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Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
samedi 5 juillet 1902
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Vérité, 1902-07, Collections de BAnQ.

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J N fi -StTluf 1 ' itfO.f fi02 21ème AHIfÈE NOTRE-DAME DE QUEBEC, SAMEDI 5 JUILLET 1902 -vr.- -*-•- - .¦ IHo.49 MMIU*-' * : AVIS LA VÉRITÉ ABONNEMENTS Toute demande de CHANGEMENT D’A DRESSE DOIT ÊTRE ACCOMPAGNÉE DE L’ANCIENNE ADRESSE.Canada d État* Uni« $2.00 (Jn an.Six mois Étranger (Union postale.) $1.00 REVUE HEBDOMADAIRE " VERITAS LIBERABIT VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES." Téléphone : 712 < f.13.50 U* a* ' J.-P.Tardivel, Directeur-Propriétaire Bureaux : Chemin Sainte-Foye près Québec N.-D.DE QUEBEC S .JUILLET 1902 de l’Eglise, Nous engaged en quelque sorte Nous pousse à apporter à Nos desseins déjà réalisés leur ment : c’est à-dire que Nous voulons recommander plus instamment au peuple chrétien la dévotion envers la très sainte Eucharistie, car elle est le don très divin sortie du fond du Cœur ennui.Cela provient surtout de l’orgueil : lorsque ce vice pénètre dans les âmes, il est fatal que languisse en elles la foi chrétienne, soumission très religieuse de l’esprit : nécessairement aussi, d’horribles ténè- que.De nouveaux liens unirent l’homme à l’homme ; de nouvelles lois naquirent, ainsi que de nouveaux de-qui exige une; voirs privés et publics ; une nouvelle carrière fut ouverte aux institutions civiles, aux sciences, aux arts ; ce qui b res enveloppent pour ces âmes les est le principal, les esprits et les cœurs vérités divines, et à beaucoup de cos des hommes furent ramenés vers la infortunés s’applique la parole : Ce vérité de la religion et la pureté des qu'ils ignorent, ils le blaspld • cnt.Mais mœurs ; bien plus, une vie vraiment Nous sommes si loin de les exclure céleste et divine fut communiquée aux ue Nous avons hommes.C’est ce que désignent les qu'au contraire Nous avons expressions qui reviennent souvent résolu d’apporter avec plus de zèle la dans les lettres sacrées : le bois de vie, ceux qui sont animés de la parole de vie, le livre de vie, la cou-et d’implorer par ronne de vie, et spécialement le pain de une pieuse et fraternelle prière le par- vie.doux de rappeler qu'entre autres déci- don de Dieu sur ceux qui tournent en sions Nous avons fortifié de Notre dérision les choses sacrées.SAMEDI couronne- LETTRE encyclique — DK — NOTRE TRES SAINT-PERE LEON XIII | du même Rédempteur, qui désira d'un vif dixir cette union toute spéciale avec les hommes ; elle est en outre très Pape par la Divine Providence' propre à nous assurer en abondance pour cela du dessein qu les fruits salutaires de sa Rédemption, formé, | D’ailleurs, en vertu de cette même Vit I MATS a item:- writ i a ltn ii-:s ÉVÊQUES ET AUTRES ORUI- At X autorité et inspiré par ce même zèle, | lumière à Nous avons déjà pris dans cet ordre j bonnes intentions, d’idées diverses mesures.H Nous est EN VA IX ET COM MU-AVEC I.E Si KG K Apostolique Mais, puisque cette vie dont Nous parlons a une similitude accentuée Connaître par une foi parfaite la avec la vie naturelle, puisque comme vertu de la très sainte Eucharistie l’autre elle est entretenue et ranimée NIOX légitime approbation et enrichi de privilèges de nombreuses institutions et associations consacrées à l’adorat on telle qu’elle est, c’est la même chose par la nourriture, il faut aussi la sus-perpétuelle de lu divine Hostie ; Nous que connaître quelle est l'œuvre que, tenter et la fortifier par un aliment avons fait en sorte que des congrès dan= l’intérêt du genre humain, Dieu approprié.11 est bon de rappeler ici eucharistiques fussent tenus avec la j fait homme mena à sa perfection, par en quel temps et de quelle manière le solennité convenable et avec un égal profit ; Nous avons attribué à œuvre et à celles dont le but est ana-j l'obligation de confesser et d’honorerl saintement le pain vivant qu’il devait logue, comme patron céleste, Paschal j le Christ comme l’auteur souverain de | leur donner.Lorsque se fut répandue Bavlon, qui professait A un degré remarquable la dévotion envers le mystère eucharistique.Il Nous plait donc, Vénérables Frères, de vous entretenir de quelques points concernant ce même mystère, à la défense et à la gloire duquel travailla toujours le zèle de l’Eglise, non sans que des martyrs lui aient rendu un éclatant témoignage, ce mystère qui inspira magnifiquement la doc trine et l'éloquence d’hommes