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Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
samedi 21 décembre 1901
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Vérité, 1901-12, Collections de BAnQ.

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.1 N (iuHtongiui) 1 jimv l!H)l (10*2 rue Si .eau NOTRE-DAME DE QUEBEC, SAMEDI 21 DECEMBRE 1901 21ème ANNÉE Na 21 AVIS S' ABONNEMKNTti Camilla it Etals-l ui* Un an.Six mois Étranger (Union postule.) Un an LA VERITE Toute demandk dk CHANGEMENT D* ADRESSE DOIT ÊTRE ACCOMPAGNÉE DE L'ANCIENNE ADRESSE.$2.00 $1.00 REVUE HEBDOMADAIRE Téléphone : 712 f.13.50 VERITAS LIBERABIT VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES.y i J.-P.Tardivel, Directeur-Propriétaire N.-D.DE QUEBEC SAMEDI ?/ DECEMBRE 1901 Bureaux : Chemin Sainte-Foye près Québee toutes ces acceptions diverses ; nous1 gner des objets matériels serons surpris du nombre et de la va- observation très juste et qui a l’air de riété des sens.A vrai dire, l’acquisition d’un mot nouveau, soit qu’il nous vienne de quelque idiome étranger, soit qu’il ait été formé par l’association de deux mots ou qu’il sorte tout à coep d’un coin ignoré de notre société, est «bose relativement rare.Ce qui est infiniment plus fréquent, c’est l’application d’un mot déjà en usage ù une idée nouvelle.IA réside, en réalité, le secret du renouvellement et de l’accroissement de nos langues.Il faut remarquer, en effet, que l’addition d’une signification nouvelle ne porte Etude philologique, p*r Michel nu)]eraent atteinte à l’ancienne.Elles (Voir la 1 'friti .peuvent exister toutes deux, sans s influencer ni se nuire Plus une nation est avancée en culture, plus les termes dont elle se sert accumulent d’accep lions diverses.Est-ce pauvreté delà langue ?est ce stérilité d’invention ?Les observateurs superficiels peuvent seuls le croire.Voici, en réalité, comment les choses se passent.A mesure qu’une civilisation gagne en variété et en richesse, les occupations, les actes, les intérêts dont se compose la vie de la société se partagent entre différens groupes d’hommes: ni l'état d’esprit ni la direction de l’activité ne sont les mêmes chez le prêtre, le soldat, l’homme politique, l’artiste, le marchand, l’agriculteur.Bien qu’ils aient hérité de même langue, les mots se colorent chez eux d'une nuance distincte, laquelle s’v fixe et finit par y adhérer.Dans la langue des sanctuaires antiques, le verbe fcire (facere) équivaut à “ sacrifier ”, Lee temples jouissaient du droit d’asile : c’est ce qui explique pourquoi un arrivant est devenu synonyme d’un suppliant (hi ht te).L’habitude, le milieu, toute l’atmosphère ambiante déterminait le sens du mot et corri- C’est une Est-ce indigence de la contredire l’opinion généralement relu ligue ?Non.C’est richesse et activité1 eue que les langues s’avancent de plus de la nation.J’ai sous les yeux un dictionnaire français allemand où, pour gagner de la place, l’auteur commence par distinguer dans la langue française occupations, sciences ou professions différentes dont il donne la liste et dont chacune est accompagnée d’un numéro d’ordre.Le lecteur est averti Chez les en plus dans la voie de l’abstraction.Mais le fait tient toujours à cette Travailleurs même cause, «avoir la di 'ersité des milieux.Révérence, qui est le beau mot latin reverenlia, signifie encore chez nous respect, mais dans le cérémonial du monde, c’est une sorte de salut et d’inclination.Traitement veut Intellectuels 234 Miettes d’Histoire dire la manière dont quelqu’un est traité, mais pour le fonctionnaire, le traitement est une somme d'argent qui lui est annuellement allouée.L’histoire des mots.qu’il doit toujours se reporter à ce tableau.Quand le mot est suivi d’un 1, professeur il la Sorbonne.il est pris comme terme de théologie 7 indique l’atanomie, 9 l'arithméti- JJ mgue îles du 14 décembre 1901.) /ig'm, dans l’ancienne langue