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Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
Octobre 1903 - No 3
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Vérité, 1903-10, Collections de BAnQ.

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mn üüTÎJS»1 '« 23ème ANNEE NOTRE-DAME DE QUEBEC, OCTOBRE 1903 No.3 AVIS ABONNEMENTS Canada d Etats-Uni* En an.Six mois Étranger (Union postule.) Un an LA VERT TE Toute demande de CHANGEMENT Df A DRESSE DOIT ÊTRE ACCOMPAGNÉE DE l’ancienne ADRESSE.$2.00 $1.00 REVU E HEBDOMADAIRE Téléphone : 1412 f.13.50 VERITAS U HT.HA HIT VOS—J.A VERITE VOIS RENDRA HURES • •••«•«•Ml • • ' n J.-P.Tardivel, Directeur-Propriétaire Bureaux : Chemin Sainte-Fvye près Québec T,e telle choisi pour succéder à celui 1 péchés des hommes (11),comme oublieux Voulant donc entreprendre et pour- de sa puissance et de sa majesté; mais suivre cette grande œuvre, Vénérables bientôt, après ce semblant de recul, ,sc les vingt-six WKr le Siia;K ArosTcUQUx.qu'il ans, ou peu s’en faut, gouverna l'Eglise avec une sa gesse consommée, lit paraître une telle Frè s ION ré res, ce qui redouble Notre ardeur, réveillant ainsi qu un homme dont l'i-c’est la certitude que vous Nous y serez î vcesse agrandi la force (12), il Irise la lillants auxiliaires.Si Nous en tête e des habitudes de vie, tant privée : plaintes de saint Anselme, quand, en sa ruine ° Cette maladie, \éuérés!qUe publique, où nul compte n’est dépit de ses oppositions et de ses répu- Frères, vous la connaissez, c’est, à tenu de sa souveraineté.Bien plus, il gnances, il se vit contraint d'accepter l’honneur de l'épiscopat.Les témoi de tristesse qu’il donna alors véndiquaut pour Dieu la plénitude de n'est effort ni artifice que l’on ne mette j^aine sur hommes et sur en œuvre pour abolir entièrement son l’égard de Dieu, l’abandon et l’apostasie ; et rien, sans nul doute, qui mène plus sûrement à la ruine, selon cette à Notre! parole du prophète: Voici que ceux qui loigncnt de vous périront (3).A un si grand mal, Nous comprenions qu’il i redoutable de j Nous appartenait,en vertu de la charge annoncés pour la fin des temps, et pas leur ou troupeau de Jesus-Christ.| pontificale à Nous confiée, de porter 1jà larmes dr mes yeux m'en sont témoins, | remède ; Nous estimions qu’à Nous adressait cet ordre de Dieu : Voici toute créature, de sorte que ses droits et son pouvoir de commander soient reconnus par tous avec vénération et pratiquement respectés.Accomplir ces devoirs, n’est pas seulement obéir aux lois de la nature, c’est travailler aussi à l’avantage du genre humain.Qui pourrait, en effet, Vénérables Frères, ne pas sentir son âme saisie de crainte et de tristesse à voir la plupart des hommes, tandis qu'on exalte par ailleurs et à juste titre les progrès de la civilisation, se déchaîner avec an tel acharnement les uns contre les autres, qu’on dirait un combat de tous contre tous ?Sans doute le désir de la paix est dans tous les cœurs, et il n'est personne qui ne l’appelle de tous ses vœux.Mais cette paix, insensé qui la cherche en dehors de Dieu; car, chasser Dieu c’est bannir la justice : et la justice écartée, toute espérance de paix devient une chimère.La paix est l'ancre de la justice (17).— Il en est, et eu grand nombre, Nous ne l’ignorons pas,qui,poussés par l’amour de la paix,c'est-à-dire de la tranquillité de l'ordre, s’associent et se groupent nour former ce qu’ils appellent le parti de l'ordre.Hélas ! vaines espérances, peines perdues ! De partis d’ordre souvenir et jusqu’à sa notion.Qui pèse ces choses a droit de craindre qu’une telle perversion des esprits ne soit le commencement des maux gn figes Nous pouvons les produire tour, pour montrer dans quelles dispo gîtions d'âme rt de volonté Nous avons ) i i ' S r t - accepté la mission si comme leur prise de contact avec la terre, et que véritablement le fils de perdition dont parle l’Apôtre (9) n’ait déjà fait son avènement parmi nous.Si grande est l’audace et si grande la rage avec lesquelles eu se rue partout