La Vérité, 1 mars 1901, samedi 30 mars 1901
MOI I N r.uhUjnguuy 1 i1,nv htifl l ut* St .1 i'U'1 20û:ny ANNEE NOTRE-DAME DE QUEBEC, SAMEDI 30 MARK 1901 No.35 AVIS Ml' NTS ::n • »/ l LA VERITE Toute DEMANDE ÛK n r A NO EM ENT I)' ADRESS* DOIT ÊTRE ACCOM PA (INK* DE L’ANCIENNE ADRESS*.(jauniti ion e encore i re|>f unite d im |iii p:vt*»V 1*j *»- (iii’tüi trouve 1 P attrait du plaisir, il lui prêt a parti* j la beauté du dévou le dire 1 • i i • UlhlIO nnd a * té établie i eu- Q.— Q ticipation de leurs patrons ]a ma bon Noire ten Nous espérances, ces, des jeunes écrivains • ?ut !" I \ létuil.; • i eut, et, si pose le charme même de la vertu.IOM «&A livraisons de rpieî-de France.ollid •oratcur> à f mecie m-ttra ci .vantage en lumnn la valeur lermère rwu * i atholiiju I * - «les ouvriers aux bénéfice* dans les ateliers de } permet: o >::rt< ut bonnes inspiration à la Ion* ne mere qu aux p< Dans un livre de philosophie, de tel-si les maximes sont assurément très péril uses : mais leur vi-ib!e fausseté, gue expérience des maîtres, quelqu’un radictions qu’elles enveloppent, j de ce- ensembles largement brossés i quences odieuses qu’elles eu- qui prétendent donner i’idée d’une i traînent, les rendent aisément réfuta- grande époque hi-torioue.blés ; et de la raison qu'elles ont un L’on ne saurait instant abusée on peut toujours appeler contre elles à la raison mieux informée.Dans un roman, qui n'a pas la prétention d'enseigner, mais de peindre, la raison, ne se sentant point menacée, ne se tient point en garde : l’imagination suit le pinceau de l'artiste, et, sans s'inquiéter de la vérité de ses peintures, les accepte et les idéalise encore ; le cœur s’émeut à son tour, et, s'identifiant avec les personnages qui se meuvent devant lui, se met.à l'unisson de leurs passions et de raie, leurs désirs.Il le fait sans scrupule ; croyez-vous qu'il le fasse sans danger?Quand on a fermé le volume, on rêve longtemps à ces grandes passions qui feraient la vie intéressante, on se met !! 'Ill- ., 3 xf „ , x, , .1 .r .Mlectuel : Mgr Pechenard, M.labb& savoure les nuances, un geste mstinc-.,x , x.v -, ., _ : Duchesne, M.Lu gène Tavernier, le t,f nous jette en antere pour donner: ,, p , & , M Vabb4 j.u noue tell h lete d un long regard | MM G Humbert, lier- d ensemble.Alors les fonds senluient, • , ,, » xt ., .^ , ., ’ nard Brunhes, Maurice Arthus, A.de les teintes se fondent, les groupes; L p Allard| y Brunc„ s animent, et J on a la sensation du,., , n, ., ,, .n n n .I tiere, Andre Perate, Camille Bellaigue.chef-d'œuvre.Mais, si cette vue gene- , .v x .Ont écrit sur le mouvement renom recueille, en les hierarchi- .v , n., , ; .gieux : — S.h.le cardinal Richard, sent, le, mipros-ions de detail, est j M T„ucllei, RR.PP.de la Broise, mile a lu comprehension dune toile ^ g j k P.Sertillanges, O.ou d une fresque, combien plus?n est • elle commandée par ht coin-1 1 i plexité d’i:ne histoire qui préten-; drait retracer le mouvement, lu marche d'ui; siècle, et surtout siècle d’inquiétudes monde de demain ! L'inia ! r n t u i ¦ 10 ' l’If» b 4 V I A !.parts : un tiers payable à la fin de chaque année au bénéficiaire, les deux autres tiers destinés il rester dans Fé- J tablissement, productifs d’intérêts, et le tout remboursable au bout de vingt ans, à la condition que l'employé ou l'ouvrier aura passé ces vingt années consécutives dans la maison.S’il vient famille est remboursée, ’ â mourir, sa pilai et intérêts,des gratifications en va qui lui ont été attribuées.S’il quitte l'établissement avant le terme des ¦ P., M.l’abbé l'isani, MM.Georges Fonsegrives, k- baron Carra de Vaux, le comte d’Haussonville.h'gi- ving t ans, sans motifs reconnus times, la part qui avait été mise en réserve pour lui reste à la masse.