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Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
samedi 7 décembre 1901
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Vérité, 1901-12, Collections de BAnQ.

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X 'I N uur nous inoculer malgré nous le patriotisme camn/iV > anglais.Nous payons bien cher notre participation aux guerres «le l’Angleterre, forme tangible de l’impérialisme, puisque depuis deux ans seulement elle nous a coûté des millions de dollars et surtout une dépression dans notre précieuse indépendance, un trouble profond et durable dans notre sentiment national, des éclaboussures sur le bel idéal de tous les vrais Canadiens fidèles à eux-mêmes.EN ROUTE voter-constamment contre les intérêts de leur nationalité, puis se caser dans les plus gros fromages tian, pour achever famille dans la langue et les coutumes anglaises.11 v aurait toute une étude à faire » sur l’anglomanie qui sévit, à l'état épidémique, dans notre haute société canadienne française, et l’écrivain qui mettra le fer dans la plaie rendra à sa race un bien grand service.Tâche délicate, en vérité.Eu effet, ne prétend-ou pas que le mal a gagné jusqu’aux foyers de quelques-uns des directeurs de journaux c&nadiens-français ?Mais je m’aventure sur un terrain glissant : revenons donc au Manitoba.Notre confrère de l’Ouest établit un rapprochement entre les luttes de la province de Québec et celles de la minorité manitobaine.Chez nous, la langue française, reconnue par les lois, se voit en butte à mille persécutions : elle est sauvée par les Parent, les Bédard, les Morin, les Papineau, les Lafontaine, les Taché et les Cartier, mais le danger renaît sous une forme nouvelle : l’anglicisation pacifique, résultant du développement de nos relations avec les Anglais.Au Manitoba, le lambeau de civilisation française repris aux écorcheurs de 1S90 est mollement défendu contre les avec avantage.Connaître d'abord parfaitement 1« français pour leur usage personnel et l'honneur national et ne pas craindre de s’en servir chaque fois qu'ils le peuvent ; connaître ensuite suffisamment la langue anglaise pour défendre les droits du français et des Canadiens dans la presse adverse et à la tribune, devant un auditoire opos sur autrui, la Providence % % le l'administra- tion s ce titre, VAvenir tlu A’iW, libéral du district du Terrebonne Saint-Jérôme, Qttii le très juste article que voici : • organe publié à consacre au troisit'mr contin- Vélever leur On recrute en ce moment, au Canada, 600 soldats pour l’Afrique du Sud ; ils seront recrutés, équipés, transportés et payés aux frais du gouvernement de Londres.Ce n'est donc pas là un troisième contingent semblable aux deux premiers fournis à l’Angleterre par le gouvernement canadien.Toutefois, comme cette levée de soldats n’est que lu conséquence de l’offre fuite le printemps dernier par le gouvernement, et qu’elle est effectuée aujourd’hui sous la surveillance otlicielie du ministre de lu milice, nous ne pouvons que regretter le pas nouveau que le Canada fait en ce moment dans la voie de l’impérialisme militaire.Le pays ne déboursera rien pour ce troisième envoi de soldats au service de l’Angleterre, c’est bien, « 'est mieux que ce que ferait un gouvernement conservateur, si nous en croyons les journaux les plus autorisés de ce parti, mais il n’en est pas moins vrai que nous assistons à un nouveau développement du fait déplorable de notre participation officielle aux guerres de l’Empire.La question financière est subordonnée à celle du principe qui domine et inspire les actes de notre gouvernement.Le fait de ne pas payer de notre bourse les frais de ce troisième contingent ne détruit pas ce fait indiscutable et gros de conséquences : que notre conduite d’aujourd’hui nous lie pour l’avenir, nous entrai ne sur un terrain où menacent de s’enliser notre name •>"g!ais.Compter à même sur les bons amis que met parfois sur notre chemin, c’est se faire étrange illusion : ceux-ci pourront nous aider à aplanir les voici, à déterminer une entente ; 'on ne saurait exiger d’eux qu’ils prennent l’initiative, se mettent de l’avant contre leurs propres bataillons.Cette connaissance de l’anglais, imposée par les circonstances, n’est évidemment pas du tout nécessaire au gros de la population canadienne ; au contraire, moins il d’anglais dans le peuple, plus la co pr •••• y aura langue française se conservera pure, sans alliage.