La Vérité, 1 février 1901, samedi 2 février 1901
•I N Uattonguay 1 jnnv )fiOI M)2 ruo Hr «Jnm f til 20àzn& ANNÉE NOTRE-DAME DE QUEBEC, SAMEDI 2 FEVRIER 1901 No.87 A VIS ABONNEMENTS Canada at JÙatx- Unit Un an.Six mois Étranger (Union postule.) Un an LA VERITE Toute demande du i 'HA NGBMCN'T D’AT» U1C SS» DOIT ÊTRE ACCOMPAGNÉS DK L’ANCIENNE ADRESSE.*2M Il .00 REVUE HEBDOMADAIRE VERITAS LIBERAMT VOS-I.A VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES." Téléphone : 712 f.13.50 444# • • • i I J.-P.Tardivel, Directeur-Propriétaire NUX DE QUEBEC SAMEDI FEVRIER 1901 Bureaux : Chemin Sainte-Foyc près Québec par des missionnaires d’autres nationalités.Enfin consequent, les dépouiller serait et dont Nous déclinons, à l'avance, la responsabilité.En tout cas, l’œuvre qui s’impose en ce moment aux évêques français, c’est de travailler, dans attenter au droit de p Il faut considérer en outre qu’elles ne possèdent point, dans l'intérêt personnel et pour le bien-être des particuliers qui les composent, mais tioi pour les œuvres de religion, de ch a- , les droits et les intérêts des cong regarde et de bienfaisance qui tournent t lions religieuses, que Nous aimons ici profit de la nation française, soit de tout Notre cœur paternel et dont soit au dehors où elles ; l’existance, Propriété.nous devons faire observer que frapper les congrégations religieuses ce serait s’éloigner, à leur détriment, de ces principes démocratiques de liberté et d’égalité qui forment actuellement la base du droit constitutionnel en France et y garantissent la liberté individuelle et collée- LETTRE Dü PAPE ! S.Km.le Cardinal Richard une parfaite harmonie de vue et d’ae- i, à éclairer les esprits pour sauver (Suite et jin) au dedans.vont rehausser son prestige en contribuant à la mission civilisatrice que ; la Province lui a confiée.Passant sous silence d’autres consi- la liberté, la prospérité | importent à l’Eglise catholique, à la France et à l’humanité.Il est facile aussi «le voir que tous five «le tous les citoyens, quand leurs actions et leur genre de vie ont un but honnête qui ne lèse les droits et les intérêts légitimes de .I dans un Etat d’une les grands intérêts engagés dans cette question seraient gravement compromis, même dans le cas oïl l’on épar- \ gnerait les congrégations de mission- j naires pour frapper les autres ; car, à le bien considérer,l'existence et l’action Daigne le Soigner exaucer Nos vœux ardents et couronner les démar-sujet des dies que Nous faisons depuis longera ps déjà pour cette noble cause ?arque:| Et comme gage de Notre bienveillance entretient avec le Saint- ! et des personne.Non, civilisation aussi j dérations nue l’on fait au | avancée que la France, Nous poserons pas qu’il l’existence et à tion ni respect pour une classe de ci toyens honnêtes, paisibles, très dé- Siège des rapports amicaux fondés voués à leur pays, qui, possédant tous sur un traité solennel les droits et remplissant tous les de- e voirs de leurs compatriotes, ne se pro- td religieux enseignant et j posent, soit dans les vœux qu'ils émet- mènent 5 ne sup-: congrégations religieuses, Nous Nous t* n y ait ni protec-j bornons à celle importante rem France la les unes sont liées à •lion des autres.Fn effet,la vocation faveurs divines, Nous * ! vous ae- ! - - jorduns, bien-aimé Fils, à vous, à tout i donc les in* l'épiscopat, à tout le clergé et à tout ' le peuple de France, la bénédiction b la | Apostolique.’ Donné à Ko me, près de Saint-Pierre,.i ac lu religieux missionnaire germe et se la parole du relisons la direction Q convfinents que Ton indique ont sut ou tel point quelque réalité >ie est toute ouverte pour les signaler au Saint Siège qui est disposé à les, le *23 décembre de Van 1900, de Notre prendre en sérieux examen et à leur j pontificat le vingt-troisième, appliquer, s’il v a lieu, des remèdes '•veloppe sous gicux prédicateur, i «i* pieuse du même sous l’influence surnaturelle du tent, soit dans la vie qu’ils religieux contemplatif.ou grand jour, que de travailler à D’ailleurs, on peut s’imaginer la leur perfection et au bien du prochain situation pénible qui serait faite aux et la diminution que > « LEO IT- XI11.sans rien demander que la liberté ! opportuns.Nous voulons, cependant, compter sur l’équitable impartialité des homines qui président aux destinées de la j Les mesures prises contre eux paraîtraient d’autant plus injustes et odieuses que, dans le môme moment, on traiterait bien différemment des so- ; France et sur la droiture et le bon missionnaires subiraient certainement leur autorité Plutôt Turcs que Papistes que les peuples "ils évangélisent, apprendraient que les congrégations religieuses, loin de trouver dans leur pays protection et hostilité ; leur prestige, «lès nu : sens qui distinguent le peuple fran-Nous n’ignorons pas que, pourcolo- vais.Nous avons la confiance qu’on rcv ces rigueurs, il en est qui vont ré- ne voudra pas perdre le précieux patrimoine moral et social que repré-des sentent les congrégations religieuses ; clergé qu'on ne voudra pas, en attentant à se la liberté commune par des lois d’ex- ciétés d'un tout autre genre.(Delà .uni «r nlit/it'mt, île Cambrai.) On croit généralement que cette-odieuses phrase est d’origine protestante et du seizième siècle.On l’attribue au chef des Calvinistes hollandais,.respect, y sont traitées avec 11 rigueur.Mais, élevant encore question, nous devons remarquer que s •ongrêgalions religieuses, ainsi que nous l’avons dit plus haut, représen tent la pratique publique de la perfection chrétienne ; et, s’il est certain )u pétant que les congrégations religieuses empiètent sur la juridiction évêques et lèsent les droits du séculier.Cette assertion ne peut soutenir si l’on veut rapporter aux sages lois édictées sur ce point par •s dans l’Eglise et que Nous avons voulu rappeler récemment.En parfaite harmonie avec les dispositions et l’esprit du , i les i le trop célèbre ception, blesser le sentiment des eu- Il ne l’i Guillaume d’Ornnge.’a pas inventée, mais il était j tholiques français, et aggraver les dis- digne de le ! cordes intérieures du pays, à son grand I sa vie.faire, elle caractérise toute qu’il y a et qu’il y aura toujours l’Eglise des âmes d’élite pour y aspi-l’influence de la grâce, il se- • leurs desseins.3 ét ri ment.Une nation n’est vraiment L’origine est plus lointaine et grec-grande et forte, elle ne peut regarder que.Elle date des derniers jours de Concile de Trente, tandis qu’elles rè- ’’avenir avec sécurité que si, dans le l’empire romain, la veille de la prise glent d’un coté les conditions d'ex-¦ respect des droits de tous, vi dans la de Constantinople par les Turcs, au istence des personnes vouées à la prn- ; tranquillité des consciences, les vo- lendemin du Concile de Florence qui tique des conseils évangéliques et à 'Pontés s'unissent étroitement pour cou- vota l’union des Eglises grecque et .l’apostolat, d’autre part elles respec- ! courir au bien général.Depuis le corn- latine, tent autant qu’il convient l’autorité des | inencement de Not re Pontificat, Nous i avons omis aucun effort pour réali- ; * rer sous mit injuste d’entravei Ve serait attenter à la liberté même jui est garantie en France par un pacte solennel ; car tout ce qui Vein pêche de mener les aines à la perfection nuit au libre exercice de sa de l'Eglise, Par haine de Home, c’est-à-dire delà vérité catholique, les Grecs, schismatiques au lendemin de cet.accord de Florence, s’insurgèrent contre le-traité de paix, et cette insurrection adopta le fameux cri : Plutôt Turcs-que Papistes ! La réponse à cette déclaration, le Sultan Mahomet 11 la donna.V évêques dans leurs diocèses respect] 1s.j i Tout en sauvegardant la dépendance due au chef de l’Eglise, elles ne man- rat- mission divine.Frapper les ordres religieux, ce serait encore priver l’Eglise de coopéra-leurs dévoués : d’abord à l’intérieur, où ils sont les