La Vérité, 1 décembre 1902, samedi 6 décembre 1902
-T#; •I N (itteton ?102 ru* Si, Ifuay 1 jnnv 1903 NOTRE-DAME DE QUEBEC, SAMEDI 6 DECEMBRE 1902 Marne ANNEE No.14 LA VÉRITÉ AVIS ABONNEMENTS Canada tt Étal* Vais Un an.Six mois Étranger (Union postale.) U* AN Toute demande de CHANGEMENT D1 A DRESSE DOIT ÊTRE ACCOMPAGNÉE DE L’ANCIENNE ADRESSE.*2.00 11.00 REVUE HEBDOMADAIRE " VERI7AS LIBERABIT VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES Téléphone : 712 f.13.60 —Tardivel, Directeur-Propriétaire Bureaux : Chemin Sainte-Foye prés Québec N.-D.DE QUEBEC SAMEDI 6 DECEMBRE 190-2 certes pas " les congrégations elles-mêmes et les évêques qui l’y ont mise.” Les uns et les autres ont poussé le juste respect des lois de leur jusqu’aux phrase du Radical, c’est l’aveu que le parti qui aspire il cette séparation, voudrait bien en faire retomber la faite par les congrégations.” Je vous prie de vouloir bien m’adresser, le plus tôt possible, les obser valions et moyens de défense que vous jugerez convenable de présenter.Agréez, monsieur l’évêque, l’assurance de ma haute considération.pontificale promet ensuite une modifi cation qui sera d’une grande utilité pour les études bibliques.Le Pape fera rassembler dans une salle à part de la Vaticane tous les manuscrits de la Bible et les commentaires qu’elle possède.Les consulteurs auront ainsi sous la main les éléments pour le travail de comparaison et pourront se rendre compte de l’évolution de l’herméneutique.La mesure pontificale vient à un moment opportun, car à une époque où Von bat en brèche l’Eglise de tous les côtés, il est douloureux de voir quelques catholiques s’unir inconsciemment à ses ennemis pour saper les fondements mêmes des Livres Saints, prendre les mirages allemands pour de la science qui a fait ses preu ves, et croire plus volontiers les affirmations d’au delà du Rhin que l’enseignement de la tradition catholique.Le Pape et la Pétition des Evêques pays extrêmes limites.Cette 7/j Rupture possible et scs auleurs responsables.— La Rupture d scs conséquences Le président du conseil, E.Combes.responsabilité sur l’Eglise elle-même, aux veux du pays.C’est qu’en effet cette séparation aurait des suites redoutables.Le rédac- Conseil d’Etat leur du Malin qui fit taut parler de lui et de ses racontars de Rome, ne cachait pas à ses patrons et à ses lecteurs que le silence du Pape n’était ni de l’indifférence, ni de l’approbation ; que si le Pape poussait l’expectative aussi loin que le conseil-une élémentaire prudence, la France tout entière, sans distinction de partis, devait lui en savoir gré ; ajoutait-il, la parole du Pape en ce moment, ce peut être la rupture consommée, et cette rupture, ce serait le signal des plus grands maux, par exemple, la guerre civile et la fin de notre influence en Orient.Il est possible que malgré le génie et la sagesse de Léon XIU, la France en arrive à ces extrémités.Ce ne sont point en tous cas les avertissements qui auront manqué aux sectaires, responsables de ces catastrophes.Il y a même déjà des leçons de fait.(De la Francs chrttirnnr, 13 noveml rr.) La pétition de l'Episcopat aux représentants de la France est regardée ù Home comme nn grave et très heureux événement.La presse ministérielle a engagé sans tarder une campagne de mensonges perfides pour faire croire que le Pape désapprouvait cet acte, soit pour sa forme, soit pour son opportunité, et qu’il accepterait même de donner un semblant de désaveu, sur les instances du gouvernement Le public catholique a promptement jugé la valeur de ce grossier roman.La vérité, c’est que le Pape a donné la plus entière approbation à cet acte, qui est d’ailleurs dans l’ordre des choses et qui vient à son heure.Quand il fut question de la loi elle-même, soit à la veille de la discussion, soit au lendemain de sa promulgation, c’eat le Souverain Pontife qui se chargea de redire haut et clair la vérité, et de protester, de conseiller.Ces documents datent d'hier.Aujourd'hui que le Parlement est sur le point d’appliquer la loi, il est logique que de noveau se fasse entendre la voix du bon sens et du patriotisme ; et après celle du Pape qui se réserve pour des interventions plus graves encore, n’est-il pas heureux que cette voix soit celle de l’Episcopat français tout entier ?Les adversaires de l’Eglise ont bien senti la force de cette concorde des évêques entre eux et avec leur chef suprême : et c'est une manœuvre habile de leur part, mais condamnée à l’insuccès, que de chercher à insinuer partout, et jusque dans les organes où on s’attendrait le moins à rencontrer leur inspiration, le bruit de je ne sais quelle désapprobation et quel “ chagrin ” du Souverain Pontife.On peut-être sûr que rien n’est plus faux que la possibilité de ce désaveu.Section de l’Intérieur, des Cultes, I> l'I nstruetion publique et des Beaux-Arts sur son voyage Paris, 27 octobre, Monsieur l’évêque, J’ai l’honneur de vous informer qu’un délai de dix jours, expirant le 7 novembre prochain, vous est imparti pour prendre communication, au secrétariat général du Conseil d’Etat, du recours pour abus qui vous a été notifié, à la date du 24 octobre rant, par M.le président du Conseil, ministre de l’Intérieur et des Cultes, et présenter tels observations et moyens de défense que vous jugerez convenables.lait car cou- UN CHEF CATHOLIQUE AUTRICHIEN Veuillez agréer, monsieur l’évêque, l’assurance de ma haute considération.Noue lise as dans le Journal de lAin, en date du 14 novembre : Quelle bonne leçon nous arrive de la capitale autrichienne, longtemps exploitée, elle aussi, et volée par la bande juive ! Les élections autrichiennes du 28 octobre et du f» novembre marquent la victoire définitive des antisémites ou “chrétiens sociaux".Au scrutin rural pour le Landtag de la Basse-Autriche, les partisans de M.Lueger ont obtenu tous les vingt et un mandats ; dans la Haute-Autriche, ils conquièrent également tous les dix-neuf pièges.Au scrutin urbain, ils gagnent six sièges, malgré lu “géométrie” électorale qui favorise les “libéraux”.C’est un peu après l’antisémitisme français de Druraont qu’on entendit parler pour la première fois, en France, de l’antisémitisme autrichien.D’abord, ce furent quelques succès aux élections municipales, puis un petit nombre de sièges conquis, soit à la Diète de la Basse Autriche, soit au Parlement de l’empire.A chaque épreuve électorale, le nombre des élus augmentait et les candidats qui ne passaient pas encore voyaient grossir le nombre de leurs voix.Enfin en 1895, le parti dit libéral et qui est, comme eu Belgique, tout le contraire de libéral, perdit la majorité à la Diète de la Basse Autriche ; aujourd’hui il est en poussière.Mais aussi quel homme hardi et persévérant que son chef M.Lueger 1 Et quelle intégrité 1 II a expulsé la Compagnie du gaz et pris le gaz en régie municipale ; il a expulsé les La lettre|Compagnies de tramways et munici- Le Président de i.a Section.LES EVEQUES ET LE GOUVERNEMENT De la correspondance romaine de la Croit de Paris : Voici le texte des deux avertissements adressés par le F.