à l’attaque de la religion, nu bat en brèche les dogmes de la foi, on tend d’un effort obstiné à anéantir tout rapport de l’homme avec la divinité ! En revanche, et c’est là, au dire du même Apôtre, le caractère propre de Y Antéchrist, l'homme, avec une témérité sans nom, a usurpé la place du Créateur, en s’élevant au-dessus de tout ce qui porte le nom de Dieu.C’est à tel point, qu’impuissant à éteindre complète ment en soi la notion de Dieu,il secoue cependant le joug de sa majesté, et se dédie à lui-même le monde visible en guise de temple, où il prétend recevoir les adorations de ses semblables.Il siège dans le temple de Dieu, où il se montre comme s'il était Dieu lui écrivait il (2), ainsi que les cris, d pour s Ls rugissements que poussait qu'aujourd'hui je t'établis sur les nations et.les royaumes pour arracher d pour létruirr, pour édifier d pour planter (-i): mais pleinement conscient de Notre faiblesse, Nous redoutions d’assumer une œuvre hérissée de tant de diffîcul- ainsi dire mon ceeur dans son angoisse profonde.Us furent tek que je ne me souviens pas d’en échapper de semblables en avant b jour où cette l'archevêché de Canlorbcry I avoir laissé aucune douleur, calamité de vint fondre su r moi.Ils n'ont pu l'igno- tés, et qui pourtant n’admet pas de délais.Cependant, puisqu’il a plu à Dieu d’élever Notre bassesse jusqu’à cette plénitude de puissance, Nous puisons courage en Celui qui nous conforte ; et mettant la main à l’œuvre, soutenu de la force divine, Nous déclarons que Notre but unique dans l’exercice du suprême Pontificat est de tout restaurer dans le Christ (5), afin que le Christ soit tout d en tout (G).Il s'en trouvera sans doute qui, appliquant aux choses divines la courte des choses humaines, chercheront à scruter Nos pensées intimes et à les tourner A leurs vues terrestres et à leurs intérêts de parti.Pour couper court à ces vaines tentatives, Nous affirmons en toute vérité que Nous ne virent de près rcrt ceux qui, cc jour-là, mon visage.Plus semblable a un cadavre homme vivant, filais pâle de A cette t he- quà un consternation et de douleur, lion ou plutôt à e cite violence, fai ris'sli jusqu'ici, je le dis en vente, autant gu il m'a\ct(possible-.Mais,maintenant,bon gré, mal gré,me voici contraint de reconnaître de plus en plus clairement que les desseins de Dieu sont contraires à mes ejjorts, de telle sorte que nul moyen ne me reste d'y échapper.J aincu moins par la violence des hommes que par celle de Dieu, contre qui nulle prudence ne sau• raît prévaloir, aprbs avoir fait tous les efforts en mon pouvoir, pour que ce calice s'éloigne de moi sans que je le boive, je ne vois d'autre détermination à prendre mesure même (10).Quelle sera Tissue de ce combat livré à Dieu par de faibles mortels, nul esprit sensé ne le peut mettre en doute.(11) Sap.xi, 24.(12) Ps.lxxvii, 65.(13) Ib.lxvii.22.(14) Ps.xlvi, S.(15) Ib.ix, 20.(16) Ib.ix, 19.(17) Is.xxxn, 17.cette traduction (1) Nous empruntons aux journaux catholiques de Paris qui 1 ont reçue directement de Rome et Vont publiée A la date du 6 octobre.(7) Ps.il, 1.(8) Job.xxi, 14.(9) II Thess, il.3.(10) Il Thess, il 2 (8) Ps.LXXH, 27.(4) Jerem., i.10.(5) Ephee, i, 10.(6) Colose.in.H.(2) Epp.1.lu, ep.1. LA VÉRITÉ S capables de rétablir la tranquillité au cuse et détestable iniquité propre aux.thôc : 2P impose précipitamment lesj moyen de rendre à Dieu son empire milieu de la perturbation des choses, temps où nous vivons et par laquelle' mains à personne (2S); vous persuadant j sur les âmes, c'est l'enseignement) reli.il n’y en a qu’un : le parti de Dieu, l'homme se substitue ù Dieu ; rétablir bien que, le plus souvent, tels seront gieax.Combien sont hustiles à Jésus-C'est donc celui-là qu’il nous faut dans leur ancienne dignité les lois très ( ceux que vous admettrez au sacerdoce, Christ, prennent en horreur l'Eglise et promouvoir ; c’est à lui qu’il nous faut saintes et les conseils de l’Evangile ; ,et tels seront aussi dans la suite les l'Evangile bien plus par ignorance que