La Vérité, 1 novembre 1901, samedi 23 novembre 1901
¦J N (; ^nHtonguay 1 i rue St J van «02 imv moi 21ème ANNÉE NOTRE-DAME DE QUEBEC, SAMEDI 23 NOVEMBRE 1901 No.17 AVIS ABONNEMENTS Canada d Etain- Unis Un an.Six mois Etranger (Union postale.) Un an LA VÉRITÉ Toute demande de CHANGEMENT D’ADRESSE DOIT ÊTRE ACCOMPAGNÉE DE L’ANCIENNE ADRESSE.$2.00 $1.00 REVUE HEBDOMADAIRE “ VERU AS L1BERABIT VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES.” Téléphone : 712 f.13.00 J.-P, Tardivel, Directeur-Propriétaire Bureaux : Chemin Sainte-Foye près Québec N.-D.DE QUEBEC SAMEDI 23 NOVEMBRE 1901 Ce larynx artificiel est composé d’une boite en caoutchouc durci dans le milieu de laquelle se trouvent deux lamelles séparées par une fente.Ces lamelles destinées à vibrer sous et dépeceurs d’entrailles vives Ne pas confondre Dans un entrefilet de la rédaction, 1’Eventment, de Québec, numéro du 14 novembre, dit ce qui suit : • s • Congrès anti-duelliste Renseignements divers Il vient de se tenir, à Leipsiz, en Allemagne, un congrès anti-duelliste.C’est Mgr le prince de Lcewenstcin, l’un des chefs du parti catholique, qui a pris l’initiative de ce mouvement.Grand nombre de notabiht's allemandes assistaient à cette réunion.A la séance d’ouverture ningk a dit, entre autres choses : l’influence du passage de l’air remplacent les cordes vocales.“ Le Daily Chronicle de Londres annonce que le gouvernement a nommé le général Bu lier président du plus important comité concernant la réforme du Bureau de la Guerre.Les Acadiens Nous lisons dans Y Evangeline^ en date du 7 novembre : “ Nous croyons que le chiffre de la population acadienne des provinces maritimes, en dehors des Iles Made-s’élèvera, quand le recensement sera connu, A tout près de 140,000 Ames: soit environ 1*1,000 pour l’Ue1 Saint-Jean ; entre 4-1 et 45 mille jxnir la Nouvelle Ecosse, et entre 80 et 81 mille pour le Non veau-Brunswick.“ Nous sommes les seuls dont le nombre augmente au Nouveau Brunswick, surtout les seuls catholiques.11 paraît que le mouvement de la population irlandaise serait nul.” L’extrémité supérieure du larynx est fermée par un grillage artificiel métallique et le sujet respire par ouverture pratiquée A la partie ii.fé une le baron de Bro C est une reconnaissance des mérites neure.Lorsqu’il veut parler, il ferme son doigt cette ouverture et, chassant l’air par l’expiration, fait vibrer les lamelles.Ces lamelles avant une du général Duller, et, de plus, cela semble démontrer avec “ Il y cinquante ans déjà, le prince Albert a réussi à chasser le duel de ! l’année anglaise.Ce qu’un prince allemand a pu faire en Angleterre, l’empereur Guillaume ne pourrait-il le faire en Allemagne ?Une seule parole serait suffisante.Si cette parole tombait de ses lèvres, le duel s évanouirait chez nous comme une bulle von .” que les autorités impériales ne sont pas restées insensibles aux manifesta- leine tions du sentiment public provoquées parla récente injustice commise envers le général.’ tension tou- jours uniforme émettent Mais comme les voyelle un son um-! ; s et les que.consonnes sont formées dans la bou- Or, dans la colunue voisine, on trouve la dépêche suivante : “ Londres, 13 novembre : - On vient enfin de reconnaître les mérites du général Butler.D’après le Daily Chronicle, il aurait été nommé président du plus important comité concernant la réforme du Bureau de la guerre.” 11 ne faut pas confondre Butler et Bulltr.Entre les deux'noms il n’y a qu'une lettre de différence, mais entre les deux hommes il y a toute la différence du monde.Butler est un officier aussi capable que modeste.A vaut le commencement de la guerre il donna au gouvernement anglais des avertissements que les événements ont plainement justi-tifiés depuis, mais qui, dans "le temps, ne furent pas écoutés.Loin d’écouter les avis du général Butler, on le disgracia.C’est lui, et non point le trop fameux Buller, qui aurait été nommé président d’une commission importante.Le gouvernement anglais bien des sottises, mais l'Evénement met à son actif une bévue de trop.Du reste, nous serions curieux de connaître quels sont d’après notre confrère, les mérites du héros de Co-lenso et de Spion Hop.« f die, par la langue, les dents et les lèvres, le langage est intelligible.M.Le Dentu a fait parler devant l’Académie le porteur de cet appareil ingénieux et tous les auditeurs ont paru émerveillés.i i:v sn- Steyn et Kitchener Nous oflrons nos félicitations à Y Evany* -lint, journal acadien hcWomaihùre publié A Weymouth Bridge, Nouvelle-Ecosse, ;l 1*occasion du quatorzième anniversaire de sa fondation.lh Avenir du Nord : La lettre que le président Steyn Le grand diable de Chine 1 écrivit à lord Kitchener, en réponse à Pendant P occupation de Pékin par les ; ga proclamation, vient d’être publiée troupes européennes, Vécrivain français \+Ai le Manchester Guardian Pierre Loti a pu visiter Vile de Jades, sur le lac des Lotus, où se trouve la fameuse idole : le grand diable de Chine la description suivante : Dans cette longue lettre, très documentée, le président fait l'historique Il en fuit | de l’expédition de Jameson, il rappelle les promesses faites alors par l’Angle terreau Transvaal, il affirme avoir en L’Œuvre de la Sainte-Enfance en 1900 L’Œuvre de la Sainte-Enfance vient de publier son compte-rendu de l’exercice 1900-1901.Les recettes de cet exercice ont été en augmentation de 40,000 fr.sur celles du précédent et se sont élevées il 3,710,013 fr.38.“ Tout au pied du donjon qui couronne ces rochers, voici le kiosque de faïence et de marbre où le “ grand diable ” habite.On est là très haut, dans l’air vif et pur, sur une étroite terrasse, au-dessus d’un déploiement d’arbres à peine voilés aujourd’hui par l’habituel brouillard de poussière et de soleil.“ Et j’entre chez le "grand diab'e’’, qui est seul hôte de ceue region, „ , .i ,,, ., confiance en la justice de Dieu.” aerienne.Uh ! 1 horrible personnage ! , .Il est ,1e mille uu peu surhumaine, .avoir expose 1» «tuation coulé en bronze.Comme Shiva, die„M"T ^ '! consuk're comme I*» , , , , , luvorable que jamais aux armes des de la mort, il danse sur des cadavres ; ., : républiques ou la juridiction des An, .4 glais ne s etend pas au-dela de la por- le ricanement multiple est presque ., , .f ., tee de leurs canons, après avoir prointolérable ; il porte un collier de ., ., .1 , h .teste une fois de plus contre les camps crânes et il gesticule avec une quaran- , , • , * ., .de concentration, il conclut en a flirtai ne de bras qui tiennent des mstru- ., ,., mant 1 inébranlable resolution des ments de torture ou des tetes coupées., , „ ., ™ ,, ., r .boers de lutter jusqu a .a mort pour “ Telle est la divinité protectrice .1 ., , leur indépendance, que les Chinois font planer sur leur ., ., “ bi cest un crime de combattre ville, plus haut que toutes leurs pyramidales toitures de faïence, plus haut que leurs tours et leurs pagodes, — ainsi qu’on aurait chez nous, aux figes de foi, placé un Christ ou une Vierge blanche.Et c’est comme le symbole tangible de leur cruauté profonde ; c’est comme l’indice de l'inexplicable fissure dans la cervelle de ces gens là, d’ordinaire si maniables et doux, si accessibles au charme des petits enfants et des fleurs, mais qui peuvent tout à coup devenir tortionnaires avec joie, avec délire, arracheurs d’ongles! sa possession des documents démontrant que, dès 1896, l’Angleterre avait formé le dessein de s’emparer des deux républiques.'