-, minoré apostat Combes, président du Conseil, ministre de l’intérieur et des cultes, et par le Président de la section du Conseil d’Etat chargée de l’intérieur, des cultes, etc., aux 74 évêques signataires de la Pétition en faveur des Congrégations : La nouvelle Commission biblique que le "Souverain Pontife vient de fonder par sa lettre du 30 octobre n’est point la meme chose que la Commission instituée le 13 janvier dernier.Alors, il s’agissait d'un choix de savants épars dans le monde, qui de valent étudier sur place certaines questions et envoyer leur rapport à une Commission de trois cardinaux.Cette fois, sans toucher à cette organisation, le Souverain Pontife a jugé sage de ne point faire peser exclusivement sur les cardinaux le poids et le travail de la révision de tous ces rap ports.Pour ce motif, il constitue une Ministère mt l’Intérieur et des Cultes Direction dkh cultes Manifeste collectif déféré pour abus au Conseil d’Etat Infraction à l'article 4 de la loi du 18 germinal an X.Monsieur l’évêque, J’ai l’honneur de vous informer que, sons réserve des autres mesures qui pourraient être prises par le gouvernement et pur application des articles 6 et 8 do la loi du 18 germinal an X, j’ai déféré pour abus au Conseil d’Etat le document que vous avez signé avec soixante-treize de vos collègues de l’épiscopat, document rendu public, et qui a pour titre : “ Pétition à MM.les sénateurs et A MM.les députés ou faveur de la demande d’autorisation | général des Frères mineurs.Paris, 24 octobre.Commission de cardinaux qui seront aidés par des consultent résidant à Rome, tiendront des séances régulières, prendront des résolutions, collectives ; mais celles-ci ne seront publiées qu’a près avoir été soumises au Souverain Pontife par le secrétaire de la Commission.Ou assure que trois car dinnux seraient d’ores et déjà désignés |K>ur faire partie do cette Commission : ce sont les cardinaux Parocchi, Segna it Vivès.Très probablement, le secré taire en sera le P.Flemming, vicaire * * La pétition épiscopale est d’ailleurs dans la note môme des documents pontificaux, dont elle répète les graves avertissements ; il faut être de mauvaise foi pour y trouver quoi que ce soit qui justifie lee cris de feinte colère et les demandes de vengeances brutales.Non, quoi qu’en dise le Radical, si “ la France eet placée sur la ligne qui mène tout droit à la séparation de l’Eglise et de l'Etat ”, ce ne sont 083206 O LJL VÉRITt palisé leurs entreprises.Qui ne devine vers la perfection, vers l’idéal qu’ils] n'indique que le C.N.R.serait protout ce qu’il est bienséant de sous» u'atieignent jamais, mais dont ilsilongéà l’est de Port Arthur et_Fort entendre au sujet de cette reprise par] doivent essayer de se rapprocher plus William.Au contraire, tout nous porte la Ville et du gaz et des tramway* ?f ou moins.¦ à croire quo le but de MM.McKenzie Quelle Compagnie pourvue de rail* Or la perfection, ’’idéal en fait do et Mann a été de faire de ces deux lions n’est pas disposée à des sacrifices, transcontinental doivent être recher- postes leur terminus et d’apporter aux quand elle voit sa proie lui échapper?) chés lo.au point de vue du commerce, Compagnies de navigation des grands On avait accepté" l’Antisémitisme: du trafic en général : 2o.- aV point de Lacs le grain.etc.,que celles-ci transpor-parce qu'il avait promis la probité) vue canadien, c’est-à-dire national; tenaient à Détroit et à Buffalo.Hormis, rigoureuse à un peuple fatigué de j 3o.au point de vue impérial, puisqu'il toutefois, que la politique de M.Tarte l’improbité.1' Orf ie garde parce qu'il faut tenir compte dé*-notre situation ne soit adoptée et que ce grain ne soit n’a pas tourtié en >rtr d’affaWétfpblitiqtie-: " .expédié paf Ta Rivière dés Français, le qu'il est resté rigoureusement, intrai- Au point de vue des affaires, l’idéal Lac Nipissing, l’Ottawa et le Saint-tablement, le parti de la chose publi-'de tout transcontinental, c’est la voie Laurent.j la plus droite, par conséquent la plus1 Mais admettons que le C.N.R.En second lieu, il est le parti! courte ; c'est aussi celle qui est la plus prolonge sa ligne vers l'Est et dites national, car les “libéraux” sont ven-j susceptible d’ouvrir à l’agriculture, au dus à la Prusse et au Protestantisme ; leur devise est : Zo?ron Ron\ /(l) En troisième lieu, on a marché der- Il en sera ainsi parce que c'est dans l’intérêt de ceux qui font la finance du C.N.R , dans l'intérêt du Grand-Troue, ot dans celui de MM.McKenzie et Mann eux-mêmes.Quant à l'intérêt du pays il u’en saurait être question.Les objections que nous avons formulé contre le C.N.R.s'appliquent donc entièrement et parfaitement Grand-Tronc-Pacifique.Nbns en savons pour dire au ' suffisamment déjà avec assez de certitude que nous serons appelés soit à donner 25 millions pour aider à l’accomplissement de ce projet qui ne sera d’aucune utilité quelconque pour Ontario, mais surtout pour Québec, soit à garantir 5o;o d’intérêt sur le capital c-ntier de la Corugagnie Grand-Tronc-Pacifique.Eli bien, c’est ce à que.nous,après avoir examiné la carte, si ce ' commerce, à l'industrie le plus grand ne serait pas en longeant le C.P.R.au territoire.Ces deux conditions, comme ] nord du Lac Supérieur et en sc reliant Va dit sir jSanford Fleming, sont les au Grand Tronc à North Bay?premières dom il faut tenir compte en II est impossible qu'il n'en soit pas localisant une voie transcontinentale, ainsi, et s’il en est ainsi, aurions nous En outre il faut, pour un transcon- ce qui doit primer toute autre continental canadien, une troisième con- sidération dans une ligne transcondition, condition de la plus grande tinentale, c’est-à-dire une voie droite importance, essentielle même, qui et courte et qui nous ouvrira de nou-s'impose, c’est que ce chemin soit à veaux territoires ?Non.Sans compter l’abri des convoitises de nos voisins les que le terminus de cette voie sur Américains ; qu’il ne puisse jamais se l’Atlantique serait tout probablement raccorder à un chemin de fer des ou Portland ou Boston.rièrc un chef qui marche : on ne s'est pas arrêté parce qu’il ne s’arrête jamais, et il ne s’arrête jamais, parce qu’il sait que les mouvements de ses troupes dépendent des siens, et qu'en conséquence, son immobilité ferait de lui l’obstructeur du parti.Député au Parlement et à la Diète, maire de Vienne et, va cette qualité, chargé d’une besogne administrative immense, puisque la commune est Etats-Unis et lui donner notre trade ; autonome, Charles Lueger se retrouve en un mot, qu’il offre toutes les garan-le soir tribun et remueur de foules.quoi nous nous opposons comme devrait s'y opposer toute la Confédération, surtout î vieilles provinces, si elles naient leurs véritables intérêts.Ce qu’il faut aux vieilles provinces, c’est un transcontinental fournissant la ligne la plus courte entre le Pacifique et l'Atlantique, territoire nouveau qui leur fournira de nouvelles richesses à exploiter et qui leur apportera des revenus