amener le plus d’adhérents possible, proclamer hautement les vérités ensei-j fidèles confiés à leur sollicitude.Ne par malice ! et dont on pourrait dire • pour neu que nous avons à cœur la guées par l'Eglise sur la sainteté du'regardez doue aucun intérêt particu-1 Ils blasphèment tout ce qu’ils igno sécurité publique.mariage, sur l'éducation de l’enfance, i lier, de quelque nature qu’il soit; mais'mit (34).Etat d'à me que l'on constate Toutefois, Vénérables Frères, ce re sur la possession et l’usage des biens ayez uniquement eu vue Dieu,l’Eglise, non seulement dans le peuple et tour des nations au respect de la temporels, sur les devoirs de ceux qui le bonheur éternel des âmes, afin seiu des classes les plus humbles majesté et de la souveraineté divine, administrent la chose publique ; réta- d’éviter, comme nous eu avertit l’Apô- leur condition rend même pl quelques efforts que nous fassions blir enfin le juste équilibre entre les ire,de participer aux péchés d'autrui (29).sibles à l'erreur d’ailleurs pour le réaliser, n'adviendra diverses classes de la société selon les —D’ailleurs,que les nouveaux prêtres, que par Jésus-Christ.L’Apôtre, en lois et les institutions chrétiennes.qui sortent du Séminaire, n’échappent effet, nous avertit que personne ne peut Tels sont les principes que, pour ^la aux sollicitudes de votre poser (Tautre fondement que celui qui a obéir à la divine volonté, Nous Nous été posé ci qui est le Christ Jésus (1S).proposons d’appliquer duraut tout le C’est lui seul que le Père a sanctifié et cours de Notre Pontificat et avec toute envoyé cans ce monde (19), splendeur du l’énergie de Notre âme.Votre rôle à Père et figure de sa substance (20), vrai vous, Vénérables Frères, sera de Nous Dieu et vrai homme, sans lequel nul seconder par votre sainteté, votre science, votre expérience, et, surtout votre zèle pour la gloire de Dieu, ne visant à rien autre qu'à former en tous Jésus-Christ.au que us accès- mais jusque dans les classes élevées et chez ceux-là mêmes qui possèdent,par ailleurs,une instruction peu commune.De là, en beaucoup, le dépérissement de la foi ; il ne faut zèle.Prcssez-lcs, Nous vous le recommandons du plus profond de Notre àme,pressez-les souvent sur votre cœur, qui doit brûler d'un feu céleste, réchanffez-les,enflammez les,afin qu'ils n'aspirent plus qu’à Dieu et à la conquête des à mes.Vénérables Frères, Nous veillerons avec le plus grand soin à ce que les membres du clergé ne se laissent j>oiut surprendre aux manœuvres insidieuses d’une certaine science nouvelle qui se pare du masque de la vérité et où l’on ne respire pas le parfum de Jésus-Christ ; science menteuse qui, à la laveur d’arguments fallacieux et perfides, s’efforce de fraver le chemin aux car ['as admettre que ce soient les progrès de la science qui l’étouffent; c’est bien plutôt l’ignorance; tellement que là où l’ignorance est plus grande, là aussi l’incrédulité fait de plus grands ravages.C'est pour cela que le Christ a donné aux Quant à Nous ne peut connaître Dieu comme il faut, n'a connu le Père si ce n'est Apôtres ce pré- car personne le Fils, et celui à qui le Fils aura voulu le révéler (21).cepte : Allez cl enseignez nations (35).Mais pour que ce zèle à toutes Us enseigner produise les fruits qu'on en espère, et serve à former eu tous le Christ, rien n'est plus efficace que la charité vous cela fortement dans notre mémoire, ô Vénérables Frères ; Quels moyens convient-il d'employer pour atteindre un but si élevé ?Il semble superflu de les indiquer,tant ils se présentent d’eux-mêmes à l’es-vers lequel doivent converger tous nos prit.— Que vos premiers soins soient efforts, c’est de ramener le genre hu- de former le Christ dans ceux qui, par Cela fait, le devoir de leur vocation, sont destinés là même, à le former dans les autres.Nous voulons parler des prêtres.Vénérables D’où il suit que tout restaurer dans le Christ et ramener les hommes à l’obéissance divine, sont une seule et même chose.Et c’est pourquoi le but ; gra- car le C'jimno- Seigneur n'est pas dans la don (36).En vain espérerait-on attirer les âmes à Dieu par un zèle empreint d'amertume ; reprocher durement les erreurs et reprendre les vices avec âpreté cause très souvent plus de dommage que de profit.Il est vrai que l'Apôtre, exhortant Timothée, lui di.sait : -1 couse, supplie, reprends, mais il ajoutait, en toute patience (37).