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Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
samedi 22 septembre 1906
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Vérité, 1906-09, Collections de BAnQ.

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NOTRE-DAME DE QUEBEC, SAMEDI 22 SEPTEMBRE 1906 26ème ANNEE No.U LA VERITE AVIS U10 N N EMU NTS Cuii'idc et Étala-Uni* .$2.00 .$1,00 (Union |K>.slulo.) .f.13.00 TüVTK DEMANDE T) b CIIA NOEM EN T b’A DU FSS K DOIT ÊTRE ACCOMPAGNÉE DE L’ANCIENNE ADRESSE.• • • étranger Us an.REVUE HERDOMA1 )AIRE Fondée p 11 n *> n* » • w w • w Liaos je pouvais après d’autres la remercier de ses bons offices et obtenir peut-être des renseignements plus piécis sur la vie du poêle au ILXvre et sur ses der- Grâce encore aux indica- c n u VI V de ce côté.Seulement, sommes-nous pendant ma visite du 10 juillet dernier.bien sûrs de retrouver quelque chose ?Si, en 1895, mers jours.le cercueil de Jules Fond tions de M.Mazurette, je n’avais pas à çe ta inc tenait encore, il doit être aujour- chercher longtemps pour découvrir le A supposer que celui nouveau logis de la famille, le soit aussi, voilà les Donc, accompagné d’un guide, je me rendis en h A te à l'endroit signalé, ne fut pas chose facile quo de eo tau fi- d hui disloqué ; entrels- de Mme Leroy i I En chemin j’aperçus l’hôtel-de-ville.ossements mêlés de telle sorte qu’il de- Mettre pied A terre et enfiler les vastes vient impossible de les reconnaître.Si, escaliers fut l’affaire d’on instant.Sur 1er A travers les broussailles cées, les chardons aux épines aigries, les herbes et les arbustes qui se sont: dressés depuis onze ans sur ce terrain.! d’autre pari, on n’a plus rencontré en Nous atteignîmes enfin le n° 25 et je 1895 llue des ossements, un les a rangés le long du nouveau cercueil et ils doivent être aujourd’hui réduits en u demande le clerc préposé aux registres de l’état civil me communique le volume des actes pour l’année 1879.A la date du IG janvier j’y lis que Jules Fontaine, célibataire, Agé de 18 issu de parents inconnus, a été déclaré, mort par Messieurs Ilippolyte Mnhmdain, tailleur d’habits, (1) 50 uns, et Auguste Régnault, employé de commerce, 31 ans.Jusque-là il n'v avait rien que l’on lie sût.Mais le lé.gistre disait encore que le défunt était ué A Richmond, ajoutant, avec vue connaissance géographique qui M’étonne plus chez le Français, Etats Unis d'Amérique.Le déclarant avait-il reçu une pareille confidence de Crémazie lui-même ?avait-il tiré ce renreigue* meut de lettres mal comprises ou ue l’avait-il pas inventé de toutes pièces?Je l’ignore; mais pour ceux qui croient A l'origine qnébocquoise de Crémazie ft i • • U I lus : ( ipit LOUIS K MAI NI )RON, érousK dk Char tacs Leroy, décida: U 15 juillet ISO5.poussière.En somme, vous le voyez, les chances sont assez restreintes.ans — Vous pensez donc que l’on se chargerait de faire des recherches quand un bouleversera le terraiu pour la troisième fois vers 1910 ?— Pourquoi pas ?Et croyez bien que.si j’occupe encore mes fonctions actuelles A cette époque, je serai heureux de m’y employer A condition qu’on me le rappelle par l’entremise de la mairie.— Nous vous eu serions fort obligés, Monsieur.Si vous réussissiez, vous C’était tout ! Au moins j’étais sûr que M.Mazurette était venu au HAvre et n’avait pas fabriqué les pièces.Rien ne restait pour signaler A la France la sépulture d’un homme dont la lyre n’avait jamais vibre avec autant d’a iniiiir que quand elle chantait le pays des aïeux ! Et la clôture modeste dont i- _ on.l r.>«l à V IKItDll retrouvé ; t Faucher de St-Maurice, au dire de M.Chicoyne, avait entouré le terrain deux années environ après la mort du barde ?Plus de trace comme rendriez les restes d’un homme se doit de retrouver.— nous que mon pays Il fut donc bien grand ?— Bien noble surtout.Malgré lo lâche abandon qu’un de vos rois fit de notre pays, Jules Fontaine chanta vos gloires et pleura vos défaites I ” Le gardien me tendit la main.J'écartai lo guide et, chapeau bas, le cœur serré devant un pareil abandon, pour celui qui avait sur la tombe de l’exilé • • • dit que Nul ne viendra verser une prière Amie, (1) En fait, M.Mtvlandnin remplissait le double rôle d’hôtelier et de tailleur,cornu e me l’a expliqué su veuve.je murmurai au nom de mes compatriotes l’hymne des morts si tou- LA VÉlilTÉ 82 — Oh I alors, Monsieur, je n’y Eerui plus!.—Pourquoi donc, repris-je en souriant, ne pas le mettre en nbso! sûreté avant do mourir ?Je fois et fut grande le visiter plusieurs il y aura là un problème biographique â élucider.11 n’y avait rien de plus à tirer de cette source.Je quittai la place en riant à part moi de l’ébahissement du clerc quand il apprit qu’il interpellait un Canadien.Le pauvre homme n’en avait jamais vu ; aussi, ayant probablement fréquenté l'éternel Leni more Cooper, il se demandait sans doute où je pouvais bien cacher plumes 1 “ Donc, commençai-je, M.Jules a vécu chez vous pendant quelque temps, meut édifié.Sa dernière pensée, après is.Mais qu’il eût reçu les derniers sacrements et communié, fut pour sa mère qu’il aimait tant et dont il ne parlait jamais Après sa mort nous lui —Oui, Monsieur, quinze mois quelle existence 1 Vous savez qu’il représentait au Havre la maison Dos-sauge.Or, il peine était-il rentré de son bureau qu’il se retirait dans sa chambre.11 avait sur sa table toute uo connais une institution qui serait certainement heureuse de le mettre il l’abri.Lv y-, miliaire de Québec où Crénmziv, j0 i crois, fit ses études, vous rendrait do fameuses actions du grâces s’il tenait de votre main un pareil manuscrit.Voyez vous ?c’est le rempart de sans pleurer, fîmes des funérailles très simples , il JC- eut un petit cortège de l’avaient le mieux connu, moi-même l'endroit du cimetière où il ceux qui Je choisis une collection de livres ; il devait écrire beaucoup, car avant sa mort il nous avait remis pour sa famille deux ou trois gros paquets qui semblaient tous écrits de sa main.Après le repas il s’asseyait près du foyer ; il s’amusait à converser avec noue, il nous transmettre les nouvelles de la journée, à suggérer des questions aux petits.11 leur répondait avec simplicité, lâchant toujours de mettre son langage A leur portée.Les enfants l'adoraient, Min sieur, ni plus ni moins.Encore aujourd’hui, quand nous sommes réunis, c’est un de leurs plus grands plaisirs que de causer de lui ! Qu'il était bon, Monsieur ! 11 badinait avec eux comme s'il avait été un enfant lui-méme.repose : je reconnaîtrais encore la place aujourd’hui, bien que tout cela soit très traditions et de nos souvenirs; vous changé.Autour de la fosse nous pin- comprenez que nous cherchions il v une grille en bois qui s'est af-j réunir tout ce qui touche de près ou temps-là et de temps nos mes • • • 325, route Nationale, commune de Graville ! criai-je au cocher.La course est longue et peu intéressante, car elle se poursuit à travers une des parties les plus malpropres de la ville.Au coup de cloche une dame tout de noir vêtue, un peu ridée, petite, entrebâilla timidement la porte.— “ Je suis bien chez M.Ilippolyte Malaudaiu, Madame ?— Chez sa veuve.Mon pauvre vieux est mort il y a quatre ans déjà.Je vois que Monsieur arrive de l’étranger ° — C’est bien vous qui avez assisté aux derniers moments de Jules Fontaine, il y a 2G ans?