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Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
samedi 19 octobre 1901
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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La Vérité, 1901-10, Collections de BAnQ.

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\m J N üantoiwuay 1 j,m v «MM2 ruv St .Ivan NOTRE-DAME DE QUEBEC, SAMEDI 19 OCTOBRE 1901 21ème ANNEE No.12 AVIS LA VÉRITÉ ABONNEMENTS Toute demande CHANGEMENT d’aDRESSB DOIT ÊTRE ACCOMPAGNÉ* DE l’ancienne ADKESSÜ DK Canada d États-Unis CJn an.Six mois Étranger (Union postale.) Un an $2.00 $1.00 REVUE HEBDOMADAIRE Téléphone : 712 f.13.50 VERl’l A S LIBERA BIT VOS—LA VÉRITÉ VOUS REED R A LIBRES.U > i J.-P.Tardivel, Directeur-Propriétaire Bureaux : Chemin Sainte-Foye près Québec N.-D.DE QUEBEC SAMEDI 10 OCTOBRE 1901 tement encore, peut-on dire, quand les gouvernements se mêlent de prescrire au clergé la langue dont il devra se servir en chaire, à l’exclusion de toute autre.C’est ainsi que le gouvernement prussien vient de se sentir repris de la rage toute bismarkienne d’interdire le polonais il l’école et à l’église dans la Pologne prussienne.Il faut pourtant bien parler aux enfants une langue qu’ils comprennent ! Il y a quelques semaines, un curé du diocèse de Posen, gués, il n’y a pas lieu de s’en occuper.Mais en plusieurs endroits, des hommes revêtus d’autorité cherchent à imposer la langue anglaise, de force, aux peuples placés sous leur gouvernement.L’anglomanie devient alors-écoles de Manille, propose officielle dangereuse.Non pas qu'il soit possible ment que l’on abandonne la langue de faire de la langue anglaise la seule espagnole comme moyen o instruction.unique langue du monde.Dieu, qui ljü Chronicle, de Chicago, est 1 un des a voulu la diversité des langues, la rares journaux profanes qui s’opposent maintiendra.Mais en usant de vio-à ce projet.Dans son numéro du S ]ence e{ d’oppression pour faire préva-dénonce pour faire le catéchisme en septembre, il demande que 1 instruc- ]ojr l’anglais, les anglomanes peuvent polonais, vit brusquement faire irrup- tion soit donnée et en espagnol et en causer de graves perturbations au soin lion dans l’église le maire et les gen- anglais, afin que les élèves puissent (je ]a ^oiété civile.Et c’est en cela darmes qui, au nom de la loi, l’appre- garder et perfectionner la connaissance | qne leur manie est dangereuse, hendèreut au collet.La-dessus, proies-1 de leur propre langue et acquérir en Aux anglomanes qui nous entou- mais j meme temps une connaissance corn j rent nous devrions faire comprendre Le langage .LiCS x cl i H — « t lu.( J ’ s jeunes clercs croates vemv a recevra faire leurs études à Rome.tU 11 L’anticléricalisme et l’irrédentisme italiens se sont jetés sur cette occasion.Vu beau jour, le recteur du nouveau Séminaire croate, nommé par le Pape, a vu sa maison envahie par une bande de Raima tes italiens.Il a fait appeler la police.Le gouvernement italien n’est intervenu que pour s'installer dans l’immeuble.Le gouvernement autrichien a lamentablement lâché ses nationaux.Puis, le gouvernement italien a déféré l’affaire à ses tribunaux.une sorte de mépris sur l’espagnol en le faisant considérer par les Philippins comme d’une importance secondaire, Malheureusement, les écrivains et les hommes publics de langue anglaise, aux Etats-Unis, en Angleterre et au Canada, sont loin d’avoir, généralement, les idées larges et justes du rédacteur du Chronicle, de Chicago.Trop souvent ceux qui parlent l’anglais rêvent un retour à l’unité de langage que le genre humain a perdue, de parla volonté divine,dans la plaine de Seminar ; et ils veulent que ce retour à l'unité se lasse par l’enseigne- ! d’autres détails, il est un point très ment