¦ Ce n’est pas nous, dit-il, qui avons tiré l’épée du fourreau.C’est cette année que le conseil distribuer aux missions aux- Nous étions cas de légitime défense, qui constitue un des droits les plus sacrés de l’homme, et pour cette raison, je cou sidéré que n"U« avons le droit d’ pourra quelles il vient en aide la plus forte il ait eu à leur remettre somme qu depuis Enfance, Les Pays-Bas présentent une augmentation de 28,275 fr.avec 171,075 fr.de recettes.C’est le pays où le •progrès a été le plus sensible.Vient ensuite la Prusse avec 21,000 fr.de la fondation de la Sainte- et pnm m x.V kti XXI «1 t*f»l » I 1 + ' plus que l’an passé.La France a donné 1,070,053 fr., l’Allemagne, en y comprenant l'Alsace - Lorraine, 1,120,083 fr.; l’Autriche-Hongrie, 123,009 fr.; l’Italie, 260,529 fr.La Suisse a recueilli 110,240 fr., c’est-à-dire 22,428fr.de plus qu’en 1899-1900.Le Sultan imite M.Waldeck- Rousseau Une dépêche de Constantinople mande ce qui suit : Un iradé impérial interdit aux Jésuites qui ont quitte lu France à la suite de la loi sur les associations de s’établir dans l'em-l ire ottoman.pour sa liberté et que ce crime doive être puni, dit-il, je pense que le gouvernement de Sa Majesté devrait se contenter d’avoir dévasté les pays, châtié les femmes et les enfants, et de la grande misère qu’a provoquée la guerre.Votre Excellence peut plus que nul autre mettre fin à cette guerre, et par ce moyen, rendre à ce malheureux | parisien, le Voltaire: pays son ancienne prospérité.Nous ne réclamons pas la magnanimité, mais simplement la justice.” Larynx artificiel A la séance du 22 octobre de l’Académie de médecine, de Paris, M.Le Don tu présente un malade qui a subi en mars 1900 l’extirpation totale du larynx, écrit M.le Dr J.de Gaux dans un journal français.que les suites de l’opération furent terminées, que la plaie fut complètement cicatrisée, l’opérateur fit construire un larynx artificiel qu’il appliqua à la place du larynx enlevé.Les ignorances des savants L’ Univers, 17 octobre, nous apporte cette remarquable citation du journal Dès Qu’est donc devenu le célèbre Père I Did ou ?Lui aussi n'a-t-il pas été écarté, | dans ces derniers temps ?Lui aussi iPest-il pas frappé d'une sorte de disgrâce, d'ail- » « i *> la rtniTL la deuxième ou i\ la troisième généra- ' condition dos ouvriers dos filature» do coton tiou.C'est la seule politique vraiment *a Nouvollo-Angletorro ; je n’hésite pua A dire qu'elle est loin d’étre aussi belle qu’q y a huit ou neuf ans, et que, selon moi, elle no peut qu’empirer A mesure que l’industrie sudiste va progresser.Vu petit nombre d’entre eux, vernis dans la fabrication do certaines spécialités rares, échapperont A la misère, mais le plus grand nombre sou II ri-vont de la dépression do l’industrie, donc du devoir de leurs de pure forme ?N’est-il pas relégué, pour le moment, en Corse ?.Et pourquoi?d*avis Parce qu’il y a deux ans, A la distribution des prix de l'établissement d'Arcueil, il a prononcé, lui aussi, mettantes.Il n'y a pas un journaliste au Canada qui ignore la mort du Père Didon.11 faut habiter la Ville-lumière pour être .mal renseigné à ce point.L’ Univers fait suivre cette citation du commentaire que voici : La Patrie et l'A tenir du Nord sont que ce serait une excellente affaire, au point de vue canadien-français, que d'implanter ces Finlandais au milieu de nous.Ce dernier nationale et patriotique.Surtout, si le gouvernement a des faveurs & accorder, des terres il céder journal s’exprime comme suit dans son '¦ gratuitement, qu'il songe tout d’abord aux nôtres.îles paroles compro- nuincro du 14 novembre : S'il offrait des avantages réels aux " Canadiens-français, et du Canada et i des Etats-Unis, notre province se rem- Les Finlandais qui viendraient en Canada ne savent pas un mot de français, c'est vrai ; mais ils ne connaissent pas davantage la langue anglaise lent.i i h eut nos gouvernements, fédéral et provincial, de tirer parti de cette situation en facilitant sans retard le c’est excel-1 plirait assez vite.Offrir des avantages particuliers à des peuplades du nord de l’Europe, taudis qu'on ne fait rien pour retenir les nôtres au pays ou pour les y ramoner, ce serait une politique insensée et criminelle que, nous l'espérons bien, aucun gouvernement do notre Vro-vin:o ne songera un seul instant à adopter.rapatriement de ceux des nôtres que fuit vivre, aux Etats-Unis, la fabrication des cotonnades communes, industrie dont le Sud u Vous les établissez quelque part, sur une terre en friche du Lac Saint-Jean.Et puis, après ?Ils sont entourés de bons Cauayens.Il faudra bitn qu'ils entrent en rapport avec nos compatriotes ; qu'ils aillent s'approvisionner et sc fournir dans les magasins de Roberval.de Chicoutimi, de Québec mémo.Leurs relations avec les Habitants et les marchands de la région, pour la vente de leurs produits, pour l'achat de leurs provi-i siens, les mettront dans Vobligation d'apprendre le français, la langue devenue désormais d’une utilité journalière pour eux.Nous espérons que le gouvernement, déférant au désir du Vof/om*, mobilisera les plus fins limiers de sa police pour retrouver le Père Didon.Par la même occasion, on pourrait également rechercher un certain Père Ln-cordaire, autre Dominicain des plus dangereux.et qui jouit, parait-il, d'une certaine notoriété.i aura < t avant longtemps le monopole ; ouvrant, non pas quelques coins de notre province, mais des régions entières que des géologues auront au préalable reconnues propres A la culture ; en faisant disparaître, dans la mesure du possible, tous les obstacles qui s'opposent au progrès de la colonisation." en leur t « • * * ?Pourvu que le rédacteur du Voltaire puisse comprendre ! DEUX BONS ARTICLES L’autre article de M.O.A.publie le Soleil du 15 novembre, a rapport aux conférences agricoles le ministre de l’agriculture, Phonon ble M.Fisher, fait donner dans les cantons de l’Est, cet automne, pour montrer aux cultivateurs de cette région l’importance qu’il y a pour eux de se livrer à l’engraissage des porcs, et leur signaler les grands profits qu'ils pourraient tirer de cette industrie «jni est une annexe naturelle de l’industrie laitière.Ici encore nous trouvons des chiffres que “ Duns leurs écoles, forcément on onsei- que Deux bons articles dans le Soleil ! Merveille digne d’être signalée ! Mais hâtons-nous d'ajouter qu'ils ne sont pas de la rédaction ordinaire.Dans le numéro du 1 1 novembre, LES NOTRES DABORD gnera aux entant* la langue des habitants du paya.v “ Le gouvernement de Québec peut beaucoup pour aider à la transformation de ces anciens sujets du royaume de Suède et de l'empire russe en Canadiens de langue| l’auteur, qui signe O.A., parle de française.Comme on l'a dit très bien, il y j y industrie cotonnière aux Etats-Unis.Il aurait là une belle œuvre française à accom- ! 