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Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
samedi 30 novembre 1901
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Vérité, 1901-11, Collections de BAnQ.

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J N Uiuitonguay 1 jan v 1001 00*2 ruv St J car.NOTRE-DAME DE QUEBEC, SAMEDI 30 NOVEMBRE 1901 216me ANNÉE No.1ft AVIS 1150 NN EMM NTS LA VERITE ToL’TE demande i HA NOEMENT I>’a DRESSE DOIT ÊTRE ACCOMPAGNÉE DE L’ANCIENNE ADRESSE.ÛB Camilla it Êta/s-1 ), in Uv "•.$2.00 Six .mois.$1.00 Etranger (Union poslnlp.) Un an.f.13.50 REVUE HEBDOMADAIRE Téléphone : 712 Y ER 11 AK UBERAR1T VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES," J.-P.Tardivel, Directeur-Propriétaire N.-D.DE QUEBEC SA MED 1 • 10 SO I 'EMI!RE 1901 Bureaux : Chemin Sainte-Foyc près Québec La santé du Saint-Père par le général Louis Botha, en réponse A celle de lord Kitchener, tel qu’il a été communiqué aux journaux par VAgmct Paris-y ont* //'* : anglais.“ L’absorption de lu section française dans la section anglaise du parti, l’habitude prise de désigner le chef français comme lieutenant du chef anglais, tout cela est faux, tout cela est contraire à la tradition de Lafontaine et de Cartier.“ Le parti conservateur français doit constituer une organisation politique particulière, ayant sou but, son idéal, son point de vue distinct.Il lui faut tout juger d’après le critérium eJ supérieur des intérêts de «a nationa-' lité.11 v a lieu de craindre I santé du Saint-Père lui-se à désirer.Dans sa lettre en date du U octobre, le correspondant romain de la Semuim- rrligUute, de Montréal, lnis-e perser ses inquiétudes.1* dit : pie l’état de la Renseignements divers “ Attendu que le 7 août 1901, par ordre du gouvernement anglais, une certaine proclamation a été lancée par le commandant en chef anglais de l’Afrique du sud dans laquelle il est dit que tous les commandants, fields Le droit d'exclusive “ Toutefois, malgré ces assurances ,1e la Semaine nli-\ en dépit de ces audiences, il revient Souverain.Dans une récente lettre, le corres- pondant romain de Montréal, parle du droit ,le trop de côtés que le question qu’on croyait t-n- gicuxc d'cxchiMre, cornets et chefs de commandos sous les armes, qui sont des burghers et qui continuent à lutter contre les Anglais dans les deux républiques dans d’autres parties des possessions anglaises Pontife est vraiment fatigué pour qu’il n'y ait pas un peu de vérité dans Oj, ! ces bruits.Je dis fatigué et non ma- sevelic pour toujours mais qui vient de ressussiter tl l’improvistc.nomme droit d'crcluaivc, le droit quo possèdent trois puissances soi-disant catholiques, savoir la France, lade, car c’est an fond l’épuisement de la vie qui se fait sentir.Le pape peut le surmonter pendant trois ou quatre et l'Autriche, de mettre leur veto heures vers le milieu de la journée, j mais cet effort l'anéantit en quelque! sorte pour tout le reste du jour.Et js puis l'alimentation devient difficile, “ Certes il doit être prêt à coopérer, loyalement et de toutes ses forces, parti conservateur anglais — mais à titre d’allié toujours." Ce fut là la condition de sa force dam- le passé, ce sera la condition de I sa force dans Va venir.Et l’oubli temporaire de cette ira-union a toujours été pour lui une source de faiblesse.“ Songez, par exemple, quelle force aurait cue M.Angers, si, en 1805» il avait pu disposer d’un parti compact, distinct, indépendant, prêt à se porter du côté où on lui offrait les meilleures garanties ! “ La question scolaire aurait été réglée immédiatement et pour toujours, j’en suis sûr.” dans le sud de l'Afrique, et! que tous les membres du gouven ment des deux républiques seront, à moins qu'ils ne se ruaient avant le V VEs pn- iU- gne à l’élection d’un cardinal comme Souverain-Pontife.