— Rien de plus conforme aux exemples que Jésus-Christ nous a laissés.C’est lui qui nous adresse cette invitation : Venez h moi vous tous qui soufrez et qui gémisse; nous le fardeau et je vous soula.gérai (38).Et, dans sa pensée, ces infirmes et ces opprimés n’étaient autres que les esclaves de l'erreur et du péché.Quelle mansuétude, en effet, dans ce divin Maître ! Quelle tendresse, quelle compassion envers tous les malheureux ! Son divin Coeur nous est admirablement dépeint par Isaïe dans ces termes : Je poserai sur lui rron isprit , il ne contestera point et n'élèvera point la voix ; jamais il n’achèvera le roseau demi-brisé et n’éteindra la mèche encore fumante [30).Cette charité patiente d bénigne (40), devra aller au devant de ceux-là mêmes qui sont nos adversaires et nos persécuteurs.Ils nou-< maudissent, ainsi que le proclamait saint Paul, et nous bénissons, ils main à l’empire du Christ, l’homme se trouvera, par rament à Dieu.Non pas, voulous-Nous dire, un Dieu inerte et insoucieux des] Frères.Car tous ceux qui sont honorés humaines, comme les matériel• du sacerdoce doivent savoir qu'ils ont, erreurs du rationalisme ou du semi-rationalisme et contre laquelle l’Apôtre avertissait déjà son cher Timothée de se prémunir, lorsqu’il lui écrivait : Gard-: le dépôt, évitant les nouveautés profanes dans le langage, aussi bien que les objections d'une science, fausse, dont les partisans avec toutes leurs promesses ont défailli dans la foi (30).Ce n’est pas à dire que Nous ne jugions ces jeunes prêtres dignes d’éloges, qui se consacrent à d’utiles études dans toutes les branches de la science, et se préparent ainsi à mieux défendre la vérité et à réfuter plus victorieusement les calomnies des ennemis de la foi.Nous ne pouvons néanmoins le dissimuler, et Nous le déclarons même très ouvertement, Nos préférences sont et seront toujours pour ceux qui, sans négliger les sciences ecclésiastiques et profanes, se vouent plus particulièrement au bien des âmes dans l’exercice des divers ministères qui siéent au prêtre animé de zèle pour l’honneur divin.C’est pour Notre cœur une grande tristesse et une continuelle douleur (31) de constater qu’on peut appliquer à nos jours cette plainte de Jérémie : Les enfants ont demandé du pain et il rig avait personne pour le leur rompre (32).Il n’en manque pas, en effet, dans le clergé qui, cédant à des goûts personnels, dépensent leur activité eu des choses d'une utilité plus apparente que réelle ; tandis que moins nombreux peut-être sont ceux qui, à l’exemple du Christ, prennent pour eux-mêmes les paroles du Prophète : L’esprit du tei- gneux m’a donné Vonction; il m’a envoyé évangéliser les pauvres, guérir ceux qui ont le cœur brisé, annoncer aux captifs la délivrance, et la lumière aux avcugles(33).Et pourtant, il n’échappe à personne, puisque l'homme a pour guide la rai son et la liberté, que le principal choses listes l’ont forgé dans leurs fo mais un Dieu vivant et vrai, eu les rêve- parmi les peuples avec lesquels ils vivent, la même mission que Paul attestait avoir reçue, quand il prononçait ces tendres paroles: Mes petits enfants que j'engendre de nouveau, jusqu'à ce que le Christ se forme en vous (24).Or comment pourront-ils accomplir un te! devoir, s'ils ne sont d'abord eux-mêmes revêtus du Christ ?et revêtus jusqu'à pouvoir dire avec l'Apôtre : Je vis, non plus moi, mais le Christ rit en moi (25).Pour moi, le Christ est ma vie (26).Aussi, quoique tous les fidèles doivent aspirer à l'état d'homme ]e parfait, à la maure de l'âge de la plénitude du Christ (27), cette obligation appartient principalement à celui qui exerce le ministère sacerdotal.Il est * i nés trois