—Jules Fontaine !.Vous êtes Canadien, Monsieur ?Je le devine.Que vous me faites plaisir ! Depuis la mort de ce bon M.Jules, vous êtes seulement le _auadieu y à mes laissée depuis ce eu temps, jusqu’à ce que le terrain ait été repris, j’allais y planter des (leurs je me disais que si sa mère avait été à ma place, elle aurait fait la même Alors nous avons enfermé de loin à notre nationalité.Pensez- , vous que le cahier bleu, si modeste ;1 qu’il soit, ne figurerait pas bien à cédé de tant d’autres reliques du — Vous avez raison, Monsieur.verrons.mais pour le {moment.Lu vieille dame sourit à t V1105C.dans uuc caisse tout ce qui lui appar tenait et noue l'avons expédié à sa fa- son tour • mais dans ton sourire Jperyait du chagrin qu’elle éprouverait i\ te famille détacher du seul souvenir qui lui rest* un peu mille ; il y avait bien plug de livres et de papier que de linge.La rembourse toutes les dépenses J do M.Jules.Je compris et n insista; regrettant de n'êtrojjpoint nous a que nous avions faites.Ce fut un|Pûd» grand vide, Monsieur, dans notre mai- i‘our photographier nu imuns îv u.ki son, quand M.Jules nous eût quittés ; nuacrii.artist Jamais il ne pouvait refuser une position quand ou s’adressait \\ lui, surtout les jeunes gens ; s’il n'avait pas pour eux de poste libre dans son bureau, il se donnait de la peine \ our les placer ailleurs.Aussi tout le monde l’aimait.Il devait avoir une instruction les enfants le redemandaient souvent Quand je rentrai dans la ville, je f:; ébloui par l'aspect féerique du Till • lion ; c’est la Grande Seinaim .époque de fêtes nautiques dont 1> dvaux il Le Hàvre sejipartagent Ad honneurs tous les deux ans.J’oubli.:: de m’intéresser au spectacle ; petit cahier môme la visite que j’avais taire au l'ére Monsabré dans vt s'étonnaient de* ne* pas le voir re venir.f • Et M.Juki ne vous u ri en laissé eu souvenir de son séjour ?— Oui, Monsieur.Gomme il était très lié avec m mu deuxième C m’ait rendu visite.Quel plaisir, Monsieur, quel plaisir de vous voir ! Entrez, nous causerons de lui longuement.Voyez- oui .4 4 '1 }>nn- ; car il parlait de tout et il paraissait si bien • \ cia la famille Kossange, il avait composé r i En de- renseigne hors des réunions de famille pourtant, il conversait peu.Il avait dû souffrir * » i i • j oubl:ai projeté de ce cou- un e poésie pour fêter leurs noces d’or.Il l’avait écrite dans un vous ?je n’ai jamais pu l’oublier.il était si bon, surtout pour les enfants 1 Vous m’apportez des nouvelles de sa famille peut-être ?.Non.Eh bien, entrez quand même.Mes enfants et moi, nous nous rappelons souvent le séjour qu’il fit chez nous pendant quinze mois.Mais, comme je suis heureuse d’en causer encore une fois avec un Canadien comme lui ! le cher M.Jules ! " bleu.Il me dit, avant de mourir : Tenez, Mme Malandain ; je ne puis rien vous donner qui vous récompense de vus services.Gardez au moins ceci en mémoire de vos bontés pour moi.Cela n’est rien, mais plus tard cela vaudra peut-être quelque chose.C’était le moment d'aborder lu question délicate.— “ Et vous avez conservé le beaucoup, Monsieur ; car, quand il recevait uue lettre de ses frères, au lieu de se réjouir il pleurait souvent et longtemps.Cela s son front large se plissait quand il restait seul les pieds étendus devant le foyer.Il se promenait rarement ; et, quand il sortait, c’était pour aller sur la côte là-haut.Le dimanche il s’enfermait ; ce iour-là il recevait or-O'J en conversai!" .a -ame m a dioaircmeul de» lettres de sa famille va, mtroda.t dans son modeste log,».el y répondait tout de suite.C'e».par —" El, b,eu, oui, me dit-elle.PeudaiH „ n> Mou,leur, que j’ai devint plus de vingt ans, apr » la dm,,ère quel cllMe.„ m.,ïait montr6 lettre de son frère, je n avais plus entendu parler de ce bon M.Jules.Il y a cinq ou six ans, un Monsieur du Canada est venu solliciter des vent du H:\vro où il cache la gaieté sa verte vieillesse ; j’oubliai enfin retourner à lu Bibliothèque Municipale pour y consulter les manuscrits (j •.clu- se voyait sur sa figure: surtout de Bernardin de St Pierre, grâce quels Monsieur Sou ri au (2) vêlé l'an dernier un aux-nous a iu- l » personnage ne u- veau dans son auteur préféré.palnnr vwt«iV> ru.bleu — VU .UUI Monsieur ; j'y tiens /v>mr>ie ù vus yc'.iz.Souvent, quand je passe la veillée avec les enfants, nous le reprenons pour y relire la pièce ensemble ; cela nous donne occasion de parler encore de M.Jules.Nous voudrions qu’il eût écrit là d'autres poésies, mais il n'y en a qu’une.Tenez, je vais vous le montrer.” La bonne dame revint bientôt toute chagrine d’avoir laissé le trésor chez un de ses fils quelques jours au pu ravant ; elle n’y pensait plus, tant elle est sûre que la famille ne laissera disparuîlre le "souvenir de M.Jules”.— " D’ailleurs, continue-t-eliç, je l’ai montré à M.Mazurette; il pourra renseigner mieux que moi.” Et elle me promit de m'adresser une copie de ce texte primitif.Usera intéressant de le comparer plus tard avec celui qu’on a reproduit dans les Œuvres.Je le reçus, en effet, quelques jours J’y retrouvai le mémo début : ht lorsque, à minuit i biit i ait 10 quitta la rade pour me transporter sur les eûtes d’Albion, je jetai un dernier regard plein d'émotion sur une ville où repose une si noble part de l'Ann canadienne.J’admirai à loisir In fidélité de cette humble famille où lettre signée Joseph Crémazie, en me disant qu’elle lui venait de son frère.Comme je paraissais surprise, il m’expliqua qu’ils n’étaient pas deux se perpétue le souvenir d'un homme que l’hospitalité seule ses membres.Je renseignements.Il s’appelait, je crois, M.Mazurette.Il m’avait promis qu’on reviendrait, lui ou quelqu’un de ses amis ; môme on devait élever un monument sur le terrain.Depuis, je n’ai plus revu personne.C’est lui peut-être qui a envoyé chez nous ?—Non, Madame ; mais peu importe.J’ai cru que c’était mon devoir de ne point passer Havre sans prier sur la tombe d’un exilé, sans remercier la famille consola ses derniers moments et tretenir avec elle de celui que eemblez avoir tant aimé.— Vous avez bien raison, Monsieur.Ah ! si pauvre mari était encore de ce monde, il serait bien heureux de vous voir ! Mais le bon Dieu me l’a pria bonheur, j’ai assez de mémoire et., si cela vous rend service, je volontiers tout ce que je sais.” Il me tenait à cœur de connaître le genre de vie du poète au Hûvre, les circonstances de sa mort et les souvenirs qu’il avait pu laisser à la famille.Si j’allais déterrer quelque pièce inconnue ?Par ce temps où la fièvre de l’inédit sévit un peu partout, c’eût été vraiment bonne fortune.nés tous du môme père.J’ai toujours cru que c'était une petite supercherie ; seulement je compris qu’il voulait nous en faire un mystère et je ne l’ai jamais questionné.Quand il recevait des lettres comme cela il avait uni jadis à me rappel lai quel éclair du joie illumina la figure de lu vieille dame quand je lui l’érection récente faite à Montréal d annonçai pas un vous monument de " M.Jules ” et avec nous entre- quelle effusion elle me remercia quand je lui promis de lui envoyer des journaux décrivant la lût cela au “ souvenir " 1 tenait de sa famille, de son pays.Puis il partait pour la messe de midi ; à sou retour il nous disait chaque fois : Mais c’est étonnant comme il y a peu de toilettes à l’église !.Bien qu'il souffrit beaucoup, nous ne l’avons jamais entendu se plaindre amèrement, excepté parfois de sa violente mi- vous au u ; eue ajouterait Et je m’engageai enfin à rappeler à mes compatriotes que l’érection d’une statue à Montréal • ••e qui m en-vous ne saurait compenser l’absence d’un monument dans après.ce cime.mon tière du llàvro où J’invite et puis, avant de mourir, il repose le poêle, aussi tous ceux d'entre eux graine exprima souvent son chagrin de ne pas pouvoir revenir à Paris pour remercier M.Bossange de «es bontés.” Ils sont Lien loin de nous ces premiers jours [du monde.que le ciel conduirait en France à visiter la famille Mal*.Par • • • • et la môme finale : "udaiu et ù prier au cimetière d’Ingouville sur In tombe de celui qui pleura si souvent lu soli-me hasardai : " Et voue I llK‘c ('t8 “ Morts ” ! que le petit cahier bleui "Et il est mort en bon chrétien, Madame, — Oh I oui, Monsieur.I] savait qu’il ne vivrait pus longtemps, malgré su forte constitution : vous dirai A vos noces de diamant.' Sur ce je entendez bien car il si re rccon-grosseur, si jamais'on venait û le déterrer ! (sic).Avant sa mort, il avait appelé le pré tre"; un vicaire de notre paroisse vint Emu,it Ciiàktibr, rtrc.ae conserve ?— Bien sûr, Je le laisserai à mes enfants.Ils seront si heureux qu’ils ne voudraient pus pour tout l’or du monde le laisser égarer.