de la seule langue anglaise à:Srave sur lequel il nous faut insister.tous les peuples de la terre.Là où ce projet irréalisable reste à ' acte d® suprême autorité spirituelle.C’est un acte qui vient d’être jug£ Le prêteur vient de rendre une sentence, grosse de conséquences ponr toutes les propriétés que les divers peuples possèdent dans Rome, cette mosaïque de nationalités.Mais, sans entrer pour l’instant en Le Souverain Pontife avait fait un l’état de simple rêve, chez les idiolo- -s. 2 LA FÉRIT1 beau.Et, l'expérience le prouve, la crainte du gendarme, do la prison, do l’échafaud même remplace mal la crainte de Dieu et de l’enfer.D'un autre côte, l'anarchiste, privé de toute idée surnaturelle, de toute espérance en des récompenses futures, et, partant, de toute patience et do toute résignation, voit d’autres hommes, ses semblables, jouir insolemment de fortunes immenses, goûter à tous les plaisirs, û toutes les satisfactions que l’argent peut procurer ; il voit ces riches ne vivre que pour eux-mêmes et se livrer uniquement au culte des biens de ce monde.Est - il surprenant qu’une haine féroce, insensée, aveugle s’empare de l'âme de l'anarchiste d’où toute pensée de Dieu a été bannie ?Et dans sa rage il veut détruire la société civile au sein de laquelle il voit ces inégalités que ne crovant à rien au delà de cette vie, il ne s'aurait s’expliquer.Il y a toujours eu des hommes sanguinaires, des meurtriers, des régicides même.Mais leurs crimes avaient un caractère tout différents du crime do l’anarchiste moderne.Le meurtrier ordinaire tue parce qu'il en veut à une personne en particulier; l’anarchiste s’attaque à la société elle-même.Autrefois, lorsqu'on assassinait un chef d’Etat, c’était l’individu qu’on visait, non point le pouvoir civil qu’il représentait.Aujourd’hui, ce qui arme le bras de l’anarchiste, ce n’est pas la haine de tel ou tel monarque, de tel ou tel président, c’est la révolte vont l’autorité civile elle-même, il tue pat principe, et non par aversion personnelle pour celui ou celle qu’il frappe.Et jadis les régicides n’étaient que des individus isolés, ayant tout au plus quelques complices inconnus.Aujourd’hui, ils formant une véritable société qui ne cache pas le but qu'elle veut atteindre.: pourrait appeler six mois d’exercice, tenté et aux travaux personnels des En parcourant la liste de ces doua- professeurs.Le haut enseignement, on est frappé par le caractère voilà la question vitale pour nous, et elle devient plus importante de jour par le tribunal du prêteur romain.C’est à un petit juge du gouvernement usurpateur qu'on prétend attri-j lions buer la compétence de fixer les limites J éminemment pratique, nous devrions ù l’autorité spirituelle du Pape.Le chef absolu de millions de cons-(unes d’entres elles.Ainsi en janvier, ciences, soumis à l'arbitraire d’un le Dr Pearson donne 200,000 dollars à un collège, à la condition que les Cet affront est un abus criant, une amis de cette maison eu prélèveront, oppression nouvelle, par la force bru- d'une manière ou d'une autre, 120,000 taie, du dioit, de nos droits à tous in- de janvier à juin.M.Archibold donne 400,000 dollars à l’université de Syracuse, si les amis de l’institution en fournissent autant,M.Rockfeller,de son dire américain, que revêtent quelques- en jour.L’année prochaine, le S décembre ! célébrera le cinquantième érection civile.1902, Lai anniversaire de son Les vingt-et-un million de Yale sont bien de nature A faire rêver un tant va juge de second ou troisième ordre ! soit peu les directeurs de notre université.Yale, se diront-ils peut-être, à 200 ans, reçoit viugt-et un millions ; toute proportion gardée, Laval, à cinquante ans, devrait en recevoir cinq.Elle ferait grâce, j’en suis sûr, du quart de million qui manquerait