'On s’occupe, dans les journaux, •d’un vaste projet de colonisation au Lac Saint Jean.Un capitaliste Scandinave, M.Nor-din, aurait demandé au gouvernement provincial la concession gratuite d’un million d’âcres de terres publiques dans cette région, pour y établir une .colonie de vingt mille Finlandais qui -nous arriveraient par groupes de 500 familles, chaque année.La Finlande est une province de la Russie nord occidentale, située entre le GOb et le 70e degré de latitude nord, d’une superficie de 375,000 kilomètres carrés.C'est un pays peu fertile, bien que le climat ne soit pas aussi rigoureux ¦qu’on pourrait le supposer.La population est de deux millions Presque tous sont luthériens.On v compte 36,055 catholiques rite grec, cents catholiques du rite latin.Les Finlandais s’appuie sur une interview accordée à un journaliste new-yorkais par ,j Edmonds, rédacteur du Manufacturers’ interview que rapporte l'Opi-\ nion publique, de Worcester.En résumé, M.Edmonds dit que l’énorme développement de l'industrie cotonnière dans les Etats du Sud va, dans un avenir peu éloigné, porter un coup fatal à cette même industrie dans les Etats de la Nouvelle-Angleterre.Et à l’appui de son opinion ii donne des chiffres très convaincants.En 1890, le Sud 1,700,000 fuseaux en activité ; aujourd’hui, il en compte six millions et demi, soit une augmentation de près de 4.00 pour cent dans l’espace de onze ans.]>lir pour nos collèges et pour nos couvents, s'ils M.pouvaient instruire gratuitement deux ou trois des enfants les plus intelligente choisis parmi la nouvelle colonie, qui re-l Record ; tourneraient au milieu de leurs frères continuer l'œuvre de propagande française commencée par les pouvoirs publics.A la deuxième génération.100,000 colons finlandais auront ajouté peut-être uni demi-million d'individus à la nationalité française en Canada.convaincants.En 1891 la product] du bacon, ou lard fumé, n’était guère connu au Canada : ou « t nous n en exportions que pour un demi million.Maintenant, ^exportation du Itacuu a atteint le chiffre de douze millions par année.Malheureusement pour nous, c’est la province d’Ontario qui fournit la presque totalité de cette t » Nous estimons que c'est là du pur optimisme que rien ne justifie.Sans doute, les Canadiens-français ont transformé un assez grand nombre d’Ecossais établis au milieu d’eux, au siècle dernier.Les Ross, les Macdo- augmenta- lion ; tandis que nous pourrions facilement, avoir notre part des béné fi'.es très considérables comptait seulement , très m’assure cette nald, etc, qui sont aujourd’hui pnrfai-du temeut francisés,le prouvent.Mais nous et seulement cinq ou six n’assimilons guère ni les Irlandais ni les Anglais de la Province.Nuits les appartiennent au ! éliminons, surtout les derniers, voilai groupe ethnique qui comprend des j tout.peuplades nombreuses de l’Europe j Rien ne nous assure que nous pour-septeutrionale et de la Sibérie.Lapons et les Mongols font partie du j lièrement s'ils formaient un ainsi nue les Madzvarsl romnaet de 100,000 Huns, les Alains, j 20,000.les Avares d’autrefois étaient de la ment environ.industrie.M.O.A.demande que les cultiva-canadien-fiançais s’intéressent ‘ tu rs Le capital engage umhî i mui^tne cotonnière, au Sud, est imuntenai t «le 200 millions du dollars.On a cru, pendant quelque temps, que l’inexpérience du Sud et l’infério rité de sa main-d’œuvre seraient une * t a ce mouvement, et, ] ur cela l honorable M.Fisher d'ajoindrc des conférenciers de langue française “ à ceux qui prêchent aujourd'hui la bonne doctrine aux Cantons du l’Est.” u prie ! Les.assimiler les Finlandais, rions * protection suffisante pour lu Nord .,, , ., , I" i mais voilà que les industriels Ils apprendraient probable- , , , ., ., x., , „ —dont plus d un vient du Nord — assez de français pour pouvoirs ., 1 ; acquièrent rapidement l experience commercer avec les Canadiens-fran- : , ., 1 : qui leur manquait, et la main d’o ivre chez eux s’améliore par la substitution des ouvriers blancs aux ouvriers noirs.j Et le Sud est aujourd’hui en état de fabriquer des articles supérieur;.main d’œuvre y est moins chère et la matière première y est à proximité de j l'usine, deux avantages très sérieux.Aussi ce développement de Vilnius trie cotonnière dans le Sud a-t-il déjà I produit une perturbation dans l’indus- ! trie similaire des Etats de l’Est.Dans les principaux centres industriels de la Nouvelle Angleterre, les crises périodi- 01 ques: chômages, grèves, réductions de salaires, etc, se font de plus en plus fréquentes, signes avant-coureurs de la décadence finale.L’auteur de l’article du Soleil tire de ces chiffres et do ces faits elusion pratique.La voici : meme groupe, de la Hongrie.Les on mitrvw» i • s sumstus COLONISATION même famille.La langue finlandaise diffère entiè- çais.Mais étant protestants il renient et de la langue russe et des mêleraient guère ànous par le mariage, j autres langues slaves, et des langues et ils seraient bien plus portés Scandinaves.cause commune, socialement et politi- quement, avec les Anglais qu avec nous.On nous unit du la Vnllvu do !;i Mi l -pi'dinc, à la date du 7 novembre : l u missionaire agricole à ses confrères réunis en Sainte-Anne de la Pocatière, au .no is de juillet dernier, d’organiser dans la province civile de Québec, sous la direction de N N SS.les Evêques, une propagande d’un genre qui est plutôt ancien que nouveau : La colonisation VA II UES GROOVES COMPOSÉS llics-VKt'TI VKM ENT DE COLONS D’UN M KM K COMTÉ.Le comté de K aïnou task a en a déjà fait l'essai avec avantage au Lac Saint-Jean.Et n’ost-ce pas ce genre de colonisation qui a eu tant do succès dans les commencements de la colonie?Les familles qui se sont établies auprès do chaque manoir seigneurial ne constituaient-elles pas autant do .‘'J'ai habité les Etats-Unis pendant groupes partis (lu divers points do la meut devenir des Canadiens français^ plusieurs années, je connais très bien I» Franco ?s ne se à faire a propose convention, à La Pendant près de six cents ans la Finlande resta unie à la Suède.Elle en fut séparée, il y a près d’un siècle, et fut cédée à la Russie par le traité de Frédericksliann.Depuis quelque temps, le gouvernement russe, dit-on, maltraite les Finlandais ; ce qui explique le désir d’un grand nombre d’entre eux de quitter leur pays.Il est probable qu’au point de vue purement matériel les Finlandais feraient de bons colons.Habitués à la forêt, à la neige, aux longs hivers de leur propre pays, ils ne se trouveraient pas dépaysés dans le nord de la province de Q lé-bec.Ou ils garderaient longtemps leur langue et leurs coutumes,et resteraient Finlandais ; ou bien ils s’angliciseraient.Dans l’un et l’autre cas, nous ne1 voyons pas ce que la race canadien ne-française aurait à y gagner.Au point de vue de l’influence purement politique, croit-on groupe d'un demi-million de gens professant point notre religion et par-j lant peu notre langue, seraient d’un grand avantage pour nous ?Non, colonisons la province de Québec de Canadiens français ou d’imMais il ne faut pas songer unique- migrants européens qui peuvent facilement au succès matériel.qu un ne une con f LA VÉRITÉ 3 Colonisons i\ la manière do nos curé Hébert, fera pas défaut, à ¦ccllencc de lu colonisation.•J'ai reçu tie M.K Tiffin, le gérant du trafic de I1 Intercolonial, une lettre datée du -0 septembre dernier, par laquelle il forme que 1’Intercolonial consent à donner «les prix réduits pour les colon» entre Montréal et I.évis, pourvu que cela soit fait d’a-I rt\s eertî.vatu du notre société.levons 11 fait le gouvernement ?A-t-il accordé LES ORDRES RELIGIEUX ou refusé toutes ces demandes qui arrivaient à raison de soixante dans une A L’ILE DE JERSEY journée ?I D'après la communication du 13, il les aurait accordées.Alors nous verrons des centaines de nos militaires; pères, à lu manière d’un et le succès ne nVin- l'œuvre par ex.Que messieurs les cures se donnent 1 verrons partir du comtés des groupes) remercie beaucoup des démarches que vous ave/ faites pour faire obtenir à notre société ces réductions de prix !