nouveaux.Les revenus des provinces sont de moins en moins proportionnés aux dépenses indispensables ; il leur en faut nécessairement d’autres pour taire face à l'administration, et elles ne Us trouveront que dans leurs territoires nouveaux, à moins que le gouvernement fédéral ne leur vienne en aide en augmentant notablement les subsides fédéraux.as comprc- traversant un Il y a encore uue autre considération d’une grande importance pour nous, habitants du Canada, considération que nous ne devons jamais perdre de vue, c'est le fait que le C.N.R.est exposé à devenir une ligne américaine.En effet, qui est-ce qui empêcherait J.J.Hill d’obtenir le contrôle de ce chemin et de détourner son trafic, à Winnipeg, par le Northern Pacific et Manitoba R.R., le St-Paul-Minneapolis et Manitoba R.R.et de l'amener soit à Milwaukee, soit à Chicago ?Rien ne peut empêcher cette mal heureuse éventualité qui priverait le Canada du fruit de ses placements et des efforts qu'il fait pour développer notre commerce.Mais même en supposant que leC.N.R.vienne se souder au Grand Tron;, quêlle garantie avons-nous que le trafic ne sera pas à l’avenir, comme cela a été dans le passé, dirigé sur un port américain ?Le C.N.R.n’offre donc aucune des conditions exigées pour un transcontinental, ni au point de vue commercial, ni au point de vue national, ni au point de vue impérial.Ce chemin peut, doit même être avantageux pour Manitoba et l’Ouest, mais il ne l'est ni pour Québec ni pour Ontario.ties possibles qu'il restera chemin Heureux les pays auxquels la Pro-; canadien, vidence envoie de tels hommes 1 | Un trans-contiuental canadien doit : être assez éloigné de la frontière américaine pour qu'au moment pevcholo- (l)Moü allemands qmsigniàmt : a,,- gique H ne puisse pas tomber entre les .w-™ d» Note de la I7rfe>.mains de nos voisins, pour qu’il puisse j toujours servir à transporter des troupes, anglaises ou canadiennes, d'an océan à Vautre.J.-M.VlLLEFBANCHE.LE SRAM) TRONf - PUIHOl t Le Trans Canada est celui des trois transcontinentaux projetés qui se rap; proche le plus de cet idéal.C’est ce qui ! ressort de l’étude sur la carte géogra-! phique 'les différentes voies projetées.Ce qu’il faut encore aux vieille»pro-vinces, c'est un transcontinental qui fournisse la ligne la plus courte- entre Yokohama et Liverpool.C'est enfin une voie qui offre les conditions que nous avons mentionnées plus haut.Que le Grand-Tronc construise avec ses propres ressources le chemin projet*-, nous n’y avons pas d’objection, mais nous nous opposerons â ce qii’il le construise avec notre argent.— ET LES — TRANSCONTINENTAUX Depuis dix ou douze jours les jour naux ne parlent que de projets de; chemins de fer, et surtout de celui du ! Le C.P.R.nous a coûté 60 mil-Grand Tronc de construire une nou- lions ; il a développé cet immense vellc ligne transcontinentale qui porte territoire de l’ouest qu’il traverse et au rait le nom de Grand Tronc Pacifique point de vue commercial s'il n’existait M.Rayes, gérant général du Grand déjà il faudrait le construire.Ce n’est Tronc, a commencé par nous faire sa- pas ici le temps de dire la situation voir que sa Compagnie n’avait besoin, ; qu'il a faite aux vieilles provinces, les pour l’execution de son gigantesque dangers qn’il nous a créés au point de plan, d’aucun secours du gouverne-, vue politique.— Qu’il nous suffise de ment.Puis il nous a fait dire qu'il ne; dire que le C.P.R.est bien trop rap-voyait pas pourquoi le gouvernement j proche de la frontière américaine pour du Canada ne lui accorderait pas un que nos voisins ne soient pas tentés de subside de 25 millions.Enfin le Finan \ s’en emparer, et en prévision d’un cial News, de Londres, nous apprend] conflit militaire entre les deux pays et que le Canada sera probablement ap-j pour en détourner l’immense trafic eu pelé à garantir l’intérêt de 5 par cent! faveur des chemins de fer et des ports surtout le capital de la nouvelle}des Etats-Unis.Compagnie.Toutes ces nouvelles, probablement véridiques, mais ne faisant connaître qu’une petite partie de la vérité, nous portent û croire qu’un groupe puissant de capitalistes va tenter de Truster la province de Québec des avantages auxquels elle a un droit indéniable, si un nouveau transcontinental doit être construit.Les lecteurs de la Vérité aimeront peut être à avoir quelques renseignements sur ce sujet.Le Pacifique Canadien (C.P.R.) Le Traut-Canada.Variant, soit de Saint-Alphonse sur le Saguenay comme c'était d'abord l'intention des promoteurs, soit de Tadousac comme il serait peut-être plus avantageux, soit de Québec, comme le suggère sir Sanford Flemming,le Trans-Canada se dirige vers la B tie James en traversant un immense territoire nouveau, contenant d’inépuisables richesses en bois à pulpe, en I ouvoirs d'eau, en terres arables, terri» toire qui appartient à la province de Québec et qui ne sera jamais développé si le Trans Canada n'est pas construit.Et il Tronc-Pacifique réussit A obtenir du gouvernement les subsides qu’il désire en obtenir, car le gouvernement n’a pas les moyens et n’aura pas la volonté de subventionner les deux lignes.De la Baie James le Trans-Canada passe à travers la partie septentrionale du Nouvel-Ontario — que seul il développera — poursuit sa route vers l’ouest cl le nord en prenant comme point do repaire l’extrémité nord du Lac Winnipeg, la vallée de la Rivière à la Paix et Fort Simpson qui doit en Grand Tronc Pacifique.M.Hays nous a dit par les journaux que le Grand-Tronc-Pacifique serait le prolongement du Grand-Tronc depuis North Bay ou Gravenhurst, en longeant le C.P.R.à une distance plus ou moins rapprochée de ce dernier, au Nord des grands lacs, puis se dirigerait vers le nord des lacs Nipigon et Winnipeg et la côte du Pacifique.Nous pensons bien que ceci n’est guère vrai et que la vérité vraie, comme tout porte à le croire, c’est que le Grand Tronc ira se souder au C.N.R.à Port Arthur ou Fort William, utilisant ce chemin en zig-zags jusqu’à Edmonton.Il est raisonnable de penser qu’il en sera ainsi ; d’ailleurs les dépêches de samedi nous l’annoncent d’une manière presque certaine.Canadian Northern (C.N.R.) Partant de Fort William et Port Arthur le C.N.R.suit une route parallèle au C.P.R., au sud et à très peu de distance de ce dernier et ce rend à Winnipeg, après avoir touché le territoire des Etats-Unis.De Winnipeg il se dirige vers le Nord-Ouest en zigzaguant jusqu’à Edmonton qu’il at teindra bientôt, et de là il gagne la côte du Pacifique.Le C.N.R.n’est donc pas une ligne courte et il n'ouvre guère de territoire nouveau qu’à partir de Winnipeg.En toutes choses, le# gouvernements Quelle serait la direction de ce che-comme les individus, doivent tendre min en venant à l’Eet ?D’abord rien no le sera jamais si le Grand- Ce que doit être un Transcontinental.I. LA VÉRITÉ 3 ftrc le terminus sur le Pacifique.Nous aurions donc avec le truns- on s Canada la ligne la plus droite, la plus courte, d'un océan à l’autre et de Yokohama à Liverpool ; une ligne passant, comme le C.P.R, autrefois, entièrement uou- '-’est le* Truns Canada et i .voy-1 Chapelle, plusieurs compagnies parti- dans le Fomightly Review a mal étudié ) ns pourquoi es gouvernements ne culiercs dont chacune possède plus de la nature du loyalisme des Canadiens-se montreraient pas pour ce chemin biens que tous les ordres religieux français.