û la balance.carnés dans notre Saint-Père.côté, en offre 200,000 au collège d’O-berlin, O., si on parvient â en réaliser 300,000 autres dans le cours de l'année.Voilà une manière très ingénieuse UN MOT DE STATISTIQUE UNIVERSITAIRE Les grandes fortunes se font vite aux Etats-Unis.Les millionnaires, les milliardaires y sont nombreux ; on en rencontre à peu près dans tous les états.Mais à côté de ces richissimes citoyens qui sont, à tout prendre, le petit nombre, des millions de malheureux vivent dans une profonde misère.Il n’y a peut-être pas de pays au monde où la fortune soit plus inégalement partagée.Cela constitue un état économique mai équilibré, capable d’amener un jour des complications de la plus haute gravité.En attendant, il n’est que juste de] dire que bon nombre de ces crésus américains sont d’une grande généro- ' site.L’argent leur est venu à flots ; ils le donnent de même, surtout aux institutions d’éducation, universités, collèges, bibliothèques, etc.Ces présents, la plupart les font de leur vivant et non par testaments.On dirait qu’ils tiennent à constater eux-mêmes le bien qui résulte de leurs largesses et à surveiller, dans une certaine mesure, le bon usage que l’on en fait.Le journal Science publie chaque semaine la liste à peu près complète des principaux dons en argent qui sont faits, dans le cours de la semaine, aux différentes maisons d’éducation, dans toute l’étendue de l'Union.L’ensemble atteint un total très élevé, bien que les donateurs ne soient pas nombreux, ce qui prouve que ces derniers versent chacun une somme fort respectable.Nous empruntons à cette feuille les chiffres suivant qui représentent ce qui a été donné pour fin d’éducation, aux Etats-Unis, depuis le mois de janvier jusqu’au mois de juin de la présente année.Dans tous les cas, il sera intéres- de forcer poliment la main à ceux qui I se montreraient trop récalcitrants et saut de voir quelle espèce de noces on d’augmenter ses largesses en y faisant prépare pour cette date à notre université française.Au risque de paraître plaider pour mon clocher, je me demande si ce sera bien des noces d’or, participer ses concitoyens.Chose remarquable, ce sont surtout les anciennes universités, celles qui sont les plus riches, qui profitent de ces millions.Harvard, Columbia, ou des noces exclusivement oratoires, si tant est qu’on lui fasse des noces quelconques.John Hopkins, Cornell reçoivent la part du lion.C’est ainsi qu’à propos du deuxième centenaire de la fondation de Yale, centenaire qui tombe cette année, les anciens élèves et les amis de cette célèbre université sont en train de lui offrir le joli présent de '21 millions de dollars.La colossale souscription, assure Science, sera couverte et au delà avant la fin de l’automne.Le but de ces dons princiers, dans la plupart des cas, est tout simplement de contribuer à la grande œuvre de l’instruction.Sans doute, on attachera bien quelquefois le nom du donateur à une salle, à un édifice, à un cours ; mais cette considération semble ne jouer qu’un rôle tout à fait secondaire dans plusieurs cas.puisque c’est par centaines de mille dollars que se chiffrent les offrandes anonymes.Au Canada, l’université McGill, comme ses sœurs des Etats-Unis, voit le Pactole entrer à flots par ses portes et ses fenêtres.Cela lui permet d’installer merveilleusement tousles départements littéraires et scientifiques qui font partie de son organisation, et de donner en même temps de gras salaires à ses professeurs.Dans peu d’années.McGill occupera une place d’honneur, au premier rang parmi les universités américaines.Quant à Laval, force lui est de regarder, avec toute la philosophie possible, passer devant ses portes et ses fenêtres le fleuve d’or qui va s’engloutir chez sa voisine, et de se