-(: -o- 0- Doctrines & Opinions : à la place de l’héroïne, on repasse par ses aventures, on monte sur son pié- .o lu XIXej ritier du tant de gloires et j gros de ce que sera le ; hé dost il ; et, quand on reprend terre, on se dit que c’est grand dommage que la réa A propos de Quo Vadis.Dans les Etudes, livraison du 5 » t* soit faite d’autre sorte ; on trouve qu’il y a bien pou de poésie dans les devoirs quotidiens du iné- 'ité gination se.janvier dernier, le R.P.Bremond, S.perd à passer la revue des faits soc:-;" aux d’abord, de leur enchaînement.I Le roman moderne.J., précise son opinion sur le retentis; 1 sant ouvrage de Sienkicwicz.A ce qu’il avait écrit auparavant il ajoute : Si j’examine le roman tel que 1 ont fait chez nous et de nos jours, saut de les maîtres do de leurs réactions, de leurs résultats, puis de l'é.iorme mouvement intellectuel qui, sur tous les terrains, scientifique, littéraire, historique, artistique, a ouvert tant du voies, clos tant d’èrcs, retrouvé tant de civilisations.Si enfin le mouvement religieux de l’humanité doit encore, à titre d’explication et d’achèvement, s’épandre d’en haut comme une lumière, assignant à chaque élément sa vraie place, dégageant sa signification vraie, jugeant sa valeur définitive, — comment espérer qu’un homme puisse, sans un travail comme infini, se donner ce spectacle ?C’est ce spectacle cependant qu’on ose présenter en raccourci dans un livre unique, multiple néanmoins par l’ampleur de son éèdre et le nombre de ses collaborateurs.Successivement, sous leur triple aspect politique, intellectuel et religieux, les grandes questions qui passionnent notre temps s’adressent devant nous.Le point de vue chrétien domine dans ces pages, sans i nage, que :e mari, compare au person rage si beau et n" éloquent dont on voit encore l’in âge et dont on écoute encore tes séduisantes paroles, fait une assez triste figure ; et on laisse ainsi le mortel sentiment de l'ennui pénétrer dans son cœur.Dès lors on s’acquitte sans goût des obligations de chaque jour, et la famille n’est plus qu’un corps sans ;ltne ; car celle qui, comme épouse et comme mère, était le centre et le principe de sa vie, a laissé son cœur dans le pays dos rêves.Puis un temps peut venir où ce cœur, qui se dit incompris parce qu’il a cessé de comprendre la vie.croira trouver, dans ce monde dont il ne voit que la surface brillante, des combinaisons eussent ren- trés rares exceptions, cet ait ou de cette industrie, j’y vois une lecture malsaine pour tous, plus dangereuse en particulier pout femmes que ces livres effrontés du seizième ou du dix-huitième siècle dont Plus impatienté que de raison par cor, tains enthousiasmes, j'ai dit ici même un peu lestement ce que je pensais de ce livre interminable.Il aurait fallu, je ends, appuyer davantage sur certaines qualités qui, pour n'être pas d'ordre littéraire, ne-laissent pas d'avoir leur valeur.11 y a detout, en effet, dans cette épopée des temps néroniens : du roman et de 1*histoire, des scènes d’orgie et des sermons,une apothéose de Pétrone et une démonstration de la divinité de P Eglise ; n* était-ce pas un peu bien exigeant que do demander, par-dessus le marché, un peu plus d’air, d'élévation chrétienne et d’humaine vérité ?• les détournent avec dégoût, le malheur d’y tomber leurs yeux se s’ils ont eu par hasard.Ce danger, c’est de transporter Vimagination, et par 1 imagination le cœur, et par le cœur Vesprit, dans un monde tX la fois faux et séduisant qui fait naître le goût des chimères et l’ennui de la vie réelle, de ses conditions inévitables et de ses de- Cette appréciation, très délibérée,, mérite d’etre retenue.L’on en peut tirer une conclusion apparemment paradoxale, mais en réalité bien juste: c'est qu’un livre où il y a de tout ne peut être mis entre les mains de tout le monde.Si, comme le fait remarquer le I\ Bremond, il y a dans cette œuvre des lacunes à combler, il y aurait aussi à j faire disparaître certains coups de voirs sévères.Le roman, comme la vie réelle, a elle, il a une doc-elle il a une uw idéal ; comme trine morale ; comme psychologie.Mais l’idéal de la vie ré-olle, c’est le triompho définitif du devoir sur la passion c’est le triompho de la passion, mise au-dessus du devoir et sanctifiée par sa violence môme.La morale de la vie i l’homme est fait qui, rencontrées plus tôt, lisé ses chimères.Je ne suis s’il sortira honne% d’une épreuve pour s’est désarmé d’avance ; ù son laquelle il mais vainqueur ou vaincu, brisé ou dégradé, il témoignera d’une manière trop douloureuse qu’on ne sort jamais impunément, même par l’imagination, ; l’idéal du roman, réel le, c'est que, si 2 LA VÛHlTi, pinceau dans la peinture des scônes d’orgie.admirable exposô, à tous les points de de la grande iniquité de M.Chamberlain ; exposé qui restera sans réfutation sérieuse.M.Bourassa a mis dans une lumière éclatante l'effronterie invraisemblable de Chamberlain et l'humiliation plus invraisemblable encore de Laurier.nistro du Canada, le 4 juin 1000 et le 18 février 1901, écoutons la réponse de l’oracle du nouveau monde britannique : “ M.Chamberlain.