~ l^,Krcux flu ^ on*' Pour ^ ensemble.Ce loyalisme est très réel : lee nôtres Finalement-, Sa Grandeur a exprimé l’ont prouvé en maintes occasions, au sou indignation au sujet de la façon prix môme de leur sang.Mais, enfin, dont les intérêts catholiques, dans la il peut, à la longue, faire place à un question scolaire, ont été sacrifiés aux autre sentiment, si l’on soumet les ».Philippines.En admettant, dit elle, Canadiens-français à une trop forte ¦M'Cfr1 (L, fl cl p 0118 Gt qu’il fût à propos d’introduire dans provocation.| .• j les îles le système américain des écoles S * 611ÇJ10UX Ipubliques, il n’était point nécessaire pour le gouvernement des Etats-Unis Mgr Chapelle, archevêque de la M’y envoyer, comme surintendants, I qu’il a données depuis 1775, il n’est Nouvelle-Orléans et délégué apoetoJ inspecteurs et instituteurs, chargés de pas loyal, on finira par lasser la pa-lique ù Cuba, est actuellement à Rome ^organiser le système scolaire, pour tience de Jean-Baptiste, le plus patient où, quoi qu’eu aient dit les journaux chaque catholique, pas moins de sept des hommes, pourtant.Fourrait ou le blâmer s’il venait à nous ne Jérûmk Aubry.A travers un pays veau,fertile et riche w,pour le mois de décembre, va publier un article alarmiste intitulé : 44 L’invasion étrangère du Canada—Vie Foreign Invasion of Canada M.L’article se base sur la récente déclaration, faite par le descendant d'un Loyaliste de V Empire-Uni.qne l’Angleterre pousse le Canada dans les bras des Etats-Unis en négligeant de fournir l’argent dont le peuple canadien a besoin pour développer ses industries naissantes.44 L’auteur de cet article, qui a parcouru le Canada,l'automne dernier, déclare que la province de Québec devient plus française que la France et plus cat bob que romaine que n'importe quelle partie du monde.La prétention, ajoute-t-il, que les Canadiens-français sont de loyaux sujets de la couronne est un conte de fée.Il n*existe pas, dit-il, de Canadien de langue anglaise qui ne se moque des histoires touchant le loyal istnt des Canadiens-français qui se publient en Angleterre.Il cite des chiffres officiels, fournis surtout par Ottawa, pour établir l’américanisation de l’Ouest canadien, tandis que la dépendance dans laquelle çç trouve le Canada A l’égard des agences de New Yôrk pour ses nouvelles anglaises terni au même résultat, 2428 " Quelque soit le poiut de vue auquel ou se place, qu’on soit homme d’affai rts, homme politique, industriel, culti valeur, commerçant, surtout si l'on vise aux intérêts de la province de Québec,on doit admettre que le TransCanada est, sous tous les rapports, la ligne la plus avantageuse.Si le gouvernement doit accorder à un nouveau transcontinental l’aide qu’il a jadis donnée ou C.P.R, c'est au Trans Canada qu’il doit la donner.Voilà 32 ans que nous nous saignons pour développer l’ouest ; voilà près de 100 millions que nous dépensons pour développer ce nouveau territoire, n’est-il pas temps que les vieilles provinces et surtout Québec reçoivent à leur tour l’aide dont elles ont besoin pour prendre l’extension légitime à laquelle elles aspirent ?Et nous croyons que nous resterons dans les limites de la plus stricte justice si nous insistons auprès du gouvernement fédéral de garantir ôojo d'intérêt sur le capital dont le Tram.Canada aura besoin pour mener son entreprise à bonne fin.— Ou, s’il le préfère, qu'il lui accorde, plutôt qu’au Grand Tronc-Pacifique, les *25 millions que ce dernier sc propose de lui deman La persécution religieuse en France Nous extrayons ce qui suit de la dernière correspondance romaine de la Semaine religieuse, de Montréal : “ L’Apreté de la persécution a eu un résultat que le gouvernement il’avait point prévu.Elle a fait bunion de l’Episcopat sur la question des religieux.Des évêques, que Von donnait comme nommes liges du vernement, se sont comme réveillés d’une torpeur engourdissante et out parlé en évêques aux applaudissements de tous leurs diocésains.Les mesures que compte prendre le gouvernement pour briser le faisceau de l’épiscopat auront pour effet de le rendre, plus compact ; les prêtres se serrent autour de leurs évêques, les fidèles sont prêts à entrer en lutte pour défendre la foi de leurs enfants, et si le gouvernement veut accomplir son programme, il sera contraint do sortir de la légalité pour tomber dans l’arbitraire.On sait qu’il ne veut pas y arriver ; comme Julien V Apostat, dont il descend en droite ligne, il ne veut pas faire des confesseurs de la foi, moins encore des martyrs.Mais Dieu, qui a éventé les desseins de l’apostat, se prépare à détruire ceux de ses ! imitateurs, et la persécution réelle, violente, sans subterfuges ni échappatoires, s’avance A grands pas.Ce sera le salut, en vertu do cette parole de Vapûtre ner LA rÉiUlÉ (i I qi’on n'a pas besoin d'eux.C’est une ; départ a été une grande perte pour rebuffade faite à toute la vaillante ! «tle institution qui, on Va vu la r a"daise' «*.îe a», et %% dr^Jpz:LTJ: une belle occasion de se concilier lee catholiques des Etats-Unis, esprits dans l’Afrique du Sud a été stupidement perdue.La dernière pensée qu’exprime la feuille jingo, c’est qu’il n’est pas étonnant qn’en face de ce manque d’habileté, Viljoen ait exprimé des doutes sur le succès de la politique anglaise dans see nouvelles colonies africaines.la personnification de la poésie spiri.tualiste ", nous a déclaré M.Douraic, lois de son passage au Canada,en 1S98.Un pareil langage est-il justifiable ?C'est ce que je me propose do reciter-citer.Quand ce petit travail été fait, le lecteur déterminera lui-même la mesure de la confiance qu’il peut donner aux tendres et monocordes conférenciers et, partant, quel accueil il doit faire à ces lettrés qui fabriquent une phraséologie fortement édulcorée, et dont la persistante suavité fait ger aux pulvérisateurs d’eau de qui fonctionnent automatiquement dans certaines boutiques de parfumeurs.jurisconsultes ne voulaient être que des hommes “ disant le droit ’’.Ils l’ont “dit" avec une gravité, une force, une netteté victorieuses.De tous leurs rapports, de tous les débats, peu à peu une idée se dégageait triste â la fois et encourageante pour ceux qui les écoutaient Nous nous disions qu’il n’est pas de terre protestante où l’Eglise soit traitée avec la rigueur et l’hostilité défiante qu’elle subit dans notre patrie.La législation des pays qui out rompe avec le catholicisme nous paraissait enviable pour l’Eglise au prix de la loi française ! Autant le respect du droit et de la liberté d’autrui est chez nous lettre morte, autant nous le constations sincère et honnête à l’étranger.Mais d’autre part, il nous plaisait d’apprendre comment les catholiques, anglais ou autres, longtemps humiliés et déprimés, s’étaient ressaisis ; comment, par une confiance obstinée et résolue, ils avaient lentement regagné les droits que leur arracha jadis une intolérance aussi haineuse, aussi orgueilleuse que celle qui nous opprime aujourd’hui.aura Autour de Lamartine Le Lac : — L’amour en nacelle et dans les nuages.I son- Au moment où l'on donne des leçons publiques d'admiration sam ré.serve à l'égard des Méditation» de M.de Lamartine, au moment où plusieurs Québecquoises et quelques Québecquois se promènent langoureusement sur le fameux Lac, il me paraît opportun de soumettre ici à l'analyse un peu de cette ondo poétique dout, eu certains laboratoires, on proclame la parfaite limpidité.Je ne m’occuperai pas des reflets de surface : personne n’en conteste l’éclat.J’irai donc immédiatement à l’examen v.es qualités intrinsèques.Prenons d'abord, j>our les filtrer, quelques stances de cette poésie : Ainsi.toujours poussés ?