— Et quand paraîtront à leur tour, gnez pas que le trésor Monsieur, était d’une force et d’une taille pi Bcuconfield College, Plymouth (Angleterre), 30 août 1 Doe.marquablcs, Monsieur, que je naîtrais ses os seulement à leur en VOS enfants dis- (1) Bernardin do St Pierre, d’après soi um- vnne nn nr i I1,U8cr*ta dé|K>sés h la Bibliothèque du HAvre VOUS ne cra,.l(Lw^e et Oudin, Paris, rue do Cluny, itiO», se perde ?3 fr- 50). si LA VL IUT K LA CRISE FRANÇAISE : penseurs, deux solutions non point idéales mais qui auraient une certaine valeur pratique : la règlementation du statut politique de l'Eglise de France pur une entente avec le Souverain Pontife, juge en dernier ressort des intérêts de la catholicité, ou bien lu té parution intégrale qui laisserait l’Eglite libre de s’administrer il sa guise, sous les seules garanties du droit commun.Mais, pour un certain nombre, ils sont avant tout et par-dessus tout des théoriciens qui veulent imposer par la force leurs conceptions irréligieuses.Et c'est ce qui fait si dangereuse la situa- preinier rang des fidèles et qu’il faille traiter en ennemie la religion de pluies expulser par la force avec des vieil- sieurs millions de ses sujets.Mais par lards, des femmes et des enfants, l’ope quels chemins faudra-t-il passer pour ration risque d’être dangereuse.Il est aboutir à cette clairière ?certaines régions où la foi paraît morte, On a l’air d'être pessimiste en prémais il en est d’antres où les vieilles voyant que le sang succédera bientôf croyances sont encore vivaces et l'on aux décrets ministériels et l’on nous n'a point oublié la lettre déjà ancienne affirme que Briand, Clemenceau et où Mgr Gieurc, l’un des évêques sa- leurs collègues n’ont point le goût du cré-à Itome, disait : Vous ne fermerez massacre.Nous l’admettons, mais les point les églises — parce (pue nous hommes qui firent, en 1791, la consti-vous eu empêcherons.Cette parole tution civile du clc-rgé n’étaient point trouvera certainement des échos dais non plus des massacreurs, et pourtant nombre de régions.D'ailleurs, l’église ils ouvrirent la voie où marchèrent h a représente, même pour des populations assassins des Carmes et tous les ban-qui ne pratiquent point, tout un en-1 dits dont le nom rappelle les pires at-semble de traditions et de souvenirs, ! tentais.— Fermera t on lea L’ivsacmbldo épiscopale, églises ?—Culte privé et culte public.—La -„trdo «lesclmmhri's.- La leçon «lu passé.U Les journaux d’Europe nous apportent beaucoup de commentaires sur la récente assemblée des évêques français, miiis ceux-ci n’ont pas jugé il propos de communiquer au public le du leurs délibérations.Ils en informe- diocésains par des lettres Un affirme cependant que ll'-jllltllt rout leurs - astorales, l'épiscopat publiera aussi un mande-t collectif (1) et, d’autre pari, des » tion présente.Pour la plupart des gens, le problème se pose sous une forme concrète : et le gouvernement peut toujours lu gouvernement essaiera-t-il de fermer craindre un sursaut d’indignation, les églises ?le peuple les laissera-t-il Nous croyons qu’il préférerait de fermer ?Les deux interrogations vont beaucoup voir les églises passer aux Vienne une crise, on verra monter à bien au fond de la question, mais elle s mains d’associations schismatiques, ce la surface les héritiers des bandits qui expriment point toute la coin- qui lui permettrait de faire la nique ont fait le massacre des Carrnes et celui aux évêques tout eu lui évitant une des otages de 1871.La semaine der-La loi restant telle qu’elle est et les besogne désagréable.Aussi parait-il mère encore on s’est battu dans la ca-catholiques obéissant au Saint-Siège, il vouloir favoriser le schisme.Mais bien thédrale de Moulins, et le sang a coulé.Nous souhaitons ardemment de ne man journaux qui se prétendent bien renseignés disent que les évêques ont décidé il'occuper les églises le 12 décembre prochain, laissant au gouvernement le soin de les en expulser, s’il il existe certainement en France, ù l’heure actuelle, des éléments plus mauvais qu'en 1701 et en 1871.l’ose.Une dépêche annonce que “ le ministère a pris la décision do faire exécuter la loi en son entier avec toute la fermeté nécessaire, tout en montrant le plus grand respect possible pour la conscience du peuple ” nous apprend rien du tout, veruements se déclarent toujours prêts à faire observer tes lois, et c’est en prétendant " montrer le plus grand respect possible pour la conscience du peuple ” que les divers cabinets français poursuivent systématiquement do puis vingt-cinq ans la déchristianisation de leur pays.L’important serait de connaître ce qu'entendent, par le respect du la lui de séparation, MM.Briand et Clemenceau.La loi déclare les églises propriété de l’Etat et des communes, suivant les n un plexité.surgira toute une série de problèmesi que l’un signale certaines tentatives de droit et de fuit.eu ce sens, il est certain que les évê- point revoir les scènes de la Révclu- Et d’abord le culte public sera-t-il ques et la presque totalité des prêtres tion et de la Commune, mais qui peut pos-ible en France ?et des catholiques pratiquants reste-j affirmer que nous ne revivrons pas ces Les uns soutiennent que le retus de rent fidèles à la consigne pontificale.! jours tragiques ?constituer les associations cultuelles II semble clair toutefoisque la loi obli-| ne comporte, légalement, qu’une cou- ge je gouvernements fermer les églises, j séquence : l’inaptitude à jouir des ù détautdeconstitutiou des associations j églises et de certains bénéfices prévus cultuelles, et les éléments les plus vio- ' parla loi, et que les catholiques auront leuts de la majorité le pousseront eerie droit de s’organiser pour célébrer leur culte où il leur plaira, dans les ; et ceci ne Les gou- Omer Hérovx.Les Forestiers Indépendants tainemeut vers cette extrémité.U ne de- pèche qui prétend traduire les bout)es La commission d'enquête sur les as-gratiges, les salles publiques ou même intentions des ministres dit qu’on ne gurances s’occupe actuellement do 1 (Dries anciennes églises, si les communes désaffectera aucune église avant déveulent les leur louer.Les autres, et cernbre 1007.Ceci impliquerait bien M.Briand est de ceux-lû, déclaient que toute association constituée pour l’exercice du culte est une association dre indépendant des Forestiers, seul témoin entendu jusqu’ici a été le chef suprême de l’ordre, le docteur Oronhvatekha.Lu docteur déclare na- Le un nouveau délai de douze mois pendant lequel il pourrait se passer bien des choses, mais suppose aussi que les églises seront finalement désaffectées, s’il ne se constitue point d’associations cuiluenes.Nous ne saurons réellement elle en concède, sous certaines conditions déterminées, la jouissance il un groupement nouveau dit “ Association (¦'rituelle cas turelleinent que tout va pour le mieux dans sa société, mais il a été obligé d’admettre qu’en cas de liquidation forcée cultuelle au sens de la loi et deviendra de dissolution si eue nu se 5.r "» ;vi 1 1 ’association cultuelle est i1 i.i,.!.loi no «Api conforme pom* A l .u) t-.A.V wvq't» I catholiques ne pouvant, en conscience, organiser les associations prévues par la loi de 1905, l’aboutissant logique, et avoué, de cette théorie serait Elle '-ttoci v;u ! » 1 I ' I rti »! f» 1 ?