La Vérité, 1 novembre 1904, mardi 1 novembre 1904
it*r.1 jftU V ¦u NOTRE-DAME DE QUEBEC, 1er NOVEMBRE 1904 24ème ANNEE No.4 LA VÉRITÉ AVIS ABONNEMENTS Canada i VS ^ : nom les avez * Avec une meme a flection.Nous ce [ K bienveillante attention ; c’est qu’ils j bénissons donc la France, et tout sont venus à Rome à l’occasion du 50e d’abord votre noble épiscopat qui, aim i ver lire delà définition du dogme pour les intérêts religieux et le salut de \)n (maculée Conception pour a (fi r- des fîmes, déploie un zèle infatigable, i^nncllemenl que la Franco est Nous bénissons avec toute l’effusion de de Marie, et que par cou- Notre finie les vicaires généraux, les i véué curés et leurs paroisses, et tous les Jeanne d’Arc, prêtres, en priant Dieu de leur aceor France est le royaume de Jésus der les plus douces consolations dans /exercice d'un ministère plein de fruits.Nous vous bénissons enfin «le ?! H .a Soyez jaloux de votre liberté d'en-faut- de Dieu, de cette liberté par laquelle le Christ vous *‘a rendus libres.” Que le inonde sache nieirque it peuple canadien catholique est attaché à sa religion, aussi bien qu’à la liberté et au progrès.Qu’il >aeh * qu’il est étroitement uni au Saint Siège et qu’il encore plus terrible, car * mci\ iais le roya./.ne sequent, comme l’a proclamé I; raide Pucclle d’(Menus » • hi 1 » considère cun mit ses ennemis ceux qui attaquent le Vicaire de Jésus-Christ.Sache le monde que les catholiques canadiens ne toléreront pas que les esprits sectaires et jacobins du vieux monde prennent racine dan- la société canadienne.Nous plus éclairés qu'eux, Ions la vraie notion de la Christ.Aussi, ne pourriez-vous, chers tils, Nous donner une plus douce consolation dans ces moment?où Nous sommes profondément alfiigé par tout se trame au détriment do la dans votre patrie.Votre en diet.Nous confirme dans Dieu aime lu qu’il aime l’Eglise, et son épouse, il sa fille bien- tout cœur vous tous, chers pèlerins, ' vos familles, vos amis et vos œuvres, afin que vous puissiez travailler avec un courage ardent et une pleine confiance dans le secours du ciel.Que cette bénédiction soit une source consolations constantes pour tous ceux qui sont aujourd’hui présents ici our exhiber le fond de leur âme.—à ceux qui diffèrent d’avis avec moi, à ceux qui m’entendent comme fi ceux qui ne L œuvre républicaine et laïque ” de M.Combes consiste à fermer les > U nVentendent pas.et j'aflirme que pas un écoles de tous ceux qui lie pensent pas seul d'entre eux ne saurait vous suggérer comme lui, et à jeter sur le pavé ou une autre solution que celle que je vous les chemins de l’exil des femmes propose pour atteindre le but auquel je tends.Il est impossible de cimenter l’em- sur et des vieillards qui n’entendent pas de la même façon que lui le problème de la destinée humaine.Vest oe que les philosophes de la Ligue appellent “ régler les rapports entre les hommes et les peuples suivant les lois de la raison et d’après les données de la science ” ! RIRE, dû RESSERRER LES LIENS qui IlOUS unissent, sauf au moyen d’rne union commerciale sous une forme quelconque.Je le répète, pas un seul de nos adversaires n’a formulé une seule proposition alternative.Un homme d'Etat pour lequel je professe le plus grand respect et qui demeure dans le voisinage — sir Edward Grey—nous a dit, il est vrai, qu’il son avis, l’établissement d'un conseil impérial serait une chose désirable.Eh ! bien, qui a le premier proposé rétablissement d'un conseil impérial ?C'est moi-môme qui ai formulé cette proposition — ces années dernières, cela s’entend, car d’autres Vont proposée avant moi.Il n’y a rien de nouveau sous le soleil.Cependant, j’ai préconisé cette idée avec plus de vigueur quo mes prédécesseurs.J ai déployé tous mes efforts pour mener cette idée à bonne fin, et cela en nombre de circonstances : au cours de conférences antérieures, dans des discours publics et des entretiens privés, je me suis permis de parler au nom de mes compatriotes et de dire à nos frères d’outre-mer : “Nous avons besoin 11 que ccs *uva* Voici un extrait de la lettre, très c lairc, publiée à ce "" de Montréal, par M.Gaston P.La bat, un Français qui habite notre pays depuis assez longtemps : jet dans la Patrie, On comprend, après cela, que les congressistes aient tenu, avant leur départ d’Amiens, à être les hôtes de la loge maçonnique locale.