«n de aourtaas riragtf.Dsr.i ia nuit éternelle emportés sam retour.Ne puirroûi-Dott» jamais sut l'océan de» lge« Jeter l'ancre un **ul jour ?rose Les Romains disaient : Quos vu U perdere Jupiter, devientat prius ; ou quelque chose de semblable.Et dans les Saintes Ecritures on lit : Induratit que Dominui cor Pharaonis régis Œgyp-ti, et pe-fecuitis est jilios Israel.Et il les poursuivit jusqu’au milieu de la Mer Rouge où il trouva la mort, avec toute son armée.J.F.I).Le pendule de Foucault Monsieur le Directeur, Monsieur l’abbé K.-N.Burque a adressé, la semaine demie' lettre fort intéressante A vous MGR SCHRODER ere, une propos de l’expérience du pendule de Foucault faite ù Saint-Hyacinthe en 1872.Il 77uf fievieu, de Saint-Louis, 20 novembre, publie ce qui suit : “ Nous avons devant nous les numéros du Münsie rite her Anzeiger qui contiennent un compte rendu complet et enthousiaste des fêtes qui ont marqué l’érection de la fameuse académie de Münster eu une université royale parfaite.Ce qui nous plaît davantage dans le compte rendu de ces fêtes, qui ont duré pendant plusieurs jours et auxquelles ont pris part non seulement les esprits d’élite de la Westphalie, mais aussi plusieurs représentants marquants du gouvernement, c’est le rôle distingué et brillant qu’a joué en cette occasion notre ami estimé, le Très Rev.Mgr Joseph Schroder, autrefois professeur de théologie dogmatique à Washington, maintenant le premier recteur, universellement estimé, de la nouvelle université de Munster.Son discours d’inauguration et la manière heureuse dont il répondit aux nombreuses adresses et santés, lui ont valu l’expression d’une profonde admiration et de louange de la part du représentant direct de Sa Majesté, le Dr Studt, ministre des cultes, et ont engagé le Münster Lx her Anzeigcr à répéter trois fois ce compliment, savoir que le Dr Schroder c^t un orateur d’une habileté et d’un latent extraordinaires, dont les discours magnifiques avaient été universellement admirés et commentés.Nous ne pouvons, en lisant ce récit des succès et de la popularité de Mgr Schrôder, en Allemagne, empêcher de regretter amèrement qu’on ne lui ait pas permis de rester à notre Université catholique pour l’élever et la développer d’après son idéal sublime et absolument conforme désirs du Saint-Père et à l’attente des catholiques éclairés des Etats-Unis.S’il était recteur de cette Université de Washington, entouré par les savants éminents qu’il n’aurait pas manqué d’y attirer, cette institution serait peut-être aujourd’hui la gloire de l’Eglise catholique aux Etats-Unis.’’ nous y décrit d’abord, et ensuite le “ tressaillement de satisfaction ” des expérimentateurs, lorsqu’ils virent le plan du boulet oscillant se déplacer de l’est à l’ouest et, par conséquent, la terre tourner de l’ouest à l’est.l’anxiété vivement he sottise de krd Roberts Le Star, de Montréal, en date du 26 novembre, fait savoir à lord Roberts qu’il a commis une sottise.A vrai dire, le grand organe de nos jingos est mécontent de John Bull, généralement parlant Ce gros personnage lui parait manquer d’habileté et même de sens commun.Il dégénère, car, autrefois, il était moins bête qu’il ne l’est aujourd’hui.Voici de quoi il s’agit.Le général boer, Viljoen, offrit naguère ses services,et ceux de sou ancien commando, à l’Angleterre pour combattre le Mad Mullah qui donne du fil à retordre à John Bull dans le pays des Somàlis.Lord Roberts a décliné l’offre “ avec remerciments ”—Declined with thanh.Ce n’est pas comme cela, dit le Star, que Pilt compléta la pacification des clans montagnards de l’Ecosse.Il appela ces redoutables guerriers sous les drapeaux de l’Angleterre, et les envoya en divers pays montrer leur valeur militaire.Et après avoir cité des vers de Robert Burns qui dit que le montagnard écossais, ainsi traité, n’a qu’une pensée : tuer deux ennemis du roi Georges d’un seul coup, le Star ajoute que l’art de la conciliation ne paraît plus être aussi bien compris en Angleterre.Et l’art de se procurer des soldats, non plus.Figurez-vous donc, dit-il, que ces autorités militaires qui, il y a dix huit mois, ue savaient que faire pour prélever des troupes et qui étaient obligées d’accepter des jeunes courreurs de rues à moitié morts de faim et pouvant à peine se tenir debout ; figurez vous que ces autorités 1 refusent aujourd’hui les services d’un commando composé des plus aguerris et des plus braves des Boers ! Cela est d’autant plus incompréhensible pour ,'V le Star qu’en acceptant l’offre de Vil- joen, lord Roberts aurait mis l’Angle-1 Note i>e la Vérité : — On le sait, terre en mesure d’avoir, pour la ! c’est l’élément catholique libéral et défendre, d’autres soldats venant delà ^'"^icanisantqui a forcé Mgr Schroder à quitter l Université catholique de , ., , „ Washington et $ retourner en Aile- celte olive fera comprendre aux Boers magne.Comme le dit M.Preura, O Isc ! rsoaée à peiae a fcci u carrière.Et prèi de?ÛcU ehlrU qa'eLle défait revoir.Regard-; ' je vien?nul m'aweoir lar eette pierre Oü to la vil s’aœoir î De fait, c'est là une des plus saisissantes expériences qui se puisse faire dans un cours de physique.Mais votre vénérable correspondant n’est pas exactement renseigné quand il ajoute : " Je n’ai jamais entendu dire que cette expérience ait jamais été faite, en Canada, ni avant, ni après ce jour-là, en aucune autre maison d’éducation.C'est un honneur propre et unique au séminaire de Saint-Hyacinthe.Dès 1SG0, à l'Université Laval, Mgr Hamel, professeur de physique, répétait l’expérience de Foucault dans un cours public, en présence d’une foule nombreuse.C’était moins de dix ans après celle de Foucault au Panthéon, plus de douze ans avant celle de Saint-Hyacinthe.Depuis cette date de 1SG0, l’expérience de Foucault est répétée tous les ans et avec succès au cours de physique donné à nos élèves.Je ne serais pas surpris d'apprendre que l'on ait fait de même dans plusieurs autres collèges.Tant il est vrai que nos maisons d’éducation se tiennent toujours an courant des grands progrès