes très variées : lumière, réactions chimiques, élec- lu monde de se désintéresser de la vie irisation, etc., expose le Dr Le Bon, les éternelle, d’ignorer tout ce qui touche corps peuvent subir des états de dissociations, variables suivant les corps et variables aussi suivant les causes qui les ont fait La matière ainsi dissociée se maui-forme de particules infiniment petites, animées d'une immense vitesse, capables de rendre l’air conducteur de l’électricité et de traverser les corps opaques aussi facilement que la main traverse un liquide ou un tas de sable.Ces particules représentent une forme de la matière tout à fuit différente de celles que la chimie nous fait connaître, un état nouveau où l’atome est probablement dissocié.Et saurait s’agir ici de propriétés appartenant uniquement à quelques corps spéciaux tels que l’uranium, le thorium, le baryum, etc comme jo l’ai écrit il y a déjà longtemps, que des cas particuliers do lois très générales Cité par M.Jounet, ouv.cit., p.39G.(18) Ouvr.cit., p.222-223.nu salut des âmes.Quelle idée se font-ils doue de Dieu pour lui préférer le monde ?Ont-ils donc oublié, à force d’anesthésier leur conscience, que, pour accomplir la volonté du Père, il faut garder la parole du Fils ?Ah ! si ces tièdes, ces timorés, ces mondains daignaient accorder aux défenses de la foi, aux écrits propres à fortifier la croyance, un peu de l’attention qu'ils prodiguent aux nouveautés profanes ! Que de maux s’éviteraient ceux dont la piété entre en défaillance ou dont l’esprit vient de s'ouvrir au doute s’ils avaient le courage d’entreprendre, dès le début do leur crise, un loyal examen des raisons de croire.Nous nous em- (11) Voir la vie du curé d’Ars par Meunier, vol.I.p.291, 292.(12) Ouvr.cit., p.201, 202 et 203.(13) M.Strada pousse la fantaisie jusqu'à indiquer catalepsie les cent livres d'aromate dont Nicodème couvrit le corps du divin Crucifié.On peut voir, en consultant l'Autorité de l'Evangile de II.Wallon, p.301 [cit.par M.Jounet] quo si ces parfums, employés d une telle manière, sont “ excellents pour conserver un mort ”, ils sont aussi des plus propres à " faire mourir un vivant.” (14) Voir Ere dcJinu par le Docteur Sepp, traduite par Charles Sainte-Foi, volume II, P.207.naître, feste sous remède contre la comme un lui-même port une lettre.Avoir l'air.— On permettra d'écrire indifféremment ; elle a l’air doux ou douce, spirituel ou spirituelle.On n’exigera pas la connaissance d’une différence de sens subtile suivant l’ao- certes il ne J1G) Irndition que l'Evangile autorise et «’infirme point " ouvrit son côté ” Ces corps no représentent, puisque l’Evangile dit : | ; il n'est pas étonnant qu un coup do lance, ouvrant lo côté, perce le ceeur, (10) Ouvr.cit., p, 207.cord de l’adjectif avec le mot air on (19) Ouvr.cit., p.259. 0.LA VÉRITÉ avec le mot désignant la personne la suppression de l’apostrophe et du dont on indique l'air.trait d'union dans les verbes compo- sés Ex : entrouvrir entrecroiser.Trait d'union.— On tolérera l'absence de trait d’union entre le verbe et le pronon sujet placé après le verbe Ex : est il f Différence du sujet apparent.etI Aucun homme, probablement, ne Ex : sa maladie) peut se faire une naissante Couchette passent le temps à dire autre chose que des prières pour la compagnie du chemin de fer du lac Saint-Jean.Adjectifs numéraux.