¦> COLONIES A Nti LA LS ES, conserva- Quel rôle ont joué les colonies anglaises dans cette lutte où la mère-patrie perd chaque jour de la force et du terrain ?«Jusqu'ici, elles ont fait leur devoir envers elle-mêmes, comme il convenait aux dignes filles d'une mère qui se glorifie à juste titre de son génie commercial.Leurs populations peu nombreuses disséminées sur d’immenses territoires, les exi- ger d’impôts les soieries et les vin- de France, les bibelots d'Allemagne, les objets d’art d’Italie, mais ni l'industriel anglais ni l’agriculteur des colonies n'y trouveraient leur compte.! plus si splendide.Les Canadiens lui demanderaient de • .A I A i a i o.peuple Une proportion énorme couvre les cargaisons d’échanges qui ne font qu’entrer et sortir, ne laissant à l’Angleterre que le bénéfice, d’ailleurs considérable, des frais de transport.Ni le manufacturier, ni l’ouvrier, ni l’exportateur de produits anglais n’y trouvent le moindre profit.Grâce à sa marine et à la dispersion CA U S donc rester pour longtemps dans son isolement LES (i«ERRES FUTURES.taxer son pain, son beurre et ses œufs ; l’Australien et l’Africain, sa laine et sa viande ; le créole des Iles, son sucre déià charm"- nonr cnmhW l,-.« # O " l - - * — vides faits dans la caisse publique par les entreprises de M.Cecil Rhodes et de M.Chamberlain.Sans compter que, dès longtemps, il paie double prix son thé et sa bière pour soutenir son armée, sa flotte et sa monarchie.N'y eut il d'ailleurs que lu guerre actuelle, qui n’appartient sûrement lomaine des hypothèses, des vides immenses à gences de leurs industries au berceau, la répulsion instinctive des peuples de son empire sur tous les points du jeunes et peu fortunés pour les impôts globe, l’Angleterre a continué jusqu’à ces dernières années, à répandre les produits de ses usines sur les marchés lointains et à demi civilisés.Mais le pas au l'Angleterre a combler dans son armée.Si elle se refuse décidément à revenir aux idées de Bright, de Cobden, de ceux que M.Chamberlain, dans un de ses moments de gaieté, a baptisé du nom de “little Englanders”, si elle persiste dans sa politique militariste, où trouvera-t-elle les matériaux nécessaires directs, toutes ces causes donnèrent aux colonies anglaises des tarifs protecteurs plus ou moins élevés.Au Canada, une autre circonstance, à défaut d’autres motifs, aurait suffi à nous interdire l’application des théories de Cobden : je veux dire le voisinage des Etats-Unis.En dépit de récentes tentatives pour entrouvrri nos portes au commerce anglais, on peut affirmer, en thèse générale, que d’ici longtemps les colonies continueront de prélever des impôts douaniers sur leurs importations, y compris celles de provenance anglaise.Le manufacturier de la Grande-Bretagne se trouve donc en face de cette situation : les marchés civilisés lui sont fermés par la protection, il est expulsé des marchés ouverts par la concurrence étrangère, marché est incapable d’une plus grande consommation.Il jette lc-s Ceci m’amène à l'impérialisme envisagé au point de vue do la situation militaire do la Grande-Bretagne.Cette situation, désastreuse aujourd’hui, était déjà complexe avant les coups terribles que les soldats paysans du Transvaal et l’Orange portent depuis deux ans aux flancs du lion britannique.Pour peu qu’elle se montre belliqueuse ou simplement exigeante, l’Angleterre a des causes de conflit sur tous les pointa du globe.En Egypte, en Afghanistan, dans les mers du Sud, l’insolence d'un commis, d'un agent consulaire, les exigences de l'une ou de l’autre de ses colonies, peuvent la mettre aux prises avec la France, In Russie ou moment vint où le protectionisme des autres nations industrielles produisit un résultat inattendu.Après avoir réalisé d’énormes profits sur son marché, iermé à la concurrence étrangère, l’industriel allemand et américain se mit à déverser le surcroît de sa production sur les marchés extérieurs, sacrifiant ce surplus à des prix souvent inférieurs au coût de la production.Un autre résultat fatal aux manufacturiers anglais provint d’un trait distinctif de la race : sa lourdeur intellectuelle accentuée par la qualité même qui lui a rendu tant de services, en maintes circonstances,— je veux dire son inaltérable confiance en elle-même.Ainsi que me le faisait observer, un jour; un pour combler ces videsElle n’a quo deux ressources à sa disposition : la conscription ou l'appel aux colonies, doux moyens également dangereux dans leur application.La conscription, c’est le danger à ses portes ; c’est la colère et peut être lu révolte de dix millious d’ouvriers anglais, à greffer sur la haine de l'Irlande—c'est peut être aussi la rupture du royaume, le renversement do la monarchie, la révolution sociale.L’appel aux colonies n’est guère rassurant non plus.l)e contribution forcée d’hommes et d’argent, il n’eu saurait être question.Mais les impô- nos son propre l’Allemagne Déjà, la perte de sa prépondérance Chine lui fait payer d’avance et au Samedi S3 Novembre 1901 5 LA VÉRITÉ raccrochent à l'espoir et plus défavorable aux calculs du faveurs royales se colportent à domi- jamais oublier lorsqu’il s’adresse au la naïveté, gouvernement britannique.Ils sont cile, comme les pommes et les galettes public de la Grande-Bretagne: c’est 80 en communication plus facile avec au beurre, elles perdent énormément que les Anglais sont moins badauds rial istcs se qu’ont fait naître en eux l’enthousiasme et la facilité il laisser du >er dont les colonies ont! les colonies ; il s’est développé dans! do leur éclat et de leur prestige.11 que nous, moins avides do phrases )roUVC depuis deux ans.les possessions lointaines de l’Angle- ne s’agit pas d'engluer quelques rares 1 1 ensôo intime des imperia terre une classe de financiers et de personnages de choix, accessibles l'stes et c’est peut-être la plus plau- politiciens vaniteux et avides d’hon- d’ailleurs aux raisonnements politi-toutcs jeg théories et la plus neurs qui leur sont des collaborateurs ques, et dont la prise doit offrir aux 81 C dévoués et utiles.D’autre part, la hommes d’état britanniques le jouissance demi-séculaire d’une liberté | charme que les “sports" de profession rare.Il sonores.Habitués à entendre leurs hommes d’Etat dire ce qu’ils pensent et penser ce qu’ils disent, ils regardent moins à la forme qu’au fonds des déclarations politiques et donnent aux mots le sens rigoureux qu’ils comportent.nous—c’est qu’au dangereuse pour moment critique, solution du problème de l’impérialisme périalisme économique, rait le peuple anglais surcroît d’impôts en trouverait la dans la fusion | plus grande et le progrès constant del trouve à la chasse au gibier la démocratie, en Angleterre comme faut donner la pâture à l’ambition, à on J’ai parlé du développement de colonies, rendent l’entreprise plus] la vanité, à la gloriole de mille, de jingoïsme en Angleterre.M.Charn- dix mille, de cent mille badauds.Les berlain s’empressa de transplanter Examinons un instant par quellesI infortunés princes sont exposés à cette belle fleur sur le sol vierge des méthodes