éminents, et aussi les divers avons pour objet de rendre plus évi dente et de mettre plus en relief la vertu de l'Eucharistie, surtout en ce Ile la très Sainte Eucharistie A nos vénérables frères Us patriarche • « LA VERITE 4 I géante dans un pays : préparation, * généralement, mais plus particulière-disons-nous, nécessaire aussi bien pour ment en catéchisme—que nous avons les études professionnel ta que pour les tout un noyau d’école impie et radicale, études thiologiqucs.Bien plus : qui- j formé en partie d'un triste élément beau titre de littêra- d’importation française, en partie de contentons de souligner, de u italiques les quelques passages s lesquels nous désirons attirer spécialement l’attention.Cela MUl A PROPOS D'ETUDES CLASSIQUES mettre eu SUl- tout nous paraît tout il fait suffisant pour rectifier bien des idées fausses qui courent les rues touchant les études classic cela est mémo plus que suffisant particulier, pour réfuter une des idévs émises par M.Croiset, savoir : est inutile d'apprendre le lutin parler et qu’il suffit d'apprendre un peu de grammaire pour traduire souk !« direction cn f com ,’f\* , i ¦ » * ucsimec à n: f un an n nient ; c.vm mine CE ; ifr.t • t • et des f / i ajout ' m laquelle cell fondement naturel.7 » » “ Pour cela, sans exclure Veux ment des matières I • • qu’on est r« d’appeler pratiques et qui appartiennent plutôt soit ét l'école primai et soit à Vécole spéciale, V Eglise veut surfont *vîHi :i\ 711’ofi p développe (’esprit des jeu par l'étude des langue* et des t t * **1 ^ ** •*- •• •» ^ ¦ «.» > u nj'iw uuv vaï^ i iv.nv siècles, sont et N /Jf t- ! enj présentants officiels ou ses émissaires attitrés.Avons - nous donc oublié mesdames Loisillou et Couturier, envoyées de Jules Ferry, pour n’en pas mentionner d’autres ?Nous nous éton- vont enfin luire ^,,r CKittfriy répétée de plusieurs seront toujours les instruments lis plus efficaces de la formation intellect! rrf NX.S lene.Non seulement, en effet, le commerce des auteurs anciens fait passer sous nos yeux ce que le génie littéraire a produit de plus magnifique dans le domaine du beau et du vrai, mais encore l'analyse et l’étude de leurs ouvrages, tout en développant les facultés de l’esprit, servent admirablement A mieux faire comprendre les langues modernes elles-mêmes.“ Nous ajouterons que l’Eglise attache, non sans raison, une importance souveraine elé franc-maçon par trois de ses adversaires, au cours de la dernière campagne électorale, leur a intenté un procès et les a fait mettre à l’amende.Donc, même France, où la franc-maçonnerie triomphe, l’épithète de franc maçon est sidérée comme injuriait'.C’est tout comme méthodùtt, au Canada.La Vierge à l’écurie ! Le Christ à la voirie ! “ M.fe Curé de la Cathédrale fait arracher des portes de l’église des placards immondes contre la Sainte-Vierge." Et quand on parle de Saint-Pierre, chacun s’écrie : "Le feu du ciel a dévoré Sodôme ! ” " Un témoin oculaire déclare positivement une pluie de feu.Saint-Pierre s’embrasa d’un seul coup.” c-n cou- Les nègres de la Martinique Extrait d’un rapport du premier vicaire général de la Martinique, M.le chanoine Paret, à Mgr Pévéque de la Martinique, absent en France : On mande de Londres, 9 juin, au Pr’it Journalj de Paris : " Un voyageur qui vient d'arriver des Indes Occidentales raconte que les nègres de la Martinique manifestent bruyamment leur joie de ce que les blancs aient péri dans la catastrophe.Ils croyaient un instant que toute la race blanche était exterminée et ils se considéraient comme maîtres du pays.Ils avaient même élu un gouverneur nègre.“ Eva Jeudi, S mai,/Ht de f Attention.Cette date devrait être écrite avec du sang ! A Fort-de-France, vers 4 heures du matin, un violent orage, avec éclairs et tonnerre, avait versé des torrents de Rien ne saurait donner une idée des pluie.Vers 8 heures, l’horizon vers le commotions atmosphériques produites volcan était noir comme de l’encre, les par cet ouragan de feu.Que contient-nuages galopaient dans la direction du il ?Des matières en fusion ?des gaz ?Nord-Ouest.Le ciel devenait de plus] des vapeurs brûlantes ?Tout cela en plus sombre.Tout à coup, j’entends ensemble '?Dieu le sait.