< u •' *ï'î **«i « » O ration, à recevoir les biens actuelle inent détenus par les fabriques vt directement affectés au culte.Pour e u* qui servent au maintien des œu vre.?de bienfaisance, le gouvernement les confisque au profit des œuvres o(li ciel les.Or lu Pape, jugeant un dernier ressort et dans la plénitude de son pouvoir, a décrété que ces i cultuelles s< ne peuvent pas être formées.Fans violer sacrés qui tiennent fi la vie elle-même de P Eglise ".Cette décision est finale et sans appel.Les gouvernements e ne pourrait payer toutes les ù quoi nous en tenir sur les intentions réclamations ni réassurer • du gouvernement qu’à la rentrée des d chambres, fixée au 23 octobre.Toute ftjln question sera alors discutée à fond, j et il faudra bien que le cabin ou sou successeur s’explique sur i I 1 -» A V." A VA x.A v V .j v Vi i i ses memuies ns une compagnie d’assurance val.de, ce qui donne une singulière civ.leur au surplus de dix millions qu’elle prétend posséder.La G-.izelte d Montréal dit j l'aveu d'Oronhvatekha est fou lé la situation qu’il révèle ne devra o tolérée.Le chef suprême a admis que les tentatives de propagande faites en dehors du Canada et des Etats-Unis n’avaient guère réussi.Elles ont été assez coûteuses sans produire des résultats sérieux.Il a été aussi établi que le docteur Montague, qui visitait l’Australie en lualilé d’agent de la société, avait essayé d’acheter l’un des législateurs du pays.Du moins, tel a été le verdict d'une commission royale d'enquête contre lequel protestent,naturellement Oronhyatekha et Montagne.Celui-ci étant l’agent des Forestiers Indépendants, la commission revalu austra-lieuue a inculpé de corruption l’ordre entier.Il a été prouvé encore que, dans campagne australienne — qui n’a pas été fort heureuse du reste — la société SOI 11 1 suppression de tout culte publie, excepterait peut-être le culte sans association si, par exemple, un prêtre I inlcntioi , louait personnellement une salle et in vitftit seul les fidèles à venir entendre i ; et act ut 11 X I Je que, et é en far, ?.i • > fr • >U U! \ k.V issociations absolument bi musse.i » c On parle toujours de conciliation, il répugne en effet de croire que ; gouvernement d'un grand pays se San cera délibérément dans une persécution religieuse d’où peuvent sortir la guerre civile et la guerre sociale.Nous entendons beaucoup de gens dire : Tout s’arrangera ! C’est possible et nous le souhaitons, mais l’histoire, et une histoire récente encore, permet 1 d’entretenir des opinions moins optimistes.Le gouvernement français est sur une pente où l’on s’arrête difficilement, où chaque pas, chaque erreur commise accéléré sa course.11 est poussé par des théoriciens qui veulent en tiuir plus qu’ailleurs, les lois valent surtout avec l’Eglise et substituer au dogme coque valent ceux qui les exécutent, catholique l’irréligion officielle; et nous Et nous en revenons à cette ques* sommes au pays des passions ardentes et do la logique absolue.Il n’est pas dans le tempérament français de s’arrêter fi des solutions mitoyennes.Nous croyons certes que l’on finira par en venir à une entente avec le Saint Siège ou à une loi de sépara (ion qui assure à l’Eglise le bénéfice du droit commun.Il n’est pas de gou vernement qui puisse indéfiniment xTV i » i Mais un comprend qu'un ; ie les droits pireil régime ne pourrait fonctionnel que dans des cas exceptionnels.Reste le culte privé, c’est-à-dire dans des réunions ^fermées, où les gens se prier ou rendent sur invitation personnelle.Rien dans la lui ne parait en empêcher l’exercice à la seule condition de se j conformer aux lois générales qui ré-«lissent les réunions privées.pourront passer, menacer supplier, ils se heurteront il la conscience du Pape.Celui-ci no permettra point l’essai d’un autre type d’association, 11 tant qu’il ne constern point d’une façon certaine et légale, que la divine constitution do l’Eglise, les droits immuables du Pontife Romain et des évêques, comme leur autorité sur les biens nécessaires il l’Eglise, particulièrement sur les édifices sacrés, seront irrévocablement, dans Ladites associations, en pleine sécurité.” Ces questions de droit restent encore un peu embroussaillées et l’on se préoccupe surtout, de l’attitude que prendront les chambres et lu gouverne-c-n France comme ailleurs et > uienf, c »n r i » k H sa Que sortira-t-il de IA Y lion fatidique : le gouvernement fer Si les maîtres do la politique fran- i niera-t-il les églises?Nous croyons çaise étaient des hommes d’Etat uni i qu’il n'y tient point, qu’il préférerait qu ornent soucieux delà grandeur de de beaucoup ne point recourir à celle leur pays et do la paix sociale, ils eu- extrémité, car elle ouvre d’inquiétantes visageraiout, fussent-ils même libres! perspectives.Si les évêques prennent mêmes l’initiative do la résistance, avait fait grand usage du nom de Sir Wilfrid Laurier, de M.Foster et de M.Ross, l’ancien premier ministre d’O.i tario, trois de ses membres.L’enquête continue.i eux- ‘ils ordonnent à leurs prêtres de rester dans les églises, s’ils se mettent au O.H.(1) Au moment oii nous niions sous presse on annonce quo ce mandement sera lu dimanche, dans toutes les églises de France.ï 1 s LA VÉRITÉ 84 Au lieu de chercher naît son anglais en Écrivant le lutin." Donc afin do mieux apprendre 1 • glais, étudions lu français.Nous avons d’ailleurs une autre raison de tenir :\ .notre langue : la province do Quél pays français et restera pays naturel chez lui, est déplacé chez un vines de Québec .Permis à celui-ci à former des déclassée, aspirons t\ four; que ceux qui mon Ll LANGUE ANGLAISE an- Canadien français d’ailleurs d’admirer, d’estimer, de res- uir des lutteurs peeler la nation anglaise : elle le mé- tent par nous, et grftce A nous, tic nous rite.Mais il y a des nuances dans les tournent pas le dos lorsqu’ils sont ar sentiments imposées par le souci delà rivés au pinacle ; surtout qu ils s in- oat un dignité personnelle.terdisent les conseils anonymes qui français.L’enfant, —j’en ai bien peur — de» invitent A VelTacement.Qu’un homme viendra fatalement un anglo-saxon, public prêche A ses compatriotes sous J'ai sous les veux les manuels d’his- couleur de tolérance de renoncer A des; Presque personuf, dans notre bonne province, ne conteste qu’il no faille ?apprendre l’anglais.D’aucuns, cependant, vont aux extrêmes et s’emballent d’une étrange façon.Ils voudraient inetliv en pre mi ère ligne l’étude de l’anglais et reléguer tout le reste, au second plan.Zèle indiscret, qui comporte de graves inconvénients.Certains pères de familles, à force d’entendre les mêmes assertions outrées, s’en vont, tout droit, conduire leurs enfants aux écoles anglaises.Loin de moi de flétrir cette conduite, en fois.iiit opp.1 aux préjugés nationaux; L U„M manueU doulje mais force est d avouer que pareille , , , , 1 1 parle, on ne nous rend pas assez jus* manière d agir est erronée et funeste.I ., j : lice.Je ne mentionne pas le commun-; I taire du professeur ; ce commentaire| jest approprié au manuel ; parfois il le dépasse et l’exagère ainsi que ce brave >uc Pi kukv: Sa uvaa.i: u .J k \ n droits sacrés, on l’excusera peut-être en paroles cachent un ou encore qu’elles Unit l’union et A la concorde ; mais toi re il u Canada en usage dans les autres provinces.Les uns sont tout! prétendant que simplement erronés el fanatiques ; les! but politique, autres plus impartiaux, insuffisants, j dent Nos fils doivent apprendre à vénérer que les ancêtres, à admirer lus gloires reli-jdont il est le maître, ché derrière ce paravent, que les Cana- i ses à Chicoutimi thuis les colonnes d’un journal, il soutienne, eu- Chicoutimi, 10 septembre 1906.Monsieur le Rédacteur de la Vi-rit-', A la session qui vient de sv terminer les questions suivantes out f-tc mire.-.-sf’os nu ministre de la Justice par un membre delà Chambre des Commun du Canada.gieuses et nationales ; il ne leur est pus permis d'ignorer Papineau, Lafontaine et Cartier, Plessis, Taschereau ou loi vent so contenter (lions français désormais d’être canadiens fiançais au foyer de la famille et jamais ailleurs, alors les idées perverses du bonhomme , nous révoltent.Il h Que ceux des nôtres qui songent à passer dans un autre camp agissent j ainsi, je le comprends ; mais que des Canadiens français, fidèles aux traditions ancestrales, se battent que leurs j fils en fréquentant Us écoles anglaises ne s.ut nas ex posés à devenir transfuges, ils s’illusionnent.Soyons calmes et considérons le prc-j blême de sang-froid.j D'abord un enfant apprendra-t-il le français dans une école- anglaise ?est permis d’en douter.La langue française est difficile, ar due l’orthographe.Nous le savons tous D'ailleurs la connaissance et l’étude du français favorisent l’étude et la connaissance de l'anglais, et c'est parce |t ' homme qui réduisait l’histoire du Ca- que nous voulons que les Canadiens u ad a sous l’hégémonie française à cc-j français sachent l'anglais que nous Kst-il à la connaissance .1 ; ¦ gouvernement que les deux tils juge élagué, qui sont avocats, viei ¦ tient d’entrer au service de la i son Price ?1.: u j * i \ a i.1 4 11 « ( .