( ’liactm de ces 1 avec septembre prochain, bannis à vie de l’Afrique du sud, etc.“ Et attendu qu'aucun gouvernements de l’Etat libre mge et de la République sud-africaine, ni aucun général commandant, field cornet, chef ou burgher n’a l’intention d'obéir à ladite proclamation de lord Kitchener ou de s’en pré occuper ; • Et attendu que ladite proclamation de lord Kitchener contient de nombreuses déclarations de mauvaise foi, faussées et malcvillantes, — déclarations habituelles aux Anglais ; “ Et attendu que la proclamation de lord Kitchener a renforcé plus que toute autre chose la détermination de toute personne qui se trouve encore i * sous les armes de se battre jusqu’à la tin pour l'indépendance ; " Maintenant, il est fait savoir et proclamé par moi, Louis Botha, commandant général des forces de la Repu bli pue sud-africaine, après entente avec le gouvernement, les officiers et ou rg h ers de l’Etat libre d'Orange et le gouvernement, les officiers et burghers de la République sud africaine, que le général Kitchener, son état-major et tous les officiers et soldats servant sons ses ordres dans l’armée britannique et se battant en ce moment contre nous, seront, après le 15 septembre 1901, déclarés hors la loi dans le sud de l’Afrique.Et tous les officiers et burghers dans les deux Républiques et la colonie du Cap de Bonne-Espérance, ont l’autorisation et reçoivent l’ordre de fusiller tout Anglais armé qu’ils rencontreront.” pays peut exclure un candidat, mais pas davantage.L’origine de ce droit d’exclusive | remonte au XVle siècle, au moins s’est exercé surtout an cours desX V1 le Par ^ possé.parce que les vivres ne sont point mû! chés.En somme l'état général, sans est moins bon que Ues mein- b res d’Or; : uct et XVille siècles.A cette époque il, ne se tenait guère de conclave sans (pic ce droit fût exercé par l'une ou l’autre de ces puissances, quelquefois par les trois ensemble.Les cardinaux semblent avoir toujours tenu compte de ce droit dans le choix du Souverain Pontife.Au XIXe siècle, le droit d’exclusive ne paraît avoir été exercé efficacement qu'une seule fois.L’Autriche fit savoir au conclave qu’elle excluait formellement le cardinal Severoli, et les cardinaux élurent, à sa place, le cardinal del la Genga, qui prit le nom de Léon XII.En 1840, l’Autriche avait chargé ie cardinal Gaisruck de donner l’ex-give au cardinal Jean Mastaï-l’eretti ; mais le messager arriva à Rome juste à temps pour apprendre ’l’élection de celui (pie son gouvernement voulait exclure.Lors de l'élection de Léon N 111 le droit d’exclusive ne parait pas avoir été exercé.11 semble avéré qu’au prochain cou clave le gouvernement français, bien qu’il soit aujourd'hui absolument sectaire et hostile à l’Eglise, entend exercer ce droit traditionnel.Et l’on ajoute que c’est le cardinal Gotti, religieux de l’ordre des Carmes, qu'il veut empêcher d'arriver au Siège de Pierre.Le cardinal Gotti est un religieux austère qui ne se plierait à aucune compromission.“ Le gouvernement français, (lit le correspondant do la Semaine religieuse, redoute un pape qui serait trop pope, et so poserait en défenseur des humbles religieux qu’il veut anéantir.” Reste à savoir si les cardinaux, «tant donné le caractère du gouvernement français,!tendraient compte do son exclusive.Dans les premier?- jours île novembrt-, le (iauluix, de Paris, publiait la ilépt'che suivante tie Rome : “ Il n’y a, en réalité, aucune menace de danger immédiat, et le médecin de Léon XIII croit qu’il peut fort bien, hors le cas de complication subite, vivre longtemps dans les conditions actuelles.