“ Lt'* délégués ouvriers français, envoyés par le gouvernement de France, ont laiss ' leur dernière carte de visite à 'Montréal ”, dans la salle Saint-Joseph, samedi soir.“ C’est une triste carte, car elle a laissé M.Herbette et ses amis dront cette justice que nous ne faisons pas de déclamation et n’usons pas de gros mots.Nous prenons simplement des documents officiels, des discours publics nous disons à nos lecteurs : que pensent, disent et font les confrères de M.Herbette.M.Herbette est un homme public ; il veut exercer chez d’apostolat ; il se pose en conseiller, mentor.C’est notre Oncle, paraît-il.Nous avons bien le droit desavoir quel esprit l’inspire, de quel programme il se réclame.Nous savons ce que sont ses confrères, et nous nous rappelons qu’un vieux proverbe de chez nous dit : Dis-moi qui lu hantes.Les proverbes ont toujours du bon.nous ren- rcgrcttahle de leur départ, mais très regrettable de leur passage j nous.un souvenir non titvmi “ Et d'abord, s’ils avaient fait et dit X lem arrivée ce qu’ils ont fait avec intention X leur départ, ils tant il Montréal qu'il Québec, raient été bel et bien conspués.“ Le public jugera.Payés par le gouvernement français pour leur voyage soi disant d’instruction, ils ont insulté la France et le Canada.Après avoir émis des idées fausses et désordonnées qui grisent comme le premier verre de boisson auquel on n’est pas accoutumé, ils ont dit ceci : “1° Que le drapeau tricolore n’était pas celui de la France.-° Que la Marseillaise n’était pas l’hymne nationale de la France.“ 3° Enfin, montrant sarcastiquement le drapeau du Sacré-Cœur, on y a dit que le vrai et unique drapeau actuel, était le dru- n’au raient pas été reçus, mais ils nu- et Voilà ce de votre coopération.Nous vous appelons à nos conseils ; venez y prendre part ".Et ils ont décidé qu’ils ne sauraient évoluer dans ce sens ni adopter ce genre du fédération.Je ne prétends pas qu’ils refuseront toujours de donner leur acquiescement à cette proposition ; AU CONTRAIRE, JE SUIS D’AVIS QUE SI LA CRÉATION S'IMPOSERAIT NÊTES - nous uue sorte eu MA PROPOSITION L’EMPORTAIT, d’un conseil fédéral sairement ; mais, pour le moment moins, la chose est impossible, et rien dique que ce conseil fédéral s’établisse premier lieu.Les colonies tiennent A ce qu’elles seront appelées à discuter, de se rendre A ce conseil.Quand l’unior commerciale sera un fait accompli, ce sera peau rouge, et que le chant national était là une question A discuter ; mais, en ntt on- celui de V “Internationale”, qu’un délégué dant, la proposition alternative si légère# allait chanter, engageant les auditeurs, ment formulée par sir Edward Grey n’a quels on en remit le refrain, d’accompagner, absolument aucune valeur.Ce n’est pas M C’est à ce moment que je sortis écumré ainsi qu on réussira A rendre l’union plus pour écrire, non tout ce qui a été dit d’hor- intime.J ai.ensuite, dirigé mes efforts riblo et d’internai dans cette réunion, dans le sens de la défense impériale.nu n i li- en savoir avant aux- mais Mais pour donner un démenti formel aux délé- * % •'fi/s V ^ 1er NOVEMBRE 1904 LA VÉRITÉ 5 français, sur les trois para- publiques de Winnipeg.Notre position, bien qu’améliorée, est donc loin d’être assurée, et il sufli rail