“ Distinction importante donc et qu'il est utile de bien saisir car elle explique et justifie, entre autres, la position actuelle de maisons d'éducation supérieure et leur programme d* études.Au collège de Suint-Boaiface, par exemple, vù l’enseignement se donne dans les deux langues, le français toujours la priorité de rang, d'importance et d’influence qui lui e>t due.l’estime et.dans chaque classe, on le cultive avec le même soin jaloux, le même enthousiasme passionné qu autrefois ; plus de soin même 11 plus possible.Mais il faut situation actuelle, avec nos conserve d’enthousiasme encore, :i la chose u*t compter avec la l’avenir plein de possibilités et de mystères, et il importe, avant tout, de former des assauts “dissimulés, courtois, élégants, défenseurs solides de la cause française, des amicaux, charmants ”, que lui livrent jeiince Sens (lu' puissent, continuant !-• ' noble travail de leurs aînés, la servir un intelligence, la servir avec et?i- maintenant ses ennemis.jour avec caché.Laissons de nouveau la parole au confrère : Impossible de mieux dire.Maintenant, le lecteur aimera peut-être à connaître l’auteur de cet article?C’est le R P.Edgar Col dough, S.J., du collège de Saint-Boni face.Irlandais par son père, il tient d’une brave mère canadien ne-française son amour de notre langue.11 vient un bel exemple aux Métis de haute volée, dont la politique consiste à battre monnaie, sur leur nom parmi les Cauadiens-lrançais et sur leurs sentiments parmi les Anglais.Le Père Col clou gh est le frère de ce I George Colclough qui, élevé dans un milieu français, parlant à peine l’anglais, partit un jour de sa paroisse nataleJ(ieJBic, près de Rimouski) pour aller étudier le droit à Dublin.se lança, après quelques mois d’études, dans le journalisme, eut bientôt les coudées franches dans les plus grandes revues économiques de France et du Royaume-Uni, organisa un congrès général des chambres de commerce britanniques à Paris, et vient de rentrer de France,où’il occupait une fort enviable position, en Angleterre, où il décro obéra unjjour ou l’autre un mandat parlementaire avec un programme de home ruk pour l’Irlande et de liberté pour les Boers.Dans cette famille on a du talent, et, ce qui vaut mieux encore, du cœur.“Il n’y a pas de société canadien ne-française purement intellectuelle, au Manitoba, pas de -société historique, pas de club littéraire, pas même de simple ligue pour le maintien et la propagation de la langue.Sans doute, il y a la société l£ Saint-Jean-Baptiste’’,et elle fait noblement son devoir; mais on conçoit qu’elle s'occupe surtout des intérêts généraux des Canadiens-français de 1*Ouest et ne saurait, sans préjodiee consi- j dérable, s'attarder à surveiller tous les menus détails.Ne serait-il donc pa* à propos qu'une société intellectuelle se fonde un jour ou l'autre ; qu'une ligue, dont le maintien intégral de la langue serait l’objet exclusif, apparaisse ?car pas de lutte sérieuse sans organisation.Le but d’une telle ligue et sa sphère d’action seront vite compris : elle enrôle les bonnes volontés et discipline les énergies.Comment ?parce qu’elle donne à toss l’estime et l'amour de la langue, puis, û l'occasion, revendique avec fermeté les droits méconnus ou violés.Rien n'agace l’esprit fanatique et borné d'un persécuteur comme un peu de tapage à l’occasion; rien ne désarme comme un vote