“Ce qui a donné lieu, hier, à des nouvelles pessimistes, c’est que le docteur Lapponi a été appelé, avant-hier soir, au Vatican, où le Pape avait éprouvé une faiblesse.Mais Léon XIII n’en continue pas moins ses réceptions, et s’il laisse davantage au cardinal Rampolla la direction des affaires, il garde la signature et suit attentivement toutes les questions importantes.” Est-ce vrai ?On lit dans une lettre de Berlin à la l'iriU «dressée Tout le monde connaît le succès considérable de vente obtenu par le livre de Sienkiewicz Quo l'adis ?Or, le Volksu lo.it de Vienne prétend que dans les cercles littéraires polonais circule une étude ; lu ofc-sseur Antonio Va y a 11 i, attirant l’attention du public sur l’extraordinaire blance du roman de Sienkiewies avec le célèbre poème de Mnnzoni J Pro-messi sposi.En effet, Lvgia, l'héroïne de Sienkiewies, rappelle d’une façon frappante Sucina, l'héroïne du poème italien.Chez Manzoni, la famine et la peste jouent un rôle considérable et chez Sienkiewies c’est l’incendie de Rome et la mort des chrétiens.Cavaîli attire aussi l’attention sur le caractère de Vinicius, dépeint par Sienkiewies et qui est le même que celui de dom Rodrigo des Promt,-si s-posi.Et les deux héros retrouvent leur héroïne dans des circonstances et dans des lieux ex t ra ordinal res.i »> v » i Lee dépêches de l’Afrique i ressem- A ce sujet, non s lisons, dans la frite, de Paris,portant la date du 7 novembre, la très juste observation que voici : “ Il y aurait beaucoup A dire sur le truquage des dépêches de l’Afrique Australe.Contentons-nous pour tinir d’en citer un exemple remarquable.“ Le Har Office avoue que pour le mois d’octobre les pertes des Anglais au Transvaal ont été de lf>9 officiers et de 2,910 hommes tués ou blessés.Or nous défions qu’on trouve la justification de ces chiffres dans les dépêches de Lord Kitchener.11 faut donc que la lutte soit plus meurtrière encore qu’on ne nous le dit dans l’Afri que Australe.Et la chose explique pourquoi il passait hier A Palmas quatre navires anglais chargés de blessés.” —o- A propos du parti conservateur M.Orner Hé roux, une de nos meilleurs plumes parmi les jvun a publié naguère dans le Pionnier un article remarquable sur le parti conservateur.Nous en extrayons les passages suivants : En Afrique australe Malgré les rigueurs de l’état de siège, l’impression commence à dominer A Capetown, dit un journal français, que le règne de l’Angleterre dans.l’Afrique du Sud est fill i.maçonnique “ Le parti conservateur français devrait se rappeler une chose, c’est qu’il est l’allié, l’égal du parti conservateur Proclamation de Botha Voici lo texte (te la proclamation lancée 2 LA rÉRITt revenus dont nous disposons ne suffisent!ce point qui ne manque certes pas! plus pour taire face à tous les besoins.j d’importance pour notre nationalité.Les éréque» et le clergé «1e la province de Québec Vont compris, c’est pourquoi ils nous encouragent.Dans nos écoles du Nord-Ouest nous enseignons le français et Vanglais ; circonstances nous y forcent.Croit-on vraiment qu'il serait pratique d’enseigner le français seulement ?Ce ne serait pas faire œuvre de patriotisme ; c’est “ l'anglais qui domine au Nord-Ouest et il “ faut que le métis ou le canadien-français sache la langue de la majorité.Au reste n'enseignez-vous pas aussi l'anglais dans li vos écoles de la province de Québec ?Vraiment, je ne comprends pas que des 1 catholiques canadiens-franvais puissent “ mettre en doute notre bonne foi.A r‘ ceux qui prétendent que nous anglicisons c‘ les