française, signifie adresse, industrie : “Par ISS celle des relieurs, force ou par engin ” 233 celle du voiturier.Un seul et à être même mot, par exemple, (ffd, exercice, conversion, dans le corps du dictionnaire, est suivi de cinq ou six traductions différentes, dont chacune a son numéro.On voit quelle est l’erreur de ceux qui, pour estimer lu richesse d’une langu e, compter les vocables.Il n’a pas été donné de nom, jusqu’à présent, à la faculté que possèdent les mots de se présenter sous tant de faces.On pourrait l’appeler polysémie.Pour le dire ici en passant, les inventeurs de langues nouvelles (et le nombre s’en est particulièrement accru dans ces dernières années) ne tiennent pas assez compte de cette fa culte : ils croient avoir-beaucoup fait quand ils ont rendu un mut par autre, ne songeant pas qu'il laud rail, pour un seul mot, en créer souvent six ou huit ; ou bien si, dans leur idiome, ils reproduisent la polysémie française, ne donnent-ils pas aux Al.lemands ou aux Anglais lieu de se plaindre qu'on les fait parler français, en volapük ?Comment cette multiplicité des sens ne produit-elle ni obscurité ni confusion ?C’est que le mot arrive préparé par ce qui le précède et ce qui l’entoure, Commenté par le temps et le lieu, déterminé par les personnages qui sont en scène.Chose remarquable, il n’a qu’un sens, non pas seulement pour celui qui parle, mais encore pour celui qui écoute, car il y a une manière active d’écouter qui accompagne et prévient l’orateur.Il suffit de tomber à l’improviste dans une conversation commencée pour voir que les mots sont un guide peu sûr par eux-mêmes, et qu’ils ont besoin de cet ensemble de circonstances, lequel comme la clé en musique, fixe la valeur des signes.Les auteurs comiques connaissent à merveille cette faculté de poly.eémie qui se trouve au fond des quiproquos dont ils égayent leur théâtre.M,‘ Darmesteter fait remarquer que des mots à signification abstraite de que, 21 l’astronomie, 51 charpentiers du centre, vers entre deux ou d'un :.Dans nos provinces le xve siècle, IV placé voyelles prit le son d’un a C’est ainsi que le latin Oratorium, qui a donné de nombreux noms de lieux mais il est arrivé r synonyme de machine et d’in-st ru ment.Ceci me rappelle un vocable allemand dont l'histoire n'est pas Eure-et-Loir, Ouzouir a fait Choir en dans le Loiret.; Le môme accident de prononciation détermina le changement de chaire (calhedra) en chaise.Communes,au xve siècle, disait encore: u Ladite demoiselle était en sa chaire et le duc de (’lèves à côté d’elles \ La moins curieuse.Le terme courant pour signifier la guerre en allemand, c’est krieg, mais il n’est pas très ancien en ce sens : il va trois siècles, il signi- se contentent de fiait encore contention, efj'orf.Par une - curieuse bifurcation, qui eut lieu aux environs du XVe.siècle, il a ensuite désigné, d’une part, une machine propre à monter des poids ou à lancer des pierres ; d’autre part, il est devenu le terme habituel pour signifier la guerre, et il a peu à peu remplacé en cette qualité les anciens mots tels que kampf et streii.Quant à l’autre sens, celui de machine, il a presque disparu de la langue allemande, quoiqu'il ait laissé après tenir avec effort, recevoir ” ; mais il a fait son chemin ut compagnie de l’objet qu’il désigne, et c’est le vieux mot allemand que nous employons probai dement quand nous parlons de l’instrument appelé cric.forme moderne ayant prévalu,l'ancien vocable a dû battre eu retraite, ne se maintenant que pour désigner le siège du professeur ou du prédicateur.Tout mot nouveau introduit dans la langue y cause une perturbation analogue à celle d’un être nouveau introduit dans le monde physique ou social.\\ faut quelque temps pour que les choses D’abord l'esprit hésite entre les deux termes : c’est le commencement d’une s’accommodent et se tassent.!.; \ -%./.