— l'ingt, cent, La prononciation justifie dans certains cas la règle actuelle, qui donne un pluriel à ces deux mots quand ils sont • multipliés par un autre nombre.On tolérera le pluriel de vingt et de cent même lorsque ces mots sont suivis d’un autre adjectif numéral Ex : quatre vingt ou quatre vingt* Ji.r hommes : —quatre cent ou quatre cents 'rente hom- Visite ru lac des Commissaires (Suite (le la Sont page.) La Fête du Travail idée de T héroïsme DU SUJET REEI sont dis vapeurs.Il n'y a pas lieu d’en-1 (lu ^ a une tomme, née et élevée soigner de règles pour des construe-1 a ^ ville, qui est appelée tout à coup lions semblables, dont l'emploi ne;a se transporter, avec ses jeunes en-peu t être étudié utilement que dans' t^nts, au milieu de la fon t.Celle qui la lecture et l'explication des textes, j accepte ce sacrifice est digne de toute C'est une question de style et non de; notn} admiration : elle est une vérita-grammaire, qui ne saurait figurer ni dans les exercices élémentaires ni dans Cet to année encore, les ouvrier.** du Cumula ont célébré la FÏU du Travail Noua avons toujours déploré l'instituti de cette iVtv ; particulièrement dans moment où V Eglise, par condescendance pour la faiblesse de ses enfants, abolissait K obligation de plusieurs de nos fêle gieusvs.On a remplacé les belles fêtes de l'Kglis» «pii sanctifiaient Vouvrier tout en lui proei rant un repos bien mérite, par de.-purement profanes qui n* apportent délassement aux corps ni bien aux Ane loin de IA.Ici.a Québec, où 1 esprit de foi c^t en-solidement ancré dans la classe ottvvi o on commence !.v K et* du Travail par i: i messe.U est tort bien, mais c’est !*• \ • ; lion, non point la règle.L'esprit de cotte fétu Cht un esprit pu:-, ment profane, en attendant qu’il devi*.; !.ouvertement hostile A la religion.nous apprend que lu 1*71 c.-.i été fondée en 18S4J, aux Etat?VnK par les Chevaliers du Travail i \-' dire que la religion n'a aucune plan Tl:.-cette fête lorsqu’on la célèbre 'don V de ses fondateurs.A Montréal, le program ne comportait des courses de fillettes, j»oi:-filles et femmes mariées ’ C’est lamenta A ce sujet, on nous écrit un ?wv>'.Le trait d'union ne sera pas exigé entre le mot désignant les unités et le mot désignant les dizaines.Ex : dix sept.s rcu- ble héroïne.; Aujourd’hui, la période la plus dure • pour les femmes du lac des Commissaires est passée.Elles sont plusieurs maintenant, et elles peuvent s’oncou rager les unes les autres.Mais les commencements ont dû être terribles.Dans la désignation du millésime ou tolérera mille au lieu de mil comme dans l'expression d'un nombre Ex : "an mil huit cent quatre vingt dix Ou l'an mille huit cent* quatre vingts les examens.ivU > Accord du verbe précédé de plusieurs SUJETS NON UNIS PAR LA CONJONCTION et.— Si les sujets ne sont pas résumés par un mot indéfini tel que tout, rien, chacun, on tolérera toujours la construction du verbe au pluriel.Ex: bonté, sa douceur le font admirer.ACCORD DU VERRE PRÉCÉDÉ DE PLUSIEURS SUJETS AU SINGULIER UNIS PAR ni, comme, -¦ ece, ainsi, que et autres locutions équivalentes.— On tolérera toujours le verbe au pluriel Ex : ni la douleu r ni la force n’y peuvent rien ou n’y peut rien ; — la santé comme la fortune demandent à être ménagers ou demande fi être ménagée :— le général v w arec quelques officiers sont sortis ou est sorti du camp .— le chat ainsi que U tigre sont des carnivores ou est un carnivore.Après avoir pris un excellent dîner chez M.Marsan, nous avons parcouru le reste de la colonie, vers le nord, visitant M.Yézina, la famille Cadoret, la famille Juneau, la famille Bouchard,etc.Partout nous avons constaté le plus grand courage et un réel contentement.Puis notre aimable et complaisant conducteur, M.Marsan, a bien voulu nous mener jusqu’au lac Bouehette, afin de nous faire voir cette nouvelle paroisse qui est fort intéressante et pleine d’avenir.Le site est pittoresque.Le lac Bouehette et le lac Ouatchouane, qui n’est séparé du premier que par une étroite langue de terre, sont loin d'avoir, ensemble, les dimensions du lac des Commissaires ; mais ils sont assez grands pour donner un aspect très agréable :\ cet endroit.O 1-a paroisse de Saint-Thomas d’Aquin du lac Bouehette d’hier, pour ainsi dire, colons se sont établis dans cette région, il y a 14 ou 15 ans.Aujourd'hui, il y a une belle et grande église en bois, un curé résidant, et une centaine de familles ; scieries, fromagerie, etc.Les progrès ont donc été considérables.Avec quelle rapidité l’œuvre de la colonisation se développerait partout dans notre province si tous en comprenaient l’importance vitale et si chacun voulait faire sa part ! Ut A DJ ECT1 PS DEMONSTKATI FS, INDÉFINIS ET PRONOMS Ce.