de la science et en font profiter leurs élèves.Te œe/ifftis &io#i #o*s ces roches profondes ; Ainsi ta te brisais Sir lean Este* 4Mirés ; Ainsi It rent jouit récente 4e te# ondes Sur set pieds adorés.Celle à qui appartiennent les pieds adorés vient alors réveiller, avec de» accents inconnus à fa terre, les échos du rivage charmé.De sa bouche tombent les mots suivants : " 0 temp*.suspends too roi 1 et roes, heures propices.Suspendes votre coers ! Li Mtt-oseï savourer les rspidee délices Des plus beaux de nos join 1 " Le Temps faisant la sourde oreille, la jeune femme du vieux Charles clame ainsi sa passion : " ÀiB- nç donc, aimons donc ! de l'heure fugitive, Hâlons-noot, jouissons.Vhomme n's point de port, le temps n'a point «le rirr ; Il coule, et nous pantois 1 " A son tour, Lamartine interpelle le Temps jaloux et lui pose cette angois santé question : Temps jaîooi, se peut-il que ces miotB.'i d'irreut Où l'amour à losgi flots nous verse le bonheur S’envolent loin de nous de la même vitesse Que les jours de malheur ?Puis vient la solennelle objurgation : Eternité, néant, passé, sombres abîmer, Que faites-vous des jours que vous engloutisse: ?# Parles : nous rendre*-vous est extases ublioe# Que vous nous ravisses ?noua C.La>'! amme, pire.UN LIVRE DE DEWET aux Finalement, la Nature est invitée à garder le souvenir de l'Amour : Que tout ce qu'on entend, Von volt ou Von respire Toot dise : " Ils ont aimé.*' Christian DeWet, le lameuxgénéral boer, vient (le publier l'histoire de la dernière guerre sud-africaine.Le héros du veltd affirme que si les burghers n’avaicut pas trahi leur propre drapeau, en aussi grand nombre, l’Angleterre, suivant le mot de Bismarck, aurait trouvé son tombeau en Afrique du Sud.Ce fut la grande difficulté de la guerre, dit-il, et il était Et voilà ! Il paraît que cette poésie est très belle, non seulement de forme, mais aussi de fond; que c’est une méditation parfumée de chasteté ; qu’il y a là comme une cristallisation de liliales cogitations.Des hommes do littérature disent beaucoup plus facile de lutter contre cela ; des mandarins d’université font la grande nation anglaise que contre Cîtte affirmation." Elvire est comme la trahiao'u des burgher?.DeWet dé.» même excellente source.Le rejet de 11-'-.* A: son % tm : $ % LA VÉHITÉ T nonce violemment lu guerre contre les femmes et l’emploi du drapeau blanc par les Anglais.Le livre du général DoWet, jette la lumière sur des faits incroyables qui ont eu lieu au cours de cette guerre de trois ans.uément.En ouvrant une seule porte, le timonier peut faire tourner le navire sur lui même, vraiment les expériences ont donné des résultats aussi remarquables qu'on le dit, cette invention secours pour empêcher les collisions* guerre angio boer : mais aujourd’hui,'Taujoure revenus à leur gros bon sens naturel/ Bes Canadiens, On vient de ¦ - - j sacrifiés huit commissaires pour tant anglais que Iran* la revision des statuts du Canada.Çais, comprennent combien il serait nommer pour ainsi dire.Si Eh bien ! cetto fois-ci insensé d'engager le Canada dans la été encore sacrifiés, voie de l’impérialisme militaire.nous avons Sur les liait, commissaires représente i’éié* comprenons parfaitement que Jolrn ment français du Canada, un seul est 3ieHE5|Êll5ll de pontificat, et son règne devenait loj Mais q troisième par ordre de durée.I.e plus long pontificat est celui de saint Pierre.On sait un sera d’un puissant seul des Nous PETITE REVUE Nous lisons ce qui suit dans la Semaine religieuse, de Québec, en date du 29 novembre : Le nouveau Délégué apostolique et Africains !j Mais non Canada fini ! i on nous a oubliés.Chose curieuse, cet oubli, qui n'est pas renouvelle depuis quelque temps régulièrement, à chaque sion.Pourtant, le deruier recensement a prouvé une augmentation depopulation dans notre Province.Tous savent que l’élément français compte pour quelque chose dans la Confédération canadienne.Vraiment, ou dirait qu’il y a des gens qui ont pour mission de toujours sacrifier nos intérêts et droits.Que font-ils donc notre peuple a mis toute sa confiance pour la défense de ses droits et la revendication de ses prérogatives ?ue voulez-vous ?nou- veau se ., , Soyons d prit la de Pempire direction de l’Eglise à la Pentecôte, l'an 33 do l’ère vulgaire, et qu’il fut martyrisé l’an 67, ce qui fait un pontificat de trente quatre ans, dont vingt cinq sur le siège de Rome.Après lui vient Pie IX qui a régné trente et ans, sept mois et vingt-deux jours.1-éon XIII y parviendra-t-il ?C’est évidemment le secret de Dieu, mais le qui remplace provisoirement le Dr Lapponi, disait ces jours-ci, écrit le correspondant romain de la Cro.'z, avoir trouvé le Souverain Pontife comme rajeuni depuis qu’il ne l’avait vu, et ayant plus de force, plu de vigueur qu’à sa dernière visite.De co temps-ci, M-Tarte, l’ancien ministre des Travaux publics, ne manque pas seul banquet.C’est dire beaucoup, parce que,actuellement,on traverse une crise qui fait le contentement d’une foule de pique-assiette.M.Tarte, soit qu'il ait fait vœu de prendre part à tous les festins de la saison, ou soit encore que les intérêts de sa nouvelle politique l’exigent, est un convive des plus assidus.Depuis un mois, M.Tarte s’est plu surtout à se mettre en évidence aux agapes de la geut universitaire Là, comme tous les grands c| hommes, il a parlé du passé, de 1 nir, sans oublier les questions politiques du jour, celles qui lui sont chères.I A cela il n’y a certes pas de mal.Mais ce qui nous intrigue, c’est de constater le zèle tout nouveau que montre l’ancien ministre à l’égard de l’empire.Dans ses discours, M.Taite, après des tirades des plus patriotiques, s’écrie Dimanche dernier, S.0.Mgr l'arche-reçu de Rouen, (1) une dépCcho occa- vt'quo « télégraphique l’informant de la nomination de Son Exc.Mgr Sbaretti, comme Délégué apostolique au Canada." un Cette nouvelle doit donc être vraie.Mgr Donato Sbaretti naquit, en 1856, à Montefranco,diocèsede Spolôto, Italie.Il fit scs études à Rome et fut ordonné prêtre à Vûge de vingt deux ans.Il fut d'abord professeur de philosophie morale au collège de la Propagande, puis il entra dans le service diplomatique de l’Eglise.Pendant quelque temps il eut à s’occuper des missions en Chine et au Japon et des affaires américaines, à la Propagande.Puis, il y a neuf ans, il fut envoyé aux Etats-Unis, en qualité d'auditeur delà Délégation apostolique à Washington.Il accompagna les deux Délégués, Mgr Satolli et Mgr Martiuelli, dans leurs visites aux différents diocèses des Etats-Unis.En 1900, il fut créé évêque de la Havane, et, plus tard.il fut choisi comme Délégué apostolique aux Philippines,pour remplacer Mgr Chapelle, mais il ne se rendit pas à son poste, Rome ayant décidé ensuite autrement.Il se trouve actuellement à Washington, et partira pour Ottawa, dit un journal catholique des Etats-Unis, aussitôt qu’il aura reçu l’avis officiel de sa nomination.un nos ceux en qui Dr Mazzoui Le gouvernement italien recule 'ave- Effet - Vue dépêche au Star, salutaire ?