M.Chamberlain s’efforça commettre mille impairs: ici, on colonies où elle ne pouvait manquer la seuleI de faire accepter ses projets aux supprime une réception et l’on prive Je produire des fruits abondants.Les du plaisir de se prosterner devant gouverneurs généraux et les comman- 11 commença par faire miroiter ù l’idole un millier de braves gens qui dants de milice envoyés d’Angleterre zollverein depuis un mois ravageaient les bouti- depuis le jubilé furent tous choisis je l'ai dit] ques de confections et se torturaient| d’après leurs aptitudes à la culture de atteindre le militaire et de Vim- On amène- aux fi consentir à diflicile.faveur des en lui montrant un produits coloniaux, les légions coloniales comme alternative possible au i conscription, km d autres tenues, les colonies achèteraient ,,ar l'impit du leurs yeux l’appM d'un l'avantage de voir leurs pro- impérial.Mais comme sur le marché I tantôt il dut abandonner ce terrain I le corps et l'âme pour devant l’attitude hostile des contri-j degré de grotesque exigé par l’éti-l ie colonel Hutton étaient les types n’offre qu’un | parfaits du genre.Sans passé et sans avenir politique, formé à la discipline du sabre, le fils de famille qui préside à nos destinées a été envoyé ici pour activer le mouvement impé-sans se préoccuper des tradi-le dignité et de respect à la I constitution inaugurées par Lord i et scrupuleusement suivie depuis cinquante ans par tous ses successeurs.Quant au général Hutton, il se glorifiait d’avoir pulvérisé un Australie et se déclarait spectre de la colonies.sang duits agricoles primés britannique.Que le contrat s’exécute d’ores et déjà pour ce grain de sénevé.Lord Minto et buables anglais.En dépit de sa grande quelle de cour ; là, on ,| ténacité, la secrétaire colonial ne se pourboire de six pence à quelque gros idées qui n’ont personnage convaincu qu’il a chance de succès.Il ne lâcha ployé l’échine devant le jingoïsme pas celle-ci cependant avant d’avoir pour mériter au moins une couronne- première démarche auprès de chevalier ; ailleurs, un autre gros naliste afin ! personnage qui s’est mis sur le dos q0DS ( pour mille piastres de peaux de bête,[.î reçoit pas le %lgi, •ou non, prenons acquit que la balance des laveurs ne penchera pas de notre côte.Enfin, le troisième point d'appui s'étaye l’impérialisme Pj c’est cet état tapageur d'os assez cramponne pas aux aucune • • • lequel sur prit risqué une des gouvernements coloniaux d'obtenir une promesse de contribu- à la marine anglaise.anglais, le nom de jingoïsme et mot tantôt.Sur ce qui a reçu dont j’ai dit un point, les prévisions sont réalisées.achetés tout exprès, ne moindre picaillon ; ailleurs encore on se plaint que les chevaux du cor- 5 tège princier ont traversé si vite les rues pavoisées qu’il n’y ont pas même xuiuiatère eu | tion à l’armée et Car c'est là de Cobdeti se L’expansion coloniale, le tout n’en doutons pas, la base du système ; tout le reste, réciprocité commerciale, représentation politique, ne sont que les ac- faire accepter le laissé de quoi faire fleurir la loyauté.même pacifique et dégagée esprit d’impérialisme, a fait lu part de au militarisme appel judiciaire eessoires destinés à plus en plus large dans les institutions anglaises.La fièvre des conquêtes a pénétré dans lu classe des commerçants, qui ont inventé l'axiome de “trade follows prêt, au milieu de sa petite cour du développe- Vous trouvez que je tombe dans la ciub Rideau à Ottawa, à recommencer Détrompez- principe et en assurer ment et la stabilité.L’Angleterre veut plaisanterie et la charge, des soldats et des marins ; et pour in- vous : si l’on connaissait les causes duire les naïfs colons à les lui four nir elle emploie toutes les forces d’attraction possibles.Avec cette audace qui touche parfois au génie, M.Chamberlain posa la question brusquement aux premiers ministres de toutes les colonies autoréunis à Londres au grand jubilé de 1897.Lo moment était bien choisi.Dans une période oratoire qui restera classique et qui ppelle vivement l’une des plus belles pages de Macaulay, celle où le grand historien décrit les apprêts solennels du procès de Hastings à la chambre des Pairs.le ses prouesses au Canada.La question du Transvaal entrait alors dans la période aigue.J’ai dit à la chambre et je le répète ici que M.Chamberlain a voulu la guerre d’Afrique pour arracher des Colonies, à l’heure où l’ivresse de l'orgueil et de passions sauvages fait taire la premier tribut du sang elles lui avaient refusé jusque-là.secrètes et véritables de la plupart des mouvements politiques, on serait ahuri du rôle souvent décisif qu’y jouent les plus puériles vanités, les plus vulgaires ambitions.the flag.” L’envahissement des jeux sportiques a réveillé et développé dans la jeunesse anglaise les instincts Il existe aujourd’hui, en brutaux.Angleterre, toute une classe de jeunes gens de la meilleure société, passés maître dans l’art de gouverner un d'organiser une écurie et chenil.Cette jeu-suif des aventures Effet dv jvbii.é raison, ce nomes T haras d’administrer un Je dois reconnaître, d’ailleurs, que M.Chamberlain n’obtint pas un succès immédiat en 1897.Seul le premier ministre du Cap, M.Shreiner, promit une contribution que le Parlement de sa colonie ratifia sans répugnance.Quelle ironie sanglante 1 La colonie du Cap est aujourd’hui soumise au joug de sabre et de la corde ; sa constitution est suspendue ; et les volontaires enrôlés, équipés et soldés a fait la peinture de ce déploiement par les colonies qui refusèrent leur fastueux de pompe impériale.M.contribution en 1897 aident à sacca- Chamberlain connaît le cœur humain : ger les campagnes et à pendre les En somme, sous des dehors diffé-1 il sait que la badauderie est le fond habitants de la seule colonie qui se rents et avec d’autres moyens d'action, commun des masses populaires et que rendit aux vœux du gouvernement le mouvement impérialiste part du rien ne fait mieux accepter une mau-môme fond et tend au mémo résultat valse pièce qu’une mise eu scène turque la lutte entreprise auXYlIIesiècle tamarresque.Le jubile fut le tableau par le gouvernement autocratique de d’ouverture de la comédie impéria-tieorges III.Avec cette franchise liste.Le voyage à la Jules Verne de qui caractérise les hommes publics leurs Altesses Royales remplit l’en-d'Angleterre et qui rend toujours la tr’acte.Le couronnement de Sa Majesté discussion de la politique anglaise sera le clou de la fin.intéressante et fructueuse, Lord Sel- lant trop faire, on dépasse souvent le burne, sous-secrétaire d'Etat pour les but.Le voyage royal n’a pas rempli colonies, l'a reconnu publiquement, l’attente de ses organisateurs.Au l’an dernier.La seule différence jubilé et au couronnement, les colo-qu’il y voit, c’est que les ministres de nies ont été et seront représentées par Georges III eurent la maladresse de un ou deux personnages officiels qu’il vouloir prélever eux-mêmes des im- est relativement facile de séduire et pots sur les colonies ; tandis que les d’amener au point requis : un titre à ministres actuels s’efforcent d’amener l’un, une médaille à l’autre, une perles colonies A se taxer elles-mêmes au spective sur la chambre des Lords, un troupes canadiennes au sud-africain bénéfice de la métropole.La situation baisemains do Sa Majesté : peu de en est la preuve.Mais il est un fait! les couleurs les