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Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
samedi 13 septembre 1902
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Vérité, 1902-09, Collections de BAnQ.

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J N Uastonuuay 1 janv 1903 602 rue St Jean VOTRE-DAME DE QUEBEC, SAMEDI 13 SEPTEMBRE 1902 Ko.2 22ème ANNEE AVIS LA VÉRITÉ abonnements Toute demande db CHANGEMENT d’aDRESSB DOIT ÊTRE ACCOMPAGNÉS DE L'ANCIENNE ADRESSE.Canada d Étain-Unis Un an.Six mois $2.00 $1.00 Étranger (Union postale.) f.13.50 REVUE HEBDOMADAIRE " VERITAS LIBERABIT VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES.'* Téléphone : 712 Un an J,-P.Tardivel, Directeur-Propriétaire Bureaux : Chemin Sainte-Foye près Québec 1 N.-D.DE QUEBEC SAMEDI 13 SEPTEMBRE 1002 bie, l'héroïque Mccrdès, sera décoré, j Le ruban rouge n’a pas d’odeur.Voilà i à quoi aura servi toute cette agitation.| “ — Comment ! répondis-je, vous ; voudriez que les infamies de Combes se fussent exercées par toute la France sans provoquer une protestation, sans soulever ni indignation, ni colère, ni dégoût, ni résistance ! "Vous voudriez qu’on ce noble pays, ! si généreux, si vibrant, si légendaire-ment chevaleresque, on ait pu arracher tranquillement à leurs foyers de saintes femmes, des jeunes filles qui sont le force publique laisser courir les plus Sii nius pur de notre sang, jeter sur la rue grands escrocs du siècle pour poursui- ¦ ; i en p’ëurs, violer les liber vre et traquer les honnêtes gens, tés le?droits les plus sacrés des s’acharner sur tout ce qu'il y a -le pères et des mères !.i plus pur, de plus innocent, de plus “ Mais si cela s’était passé ainsi, si 1 bienfaisant dans la nation, ces attentats exécrables avaient pu se perpétrer sans taire sursauter l’âme française, c'est que cette âme serait morte, c'est que nous serions vraiment une France usée, pourrie, finie : Finis Gai lift ! “ Mais aujourd’hui, la lutte est sortie du domaine théorique.La persécution a pris corps.Le peuple a compris que la " Congrégation ” ce sont les “ chères Sœurs ”, ces braves et vaillantes filles qui u'ont fait du mal A personne et qui ont fait du bien à tant de gens ! “ La loi néfaste s’est incarnée dons l’écharpe du commissaire, dans le bit ton du policier, dans le bicorne du gendarme.“ Le peuple a vu les agents de la ment de guerre civile qui détient le pouvoir.et la caisse, notre première impression—pourquoi ne pas l’avouer —fut nettement hostile à ce projet.On ne se fait pas en un jour une mentalité nouvelle et les catholiques depuis si longtemps sont les meilleurs et le-: plus paisibles des citoyens ! Ils ont toujours si bien donné à tous l’exemple de 'a régularité ponctuelle comme contribuables, que la pansée d'être en déli catesse avec leur percepteur et de recevoir la visite de l'huissier i-.-s e il are quelque peu.il A la réflexion, cependant, nous reconnûmes que ce projet était parfaitement censé et justifiable par ; dus •l’un argument solide , qu’il était, si i’on peut dire, comme ces armes pro hihées dont, en principe, on n'a pa; le droit le se servir, mais dont l’emploi est reconnu cependant licite et naturel en cas de légitime défense contre un malandrin qui veut vous dépouiller et au besoin vous égorger.“ Mais ce qui, par dessus tout, vait nous amener à prendre ce projet en considération, c’est l’accueil que lui firent nos adversaires.EN FRANCE La Persécution et le Réveil La persécution la plus odieuse \ient la France a de La vieille de s'abattre sur ce que plus uoble et do plus pur.France chevaleresque n’est plus.A est dressée sous le souffle sec- ' IX.v3 place sc taire, impie ennemie de tout ce qui est grand et France, qui se glorifie de France bâtarde une “ Et quand le peuple, indigné, y voulu protester, il n essuyé des coups de matraque et de plat de sabre, du papier timbré, des amendes, des jours de prison.“ Et tout cela au nom de la loi, se du le peuple.Mais alors, il faut que cette loi soit vraiment exécrable, comme on l’avait tant affirmé au rno ment des élections ! De là à remonter aux auteurs de la loi, aux députés qui Vont votée, il n’v a ou’un nas.