La Vérité, 1 novembre 1902, samedi 29 novembre 1902
r 1003 J N Uatitougimy 1 jlinv (102 rue St .le»n NOTRE-DAME DE QUEBEC, SAMEDI 29 NOVEMBRE 1902 22ème ANNEE No.18 ê*.*t A * n AVIS LA VÉRITÉ abonnements Canada d Étals-Uni» Un an.Six mois Étranger (Union postale.) Un AN Toute demande de CHANGEMENT D’ADRESSE DOIT ÊTRE ACCOMPAGNÉE DE L’ANCIENNE ADRESSE.$2.00 $1.00 REVUE HEBDOMADAIRE " Vfit II AS UBERABIT VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES." Téléphone : 712 13.50 J.-P.Tardivel, Directeur-Propriétaire N.D.DE QUEBEC SAMEDI 29 NOVEMBRE 190-2 Bureaux : Chemin Sainte-Foye près Québec klarung) les Chevaliers de Colomb doivent leur existence au libéralisme américain.par au moine six ou sept de nos évê- réussi à les arrêter dans leurs incur-ques les plus zélés qui, nous l’espérons, s’entendront pour amener la question devant le nouveau Délégué apostolique, Mgr Falconio; ou, mieux encore, directement devant les autorités ro* sous la forme d’un dubium grave et solidement appuyé.sions, ni à empêcher les massacres des chrétiens.Comme les premiers ont été appelés avec raison une caricature de VAufJclarung, ainsi ces derniers Il a demandé le concours de plusieurs canonnières européennes ; il en es.bien parti trois, une des nôtres, une américaine et une anglaise, mais elles n’arriveront pas â destination.La province du Honan est aussi très agitée,et les rebelles y opèrent en toute La F.‘.M.\ et le gouver- tranquillité, n’étant guère inquiétés.Du Chan-Toung, du Iloupé, du Kouéng-Toung, du Ko u an g Si et de plusieurs des provinces du nord de ^’empire, les nouvelles ne sont guère La secte maçonnique vient, par un! meilleures.Partout la révolte bat son document officiel, de faire connaître à plein.L’on sent qu’une ère nouvelle M.Loubet, et surtout à M.Combes, est près de s’ouvrir pour la Chine.Tout combien elle était satisfaite de leur est motif à rébellion.LE POUVOIR TEMPOREL DES PAPES peuvent être justement définis une caricature du libéralisme et de la franc-maçonnerie.Leur but et les objets qu’ils ont en vue sont tout aussi vagues que ceux des Perfectibilistes.Comme eux, ils comptent parmi leurs membres des prêtres et même, nous assure-t-on, quelques évêques.Heureusement, l’opinion catholique a déjà été soulevée assez fortement contre ces faux chevaliers pour qu’ils ne vivent probablement pas aussi longtemps et ne se répandent pas autant que leurs prototypes de la Bavière.L’opposition dont ils sont l’objet s’accentue rapidement, et les protestations publiques contre eux augmentent.Un prêtre de l’Est, lui-même membre de l’Ordre depuis trois ans, dit : “ Je n’ai pas pu encore découvrir la véritable raison d’etre de cette Société.Elle me paraît de plus en plus comme une sorte de franc-maçonnerie catholique.Personne ne semble connaître son but ultérieur.On prétend que pour être reçu membre il faut être bon catholique, et, cependant, je connais uu grand nombre de Chevaliers qui ne font pas même leurs Pâques.Les membres du clergé dans cette région sont dégoûtés de l’Ordre qui dégénère manifestement.Heureu sement que le clergé dans l’Ouest combat énergiquement cette organisation, car sans cela nous aurions à souffrir encore davantage de ses incursions ici dans l’Est.Il est certain que les Chevaliers de Colomb causeront un marnes 11 y a un an, lisons-nous dans la Semaine religieuse, de Cambrai, numéro du 18 octobre, le cardinal Ram poil a a adressé, par ordre du Pape, à l’un des cardinaux archevêques italiens, une communication qui a pour titre : “ Il faut que les catholiques continuent à insister sur le pouvoir temporel du Pape.” Ce document, qui vient d’être publié, attire l’attention sur le fait que, dans certaines parties de l’Italie, ceux des catholiques italiens qui font de la démocratie chrétienne dans le sens politique du mot, parlent souvent de " la patrie italienne ” et aussi de “ l'unité nationale ”, sans qu’il soit question des droits du Saint-Père sur ses biens temporels.Les catholiques ne doivent, dit ce document, perdre aucune occasion de revendiquer nettement et vigoureusement la liberté et l'indépendance territoriale de leur auguste maître.nemeiit français (De la Semaine reli(jituie, sonnes se pressaient aux portes.Plusieurs fois déjil Québec a eu l’honneur d’envoyer des missionnaires à l'étranger, mais c’est la première fois que la cérémonie du départ offre un spectacle aussi imposant et solennel.La ville de Québec n’oublieia pas ses trois dernières missionnaires qui s’en vont en Chine continuer l’œuvre apostolique qui a mérité à sept Franciscaines missionnaires de Marie le martyre au mois de juillet 1900, au Chan-si.