• i :.! .U X Vi UC ni uyr.it.ob* » » U 11 A4\ période de fluctuation.Quand, pour la pluralité, l'on s’habitua, à employer la périphrase adjectif moult ne mais il marquer au xve siècle, i beau cou]>, l'ancien disparut point incontinent commença de vieillir.Puis, après toute sorte d’incertitudes et de cuntradic- geait ce qu’il avait de trop général.Les mots les plus larges sont par là même ceux qui ont le plus d’aptitude à se prêter à des usages nombreux.Nous voyons qu’aujourd’hui, devant une table de jeu, faire équivaut a mettre son enjeu, tandis qu'au théâtre, entre artistes, il équivaut à représenter un rôle.Au mot opération, s’il est prononcé par un chirurgien, nous voyons un patient, une plaie, des instruirons pour couper et tailler ; supposez un militaire qui parle, nous pensons à des armées eu campagne ; que ce soit un financier, nous comprenons qu’il s’agit L’orthographe du nom le Pétrarque.lions, l’un des deux rivaux prend décidément l’avantage sur l’antre, distance son adversaire, le réduit à un petit nombre d’emplois, quand il ne l’efface pas absolument.En exposant ces faits, voici que nous tombons, à notre tour, dans le langage figuré que nous reprochions à M.Darmcsteter, tant il s’offre naturellement à l’esprit.Mais tout le monde comprend bien qu’il est question de simples actes de notre esprit : quand, pour une raison ou pour une autre, nous avons commencé d’adopter un terme nouveau, nous lo gravons peu â peu dans notre mémoire, nous le rendons familier à nos organes, nous le faisons passer des régions réfléchies dans les régions spontanées de notre intelligence, de sorte qu’il en est de ce terme nouveau comme d'un geste qui, par la répétition, nous devient propre, et finit à la longue par faire partie de notre personne.Le nom de Pétrarque doit s'écrire en latin Pctrarca et non Petrarcha.On le trouve pourtant de cette dernière façon dans son Epitaphe,auprès de Padoue : Frigida Francisci lapis hic tegit Jtsa Petrarch* Suîpice, Virgo parons, aairuam ; sate Virgioe parc#.Fessaque j&m terri?cœli requiescat in aree.lui-même et on voit les trois vers ri mas-or la rime demande lise Petrarce et non Petrarcbx it mal avec aree et parce.Porte-Feuille historique et posthume de M.Brusen Je la Mart in 1ère, Amsterdam, 17-15, p.117.) 11 la composa qu’il a affecté que sent ensemble ; qu’on de capitaux en mouvement; un maître de calcul il est question d’additions et de soustractions.Chaque science, chaque .art, chaque métier, en composant sa terminologie, marque de son empreinte les mots de la langue commune.En grec, le même terme (aiWo.s) signifie flûte et canal, double sens dont nous retrouvons la qui rimerai i (Nouveau littéraire, ouvrage Les iS’diuis la carrière de Napoléon 111.trace dans le latin canna et canalis.Supposez maintenant qu'on recueille ù la file,comme font bob dictionnaires, j viennent concrets et finissent par dési- Toutes les étapes de la singulière carrière do Napoléon 111 apparaissent *> LA PÉRITt Los gens instruits de France ne l’emportent sur nos gens instruits que par le timbre de la voix, généralement plus agréable, par une meilleure articulation et par l'absence d’anglicismes.Ce qui revient à dire, encore une fois, que le si française au Canada, Si elle a un deuxième ennemi ici, ce n’est pas l’archaïsme, mais une certaine négligence dans l'articulation.Les meilleurs lettrés : ceci encore aurait besoin d’ètre précisé.Car il n’est certaines gens lettres LES NATIONALITES véritable de la langue française au Canada.marquées d’un S majestueux comme d'un signe cabalistique : il passe sa jeunesse taciturne en Suisse, débute sur le théâtre du momie par la tentative de Strasbourg, prépare l’empire dans les revues de Satorv c de Crimée qui se résume en jp d’Italie oui se ment de l’anglicisme dans la presse ie à la canadienne-francaise est aussi fâcheux -* qu’il est indéniable.Le mal est grand.Toutefois, c'est une exagération de dire que “ l’augli-dynastie tomber A la fois, le 4 Septcm- cisme règne en