personnes dans l’unité de nature, auteur du monde, étendant à toute chose son infinie Providence, enfin législateur très juste qui punit les coupables et assure aux vertus leur récompense.Or, où est la voie qui nous donne accès auprès de Jésus-Christ ?Elle est sous nos yeux : c’est l’Eglise.Saint Jean Chrysostome nous le dit avec raison : L'Eglise est ton es}"'rance, l'Eglise est ton salut, l'Eglise at ton refuge (22).C’est pour cela que Christ Va établie, après l’avoir acquise au prix de son sang, pour cela qu’il lui a confié sa doctrine et les préceptes de sa loi, lui prodiguant en même temps les trésors de la grâce divine pour la sanctification et le salut des hommes.Vous voyez doue, Vénérables Frères, quelle œuvre nous est confiée à Nous et à vous.Il s’agit de ramener les sociétés humaines, égarées loin de la sagesse du Christ, à l’obéissance de l’Eglise ; l’Eglise, à son tour, les soumettra au Christ, et le Christ à Dieu.Que s’il nous est donné, par la grâce divine, d’accomplir cette œuvre, nous aurons la joie de voir l’iniquité faire place à la justice et nous serons heureux d'entendre une grande voix disant du haut des deux : Maintenant c'est le salut et la vertu, et le royaume de noire Dieu d la puissance de son Christ (23) —Toutefois, pour que le résultat réponde à nos vœux, il faut, par tous les moyens et au prix de tous les efforts, déraciner entièrement cette monstru- appelé pour cela un autre Christ ; non seulement parce qu’il participe aux pouvoirs de Jésus-Christ, mais parce qu'il doit imiter ses œuvres et par là reproduire en soi son image.S’il en est ainsi, Vénérables Frères, combien grande ne doit pas être votre sollicitude pour former le clergé à la sainteté ! Il n’est affaire qui ne doive céder le pas à celle-ci.Et la conséquence, c'est que le meilleur et le principal de votre zèle doit se porter sur vos Séminaires, pour y introduire un tel ordre et leur assurer un tel gouvernement, qu’on y voie fleurir côte à côte l’intégrité de l’enseignement et la sainteté des mœurs.Faites du Séminaire les délices de votre cœur, et ne négligez rien de tout ce que le Concile de Trente a prescrit dans sa haute sagesse pour garantir la prospérité de celle institution.—Quand le temps sera venu de promouvoir les jeunes candidats aux saints Ordres, ah ! n’oubliez pas ce qu’écrivait saint Pat'1 à Timo- nous persécutent et nous supportons, ils nous blasphèment et nous prions (41).Peut-être après tout se montrent-ils pires qu’ils ne sont.Le contact avec les autres, les préjugés, l'influence des doctrines et des exemples, enfin le respect humain, conseiller funeste, les ont engagés dans le parti de l’impiété; mais au fond leur volonté n’est pas aussi dépravée qu’ils se plaisent ù le faire croire.Pourquoi n’espércrions-la flamme de la charité nous pas que (34) hui.U.10.(3~>) Matt, xxvur, 10.JW>) MI H eg.Xix.11.(37) U Tim.iv.-j.(83) Mfttth.xi, 28.(30) Is.XLU, 1 et m t\ (40) I.Cor.xin, l.(41) Ibid, iv, 12 et sôq.(IS) I.Cor.in, 11 (19) Ib.x.36» (20) Hebr.i.=) (21) Matth.xi (22) Horn, tfe wnto K •(23) Àpoc.xii \ .(28.) I Tim.v.22.(29) Ibid.l30) 1 Tim.v i, 2 i * t Kfj.(31) Boni, ix, 2.(32) Thnm.iv.4.33 Luc iv.18-19.(24) Gai.iv.19 (25 Ib.il, 20.(26) Philipp, v, 21.(27/ Ephc iv, 3.or -1.n.rifltj» 4 i t LA VÉRITÉ H5 dissipe enfin les ténèbres de leur iltne et y fasse régner, avec la lumière, la paix de Dieu ?Plus d’une fois le fruit de notre travail se fera peut-être attendre ; mais la charité ne se lasse pas, persuadée que Dieu mesure ses récompenses, non pas aux résultats, mais iX la bonne volonté.Cependant, Vénérables Frères, ce n’est nullement Notre pensée que, dans cette œuvre si ardue de la rénovation des peuples par le Christ, vous restiez, et votre clergé, sans auxiliaires.aussi très heureusement.Car, résultats une fois obtenus, les nobles et ! les riches sauront être justes et chart tables ù l’égard des petits, et ceux-ci supporteront dans la paix et la patience les privations do leur condition peu article fortunée ; les citoyens obéiront, plus A l’arbitraire, LE RADIUM ces De semblables prophéties sont de nature à faire rêver, ne fut-ce que par sympathie pour l’écrivain.Le 3 mars dernier, un grand jour» Nous avons vu, dans un premier nal quotidien donnait à ses lecteurs que le radium est un métal| les renseignements suivants : non ; qui projette constamment de l’énergie, rd , ““ al.