auxiliaires nécessaires de l'épiscopat et du clergé en exerçant le saint ministère et la fonction de l’enseignement catholique, cet enseignement que l’Eglise n le droit et le devoir de dispenser et qui est réclamé par la conscience des fidèles ; puis à l’extérieur, où les intérêts généraux de l’apostolat et sa principale force dans toutes les parties du monde sont représentés principalement par les congrégations françaises.Le coup qui les frapperait aurait donc son retentissement partout, et le Saint-Siège, tenu par mandat divin de pourvoir à la diffusion de l’Evangile, so verrait dans la nécessité de ne point s’opposer & ce que les vides laissés par les missionnaires français fussent comblés ser en France cette oeuvre de pacification qui lui aurait procurer d’incalculables avantages, uon seulement dans l’ordre religieux,mais encore dans l'ordre civil et politique.Nous n’avons «as reculé devant les difficultés.Nous quant pas, en beaucoup de cas tribuer aux évêques son autorité suprême sur les congrégations par voie de délégation apostolique.Quant à représenter l’épiscopat et le clergé français comme disposés à accueillir favorablement l’ostracisme dont on 1 n’avons cessé de donner à la France des preuves particulières de déférence, Dans l’hiver de 1451-1452, il cony-de sollicitude et d’amour, comptant truisit sur le Bosphore, en amont de toujours qu’elle y répondrait comme Constantinople, la forteresse du il convient à une nation grande et généreuse.Nous éprouverions une extrême douleur si, arrivé au soir de Notre vie, Nous Nous trouvions déçu dans ces espérances, frustré du prix de Nos sollicitudes paternelles et condamné à voir, dans le pays que Nous aimons, les passions et les partis lutter avec plus d’acharnement, sans pouvoir mesurer jusqu'où iraient leurs excès, ni conjurer des malheurs que Noue avons tout fait pour empêcher voudrait frapper les congrégations religieuses, c’est une injure que les évêques et les prêtres ne peuvent que repousser do toute l’énergie de leur âme sacerdotale I U n’y a pas lieu do donner plus d’importance à l’autre reproche qu’on fait aux posséder trop de richesses.En admettant que la valeur attribuée à leurs propriétés ne soit, pas exagérée, on ne peut, contester qu’elles possèdent honnêtement et légalement et que, par pvo- vnotoirc d’Uermaeum.Le siège de Constantinople et la prise de cette ville suivirent de près.Au moment où les Turcs allaient donner l’assaut, le fanatisme le plus farouche fit explosion.Le clergé schismatique grec appela: solennellement l’anathème sur la tête des partisans du Conseil de Florence.Le grand-duc Luc Notaros, l’homme le plus puissant de l’Empire, déclara qu'il aimait mieux voir dam la viUr congrégations religieuses de U 2 la ndnsi * qui constitue un châtiment fort mérité.Nous traduisons cotte lettre d'après in version que nous en donne le Catholic Tribune Ac Dubuque, Iowa, 21 janvier, qui l'emprunte au Freeman's Journal do Dublin : Voici la lettre de Mgr O' Dwyer.tenant dans lu butte rie I) de L'artillerie canadienne.Loa titres ^eeuls que le Spectator donne à cette communication,en indiquent suffisamment le caractère honteux : “ Rvrniso axi> Loonxn.The Canadians assist in carrying out Kitchener's Policy of destroying boor Homesteads.— Wckkpii-; hi testablement pour effet de fausser Vidée du christianisme.On enseigne aux populations catholiques, presque en propres termes, que la sainteté s'acquiert tout aussi facilement au sein des sectes que dans la sainte Eglise catholique, la seule vraie.Que la reine d'Angleterre ait été une bonne mère de famille, dévouée à ses enfants ; poussant meme le dévouement à l’égard des siens au point d’amasser une fortune privée considérable, et de s’exposer au reproche d’être trop attachée à l'argent ; quelle ait été épouse et veuve fidèle ; qu’elle ait compati volontiers avec ceux qui étaient dans le malheur ; tout cela est vrai.Mab ce sont là des vertus mo-es naturelles que même certains le turban hire que la tiare romaine.Il fut mis à mort, le lendemin de la prise de Constantinople, avec des raffinements inouïs de •cruauté, par le bourreau du Sultan.Il est probable que, dans son supplice, le turban ne lui parut plus si agréable.