plus propres à soûle actuelle est, à la fois, plus avantageuse vertus y résistent.Mais quand les|qUe nos représentants ne devraient! à soulever l’mdiguation des citoyens Le mouvement fut d'ailleurs admirablement organisé et fait honneur au génie entreprenant du dictateur de nos destinées.M.Cecil Rhodes organisa son syndicat énorme, sous le nom de Ligue Sud-Africaine, composée de tous les spéculateurs du Rand.A l’aide de cette puissante organisation, il acheta presque tous les journaux de langue anglaise au Transvaal, à l'Orange, au Cap au Natal et il lit organiser un système régulier de correspondance entre les rédacteurs de cette presse reptile et les journaux tories et jingos de Londres, le Daily Mail en tète.Puis, à leur tour, ces organes bien renseignés, transmirent la bonne parole aux journaux les plus répandus des diverses colonies.Ici, ce fut le Star de Montréal qui fut trouvé digne de porter l’étendard des agioteurs du Transvaal; et durant plusieurs mois, toutes les nouvelles d'Afrique paraissaient dans les colonnes du Star sous la rubrique: By special, surmontée comme de juste des armes de la Grande-Bretagne.robuste a nesse mais elle est peu faite glorieuses ; pour briller dans les conseils de la ra La prépondérance qu'elle facile- nation.prend chaque jour explique ment l’abaissement du niveau moral v i et intellectuel du parlement britannique et la puissance grandissante des appels enflammes à l'orgueil et à l’esprit des combats.Sir Wilfrid Laurier On taxe les colonies.impérial.Mais j’anticipe sur les événements.Le secrétaire colonial n’était pas homme à se laisser décourager par le refus des délégués des colonies.Il arracha d’ailleurs, quelques paroles compromettantes à plusieurs d'entre eux.C'est alors que M.Laurier, devenu sir Wilfrid Laurier, conseiller privé d’Angleterre, prononça son dis cours fameux où il promit l’aide des colonies A la mère patrie.Que le premier ministre canadien crût faire plus que de répondre avec effusion à la magnifique hospitalité de la nation anglaise, je ne le crois pas.Et sa tentative de résistance à l'envoi des Mais en vou- C’est ainsi que fut organisée et ré.pandue par tout le monde britannique cette campagne de calomnies, qui peignaient les féroces habitants du Traus.vaal et leurs intéressantes victimes, M.Oecil-Rhodes et compagnie, sous i LA VÉRITÉ 0 pour chauffer leurs maisons.brûler un mélange de gaz et d’air.La des puits de Sainte-Geneviève est trop “ J'ai appris hier qu’il deux milles dépense serait moins grande et on faible pour qu’on songe il l’utiliser du village, sur la rivière \ eillet, Qui Iobtiendrait une flamme plus chaude, dans la grande industrie.Cependant, sc décharge dans la Batiscan, on avait creusé un puits qui donnait beaucoup de gaz ; mais je ne l’ai pas vu, tandis- avec l’eau qui sort en mémo temps du que j’ai vu tous les autres et je puis en puits sous une cloche métallique repo- donner mon témoignage, une révolution dans notre paroisse.” On britanniques du monde entier, s’est parfois étonné de l’ardeur guerrière qui s’empara de nos concitoyens d’origine anglaise en qui m’étonne, s’est qu’imbibé pendant trois moi d’un liquide aussi corrosif soit pas échauffé da- (A su lire.) Pour recueillir le gaz, on le conduit cos sources ont une réelle importance, vu l’application qu’on peut en faire si facilement il l’éclairage et au chauffage domestique.Il est donc do l'intérêt des gens de ménager ces richesses, tout comme ils le feraient s'il s’agissait de pétrole ou de bois de chauffage.1899.Moi, ce C’est toute saut sur l’eau.L’eau minérale s’écoule leur sang ne se vantage.et le gaz s’accumule dans le gazomètre.Ce gaz est très probablement du protocarbure d’hydrogène ù peu près pur.Monsieur le curé de Sainte-Geneviève y a cependant constaté lu présence de traces assez notables d'acide carbonique.L’absence de toute odeur est un inconvénient sérieux, vu que rien ne trahit les fuites qui peuvent se déclarer dans les tu vaux de distribution.Une chambre peut ainsi, à la longue, se trouver remplie d'un mélange explosif de gaz et d’air, et, en y pénétrant avec une bougie allumée,on déterminera une explosion désastreuse.11 serait facile d’obvier ù cela par l’addition d’une substance fortement odorante, et, â ce propos, je conseillerais l’emploi de la gazoline, laquelle augmenterait en môme temps le pouvoir éclairant.En quelle quantité ce gaz est-il ac cumulé dans le sous sol de Sainte- Le 4 novembre, je me rendis à Sainte-Geneviève pour visiter ces intéressantes sources.Les choses étaient exactemenVcomme Monsieur le Curé les avait si bien décrites.L’excitation LE GAZ NATUREL C.La FI.AM MK A SAINTE-GENEVIÈVE dans le village était intense ; on ne parlait guère que de puits de gaz et un grand nombre de paroissiens se proposaient de pratiquer immédiatement des forages, afin d’avoir pour rien ce qu’il leur fallait pour s’éclairer et se chauffer dès l’hiver prochain.On venait justement de terminer un puits sur la rive droite de la rivière, et il en sortait un volume très encourageant de gaz et d’eau minérale.J’ai pu assister moi-même au forage de deux puits sur la rive gauche de la Batiscan.à quelques arpents de l'église.Cette opération se fait à la Une belle cérémonie A la fin d’octobre, je recevais de Monsieur le Chanoine Ch s Bellemare, curé de Sainte-Geneviève de Batiscan, la lettre suivante : Samedi dernier, Mademoiselle Oné-tnne, chroniqueuse il la Presse, do Montréal, a conféré le titre de chevalier il Monsieur Bambino, de la cité de Québec.Le nouveau preux n’a pas d’j mes ; il ne porte que la mantille, — mais avec une coquetterie que son nom laisse deviner.L’hommage qui a provoqué son investiture est une œuvre expiatoire : c’est la réparation de ma faute, ainsi que le constate ce billet de Ga-'tanc il Bambino : “ En 1896, un propriétaire de fromagerie, M.Ernest Jacob, creusant un puits artésien pour avoir de l’eau pour les besoins de sa fromagerie, obtint, au lieu d’eau douce, de l’eau salée contenant une quantité de gaz considérable.Nous lui avons conseillé alors d’utiliser ce gaz pour le chauffage et l’éclairage de sa maison ; mais il n’en fit rien, et cette source, jaillissant continuellement, lui a été main, sans l’aide d’une machine quel-jusqu’à présent plus nuisible qu’utile.! conque, et c’est merveille de voir avec Ce puits est à un arpent de la rivière quelle facilité et quelle vitesse les pui- ns ?Henri de Mascouche et ceux ci ont fièrement litée, avec des minces | été les premiers découverts à la suite Mais a| c’est dans la paroisse de Saint-Sulpice que se trouvent, tout le long de la côte, les plus beaux puits de gaz.Ils fonctionnent depuis sept ans.Quelques cultivateurs se chauffent et s’éclairent avec ce gaz et ils en font le plus grand gaspillage possible.Ces sources ont jailli d’une profondeur qui varie de 60 ù 70 pieds avec une pression très considérable.Un tuyau de un pouce et demi de diamètre ayant reçu obturateur de trente livres, a été débouché avec autant de facilité Le gaz est tout à fait inodore ; il on y avait mis une feuille de papier donne une flamme relativement pâle Quelquefois les gens y mettent le feu et vacillante lorsqu’on le brûle dans et il résulte une colonne lumineuse un bec ordinaire.Mais cette flamme d’une vingtaine de pieds.Ce gaz a été est très chaude ; elle illumine à sou- découvert à Saint-Sulpice dans hait un brûleur Auer.Pour chauffer forage de puits artésien.Un bon nombre de.puits ont cessé de donner du gaz, probablement parce que les tuyaux ont'été bouchés par do petites roches, ” probablement aussi, ajoute-Il y aurait évi.rons-nous, parce que la provision en a été épuisée.La quantité de gi z qui s’échappe ; «CfcU» I P.