‘X l e. LA VÉRITÉ 4 J)ern rarement, ou m'écrivait de New- Cependant, quand ou y regarde de j “dans cette Province surtout, on aurait de terrain réclamé York qu'on le vendait 2*25 piastres le decigramme (le decigramme vaut environ 1,5 grain).Et encore ce n’était pas du radium pur que l’on m’offrait.Mais, dira-t-on, ou découvrira peut-être un jour des gisements considéra-blés.Le fait est très peu probable, et voici pourquoi.11 y a lieu de croire de croire que c’est bien dans ce que l’atome du radium n’est qu’un produit de la désagrégation des miné- i qu’on trouvera rais complexes de la petchbleude.j rons-le, l’explication vraie des éton-| l’était en 1896.M.Rut b- nautes propriétés du radium.C.La FLAMME, ytre.près, ou comprend facilement que cette j dû tresser des couronnes à des hommes * Cependant,le Canada eTrAnd t désagrégation n'est pas impossible.La! qui avaient risqué leur avenir politi- ont eu la faiblesse d’accepter Mtto théorie de l'ionisation, celle des élec-j que pour accomplir un grand acte do commission.° trous y conduisent tout droit, et ces justice.” théories font très vite leur chemin j C’était peut-être là, dans la pensée dans le domaine des sciences phvsi- de M.Pelletier, une invitation, à ques et chimiques.11 est donc permis l’adresse du chef de l’opposition, à faire plié- une déclaration catégorique et satisfai-nomème de la dissociation atomique ; saute sur cette question importante, un jour, bientôt espé- ! aussi actuelle aujourd’hui qu’elle Les trois commissaires des Etats-Unis étaient MM.Lodge, Turner et Root; les deux commissaires du Canada étaient sir L.A.Jette et M.Avlesworth.Lord Alverstone représentait l’Angleterre.La commission vient do finir travaux, et sa décision vuit s’y attendre, ruble ses comme on de- M.Borden a parlé }tendant deux j heures, nous dit VEvénement, et, d'après | le compte rendu de son discours que j uous donne ce journal,il n’a pas même .lait allusion à la question scolaire ! C’était pourtant une belle occasion pour le chef de l'opposition de faire Lundi, le 19 octobre, les libéraux- savoir au public que lui et sou parti j conservateurs de Québec donnaient un entendent réparer i-j banquet, au Château Frontenac, en en 1S90 l'honneur du chef de l'opposition, à amènent un changement d’administra- son lieute-j lion.C’est du moins ce que pense erford, de McGill.Alors ce métal ne j serait qu’un produit secondaire.Son ! existence comme element distinct ne ! est absolument fnvo-uux prétentions des Etats-Unis.Le Canada perd tout ce qu’il réclamait, moins deux petites îles tance quelconque.Lord Alverstone,selon les traditions de l’Angleterre, a donné gain de eau aux Etats-Unis contre le Canada.Chaque fois qu’il s'est A PROPOS 1)TX REVENT ! BANQUET sans tmpor- remonterait pas plus loin que quel , ques milliers d'années.E: comme par suite de sa radioactivité elle-même,sui j vaut la plupart des physiciens, son atome se désagrège, et cela un million de fois plus vite que celui de l'urat uni et du thorium radioactifs disparaît pour ainsi à mesure qu’il a ilium tt 1.1 se i « • i injustice commise si les prochaines élections agi de régler des différends semblables, l’Anglete a gai ment sacrifié les intérêts du Canada pour plaire aux Etats-Unis.Et il 1 jeu sera toujours urinai bien simple que l'Angleterre — Le résumé du discours pro pas le Canada, tandis notice par M.J.E.Prince, en proposant peur mortelle de l'Onclt Provinces sœurs .T re compagnons e ce métal ' Ottawa, M.Border,, s f' < U et de e n resu ; te eue .i M.Monk.Il a gardé le silence lorsqu’il aurai ctobre, a publié fallu parler.nant, LT, se pour la raison 20 ( fo e.par opposition a 9 À LL au thorium qui ont la vie plus