“ Si, en ce moment, dit ur.historien grec, Cuvas, un ange ;vtt des- c v?ccndu du Ciel et leur eût crié : " Acceptez l’union des Eglises, "en vérité, ils n’y auraient poient consenti et ils auraient demandé à être livrés aux Turcs plutôt qu'à l’Eglise romaine.Les Turcs leur firent connaître, en les massacrant, les bienfaits de la civilisation de Mahomet.Ne peut-on point constater actuellement en France quelque chose de cet1 val esprit d’imprudence et «l’erreur de la ! païens ont pratiquées, chute de- /«- '••/>/«.-• funeste avant-cou- Nous le savons, les Anglo-saxons et reur ?les Américains attachent une grande, une trop grande importance à ces vertus naturelles.Mais pour rester dans le vrai et conformer sa manière •• Vous avez publié dan.* votre livraison vio samedi un incident qui, je crois, appelle de> commentaires.L'auteur, qui est vraisemblablement un otlîcicr anglais, l'appelle une Inmne histoire, et il en e*t évidemment lier : cependant, cet incident donne vérita-Moment des nausées à va use de lu lâcheté et île la brutalité qui s'\ étalent Vu Bocr ayant combattu pouraon pays jusqu'à ce que le kopje oil il se trouvait fut ;>ri v jeta sa carabine par terre et demanda n lui épargnât la vie.La réponse fut une insulte grossière; puis lin soldat anglais enfonça sa baïonnotti dans !« corps de cet homme désarmé.Luis-je vous demander si n’est pa> îâ, t ne doivent pas l'accorder?ou I finis le même numéro du Soleil, on prête à un honorable juge de la cour supérieure ce langage : En vous demandant de publier cette lettre je doit dire que iv but que je me propose en vous écrivant, c'est de réparer, autant qu'un seul ecclésiastique peut le 1 faire, le scandale que, j'en suis persuadé, vous donnez comme directeur d’un journal pour que le feu ne les atteignit pas incendièrent la maison.• 4 • » 1 A- •• I.i nouvelle e~t malhcnreu-euieiu trop Vraie, dit I‘honorable juge, bien que je n’en aie pas etc officiellement prévenu.Turcotte a parlé do éloge» que méritait la Reine, fsitvmger la Urine, autant vaudrait purifier !• ditntnhif.( W latinuynt *oiU inutile*.Tout ce que je pui* dire, c’est que, par respect pour V Auguste Reine, dont nous déploron- la perte, je me conforme à la suggestion qui vient d’etre faite d’ajourner cette cour.M.qui est presque oiticiullenient catholique, par le ton sauvage et sans pitié que vous avez adopté à l'égard de brnvc:< gens (pii font, en faveur tic la liberté, une de» plus gloricu La colonne arriva à Witpoort, joli village entouré de collines.Lus canon-furent placés sur les collines et hr (jnés sur le village ; puis la cavalerie et l'infanterie montée y entrèrent et pillèrent, puis incendièrent toutes les maisons et tous les magasins, eeption d’un seul établissement appartenant à un sujet britannique, moulin à farine fut détruit par la dynamite.Assis sur les collines, nous regardions faire.Lorsque les tmupo elles avaient l'air une bande de colporteurs un go-Leurs selles ressemblaient a tant on v avait a- lui tu» dont l'hi.-toirc* lasse men- M'e tV ill.t Kï)Wai;i-Tiiom \s, “ évûquv île I.imeriek.à 1 ex- Les italiques sont de nous.En général, on peut dire que les panégyriques de la reine Victoria, publiés par nos journaux, donnent tous cette note de louange excessive.Cela est souverainement regrettable.D’abord, au point de vue purement humain, ces exagérations faussent l’esprit public.A force d’accumuler les superlatifs, à tout propos, on détruit chez le peuple toute notion des proportion* ; ou l'empêche de mesurer la véritable taille des hommes ; de distinguer ceux qu’il faut réellement admirer et imiter, de ceux qu’il faut ranger parmi le commun des mortels.Ensuite, au point de vue religieux, tous ces éloges à ; erte de vue et à perte d’haleine à l'adresse d'une souveraine qui a vécu'et qui est morte en dehors du giron de l’Eglise, ont incou Voilà, certes, un soulagement pour la conscience catholique.Les fidèles du monde entier doivent de la recou- Le naissance au courageux évêque de Limerick pour cette opportune dénonciation de la scandaleuse attitude! montées revinrent, que le Tablet a prise sur la question j,| de l’inique guerre sud-africaine.! 