| de Montréal, numéro du 29 novembre, se lit comme suit : i Le correspondant romain de la écrit Semaine religieuse, de Montréal, en date du 12 novembre : " Pechawar, Indes anglaises, 20 novembre : Vingt-cinq Wnzirs tués, 202 faits Bomiiers, deux blessés, 59 tours et trois! invariablement : “Soyons de l’empire.” villages détruits, 6,000 tétee de bétail et 68* fusils capturés,' voilà le résultat net de l’expédition anglaise envoyée récemment contre les tribus révoltées.L'effet de ce châtiment infligé aux tribus coupables a été, dit-on, très salutaire." “ Les chambres vont se réunir le vetnbre et on a donné le programme de cette session.26 no- pn- Le gouvernement a reculé encore une fois par des raisons, il faut 1 purement politique*,;devant la grosse question de la loi du divorce.Il ne la présentera que dans la seconde session, c'est-à-dire au commencement de l’année prochaine gi d'ici là il Que signifient donc ces appels enflammés ?M.Tarte, qui s’opposait naguère à l’envoi du premier “contingent”, est* il devenu un impérialiste fieffé, et depuis quand ?Est-il un nouvel agent de lord Miuto ?avouer n’y a pas un nouveau retard.Et ce recul du gouvernement montre combien est importante l'action des catholiques pour s'opposer d’une manière efficace à la présentation d’un projet de loi antireligieux.A a parole du Pape, tous les prêtres, tous les fidèles d’Italie ont créé une agitation qui n a pas été stérile.Des millions de signatures ont été recueillies contre la loi néfaste, et co mouvement a été à ce point considérable que les journaux illustrés en ont fait le sujet de plusieurs de leurs desseins Si M.Tarte n’est pas devenu un impérialiste pour vrai, et s’il ne veut pas passer pour l’homme des Miuto et des Chamberlain qu’il césse au plus vite de pousser-son dernier cri de guerre qui lui a valu tant d’applaudissements,tout dernièrement, dans Ontario, mais qui ne dit rien qui vaille, chez nous.Salutaire ! ! ?C'est-à-dire que, pour le moment, l’Angleterre a écrasé, peut-être, ce nouveau soulèvement.Mais quelles montagnes de haines féroces doivent s’amonceler dans le coeur des Indous ! Et quelle épouvantable explosion de colère l'Angleterre ne prépare-t-elle pas par sa politique violente et sanguinaire ?(1) Ce ci doit être une faut»' Le projet de loi Chaumié Le ministère de l'instruction publique, eu France, M.Chaumié, vient d’élaborer un projet de loi pour abroger la loi Falloux.Ce projet do loi n’est peut-être pas aussi carrément hostile à la religion que le voudraient les sectaires les plus haineux ; ranis, comme le dit M.Brunetière, “ce projet de loi n'est qu’un traquenard”.La C'roir, de Paris, en donne la formule suivante : “ La liberté d’enseignement existe ; mais quiconque voudra enseigner librement sera étranglé.” Pour avoir une idée exacte de co que sera le résultat pratique de cette loi, il faut lire, en huitième page, l’histoire du roi nègre Jouskobou ! Le mouvement recommencera certainement j quand la 'discussion viendra à la Chambre ; mais y viendra-t-elle ?Un vieux romai disait : Dégradant et brutal que temps, Québec est devenu le foyer hospitalier de tous les exercent le honteux métier de Nous î’avons déjà fait remarquer, depuis quel À propos d’un frein McGill, de retour de l’Europe, a été interviewe par un représentant du Star} le 29 novembre.M.le Principal se serait exprimé comme suit : “ On est généralement d'avis, en Angleterre, que les délégués canadiens sont allés à la conférence impériale pour y mettre un frein et qu’ils y ont parfaitement réussi On est généralement désappointé, là-bas, de la position que les délégués canadiens ont prise sur la question de la défense impériale.Le Canada est vraiment la seule colonie qui ait refusé de s’occuper du projet.Los autres colonies s’étaient déclarées prêtes à prendre part à un projet quelconque de défense de VEmpire, mais les délégués canadiens tVont voulu consentir à aucun arrangement.” Et M.Petersoii ajoute : ,•••*' ,, 41 En vue de la réception enthousiaste dont les délégués ont été Vobjet, à leur retour au pays, les Anglais tirent la conclusion que l’attitude des représentants du Canada à la conférence exprime fidèlement les sentiments du peuple canadien.” C’est parfaitement exact.Un vent de folie impérialiste a Canada, dans le?premiers mois de la M.Peterson, prin cipal de l’Université n me ]sieurs fois présenter la J'ai vu p question du divorce gens qui s’as- et chaque lois ou le ou la Chambre a été cou • cabinet est tombé, gédiée.Il se pourrait bien qu’une des deux éventualités sommer, savamment, à coups de poing Montréal et Ottawa nous envoient fréquemment leurs boules, et des luttes de sauvages s’engagent devant toute une foule de citoyens, qui se font gloire do ne jamais manquer d’aller encourager ces scènes dégradantes et brutales.Nous nous demandons toujours com.ment il se fait que partout ailleurs, môme dans la plupart des villes dos Etats-Unis, le pays par excellence de la boxe, on défend justement ces rencontres barbares, et qu’ici à Québec, seulement ce n’est pas défendu, se reproduisît encore cette fois.«•» Mort de l'abbé Colin e e e M.l’abbé Louis Colin, Compagnie de Saint-Sulpice, il Montréal, est décédé jeudi soir, le 27 novembre, après une longue et douloureuse maladie.M 1 abbé Colin était né A Bourges, France, le 14 janvier 1885 plusieurs supérieur de la • U vint au pays années avant d’être nommé supérieur des Sulpicieus au Canada, en 1881.Depuis il a occupé cette haute charge avec un grand zèle.Il s’est aussi beaucoup dévoué pour les couvres de l’éducation.En 1888, il fonda à Rome le collège Canadien.Il fit construire, à Montréal, le collège de Philosophie ; il a grandement contribué A l’érection de la nouvelle Université Laval ; il était aussi le grand bienfaiteur de l’Hôpital Notre-Dame.Scs funérailles ont eu lieu mardi au milieu d'un concours immense et avec grande solennité.non mais Invention I remarquable | gualent une invention de M.Louis Lacoste dont on a fait le premier essai, le 25 novembre, sur le canal, à Montréal.Il s'agit d’un appareil pour arrêter quasi instantanément la marche des steamers, appareil très simple : au moyeu d'un méca* nisme que contrôle le timonier, deux portes s’ouvreut à angle droit sur le Anne du navire, ce qui a pour effet d’arrêter le bâtiment presque instants* Les journaux si* on encourage ce sport honteux attire dans notre ville des étrangers qui fout profession de ce métier, et on les considère comme des grands hommes.Nous insistons de nouveau pour que le conseil de ville interdise ces rencontres qui excitent l’instinct brutal des spectateurs.Voyons, il ne faut pas laisser plus longtemps déshonorer passé sur le la bonne ville de Québec.on LA VÉRITÉ S .*«n~ •* : court, devront, avant de franchir ledit' rait pas cette particularité, mais, dans ! seuil de ladite avenue de ladite forêt, j son saisisssement, il l’avait oubliée.Honteux de sa terreur, il voulut lu faire payer ; mais les autres C’EST MIX COUSE ÇA EES MAIRES BRETONS passer un examen chorégraphique de 1 vaut des examinateurs royaux qui leur me feront danser la bamboula, laquelle: intervinrent, lui remontrant que je bamboula devra être dansée dans le j n'avais péché que par ignorance et goût et selon les principes de Sa j sans aucune intention malveillante.” Majesté Jouskobou.Art.4.