maître partout ”.Cette exagération est corrigée, du reste, plus loin, où il est dit que “ dans la chaire sacrée, la langue est restée à l'abri «le Vinfluence des affaires et de l’influence des Anglais.Nous avons dit que Vanglicisme est le seul ennemi de la langue française au Canada.M.Chauvin en compte deux : " l’anglicisme et les expressions vieillies des provinces de France nous est impossible de partager la manière de voir de l'éminent eonfé- XL Chauvin a raison de dire que le journal, qui eût dû être la dernière forteresse à ouvrir scs portes à cet fait lai ennemi, a capitulé le premier et le lamentablement.L’envahisse- Aux Mats- Unis Nous lisons ce qui suit au cours s une sorte de fiançai» canadien, -pii ,, , ., , ,.suivrait parallèlement la marche de )a 1 allai chk.ne toutes le?Clartés cl une langue française de France.*’ rigoureuse logique.A sou tour, M.l'abbé Simard, pro- rangeons hardiment par- fesseur de phvsique, avait fait jaillir ‘n* *0iî (nJ,,tS- de la lumière en nous parlant tris K" releul,l,t «ruines expressions pertinemment de plusieurs phénomè- x *e^**e:2 ^ nuin^re en a^ez re~ nés électriques.Quant «M Rivant, Ireim pour n'êlre pas nuisible-nota qui, cette année, a inauguré la série "« fcn™5 queecque font aujourd'hui, des cours publies, il a déroulé devant "" V'ra,,cc' ,les 'k mlml,u' nous, avec une admirable aisance, de Cc “« I™ "°” *»'« '*"*>» jolies périodes, révélatrices des mys f&iak à nous, une langue mrtWicmr.téres de la prosodie latine et de la Cc serait cmserver force et une prosodie française.beaulé Ve '« mtillmrs «P"“ fra"' Tons les mardis, à huit heures du fais regrettent de votr disparatlre île soir, Mgr Hamel fait bénéficier de ses! bl langue., tris utiles conseils les jeunes rhéteurs *>".ne fais0,,s I« >* 6uerre 1,1,5 qui veulent ajouter l'élégance du geste areliaismcs.Nous en avons assez de la „eiu ,1., lutte poutre l'anglicisme." Pourquoi'tous les étudiants en droit »• cha,,vin l,il encore ; ne suivent-ils pas cet excellent cours “ Notre devoir est de parler le français d’éloquence parlée ?tel qu'il existe en trance d 1 * nicilleurs lettrés de 1* rance nous apprennent A le parler— quand ils nous font l’honneur de venir au milieu de nous.v.i nt (les évêques dv leur nationalité.Mais les év américains jUfS et à leur tète Mgr Ireland I1 ( .h • i exposèrent A Rome le péril que en lit une telle concession,qui perpétuait dan?la République américaine Vantagonisme des races vt retardait ou com promettait l'œuvre >t déai-raide de la fusion entre les immigrant^ et la population indigène.Le Saint-Siège s’ rendu A ces raison* : vt aujourd'hui, concept qui prévaut est de nommer, au?qut pn-ible, di* évêque- américains roncier sur ce dernier point.Ce qu’il a pu y avoir d'excessif dans nos archaïsmes a disparu rapidement, au contact, assez intime depuis quelques années,avec la littérature française e.'t le I n < i moderne.Loin de faire la guerre aux vieilles expressions, nous devrions, ve nous semble, conserver précieusement v passa g* de l'excellent .1 )n (1 ch'rn- nous montiv.envoie une i«*:s, combien il est diflioile, même pour un homme très instruit,d’écrire pertim * i a celles qui nous restent.M.Chauvin «lit : ment sui les affaire : Vu pays etranger, sans en avoir fait, au préalable, une étude approfondie.De plus, nu voit-on pas percer «l.v* » i * < i * « c* e est : plus.ces lignes un peu de ce préjugé national que Von ne doit pas être surpris de trouver chez les écrivains fr; L u jeune homme qui lirait, sans discernement, les auteurs français modernes tombai ait presque infailliblement dans ce français exécrable que nous entendons par français moderne, en opposition au français du 17e siècle et des écrivains de nos jouis, assez rares, qui s inspirent encore des auteurs du grand siècle.C'est un danger que Von ne signale pas assez souvent à l’attention de nos jeunes gens ; et s’il v a un troisième ennemi de la* m vais même les plus distingués ?Vu Français, surtout depuis 1870, juge difficilement avec équité F Allemagne et les Allemands.Dans tous le 3 cas, nous, qui sommes un peu sur les lieux, nous trouvons ste cg jugement porté par s catholiques % • t ! VS 11 îj US ?du clergé contre le IM h* ül Aruiu nus uca !.j ._ t .i ’.: LuiLVi ni'.