1 EJMMEVr w m guettes.des arbres de Noël suspendu de châles, d’horloges, de mandolines, de théières, do lampes, et.de tous les articles imaginables — ^ part de nombreux poulets, eu mu oies, cochons do lait, légumes et produits agricoles en quantité.Il v a des colonnes de cette abomi- buïon- M.U ) t: t Nous avons dit que celle guère atroce, la honte de l’humanité, a fait perdre le sens moral, non seulement à beaucoup d’Anglais, mais aussi à un grand nombre de Canadiens.Le Hamilton Spectator, en date du lundi 31 décembre, page 3, public, "uMo prose, ! nette.L’horrible guerre sud-africaine semble avoir émoussé le sens moral d’un grand nombre d’Anglais et de Canadiens, même parmi les catboli- •ils, * » ques.froide comme une Le Tablei, de Londres, journal catholique et propriété de Son Eminence le Cardinal Vaughan, a reçu naguère de Mgr O' Dwyer, évêque de Limerick, Irlande, la lettre qu’on va lire et f avec orgueil, une longue lettre (quatre grandes colonnes) que lui adresse du théâtre do la guerre uu certain E.W- uription du pillage B.Morrison que, no ;s dit-on, est lieu- Dallstroom.de la deset de l’incendie de Voici quelques passages f LA VÉRITÉ 3 “ Lorsque l’accalmie se fit, le gé- ! ( néral Smith-Dorricn invita les officiers de l'artillerie il l’accompagner il la ville, pour y faire une sorte d’acte de présence officiel.La rue principale était remplie de fumée et de flammèches.I>a ville était très silencieuse, ou n’entendait que le pétillement et le bourdonnement des flammes.Sur le perron de l’église des femmes et des enfants étaient groupés.Les femmes étaient pâles, leurs yeux flambaient, mais peu d’entre elles pleuraient.Les troupes pillaient systématiquement ; et il mesure qu’elles éventraient une maison elles y mettaient le feu.Nos gars canadiens aidaient les femmes à sortir leurs meubles, comme ils auraient fait il un incendie ordinaire.S’ils voyaient quelque chose qui leur plaisait, ils le prenaient, mais il taient pas assez endurcis pour le dre sous les yeux mêmes des gens.Mais il faut voir les Royal Irish piller ! -ande Bretagne aeu affaire jusqu’ici.ment de neutralité ou dont le fils Lw Boers sont irréconciliables, et lors- s’est joint à un commando.que les prisonniers auront été relâchés, 2° Dépouiller tout le pays de four- il y aura une autre guerre sud africaine rage et de provisions, afin de ne laisser avant six mois.Vous ne sauriez conce» î « »! intelligences dans le mémo moule.” Quel que soit l’avenir probable de l’enfant, on lui donne la formation officielle, la même pour tous.Qu’il soit destiné à la vie des champs ou â la vie j des villes, à l’agriculture,â l’industrie, ou au commerce, le programme élémentaire cherche à Vaccabler des mêmes connaissances.Et nos soi-disant réformateurs lieu de demander que l’on fasse, au plus vite, machine eu arrière, qu'on enseigne mieux mais beaucoup moins, voudraient nous pousser plus avant dans le chemin funeste où Yécolc moderne a entraîné d’autres peuples.• aucun moyen de subsistance pour les voir jusqu'il que) point ces gens à qui j commandos.nous faisons la guerre sont entêtés := Saisir, sans paîmentetsansdon-(pig-headed), ignorants et méprisables ,1er de reçus, tout ce qui appartient (v\ oit bless).