d’un nouveau Greenway pour nous forcer à abandonner nos écoles, parce qu’on y appliquerait la loi dans toute sa rigueur.Nous sommes dans le cas d’un propriétaire dépouillé injustement de son bien et à qui ses persécuteurs permet taiont d’habiter sa propre maison, en lui allouant même une pension, mais avec l’entente formelle qu’il pourra être, de nouveau, chassé de sa maison si ses persécuteurs ne sont pas contents de lui.La minorité protestante de Québec n’accepterait jamais de dire que la question des écoles est réglée si elle était à la place de la minorité catholique de Manitoba.Sommes-nous moins intelligents ou avons-nous moins de droits que les protestants anglais de Québec ?Un Manitobaix.», gués ouvriers graphes mentionnés plus haut.' DES MHS !sans ^*eu est dépourvue de toute force, comme elle est dépourvue de toute sanction.envoie d’autres Si la France nous individus de ce type, nous les traite-pestiférés, quels que soient leurs M.farte continue à donner, sur nos mœurs politiques, des documents intéressants.“ Le péril du siècle, le péril de l’Amérique, c’est la sécularisation (1) 11 importe de les enregistrer, de l’école.Je signale le péril ; comment Nous extrayons les notes suivantes faudra-t-il y rémédicr, le peuple de ce ( 1111 ur^c*e intitulé .La profondeur du pays le dira quelque jour, alors que la mnl' °*' l,uidié dans la Patrie du 18 dure leçon des faits l’aura forcé do octobre : rons en noms et leurs titres.Le plus sûr moyen pour la Franco de ruiner ce qui lui reste de prestige moral au Canada, c’est de faire de l’anticléricalisme un article d’ex porta reconnaître la gravité de la situation.“ Aux catholiques je puis parler avec une spéciale insistance de la nécessité de la religion dans l’éducation La foi • i; opinion publique : elle a des caprices hOûts si bizarres ! Kl le est si facile à %ir,:r dans notre province, où l’esprit de Pa*’ -vrt de paravent à tant de choses dou-et de bouclier à tant d’hommes plus douteux encore.Nous ne connaissons pas de pays au où l'aveuglement de l’esprit de parti issé aussi loin qu’ici.-Lis organisations politiques excluent de le r programme le droit de penser, qui comte naturellement le droit de différer et de pie l'on diffère, d’apporter des raisons, : :r des arguments, etc.' spéculateurs, des faiseurs d’affaires, P* - ' s’emparer, pendant un temps au n d’à peu près tous les moyens d’ac-par lesquels les partis politiques sont ‘»’és et menés.peuvent acheter un groupe de jour: , intéresser à leurs entreprises des des députés, exploiter à fond le ublic, etc., etc.Et tout cela en prè-ia fidélité au parti, en trouvant des xtes plausibles pour endormir et trom-foules.tien.et • LA QUESTION SCOLAIRE est le trésor, plus précieux que tous les autres, qu’ils désirent pour eux-mêmes ; l’héritage, précieux pardessus tout, qu’ils veulent léguer à leurs enfants.te U La situation actuelle au Manitoba ailleurs Vattitude des m Nous indiquons ., , , , partis au sujet de la question des écoles du Manitoba.Nous lecteurs trouveront dans la lettre ci-jointe, qui nous vient d’excellente source, l'exposé de la situation actuelle au Manitoba : 60 t j >01 “C’est pourquoi ils doivent employer toutes leurs énergies à donner à leurs enfants une éducation profondément catholique.Il n’y a place ici pour aucun débat—la leçon de l’expérience est trop claire : il n’y a que l’enseignement quotidien des choses de la foi, que la vie dans une atmosphère pénétrée de l’esprit de foi qui puissent inculquer si profondément la religion dans l’âme de l’enfant qu’elle y demeure, ferme et inaltérée, toute sa vie.r di d' Winnipeg, 15 octobre 1004.A Monsieur le Rédacteur de la Vérité, à Québec.Monsieur, Certains journaux} de Québec ont encore répété, il y a peu de temps, que la question des écoles du Manitoba était réglée.Elle est si peu réglée que les catholiques de Winnipeg et de Brandon doivent payer une double l’une pour les écoles publiques t- C' ILS VIRAIENT RAISON î.dre — ) t- M.llcrbette a tout de même eu un bon mot dans ses innombrables causeries de Montréal.