— Je me suis “ déjà assuré des vues des colonies du “ Canada et de l'Australie relative-“ ment aux grandes lignes de la fu “ turc organisation, et le gouverne* “ ment do Sa Majesté est entièrement 11 d'accord avec elles sur la nécessité “ de l’annexion, de l'établissement “ d'un gouvernement appuyé par la force militaire, avec l'expectative “ ultérieure de l'application aux deux “ colonies d’un gouvernement auto-“ nome représentatif — (Applaudissements).” “ Oui, applaudissements des deux eûtes de l’Atlantique.Mais laquelle des deux versions dit vrai ?“ On serait tenté de qualifier une pareille contradiction dans des termes qui appelleraient votre intervention, monsieur l'Orateur.Mais, après tout, ceci n’est pas beaucoup pis que ce qui est arrivé lorsque le gouvernement canadien a déclaré officiellement qu’en permettant le départ d'un premier contingent il no sc considérait pas lié à aucun nouvel envoi de troupes, tandis que le secrétaire des colonies répondait, non moins officiellement, que le gouvernement anglais acceptait nos ; troupes comme une preuve de notre] écrasante, et su Wilfrid L désir dv partager les risques et les pas même tenté d’y répondre “ fardeaux de l'empire " et de notre Au nvu ac répondre à M.l;, : .sympathie pour « l 'iUtiquc sud- K d,ct (|u c„bim, Cette première entorse à la vérité ;dire au dePutr et -qu'aucun pécher étaient des termes synonymes membre du gouvernement canadien j Au lieu de vépdndrc au député n’a donné le moindre avis au gouver- ; Label le, le premier ministre a fait «!•-, nement anglais touchant L question causes de lu guerre l’exposé le plus sud-africaine.fallacieux que nous ayons encore lu.M.Chamberlain, de .- 'n côté.affirme Par exemple, M.Laurier a invoqué qu'il s est assuré de l’opinion du la saisie et l'annexion du district de Canada relativement à cette même, Kimberley par l’Etat d’Orange, au question, et que cette opinion est cou- commencement de la guerre, comme forme à l’opinion du gouvernement une justification de l’annexion de Sa Majesté ! deux républiques aux colonies an- On ne saurait imaginer eontrndic- glaises, t ion plus flagrante.Ou M.Laurier a menti à la chambre canadienne ; ou bien M.Chamberlain a menti à la ! “ 1° Est-ce que le gouvernement “ canadien, ou quelqu'un de scs menti res a été consulté par le gouvernement britannique à propos de la “ question sud-africaine depuis le 1er “juin dernier?“ 2° Est-ce que le gouvernement canadien, ou quelqu’un de ses mem-“ b res, a offert quelque conseil ou ex-“ primé quelque avis au gouverne-“ meut britannique à ce sujet.” “ Le premier ministre, le très honorable sir Wilfrid Laurier, a répondu ainsi : dit tifitalion de la prise de possession «le deux Etats indépendants.?représentants d’applaudir ' les applaudissements et les votes.Mais l’Histoire im-inle donnera raison ;X M.1 tou- rnais il était prêt, à titre de gracieuseté, à affecter un million de louis à paye) les effets réquisitionnés par les gouvernements républicains.C’était cams retour de leur soumission.C est xi Alfred Mili.« !, avons-nous qui a j iis l’initiutivv de ces 1 uîix Un le constate par une dépêche de tir Alfred à M.C hamberlain, datée de Pretoria, 2*2 février, dépêche déclare que madame Louis liuiha iM de retour d’une entrevue ! avec ton mari et apporte une lettre à tir Alfred Milner tu ripoiinc mauagt urbal offrant vi : 'ii* «•.un borni't tir ne.Dt- plus,le gouvernement fc’C'iigügtait à limiter les suffrages des Cette Caire s Et nos M.Laurier a eu de façon ci donner une juste prépondérance à la race* blanche, la position légale des noirs devant être semblable à celle qu’ils occupent ac-"a tuellcrnent dans la Colonie du Cap.Le 10 mars, lord Kitchener reçoit la réponse définitive