>.— Je signale à Vintention de Bambino Particle qu'une femme u publié dans le Journal, de Montréal, il la date du 1 < novembre, sous le titre: Colon* va Comédien*.J.F.D.CAUSE IMPORTANTE res.L’épaisse couche de glaise superficielle, absolument imperméable, en est comme de couvercle, et lorsqu’un forage la transperce, le gaz comprimé s’échappe, entraînant l’eau salée qui lui tient compagnie.M.Gouin, commissaire des travaux publics et de la colonisation, est parti ces jours-ci pour l’Angleterre où il va plaider devant le Conseil privé, disent les journaux, une cause importante au point de vue de l’autonomie de notre province.Il s’agit, en [somme, de savoir si c’est le droit civil français ou le droit civil anglais qui doit prévaloir dans cette province.En 1898, une locomotive du chemin de fer Montreal and Western, propriété de la compagnie du Pacifique canadien, mit le fou il la ferme d’un nommé Adrien Roy, du district d'Ottawa.” un que si nous un les poêles, on introduit simplement dans le foyer un tube horizontal.Sur le flanc de ,ce tube, on pratique des ouvertures et on y allume le gaz qui vient du réservoir. LA VÉRITÉ 7 Celui-ci poursuivit ltt compagnie édifier un pou le monde au sujet des agisse-1 mentades hommes f;ui ont l'Angleterre sous tutelle.Dans les écoles du Nord-Ouest,pour lesquelles on demande l’aumône aux Canadiens-français, se sert-on, dans l’enseignement, oui ou non, de la langue anglaise plutôt que de la langue française ?Ces écoles sont-elles ou ne sont-elles pas, pratiquement, des écoles] ont môme donné en toutes lettres le anglaises ?Voilà ce qu’il importe de nom du prétendu meurtrier, s’expo-savoir.saut ainsi à de jolies poursuites.Puis, c’est toute la région du Klondike qui se prépare à sortir de la Confédération et à s’ériger en république indépendante.Avec cela, nous avons de nouveau l’affirmation que le roi Edouard VII es* atteint d’un cancer et n'en a pas pour plus de deux années de vie.Nos journaux abondent, de ce temps-ci, en nouvelles sensationnelles qui sont heureusement des canards.On a annoncé, par exemple, l’assassinat, à Dawson, de M.J.E.Girouard qui se porte bien.Plusieurs feuilles pour la somme do $300 de dommages-intérêts et eut gain do cause.La Compagnie paya sous protêt obtint la permission de porter l'nflairc en appel au Conseil privé.Le point il établir est celui-ci .Le droit français, qui a été adopté par lu législature do Québec, dit que quiconque cause par son fait du préjudice ou du dommage il autrui est tenu responsable du tort causé et doit réparation.Le droit civil anglais veut qu'une compagnie de voie ferrée qui cause du dommage soit exonérée de toute responsabilité si elle peut démontrer qu’il aucune négligence de la part mais «M ' EMPLOI A ABOLIR Dernièrement est mort à Québec, M.8.S.Matt qui remplissait & la Législature, depuis de longues années, les fonctions très puériles de Gentilhomme Huissier do la Verge noire.C'est le Un danger réel nous menace.Ce danger n’est pas nouveau, et il l’est tellement peu que déjà il a depuis longtemps habitué nos gens à le considérer comme un fait naturel.Nous voulons parler de l’invasion continue des capitaux américains dans notre commerce, dans nos industries et dans nos compagnies de transport.Les Etats-Unis font ainsi, petit à petit, la conquête de notre pays.Déjà les capitaux énormes des syndicats et des monopoleurs ont commencé à ruiner nos petits industriels.On annonce maintenant que les actions du chemin de fer du Pacifique Canadien ont été presque entièrement acquises par des millionnaires américains.De cette façon l’accaparement complet de notre pays se fait rapidement et sûrement.— Du moins, si nous ne pouvons empêcher l’engloutissement du Dominion dans le gouffre américain, tâchons de lui soutirer notre Province.4 Devant un tel état de choses, nous sommes doublement coupables, ; d'abord, de refuser de voir le danger ; et puis île livrer sans le défendre le pays conquis si chèrement par nos ancêtres; ce pays que nous devrions léguer à nos fils, libre et français.Gentilhomme Huissier do la Verge noire qui est chargé d’annoncer à l’Assemblée législative, au commencement ofc A la fin de chaque session, que Son Honneur le lieutenant-gouverneur demande que les députés se rendent à la salle du Conseil législatif pour entendre la lecture du discours du Trône.n v a eu de scs employés.Or dans le cas de Roy on n'allègue mais on dit seulement, Kn faisant cette annonce, le malheureux Huissier, armé d’une baguette en bois d’ébène, fait une série de salamalecs qui excitent, A tout coup, une explosion d’hilarité générale.Cette cérémonie, qui est peut-être imposante en Angleterre, est devenue ici une farce grotesque qui nuit grandement à la dignité de notre Législature De plus, elle coûte cher, car l’Huissier de la Verge noire est grassement rétribué.Aussitôt après la mort de M.Ilatt, certains journaux se sont mis à faire mouler la candidature «h- M.Frank Donnée, chef de la police municipale de Québec, à cet emploi cocasse : h* gouvernement avait décidé, disait-on, de le nommer chef de la police provinciale et huissier de la Verge noire.S il y a dans le service public de notre Province deux fonctions qui sont incompatibles avec le cumul, ce sont bien ces deux-là.Vn chef de police a besoin d’être à l’abri du ridicule.Or il n’v a pas un personnage officiel à Québec «pii prête autant que le Gentilhomme Huissier de la Verge noire aux quolibets, aux plaisanteries, aux lazzi de la foule.Nous trou von-*, avec le Pionnier, le Daily Telegraphy les Débats et le Tcmptt, d’Ottawa, que le gouvernement devrait profiter de l’occasion pour abolir, tout simplement, la charge que remplissait M.ilatt.La dignité de la Législature y gagnerait beaucoup ; et avec l'argent que coûtait la ridicule cérémonie on pourrait faire, chaque année, trieurs mille» «le chemin-de colonisation.Puisque l’on s’occupe sérieusement du projet de la nouvelle voie ferrée de Québec à la Baie James, il est bon peut-être d’en dire un mot.Plusieurs tracés ont été préparés par M.O’Sullivan.Celui qui paraît être le meilleur et le plus avantageux, de toutes manières, suit le chemin defer Qu'Lee et Lac Saint-Jean, jusqu’à Roberval, et de là se dirige vers la Baie James, traversant les vallées de la Chaînon-chouan et de la Noltawav.La Ion-gueur totale de cette route serait de 022 milles, dont 430 milles de voie fence à construire.Un autre tracé, partant de Québec, suit également le chemin de fer du Lac Saint-Jean jusqu’à la rivière Jeannette, passe par la Tuque, longe le Saint-Maurice et gagne l’ouest vers la Baie James.Cette route S irait de 200 pieds plus élevée et de 50 milles plus longue que la j récédente.Quant aux autres tracés, ils ne présentent pas, nous le croyons, autant d’avantages.L’an dernier, le gouvernement fédéral vota une subvention pour 60 milles de voie ferrée à raison de S3,200 par mille.Notre gouverne-mint provincial qui,depuis assez longtemps, caresse Vidée de posséder un chemin de fer de Québec à la Baie I James, fera certainement, lui aussi, j quelque ch -v