métis, j'oppose le démenti le plus for-c* ntcl.Mais allez donc nous entendre, dans! 14 les églises, écoutez bien nos entretiens, prenez connaissance des lettres de Mgr •4 Grand in aux évêques, et vous finirez pas nous laisser en paix et ne plus mettre 4 d’obstacle à l'expansion de nos œuvres." Et le R.P.Lacombe termine comme suit : “ Messieurs les enquêteurs qui faites dans les journaux,je ne m'occuperai plus, à l'avenir, de vos injustes et fausses allégations.I “ Les autorités militaires, dit une dépêche du Cap, dissimulent soigneusement aux habitants, le succès des Boers dans la colonie ; mais ce qu'on ne peut cacher, c’est que tous les trains qui arrivent sont chargés de blessés et que les hôpitaux sont encombrés.De plus, à chaque instant, on annonce que les communications télégraphiques sont interrompues parce que les tils ont été coupés en tel ou tel endroit.” Ces nouvelles inspirent au Daily Mai' les amères réflexions suivantes : “ Tôt ou tard, il faudra bien soulever le voile et alors que verrons nous ?Si nous voyons une République indépendante à la place de ce qui fut une loyale colonie, lord Salisbury haussera les épaules et se contentera de dire qu’il n'est pas maître des événements.Sir Charles Tapper « t < « < .On nous a communiqué le rapport du département des sauvages pour l'exercice se terminant le 30 juin 1805.; le»! Dans ce rapport, à la page xxni est affirmé que “ les enfants dans toutes les écoles industrielles et dans t ( A peine du retour un Canada, si Charles T i i upper fait, de nouveau, appel il au jingoïsme pour pousser le faible gouvernement Laurier plus avant encore dans la voie funeste de l'impô-;.! rinlisiue militaire.< • t « 11 11 » * i i tous les pensionnats, reçoivent Veusei»! gnement en anglais, kxclvsivkmknt.” | ^ous recevons d'Ontario, dit la Et dans ce rapport on insiste sur la! I*rfS8et de Montreal, en date du 22 nécessité d'angliciser les sauvages.| novembre, le cri troublant que voici : i i d t < A la page xxiv de ce rapport on trouve les noms de quelques-unes ces écoles industrielles où l'enseignement, au dire de ce même rapport, so donne exclusivement en anglais.Et! parmi les institutions ainsi mentionnées il y en a qui sont certainement ! dirigées par des missionnaires de lan-j gue française.Voilà Sir (’hurles Tupper.intciviewé au sujet do ' do l’envoi d’un troisième contingent, a .t * • î t".i i 1 - * • an —-O • i r.t« t- U < » v» v W parti, tant qu’ils n'auront pas réussi i à imposer silence A sir Charles Tuppcr I vt aux jingoïstes de son école.*• raise ?Ces écoles sont-elles ou ne »ont-élles pas.pratiquement,des école- anglaises 4 Voilà ce qu'il importe de .-avoir.Un reporter de la Prr.ws’est rendu hier soir à la résidence des Révérend- Pères O biais et a pu obtenir une entrevue avec le monde sait que l’anglais missionnaires canadiens-français.Il serait juste que la langue anglaise eût à son service le zèle des apôtres catholiques de langue anglaise, et c'est tout.Mais faire des nôtres < < * < les hérauts, les missionnaires de la langue anglaise, c'est une iniquité de la part du I dans les écoles de la province de gouvernement fédéral de l'exiger, c’est Québec.Et personne ne s’oppose à ce honte de notre part de le souffrir “ Je sais bien que ce qui pousse nos 31 dévoués religieux gieusea, c'est uniquement le zèle chrétien, novembre : Vamour des Ames, ce qui les fait se plier aux exigences d’Ottawa.Ils sont persuadés, et avec raison, je crois, que les subsides Inc ligue d'enseignement R.P.Lacombe.une Le vieux missionnaire, à la lecture de "'%'"' r*"" ,nv" ;!c 1 que les métis et les sauvages qu'évan- qu il apporte depuis si longtemps a la cause .