(2) Moue trouvons que cette funeste tendance à envoyer les enfants aux institutions protestantes s’explique très facilement: La Foi baisse, les âmes se matérialisent, et pourvu qu1 un jeune homme parvienne à faire son chemin dans ce monde-ci on ne s’oc (1) Far co nom pompeux les catholiques dos Etate-Unis désignent l’Université fondée à Washington, il y a quelques années.Il ne faut pas s’imaginer quo cette institution soit la eeulo Université catholique do VAmérique, ou mémo des Etats-Unis.Pour nos voisins Liai»-Unis et Amérique sont des cupe pas, ou on ne s’occupe guère du monde à venir.—Note de la Vérité.termes synonymes 1 4 UL ^ÉUIXE ' : pliiqueet social ”, que la terre “ n’est1 Cette énergique protestation d'Amr; C’est nous qui avons souligné.Du qu’un atome perdu dans l’univers ciw sur ce point qui, en somme, est le.bord Crémuzie, comme on lit plug haut que nous ne sommes “qu’une pous- fond du drame de Madeleine, mérite'est mort de la péritonite, non pas dû siére à la surface de cet atome ”, et de' d’étre enregistrée.YoilA, nous semble* l’anémie, prétendre que cette pensée peut “élever: t*il, ce qui s'appelle parler sensément, nos âmes d'une fierté nouvelle S’il ; en véritable ami de la mémoire du n’y avait que cela, ce serait l’anéantis 1 défunt et de la gloire du poète, se ment et le désespoir.Pour nous, avec Une expérience d autrefois Fort Kent, Me., 15 uov.1002.M.J.-r.Tardivel, éditeur delà Vérité, Cher monsieur, Eu lisant votre petit article intitulé “ Le pendule de Foucault ”, dans votre numéro de ce jour, à la Se page, un souvenir s'est présenté à mon esprit, et je me suis dit : M.Tardivel se rappelle-t-il que nous avons fait ensemble, au séminaire de Saint-llvacinthe, il doit v avoir de cela une trentaine d’années, cette fameuse expérience de Foucault, pour démontrer ne la rotation de la terre sur elle- Dans sa maladie soudaine et courte il fut assisté A sa dernière heure prêtre et il mourut dans les bras mêmes du ministre de Dieu.Madel i ne trouve-t elle pas cette fin plus belle plus touchante, plus consolante ?sent-elle pas en lisant le récit de Personne n’a le droit de sacrifier à mort très chrétienne qu’on aime plus fiction insignifiante et incouve- fortement notre barde canadien ?nante un point de l'histoire qui fait | comprend-t elle.pas que c’est au fon,j tant honneur A Octave Crémazie.au ce dénouement qu'elle aurait dû duire en drame ?Si elle tenait absolument.vu la difficulté de mettre scène active un ministre do Dieu de faire jouer le rûle principal par une.amie, il fallait tout de même, IA, chevet du mourant, un prêtre pour recueillir le dernier soupire du malheureux poète exilé, n'aurait, non plus, rien perdu de sou intérêt eu remplaçant Jeanne somr de Saint-Vincent de Paul.Nous l'espérons, Madeleine parmi Il faut être juste et digne envers les lumières de notre raison et de notre nous-mêmes et envers Crémazie mort me foi, notre “ fierté nouvelle ” a été de .en exil, toucher du doigt, en quelque sorte la 11 y a plus, puissance infinie du Créateur dans les rouages de l’univers et de penser que; une ce Dieu si grand nous a faits à son image et nous destine à le contempler face à face éternellement.Plus on étudie de bonne foi, plus la vraie science nous confirme dans de telles dispositions.Très affectueusement, votre tout dévoué, Ne ï celte Ne ! t ru- milieu de tous scs malheurs, d'être mort comme tout Canadien-français doit vouloir mourir.Nous n’hésitons pas à le dire, si l’AdiVu du poète, quant au fond, eut été de l’invention de Suite, il n’aurait paru qu’une seule fois devant notre public.“ Crémazie a dû, dans sa tombe, tressaillir ” mais non pas d'allégresse comme Madeleine le croit naïvement.Nous voulons tenir grand compte des bonnes intentions de l’auteur de ICI dieu du poète.Nous ne la blûmons que d'avoir manqué de jugement ; nous ne voudrions aucunement mettre en doute son patriotisme.Nous le savons, Madeleine a voulu faire œuvre patriotique en rédigeant son petit drame et eu le présentant au public.Mais voit-on maintenant combien elle s'est trompée ?En voulant glorifier Crémazie, inconsciemment, elle l’outrage, disons le vite, plus profondément peut-être que ne l'a fait Suite en une prose vulgaire.Cette mort du poète, telle que la raconte Madeleine, dans son drame, n'est pas celle qu'il a faite.C’est un drame historique que Madeleine devait édifier, en basant le fond de l'action sur les documents qui nous racontent la mort de notre poète national sur le sol de la vieille France.Une fiction, il n'en peut-être question ici ; insister sur ce point, ce serait répudier la vérité en faveur d'une intrigue malheureuse pour lui et désespérante pour nous qui l'aimons.Puis quand les documents manquent pour reconstruire un épisode historique,il faut y suppléer par au moins de la fiction complètement judicieuse et vraisemblable.Mais il n’en est pas ainsi nu sujet de la mort de Crémazie : il existe un document qui nous le montre mourant en catholique, comme il avait toujours vécu, et non pas en amant, même chrétien.t.