| aux îerrniers déloyaux et de tous ceux Ce dernier trait est du plus pur | dont les pères ou ‘les (ils sont en cam-anglosaxonnistne.Lorsqu’un Anglais 1 pagne, résiste à quelqu’un, c’est de la fierté,: de la noble ténacité.Lorsque quel» qu’un résiste un Anglais, e l’entêtement, de l’obstination ! au 4v Saisir tout lorsqu’un membre quelconque d’une famille, après avoir est de j déposé les armes, les reprend.5° Saisir ou détruire toutes les ré- coltes sur les fermes appartenant Boers qui sont avec les commandos.G° Enlever tous les instruments aratoires, ne laissant rien pour les fins agricoles ou autres.Voilà, d’i aux Le nommé Holland, dit la dépêche au Herald, Fraternité ! se plaint de ce que les Anglais traitent les Boers avec trop de individu est probablement 1 sincère en formulant cette ét y * " e' bonté ! Et 1 iprès leurs propres aveux, | étonnante (,oinment les Anglais font ! ! Nous lisons dans le Pionnier, de a gueire .j^Lerbrookc, en date du 25 janvier, l’étrange entrefilet que voici : : pren- plainte, tant cette guerre satanique a i aveuglé ceux qui y ont participé, i Voyons un peu cette bonté.! La West minster ( ! a telle donne les : Lks OFFICIERS SK TENAIENT AUPRES, RIANT À l.A VF K M F1.ANH: ( FF N) y F K LES CARS AVAIENT.Los commentaires seraient inutiles, n'est-ce pas ?FAILLITE DE L’ECOLE MODERNE *• Notre nouveau .souverain, étant membre de la fraternité maçonnique, la dépêche suivante fut envoyée aux francs-maçons de la Grande-Bretagne, par la grande loge de Québec.Profonde* sympathie pour notre roi* fraternité (le la part de la nation et de la gratuit* loge de Québec.m onze raisons suivantes pour lesquelles les fermes peuvent f*tre brûlées, dans I le pays des Boers, selon les ordre* Après la scituce, moderne fait faillite ! voici que Yécole donnés par des officiers anglais : 1.Parce que cela pourrait intimider | Le 17 décembre, M.Levgues, rni-l’ennemi.(La dévastation de trente ; nistre de l’instruction publique, en mille carrés dans l’Etat libre, ordon- France, prononçait devant le conseil née par le colonel Pilcher, en janvier \ supérieur de l’instruction publique, un discours dont nous empruntons l’exil.Parce qu’un chemin de fer avail j trait suivant au Journal de l’Ain, 19 i décembre : Autre exemple de l'absence complète de sens moral chez certains Anglo canadiens.Le Herald, de Montréal, un des principaux journaux anglais du Canada, a reproduit, dans son numéro du 11 décembre, première page, sans un mot de protestation ou même de réserve, l’horrible récit qui suit : " B.Tookk, • (iiNiinl maître.T ' FmUrnité rn/iroiinique, voilà un singulier titre pour le secte maçonnique, surtout dans les colonnes d’un journal catholique.Appelons les choses pur leur vrai nom ! Cela exige un peu de courage parfois, mais ayons ce rage.1900.) ' ( été attaqué.(Ordre de lord Roberts numéro 002, prescrivant l’incendie de trente-huit fermes.) III.Parce qu’il fallait dévaster tout un district.(Voir procédés adoptés par le général Campbell, à Ficksburg, en septembre 1900, parle général Bundle dans l’Etat libre d’Orange ; par le général Paget au Transvaal : par lord Methuen à Zeerust.) IV.Parce qu’on avait trouvé des cambines dans les fermes.(Voir, entre autres, les procédés adoptés par les généraux French, Rundle et Pole-Carcw, dans l’Etat libre, en avril der- ‘On fail le- nations grande* et forUs,n»**n pas en accablant les esprits de connaissances, on en coulant toutes les intelligences dans le même moule, mais en développant les qualités morales et intellectuelles qui préparent les jugements droit-, les consciences libres et les caractères.cou- “ Ottawa, le 11 décembre (dépêche spéciale ) : .Vue lettre de Bert Holland, un des Carabiniers canadiens montés, adressée à scs parents en cette ville, renferme les paragraphes intéressants que voici : “ Les Boers nous donnent autant de tintoin que jamais, tirant sur nos sentinelles, puis se sauvant.Nos gars ont fait quitte à quitte avec eux, l’autre jour, en tuant le plus invétéré tireur du district.Les gars étant mon- nier.) lés sur leurs chevaux l’ont poursuivi, V.Parce que des éclaireurs hocr- v le forçant à entrer dans un terrain avaient trouvé abri.