•.Probablement, ces bons Allemands ne sont pas toujours très commodes : ils doivent avoir les défauts de leurs langue française au Canada, c’est le.rnorh rnisme.Une dernière observation.M.Chauvin dit : i qualités, comme les autres peuples.Mais, en somme, nous croyons ferme- Pour notre part, tenon* a parier deux langues, qui sont nécessaires pou V accomplisse ment de notre rôle politique et j lique social Sur ce continent, les deux langue-qui représentent les deux civilisations le plus brillantes du monde, la langue française et la langue anglaise.11 ie ment que, sans la présence des cuti ies allemands aux Etats - Uni : : l'Eglise catholique de l'Union américaine serait dans une condition infiui- | ment plus lamentable qu’elle ne l'est.Ici, encore, il faudrait plus de pré- Il vst notoire que les catholiques cision.I allemands des Etats-Unis sont ferme- — et comme le* J.F.D.Si M.Chauvin n’a voulu parler que ment attachés aux idées romaines.Ce des gins de lu class» instruite qui, par n'est pas chez eux qu’on trouve les leur position, sont dans l'obligation del manifestations de Vamcricanwuc quo Ac/mn",,', kl ?w',Y savoir les deux langues, conm/o: Léon XIII a dû condamner dans un e«t une expression bien trop vague.M'"'" ^ut "" I'"'" document célèbre.Le français parlé en France e7i glais, on ne s'anglicise pas.S'agit il du ils comprennent aussi, mieux que général c'est-à-dire sur kuk Z’é/Wae Peuple canadien-français, en général ?bien d'autres, la nécessité absolue des d» (m-Üoir4/ran?m,cu général, est, en : 1 *¦: •• c.241.80 212.03 208.60 207.19 213.63 154 1'- c- 5 1521 p.c.150 145 228.73 141 153.63 135 154.91 « 1 .* i It) $ * Encore quelques mots d’explications avant de faire l’ctude du concours.C’est dans des circonstances exceptionnellement défavorables que les vaches canadiennes ont concouru.Toutes les autres races y étaient représentées par les meilleurs sujets et les plus prêts à un tel événement ; la race canadienne n'avait là que ce que nous avions pu trouver au dernier moment, c’est-à dire des vaches n’ayant reçu aucune préparation quelconque.En février nous avions choisi l-> vaches susceptibles de iaire une bonne lutte et nous les avions fait préparer, ces vaches étaient, pour une raison ou avons dû prendre—nous partions dans 48 heures—celles que nous avons pu trouver, des vaches vêlées depuis longtemps, déjà saillies, quelques-unes très maigres.Une, entr’autres, saillie le S avril, n’a donné durant les trois derniers mois du concours que la moitié de ce qu’elle peut donner réellement.Maintenant examinons les différents rapports du concours, analysons-les et tirons-en les conclusions logiques.Notez.—Les chiffres indiquant le coût de la nourriture et les profits sont ceux que publie le rapport officiel.Ces trois tableaux indiquent assez clairement que la vache canadienne est la plus profitable pour la production eu troisième lieu (tour les matières grasses mais nous répéterons ce que nous avons déjà dit tant de fois, savoir La vache canadienne ne montre sa supériorité, comme machine payante, qu'à la longue, d’une année à l'autre.Nous en avons la preuve dans la comparaison des profits réalisés par chaque race concurrente, durant les quatre premières semaines et les quatr» dernières du concours.Ceux de la vache canadienne sont pratiquement les mêmes pour les deux périodes ; tandis que ceux des autres races sont de 11 opà 36 op moindres pour la période finale que pour la période initiale.Nous arrivons à ia même conclusion on faisant la comparaison pour chaque race du coût moyen, minimum et maximum d’une livre de beurre pour