‘U mu, même.Si je vous écris en ce moment, c’est bien pour vous poser cette question : vous en rappeliez-vous ?J'étais alors professeur de mathématiques et d’astronomie; j’avais dans votre classe une pléiade d’élèves brillants.Vous souvieut-il de l’enthousiasme avec au F.X.Bvrqve, Pire.La petite pièce par uue L ADIEU DU POETE lequel mon projet fut accueilli, quand je vous fis la proposition de renouveler l'expérience du pendule de Foucault ?Vous souvient - il de l’ardeur avec laquelle tout le monde se mit à l’œuvre pour faire les préparatifs ?Nous fixâmes une longue perche à la première galerie de la tour ; un fil de fer pendait à l'extrémité, et au bout de ce fil un boulet.Nos points de repère déterminés, vous souvient-il combien fort le cœur nous battait dans la poitrine, quand vint le moment décisif de lâcher le boulet dans sa course d'oscillations à plan invariable dans l'espace?Vous souvient-il avec quels tressaille, ments de satisfaction et de bonheur vous vîmes le boulet s’écarter de nos comprendra parfaitement ce qu'il v a do choquant dans l'Adieu du qui tend A le rendre insignifiant ne pas dire plus.Encore uue fois, but était bon, mais n’est-il pas vrai que ce petit drame laisse les auditeurs sous l'impression dernière que Crémazie après s’être mis en bon compte avec son Dieu a voulu mourir dans Il nous semble avoir lu, quelque part, que l’Adieu du p:ète avait été écrit par Madeleine spécialement pour venger la mémoire de Crémazie, iusul tée par la plume de Suite.Toujours est-il que nous l'avions cru ainsi jus qu’à ces derniers jours.Naguère on avait joué à Montréal, la petite pièce de Madeleine qui avait eu, paraît-il, un bien grand succès.Toutes les plumes fines et délicates de la métropole commerciale ne trouvèrent que de spécieux éloges à adresser à la vaillante chroniqueuse devenue auteur dramatique.Tout récemment Y Adieu du poète fut donné à Saint-Hvacnthe, et il v a une » ’ * quinzaine de jours environ, on venait enfin le jouer à Québec, le berceau du grand et malheureux poète que fut Octave Crémazie.Ici comme ailleurs on a et ce pour son les brus d’une amante ?Une telle fin n’est pas celle que les gens sérieux et amis du poète trouvent bien ch retienne et de bon goût.Que Madeleine, au plus tôt, redonne à son travail les coups de plumes nécessaires et qu’elle apporte des changements dans l'action dramatique de sa pièce.Car autrement, sans regrets aucuns, nous verrons échoir il son œuvre scénique le sort triste mais mérité d’aller moisir au fond des coulisses, tout à.côté des faux drames patriotiques du poète Fréchette et de quelques autres aussi insignifiants.C’est le temps pour Madeleine de faire montre de patriotisme et de jugement.Et, surtout, qu’elle ne méconnaisse pas les amis sincères de son talent.points de repère, paraissant tourner de l’est à l’ouest, ce qui fait que nous voyions réellement la terre tourner de l’ouest à l’est ?Notre expérience fut un succès parfait.Je n’ai jamais entendu dire que cette ¦expérience ait jamais été faite, en Canada, ni avant, ni après ce jour-là, en aucune autre maison d’éducation.C’est un honneur propre et unique au jj°urî après la représentation a article intitulé : Une ombre au tableau, fait du travail de Madeleine des éloges sans réserve ni jugement.Il n’y a eu que le Soleil, qui publia quelques un séminaire de Saint-Hyacinthe.Dans nous avons fait de la 1et signé Amicus.L'écrivain du Soleil, notre modestie, grande science, comme chose banale ;| *Pres avo^r adressé à Madeleine les u'avons, alors, ni battu le tara- compliments qu’elle mérite certaine-bour ni sonné la trompette pour an- men* Pour ^a forme et le style de son noncer au monde notre succès.Pour-) Pe^ drame, déclare que, pour lui, il y a une ombre dans l’Adieu du poète.nous P.T.tant, j’estime que la chose vaut la peine d’être consignée dans les annales) “ Cette ombre, dit-il, c est l’amour que le poète canadien manifeste à Jeanne, quoi j’en ressuscite aujourd'hui publi-|sur son M douleur, et le baiser quement le souvenir, la récente expé- est née l’Action libérale popu- j’ai reçu, en un moment, des adhésions |aire> dont le chef est mon atni, sans nombre, de membres de 1 Institut, Jacques Piou.Je vais vous lire ses d hommes politiques, d industriels, de statuts établis conformément à la