“ Devant lui.comme une grêle qui tombe sur les toits, sur les feuilles des arbres ; une immense rumeur s’élève dans la ville.A l’église, où la messe de S heures était commencée, une panique épouvantable ! Le prêtre îeste seul.En même temps, dans la nuit qui s’étend sur nous, le tonnerre roule, roule d’une manière continue, effrayante : la mer se retire par trois fois à plusieurs centaines de mètres.Le bateau qui partait pour Saint-Pierre retourne effrayé.Etant sorti sur mon balcon pour me rendre compte de ce qui se passait, je le vois se couvrir d’une grêle de pierres et de cendres encore chaudes.Dans les rues, les gens restaient pétrifiés sur leurs portes ou couraient éperdus de tous côtés ; cela dura ainsi environ un quart d’heure, un quart d’heure de terreur I Mais que se passait-il à Saint-Pierre !.Person ne n'osait répondre h s communications par téléphone avaient été interrompues brusquement au milieu d’un mot.Quelques affirmaient avoir aperçu, par-dessus les montagnes qui nous en séparent, une colonne de feu monter dans le ciel, puis se répandre partout.L’angoissé la plus terrible étreignait tous les cœurs.A 11 heures, le bateau le Marin se hasarda à aller faire une reconnais-et fut témoin du spectacle le plus terrifiant qui se puisse imaginer : rrrori/'U mûceft CIUUU VJzx V4 XI »¦% AM «V uuu y s équipages des deux navires qui ont débarqué peu de temps a prêta catastrophe ont trouvé des noir-chantant et dansant au son des tambourins.” '• A voir la marche du fléau, on eût dit que le Morne-Rouge devait être frappé le premier ; mais Notre-Dame de la Délivrande, une fois de plu*, nous protégeait miraculeusement.Ce fut notre malheureuse ville de Saint-Pierre, qu;, en un clin d’œil, fut litté râlement ensevelie.“ Nous étions toutes à l’église attendant la mort.Le père Mary, missionnaire de la Congrégation des Pères du Saint-Esprit, se montra admirable de dévoûment et de calme.“ Il se prodiguait à tous, donnant l’absolution, distribuant la sainte communion en viatique.“ La tourmente un peu apaisée, il célébra une messe basse, pendant laquelle le Saint Sacrement fut exposé.Plusieurs de nos Sœurs et autres personnes certifient avoir vu l’image du Sacré-Cœur de Jésus se détacher sur le fond de l’ostensoir, durant le Saint Sacrifice Nous avons passé cette journée de l’Ascension à l’église et nous regardons comme miraculeux d’avoir échappé à la mort qui nous menaçait et qui nous menace encore, attendu que le Morne-Rouge se trouve précisément situé au-dessous de la bouche du cratère.Nous le voyons A l'œil nu ; il a des milliers de mètres de circonférence et chaque jour il s’ouvre davantage.Nous nous demandons si l’île entière ne sera pas engloutie nous a déclaré un témoin bien placé pour voir le spectacle,tout est renversé et, A la fois, tout prend feu ”, nuit ténébreuse s’étend, mais aussitôt éclairée par les lugubres flammes de ce vrai cercle d’enfer.Depuis l'herbe des savanes, les récoltes des campagnes, jusqu’aux grands arbres, jusqu'aux maisons et édifices de la ville et doses environs, jusqu’aux navires mouillés en rade, sur terre et sur mer, il n’y a plus qu’un seul, qu’un vaste brasier où se consument 30,000 vies humaines ! Oh ! dans ce fracas épouvantable, combien elle a dû être horrible la minute d’agonie de tout un peuple 1 Quelle plume pourra jamais dépeindre la lamentation qui monta A ce moment du sein de la cité mourante dans le sein de la miséricorde de Dieu ! Tandis que le tourbillon de feu parti du cratère se dirigeait vers le Sud et l’Ouest, élargissant sa puissance destructive pour étendre pjus loin ravages, un autre phénomène digne de remarque viut l’enrayer.Comme tenus en réserve jusque-là par une main cachée, mais providentielle, tout à coup, deux puissants courants atmos-pliériques chargés de pluie, venant l’un du Sud-Est, l’autre du Nord, précipitèrent sur les deux flancs de la trombe enflammée, la circonscrivirent sur une ligne nettement marquée en la refroidissant à tel point que nous Une Une prospérité inouïe C'est celle dont va jouir maintenant l’Angleterre.L’autre soir, M, Chamberlain assistait A un banquet, A Londres.Il a déclaré que l'Angleterre n obtenu, dans une paix honorable, (ont cc pour quoi clic avait combattu : " Nous sommes, a-t-il dit, au commencement d’une ère inouïe de prospérité et de paix qui justifiera nos sacrifices.” En effet, l'Angleterre a obtenu cc qu’elle voulait quand elle a commencé la guerre.Elle voulait les mines d’or ; elle les • • • a prises.Elle voulait couquérir d'immenses territoires ; elle les n conquis.Ce qui prouve bien quo lord Salisbury se moquait du monde, quand il déclarait solennellement au Parlement anglais que l’Angleterre ne voulait ni mines ni territoires.II.se trompait.Mais il fallait amorcer l’opération et préparer la " prospérité ” inouïe qui va venir.ses uns se san ce • ••
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