“ A Woonsocket, a-t-il dit aux membres de la Chambre de 1 i ï “ Nous ne pouvons qu’envisager avec alarme l’avenir de la religion en Amérique quand nous songeons au nombre considérable d’enfants !" taxe pratiquement sans Dieu ou protestantes, l’autre pour : i Commerce, j’ai trouvé des inscriptions ' • ,v; Ult0-Vens et ics contribuables veu-françaises dans les gares.Ici, au cœur ! '^ renseigné, sur ce qui se pa«e dan, du Canada français, un français de ^ ,rd bannir ce funeste esprit départi qui France court chance de s’égarer en , ;„;chc tant de gens bien intentionnés descendant du train, s’il ne sait pas ¦ iminer les deux côtés de la médaille, l’anglais : il me semble que vous devez plus que cela au sang qui coule dans vos veines, à vos parents, à vos amis.” écoles libres qu’ils les qui ne fréquentent point les écoles catholi- soutionneut à grands frais.A Winnipeg même, les taxes des catholiques pour les écoles publiques s’élèvent à plus de $10,000 par an ! Vue école, celle de St Joseph, est fermée faute de ressources.Les charges assumées pour la construction de trois nouvelles écoles devenues nécessaires : it St.Mary’s Church (anglais et français) ; à Holy Ghost Church (polonais) ; à St, Joseph’s Church (allemands), et les frais d’entretien de ces mêmes écoles et de celle ques, et au peu que l’on fait pour l’instruction religieuse de ces enfants.d'autres termes, il faut une opinion La religion fera des pertes énormes, à .iblique disposée à entendre, à juger, à moins qu'on ne fasse pour ces petits beaucoup plus qu’on ne fait maintenant.Plus que nous ne l’avons jamais fait, nous devons exhorter les parents à envoyer leurs enfants à l’école catho* r.usonnvr.“ La profondeur du mal dont nous souf-Le fait est qu à ce point de \ ue nom .ÛI15 n’est p.ls ]0;n j'^tre un abîme." sommes d’une indifférence, d’une apathie qui dépassent par trop les bornes.Sur la plupart des chemins de fer Le11 péril du siècle " tique.C’est dans l’école catholique que réside l’espoir de l’Eglise eu Amérique.” canadiens, les billets ne sont imprin qu’eu anglais, de même que les imii-j cateurs.De Québec à Montréal, ivl de l’immaculée Conception sont si lourds que nous aurions raison de faire appel à la charité des catholiques du Canada pour les supporter.Si, dans les centres catholiques, nous recevons les octrois des municipalités et du gouvernement pour les écoles, c'est que nous avons accepté de passer, en principe, sous le contrôle du gouvernement.Cependant nous avons conservé dans nos anciennes écoles, nos livres catholiques, anglais et français, et les crucifix, etc., etc., contrairement à la loi.Et si l’Archevêque de St-Boniface a réussi à faire modifier la formule de serment imposée aux maîtres pour restreindre l’enseignement religieux, c’est grâce à l’intervention des ministres protestants eux mêmes, alarmés de la diminution de cet enseignement religieux dans les écoles dirigées par des maîtres protestants.Notre position scolaire est améliorée, il est vrai, grâce â l'énergie et à la sagesse de notre Archevêque et aussi grâce au bon vouloir du gouvernement du Manitoba ; mais la loi de 1890, qui a aboli nos écoles séparées et qui a consacré le principe de l’école neutre (un-tcclarian), n’a pas été modifiée par 10 règlement Laurier-Green way,qui n'a fait, au contraire, que maintenir ce même principe.C'est même la raison pour laquelle 11 a toujours été impossible de s’entendre avec le bureau des écoles ., La question de 1 enseignement reli- Pacifiquc traverse un territoire exclv.