contenter de la portion congrue, moins que congrue souvent, qui a été son maigre lot jusqu’à l’heure présente.L’esprit de nos compatriotes n'est pas tourné, dit-on, de ce côté ; les grosses fortunes sont rares parmi les catholiques.Si cela était vrai.ee serait d’autant plus regrettable que l’avenir de notre race et son influence, nous ne pouvons pas en douter, dépendent, pour une large part, de la haute éducation qui lui est et qui lui sera donnée.Le prestige des catholiques, dans un milieu comme le nôtre, est attaché plus étroitement qu’on semble quelquefois le croire, à la valeur intellectuelle et morale, d’abord des élèves qui sortent des établissements d’éducation supérieure, et ensuite à l’an- C I.AFl.AMMK Contre les anarchistes Nous étions dans la grande rade de Portland lorsque le pilote est venu, dimanche soir, le 15 septembre, nous apporter la nouvelle de la mort du président McKinley, assassiné par un anarchiste.Il v avait à bord des ci- l U toy eus des Etats-Unis, des Anglo canadiens et des Anglais, presque tous des non catholiques.Parmi ces non catholiques, trois ministres protestants.Le matin même, et le dimanche précédent, ces révérends avaient tenu, dans l’unique salon du Cumbromau, un religions service quelconque auquel un assez grand nombre de passagers de première classe avaient assisté.Par exemple, nous n’avons entendu parlé d’aucun religious service pour les passagers de troisième classe.Parmi les quelques cents passager-sur le navire, personne, probablement, n’aurait voulu se dire athée.La nouvelle de l'assassinat du président, tombant subitement au milieu de nous après notre retraite de dix jours, créa une vive et pénible impression.Il n’y eut qu'une voix pour déplorer le malheur et flétrir le crime.i *.protestants à 1 Cam h roman, comme partout, s'imaginent que les gouvernements, s’ils voulaient seulement s’entendre sur des I will IM I1U3 uuiiS w.*v • VX^ & K4 % • %» moyens de rigueur, pourraient purger la terre des anarchistes ! Seule VEglise catholique a toujours enseigné que l'anarchie ne peut passe guérir par le seul châtiment des coupables ; que la racine du mal étant dans l'âme,c’est à l’âme que le remède doit surtout s’appliquer.Faites disparaître l'athéisme en enseignant la religion de Jésus-Christ à tous les enfants, et l’anarchisme,fruit de l’athéisme, disparaîtra.Laissez grandir l’athéisme en maintenant, dans les écoles publiques, renseignement neutre, et l’anarchisme grandira dans la même proportion, malgré les prisons et les échafauds, malgré les moyens de rigueur que tous les gouvernements de la terre pourront adopter d’un commun accord.Voilà la vérité, si simple, que seule l’Eglise enseigne avec autorité.Les sectes,éprises des fausses libertés modernes, éblouies par le faux éclat de l’école moderne, ne veulent pas abandonner la fausse civilisation moderne, cause de tout le mal.Et la voudraient-elles abandonner qu’elles ne la pourraient pas ; car n'ayant que des parcelles de vérité, un christianisme mutilé, elles seraient impuissantes à opérer nue véritable transfer- Janvier.1,05,000 dollars.14 donateurs Février Mars.Avril.Mai.Juin.3,000,000 .2,717,000 -.1,677,000 .1,542,000 11,361,000 Beaucoup aussi se disaient les uns aux autres : il faut que les différents gouvernements s’entendent enfin et pren uent des moyens efficaces miner cette affreuse 18 .10 7 il • • • • pour ex terrace des anar- 12 Total : 21,992,000 ; soit en chiffres ronds : 22 millions de dollars dans six chistes.On aurait dit qu’il s’agissait de débarrasser le monde d’une bande de bêtes fauves.Pas un de ces bons protestants semblé comprendre que l’anarchisme est tout simplement un produit de la civilisation moderne qui a banni Dieu de la société.D’un côté, l’anarchiste ne croit plus aux dogmes fondamentaux : il ne croit plus à un Dieu créateur, à un Dieu Sauveur, à un Dieu qui récompense et qui châtie ; il ne croit plus A la vie future, il ne croit plus ni au ciel ni à l’enfer.Par conséquent, il ne craint ric-n, il n’espère rien au delà du tom- mois.11 n’est que juste de dire que, dans les 11 millions de juin sont compris les 10 millions que M.A Carnegie a donnés d’un seul ii a coup aux universités d’Ecosse,son pays d’origine.Naturellement, tous les subsides vo- tés par les différentes législatures, en faveur des universités et des écoles d’état,n’entrent pas dans ce tableau.De plus,on n’y tient pas compte des petites sommes de trois ou quatre mille dollars qui sont legardées comme des quantités négligeables.Ces 22 millions sont dus exclusivement à la grande générosité privée, pendant ce qu’on LA VÉRITÉ 3 abiding) et heureux.Selon eux, l’édu- les pauvres de convoiter le bien d’au- ont pris part à la guerre d’Afrique, est la panacée pour tous les trui, ou leur fera-t-il voir quelque, c'est Buller qui s’est le plus couvert maux du corps politique; elle détruira (justice dans l’inégale répartition des de ridicule, la pauvreté, elle empêchera l’anarchie richesses ?Ils seront souvent tentés de et fera de tous des citoyens honnêtes et paisibles.Or l’éducation profane n’a produit ; aucun de ces résultats dans les pays de l’Europe auxquels j’ai fait allusion.Au contraire, elle a produit une classe nombreuse de révolutionnaires et d’anarchistes dangereux." J’estime hautement l’éducation.Je ne voudrais priver personne de ses bienfaits.Je voudrais donner à tous la million des cœurs.Quelques non catholiques, après le cation meurtre de McKinley, ont, cependant, entrevu lu vérité.Ils ont compris que le mal de l'anarchisme était dans les itmes et qu’il fallait travailler A guérir Ils ont aussi compris que On se souvient de ses vantardises, demander : Pourquoi avons-nous trop au commencement de la guerre, reçues peu, tandis que nos voisins ont trop ?béatement, par le stupide Chronicle, de Et si vous ne pouvez pas répondre à Québec, comme parole d'Evangile, cette question de façon à leur donner: Eu partant pour l’Afrique il avait fait satisfaction—et vous ne le pourrez pas savoir au monde entier qu'il allait si eux et vous ne croyez pas à la loi couper les communications télégraphi-divine— vous aurez affaire aussitôt à ques derrière lui, afin que le gouver-l’anarehisme.” les Ames.c’est l’enseignement athée des écoles publiques qui produit l’athéisme, lequel engendre l’anarchisme.Et ils se sont dit : il faut un peu de religion nement, pris de pitié pour les malheureux Boers, ne pût l’arrêter dans sa marche foudroyante.C’est lui, et nul autre, qui, après avoir culbuté l'ennemi dans le temps de le dire, allait dicter, à Pretoria même, avant le jour de Noël 1899, les conditions de In dans les écoles.Le bureau des écoles publiques de Cleveland, Ohio, entre autres, a voulu, dernièrement, introduire un soupçon de surnaturel dans l’enseignement donné sous sa direction.Il a voté une résolution ordonnant, dans les écoles, la récitation de la prière dominicale et la lecture de certains passages de la Bible!" Mais les juifs, et beaucoup d’autres qui ne sont pas juifs, ont protesté contre l’introduction du moindre enseignement religieux dans les écoles qui, d’après la loi, doivent être rigoureusement non-sectarian, e'est-ù- E>Sl< >N Le général sir Redvers Duller, le fameux silent man du Chronicle, de Québec, qui ne parlait pas, mais qui devait écraser les Boers en quelques vient de se compromettre paix ! Ht voilà ce fantoche qui sombre au milieu d’une tempête de réprobations.C’eit justice, et le triomphe de la justice est toujours un spectacle réjouissant.semaines d’une façon insigne, et précisément parce qu’il a trop parlé .