de Botha.Le général boer déclare qu’il a fait parvenir à son gouvernement les offres du gouvernement anglais ; " mais, dit-il, Votre Excellence, en tenant compte de l’échange de vues qui a eu lieu entre nous à Middlebuvg.le 28 février, ne sera pas étonnée d’apprendre que je ne suis pas disposé à îccommander ces olires à mon gouvernement qui, cependant, le- mettra sérieusement à M.Chamberlain,en accusant réception l’étude.Je puis ajouter que mon gou-dc la dépêche désir Alfred lui annon- vernement et mes principaux officiers çant cette nouvelle, dit ces paroles fort ici partagent ma manière de voir.” suggestirov ; “Il (Bulba) nous trouvera C’est-à-dire que les Boers, après désireux de le rencontrer sur toutes mûre délibération, rejettent les propositions de paix faites par les Anglais.! C'est d’autant plus humiliant pour ; le gouvernement anglais que celui-ci ! avait déclaré, avec emphase, nous le répétons, qu’il ne ferait aucune proposition aux Boers, que ceux-ci devraient Md rendre sans condition.part rassi.“ British sir Wilfrid C'est le titre d’un article que public 1 a Hamilton Spectator, en date du 13 mars.Le Hamilton Spectator est l’un des journaux les plus fanatiques d’Onta-l’un de ceux que i journaux île Québec, le Soldi et la no ; libéraux Patrie, prouver que Laurier o'ii protège nos droit^ ! Vwici l’article : â w w nous citent souvent pour nous est le rempart discours* do sir Wilfrid Laurier, hier > ir, à la chambre de> «’ommune», bur lu • ,•:! lluunLSsa, était tout A fr.it british.Il d Lien trouvé A Ottawa et n'ait pas parlé sur ]»• même ton, lorsque, au commencement de la guerre, il était A Chicago échangeant des compliments avec un Us d'Américains.11 est dommage qu'il ne se soit pas montré aussi WW, que dans son discours d’hier alors qu’il refusait (Venvover des troupes en Afrique sans la sanction du parlement.Naturellement, nous sommes content de voir que sir Wilfrid u modifié sa manière de voir, quelle que Suit ce v les questions qui regardent sa posit ion individuelle.” Toujours la vieille tactique ; “diviser pour régner Evidemment, les diplomates anglais étaient disposés à accorder des faveurs spit-taies à Botha dans l’espoir de l’amener plus facilement à capituler.Cela ressemble furieusement à une tentative de cor- Voies ferrées dans la Gaspésie lommago que xr Wilfrid ne sc- soit i : P' L’Assemblée législative vient d’accorder une charte à une compagnie de chemin de fer—dite ligne courte—de Causapscal ou d’un autre point sur à Ciaspé.Cette voie passera dans l’intérieur des terres de la Gaspésie.Une personne compétente de cette région nous écrit que la prétention que c’est là la vraie ligne courte est fausse.‘De Causapscal à Gaspé, nous assure-t on, on ne peut pas faire un chemin beaucoup plus court que celui de Ma taped ia à Gaspé.Puis, il appert des rapports de M.Bureau, en lS-Sô, que cette route passera par une région montagneuse et peu propre à la culture.On nous assure que la vraie ligne courte serait de la Rivière du Loup à Matapédia, puis de Matapédia à ( Jaspé —parachèvement de la ligne déjà commencée de la Baie des Chaleurs.De cette manière, on rapprocherait Gaspé de Québec de 04 milles.Et le chemin entre la Rivière du Loup et Matapédia ouvrirait à la colonisation une région exceptionnellement fertile et propre à l’agriculture.Un autre correspondant nous écrit, pour nous dire que le gouvernement fédéral, au lieu de construire un nouveau pont sur l'Ottawa, aurait bien dû prolonger l’Intercolonial jusqu’à Gaspé par voie de Matane, ainsi que le demande la Patrie, à la date du 2 février.On trouve que la population isolée et.délaissée, sur les bords du Saint-Laurent, depuis Métis jusqu’à I Gaspé, mérite sa part des faveurs du gouvernement.Mais le ministre des chemins de 1er fait la sourde oreille aux justes réclamations de cette intéressante population.Pour nous, nous nous faisons volon- 1 Pour que la frère Albion ait été amenée à entrer en négociations avec j P Intercolonial, Botha, il faut que la situation de son ferrée armée en Afrique ne soit pas brillante.Pour que les Boers aient cru devoir Hiir, ru pu on.Une dépêche de lord Kitchener, en date du 28 février, rend compte d’une longue