loi, commerçants, de gens do toutes les ^ puisque vous m’avez demandé ce professions, et aussi, je vous prie de le qu’R fallait faire, je vous conseille de remarquer, de toutes les opinions.Et porganiser immédiatement chez vous, vous vous rappelez, lorsque les exécu- çe ja meilleure réponse à votre lions ont commencé, quel magnifique queatiou, et la meilleure conclusion de mouvement dans toute la France, à mon discours.Paris même où on n’était pas accoutu- ^ lai.je aux Roscoviteg.Le mé à de pareils spectacles, les femmes ^ VActi(m ivraie de Roscoff elles-mêmes descendant dans la rue et ^ fondé, et je souhaite aux lecteurs du Gaulois d'en faire autant, chacun fchez eux, le plus tôt possible.proposant comme but précis la défense des libertés publiques par tous les moyens légaux, quelque chose enfin comme ce que j'ai vu fonctionner en Angleterre sous le nom de Primrose League, et qui devint, pour les conservateurs, une si formidable puissance.Est-ce que vous croyez qu’avec une organisation pareille nous ne finirions pas par venir à bout de la poignée d’audacieux qui nous oppriment ?Car il faut bien eu arriver là : c'est fixer un vin ce.pour nous e e • jamais.La résistance légale dont la légitimité ne peut être contestée lui apparaît au contraire comme “la’seule féconde”: comme tion, pensez-vous que ce gouvernement serait blâmé par le peuple ?Non, loin de là, je vous l'assure, et ce gouvernement se serait ainsi élevé un monument impérissable dans l'Histoire et dans le cœur de ses concitoyens ; les autres nations elles-mêmes citeraient ce gouvernement comme un modèle à imiter.Ce ne serait pas tout, cependant, pour le défrichement do nos terres publiques, que d’avoir les capitaux indispensables, il faudrait encore de toute nécessité modifier essentiellement le système d’emploi de cos crédits de colonisation.A mon humble point de vue, ce n’est pas ici et là à travers la Province que la commission aurait dû exercer son action indispensable, mais bien plutôt au sein des départements chargés du défrichement de nog terres nouvelles.C’est là que se trouve le plus grand mal, pour no tout le mal.Et l’origine de cette maladie organique, c'est qu’on met trop do politique dans cette cause sacrée de l'établissement dé notre patrimoine national.Le seul moyen vraiment efficace pour faire cesser cette peste qui menace si forteme nt notre avenir pro* des moyens proposés.La violence est rejetée par lui.Sans compter peut-être des victimes dont nous ne pourrions parler sans larmes et sans remords, dit-il, vous seriez traités comme des rebelles par des vainqueurs trop heureux de se donner des airs de justiciers.Justement parce que nous sommes dans notre droit, il faut y rester, et, par conséquent, nous tenir, en protes tant, dans la légalité.Ah 1 la légalité I on me l’a reprochée violemment ; on m’a dit que c'était une duperie, un scrupule ridicule, uu moyen de ne rien faire.Eh 1 sans doute, la légalité, telle que les majorités de francs-maçons nous la font, n’est pas, en elle-môme| no bien respectable.Je m’y tiens, cependant, et je conseille à tout le monde do s’y tenir,parce que c'est le seul moyen, d’avoir raison devant l’opi- danger, il n’y avait qu’un cri.de rallie- pas dire donnant l’exemple aux hommes ! On s’est pas demandé, à ce moment-là si on était pour le roi, pour l’empereur ou pour la République : c’était comme, à la guerre quand la patrie est en A.dk Mus, de V Académie française.pour nous, nion publique et près de nos alliés ment :11 Liberté 1 ” Et soyez assurés que nos adversaires, habitués à la sou- • « 1 nécessaires.•» ». LA VÉRITÉ 0 PETITE REVUE y a plus de miséricorde qu’autrefois etc, déclare notre confrère.' Or trois colonnes plus loin, lisons l'entrefilet suivant : LAMARTINE exemple aux autres poètes contemporains, il n’a pas suffisamment respecté son génie.Il s’est dispensé du travail.Il a jeté ses vers comme ils venaient, tant qu’ils venaient.Incapable par dédain,—peut-être par une infirmité de sa trop riche et trop abondante nature, —d’étudier, d’élaguer, de polir.Le gravier qui charge see meilleurs poèmes les fera sombrer, ou le choix qu’il n’a pas su faire,opéré par d’autres, affaiblira ce qui sera sauvé.Nous avons eu dans ce siècle trois grands poètes : ils seront enterrés comme les rois barbares, avec toutes leurs richesses, et le fleuve passera sur ces opulents tombeaux.Celui de M.de Lamartine renfermera plus d’or et plus de magnificence que les autres et peut-être sera le plus oublié.nous Les membres de la commission d'arbitrage nommée par le président des Etats-Unis pour s’enquérir de la situation des mineurs d’anthracite en Pensylvanie prennent leur rôle au