éminemment chrétienne et patriotique de ge^l5îen^ *es missionnaires canadiens- s français de l’Ouest apprennent l’an* aïs.Tout cela est élémentaire et il 1 i I i Nous lisons ce qui suit dans la et nos admirables reli-i l'ntric, de Montréal, on date du 20 ; 1 Vévangélisation et de l'éducation des méth et des sauvages de P ouest ; les sacrifices, les fatigues, les misères, de toutes sortes qu’il s’est imposés dans le passé : les beaux résultats obtenus, les œuvres qu’il lui reste à accomplir sont pourtant des raisons suffisantes pour faire taire la critique.Sont-ils fous, dit le R.Père, à plusieurs il reprises.Vraiment,je me prends quelque-“ fois à regretter nies sauvages.” Voici les paroles qu’il a prononcées après avoir pris connaissance de l'écrit de la Vérité : igl Nous aurons assez prochainement, à Montréal, une fugue (l'Enseignement.“ Son but unique sera de travailler à l'avancement de la grande cause de l’instruction publique, au progrès de l'école, do seconder l'action du Conseil de l'Instruction publique et du gouvernement.“ Cette Ligue entend bien s'élever au-dessus des partis politiques.Les hommes qui désirent en faire partie peuvent adresser leur nom il : La Ligue d’Enseignement, Butte il lettres 075, Montréal.4 4 serait puéril d’insister là-dessus.Mais ce que les Canadiens-français ont le droit de savoir, le voici encore une fois : Ces écoles, au maintien desquelles ils sont invités à contribuer, sont-elles, ou ne sont-elles pas, pratiquement, des écoles anglaises ?On sait très bien ce que c’est qu’une école anglaise ; c'est une école où l’en- fèdéraui, dont ils ne peuvent ne passer, leur seraient retranchés du moment qu'ils refuseraient d’enseigner l’anglais d' manière prédominante, et je ne crois pas trop dire en ajoutant, exclusive.une 4 4 » i Est-ce faire preuve de folie que de chercher ù connaître toute l’étendue du mal, afin d'y porter remède, si cela est possible ?S 4 me îatiguer de toutes seignement se donne en anglais, où les misères que l'on nous suscite.A ceux la langue anglaise domine, et d’où les “ qui doutent du bon emploi de l’argent enfants sortent anglicUés.11 que nous recevons dans cette province, ° je dis encore une fois, et ce sera la der-11 nière, que cet argent n'est pas plus li destiné à angliciser les Métis que les tl autres.Depuis près de deux mois, du li haut des chaires, dans les journaux, nous Québec.— j>:\r le* Anglais eu 17Ü9 — Drame historique en •"> actes et 7 tableaux, d'après un ouvrage de Henri Cauvain, — par O.Hardy dit Chatillon, de Nicolct.— C.O.Beau chemin A Fils.Montréal.Le Pionnier admire beaucoup le rérécent discours de M.Monck.Il pro clame ce monsieur un homme nouveau, imbu d’idées saines et “ se sent tout disposé à lui donner un loyal essai.” Peut-on appeler homme nouveau un député qui a eu l’occasion de se pronos principales questions politiques et qui n’a pas toujours donné la note juste ?Et même l’autre jour, M.Monck at il donné la note absolument juste ?ce qu’il ful- L’écrivain de la Presse affirme que la pauvreté ne peut être un bien; qu’elle noneer sur toutes n’est toujours qu’un mal horrible.Jésus-Christ nous enseigne que le vrai mal, c’est plutôt la richesse, puisqu’il nous déclare “qu’un riche entrera difficilement dans le royaume Ou plutôt, a-t-il dit tout lait dire ?Nous ne pouvons l’ad- Dans le Soleil du 21 novembre.quelqu’un qui signe Justice et qui date sa lettre du Hic, se plaint amèrement de la façon dont le public de cette région de la province est traité “ par les potentats de Moncton ’’.Il est admis, eu effet, que l’Intercolonial est administré d’une façon scandaleuse, sous plus d’un rapport.Les plaintes ans doute, le Soleil fait bien de recevoir ces plaintes et de connaître.Mais M.Pacaud pourrait-il nous dire à quoi a servi l’avènement des libéraux au pouvoir, en ce qui regarde, du moins,Tinter loniul ?