—Les personnes à qui man-' queraient, soit un des certificats sus- _ mentionnés, soit le diplôme de bam- Le mouvement UC la popula- beula.sont exclues par exception du ((OU en France droit libéralement accordé sans exception à tous les citoyens du royaume.Art.5.— Les sujets du roi Jouskobou qui contreviendront au présent décret seront expédiés aux frais de l’Etat chez leurs ancêtres, et ceux qui seront suffisamment dodus seront priée d’honorer de leur présence les dîners de Sa Majesté.On lit dans le» journaux catholiques de France : ( De la Croix, de Farh.Lundi, le 10 novembre, a en lieu, à Lesneven, dans la salle des séances de la mairie, une réunion à laquelle assistaient plus de deux cents maires ou adjoints de l’arrondissement de Brest, pour protester contre la circulaire de M.Combes, interdisant le breton dans les églises.L’ordre du jour suivant a été voté A l’unanimité : “ Les maires soussignés réunis A Lesneven, le 10 novembre, sous la présidence de M.Bichon, sénateur, déclarent adhérer A la protestation transmise par lui au préfet du Finistère, en qualité de maire de Trétlez, décident A l'unanimité qu’en transi mettant au préfet le certificat de résidence des desservants de leurs mu nés, ils effaceront sur le certificat la partie relative au catéchisme et aux instructions faites dans les éeli-___>1 ° Un explorateur de nos amis se trou v&it l’autre jour au centre de i Afrique, dans les Etats de l’illustre roi Jousko-boa, (1) qui lui tenait à peu prés ce langage : —Monsieur, je suis en train défaire une superbe opération.Mes sujets possédaient en commun une grande forêt de bananiers,dont ils mangeaient les bananes.L’idée me vint de confisquer la forêt et d’en réserver tous les produits pour mon profit personnel.—Pas bête, dit l’explorateur.Savez-vous que c’est agir en vrai chet d’Etat civilisé.—N’est-ce pas ?reprit le monarque Maintenant, il fallait Le Journal officiel a publié naguère le rapport du ministre du commerce sur le mouvement de la population en France pendant l'année 1901.La balance des naissances et des décès se solde par un excédent de 72,398 naissances, alors que, l'année précédente,les décès étaient en excédent de 25,988, — résultat dû à la fois à l’augmentation de la natalité et à la diminution de la mortalité.Il y a eu, en 1901, 29,977 naissances de plus qu’en 1900 et 68,409 décès en moins.Trente-trois départements donnent encore un excédent de décès.Il y a eu une augmentation de naissances dans tous les départements, sauf cinq, parmi lesquels : la Corse, 351 naissances en moins ; les Alpes-Maritimes, 96.Trois départements seulement donnent un accroissement de décès.au noir visage.notifier la chose à mes sujets, rédigé, pour la faire placarder dans l’avenue du bois, la petite loi suivante.Vous qui avez de l’expérience, vous me direz ce que vous en pensez.Et Sa Majesté Jouskobou déploya un rouleau de papyrus où l’on pouvait lire, en langue congolaise, ’ordonnance que voici : —Voilà comment une loi se rédige chez nous, conclut l’explorateur.L’illustre roi Jouskobou lut la rédaction nouvelle, puis, se frappant le front et riant de ses trente-deux dents blanches : —Nom d’un rhinocéros ! vous avez raison ! J’ai corn- ses.Les maires décidèrent démissionneraient en suspendait l’un d’entre eux pour ce fait et signèrent un engagement sens.ensuite qu'ils masse si ou Diego.en ce Article premier.—Il est expressément interdit à tous les sujets du roi Jouskobou de pénétrer dans la forêt de bananiers.Art.2.—Toutefois les favoris de Sa Majesté pourront, avec l’expresse autorisation de celle-ci, aller y cueillir des bananes.Art, 3.— Les bourreaux de Sa Majesté, et, dans le cas où les délinquants seraient suffisamment dodus, see marmitons, sont chargés de l’exécution du présent décret.—Est-ce bien ?dit le roi —Non, ce n’est pas bien, fit l'explorateur.—En quoi n’est-ce pas bien 9 fit Jouskobou, visiblement froissé.—Parce que Votre Majesté va droit au but et que la loi lui fait dire ce qu’elle pense.Ce n’est pas ainsi qu’on procède dans les pays civilisée.—Et comment donc,fit le roi piqué, rédigeriez-vous cela, Monsieur l’Européen, donneur de conseils ?—Vous allez voir, fit notre ami.Négrillon, de quoi écrire ?Un page royal apporta tout ce qu’il fallait, et l’explorateur, après une demi-minute de réflexion, se mit à griffonner un nouveau texte de loi, libellé en ces termes : HISTOIRE DE CHASSE Aperçu du Cour h abrégé tVInd ustrie La it 1ère Le 7Ym«, de Londres, publie Ica premier» chapitres des mimoirts de l’ancien président Krûger.Extrayon*-en un récit de chasse fait avec la plus aimable bonhomie.Ce n’eet pourtant pas chose banale de tuer son premier lion i quatorze ans ; “ J’ai abattit mon premier lion en 1839, j’avais alors quatorze ans.Un de ces fauves avait attaqué nos troupeaux et enlevé quelques têtes de bé tail, sur les rives de la Rhenoeter, dans la région qui est devenue par la suite le pays d'Orange.Six des nôtres (je fus adjoint â l’expédition, comptait guère), se mirent à la poursuite du lion.Nous étions tous à cheval, et nous fîmes la battue trois à trois, les deux groupes restant à bonne distance l’un de l’autre.“ Le lion nous dépista avant même que nous lui eussions fait face et s’avança par bonds sauvages sur nous.Les adultes de l’expédition rassemblé rent prestement les chevaux et leur firent faire tête à queue.C’eet là, par parenthèse, le procédé obligatoire dans une chasse de ce genre, car autrement, les chevaux risquent fort de s’affoler et de s'emporter.“ On nous assigna nos postes.Je fus placé à l’arrière, devant les chevaux, à la protection desquels j'étais commis.Le dernier bond du fauve le porta non loin de moi ; puis le lion s’accroupit, prêt à sauter, me sembla t il,par dessus ma tête, sur les chevaux.Je fis feu moment où il prenait son élan, et j’avais visé si juste que je le tuai net.Mais en retombant, l’énorme bête faillit m’écraser à son tour.Mes pagnons volèrent à mon secours, leur aide était inutile : le lion était bien mort.“ Au bruit de la détonation, le cond groupe de chasseurs accourut, et nous restâmes quelque temps autour du fauve abattu, à deviser sur cette aventure.Un certain Hugo e’age Mouilla jour mesurer les crocs de l’ani mal, qui étaient, à la vérité, formata-Mes.Pendant qu’il ee livrait à cette opération, et sans penser à mal, je sau mm sur la panse du lion.Aussitôt, un rugissement terrible d’ébranler les airs et IO.H Hogo de retomber en arrière, iilêoü- de frayeur.Les autres, cependant.psi tirent d’un grand éclat de rue naehiitit, comme tout chasseur de lion qui w respecte, que, peu après sa mort, le grand fauve est Capable d’énieti r* un dernier rugissement tout aussi terrifiant que
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