| rt-sume par trop simple: le Canada a leur conseillons d’apprendre d’aboru j ôté découvert par Vabot et conquis pari le français! ("était la Ibère de M.| l'abbé Monkourquetle, un fervent a pu ms les autres tre des écoles acadiennes.11 soutenait ?; Que la maison Price a, il a aie ‘‘ année, tm grand nombre de caus* - O les : f • • Wolfe ! Mêmes lacunes livres scolaires, qu'il s’agisse de pci de ou d’éloquence.Or, je le redis, nous devons tenir à ce que les jeunes gens qui prendront notre ' place, aient le culte de Bossuet, de Corneille, l’amour de Carneau et de Crémazie, culte et amour qui ne se développeront guère au “ high school.” Il n’y a donc pas exagération A conclure qu’un enfant canadien français, trop exclusivement assidu à l’école anglaise, ignorera ce qu’il est et ce qu’il doit être.devant le juge Gagné, A Chicoutimi 3 “ Que M.L.G i .4 1 Bel lev, ! frère du juge Gagné, est l'avocat ! > IPt i que les enfants apprennent mieux t.l’anglais quand ils possèdent déjA les éléments de leur propre langue.A procéder autrement, A bannir le frau- u çais, il anive que ces mêmes enfants ne parviennent jamais a se rendre* ,, maîtres de l’anglais.“ la maison Price A Chicoutimi ?Il Si ces faits ne tout pas à ;.i connaissance du gouvernement, gouvernement a-t-il l’intention d j11 s’en enquérir, et, si nécessaire, d’an .44 tirer l’attention des intéressés ?” •1.(.par expérience, nous qui avons cotisa cré plusieurs années d’efforts intenses à l’élude de la grammaire.Or, dans les écoles anglaises, la méthode d’enseignement du français, — quand cet enseignement existe — diffère de la nôtre : c’est une méthode adaptée à l’intelligence et aux besoins du jeune Anglais, méthode par trop sommaire, insuffisante pour un Canadien français.ü faudra {jonsaciei Celle thèse est confirmée par l’expé i rienee.Que voyons-nous dans la province de Québec ?Les exemples sont innombrables de ceux qui ont commencé par apprendre exclusivement le; français et qui dans la suite ont acquis; t,.r«lt5 eIl ;tu Aux quatre questions le ministre répondu : Non.Celle réponse me tail com prend r que le gouvernement n’a pas bien sai-j l’importance de la question et des in- L'affirmation est nette : donner à l’enfant un enseignement où l’anglais prédomine, c’est déformer sa mentalité.une connaissance plus que suffisante de l’anglais.A la Chambre des Com-‘c mu nés tel ministre, ou tel député qui Quant au motif invoque pour excu-j parie t anglais parfaitement ser leur conduite, des parents ù courtes vait guère un mot avant dix huit ou vues invoquent l’intérêt.Outre qu’il vingt ans.manque de noblesse et d'élévation, ce motif repose sur une illusion.De sa voir l’anglais n’ouvre pas nécessairement des carrières rémunératrices.Tel H nous reste l'opinion publique, : est devant elle que nous allons mai:-î tenant ptrter nos plaintes |dantquo 1 parler ailleurs, en ntten-’occasion not s soit offeitc dv i ¦ ; .1 1 il! f XL'iiipit sieurs classes à la conjugaison des verbes ; ce serait temps pendu pour les nôtres.Alors, il reste, me dira-t-on, à instituer dans les écoles anglaises un cours spécial de français ?—Peut-être, En tout cas, ce cours n’existe pas encore.La conséquence certaine dans l’état actuel, est que le jeune Canadien français n’ayant guère appris sa langue, n’osera se risquer à la parler, en - ! core moins à l’écrire.Piemière dédié-! U U * : u en sa- De môme au barreau ; de I , | Cll vrai quc maito„ Vricc a u„ meme .la,,, le commerce, maint.nvo grond „0,„bre dt.eau.ee chaque cals, maims mduslr.ele pondent bien fe,., ,e juge l6- , Clucoulimi.la langue anglaise qu ils ont apprise 11 e.t vrai que M L (! plue lard.Bien entendu que je ne l'avocat do >1.frit prône pas de retarder outre mesure l'étude de l'anglais, je soutiens seule-; Be! ley, est le benu-fnie « compatriote,dans une banque,une com pagniedechemin defer,savait l’anglais jà merveille; cela ne l’a pas empêché de végéter pendant dix ou vingt i postes subalternes.Pour un qui monte, I dix et plus restent stationnaires titre de “ French Canadian ” est l’obs- du juge Gagné.Il est vrai ment que l'étude de notre langue doit viennent dtorer "‘w Tl smon précéder, du moms avoir la pré- raison Prive.ans aux séance pendant du longues aimées ; ou 1 encore, que l’étude de l’anglais no de | vrait jamais se faire au détriment du J'ajouterai ceci : A u x ance.Le premiers jours de son existence, Compagnie de Pulpe de Chicoutimi a rencontré sur son chemin deux ne mi« acharnés En second lieu nos enfants rece vront-ils une formation en harmonie| avec nos aspirations ?Notre idéal sera t-il le leur ?Je ne le crois pas.ia tacle.Si l'on rougit des siens, si l’on "[songe à l’apostasie nationale, bas les utres prétextes ; en avant ! les français.Après cela qu'on aussi bien que possible, trouvera mauvais.c-n- parie l'anglais personne ne le qui lui ont suscité O écoles u ; assez de procès pour seule les casiers du district de Cliicou- Sans attaquer les Anglo-canadiens, ¦ anglaises on peut constater que leur mentalité! diffère de la nôtre.Rien de plus Iégi-1 time comme de tenir à ses idées : tout! remplir ;1 elle Loin de nous de prêchai1 l’ignorance ! de l’anglais : nous demandons < lue nous fasse pas dire nous refusons ù affirmer.Quanta moi je souscris volontiers A: umi.Ces deux hommes sont M.W ces paroles de Mgr Stang, évêque doA'rico c-t M.L.G.Bellcv.fall River.Parlant aux élèves desjesl l’avocat do M.Fri Frères il disait, le 27 juin : m.ju on ce que nous M.Belley rice : il est en caractère noble et libéra! admettra! qu’on puisse penser autrement que lui.Etant admis que les Anglo- Four qu’on i ne s’y méprenne pas, nous énonçons ! ainsi notre thèse.Le français d'abord ! diene ont leurs conceptions et que nous j que nos enfants le sachent avons les nôtres, il n’est | même temps le beau-frère du juge l'anglais, Gagné, et vit avec lui sur le pied de la Il y u'plus grande intimité.Quand M.Belley ¦I, I vient A Québec avec chez lu i " Cultivez le français car l'un fait la force de l’autre.avec eu na qu’ils quelque temps, j’étais A Cleveland Ohio, et pendant que je parlais Mgr McFaul, il me demanda c'est ordinairement pas difficile'soient de prévoir que l’enfant à fréquenter! V des écoles anglaises se fera vite une tiers de le parler.Ensuite, on apprenne l’anglais, que qu’on l'aptien de mieux, mériter des juge Gagné qu’il où Pou Quand le juge Gagné se retire, vu A Chicoutimi prenne A la perfection qu’on lo cultive jusqu’il journaux anglais le surnom de “ bouche d’argent ", c’est parfait parlait lo mieux l’anglais aux Etats-' Unis ?Je lui • c est généralement chez M.Belley que • nous lu voyons.( Mais Mgr McFaul1 Avant de monter sur le liane lo juge m affirma que l'anglais lo plus pur est " Gagné était Vu vocal do lu Cie Price.l>ni ce s I i aurais do la Nouvelle-; Nous avons ù plusieurs occasions, r can., ij.ii, < u morne temps parlent sans éclat, cherché A faire comprend;o Si nous ouvrons le rapport des élec-date clos élections, ils les ont échelon- lions de 1904, pour les Communes, liées sur un assez long espace, afin de, nous y voyons que dans le comté de pouvoir utiliser à son maximum l’iti- lingot,—nous avons ouvert le volume fluence ministérielle et la puissante au hasard, — il a été exprimé 3,321 machine dont dispose toujours un parti voix.Le candidat du gouvernement victorieux ; ils ont usé et abusé de leur, eu a obtenu 1832, et celui de l’opposition, 1,489 ; le siège de Begot étant naturellement attribué au premier.Ce qui a eu lieu clans Bagot a eu lieu clans Saint Hyacinthe, Rouville, Richelieu, Yumaska et dans toute la A.l’aquet, s’exprime ainsi : C’est lé, paraît-il le cours que M.s.i Paquet fait à ses élèves ; nous les féli-Cette statistique n'est-elle pas plus; citons d'être en état de s’assimiler une concluante que tous les raisonnements' nourriture aussi substantielle.Voilà de la réponse que font à .certes qui fait grand honneur à l’L'ui-celte critique les partisans du système j versité de Québec et à ses professeurs, majoritaire : 11 s’établit des compensa- Nous n’eu sommes pas là chez nous, Ici, ce sont deux mille parti malheureusement ! du moins dans la idée qui composent la mi- grande majorité de nos séminaires, ce sont les partisans Cela viendra — pourquoi ne pas Pestes forces pérer?