entrevue qu’il avait eue, ce repousser les offres du gouvernement jour-là, avec le général Botha, à anglais, il faut que leur situation ne Middleburg.Botha semblait désirer la soit pas aussi désespérée qu’ou l’a dit.paix, mais ajoutait qu'il ne savait pas du tout s’il pourrait l'obtenir sans l’indépendance.Kitchener refuse de discuter ce point, mais offre certaines conditions aux Boers ; l'établissement d'un gouvernement civil sur le modèle du gouvernement des crown colonies, c’est-à-dire un gouverneur nommé par la couronne, avec un pour l’assister ; lequel gouvernement serait remplacé, plus tard, par gouvernement représentatif ; les Boers ce pourraient porter des armes pour la chasse et pour se protéger contre le noirs, moyennant un permis ; les hollandaise et anglaise de- la CiVùôv- uv l iingement.Mais nous nous réservons 1jÛUS SOmmes très attristé par l’aveu-voir renouveler a X >'tie Sainteté ses g]enient de tant de personnes qui se îelicitiuions et 1 expression de sou rebellent ou qui regimbent contre cette attachement, en 1 heureuse solennité m£re qUj a tracé sur leur front le j du vingt-troisième anniversaire auguste du salut; et plus cruelle \ otre couronnement.! encore est la pensée de ce que Von doit 11 La protection manifeste de la attendre des générations ainsi engen-divine Providence pour conserver Ile ^ ,t q^; j^nt fait présager rissante \ie piecieuse excite no- ’elles trop de mal.Puisse Notre voix, tre esprit et notre cœur A remercier le q^^ yoix pénétrer viel, en souhaitant qu avec les années ^ns tous les rangs de la société et j puissent sv multiplier vos œu\ res non ! toucher surtout ceux qui ont spéciale-moins utiles que glorieuses, ainsi que | la charge de favoriser, par Vac-vos mêmes Hivers VLghseet devant!^ ^ Vexemple, aussi bien le L,1CU' respect dû à la religion que le culte de la morale chrétienne.Puisse Notre Résurrection.La même idée précisée dans quelques où Notre Soigneur rend L (chambre des Sacrements et ci met.de Prise! Un et du Calli miséricorde infinie au az»re Ain vie plafond membres, do même qu’aux évêques, aux prélats et A tous ceux qui Nous tout une agréable couronne.sic).U » I so manifesto mémo de la main du Di dans le sacrifie d'Abraham, ¦ SOUS 4 4 la forme vil Pour les raisons énoncées plus 1 les scènes de la vio du Christ interprétations du dogme ne DE L’ART CHRETIEN vaient qu’être fort restreintes.compte parmi les premières, ; iïcsurrection de Au: ni u t LES ORIGINES et les ' pou- On ne ; avec la que le Baptême de Jésus (dessus de porte à 1; de Lucine), l’Flêinorroim l arc Les peintures des Catacombes l C U \h [Suite et Un.) Les joies réservées aux élus furent quelquefois naïvement symbolisées par des banquets.Quelques unes de ces scènes décorent le vestibule de Domitille, les cimetières de Cal liste et des Saints Pierre et Marcellin.Sur ces dernières,probablement du II le siècle, les convives sont servis par la paix et la charité.Vers la même époque, cer-'*'1 tains s’ingénièrent à remplacer le banquet par un jardin de délices.On voit encore, sur une fresque très ie> lèvent> dont i.en,iomnlagée du cimetière de Sainte-¦.Musapin.mmi-ieur lecaidinal.de Sotère, entre une guirlande do roses, !a’rv llK'r'ti°n huit a 1 heuie, Nette ^ uuc frise chargée de trois vases dont \oii absolu est (!e*ai>ii les occasion- pvV, jn j U issnnte signifie le refrigerium 1 -1" confirmer les droits imprescriptibles e-k,>lVi ,.nq (,)us au milieu d’arbres, • ic et*-iege .Nous ü en sommes pas les qv fieurs de raisins, de figues et mairies, mais le.- depositaires et les fj’0jjves [)Cux paons, images de l'im gardiens en \ortu de liens sacres, mortalité, =e profilent non loin des Ensuite, Nous a\ uns jugé convenable ^rsonnages et maints oiseaux jouent d’indiquer d'une manière pratique d(?3 fru,ta comment on doit veiller aux véritables ^ ^ des idées d’espérance, de bosoms du peuple, en protégeant par- ,^énité que l'on se plaisait à évoquer dessus tout ce bien inestimable qui est gur fe9 parois des catacombes.Il fallait 1 harmonie de lotîtes les classes; et cela for{jfier ]es fidèles contre les épreuves eu observant en meme temps les règles jours terribles, élever les cœurs de la justice et de la