les six mois.Et nous regrettons vivement que le concours n’ait pas été do neuf mois, et même do douze, au lieu de six, car alors la vache canadienne aurait pu établir mieux la persistance de ses rendements, la stabilité de ses profits et montrer pour ce laps de temps sa supériorité absolue tandis qu’elle a à peine eu le temps de montrer sa supériorité relative.beurre et des so j u A l?! 14\ ififtnl * * * IV « IV l â V • 1 es.VJ II » tve Au moment du départ pour Buffalo onze de pour une autre, hors concours et nous * * $ Le concours avait pour but de déterminer quelle race était la plus profitable au point de vue des profits réalisés par : lo.La production du beurre ; 2o.La valeur des matières grasses ; 3o.La valeur des solides.BEURRE Tableau montrant u< pzkckntags des profits nrts réalisés par LA VENTE DU BEURRE À 25 CTS LA LITRH.Tableau montrant pour chaque race pou R lks six mois les prix MOYEN, MINIMUM ET MAXIMUM u'uNE LIVRE DE BEURRE Livres Valeur Coût Profits ; Perceuta-nets ' ge des profite nets de Rang de a Prix minimum Prix maximum beurre 25 cts nourriture Prix moyen Rang lere CANADIENNE 1025.30 $ 256.32 1247.37 311.84 1233.22 308.80 1214.05 303.62 5e Red Polled (Sussex) 1170.72 292.68 1126.57 281.64 963.52 241.38 1251.57 312.89 1140.65 285,16 907.33 226.83 $ 113.09 137.74 137.86 140.84 138.00 147.20 109.41 164.14 162.18 132.23 •143.23 135J p.c.174.10 128 170.44 1231 p.c.162.78 121 " 154.66 1121 p.c.134.35 112 131.97 111 148.75 1101 p.c.122.98 67" 94.00 60 lere CANADIENNE 2o Ayrshire 3c Guernesoy 4e Jersey 5c Polled Jersey 6e Sussex (Red Polled) 7e Holstein 8e Suisse 9e Short Horn 10e Flamande 9.02 10.06 12.48 17.06 11.16 11.06 12.88 14.00 13.05 14.2:1 20.00 9.08 2e Jersey 3e Guernesey 4e Ayrshire p.c.9.02 10.44 10.53 9.13 p.c.10.15 10.64 10.16 10.64 6e Suisse 7e Polled Jersey 8e Holstein p.c.9.75 11.03 11.09 12.09 p.c.11.05 11.00 10.34 10.06 9e Short horn 10e Flamande p.c.p.c.12.18 (Dutch belted) ; 13.64 (Dutch Bolted) Notez.—Les chiffres indiquant la quantité de beurre, sa valeur, le coût de l» nourriture, les profita ne ta sont ceux que publie, dans The Farming World de Toronto (19 nov).M.Jus.Stonehouse.représentant le gouvernement du Ces chiffres sont ceux publiés par M.J os.Stonehouse dans The Far mini World 22 octobre. Samedi 'il Décembre W01 LA VÉRITÉ ft A l’exception do quelques âmes cessaire d’y employer un temps spécial, d'élite dont le patriotisme éclairé procure à la colonisation un dévouement infatigable, que nous ne saurions louer suffisamment et que notre patrie ne pourra jamais trop bien récompenser, la plupart des nôtres montre une coupable indifférence à l’égard de cette question vitale.Non seulement, on ne daigne pas ouvrir la bouche pour son avancement, on ne l'étudie môme pas du tout.On suit avec un intérêt palpitant les moindres incidents de la politique étrangère, on trouve le temps de lire toutes les revues qui en traitent,et l’on assiste en spectateur inerte aux mortelles vicissitudes qu’éprouve notre grande œuvre nationale.Vrai, il serait très curieux de faire le dénombrement de ceux qui travaillent activement au progrès de la colonisation.C’est un malheureux état de choses, car l’expérience nous prouve que le défrichement de notre sol ne s’épérera que par les dévouements individuels.Nous ne pouvons songer à nous remettre de ce soin à nos gouvernements : il est clair pour tout esprit sérieux que la colonisation n’a pas de plus grands ennemis.Dominés par le favoritisme et l'intérêt personnel, ils ne se contentent pas de négliger lâchement leur impérieux devoir d’aider avec sincérité le défrichement de nos terres incultes, ils font une guerre continuelle à nos intrépides colons.Seront-ce nos sociétés de colonisation, et les rares journalistes qui consacrent à cette noble cause leur experte qui «tonne à Lroia Canadiennes et à deux Polled Jerseys cinq des onze pre- rience, leurs solides talents et leur inaltérable générosité ?Oui, sans doute, en grande partie ; mais leurs magnanimes efforts n’auront un plein succès, que s’ils sont fidèlement secondés par le concours sincère de tous les hommes de bien.