— quand l’esprit de nos jeunes respectives des partis politiques s’équi- gens, — de nos meilleurs au moins,— librent dans l’assemblée représentative aura reçu une éducation de philoso- respecti vos de ces phie plus solide et plus profonde, une formation métaphysique plus sérieuse, compensations s’éta D’ici là, c’est surtout aux professeurs et aux le:vents amis de St Thomas à l’inverse tiens, sans d’une norité, ailleurs de l’idée adverse, et ainsi situation privilégiée.Qui ne se rappelle l’indignation avec laquelle tonnaient contre ce flagrant abus les chefs du parti libéral ?L’écho de leurs protestations n’est pas encore éteint, car ceux-là savaient faire province ; les candidats du gouverne-de l’opposition.ment obtenant dans les cinq comtés Ils savent aussi faire les élections, cl nommés, un total de 9,814 voix contre c’est pourquoi ils sc sont empressés do 7Û03 qui allèrent aux cinq candidats chausser les bottes do leurs prédôccs-j de l’opposiliou.sours.Ahuris et brisés par une série do défaites, les conservateurs, dans notre ' sièges, province du moins, no paraissent pas songer A se plaindre d'un état de choses qui les frappe pourtant dans leurs plus vifs intérêts.L’abus n’en suivant les forces partis dans lo corps électoral.En réalité, ces blissent au gré du hasard, et la justice s'eu accommode comme elle i eut.On dit encore : "c'est la majorité qui recommandons les commentaires de Paquet.Peu d’ouvrages, à notre avis, sont plus aptes que celui-là A donner au lecteur un goût éclairé et une très exacte connaissance de la Somme théologique.” Cet éloge d’une plume française mérite d’être connu.11 n’y a pas à douter de la valeur de ce témoignage, quand on sait que lo faible de nos cousins de là-bas c’est do regarder trop souvent nous que gouverne.” Nous répondrons : c’est vrai, c’est à la majorité des représentants du peuple que le gouvernement appartient, tuais pour que cet aphorisme soit vrai, dans le sens démocratique, il faut qu'il ne Ainsi, dans cinq comtés sou- détruise pas l’autre dogme sur lequel Lo gouvernement obtint les cinq Quelle est la portion de l'élec- toral que représentent ces cinq députés Communes ?9,S14 électeurs sur aux 17,317.loment, on voit que 7,503 électeurs sur il est grell'ô, que c’est la nation qui est pas moins très rc 17,317 ne sont pas représentés.gouverne : d’où il faut harmonie entre SG LA VÉRITÉ de misères, l'Eglise a Devant la condition précaire qu'une ambition démesurée de produire toujours davantage avait faite veilleurs, l'Eglise a élevé la voix, elle a dénoncé les abus d'un capitalisme sans entrailles, uniquement préoccupé do richesses ; elle a invité scs tld61 es à fonder des œuvres de toute espèce 1 l'amélioration du sort des ouvriers.so rappelle la magistrale encyclique de Léon X111 sur ce sujet.Aujourd'hui pourtant, A entendre le-avis réitérés qui viennent de Rome été vigilante.faire un leurre, comme les œuvres étrangères avec leurs lunettes françaises.Ça prouve encore une fois que nous ne sommes pas aussi arriérés que le prétendent certaines gens.fournir l’occasion soit il Monsieur Gi- au lieu d’en tard, soit au journal le Travailleur ou il $>jx, faisons-en un but qui cesse d’étre toute autre personne, l’occasion de hors de )a portée du monde des prolé- se défendre ; au x (ra.Démocratie, ravissons-la A ses du peurs ; et l’Eglise du Christ, appuyée sur celte force incomparable, connaîtra desjours de prospérité, tels que son histoire n’eu rapporte pas de pareils ! La vieille devise Gala Dei per Francos, changeons-la en cette autre : U esta Dei per pie-VoilA le bel élan d’enthousiasme Que le secrétaire soit prié du transmettre sans délai copie de celte résolution au très bon.Sir Wilfrid Laurier, A Thon.M.Oliver, ministre de Pinte rieur, au premier ministre de la province de Québec, ainsi qu’A l'hou.Jean Prévost, ministre de la Colonisation, et aux journaux de la province, puisque les journaux se sont emparé de la (pies lion.UNE ENQUETE >our Un Dès le début de l'incident qui a mis tfUx prises la Société de Rapatriement et de Colonisation et M.Girard, nous avions entendu dire que celui-ci demanderait une enquête ; nous croyons que c’est encore son intention.Notons que M.Girard n'a pas pris part au récent débat de presse soulevé à la suite du refus de Sir Wilfrid Laurier d'accorder un subside A la Société, sans conditions ; il est donc évident que le i député de Chicoutimi et Lac Saint !5 Jean attend son heure pour expliquer [ sa conduite.î'Cin .qui a donné naissance au mouvement démocratique chrétien.Désormais c’est A qui prônera du peuple.Déformes ! le mot qui retentit dans les parlements ne seraient pas loin do croire que ! et les congrès, venant de droite aussi Papauté su rétracte.Ils se trur bien que de gauche.La littérature so- sui- les réformes en faveur) la modération et la prudence d Déformes ' C'est j l'action populaire quelques sociologues Il M L Le Pape et les Démocrates .mpent.comme Léon XIII demande : I’ie X ciale a pris un développement prodi simplement qu’on ne confonde pas i'n.gicux.Toute revue, qui se respecte, se gitalion avec l’action ; il nous pré*vi croit obligée d’insérer de longs articles que dans cotte voie de l’action sur les retraites ouvrières, sur la conci- luire les embûches sont plus nombn -liation et l’arbitrage, sur les mutual!* ses que les jeunes ne se l’imaginent tés, les coopératives, !a constitution pour qu'on évite d’v tomber il onlut; d’un bien de famille, sur les caisses qu’on agisse suivant la ligne de cm d’épargne, etc., etc.Charité est un mot duito tracée par les guides naturels < ; démodé : il maintient l’inégalité des! les pasteurs du peuple chrétien conditions ; s’il suscite des Ames géné-j entend qu'on soit soumis aux évêqm reuses, il suppose } ourlant des maîheu* | dans la direction du mouvement roux et des indigents.Justice, solidarité, progrès, bien-être honnête aisance, voilà les mots en vo-j rail ?Aller au peuple, c’est trè gue.Il s’agit de faire pénétrer dans les Mais y aller avec les illusions de ! .veines du corps social une somme de jeunesse, persuadé qu'on confort qui eu chasse tout malaise et I gir par enchantement un nouvel onl: tout cri de douleur.Dans la poursuite j de choses, d’un semblable idéal, je le répète, tholiques et socialistes rivalisent.Les Depuis que le quatrième Etat, étant le nombre, est devenu, par la grâce du suffrage universel, la grande Puis-Isauce du monde moderne, il n’a plus j que des flatteurs et des courtisans.I Tout comme autrefois on s'étouffait dans l’auti-eliambre des lent pn; I De son côté la Société annonce qu’elle demandera une enquête aux gouvernements fédéral et provincial.Nous avons fone l’assurance qu’on tirera l’affaire au clair.En attendant 1)1* rois et des j grands, on s’étouffe aujourd’hui à la porte de la cabane du bonhomme Demos.C'est à qui aura ses grâces et le Lac Saint Ju 7i'ses Viveurs.Dans ce but il n’est pas de nous prie de patienter et nous assure sornettes qu on ne lui conte.On sature que l’enquête répondra à nos questions, ses oreilles de grandiloquentes décia-Nous avions simplement demandé à ma‘ions contre les vices de la société notre confrère de Iîoberval de nous bourgeoise et contre les crimes du ca-indiquer où uous