(Voir ordre marécageux où son cheval s'est trouvé Roberts, I l août 1900.) embourbé.Le Boer jeta sa carabine et VI.Parce qu’aucun homme ne se leva ses bras, demandant miséricorde, trouvait sur la ferme.Si les hommes Los gars s'étant approchés à une dis- étaient absents, c’est qu ils étaient tance de cent pieds du vieux misera- avec les commandos.(\ oiv lettre des ble ouvrirent le feu.D’abord, ils lui officiers boers à (ireen Point, 1er no-envoyèrent des balles dans les bras et veinbre 1900).les jambes, puis dans l’estomac, et VH.Parce que le propriétaire lorsqu’il jugèrent qu’il avait été assez n'avait pas tenu son serment de neu-puni, ils lui envoyèrent une grêle de tralité.balles dans la poitrine, la criblant lit- VIH.Parce que des coups de fusil téralcment.Ils se rendirent ensuite avaient été tirés de la ferme pendant à sa maison où ils trouvèrent son Ills que le drapeau blanc y flottait, caché sous le lit, ayant sa giberne et IX.Parce qu'une bataille avait eu une carabine il la main.Ils l’emmené- lieu dans le voisinage, rent au camp, et il a toutes les clian- X.Parce que les occupants de lu ces d’être fusillé.” ferme étaient soupçonnés d’être en N’est-il pas vraiment épouvantable communication avec l’ennemi.(Voir d'entendre des soldats canadiens so lettre de Mlle Cronje, .15 octobre 1900.) vanter de pareils exploits et de voir les X1.Parce que les occupants d’une grands journaux accueillir avec satis- ferme avaient relu so deux lois de ser* faction de tels récits qui soulèvent le vir d’éclaireurs contre les francs-cœur d’indignation et de dégoût ?tireurs boers.(\ oiv ordre de Roberts, La dépêche spéciale du Jlcrahl con- 24 octobre 1900.) tinue ainsi: La Westminster Gazette ajoute il cette “ Holland se plaint de ce que les liste les ordres secrets suivants donnés Anglais traitent les Boers avec trop de par lord Kitchener : Ixjnté, et il ajoute : “ .Je ne crains 10 Saisir tout fourrage, chevaux et pas de prédire que ce pays coûtai a animaux quelconques appartenant à plus cher que tons ceux auxquels la un Boer qui n’a pas observé son ser- H E B ( F FA 1) K * ; M.Ley gués est pourtant un sectaire.Cependant, l’évidence lui arrache cet aveu : La tendance actuelle «le renseignement est fausse ! On lit dans le Pi minier, «le Sherbrooke, à la date du 2f> janvier : L’humeur par trop belliqueuse qui :i naguère régné chez certains journalistes canadien-, vient de recevoir une rebut Unie en règle.Hile part même de la source la plus inattendue.C’est ni plus ni moins que la ( nnadian Militant (inztitr qui se charge de mettre une sourdine au zèle de nos jin/for* impérialistes à outrance.La (idzrttf est pourtant tout ee qu'il y a do plus >riti.sh au monde : mais cela ne Vempêche pas «Vapprécier dans les termes suivants Vidée d’envoyer de nouvelles recrues en Afrique : “ No- v!Verts, dit-elle, sont dirigés pour augmenter la population du Canada et “ non pas la diminuer.11 faudrait déclarer bien clairement au gouvernement împé-r ial que,dans le besoin absolu, le Canada fournira volontu vs,non pas 1,000 hommes, " mais 10,000 et plus ; mais que nous iv avons aucun homme de reste pour aller •• faire la police pendant que des millions “ d’acres de terre la plus fertile du monde “ attendent des bras pour la cultiver." ; t ‘ A côté dojee discours:, dit le Journal dt i Ain, il fait bon relire l'aveu fait ces jours- 11.Fouquier, qui d’About et de M.ci par un écrivain, Ijadis, dans > Suive v, fut de veux qui poussèrent h* plus •ment la Evpuhlimie dans la voie scolaire le A VA, SPclt engagée et où la France, à les entendre, devait trouver une ère nouvelle de grandeur morale et de développement intellectuel.Répétons ce qu*après vingt ans d’expérience, il écrit maintenant dans le Matin : “ L'erreur essentielle de notre temps, c’est d’avoir trop cru à l’Ecole.- On s'est imaginé qu’en forçant les enfants du peuple à aller s’asseoir sur des bancs depuis F âge de sept ans, jusqu’à celui de douze ou treize, on inculquerait dans leur esprit une loi morale assez forte pour suppléer, avec les axiomes du catéchisme civique, à F éducation de la famille et à la contrainte de la foi religieuse.