• • & noble.La marcher û la tête de la civilisation moderne, vient de donner au monde entier le spectacle le plue cynique d’attentats contre la liberté, de basse persécution et de haine religieuse.Four la conduire là, comme ils ont dû en dépenser de l’énergie, les sectaires qui avaient pour mission de mettre la Fran de catholique à leurs pieds.On ; accompli bien des attentats, impuné- semence que le vent a emportée par inent, et les sectaires qui gouvernent toute la France, ont cru que le temps était arrivé où iis pourraient persécuter et chasser ce qu’il y a de plus saint et de plus dévoué, ce qui grande et admirée.Mais c’en est trop, esptrons-le.Des murmures se font entendre, et même “ Non ! Non ! Ces Bretons n'ont pas fait œuvre vaine.Ils ont sauvé l'honneur, d’abord — ce qui est l’essentiel, ce qui est presque tout en France.— Et ils ont sauvé l’avenir.Us ont jeté a de leurs rudes mains une féconde de- ‘Si, deux armées étant en présence; les chefs (le l’une demandaient aux chefs de l’autre d„ “ pas occupe i telle Ce pas, la logique populaire le| position redoutable, ceux ci n’auraieut rien de plus pressé que d’y diriger aussitôt leurs troupes, estimant que l’avis d’un ennemi doit être bon à suivre, mais il l’inverse, bien entendu, de ce qu’il conseille.*• Les chefs de la politique jacobine se sont émus, plus encore qu’on n’aurait pensé, du plan élaboré par quelques libéraux hardis et naïvement ils nous supplient de ne pas user de ce moven dont ils font ressortir toute la %» gravité, et qu’ils s’attachent à déconsidérer dans nu but facile à comprendre." Et toute la France a montré que j franchira, si nous l’v aidons, cette semence d’exemples K Résister aux agents et aux exêcu-terre bien capable encore de la faire)leurs de la loi scélérate, c’est quelque chose : plus la résistance est énergique, plus l’iniquité de la loi si-grave en relief saisissant, dans les âmes populaires.“ Mais chasser les auteurs véritables - — — — .vi vu > aii> u t;v germer et fructifier.“ Car, il faut être juste.Si la résis tance a eu en Bretagne ce caractère spécial de farouche et héroïque énergie qui sied bien ù cette terre et à cette race de granit, elle ne s’est pas moins manifestée partout, quoique sous de« formes plus mitigées.Partout l’âme populaire a vibre avec indignation : partout elle a montré qu’elle recèle encore de vastes réserves de généreuse-indépendance, d’énergie et de virilité, pour résister A la tyrannie et défendre fi déjà fait la France et responsables de ces infamies, les députés qui Vont froidement commandée par leur vote : voilà ce qui appa raitra de plus eu plus urgent à ceux qui s’indignent aujourd’hui devant ce qui se passe.” en quelques endroits, comme nous l'avons vu opposé l’énergie à la brutalité.Et c'est de là-bas, du pays des ancêtres, dans cette vieille Bretagne, que nous est venue la nouvelle qu’on résistait aux décrets infâmes du gouvernement sec taire.Oh, la Bretagne ! on a pu au des dernières élections la trom le peuple s’est levé et a “ En réaiité, le refus de l'impôt est si peu un acte “ hors la loi ”, qu’il est prévu dans le Code et que les moyens de recours dont dispose le fisc y sont déterminés : " Ou saisira et on vendra contribuable réfractaire jusqu’à concurrence de la somme «lue.’ “ Un procédé révolutionnaire ! “ Et quand cela serait ?Ne nous ; aujourl'hui dans une situation révolutionnaire ?Est ce que le gouvernement, en foulant aux pieds la légalité une certaine hriilalitr, i •* dans un grand dîner que lui donnait Toronto : 11 Le Canadien-français est un Anglais pariant le français”.Sir Wilfrid n’a jamais dit la moitié do cela, et l’on cherche tourner contre lui les moindres La main grossière et brutale de Tout cela, ainsi que beaucoup d’au._postât a donne la secousse, dit un très choses dans ce même article, est-confrère, et lWet est déjà tel que nous parfaitement vrai et irréfutable, jus- pouvons, sant témérité, pensons-nous, qU?au portrait très fidèle de M.Laurier.saluer comme venue * heure annoncée , ‘ D , lr T n que la Prose emprunte a M.T.P.O’Connor, qui prétend que notre pre- K*.