— C’est cette aide lut aire, que nous venons demander tous.Tableau montrant les i*nokits nets réalisés PAR VENTE DU BKURP.K À 25 ers pour les quatre premières semaines et les quatre dernières du concours Nous pouvons facilement accomplir notre digne tâche par nos conversations et par nos rapports quotidiens avec ceux qui nous coudoient ; et pour cela, nous l’avons dit, il ne faut qu’uu léger bagage de bonne volonté.Que chaque patriote apporte sa pierre à l’édifice, par son dévouement personnel et son initiative privée, puis tout marchera.Nous ne saurions mieux Profits des 4 pic mièrcs semaines.Profits des 4 dernières semaines.Différence Rang $26.10 24.87 38.60 32.42 39.73 35.95 41.26 32.27 45.65 $25.50 21.91 31.36 23.33 31.05 24.24 29.50 23.15 28.92 CANADIENNE Polled Jersey Holstein Suisse Jersey Sussex (Red Polled) Ayrshire Short horn Guorncsey 10e Flamande (Dutch (1) Relied) (I) Cette race n'a commencé qu'avec H vaches et ne petit par conséquent être mise Hans ee tableau.$ 0.06 soit 2Ap.c.2.96 " ll|p.c.7.30 " 19jp.c.9.09 “ 30 p.c.8.68 “ 224p.c.11.71 " 11.76 " 9.12 “ faire comprendre le genre de coopération que nous indiquons ici, qu’on répétant ces belles paroles de Oilé-Laprune : “ Quand on est vraiment homme ”, dit-il, (nous pourrions dire : ‘‘quand on veut aider la colonisation)” .on met la main à l’œuvre là où l’on est, dans sa sphère, dans son coin, dans son village.On fait ce qui est à faire ; on dit ce qui est à dire.Ou réforme, on améliore ce que l’on peut.On éclaire et encourage qui l’on coudoie.On dénonce ce mal, on signale cet abus ; on remédie à cette misère, on apprend aux gens à user de ce droit ; ou leur rappelle ce devoir civique ”, En s'inspirant de cette sage ligne de conduite, ceux qui ont quelques loisirs,—et qui ne sait en trouver pour un travail aimé — auront un vaste champ ouvert à leur zèle.Comme question de détail, nous exhorterions d'abord tous les nôtres à causer plus souvent colonisation.En certains milieux on n’a jamais le courage de s’entretenir de ce grave problème.Cependant, n'est-ce pas un sujet de conversation très noble et très apte à détacher nos affections du terre-à-terre des intérêts sordides, et à nourrir dans nos âmes les plus beaux sentiments d’énergie et de magnanimité ?La matière ne manque pas.Les quelques journaux qui défendent sincèrement cette grande cause, ne sont malheureusement pas assez répandus chez notre peuple.Eh bien ! continuons leur utile ouvrage, en nous faisant norte-naroles.Exécutons autant qu'il est en nous les program-'ils suggèrent ; communiquons à tous les précieux renseignements qu'ils nous procurent et les chaleureux appels qu'ils nous adressent pour exciter notre ardeur ; mais surtout efforçons-nous de leur gagner de nouveaux souscripteurs.Ces excellentes feuilles, si tant est qu’il en existe plusieurs, n’ont pas besoin de réclames, mais il faut au moins qu'elles soient connues.Pourquoi ne ferions-nous pas quelque démarche pour les propager ?La chose nous est si facile ; et quel puissant secours nous apporterions ainsi pour l’avancement de l’œuvre ! Ensuite aidons généreusement nos vaillantes sociétés de colonisation.Nous nous rappelons que,l’an dernier, une société de colonisation fondée par des ouvriers, à Montréal, ne pouvait obtenir un chapelain pour la guider de ses conseils et lui assurer le prestige dont elle avait besoin pour agir avantageusement.La plupart de ces patriotiques associations multipliraient leur influence si elles étaient mieux assis tées et encouragées.Nous y voyons de pauvres artisans se dépenser largement pour améliorer le sort des colons; et nous n’aurions pas le courage dp leur apporter notre contingent db secours 1 Quoi de plus propre à stigmatiser notre coupable inertie et à 30 p.c.32 p.c.29Jp.c.30 p.c.16.73 “ Note:.