\ oilà plus de cinq ans que ses amis ont l’administration min, et le public se plaint toujours, et avec raison puisque le Soleil accueille ces plaintes.des deux ” (1).On ne saurait rien imaginer de plus j mettre, opposé à Venseigne Christ que cette tirade insensée «le Presse contre la pauvreté.et façonner nos lois de rc •! f Vu i rpq * w I V» O .s., sont n UIu vi v u > %* Sans doute, u n a pas, comme sir a Charles Tapper, proclamé que le les faire Canada doit prendre part à la guerre sud-africaine.11 s’est montré assez ! réservé sur ce point pour mécontenter ; les feuilles anglaises de son parti : c’est i une bonne note en sa faveur.Mais, j enfin, il n'est réellement pas sorti de la banalité et des lieux communs.En effet, le Pionnier résume ainsi ce qu'il a dit sur la question brûlante de l’impérialisme.A _ i ' .u V • t m r.nt niUH oar- î u Meulières.Si notre parlement cède, c'est Wall Street qui nous gouvernera, en réalité.Si notre parlement résiste, des complications sérieuses surgiront entre les deux pays ; et l’invasion des capitaux américains, que le Soleil favorise aujourd’hui, sera peut-être suivie un jour d’une invasion des arméesaméri caines.Si les capitalistes anglais n’avaient d’abord envahi le Transvaal, jamais la guerre actuelle n’aurait eu lieu.Si le gouvernement de Washington a fait la guerre à l’Espagne, au sujet de Cuba, n’est-ce pas, surtout, parce que des Américains avaient placé de grands capitaux dans les industries de nie ?Soyons assurés que cette invasion dos capitaux américains, dise le Soleil, constitue un grand danger pour l’avenir politique du Canada.La mémo fouille disait parlant de M.Bonrasga et de sa lutte contre l’impérialisme, que ceux qui s’occupent des dangers auxquels le (1) s.Matthieu xi n, 2:î.co- de :e ehe- Supcc liiez cos dépêches confrères ! Le Soleil et \Evénement, de Québec, ont publié, tous deux, la dépêche suivante, dont l’origine sectaire ne saurait faire de doute pour personne : M.l’abbé Maximilien Tassé, vicaire forain et ancien curé de Longueuil, décédé hier, était membre de la Société d’une messe section provinciale." Au Parlement canadien seul, proclame M.Monk, appartient le droit de décider de notre concours à la défense impériale." L’impérialiste le plus encroûté ne pourrait guère dénier à notre parlement ce droit élémentaire.Ce que Ton voudrait savoir, d’une façon précise, le voie; : Le parti libéral-conservateur approuve-t-il ou désapprouve-t-il la participation du Canada à la guerre sud africaine ?Approuve - t - il désapprouve t-il l'envoi de contingents en Afrique ?Voilà pour la question défait.Quant à la question de principe : “ Paris, 20 Ce qui s'est passé au congrès de Lille a ouvert les yeux aux étrangers qui avaient exagéré l'importance de la loi sur les associations de M.Waldcek-Itous-seau.Les Jésuites sont déjà.de.retour ou se C.-A.Collet, 1 t e.Secrétaire.f Archevêché de Québec, t 2G novembre 1901.préparent à rentrer en France ; quant aux Assomptionnistcs, s’ils ont reçu un échec sévère, leur propagande, par T entremise de leurs amis laïques, n'est nullement com-La nouvelle loi donne, au con- M.l’abbé Joachim Prim eau, chanoine honoraire de Montréal et curé de Boucherville, décédé le 22 du couvant, était membre de la société d’une messe, section provinciale.quoi qu en promise.traire, plus d’importance aux ordres qui ou ont obtenu l’autorisation.C.