= • mier -M*» «» P«“=e, à u„ moine malheureux, à un confesseur, à Talley; rand, à Chateaubriand, etc.j Dans son numéro du 25, Y Evénement I a répliqué.Ça commence à sentir la poudre : •w Po aucune façon.Le jeu de bascule des partis politiques, en ce pays, n’est pus plus compliqué que cela, et le zèle que déploie M.Danseraiu en vue de réformer le parti bleu—c est A-dire le couler dans son moule A lui—est du zèle inutile.échanges de courtoisie que lui impotent see üevoir.t de Premier-Ministre.” par un vaillant poète : Pardon, Laurier a dit plus que la moitié de la phrase de Cartier.11 s’est déclaré British to the core.Comme platitude ; les deux mots se valent ; comme se valent aussi les deux hommes au point de vue national canadien-français.Si la nationalité canadienne-fran- Et si le sursaut arrive, si le réveil! se produit et apporte à la France la liberté et la paix; si par l’action catholique et nationale le pays redevient ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être et pour son honneur et pour sa gloire, n’oublions pas que ce senties Bretons, nos ancêtres, " qui ont jeté de leurs rudes mains cette féconde semence que le vent a apportée par toute la France.” A cet étage de la discussion dirait un éminent membre de l’opposition provinciale, le Journal est intervenu pour mettre M.Dansereau A sa place.Lu thèse du Journal est celle-ci : M.Dansereau et la Presse ayant trahi le parti conservateur, en 1900, n’ont pas le droit de faire la leçon audit parti maintenant.Naturellement, M.Dansereau n’admet pas le bien fondé de l’accusation.C’est une guerre très personnelle, de part et d'autre, surtout de la part du Journal.Des deux côtés on fuit une grande dépense d’épices et de poivre, avec un grain de sel de temps en temps.Nous donnerons, peut être, lu semaine prochaine, quelques échantillons de ces ragoûts politico-littéraires.comme “ Nous aurions parié, dit la feuille qué-becquoise, que la réplique viendrait de ce quarticr-là (de la Prfsuc) où la recette assurée d’avance entretient la comédie, mais nous çaise n’est pas encore morte, c’est malgré les hommes de parti, y compris Cartier et Laurier, et non pas grâce nous attendions à d’autres misons.A de* arguments sérieux et non pas simplement à| A eux.un dithyrambe qui suinte la réclame et ressemble trop à l'acquit d'une faveur.” Après une sottise.M.Dansereau dit une vérité : Pali.Tardivf.l.Tout cela peut être vrai, messieurs,qui ont longtemps fait partiel 1"'lc font dévoyer, de la même organisation politique, r* des petits hommes qui l'ont perdu doivent se connaître mutuellement.et qU’ continuenl * lu' tenir tétc sous Mai, enfin, c’était une absurdité de d^hfminoritd,’’évidemment!’»ir°wnfrld dire que sir Georges Cartier n a pas Laurier, dan» l’élection de 1890 et encore reçu la dîme des attentions dont on | plus dan» celle de 1900 entoure sir Wilfrid u Le parti conservateur a de» organe» On veut le ramener à car ces QUERELLE DE PRESSE La guerre est de nouveau allumée entre le Journal et la Presse, de Montréal ; et c’est VEvénement, de Québec, qui a mis le feu aux étoupes.La feuille de Québec, qui est deve nue extrêmement bleue depuis sa récente transformation, publia, en place d’honneur dans son numéro du 20 août, un article intitulé : Sir Wilfrid à Pari», écrit par " un personnage retiré depuis longtemps de la politique Le personnage en question est rnaui-festement retiré de la politique depuis si longtemps qu’il a complètement oublié les faits les plus connus de l’histoire contemporaine.Après avoir a pris gn majorité dans les rangs conservateurs.Nous ne con- V Evénement, mis en face de This- *ic^r0D9 Paa toire, cherche à tourner la difficulté en W“" AJ* orK»niiation qui a fait le Grand Tronc, le Pacifique, les canaux et , qui noue adonné la protection.Mais encore cajoleries anglaises que les hommes faut-il qu’on leur ménage un retour hono- qui les provoquent qui constituent le rable, facile et invitant.Ce n’est paa A coups danger ” ; que “ le cas de Cartier est de b4toa* co n o
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