— On tolérera la réunion des particules ci et là avec le pronom qui les précède, sans exiger qu’on distingue qu'est ceci qu'est cela de qu'est ce ci qu’est ce là.— On toléra la suppression du trait d’union dans ces constructions.Même — Après un substantif ou un pronom au pluriel, on tolérera l’accord de même au pluriel et on n'exigera pas de trait d'union entre meme et le pronom.Ex : nous mêmes, les dieux mêmes.Tout.—On tolérera l’accord du mot tout aussi bien devant les adjectifs féminins commençant car une vovelle 3 A V ou par une h muette que devant les adjectifs féminins commençant par une consonne ou par une h aspirée.Ex.: tout hev rpitjwa ou toutes heureuses ;— l’assemblée tout entière ou toute entière.Devant un nom de ville on tolérera l’accord du mot tout avec le nom propre sans chercher à établir une différence un peu subtile entre des constructions comme tout Borne et toute Rome.On ne comptera pas de faute non plus à ceux qui écriront indifféremment en faisant parler une femme, je suis tout à vous ou je suis toute à vous.Lorsque tout est employé avec le sens indéfini de chaque, on tolérera indifféremment la construction au singulier ou au pluriel du mot tout et du substantif qu’il accompagne.Ex.: des marchandises de toute sorte ou de toutes sortes ;—la sottise est de tout (tous) temps et de tout (tous) pays.Aucun.— Avec une négation, on tolérera l'emploi de ce mot aussi bien au pluriel qu’au singulier.Ex.: ne faire aucun projet ou aucuns projets.Chacun.— Lorsque ce pronom est construit après le verbe et se rapporte à un mot pluriel sujet on complément, on tolérera indifféremment après chacun, le possessif son, sa, scs ou le possessif leur, leurs.Ex.: ils sont sortis chacun de son cfAc ou de leur côté ;— remettre des livres chacun à sa place ou (1 leur place.1/ Art U Travail ?/ h • ! i.i “ Voila eu que le- grands journaux f.«i * pour VKdu&üion du pruplr et Vtijfnin hi* ¦ m'iit d' la fcinim.C lût ce que l'on a:.;)•*’.* l’éducation pratiqua Est-il possible qu nu comprendra pas l'inconvenance qu'il \ mettre les personne.44 du sexe aux cours.?devant une foule de jeunes geni* qui : >nt ?ur ce uéirradant spectacle de* gorge- ch .» et dc>* quolibets * " On devrait le comprendre, mais un routfit' de vertige passe sur notre pay*.On s’aveugl* volontairement.ACCORD DU VERBE QUAND LE SUJET est un mot collectif.— Toutes les fois que le collectif est accompagné d’un complément au pluriel, on to 1ère ro l’accord du verbe avec le complément.Ex : un peu de connaissances suffit ou su frisent.ACCORD DU VERBE QUAND LE SUJET est plus d’un.— L’usage actuel étant de construire le verbe an singulier avec le sujet plus d’un, on tolérera la construction de verbe an singulier même lorsque plus d’un est suivi d’un complément au pluriel.Ex : plus d’un de ccs hommes était ou étaient à plaindre.Au ne date que Les premiers t-*< v j Z V • v «M Fêtes champêtres A Monsieur J.