-A.Coi.let, Ptre, Secrétaire.naguère, en “Les socialistes et les radicaux commencent d'accuser M.Waldeck-Rousseau d’etre réactionnaire et do donner une charte de liberté aux ordres religieux.” f Archevêché de Quélec ( 25 novembre 1901. LA DÉBITÉ 4 I tan Is se sont inclinés et notre parle- chaque colonie enverrait un nombre une largo mesure, laissé entre Ces délé- mains.11 devrait être consigné dans nos statuts que le Haut Commissaire du Canada à Londres ne peut accepter aucune faveur du gouvernement britannique.On trouvera peut-être que j’ai insisté sur cette question de titres et de décorations.Elle est plus importante qu no le croit.Vendant très longtemps elle ne fut qu’un moyen pour la (’ou.ronno do satisfaire chez les sujets goût liés inotions!f et qui est évidemment dans la nature, puisqu’il existait chez les Peaux-Rouges et que les potentats du Congo en régalent leurs fidèles serviteurs.Les uns se mettent les médailles au nez ou aux oreilles les autres se les accrochent sur h trine ou sur lu ventre ; le le même.sea ment tout entier à l’exception de dix restreint de représentants, voix a refusé de ratifier la réserve du gués, qu’on pourrait appeler ministres extra cabiuétairos (pardon du néologisme) transmettraient les décisions du conseil à lents gouvernements qui les soumettraient à la ratification des parlements coloniaux.Inutile d'insister ministère.Fort de cette facile accepta* tion, M.Chamberlain s’est glorifié au parlement britannique et sur toutes les tribunes d’Angleterre et d’Ecosse, d'avoir enfin obtenu la participation des colonies aux guerres de l’empire.“ Cet avantage, a-t il dit, vaut plus que la guerre, les pertes de vie, les milliards dépensés." Il n’a manqué qu’une chose à ce plan si merveilleusement conçu et i exécuté : c’est que les Boers y jouassent le rôle que M.Chamberlain leur avait assigné et que Botha et Dewet s’obstinent à refuser à l’Empire-Uni lu baptême de gloire que son créateur avait rêvé.Conférence par M, Henri Bourassa député fédéral de Labelle A i.A RÉUNION COMMEMORATIVE ÏH* 35e • Pionnier sur le danger d’un tel système.En voyant l’influence que les autorités impériales exercent à distance sur les ministres coloniaux, on peut a dinner que le gouvernement britannique saura maintenir sous joug des hommes qu’il aura à sa portée immédiate et sur qui il pourra faire peser le poids de ses faveurs et de ses séductions.Dans toutes les questions où les intérêts de la métropole et d’une des colonies seront eu jeu, il ne manquera ! jamais de s’assurer une majorité dans le conseil où d’ailleurs le Royaume-Uni sera longtemps représenté par un nombre de délégués supérieurs à celui des délégués coloniaux réunis.Il restera bien aux parlements coloniaux le pouvoir de refuser leur sanc-; tion.Mais ces décisions devenant des mesures ministérielles, il faudra que les mœurs politiques changent nota J ai dit plus haut que la question Element au Canada, pour que cette miliaire ^\it la hase deTimpéria- g.^tic soil Wlicacc.1 i b m e et j ai parle des accessoires.\e croyez pas «Tailleurs une w L'une des conséquences inévitables de surgisse tout à notre contribution diiecte ou indirecte*, par tin acte du parlement impérial.Ce ngulivie ou accidentelle, au budget de j n*est.pas la méthode anglaise.On 1 empile, c est notre représentation aimait mieux là-has l’art de préparer dans les conseils impériaux.De- jes évolutions constitutionnelles, ai.toiité* britannique* sa\ent que le* On va commencer par consulter les coloniaux modernes, ceux de 1 Austia- premiers ministres coloniaux qui iront lie ^ surtout, ne boni pas tellement Londres l’an prochain assister au moins fiers et moins intelligents qu il Couronnement du Roi et assurer Sa \ paraît que les Américains de 1770.