de blâme parfaitement motivé et qui fait le tour de la presse, le tour du pays.La ligue surveille aussi les publications françaises, livres, brochures, journaux, programmes, annonces, affiches, enseignes, etc., tout ce qui peut donner une idée avantageuse ou désavantageuse du zèle des nôtree pour la pureté de la langue.En deux mots la ligue rappelle aux adversaires nos droit*, aux nôtres, leur propre devoir.” Mais, dira-t-on, il est bien difficile à des gens qui vivent en paye anglais de se passer de la langue anglaise.Le confrère répond à cette objection : " Il est peut-être bon, dit-il, de remarquer que l’étude du français, tout parfaite qu’on la suppose, n’exclut pas, chez la classe cultivée, l'acquisition de la langue anglaise, Nos gens instruits, si peu nombreux, doivent posséder Ica deux langue* pour avoir de l'influence, pour faire la lutte J El'.autonomie, notre paisible existence notre élan si leste et si dé- PETITES NOTES de donner politique gagé vers le progrès.Nous sommes une jeune nation pleine de sève et de vigueur sur laquelle nous laissons se greffer le bourgeon le plus pernicieux, qui compromet la vitalité des nations du Vieux- Ce n’est plus facile- pour les immigrants de pénétrer chez l’Oncle Sam.Dernièrement arrivait à New York, par le steamer Lucania, de la ligne C'unard, un Irlandais du nom de Thomas Boden.Sa femme et ses enfants l'accompagnaient.Il a dix parents qui résident à Philadelphie ; ils purent garantir que Boden avaient les moyens de vivre et qu'il ne serait >tisà la charge du public.Cependant, es autorités d'Ellis Island refusèrent de lui permettre de débarquer, parce que les médecins de l’hôpital de marine constatèrent qu’il souffrait de la tuberculose pulmonaire.Boden interjeta un appel devant le département du trésor.Un nouvel examen eut lieu, avec le même résultat, et le département donna ordre que Boden fût renvoyé en Irlande par le prochain bateau de la ligne Cunard, VEtruria.Avant le départ do Y Etruria, qui a quitté New York le 23 novembre, un avocat de Philadelphie put obtenir en faveur de Boden un bref d'habeas corpus, Les tribunaux sont donc saisis de l'affaire et devront décider si la tuberculose est une des maladies visées par l’acte du congrès qui déclare qu’aucune personne atteinte d'une maladie “ répugnante (loathsome) ou dangereuse ” ne peut entrer sur le territoire des Etats-Unis.11 Monde : le militarisme, et cela au profit d'une nation étrangère.C’est là qu’est le mal.En outre, le fait que notre participation aux guerres de l’Angleterre ne nous coûte rien, une fois sur trois, ne veut pas dire que l’impérialisme militaire n’est pas et ne sera pas onéreux pour notre bourse.Loin de là.Comme toutes les choses dangereuses et impopulaires, l’impérialisme cherche à s’infiltrer chez nous par la ruse.Ce troisième’contingent qui ne coûte pas un sou est plus dangereux pour la propagande de l’idée impérialiste dans notre pays^que les deux autres qui l’ont précédé.Que l’on réfléchisse et l’on sera forcé d’avouer que nous avons raison.Ce n’est pas à dire, cependant, qu’un gouvernement conservateur ferait mieux que le gouvernement libéral, s’il détenait le pouvoir.Que ceux qui le croient se détrompent en lisant les journaux conservateurs tels que la Gazette, de Montréal, le Hamilton Spectator, le Mail ami Empire, le News, le World, le Star, le Ottawa Citizen, etc, qui tous font au L'autre jour, sir Wilfrid Laurier est allé rencontrer, à Ottawa, M.Redmond, chef des députés irlandais, et sc-s deux compagnons qui visitent Euk Gagné. LA VÉRITÉ 7 actuellement les Etats-Unis et le Nous lisons dans le Journal, de A.G.a vraiment lu ce livre.Nous ne Canada pour exposer la cause du Montréal, à la date du 30 novembre : pouvons le croire.Nous l’avons lu Home Rule pour l'Irlande.In des d’un bout à l’autre, et nous ne pou- en Angleterre.Les journaux tic jon- pr
de

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