-P.Tardivel, Mon cher monsieur, La Bresse du 29 août nous donne iv compte rendu de la fête champêtre organisée sous ses auspices pout bambins de Montréal.Pendant cette fête, il y a eu exposition de bébés et concours de danses pour les petits garçons et les petites tilles.Remarquez, s’il vous plaît, la date de ce compte rendu ; c’est précisément le jour où la sainte Eglise rappelle le martyre de saint Jean-Baptiste décapité pour plaire ù l’impudique dan sense Hérodiade ; c'est bien choisi.Je me rappelle que l’an dernier vous avez dit un mot contre cotte-multiplication de fûtes pour les enfants, lesquelles tournent de plus en plus aux allures païennes ; mais que peut une protestation isolée quand ces organisations ont lieu dans la catholique ville de Montréal, et que la majorité de ht population y contribue avec empressement ?Dans le principe ccs excursions se réduisaient A une promenade et à goûter sur l’herbe ; peu à pou on introduit de petits jeux qui pat salent innocents, et no fournissaient rien il la critique.Plus tard ou a 6 tab R des courses non seulement pour Accord dv verre précédé de un de ceur (une de celles) qui.— Dans quels cas le verbe de la proposition relative doit-il être construit au pluriel, et dans quels cas au singulier ?C’est une délicatesse de langage qu’on n’essayera pas d'introduire dans les exercices élémentaires ni clans les examens.C’est, ce sont.—Comme il règne une grande diversité d’usage relativement à l’emploi régulier de c'est et de ce sont, et que les meilleurs auteurs ont employé c’est pour annoncer un substantif au pluriel ou un pronom de la troisième personne au pluriel, on tolérera dans tous les cas l’emploi de c’est au lieu de ce sont Ex : c’est ou ce sont des montagnes et des précipices.Concordance ou correspondance des temps.— On tolérera le présent du subjonctif au lieu de l’imparfait dans les propositions subordonnées dépendant de propositions dont le verbe est au conditionnel.Ex : Il faudrait qu’il vienne ou qu’il vint.(A suivre.î V / ’ lv- Nous le savons, la compagnie du chemin de fer du Lac Saint-Jean est loin d’être riche.On ne peut donc pas lui demander de donner au public le moindre luxe.Mais nous croyons devoir appeler l’attention de l’intelligent gérant de la compagnie sur l’état délabré dans lequel se trouve la gare du lac Bouehette.A vrai dire ou ne peut pas appeler cela une gare.L’édifice qui est censé suvir de gare, résidence privée est occupé comme par le cantonnier.Le public n’y entre pas et doit se contenter du quai et, comme salle d’attente,d’un petit réduit qui sert en même temps de décharge, où nous avons remarqué, à la lumière d’une allumette, des pièges à n’y a là ni feu ni lampe, et quatre carreaux de l’unique fenêtre sont brisés.ours.un a Lorsque les trains sont en retard, qui arrive souvent, et que les nuits sont froides, les voyageurs qui sont obligés d'attendre A la gare du lac •ais- ce VERBE Verbes composés.— On tolérera les 44 LA VÉRITÉ 4 tits garçons, mais aussi pour les petites filles qui ont eu des prix de C’était inconvenant au su-• degré ; personne n'a réclamé telle inconvenance et la enfermés avec lui.Nous devons ajouter que M.Déliassé, notre ministre des affaires étrangères, a félicité le jeune et vaillant ambassadeur de sa courageuse attitude, et a appuyé de son côté “sur la nécessité de veiller à la protection des 3,000 chrétiens indigènes et d’assurer leur salut au prix de tous les efforts.” Ce M.Piclion, si nous ne nous trompons pas, se montrait, en France, un libre-penseur agressif, déclaré de l’Eglise.Quant à M.Delcassé et à ses collègues du cabinet Waldeck-Rousseau, ils sont également opposés à toute idée religieuse, en France.Dans leur propre pays, ils persécutent l’Eglise, nou pas à la façon des Boxeurs, sans doute, mais avec une cruauté plus raffinée, une haine plus diabolique.En Chine, ils-se donnent la mission de protéger les chrétiens chinois contre ceux qui, en somme, poursuivent le même but que la France officielle : la destruction de la foi chrétienne.M.Loubet, qui ne daigne pas même prononcer le nom du Dieu des chrétiens en France, envoie des troupes pour mettre lin à la persécution sanglante dont les adorateurs de ce Dieu sont les victimes en Orient ! On ne saurait imaginer une position plus fausse, une conduite plus illogique, une hypocrisie plus révoltante.En effet, si les chrétiens chinois méritent d’être