—Los profits indiqués sont ceux fournies par le surintendant du concours dans ses rapports hebdomadaires.* t D'ailleurs il nous paraît admis par tous ceux qui ont suivi do près les choses et qui ne sont pas préjugés que notre vache est celle qui paye le M.Rtonehouse écrit à The Fanning World du 22 octobre, au cours de commentaires sur le?opérations de la semaine finissant le 27 septembre : " On voit que !n vache Canadienne celle qui a U plus forte augmentation et celle dont le beurre coûte le moins cher.*" “ On voit de plus que le beurre produit par les vaches canadiennes coûte pra- ' la durée du concours et il nous paraît que leurs Quatre d'mtrc elles donnent plus de prolits actuellement ont donne depuis le commencement d'août.La cinquième LaBoueheür de lait par jour .M.1 >e Wilt Goodrich écrit au Farnvn Ad vocal 8 du 11 novembre : “ Dans le tableau des Ô0 vaches j a mi> une colonne montrant le prolit que chacune a fait pour chaque piastre dépensée en nourriture.Cette colonne change considérablement la place de chaque vache excepté celle de Mary Marshall (G tier nosey) qui reste en tête.Get te colonne de percentage des profits place les vaches dans l'ordre suivant : Queen May (Jersey) 7o Demsr-Championne (Canadienne) So Procris (Guernesey) î)o Roush (Canadienne) lOo Ova (Polled Jersey) llo Lienn-Flore (Canadienne) mieux.ses tiqucmvnt Iv même prix pour toute rendements sont stables.qu'elles n e» est en état de gestation avancée et donne moins de Tû M U>.Mary Marshall ((ïuernesey ‘Jo.Primrose (Jersey) lo.Queen (Polled Jersey) 4o.May Flower (Red Polled) 5o.Queen May (Jersey) mi ères places ’’ C’est-àniro que les onze premières places sont prises par : Canadiennes 3—(îuorneseys 3—Jerseys 2—Polled Jerseys 2—Red Polled 1 Maintenant si Von examine les rapports officiels hebdomadaires on trouve que pour le percentage de profits nets comparés au coût de la nourriture : La vache canadienne a été première neuf fois (y compris les S dernières semaines) et deuxième trois fois.Toute personne non préjugée admettra, après avoir lu ce qui précède que la vache canadienne a obtenu un grand succès au concours de Buffalo.Elle en revient : 1ère Pour le percentage des profits de la production du beurre : 1ère Pour le percentage des profits en solides ; lore Pour la stabilité des profits ; 3eme Pour le percentage des profits sur matières grasses.sa- .) ! leurs fidèles : 4 Il v a bien des manières de fournir cette coopération.Nous proposons la plus facile, et l'une des plus efficaces.Nous ne demandons à personne de verser ses capitaux pour ouvrir de nouveaux chemins, ni de revêtir son armure afin d’aller pourfendre les marchands de bois.Ce que nous désirons, c'est que chacun de nous étudie sérieusement la colonisation, et qu’il la fasse connaître avec zèle, dans son entourage.Certes, nous n’avons pas la témérité de croire que ces deux points assureront le succès complet : mais nous pourrons au moins compter sur un grand progrès, car alors notre œuvre germera dans le dévouement, et cette terre bénie ne manque jamais de produire cent pour un.Etudions cette entreprise difficile du défrichement de nos forêts.Dès que nous la connaîtrons, dès que nous en verrons la grandeur et la beauté, nous ne lui ménagerons plus notre affection ; et si nous l'aimons, nous la servirons bien.Pour la bien servir, il faut la faire connaître.Pour remplir cette dernière obligation, pas n’est besoin do savoir trousser uu article, ni donner des conférences;—cette besogne plus ardue est réservée i\ uos généraux —souvent même il ne sera point né- moc on nu vn ne produire ilu bien.Bbmarck hit un bien, fai leur.En chutant le- vuinnmimutf > religieuses do T Ailemagn** ii rendit hêi \ iv« aux mission- étr.uigvr» iiYUiit pa- là son intention, smv doute, mais n!rc- Yi ligieux.en Kran t ¦»
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