chanté, vertus ^ ^ vraie paix, iminuahles par clles-mêmes mais dont appeler sans cesse aux esprits la pales formes particulières suivent les trie céleste et la vie éternelle.Partant, ciiconstances des temps.il importait de prodiguer les images Nous lie pmn ions pas ne pu» Nous consolatrices et les plus suaves des leui pour la défense des conseils de spectacles mystiques.Ni le drame de la perfection évangélique, Nous qui la Passion, ni aucun martyre n'eurent remplissons l'office de leur divin au- unp p!ace sur les parois.Et pmijqU{.leur.Ll Nous croyons avoir l’adhésion ^ne se rapportant aux persécution de tous les honnêtes gens en rendant représente un chrétien qui confesse sa hommage à tous ceux, si nombreux, ^ d^nt l’empcrcur-juge (cimol.de qui, par leurs généreux sacrifices, ('alliste.IlIes.jQuantAlaCroix, ou procurent à la société toute sorte de ,a ^aça nulle part de crainte que fruits précieux, principalement la dif- „e l’outrageassent ; on eu fusion de la civilisation chrétienne fit seulement quelques simulacres, soi, parmi les peupleséloignésctbarhares.„„ transperçant d'un trident le p„b-Plus que jamais, la Prance calholi- connu, soit en bar- que est riche de ces mérites et s’on ^ Pmmrv d m, irait transversal ou glorifie à bon droit : or,«le cecdlésoni a,^d’uu navire.suspendus do trop graves périls.Quel Ees sujets bibliques fournirent d’in malheur, en effet, et quelle calamité „o,nbrahlcs thèmes aux allégorislcs.pour les intérêts de la religion et de la patrie si on n’éloigne pas la terrible qu\„ca,Iront une ornementa, tempête qui menace de disperser d’un autant que profane sur coup soudain une si précieuse ahon- p^ des p|a^nds ^ |a catacombo de «lance de fatigues qui ont mûri et % & Naples, disent les épreu d’espérances en Heur ! ves .|,9 luttes Aaoiilcnir ici-bas Pour l’heureux succès de toutes Nos ct l’action de la Providence.D’autres sollicitudes et pour l’accomplissement exemples «le l’assistance divine se des vœux les plus ardents de Notre lisent dans les multiples scènes it,spi-cœur, il est nécessaire que d’En-IIaut rées par Job dans sa détresse, Moïse Nous vienne une aide puissante, sur- frappant le rocher, Tobic d l'Ange, tout pour dissiper les préjugés et cal- Elk, Jonas, Daniel exposé aux lions, mer les passions qui s’insinuent si /c,s trois Hébreux dans la fournaise, malheureusement.Jmplorons-ia donc l'Histoire de Suzanne.A Home, lo tous humblement ct avec ardeur, par vestibule de Domitille, la chapelle les mérites du Rédempteur divin, lo dite grecque du cimetière de Priscillo manteau du Sauveur.Jésus Sn i // fi tout est et lui ans -i ?alua la mort avec Extrait du >Wt7, *20 janvier 15M)l : conduire I n« sublime et pur.A 1 Institut l’atudun nier *oir.I n grand paccès pour îv conférencier et l’Institut.— Vn auditoire M: ;1 ¦.Mon courage êieir.: chancelle e* »'*bAt.Pourquoi alors blâmer Musset ?Il cesse d’être responsable.Remarquons, en passant, que la faiblesse d’une force n’est pas une mince antithèse.Sur la question de la grâce suffisante que Dieu accorde à tout homme qui veut résister aux tentations, notre jeune Saint-Laurent diffère d’opinion avec saint Paul.C’est une divergence qui est toujours dangereuse, même lorsque les idées d’un conférencier sont approuvées par le Soleil et tolérées par l’Institut de Québe Dans sa première é pitre aux Cor in thiens, saint Paul dit : nombreux et 1res Le soul bien qui il*1 Est «i‘avoir quelquefois pleuré.re-:*o au monde re.i Le malheureux poète a-t-il, avant de mourir, donné quelque signe extérieur de repentir ?— Sur ce point les témoignages sont contradictoires, et la couche funèbre de Musset reste entourée, comme celle de Lamennais, d’un nuage qu'il parait difficile de dissiper complètement.Un prêtre français, M.l’abbé de Mauléon aurait, dit-on, déclaré avoir lui-même confessé Musset sur son lit de mort.D’un autre côté, le P.Cornu t nous dit que le poète a fait “ une triste mort ”, et Lucien Degron, dans son étude sur Musset, fait cette affirmation catégorique : “ Il succomba sans que les saintes espérances vinssent consoler ses derniers instants.” Madame Arvède Barine, qui a consacré un volume à l’auteur de Rolla, ne parle aucunement de conversion.Après