dure.C'est de cette façon qu fait très remarquable blende contient toujours pL„ niura et de thorium q « - w- .1 i - y- »>*t no craint un résumé complet des discours pro- j> g ’ou explique le notices à ce festin.Nous avons lu ce .e la petch- compte rendu, avec attention, de la i d’ura première à la dernière ligne.Les chefs du parti libéral-conservn-1 : pi elle a une 3 Sam.Les commissaires canadiens out rôle document donnant I sauté des « A , tel V fcv'ûttnt ut Va donné dans son du 20, .r Q fusé de sig (que i numéro on trouve leur ont profité de l'occasion pour ex- j ma]p leur programme.Ce programme, j nrir • • w * i ie radium.était on tie peut pius eu veux.Le lendemain, ce même journal a publié le discours de M.Prince tel que celui-ci l’avait écrit.Cette dernière version vaut infiniment ue victoire aux Etats-Unis et quement dénoncé, la décision de lo ont publi-en termes sévères, majorité de la corn- On peut donc croire que, si le radium dans quelques autres corn 1 poser posés minéralogiques, ce ne sera ja .nous regrettons d'avoir à le dire, se mais qu’en toute petite quantité, étant borne à des questions purement maté-donné que, comme nous venons de le Celles : tarif, service transatlantique, dire, son atome se désagrège presque j ouillage des ports, etc.aussi vite qu’il se constitue.* Ccs questions ont leur importance, mission.Il y a de l’indignation au Canada, grande réjouissance aux Etats-en Angleterre on se moque de mieux.On y trouve même d’excel lentes choses au sujet de la question scolaire mnuitobaine.Voici, par exemple : une Unis et nous.Je viens de parler de la désagréga- j 5 qns ^oute ; uoais de la questions lion atomique.Mais alors les atomes 'raîmen* importante, de :a question ne sont plus des particules matérielles! ~;c?^re uianitobaice, il n a pas éU- : fait mention à ce banquet.inseceables, invariables, comme on le _ , .1 , , Un s est beaucoup occupe des intérêt; matériels du pays, mais de la ¦ grande injustice commise en 1S90, Pour nous, nous sommes bien content de l’action de lord Alverstone : c’est un joli coup porté à l’idée impé rialiste.Absolument, on ne nous parlera plus, d’ici à quelque temps, de la protect ion que l’Angleterre nous uc.corde ! Pourtant, nous voyons par le Star, de Montréal, 21 octobre, que le British Empire League, de Toronto, n demandé encore, au lendemain de la décision de la commission, que le Canada contribue à la défense de l’Empire ! 1 Le toupet de ces gens-là est mental.“ Monsieur le Président, il faut que l'électorat sache deux choses avant que lu bataille s’engage.Il faut qu’il sache que la constitution de ce pays est au-dessus de tout, en dehors de tous les partis, que tous sont tenus de la res-II faut, en outre, que le pays sache quo nulle injustice, nul tort ne doit être toléré parmi nos concitoyens, que tous ont des droits au respect et u la protection de l’autorité,que personne certainement ne doit souffrir à cause de ses croyances.“ Il faut que le gouvernement de l’avenir soit un gouvernement réparateur dans le sens le plus large du mot."Sans cela, les provinces ne peuvent s'appeler des sœurs et on ne saurait boire cordialement à leur santé.” C’est très bien.Malheureusement, ce n’est pas M.Prince qui sera appelé à diriger “le gouvernement de l’avenir et ses excellentes paroles ne lient pas le parti libéral-conservateur.Ah ! si M.Borden avait tenu langage ! ».supposait jusqu’à présent.Simples : agrégats de milliers de parcelles plus petites (Lord Kelvin en compte aul.nAn , ., ! injustice dont nos coreligionnaires de moins 209 millions dans un atome de .„ 6 là-bas souffrent encore, on n a pas nec ter.t radium), ils peuvent s’enrichir pan 1 arrivée de parce,les étrangères, on | com te rend„ e£lim,„t s appauvrir par la disparition de quel-j silenc(!i fgalement, sür |„ grande ques-unes de celles qui leur apparie-.irjiq„jta eommise, dans l'Ouest, à l'é naient.D'autre part cette altération gar(, (,e , fra ai;e dont on a des éléments de l’atome ne va pas sans ,aboli ofüciel, «Kt/jré h amti.un changement dans les propriétés de tut ion du pays ! 