pourrions trouver au piOlisme ou de 1 industrialisme.On Lac Saint Jean des Allemands, des'f;lit mirüiter a se* veux je ne sais quel Italiens, des Russes, des Danois, des Para^s hRur 011 il 11 y aura plus ni Hollandais, etc ?Il semble bien diffi- bourgeois, ni capitalistes, ni indus- elle de retrouver ces étrangers qui *r'fc^s "> °1'1 *u'> Démos, aura tous les pourtant ressemblent peu aux gens du honneurs, partagera tous les bénéfices, pays.Enfin, attendons l’enquête.dirigera tout le rouage du nouvel état de choses.C’est alléchant en vérité pour de pauvres diables qui peinent uposée (ju matjn au soir sur la glèbe ou dans lorsque nous avons reçu le texte de la „ ., - ,, , 1 J i atmosphère empestée des ateliers.I Mais c’est non moins décevant.Les cc la- me dans la création et le maintien des œuvres sociales.Qui donc l’en blâmes bien ; > ! va faire sur- qu’on va soudain créa do la dhnago': démocratie A la place c'est très dangereux.ca- di rai Cou, tremblent que les premiers seconds les devancent dans la ci dation Mais s’imaginer qu'on aura beau- coup fuit pour le peuple quand -lui aura tenu, contradictoires.d’un ciel sur la terre, et en aient tout dans des assemblé-., quelques propos vu-sur les bienfaits de la dén- ie bénéfice.Mon Dieu ! qu’ils se rassurent donc ! Allez ! allez ! les parle- brants monts auront beau voter par brassées cratie chrétienne, alors qu’on l’am des lois ouvrières, 1 humanité n en rts ! simplement grisé cl qu’on se sera s-démagogues socialistes qui leur tien- tera pas moins une collection d’infir j mémo grisé de vocable sonores nent de semblables propos n’ignorent j mes au double point de ! pas qu’ils bâtissent 11 des cités dans 1 Proposé par l'hou.M.Choquette, ! mlftges > Qu a appuyé par M.B.A.Scott, maire de j üsme en Rober Et résolu : P.S.Cette note était déjà coi résolution suivante, adoptée à la dernière réunion du bureau de direction de la société et qui précise le caractère de l'enquête par elle demandée : K vue moral il même qu’on aura fail .« i sou nier sur : La génération n’est ; sous les yeux j de ni sourds f>R8 !>!'«•« ira physique*.transformer le capita- de paraître, qui n’aura collcdh-isme, ils arriveraient ni tuberculeux, ni boiteux n ! vl ! f n i **r * l M ^ ^ • i » •• ' \ .» - * - V V» JC ! c.r ic no*; et M.L.P.Bilodeau simplement au paupérisme universe, j d’où ne manqueraient pas de surgir à I nouveau de a directeurs, des ingénieurs, I des contremaîtres, c’est-à-dire ! ni paralytiques, ni cupides, ni avares, ni prodigues, ni luxurieux.Elle nace de durer la lutte des class qu’elle raye les pauvres 'liants de la u v a i Douteux aussi masse do lois oui profit de cet to combront les bureaux des mc- : V Que la Société de Colonisation et de Rapatriement du Lac St Jean s’étant vu, au cours d’une entrevue avec le j ches et des pauvres .Ces hommes-là Très Honorable Sir V.ü'rid Laurier, j ne sont donc évidemment que des du- que la fortune de quelques-uns cesse fa%bvent2 ord\Liœ%uueile" de! ^ ^ farceurs.Erappés j de se faire de la misère du grand nom- cinq mille dollars, pour la poursuite] e eur bUCC^' * es emboliques sem-jb evCelle perspective de son œuvre, parce que Monsieur blent pourtant s’être n.u à leur remor-Joseph Girard, député du Saguenay que aux Communes, s’y oppose pour certaines raisons quo la Société n’a pas encore pu connaître, malgré les marches qu’elle a faites à ce sujet ; Que la Société, considérant de plus que depuis l’entrevue que ses directeurs et ses amis ont eue avec Thon, premier ministre du Canada, le Travailleur, journal publié à Chicoutimi, et d’après les renseignements donnés à la Société, inspiré par ledit Monsieur Girard, député, a porté contre la So ciété les accusations suivantes : •es avar, et les mon-1 Churnbi' ' nts n- auxquelles plus d'un entholiq tige oe la société, avant j eon chaud couco sation c pr : ura pour éviter l’accu-1 hostilité à la classe 11 < • i ouvrit re.otves ont eu plus i pour détruire que pour édi Ley privilèges •Jusqu’ici les lois \ ne doit pourtant j puissance pas nous enfermer dans l’indifFtrence fier, si elle nous enlève l’espoir de talernent disparaître cette quantité de maux, elle ne doit accordés aux «vu.mais avec le noble désir cette fois de réaliser tout ce qu'il y a de réalisable dans les promesses des voir to ; dicats et aux unions par exemple, à quoi ont-ils abouti ?à en faire des pas nous empêcher| foyers plus redoutables d’anarchie et ., .I de révolution.Ils n’ont d’ailleurs sup.Lg™ " touj°“n 616 primé ni les grèves, ni le cliômogo, ni un merveilleux modèle.A la suito de 1rs «demies ù ,n liberté .lu travail.son , ivm fondateur, qui passa en fai- Preuve que la confection des lois est saut le bien Jet en guérissant, elle n| continué à être bienfaisante et guéris saule.Elle est restée la véritable hôtel lerio du bon Samaritain et il socialistes, et de reconquérir ainsi, par l’action sociale, l’influence que l’Eglise due auprès du peuple.Ils se sont jetés dans ce mouvement avec d’autant plus d’ardeur qu’après un court men, ils ont compris qu’au fond de toutes les aspirations des prolétaires, il y a un désir légitime de sortir do mi- i.' U U- de chercherai les diminuer.: a per- exa- peu de chose ; que tout dépend do 1 usage qu’on en fuit, et que cet usage lui-même dépend do l'esprit qui anime .11 est pas les ouvriers.Aussi les vrais calholi• ait sollicité en vain sa compassion.Innombrables ont été enfants qui l’histoire t sères imméritées, et que par derrière les chimères socialistes il y a de misère qui quos sociaux mettent-ils peu de con-2CB.fiance dans les instruments sortis des 1.D’avoir dépensé inutilement l’urgent de la Société ; 2.D’avoir détourné les fonds à su disposition pour do= excursions ministérielles ; 3.D’avoir payé les frais d’excursions de pêche, etc ; 4.D’avoir exagéré le nombre do colons qu’elle a attirés au Canada et notamment au Lac St Jean, Croit devoir demander au gouvernement du Canada et à celui de la province de Québec, une enquête afin de les pviu-intimes du christianisme, ‘a toutes les énormes del 1 4 * se sont consacrés cipes les p lequel eut toujours en grande estime les pauvres et les humbles justice ! Plus de fraternité ! clament à -MO 1 W •> * ateliers parlementaires où dominent au soulage-j du reste do tristes législateurs.Ils pré.lir *C8)eux dûjfèrent de beaucoup les couvres propre- üüiiSI* =— ~ r=^:::H=EHHE Plus de- ment des infirmes, ces héron* LA VÉRITÉ.87 Un Déïenseur de l'Eglise exclusivement aux biens s’unir, de se concerter dans une politique chrétienne, pour former dans chaque pays une influence favorable aux droits et aux intérêts catholiques.En se liguant pour le bien de l’Eglise et pour le bien de l’Etat, les catholiques de chaque pays entreront dans la politique du Saint Siège ; ils constitue ront la force politique destinée ù rem placer l'ancien système qui s’est écroulé.A tout prendre, c’est une reconstitu lion de lu république chrétienne.” Le fondateur de la Vérité ne se contentait pas seulement de combattre les erreurs: et de défendre les bons principes, il réclamait l’organisation des force- catholiques selon les désirs du Souvent il a insisté sur la nécessité de l’action sociale des catholiques.Le prochain congrès international des Américains tes fie tiendra ü Vienne, en 1008.Les membres du congrès qui vient de terminer ses séances à Québec disent que c’est le plus beau qui ait encore été tenu.Plusieurs de nos compatriotes, prêtres et laïques, s’y sont spécialement distingués.Nous reparlerons de cette réunion.on pas trop ,lu corps.A force de s’agiter sur le terrain de la politique, ne risquait on d’oublier qu’on a dans la religion ne pas dire l’unique d’élever le niveau du bien-être La Renie Canadienne, livraison de septembre, publie presque intégralement un chapitre de la Vie du fondateur de la Vérité que vient de terminer Mgr Fôvrc.Celle partie de l’ouvrage est intitulée lu “ Défense de la religion catholique et de l’Eglise romaine.” L'auteur nous montre en Jules-I’uul Tardivel un défenseur intègre, perspicace et courageux de la cause de l’Eglise, un champion de la doctrine 11 romaine ”, C'est le premier fleuron de sa couronne, dit-il : pas le meilleur, pour moyen social ?C’est un autre danger que le Pape veut prévenir, encyclique mande-t-il avec instance aux pré-d'aller au peuple d’abord en mi- Quoique adressée di- I u certain nombre (l’Irlandais trouvent, paraît-il, qu’on ne fait point à l’anglais une part assez grande dans les cours du collège d Ottawa.Il a été publié à ee sujet une brochure < l’affaire Aussi dans son évêques d’Italie, ie- aux coin jue nous n’avons pas encore vue et sera, dit-on.jiortée à Home.Les directeurs du collège contestent !,t justesse de ces plaintes.très nistrci de Dieu.rudement au clergé, cette recommandation porte une leyonclairo il tous les Ali ! le Pape sait bien que L insurrection cubaine dure encore, rétablie, car l'intervenir à main armée niais fidèles.paix sera bien lût Roosevelt menace < dans le cas où les belligérantsnen viendraient pas à une entente.Le ministre de la Guerre, M.Tait, et le Bacon, sont actuellement étudier la .situation.