sérieux.D’abord, ils ont refusé, sans la moindre hésitation, le train spécial que les exploiteurs des mines voulaient mettre à leur disposition.Ils paient leurs propres dépenses.Ensuite, ils semblent vouloir aller au fond des choses, sans calembour.Ils sont descendus dans les puits des charbonnages et ont interrogé sur les lieux les ouvriers et les directeurs des raines.Ils ont aussi examiné soigneusement les misérables habitations des mineurs, leur nourriture, leurs vêtements.Il ne paraît y avoir qu’une chose qu’ils ] n'ont pas pu examiner : les livres des exploiteurs des mines.Ces messieurs ! refusent de les montrer.Serait-ce parce qu'on y constaterait des profits scandaleux ?La commission ] d’arbitrage | Il est beaucoup question, dans le moment actuel, de Lamartine, et l'on parle de lui Avec un enthousiasme qui nous étonne.Il n'cet pas inutile, crovone-nous, de mettre ecus lee yeux de nos lecteurs l’appréciation qu’ont faite de ce littérateur célèbre des critiques catholiques.Commençons par le maître.Voici ce que l’on peut lire, eoue le titre : La mort de Lamartine, dans le troisième volume de la troisième série des Mélanges, de Louis Veuillot, page 327 et suivantes.Cet écrit porte la date du 9 mars 1869 : " Lundi dernier, Ici membres de 1» commission d’arbitrage nommée pour régler la grève des mineure d'anthracite ont revu une leçon de chose* qui leur a indiqué d'une façon eiasante la valeur relative *ai% que, dans les régions houillères, on attache à la vie d mulet et à celle d'un homme.Plusieurs membres de iu commission discutaient un accident fatal qui était arrivé, veillé, dans la mine Dorruncc.Au un l'avant- cours de la conversation on découvrit que quatre mineurs avaient perdu la vie au même droit et de la même manière, et que cependant, la compagnie avait négligé dé faix-c mettre des barrières autour du puits afin d'empêcher les accidents de en- M.de Lamartine, depuis plus d’un an déjà, n’était plus de ce monde.La mort n’a fait que fermer son cercueil-Il semblait qu’il lui fallût du temps pour emporter une si grande poussière.Entre tous ces débris qu’on appelle des hommes, et qui forment le monde contemporain, M.de Lamartine était peut-être le plus vaste.Sa vie et sou œuvre l’attestent ; elles attestent aussi, hélas ! se souvenait plus.Un jour, à Jérusalem, relisant les psaumes de David, il a su pourquoi,sous son souffle profane, la harpe languissait 'comme un aiglon sans ailes ”, ce genre de w répéter.Le gérant général Wûrnnrr et plusieurs tic ses assistants écoutaient la conversation.Finalement, un di- ll lui a manqué ce qui n manqué aux autres, l'amour du vrai.Il l’a dit, car l’inspiration lui ouvrait toutes choses, ce* dvr- ni f ru dit au gérant général : “ devrait être Ve puits entouré immédiatement.Nou*y avons déjà perdu un mulet.” et il était fidèle à le dire; mais l’inspiration éteinte et la parole envolée, j distrait par la vauité de sou ùme, il ne Si cet incident que rapporte le Citizen est vrai, ce n’est pas précisément une preuve à l'appui de sa thèse, que le monde s’améliore.! qu’il ne fut pas le moins dévasté.Eu force, en intelligence, en courage, en dons de toute nature, il avait immensément reçu.11 avait reçu même une éducation chrétienne d’enseignements et d’exemples, bienfait des plus rares à l’époque où il naquit; et Dieu voulant mettre à l’abri tant de moyens qu’il lui confiait pour accomplir de grandes choses, lui avait donné encore la pauvreté.Dans notre numéro du S novembre, nous Cette atroce calomnie avons parlé de l'atroce calomnie dont certains chefs bleus, en tournée électorale dans l’Ouest, auraient été les victimes, d’après le Journal, de Montréal.Un de ces chefs, en présence des autres chefs qui Vont laissé dire, aurait accusé, à Macleod, ville de l'Alberta, les curés de la province de Québec d’avoir fait de faux rapports, lors du dernier recensement, afin de grossir indûment le chiffre de la population de notre province.M.T.C.Casgrain s’est empressé de publier une dépêche de M.Borden, chef de l’opposition, déclarant que son lieutenant Fowler n'avait pas tenu un langage semblable.De notre côté, nous avons donné le texte de l’article de VAdvance, de Macleod, affirmant que M.Fowler, en présence de M.Borden et autres chefs conservateurs, avait bien porté contre nos prêtres l’accusation d'avoir fourni des renseignements frauduleux ; et nous avons dit qu’il était tout à fait invraisemblable de penser que 1UM rance, publié sur les lieux mêmes, eût osé prêter à M.Fowler un langage qu'il n’aurait pas tenu.Voici maintenant que le Soleil, 20 novembre, publie une déclaration, signée par sept citoyens marquants de Macleod, dont deux catholiques et cinq protestants, qui affirment que le compte rendu des paroles attribuées à M.Fowler, publié par Y Advance, est tout à fait exact.M.Borden nie avoir entendu son Meute- M.Nantel et la Ligue qu’au moins deux journaux, à putt la l'iriU, mettent leurs lecteurs eu garde contre la Ligue de l’Euseignemeut de M.Langloâs.Ces deux journaux sont la Défense, de Chicoutimi, et la Motion, dont M.U.