^lajesté de la tidélité inviolable et de II* présentent que nous ne consenti- ja naïveté robuste de ses sujets des ront pas toujours à prendre des vessies co]ûnjes pour de* lanterne* et a croire qu en (’e ne sera d’ailleurs qu'une rénéti- pavant deux millions et demi pour la {jon cjL1 Jubilé.Puis, une nouvelle guerre d Atiique, nous n avon* pa* occasion qu’on fera surgir au besoin contribue au trésor imperial et au appellera de nouveau nos représentants soutien dump lutte dont la direction politique et militaire nous échappe que la campagne frénétique du Star entièrement.en septembre fut inspirée par Lord Min to et conduite par le général Hutton.Les voyages de M.Graham à M on ANNIVERSAIRE TU Au Théâtre Xational Français, le dimanche JO octobre 1001 un {Suite tî fin.) Aitakition i»e M.Ali-an M.Rhodes ne s'en tint pas à ces préparatifs.Vers la fin de la session de 1S99, nous vîmes arriver à Ottawa un M.Allan employé de la Chartered Company.Il organisa parmi nos parlementaires un comité de sa ligue, où il t poi-pnneipe est Les obstacles ne découragent pas M* Chamberlain.I! continue son œuvre en dépit des revers, précurseurs des cris de haine qui l’accueilleront bientôt si le dieu des batailles dont il veut faire l’idole de son empire, ne lui prête pas une oreille plus clémente.Mais sous la domination impérialiste les babioles prennent une signithati nouvelle.M.Chamberlain entend on tôles de chaque trou-représentants de des grits, rouges, des bleus, des des ministres fourra quelques peau— pardon, des chaque groupe politique : des (orys, des sénateurs, des députés passés, présents et futurs et leur peignit, en termes poignants, les souffrances et les humiliations que subis- qne ceux qui reçoivent ses récompenses les méritent, et quand ses serviteurs oublient leur devoir il sait bien le leur rappeler.Je n'aurais d'ailleurs aucune objection à voir se développer la pratique de 1 reconnaissance politique si les servi av de ce genre ne su soldaient pus aux - dépens des libertés du peuple.La r k r k és k station VHS tOl.ONIKS a saient les ntlandns de Johannesburg.C’est le même personnage qui arracha du parlement, a la hâte, un lundi matin, une résolution d * sympathie coup constitue .l'ai passé un revue sans l •de méthode, d'ailleurs, le but et les espérances de l’impérialisme, ses moyens d’action, les dangers qu’ils nous réserve et aussi les obstacles circonstances lui créent.»ea u ci )'U) 41 i aux mineurs et d’adhésion à la politique de Chamberlain.Cette résolution fut naturellement proposée par le premier ministre et appuyée par le Leader de l’opposition.De leur côté le gouverneur général et le commandant de la milice ne restaient pas inactifs.En juillet 1899, tandis que M.Chamberlain offrait à M.Krüger un arbitrage qu’il lui refusa ensuite, le général Hutton écrivait â divers officiers de la milice canadienne les pressant de se préparera prendre du service en Afrique.-J’affirme pie les Or sont NOS i A KANTIEN ' «.Nos garanties, je dois l’avouer, sont plus grandes à l’étranger qu’ici.En Angleterre, outre Tindiirérenco du peuple à notre endroit, nous pouvons compter sur la résistance dos classes moyennes et particulièrement de celles qu’on peut appeler intellectuelles.Les fantoches ont le dessus en ce moment.Mais le jour n'est pas ! éloigné, j’espère, où ces hommes ititè-I grès et éclairés qui ont tenu ferme •sous l'orage du jingoïsme verront reconnaître leur courage et leur clairvoyance.La réaction cependant peut être lente.r - r-viArl >ln fr/mo ( 'ûï V s/ / / » .11 ZI ^ 1 • n l I I vi tMCI t f.C ,1 V » t-l »v
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