“11 me paraît que l’expérience est faite et que l’Ecole a fait Jaillit*.s O't ou ei!( i i • • < i 11 Nous sommes heureux do constater cette réaction contre l’impérialisme qui se produit au Canada, même dans les cercles militaires.Mais nous ne saisissons pas bien la logique de la Gazette.Puisque nous n’avons pas un homme de reste pour faire la police, comment pourrions-nous disposer de 10,000 hommes pour faire la guerre ?Il n’y a pas, ce nous semble, une si grande différence entre faire la guerre et faire la police pour le eompto de l’Angleterre.Certes, nous n’en sommes pas rendus, dans la province de Québec, à l’école neutre, l’école athée.Mais nous avons parmi nous un grand nombre de personnes qui s’imaginent qu’on rend les peuples heureux et prospères, “ en accablant les esprits de connaissances, et en coulant les intelligences dans le même moule.” On surcharge les programmes, sous prétexte de préparer les enfants en vue de la lutte pour la vie, et l’on prêche l’uniformité des livres et des méthodes, afin de “ couler toutes les 4 LA ^ÉBSüt Y «•tt.X * t assez dire, comme une mère veille sut son unique enfant.Vous en avez.été le pasteur fidèle, ce pasteur dont Jésus-Christ nous a lui-même tracé le 4 il folié Episcopal DE W'n MOREAU savants et craignant Dieu ; au besoin il fondera des familles religieuses qui feront do l'éducation Voeuvre de lcuv vie, puisque c'est sur L’éducation que repose le progrès intellectuel et moral des peuples.Il sera docteur purolc et put l'exemple, il prêcher la vérité dans son intégrité parfaite ; s’il le faut il signalera, et stigmatisera lui saint l’aul : Impcndam et nuprnmpcn- l’erreur, le dépôt sacré do la foi lui “ Nous dépenserions tontes nos sera plus cher que su vie.forces pour vous, nous nous userons 11 ira de bourg en lxiujg et de ville .disait Tacite, “c’est Pour vous V-) et vingt-cinq ans sont en ville, à l’exemple du Sauveur, Vingt- ! hi pour montrer que vous avez tenu neucant partout la bonne nouvelle, sanctifiant les fîmes, encourageant les bons, ramenant les pécheurs, vviev, au patron, ati citoyen, à mille, aux autorités civiles elles-mêmes d’affaiblissement dans ce vieux cœur ; jamais de trouble ni d’amertume dans cette Ame.Cette vieillesse couronnée de ebeveux blancs est en même temps couronnée d'honneur et d'amour, elle mérite d'être acclamée.Evêque de Saint-Hyacinthe divin portrait.Vous vous êtes dépensé pour lui, sans compter avec la maladie et la fatigue.Vous êtes venu vers lui par la Allocution de Mire Bruchési Tous ici.depuis le plus humble fidèle jusqu’à l’éminent délégué du les mains encore humides de l’huile Souverain-Pontife,l'acclament en effet, sainte, redisant la sublime promesse do '«1 » y f vn n* i rv a rv t;S : Vi et n » * i t grand amour.U s • i i US • un boinmc comme M.Nous le savons, le nouveau roi d’Angleterre est un maçon haut gradé; de môme que la reine Victoria était la protectrice de cette secte condamnée par l’Eglise.Mais si haut gradé que soit Edouard VII, il n’est probable- a même pour Doumic.de traiter convenablement un pareil sujet, il n’y a pas lieu de s’étonner que le jeui^e Saint-Laurent soit arrivé, l’autre soir, il un pitoyable résultat.Les italiques sont de nous.Cela est signé : W.R, TI.Puisque là clique de petits radicaux, qui a essayé de révolutionner le bureau de direction de la Société > / LA VfùRlTÉ 7 S» eoofïrwM* est probablement la plus déplorable qui ait jamais été faite devant VInstitut Canadien de Québec.Ot adolescent littéraire, dont la curiosité parait grande et la discipline intellectuelle petite, est loin il vtre donner à la jeunesse québec- HVQc lo manuscrit même du confêren- question scolaire.En signalant cier, et les citations que je ferai seront ccl incident déplorable, il y a quelques îZ"* -
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