-A.Nantel est le directeur.Daus sou numéro du novembre, ce dernier journal dit que cette Ligue a été imaginée " par le jacobin Godfrey Langlois, rédacteur sous tutelle de la Patrie, qui enteud mettre ù côté du conseil de l’Instruction publique, une toute petite chapelle ardente chargée de dissiper les profondes ténèbres de l'obscurantisme clérical ”, Et lu Nation continue ainsi : Nous « iumrnes heureux du constater Ah î c’en qse U &> sitar et eoa brtîant délire N’tJi pu ]« feu du temple e; le clé de la lyre ! C'en que d e tout foyer toc amotr en le fea t C’eut qu'il t’aimait, Seifceur, Sam meeure et saai [doute, Que mo ft me i te# piedâ e'épa&cbait goutte à goutte 1 Et qa'oa me sait, quand oa l'écoute, S'il parle à eon égal ou s'il chanta à ton Dieu ! Jamaii l'amour divin qui soulève le monde, Comme Vastre des units dee msn soulève l’onde, Ne permit au limoa oh eee image a lai De s'approcher plus près pour contempler sa face.Et de combler jamais d'une plus sainte audace ^'immeasurable espace De la poussière i lai.99 #e e# Le doute et la vanité ont tout dis- persé en œuvres vaines, trop souvent blâmables.Cet homme, créé pour être grand, a douté de tout, excepté de lui-même, et sa vie apparaît comme un gaspillage immense.Il n’y a de beau dans son œuvre que des fragments.Ils sont nombreux, quelques-uns sont! grandioses, aucun n’est parfaitement pur.Non, il ne se souvenait plus ! Après ces vers, il a écrit Jocelyn, la Chute d'un Ange, les Girondins, et il a déroulé " V>M pour lui un moyeu comme un autre, de 6e venger do nom Evêques et des UïqucNt distingués qui ont charge de lu haute direction scolaire dans notre province." M.Langlois a brûlé, longtemps, du d^sir d’aller jeter de la lumière parmi ce corp» arriéré et indolent,mais on lui a fermé la porte au nez.De là, rage inaAHOUviasable du petit jacobin contre le Lieutenant-Gouverneur Jette; de vengeance corse à tirer de tous cos incapable* du conseil et fondation d’une Ligue de V Enseignement qui fera bien voir la petitesse du Grand Conseil de l’Instruction Publique et la grandeur de la Petite Ligue de l’enseignement.M.Nantel est d’avis que la Ligue de M.Langlois avortera.Nous le souhaitons bien, mais nous n’en sommes pas trop certain.Les œuvres mauvaises parviennent quelquefois, le diable ai-dunt, à s'implanter dans un pays, malgré l'insignifiance personnelle do ceux qui les lancent, à cause, surtout, de l’indifférence des catholiques éclairés qui no songent pas à crier au loup en temps utile.Par exemple, à part les trois journaux déjà mentionnés, quels sont les feuilles canadiennes françaises qui ont mis le public en garde contre la machine de M.Langlois ?C’est une douleur d’explorer cette: Ninive aux proportions colossales,riche i , ., .de métaux précieux encombrés d'ar- i ” ‘"«'e =‘ inconsequent, vte pol,tique, gile ; tout v porte la marque du génie ' * 1 °”a ïu Uute“r d“ el et la marque de la défaillance, et !dea H*™™ de3 Angles, des Saxons, etc., se Ripon, a fait un discours ou confé- réfugièrent les uns dans le pava de rence sur “le christianisme naturel", Galles, les autres dans la vieille Arme-et au cours de son étude il a émis des] riqUe à laquelle ils] donnèrent leur doutes sur deux dogmes fondamen- nom.De là, l'analogie entre la langue taux du christianisme : la naissance du | galloise et l’idiome breton: ¦ “ Le vol de Vindemnité concordataire de Bon Eminence a soulevé une indignation générale, d'autant plus qu’on ne voit aucun prétexte pour cet acte de violence.“Les graves professeurs de V Université d’Oxford demandent avec un véritable ahurissement où est le corpeuss delictaï, ce qui veut dire, je crois, le corps du délit {corpus delicti) reproché à Véminent prélat.je ne me trompe, il est question d'organiser une souscription en Angleterre pour indemniser le cardinal Perraud du vol commis à son préjudice.M scs s’ajoutent l’excédent des recettes sur les dépenses du précédent compte 1900 et la somme restant à la disposition du Saint-Père pour ses œuvres orientales, Christ d’une vierge et la résurrection j Mais la ressemblance s'arrête là.au moment de la clôture do l’exercice du Christ d’entre les morts, dogmes Tandis que la Bretagne est restée fon-1900, soit en tout: 6,893,224 francs, formellement énoncés dans le Symbole dèremeut catholique, la vieille foi a des Apôtres.Le Dr Fremantle jette | disparu du pays de Galles dont la Le réveil des auss' des doutes sur la réalité des mi- “ Si LE DIVORCE EN ITALIE population professe le protestantisme volca* racles de Notre Seigneur, et, générale-1 étroit dôS sectes dissidentes ment, sur tout ce qui est à la base de la Foi chrétienne.Son discours, cela m Convulsions du monde physique éruptions niques dans les Antilles coïncide avec ce que les savants appellent "l’activité sismique’’ dans le monde entier, dit la Semaine religieuse, de Cambrai.C'est ou, comme on dit ici, non-conformistes.