-i , , \ „ .gieux préoccupé les plus hautes întelli- vement français : vous ne pouve v ° .‘ .V , , .' genccs dans tous les pays du monde, trouver un indicateur français.i- • , _ .,, ., Aux Etats-Unis des protestants en vue Les compagnies, si elles avaient lu ., .,, , ., ,, 1 ° ont jete le cri d alarme et constate que la prétendue neutralité scolaire, l’ab sence de l’école de tout enseignement religieux, préparent les pires dangers.Mgr Ireland, qui ne peut être "suspect de parti pris à l’encontre de la civilisation américaine, vient de s’exprimer là-dessus en termes très nets.C’est A ce cri d’alarme de Mgr Ireland un état récemment publié par l’abbé Morgan M.Sheedy apporte un commentaire tristement éloquent — d’autant plus éloquent que l’abbé Sheedy prend, pour célébrer les résultats qu’il constate, un ton presque enthousiaste.Or, de ce rapport qui fait partie des documents officiels du gouvernement américain, il résulte que 967.51S enfants fréquentent les écoles primaires catholiques et une quarantaine de mille les écoles primaires supérieures, secondaires et universitaires.967.518, c’est un chitire considérable, “ presque la moitié, dit l’abbé Sheedy, de la population scolaire catholique eu âge de fréquenter les écoles primaires.” Soit, mais qu’advient il des autres, de ce million d’enfants qui, au témoignage de Mgr Ireland, sont exposés aux pires dangers ?Par un singulier effet d’optique, les moindre souci de leur clientèle, remédieraient â cet état de choses.Puis- qu’elles ne le font pas, il importe que cette clientèle elle-même fasse valoir ses droits.Ou devrait adresser aux directeurs des grandes compagnies des réclamations énergiques et motivées.Il est un autre côté do la question.Toutes ou presque toutes les compagnies ont été subventionnées par le trésor public, par les Canadiens-Iran çais comme par les Canadiens anglais.C’est une raison de plus pour que nous exigions qu’à travers tout le pays elles mettent, sur le même pied les deux langues officielles.C’est une réclamation qu'il faudra dans un discours prononcé à Sinsinava, Wis., qu’il a fait ces déclarations : Les écoles et les collèges ou l’on ne s’occupe que de l’intelligence ne peuvent suffire à l’éducation des enfants du pays, a-t-il dit.Ni l’école dominicale ni le foyer ne donnent à la masse de ces enfants la formation morale qu’on leur refuse dans les écoles et les collèges.Le problème qui se pose devant ce pays est effroyable par les perspectives qu’il découvre : quel sera le résultat de cette absence de formation morale dans les écoles que fréquentent la multitude de nos enfants ?Ceux qui étudient ce problème en sont terrifiés ; et ils ont raison de Vôtre.On suggère des remèdes ; mais on craint et on évite le seul remède efficace : l’enseignement religieux à l’école.On admet catholiques uu danger patent.Pour assurer la nécessité de la formation morale ; ?le“" ="r“ts ._ les catholiques doivent créer, à leurs frais, mats on voudrait qu elle fût mdépen- (les écoles libre8> aprèa avoir fourni leur dante de tout enseignement et de toute quote-part pour le maintien des écoles sanction religieuse.Mais la morale publiques.d’ailleurs porter auprès du gouvernement fédéral lui-même.Pourquoi les billets du Dominion, les timbres-poste, portent-ils pas d’inscriptions dans les deux langues ?Eu dehors de la question de dignité, d’utilité.