• les réformes vraiment salutaires pou I lu religion a une autre vertu que les plus savants systèmes d’économie sociale ; qu lin Pontife.Pendant vingt ans " Aussi, écrit Mgr Fèvre, des hommes clairvoyants et justes ont-ils appelé Tardivel, le Ycuillot du Canada.Non pas qu’il possède la hauteur de vues, la profondeur de pensée, la perspicacité énergique et éloquente du publiciste français : mais il part du mémo principe, il procède avec la mémo logique, il subordonne aussi savamment l'erreur, il résout avec la même habileté les sophismes.Intransigeant comme Yen il lot, moins ironiste que lui, aussi grand par l’âme et par la foi, il ne pense pas qu’il y ait rien de mieux à défendre sur la terre que les intérêts des âmes et l’honneur de Dieu.Simple laïque coin me Veuillot, soumis comme lui à ht Sainte Eglise, inamovible à son humble place, il ne inet rien eu ce monde, au-dessus des espérances de l’éternité.Le lien divin qui rattache tout à Dieu ; l’institution divine qui rattache tout à Jésus-Christ, voilà le thème éternel du Veuillot canadien.El puisque l’homme est graud ici-bas, suivant ht grandeur de la cause qu’il sert, je no pense pas qu’aucun homme sensé puisse contester à Tardivel ni la grandeur de sa cause, ni ht noblesse de son dévouement.” sous-secrétaire cTKtat, M.à La Havane pour une once cier:2s étaient infinitésimale et infé- paroissiale.pendant la Commune dont \ ricure à toutes les prévisions ; 4° Quand les assemblées négligentI pendant quinze jours le prisonnier cl 4° Que les trains étaient aménagés liU refusent obstinément d'accomplir dont vous avez failli devenir l'un des désinfectés au retour, si ^eur devoir, l’évêque peut les disson- otages.dre.La Sainte Vierge et !< ; Le r 3° Que la mortalité globale à Lourdes était inférieure à celle des autres villes de France ; que celle des ->i voyage « t ; L’àtr ; Bulletin iseignemeut et de l'éducation, Joseph Burnichon ; Revue des livre Notes bibliographiques ; de la quinzaine.NI ».y u ii h ^ *• y.« « ii u t a /)., 11 - 4 A i - -v! UO i &C3 9 t % Uti , L « l Evénement au mieux, besoin était ; — Un prêtre ne doit pas tenir A la 5° Que les piscines étaient assez| 5° Ij évêque a le droit d , , nombreuses pour le triage des malades • aux aesemuleen paroissiales ses - luis oublions le petit du passe pour qu’elles étaientàeaucourante ; qu’elles vue3 ^r la gestion de leurs affaires.songer A celui de l’heure présente.La étaient vidées, brossées et renouvelées 6° (Qu’on note ceci).Les fabriques fermeture f*c Lourdes ne serait pus chaque jour.6t assemblées paroissiales sont aptes ù seulement pour ce pays un malheur Actuellement, de pareils faits sont recevoir et A dépenser pour les œuvres 'rmt-riel.Quel désastre moral ! I* ormer de bienfaisance^ d’enseignement Lourdes, ce serait une cruauté abomi- 7° L’évêque F peut destituer tout n?bk‘ De^!s ^ d’un domi-siècle qu’il estime P1.ua,eu" “1,llle1rs de malades que la science medicale se déclarait impuissante A soulager,ont trouvé ici lu guéri son.D’autres plus nombreux encore,une grande amélioration do leurs maux.Tous le courage et la consolante espérance, et l’on voudrait priver de .bienfaits incontestables des infortunés si ce point de vue n’était pas qui désormais souffriront secondaire dans le débat que j’institue, et quelles souffrances 1 si le Pape, on passant sous silence dans ses deux lettres la question d’urgent, n’avait pas manifesté qu’il V " entre le Parlement français et lui non n W de caisses vie.La lia uc canadienne, septembre ; e commuai- sommaire «h •Justin I‘èvre, La défense de la rci: gion catholique et do l’Eglise I'.B.Casgrain, Cadet ; B.J., Où en est l’œuvre do Mahomet , Benjamin Suite, La création de Thon, me ; Armand Grenier, Lognssocintio de wAnr» mutuels ; Henri Notre-Dnmo-Guosclin; Benjamin Suite, La rivière des Trois-Rivières ; Thomas Chapais vros .romaine.M.d amisier, établis ; affirmés par des centaines de! médecins, témoins oculaires, comme le} prouvent les témoignages de confrères membre de rassemble cités par la Croix de Paris (5 au 20 avoir failli A son devoir, juillet 1906) ; par VExpras de Lyon (nc du 17 août 1906).Ceux-là seuls pourront donc révoquer en doute ces observateurs compétents et indépendants qui veulent douter contre l’évidence et de parti pris.Les médecins protestataires croyants admettent l’efficacité de la prière.D’sutres reconnaissent au moins “que des guérisons inespérées se produisent en grand nombre à Lourdes par une action particulière dont la science ’ pas pu trouver encore ' le secret nfj "ja .même une interprétation raisonnable-j meut basée sur les seules forces de la j nature ”, Telle est la pensée générale-exprimee avec autorité par M.lo professeur Eugène Vincent, chirurgien on chef des! hôpitaux de Lyon, et par la phalange des confrères décidés à faire respecter la vérité.Tous concluent par cette pensée éminemment humaine et chrétienne : 1° Ce serait un crime de lèse humanité que do fermer un asile ou tant de souffrances s'apaisent, of) tant d’&mse blessées w relèvent ; 2° Médicalement, 1: K .;x i ait’ S° L’évêque exerce des droits de surveillance et d’approbation sur le plus grand nombre des actes administratifs.Ceux de très petite importance lai échappent.A travers les faits et les «¦ Notes bibliographiques.« « » CCS Et sans espoir DOS PRIX I)’A It ON Sli MK,VIS IleniriimIc*h do colon* 8 üdlt Prix Réguliers : Un an $ 2.00 La Coopérative des colons du Nord a soumis A la C hambre de Commerce de Montréal un projet de résolutions celle-ci est actuellement fi mais de principes, j’ajoute- l’our les étudiants, les professeurs, les instituteurs, les institutrices et les membres de l’Association catholique de la Jeunesse canndicnno-françaiso : Un an.9° Les curés au service des dations allemandes ont un traitement minimum de 2,500 francs ; 10° Les évêques ont un traitement qui dépasse 30,000 francs.Je vous le demande, quelle similitude y a-t-il entre la loi des cultuelles françaises, muette quant aux ou rés, muette quant aux évêques, spoliatrice des biens d’enseignement, spoliatrice des traitements du clergé, et la loi des cultuelles prussiennes ?Le» curée allemands ont dans leurs associations la place que requiert la asso- que a examiner, és par la Coopérative concernent spécialement lo nord do Montréal, les autres s’appliquent A toutes les régions de colonisation.Nous citons parmi ces derniers ; Certains dos desiderata formulé ÿ: $1.00 PRIX SPECIAUX Deux abonnements.Quatre abonnements.vut $3.00 $5.00 A lo.Concession do lots libres nombre voulu, aux colons, à 'lour choix, dans les cantons annoncés vente ; 2o.Abolition du double droit de coupe exige des colons ; en { ïk« on N.1$.Tout abonnement est strictement payable d’avance.Cette dernière réduction est accordée seulement pour la première année d'abonnement.W> %.
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