pour vendre abordable P l’exécution de ce projet.pas négligence, comme le veut le droit français, que le dommage a été causé par le fait de la compagnie.Si le jugement rendu en première instance est maintenu, c’est le droit français, avec l’autonomie de la province de Québec, qui triomphe.Dans le cas contraire, c'est un coup porté à l’autorité de notre I/‘gis- grave nature, et même à la constitution de 1SG7 qui décrète que chaque province est souveraine en matière de droit civil.L’arrêt du Conseil privé sera attendu avec anxiété par tous les amis de l’autonomie provinciale.Il va sans dire que l’honorabl G ou in défendra, devant le Conseil privé, le droit provincial.M.BULLE JS- VICTIME Quelques journaux montréalais, la Presse en tète, font une guerre acharnée et bien méritée au théâtre Royal.Une campagne contre ces scènes malpropres qui empoisonnent l'âme et faussent le cœur de la jeunesse, est une magnifique et louable action ; quoique ce ne soit là en somme que l’accmn-1 L Nous avons déjà parlé de Huiler coupable; c’est-à-dire du général inhabile, vaincu et Nous parlerons aujourd'hui de disgracié.Huiler devenu victime.est divisé en deux A nglctcvre, on • cette a flaire.La haute société vt En vamps hui les officiers sont nettement contre Huiler ; les sou s-officiers et les s\uspainiques tandis que la masse, «Jf'vl «lut (dissement d'un devoir qui s'impose' naturellement à toute touille honnête.> » ^ .'Üivîll **»'a s’unît.au destitué.Hour les premiers, 1 vt de Spion Kop, n’a été que bellement ; héliogramme à White et son déli le mentionner un général plus vaincu de Col en so Mais puisque, de nos jours, remplir1; son devoir c'est déjà une chose extra-j A.r,., ./ .M.vhamhmam a mis lu im c ordinaire, et a laquelle on est peu , .îx , , ., ,,v ./ , 1 un guepier.Dans son fameux Le Journal, de.Montréal, 18 novem-j 1,abllu*' "°us dûn^' “°5 con"j cours prononcé à Edimbourg, ; autre bre, reproduit, sur demande, une lettre;ireresde d°ntre!i et surl?ut ia jour, le ministre des colonies a dit publiée, la veille, par le IL P.La- nous ;fs engageons continuer que ce ( ue l'Angleterre fait en A fri- combe O.M.I.dans les DcWx, cui^»vredepumt.onendonna»a.evetP ^ ^ ^ aux peres de taimlle.Cependant ou il! ;,, , .1 , ., .Allemands ont fait pendant la guerre i nous soit permis de faire une remarque ,.* ,.° 1.„ .franco-prussienne.De la, grande a la Presse.et aux autres journaux .,,, , , .x.: indignation en Allemagne.Dans tou- montréalais.Ae crovez-vous pas, eon- , , ., .' .tes les principales villes de 1 empire frères, que votre campagne aurait un .\ !., , , .i on tient des assemblées de protestation bien plus grand succès, s il n y avait! , ., , .j., , et 1 on vote des resolutions dénonçant : dans vos colonnes que des dénoncia- , .>r ZM .i .le langage de M.Chamberlain, reso- ! lions; si 1 on ne trouvait pas constam- .° ° .i .lutions qui sont ensuite ira usinent en cinquième page une annonce .\ ., ., mises au chancelier \ ou Bu low.La en faveur de ce meme theatre et de , .Gazette, de Cologne, declare quelle ne cette meme troupe que vous lletrissez , ° 1 , .: A , , ,, ni • comprend pas qu il se trouve encore par les titres siguiheaüts de " Plaio / , 1 .sociale ", " Foyer de corruption ", etc.un en Allemagne pour se dire Pour bien des gens, votre campagne &uglomane.C est la, j aiaît-il, une n'apparaîtra que comme une guerre P^nte a 1 adiesse de Guillaume II.punique.Car vous aurez beau dire que ^>n ^xUSS^e’ Pa>dicu 1 ièrement à Moscou, “ la rédaction n’a rien à voir dans 011 s*Sna^e 11 vb manifestations antiPannonce ”, ou encore, “ que vous ullglaises tiès \k lentes.Le conseil an-coinhaliez seulement dans le but d’in- S^il*s a Moscou a été hué et poursuivi terdiro l’entrée desj mauvais théâtres daus ^cs rucs 01 *v eoi.su la t anglais, aux enfants et que les enfants ne Manqué.M.Cliaa.bci lain puuna se voient pas les annonces ”, vous risque- vau*er d avo'v> vn llut'hueb annéesf roz toujours de perdre la confiance sou*ev^ *a haine de tous les peuples d’une foule de gens conséquents et de conlrc l’Angktene.M ies Anglais ai- n’obtonir qu’un demi-succès.cela ils 0;it lo m,nistr0 £lu’il leur fauh PETITES NOTES «! a:is : son puni nu Times capable que lui île commander le 1er corps d’armée méritaient davantage.•' i : S - ' • trouv< ut île la aérien, ainsi la Los autres, ses amis.: grandeur dJAme dan-Huiler, disent-ils, voulait couvrir inférieur, dans le cas cé de capitu-prétcntlent-ils, n’est Ce sont des faits message :.i ' .• ê réponse à un article de ce dernier journal sur un sujet très délicat dont il a déjà été question dans la Vérité.(Voir numéro du 19 octobre, article intitulé : Justes observations.) L’écrivain des Débats a conseillé aux | Canadiens-français de “ garder leur argent ”, puisque les missionnaires de là-bas s’en servent, dans les écoles, pour angliciser les Métis.La réponse du R.P.Lacombc ne nous paraît pas très claire, nous devons Yavouer.“ Nous sommes, dit-il, responsabilité d’un dernier sc trouverait for ou eu Huit tout cvhi 1er.futile prétexte qtl un antérieurs qui ont préparé toute cette bile.D'abord, i\ l’époque du ravi .lameson, Hcdvera Duller, qui était adjudant général dans l'armée, fut un de ceux qui demandè- rent lu punition des officiers, qui avaient pris part à cotte honteuse entreprise.Delà, un soupçon de ran eu no de la part des capitalistes comme Rhodes et des meneurs comme Chamberlain.eu service - Plus tard, après la défaite de S pi on Kop, Huiler avait envoyé au War Office un rapport trop vrai sur l’humiliant désastre doses troupes.On le lui renvoya, avec Vordre de le refaire et do présenter les choses çl'unc manière plus diffuse, sur le ton requis par le gouvernement pour tous les rapports qui seraient sujets à sa publicité.Duller refusa.Enfin, il était de l’école de Wolselev, aujourd'hui presque entièrement remplacée par celle de Roberts ; de sorte qu'avec les antécédents énoncés, il ne pouvait être toléré plus longtemps.D’après des dépêches do Londres, Huiler serait sur le point de faire des révélations importante.Il voudrait, pour se venger, quatre en ce moment à tendre la main à nos amis, dans les églises des parois-et cela avec la permission des curés ”.Ailleurs il ses évêques et des déclare : “ Les si j'ai cherché à empêcher ceux sur lesquels j’ai eu quelqu’inlhicnco à conserver leur langue et les mœurs de leurs ancêtres.” faits sont là pour dire Nous soumettons respectueusement que ce n'est pas là ce que le publie canadien-frauçais désire savoir. LA VÉRITÉ 8 Les G4 congrégations d’hommes possèdent 2,007 établissements, les 551 congrégations de femmes en possédant 7,805 soit nu total 9,872 établissements.Au point de vue do l’application de la loi, 01 demandes de congrégations d’hommes comptant 1,904 établissements et 395 congrégations do femmes comptant 1,619 établissements, devront être soumises à l’approbation du Parlement.Par contre, o congrégations d’hommes, ayant 43 établissements et 150 congrégations de femmes possédant 0,240 établissements, pourront être autorisées par décret rendu en Conseil.d’Etat.en Espagne.” l’hostie revenue A sa Miracle eucharistique vit plus que forme naturelle.Le nombre des heureux témoins du L’intransigeance de Chamberlain près de deux cents.Mgr Henri être instruit Rendant compte du récent charistiqne tenu à Angers, 1< (
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