protégés, les chrétiens français ne méritent pas d’être tracas- rition \ Glasgow, signale treize munications entre le Canada et Glasgow sont fréquentes—la ligne Allan et la ligne Dominion font un service régulier entre Montréal-Québec et Glasgow—les chefs du bureau provincial d’hygiène et le directeur de la quarantaine sont sur le qui-vive et feront tous les efforts possibles pour empêcher le terrible fléau de pénétrer dans notre pays.C’est fort bien : il faut prendre toutes les précautions que demande la prudence et que recommande la science.Mais aussi il ne faut pas oublier Sainte : civitatem, frustra vigilat qui custodit earn, —Si le Seigneur ne garde la ville, c’est en vain que veille celui qui la garde.” Donc, ne nous fions pas exclusivement au bureau d’hygiène et au directeur de la quarantaine.eu Ecosse.On y cas.Comme les corn- vient d’être condamné à l’emprisonnement à perpétuité ; la peine de mort n’existant en Italie que pour la trahi-Comme tous les anarchistes de son école, Bressi s’est déclaré satisfait de son œuvre.“ Condamnez-moi, a-t-il dit aux juges, cela m'est indifférent ; j’attends la prochaine révolution ".La condamnation du régicide, comporte d’abord un an de détention dans une cellule de six pieds de long et large de trois pieds, il n’aura comme lit qu’une planche et pour toute nourriture que du pain et de l’eau.Ensuite il ira, dit-on, à la prison commune.pré me contre une chose a passé.Les journaux, sans corn-qu’il y avait de laid dans son.rendre ce comptes rendus, disaient après la Mlle une telle a remporté un ! leurs fête : prU pour la course, et les mères ont fini • croire que c’était un honneur que petite coureuse dans la pai un ennemi une d’avoir famille-.Cette année il y a eu des prix pour a progrès.Mlle M.C.la danse ; il y 1 prix spécial de danse 2 prix, etc, etc.; bonne chrétienne, mais une mère Mlle L.ces paroles de l’Ecriture “ Nisi Dominas custodier it Une mère, je ne dis Lord Roberts annonce qu'il a annexé le Transvaal aux domaines de Sa Majesté.Reste à savoir si les Boers accepteront l’annexion.Aux dernières-nouvelles ils se battaient encore avec courage et succès.pas qui a le sentiment do la dignité do la femme, et qui connaît scs devoirs do devrait so trouver humiliée on •ant le nom de sa petite fille figurer i ceux des meilleures danseuses, dernier pique-nique on a fait du plus.On a imaginé un cônes entre les pins beaux bébés, to concours entre les plus animaux des fermiers durant A L’Œuvre des Tabernacles DE QUEBEC un pas com M.Henri Bourassa, député fédéral de Labelle et M.D.Monet, député fédéral de Xapierville, ont parlé, dimanche dernier, 2 septembre, à l'hôtel de ville de Saint-Hyacinthe, devant une nombreuse assemblée présidée par M.Dessaulles, député provincial du comté et ancien maire de la ville.Tous deux, au dire même du Star, ont été ut comme les beaux les expositions, i\ l’automne.Il y a de quoi rougir de honte quand on voit société qui prétend se respecter descendre à ce dégradant spectacle.On nous prie de publier la nomenclature des travaux exécutés, dans le cours de la dernière année, par les Dames de l'Œuvre des Tabernacles.uni- Ces divers objets répartis entre cent vingt paroisses et missions indigentes, attestent, une fois de plus, l’utilité exprimant incontestable d'une association, très envers la pauvre en ressources matérielles, mais riche en dévouement et eu persévé- ra e sont pas arrivés jusque Les païens 1;\ ; du moins l’histoire n’eu parle pas; tandis que dans cent ans, s'il existe numéro de la Press» du 29 religieusement écoutés et fort applaudis.M.Bourassa, tout en des sentiments de lovauté encore un août 1900, on y lira en toutes lettres : que madame une telle pour amélioration de sa race (le plus gros bébé) a remporté un prix.Homo cum iii honore cs-
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