avoir dit qu’il souffrait, depuis quelques années, d’une maladie de cœur, elle raconte ainsi les circonstances dans lesquelles il est mort : Le soir du premier mai 1857, i! était plus-mal et alité.Vers une heure du mutin, Musset dit : “ Dormir ! dormir ! " les rouvrir.La mort l'avait pris doucement dans son sommeil.i - 1 .1.ru;; ut I' • « • V** « % .n soir «% U l > t V « VI t : il tribunedv VluMitut Canadien.M.Bruuvt Saint - disait-il dans se?dernières années.Es péron> que ces larmes sincères, ces gouttes de sang montées du cœur aux yeux ont su toucher Celui qui se fit homme pour connaître nos sou lirances et qu* Alfred de Musset, après Y a* .voir cherchée partout pendant quarante-sept longues années, contemple enfin, à Vheure où je vous parle, la source immortelle et unique de toute vérité, de tout amour et de tout bonheur.Châtié sévèrement et cruellement dès cette vie, pour nous montrer une luis de plus que les fausses passions portent en elles-mêmes leur punition immédiate, si Alfred de Musset n’en doit pas moins être blâmé et sa conduite n'en pas moins être considérée très répréhensible, il est cependant permis, en face de toutes les influences terribles contre lesquelles les forces que lui avait données la Providence furent trop faibles pour résister, il est cependant % permis d'avoir beaucoup d'indulgence et beaucoup de pitié pour ce malheureux génie, et ne soyons pas plus sévères pour lui que pour ceux dont on a dit : “ 11 leur sera beaucoup pardonné, car ils ont beaucoup souffert.le conférencier.M.présenta Laurent, qui est un tout jeune homme «1 A peine dix-neuf ans.Très à son aise, le conférencier nous parla une heure durant d'Alfred de Musset m admirateur enthousiaste du grand pot te : mais il sait toutefois faire les réserves voulues et sur l’œuvre et sur l’homme.Rarement, il (juébcc, nous a-t-il donné d’entendre parler avec autant de chaleur et de conviction.L’auditoire charmé a interrompu le conférencier de applaudissements et prises.Nous regrettons de ne pouvoir donner même un résumé succinct (*) du beau travail de M.riaint-Laurent.Nous espéron-qu'il le publiera, un «le ces jours.M.Saint-Laurent a la parole chaude entraînante, et sa diction est parfait*.Nonne parlons pas du mérite de son travail qui, au point de vue du style et des idées, nous a paru excellent.L'Institut Canadien a mis au jour hier soir un beau talent, et nous devons lu i en être recon n a iss a n t s.Le succès de M.Saint-Laurent, par le?commentaires bienveillants et élogieux qu’on entendait de toutes parts après la conférence, a pris en quelque sorte les proportions d’un triomphe, et à cette occasion nous lui offrons nos sincères et chaleureuses félicitations.Sic dur ad astra.« iv se?à plusieurs r cela M.c.Dieu est Adèle ; il ne permettra pas que vous soyez tentés au-dessus «le vous force.-.A cette parole apostolique je n’ajouterai qu’une citation.Dans un ouvrage publié en français, à l’usage des laïques, et intitulé: Les Sacrements expliqués d'après la doctrine et les enseignements de l'Eglise catholique, le P.Devine, théologien estimé, écrit, p.34 : A tous les fidèles qui sont pécheurs, Dieu accorde les grâces suffisantes pour qu'ils puissent éviter le péché et se repentir ; et ceci doit s’entendre même pour les pécheurs obstinés et endurcis.Rien en cela qui ne soit en parfait accord avec la foi et avec l'enseignement catholique.Ce texte, qui me paraît être parfaitement applicable au cas de Musset, contient une réfutation péremptoire de la doctrine énoncée par M.Saint-Laurent.Si, d’un autre côté, l’on tenait compte de son assertion que Musset a partout cherché le Seigneur, la néga-nation de la grâce suffisante constituerait alors une erreur plus grave et deviendrait une proposition, non seulement blasphématoire, mais condamnée comme hérétique ot digne d’ana- ?J Telle fut la fin d’un début dans le monde La note blasphématoire de l’exorde s’est répercutée dans la péroraison, l’envolée dernière a pour ainsi dire accentué le déplorable essor du commencement, et de l’ensemble des mouvements il résulte, que jamais petit oiseau du Canada-Français n’a fait, en public, un aussi triste essai de ses ailes.des lettres.enfin je