(1) Notk DK i.a Vêritt :— Les Américains emploient le mot securalwn, les Français disent laïcisation.Les deux mots se valent.no L’école ne peut être neutre ; Viviani, l'un des chefs socialistes français, vient de l’affirmer après tant d’autres.Aux -Etats-Unis, clic est ou protestante ou naturaliste.Dans les deux cas, elle constitue pour les enfants il y a colle, très prosaïque, Pourquoi les braves gens de nos campagnes seraient ils obligés d’ignorer ou de deviner toutes ces inscriptions an- glaises ?Les Canadiens de langue anglaise ne toléreraient pas un pareil état de choses.Et ils auraient raison.914363 LA VÉRITÉ 6 ! EN FRANCE attendre tant de bien, est un dos pria- | cipaux résultats de 'a délégation permanente.Tous les catholiques doivent s’unir dans une ardente prière pour que cette première réunion de l’épiscopat canadien sous la présidence du délégué Les deux théologiens de chaque apostolique soit couronnée d'un plein province ecclésiastique, au moins pour succès, ce qui regarde la province ecclésiastique de Québec, formèrent différents j comités, dont les membres, après avoir prêté serment de garder le secret, devaient étudier les matières soumises à1 leur examen.lesquels ils auraient ù élaborer des la laïcisation projets de décrets.Parmi ces questions A étudier, il y en avait vraisemblablement, comme cela se fait d’ordinaire, quelques-unes d’indiquéesparle Saint-éducation cbré- Siège, d’après les informations du tienne, semblent trouver tout naturel délégué apostolique.aux Etats-Unis.mêmes gens qui dénoncent violemment, et avec raison, scolaire en France, qui plaignent les catholiques français, obligés de s’impo ser double cotisation pour assurer à leurs enfants une Lu situation s aggrave.La Chambre, par un vote de 325 contre 237, a approuvé M.Combes d’avoir rompu 1 avec le Saint Siège.M.Combes, dans un discours qui paraît avoir été de fort mauvais goût, ; a déclaré que la séparation de l'Eglise i et de l’Etat est devenue inévitable, j C’est la guerre au couteau qui s nonce, car la séparation, dans les circonstances et avec les dispositions du chef du cabinet, c'est à la fois le mow: de priver l’Eglise des ressources .: lui apjio ce qui se passe Et pourtant, ainsi quo le constate Mgr Ireland, une très grande partie de la jeunesse catholique est en danger d’v perdre la foi, et le système général d’écoles neutres prépare au pays les Mgr BRUCHESI au- pires destinées.Mgr Bruchési s’embarquera pour Rome le !> novembre.Il assistera aux C’est ce qui a eu lieu.Et c’est à que rtc actuellement le budget dation du dogme de l’immaculée Con- cultes, et de renchainer par des ng ments de police.CONCILE PLENIER fondre ensemble ces travaux venant fêtes du cinquantenaire de la proclama des différentes provinces ecclésiastiques ; s’est occupé ception.1.du Dominion, que l’on récemment à Ottawa, dans une réunion.Avant son départ, Monseigneur a adressé à son clergé une importante circulaire où il lui recommande notam- France, veut Des Archevêques et Evêques (lu Canada M.Combes en fidèle instrument de la bande de sectaires qui tyrannise !;• achever de décbristiui ;• générale de tous les théologiens de gués.Cette assemblée des théologiens Le premier délègue apostolique per-1 convoquée pour le 12 octobre ma rnanent, Mgr balconio, n’a pas tardé à : terminé ses séances que le 22 du même se convaincre de la nécessité d’un mois.ment d’encourager l’Association entho- ser son pays.Les lois sur la neutralité scolaire, .Nous suppression des congrégations, la ni[>.turc des relations diplomatiques, ! séparation de l’Eglise et de l’Etat, tout cela se tient, forme bloc.lique de la Jeunesse et de veiller la réforme de la musique sacrée.concile plénier au Canada.11 nous a H v a peu de renseignements sur les publierons dans notre prochain numéro quittés, avant de pouvoir exécuter ses travaux préliminaires du concile.Rien xtv urémie de cette partie de la j d’étonnant, puisque tous ceux qui circulaire.