[I y avait un apostolat à exercer capable d’at-va sans dire, a fait scandale, et tous|tirer les Qblats de Marie, les journaux religieux de la secte anglicane, Loi.pour le règlement des famille! est le titre que le gou vernement italien a donné à la loi dur le divorce, qu’il va présenter dans quelques jours au Parlement.Cette loi n’accordera le divorce que dans un nombre de cas assez limité, tels que condamnation infamante, coups et blessures grèves, etc.A l’aide de œs palliatifs, on espère triompher de l'opposition qui s’annonçait- comme devant être des plus vives.Plus tard, au moyen d'articles additionnels, on rendrait la loi aussi sectaire que possible.les Deux prêtres bretons, appartenant moins un, The Rock, s en j ^ jeur Congrégation, arrivèrent, il y a sont émus.Plusieurs demandent que| quelques mois, dans lejpays de Galles, le Dr Fremantle soit excommunié à une île qui s’effondre sur les côtes du Japon, une autre île que la mer “boit" avec tous ses habitants sur les côtes de sur l'invitation de Mgr l’évêque de Menevia.L’un d'eux, le R.P.Mérour, titre d’hérétique.C’est une honte, disent-ils, de voir un homme qui l’Amérique centrale: c’est le volcan des îles Haswaï qui fait parler de lui; ce sont les volcans “glacés" de l'Alaska qui semblent se préparer à faire fondre les glaces boréales ; ce sont les volcans des Etats-Unis et de l’Amérique espagnole qui jettent des flammes et des fumées inquiétantes ; c’est, dans notre Europe : le Stromboli qui se fâche, le vieux Vésuve qui semble disposé à recommencer les ravages d'autrefois, enfin c’est la terre qui tremble un peu partout, dans nos Pyrénées, dans la Gironde, en Espagne, en Grèce, au fond de l’Asie russe.Le monde physique semble suivre les convulsions du monde moral, ou plutôt leur obéir.vint planter sa tente dans le comté de s attaque aux fondements mêmes du Merioneth, où il ne reste plus de vesti-christianisme continuer à occuper un ges du catholicisme, poste où il n a été placé que pour C’est à Blaenau.Ffestiniog, paroisse enseigner la foi chrétienne.D autres dan6 laquelle une voix catholique ne s’était pas fait entendre depuis la prétendue Réformation, qu'il s’établit.A quelques jours de là, une petite feuille volante était distribuée dans expriment la crainte quo ces déclarations du Dr Fremantle ne fassent PETITES NOTES tomber un grand nombre d’anglicans dans l’incrédulité et u’eugagent d'autres à entrer dans l'Eglise de Rome.En effet, on peut espérer que ce langage scandaleux du Dr Fremantle et des autres révérends sceptiques que renferme l'église officielle de l’Angleterre hâtera le mouvement de retour des âmes d’élite parmi les anglicans vers la sainte Eglise catholique.— Les dépêches nous apprennent la mort subite de herr Ivrupp, le grand fabricant de canons et l’homme le plus riche de l’Allemagne.—Certains Doukhobors, mécontents du Canada, voudraient aller s’établir aux Ejtats-Uuis.Ils ont adressé une lettre au président Roosevelt demandant des terres publiques.Le président a refusé.tout le voisinage, sur laquelle on lisait : " Dieu et pays de Galles.Dimanche prochain, la mission bretonne de Saint-Cadoc, dans Church Street, sera inaugurée.La sainte messe sera chantée à 10 h.& ; sermon en langue galloise, cantique gallois et bénédiction du Saint-Sacrement le soir à]6 h.Sou-venez-vous-en : tous les Gallois sont cordialement invités à venir.Votre — Toujours la loi de lyuch.On mande d’Elizabethtowu, Etat du Kentucky, qu’un homme, nommé Harlau Buckles; qui venait d'être condamné Le correspondant romain de la Semaine Le drapeau Sacré-Cœur Nous nous permettons de faire l'extrait suivant d’une lettre reçue, ces jours-ci, par le directeur do la Vérité.Elle vient d’un religieux : “ Dieu le veut.Arborons pieusement et intrépidement le saint drapeau du Cœur adorable de Jésus.A l'instar de la France, ne refusons pas au Cœur de Jésus cette pieuse manifestation de foi, de réparation et d'amour.Continuez donc, très cher monsieur, à plaider constamment en faveur de cette œuvre