vaie et il ferma les yeux pour ne plus C’est sur ce fragment de vers latin que s’arrêta, comine contre un buttoir, l’étincelant char du Soleil.Après un élan aussi triomphal, il lu fia d’un parcours aussi rapide et par conséquent très débilitant, le léger conducteur du solaire chariot-réclame aurait pu partager avec son frêle voyageur une ou quelqu’autre tonique tapageusement annoncé dans les gazettes, et alors (/aurait été le temps d’apporter le premier fragment du vers et do ré- gjûint-Laurent le conseil qu’Apollon, assis sur un nuage — nu.be miens —, donnait au petit Iule : (*) La Vérité n comblé cotte lacune, De ces récits divers l’on peut bien tirer une conclusion optimiste, mais cette conclusion ne saurait être inattaquable.En terminant Saint-Laurent a professé une pitié profonde pour Musset, parce que ce dernier, ayant été exposé û de grandes tentations, n’a pas eu les grâces suffisantes Et dire que c’est la tribune de l’Institut de Québec qui lui a servi de perchoir î Observons un peu attentivement les oscillations finales.D'abord, il faut avoir bien de l’esprit pour dire que Musset, mort à 47 ans, “ a cherché partout, pendant quarante-sept longues années, la source immortelle et unique de toute vérité, de tout amour et de tout bonheur ” c’est-à-dire Dieu.bouteille do Vin St-Michcl pour résister, et parce qu’il a aussi beaucoup souffert.(g) Cf.Innocent X,Constitution C’um none, 31 mai 1053; Alexandre VII, Constitution Regimini» upoatolici, 15 février 1604, et Constitution Ad sandam, 1C octobre 1005; Clément XI, Constitution Pitkow Domini, 10 juillet 1705 ; Concile (le Trente, session, V, ch.II; mémo session, canon XVIII’ Concile d’Orangc, canon XXIII.orra- péter à I LA VÉRITÉ 7 j/ac/fl novâ virtutc, puer ; — ce qui veut dire en cnmulien-frimçais : Envoi/e fort, ffarçon.audace peu ordinaire ! "Pour l'absolution, positisponendis, | insecte, et sous condition, passe encore ! Pour la cérémonie protestante, voilà tout de mémo qui ne peut plus passer.“ Quelle raison, d’abord, peut motiver une pareille attitude?Quand il s'agit d’un sacrement nécessaire au salut d’un moribond, ou comprend que l’extrême gravité du motif autorise à risquer le sacrement, même sur une légère probabilité.“ Mais à quoi la lecture de l'office! Le Monthly Telegram, feuille tory protestant ou même catholique sur un de Winnipeg, s'exprime comme suit cadauc est elle chose nécessaire auj dans son numéro du 10 murs : salut de 1 urne qui n est plus là ?Et.dès lors eu quoi les circonstances peuvent-elles légitimer une coopéra-j lion ne fût-elle que matérielle, étant donné surtout l’incontestable scandale américains.Pour nous, nous désirons ardemment la coopération de tous les capi- .talistes étrangers, quels qu’ils soient, au l-.n raisonnant par analogie on est ,1ait que |i colonel Steele, des Stntthconiv I A moins que les dépêches n’c-xagè-nos journa-| rent beaucoup les choses — ce qui est fort possible — la situation On À- >0 prnpo- Nos gouvernants et listes commencent à comprendre qu’on encore a eu tort de faire venir des Doukho- semble très grave en Russie, hors au Canada.Parce que ces sec- gnale des émeutes formidables à Saint-Pétersbourg, des conflits san-des protestants, on était convaincu giants entre étudiants et ouvriers d’ua qu’ils feraient d’excellents colons.Eh côté, et cosaques, de l’autre, des comin didn't*, et comme elle est active, du i est avéré aujourd’hui que les plots contre la vie du czar, etc.En .côté du ministre, elle devient forcé- Doukhobors sont des êtres impossibles.France,à Marseille et ailleurs,les dépê- 1 Ils ne veulent pas plus se soumettre ches signalent des grèves accompa-aux lois du Canada qu’aux lois de la; gnéesde troubles sérieux.La situation 1 Russie.Le Star est même allé jusqu’à i en Espagne et au Portugal semble aus-j admettre, au moyen d’une caricature, j si très tendue.On dirait qu’un souffle | que les partisans des Doukhobors en de révolution, sorti des loges, passe ce pays ont eu bien tort d’accuser le sur l'Europe, j gouvernement russe de maltraiter ces i éternels réfractaires.sait île retourner en Afrique australe, après avoir levé régiment
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