¦jui lui a succédé, j prennent part aux délibérations sont Mgr Bruchési fait, nu sujet des ma-.concile plénier le | tenus au secret.Ht cependant quelle riages, les observations suivantes : programme j sage précaution que ce secret, quand il s’agit de matières aussi sérieuses et «il vastes projets.Mgr Sbaretti, semble avoir[fait principal article |de son d’action.11 aurait voulu tenir ces assises solennelles dès 11 n’y a guère à espérer d’arrêt d; la persécution.nie M.Combes dispose d une majorité compacte, et celle ci est dominée » » ii “.Je profite de cette occasion pour J vous dire combien je trouve déplorable le mois de juillet j aussi délicates, qui ne relèvent en rien ¦ certaines habitudes qui se sont intro- ! duites au sujet des mariages et tendent à se par les puissances occultes.Les catholiques français le savent qui ; bien, puisqu’ils — ils, généraliser de plus en nombre )1 us.On semble oublier, en vérité c est le petit ceux qui ont l'instinct de préliminaires!du tribunal de l’opinion publique.Nous pouvons bien toutefois pressen- ‘ 1 la ; tir dans une certaine mesure la nature dernier.Mais les travaux ayant pris des proportions colossales, il j a bien fallu remettre à plus tara ffl,e j défense—se prêt sacrement de notre: , I de 1 Eglise, nt A assuror la vie Ians l'éventualité de la ‘••V e manage est un religion.11 faut que les jour nuux décrivent la toilette de la mariée ! suPPression '*u budget des cultes.prochaines années seront très des principaux décrets qui seront i sainte tenue du concile.Voici à peu près l’organisation qui a portés, été jugée la meilleure pour préparer le j Les jeunes églises, surtout celles d’un concile.même continent, souffrent il peu près Dans chaque province ecclésiastique des mêmes maux, ont à déplorer les du Dominion, il va eu réunion des mêmes abus et demandent par consé- Les comme s’il s’agissait d’une toilette de bal, qu’ils énumèrent • ' tous les cadeaux sombres reçus, que l’on donne tous les détails mondains.Chacun semble y mettre .— une véritable rivalité.Où sont donc! Là on*a choisi deux prêtres ! quent les mêmes réformes.Quand ces les simples usages de nos pères ?Où | IIX KI/FCTlOW 1MFRIC UNIX uncertain sont nos sentiments chrétiens ?Quel- ' 11 U c.que?observations à vos paroissiens sur j ce sujet auront, j’en suis sûr, d’excei-i lents résultats.” pour la France.évêques.chargés de représenter les évêques de églises nouvelles arrivent à cette province dans la réunion des ; âge, que l’on pourrait appeler l’adoles théologiens auxquels a été confiée la cence, il faut les priver de bien des immédiate du concile.: adoucissements, rendre la discipline Voici les noms des prêtres qui ont plus générale et plus conforme au droit été choisis : : de l’Eglise U Québec — Mgr C.A.Marois, V.G., côté b'en des usages locaux qui n’ont Mgr L.A.Paquet, professeur de théo- plus de raison d’être.“Chaquediocèse logie à l’Université Laval.a son droit canonique particulier”, Montreal—R.M.Lecocq, supérieur disait il n’y a pas longtemps un haut des Sulpiciens au Canada, M.le chan.! dignitaire ecclésiastique, en parlant E.Roy, de l’archevêché de Montréal.; l’une certaine province du Canada.Ottah'i — R.P.Rouleau, professeur Ce n’est donc pas témérité de croire de théologie au scholasticat des Domi- que ce qui a été fait à Baltimore dans Latulippe, de la ! les trois conciles pléniers, ainsi que dans l’Amérique latine ces années der-Jlalifaz—T.R.A.MacDonald,à*.G., j nières, le sera à peu près ici.d’Antigonish, R.P.J.Le Val lois, du séminaire de Halifax.C est mardi le 8 novembre j qu'aura lieu, aux Etats-Unis, 1 présidentielle.irochain l’élection "—.a radon M.le chanoine Roy accompagne à niverselle et mettre de R°me l’archevêque de Montréal.Un sait que les adversaires en présence sont M.Théod Boosevelt, le ! Alton B.ore président actuel, et M.Parker, ex-président de la cour d’appel de l’état de New York., Les candidats à la bonne ritovAG wm: vice présidence sont, l’ex sénateur j Ihivis, de la \ irgiuic occidentale, et, „ 'lu côté républicain, le banks, de 1’Indiana.lu côté démocratique La Non
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