à la suite d’un déjeûner quelconque.Buller, on le sait, ayant montré son immense incapacité, a été rappelé en Angleterre ; et son titre d’incapable avéré lui a valu, naturellement, ces jours-ci, la nomination à un grade élevé : commandant d’un corps d’armée.Du sommet de la tête Un journal de Milwaukee.YEs&hior, que cite Th» Catholic Trilnuu, de Dubuque, numéro du 10 octobre, fait quelques observations très justes au sujet de la question des nationalités, aux Etats-Unis.A la réunion d’une société celtique, à San Francisco, l'autre jour.M.F abbé Peter (\ Yorke, jadis directeur du Monitor, feuille irlando-catholiqiie de San Francisco, s’est écrié, an cour- d’une allocution très ctva-leureu se : " Nous devrions être Irlandais depuis le sommet - r du droit que réclame Fahbu Yorke p v • - Irlandais, si on leur avait permis d*.:• -ter Allemands au point de* Ktngue maternelle,la religion catli'di'j - :ait dans une situation prosper-, pi Vile ne l’est (Vfîmes ;; m.iieiit été conservées à FFgii Ce DONT ILS Jot IS- F A mérique, ! Fuis, Mgr Scanned a parlé de 1 et voici K's graves paroi*, s i.ia tangue a demande, nous puiivons le* dire, avec non moins de vérit g «les Çanadif: français et de la langue français Il faut jeter les catholiques allemand-, français, italiens, etc, dans le moule amévi- sit N T : ET, NATL* U ELI.EM LNT ILS UK.Xi quant à nous, ici ; yja.;s “ Et maintenant en Amérique.On ne saurait nier que n,- que faut-il dire des masses popu-vires qui ne sont ni riches ni conten- ues populations, il quelques rares exceptions près, ne s’opposent,en tliéorie, du moins, à l’anarchisme et au crime de toute espèce.Nous ne sommes pas un peuple irréligieux, et nos hommes publics, qui ont la conduite des affaires, ne sont pas des athées.Mais, d’un autre côté, il faut bien admettre que toute religion surnaturelle perd du terrain parmi nous ; que nos classes soi-disant instruites se soustraient chaque jour davantage à toute indu-religieuse ; et que nos législateurs et nos directeurs politiques ne considèrent plus la religion comme nécessaire pour fournir aux actes humains des motifs élevés et pour donner à notre organisme social la force de conservation et le frein dont il a besoin.tes?Que faut-il penser des ouvriers, des hommes qui peinent dans nos mines, dans nos usines, dans nos fabriques et qui vivent au jour le jour ?Et ceux qui sont malades et ne peuvent travailler, ou qui cherchent de l’ouvrage et n’en trouvent pas ?Or nos théoristes en matière scolaire se proposent de faire de tous ces prolétaires des citoyens soumis aux lois en leur donnant une instruction purement pro fane.Mais cette instruction les rendra- cain: mais lus catholique- irlandais peuvent h puis le tête jusqu’à la plante dis- et doio it rester Irlandais sommet -le la pieds.’’ Le- nôtres qui sont fixes aux Etats-Unis ne demandent pas autant que cela : ils so contenteraient du libre usage de leur langue.• i LIVRE REÇU Nous venons de recevoir un livre intitulé: Recueil d> DUcours, préparé par >1.Mare Sauvalle.Ce recueil est suivi de quelques conseils sur la diction et la tenue, il forme en tout un volume de 240 pages.Nos remerciements.S’adresser à C.O.Beauohemin & Fils, libraire-imprimeurs, Montréal.en ce t elle contents de leur sort ?Leur fera-belle comprendre le Sermon sur la montagne ?Bienheureux les pauvres ; Réjouissez-vous et soyez dans la joie, car votre récompense sera très grande au ciel.Au ciel ! Ils n’en connaîtront rien, car on ne leur en a jamais parlé.La connaissance du ciel ne fait pas partie du cours des études profanes, chose de meilleur que la religion, du lequel ne s’occupe que de physiologie, moins quelque chose de plus propre et de mécanique, d’argent ; de l’art de '
de

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