1 atome lui meme, c est-à-dire.sans Be s orateurs, par exemple, ont beau* une modification chimique de sa na-,C0Up vanté la Confédération, œuvre tare.Par conséquent, l’atome d’un des- du parti libéral conservateur.Iis or éléments actuels des chimistes n'est moim- Mais t i les jiugos de la Ligue ne sont peuple nous aimons du pas dégoûtés, io« masses, du canadien le seront, .i moins n lu croire.parlé de 11 droits égaux ’’ pour toutes plus inaltérable ; il peut devenir autre ; ies races et toutes les religions, ils ont chose que ce qu’il est, par exemple, l’atome d’un autre élément.Déjà même on croit entrevoir que les modifications radioactives du radium produisent de l’hélium.C’est du » t L’EDUCATION DU V LIT LL PAR LES JOURNAUX célébré la naissance d’une nouvelle nationalité, la nationalité canadienne, destinée à obsorber la nationalité cana ce dienne française pour la conservation de laquelle nos patriotiques ancêtres ce qu indiquerait le spectre de sa lu-1 0nt tant lutté et tant souffert, minosité propre, tel que photographié par Sir et Lady Huggins, après une pose de soixante-douze heures.L'Evénement, de Québec, 15 octobre, consacre plus d’une grande colonne, NATURELLEMENT! Mit texte, à raconter les exploits de Tous ces discours ont été vraiment __________ deux boxeurs qui avaient donné, la tristes ; car p>as un seul orateur n'a Le gouvernement d’Ottawa avait ^?van,| ^00 spectateurs, une fait entendre la moindre protestation proposé de faire régler la question de la exhibition de leur brutalité.Lt T, ., .v .L , f , 1 dans ce long compte rendu, pas un mot 11 arrive donc que, par un chemin virile contre les injustices dont les frontière de 1 Alaska par un arbitrage de blâme ou de réserve, si ce n'est que tout à fait imprévu, on est conduit à nôtres sont les victimes sous le tyran- impartial.|e journal exprime l’espoir qu'à l'ave- admettre la transmutation des élé- nique régime du"grand tout canadien'1 Le gouvernement de Washington nir " *es commenceront à 9 ments ; les alchimistes disaient : la qui écrase notre nationalité, pendant n’a pas voulu accepter cette propos!- !ieures f,1,11011 Pfts ^ i,curcs ou 10 transmutation des métaux.C’est avoir que nous nous pâmons d’admiration tion si équitable.Il a nronosé de ie^res ‘ ., .,., .] , , .r ., - , propose ue Quei détestable enseignement les fait un bien long détour pour conclure devant lui, comme le char de Jaggre- soumettre le différend à une commis journaux donnent à nos populations à la réalisation possible de ce qu’on a nat écrase les malheureux Indous qui sion de juristes, trois nommés par les par les comptes rendus de ce genre I regardé pendant des siècles comme le se prosterneut devant l’idole.Etats Unis et trois par l’Angleterre et Ut il faut remarquer que VEvênc- rêve eu la lubie des chercheurs de la M.L.P.Pelletier, président du le Canada.mcn* 681 l’un des principaux organes pierre philosophale.La science comme banquet, dan, le discours qu'il a pro.C'Était là une proposition inaccep.%%% Jeers' “«"pTrU de l’orlra toutes les choses humaines, est donc, nonce en proposant la santé de MM.table pour le Canada; car ce qui et des bons principes ”! '’elle aussi, un perpétuel recommence- Borden et Monk,a pourtant dit un mot pouvait noua arriver de mieux, c'était Le Soleil, même date, donne aussi qui aurait permis aux orateurs qui an dead lock.un long compte rendu de cet échange Restons en là pour aujourd'hui, l’ont suivi de s’élever un peu au dessus Tout le monde savait, et les trois Pupille de coups de poing.Parler de la désagrégation des atomes du terre-à-terre des intérêts matériels, commissaires des Etats-Unis ne se on le sait, est 1 un des «t très audacieux ; aux yeux des ebi-1 Parlant de la défaite du parti libéral- gênaient paa peur le dire, que jamai, wp%^,%TpmC'l'è%% mutes, c’est piesque une témérité conservateur en 1890, il a dit que aucun d’eux ne renoncerait à un pouce progrès ” ! moins ment.
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