nationale qui est demandée depuis des siècles par Notre Seigneur Jésus-Christ, même pour notre cher Canada.Car notre pieux pays, vous le savez, faisait partie de la France lorsque Notre Seigneur demandait à la bienheureuse Marguerite-Marie do faire mettre Vintage de son Cœur adorable sur le Nouveau plan de la secte religieuse, de Montréal, numéro du 22 frère de Bretagne.Pierre Mérour, novembre, signale une nouvelle tenta- O.M.I." tive des ennemis de l’Eglise pourame- Au jour et à l’heure fixés, la messe ner une rupture entre le Pape et la fut célébrée dans une vaste salle où France et pour jeter la responsabilité quatre-vingts personnes prirent place, de la rupture sur le Souverain Pontife.Sur ce nombre il n’y avait que huit Voici le projet.Le roi d’Italie irait catholiques : quatre Irlandais et autant JU9t,ce* faire visite à M.Loubet, à Paris.Le d'Italiens.La tenue du reste de Vau-président de la République rendrait cette visite au roi d’Italie à Rome même.Puis il demanderait une audience au Pape.Celui, d’après la règle qu'il s’est tracée, ne pourrait pas le recevoir, car depuis l’occupation de Rome par le roi d'Italie, il est parlai, tement entendu que les chefs d’Etat catholiques qui iraient au Quirinal ne pourraient pas être reçus au Vatican.Aussi jusqu’ici aucun chef d’Etat du aux travaux forcés à perpétuité, pour meurtre, a été sorti de la prison par une foule de 50 à 75 personnes et pendu dans la cour du palais de — A Montréal, ou se lamente sans cesse aur le manque de ressources suffisantes pour faire face aux dépenses les plus urgentes, afin d’améliorer les rues, de protéger la propriété et môme la vie des citoyens ; et pendant ce temps les êehevins se lancent avec un redoublement d’ardeur dans la voie des dépenses extravagantes en faveur de bibliothèque et d’hôpital.Le tout eu vue de faire de la neutralité sectaire ! ditoire laissa beaucoup’à désirer pendant la messe, des {remarques d’un goût contestable furentjfaites à haute voix.La presse locale,{bien qu’hostile au catholicisme, réprouva cette attitude.Il y a eu des plaintes, dit le Herald Cymreig, au sujet de la conduite de ceux qui sont allés entendre les papistes à leur première réunion.Qu’on noue permette de dire que ce n’est pas LA VÉRITÉ S vmvnflp À pnm • efitié tous les clirSUens, et ce n’est pas] Dieulîouffrè violence'; c’est un travail DlDLdUUlWll ; de cela qu’il s’agit Je parle d’une] de longue haleine.Notre tâche, i\nous, J attitude qu’on serait tenté de croire! n’est peut-être que de la faire avancer spéciale à l’Eglise do ce temps-là ; or d’un pas.Eh bien, faisons-le avancer rien de pareil n’est à retenir.Ce qu’il d’un pas.Un autre viendra après nous, y avait de particulier alors et dont qui le fera avancer d’un autre pas, et nous sommes maintenant déshabitués, ainsi de suite, et les efforts des uns, c'est que le peuple était chrétien, ce qui faisait que des œuvres d’essence chrétienne venaient au jour avec le caractère du peuple, et c’est de quoi la danse Macabre mérite de rester comme l’exemple le plus mémorable.” Lettré des plus délicats, M.Dimier a l’érudition délectable, et la langue néo-grand siècle qu’il manie avec une belle aisance ajoute beaucoup de saveur ù ses exposés ingénieux.Son opuscule est, sans vaine hyperbole, un régal littéraire.La symbolique dont les Danses Macabres sont un exemple, concîut-il, " est morte probablement pour toujours, mais l'esprit qui les a dictés est éternel comme l’Eglise et ses enseignements.A travers tant d’années écoulées et tant de révolutions dans les mœurs, nous eu sentons la force et la salutaire rigueur.Ce sont de ces reliques des siècles qui ne plai hommes aux longs regards et aux sent pas seulement par leur rareté, et ! éternelles espérances par le charme d’un tour antique et dès! longtemps passé de mode, mais qui se font encore chérir pour l’éloge qu’elles font du passé, et rechercher pou r les leçons qu’elles donnent.” ressources fabriciennes nécessaires ft l'entretien, à la décence et A la spleiv deur du culte divin, ont une valeur à part, indépendante do la valeur du sacrifice, honorent davantage lu jesté de Dieu et lui procurent une plus grande somme de gloire; qu'ainsi, des prérogatives spéciales sont attachées ft ces solennités liturgiques ; que, selon toute vraisemblance, l’application du fruit du saint Sacrifice est alors fuite par Dieu dans une mesure plus large que les Ames du Purgatoire y trouvent des secours plus abondants ; qu’en un mot, il est permis de croire qu’un seul de ces services chantés équivaut ft nombre plus considérable de messes basses ou privées.(Mgr l'Evtquc
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