La Vérité, 1 août 1909, samedi 21 août 1909
' ^voni'ul^E' DE QUEBEC, SAMEDI 21 AOUT 1909 |96me AUNES No.6 abonnements LA VÉRITÉ AVIS $2.00 Canada (Un An) Etats-Unis (Un an).$2.2% Toute demand* di chab- OEMBNT u’aDMWI DOIT ÊTBK ACCOMPAGNÉ* LB l’ancienne ADRESSE • I • » Prix special pour les étudiants, Ica instituteurs, les institutrices et les membres de VA# U J.: Çsnuula (Un AN).$ 1.00 Ba/s-I/nM(ÜN an).$1.26 Etranger ( Union postale.) f.13.60 REVUE HEBDOMADAIRE Fondée par J.-P.Tardivel, le lé juillet 1881 “ VERITAS LIBERABIT VOS—LA VERITE VOUS RENDRA LIBRES” Bureaux : Chemin Sainte-Foy prêt Québec.TELEPHONE : 1750 N AS V PAUL TARDIVEL, Directeur-Gérant oubliiez que parmi les prisonniers,ainsi dictateur anticlérical ue songeait pas généreusement libérés par pouvait y avoir des pauvres vieillarcs niale pour ce lot de nouvelles candi et des malades, auxquels le cachot dates au mariage, était cher, et, qui, en tous les cas, jetés M.Briand va-t-il supnléer à cette dehors, allaient se trouver sans abri, nouvelle lacune, face à face avec le dénuement et la Mais quoi ! si l’actuel Premier Mi misère noire.Car — autre petit détail nistre de France entreprenait de repa qui vous échappait — vous ue songiez rcr toutes les injustices commises par nullement à leur procurer la moindre ses prédécesseurs, il serait complète-sécurité pour le reste de leurs jours.ment débordé par cette seule occupation ; il ne pourrait songer ni au Ma.vous montriez un idéologue de très roc, ni aux élections, ni à caser ses fa-cou rte vue.Vous vous enthousiasmiez v,jri?- Nous sommes bien tranquilles l’inaliénebilité des droits de , ^-dessus.Nous savons que le sort des SOMMAIRE II voue, il; même à fonder une agence raatrimo Oki>re de chaque jour Y INDEX Decret d’humanité Lv premier Concile plénier du Canada.\.x Saint Jean-Baptiste à Saint- Boniface en Manitoba.— La Caisse Populaire de Saya-bec.— Le Congres anti-maçonnique dc Paris (Suit*).—Les revues.Km Espagne (La Maçonnerie et l’Anarchie) * .Ai.ricoNsE.I.a survivance de l aine française en Amérique.— A la mémoire des victimes du typhus.— Briand.t >rg.mDation maçonnique Déclaration de Mgr P évêque de Cahors devant la Cour d'Appel d Agen le 28 juillet 1909.— Lea Knights of Columbus.— En Passant : (Nous y sommes ; A promis d'un nouvel évêché ; Quelle honte î ; La servilité iwlitiquc, etc.)—Petites notes.Knights of Columhus et Mgv Archam-beau lt.En vente à hi Propagande des Bons Livres.Dimanche, 9 heures a.m.— Session solennelle ; 7.30 heures p.m., vêpres pontificales.Lundi, 9.30 heures a.m.— Congrégation des Evêques ; 3 heures p.m., réunion des commissions.Mardi, 9.30 heures a.m.—Réunion synodale ; 3 heures p.m., Réunion des commissions.Mercredi, 9 20 heures a.m.— Congrégation des évêques ; 3 heures p.m., réunion des commissions.Jeudi, 9 30 a.m.— Réunion synodale ; 4 heures p.m., Congrégation des évêques.Vendredi, 9.30 a.m.—Congrégation des évêques ; 3 heures p.m., réunion des commissions.Aveuglé [ ar votre haine vous p )ur l’homme, pour l’iuaüéuûbilitê du droit religieux et des cléricaux ue le tracasse de vendre, d’acheter, de se marier ; ! guère.vous suffoquiez d’indignation à la pen-pour leur susciter quelque nouvel sêe qu’on pouvait encore au 20e siècle harras bien plutôt que pour leur ren-induire des hommes et des femmes elre quelqu’un des droits les plus élé* à sacrifier des prérogatives, iusépara tnentaires qu’on leur a brutalement blés du titre d’homme et de citoyen.1 rav*?- Lumkn %#*###* S'il pense à eux, ce sera etn- Samedi, 9.30 a.m.—Réunion synodale ; 3 heures p.m., réunion des commissions ; i heures p.m., Congrégation des évêques.N.B.—Tous les jours de la semaine, messe conciliaire à S heures a.m., dans la B isilique.Qu'il soit remercié cependant pour ce décret d’humanité, qu’il a sans moment de dis- 1.4 S En attendant vous coupiez les vivres à une multitude de vos compatriotes.Vous étiez jaloux de leur rendre mal- doute rédigé dans un gré eux, le droit le vendre et d’acheter, traction involontaire, et qui met si bien et vous ue vous faisiez pas scrupule de jen relief, sans y remédier d uue façon leur supprimer le droit de vivre eu appréciable, 1 incohérence cruelle de leur enlevant tout moyeu d'exietêtice.Digne fils des Jacobins de 1793, qui & ces hypocrites législateurs qui tout pleuraient de tendresse à la lecture eu n’ayant à la bouche que les noms sacrés de liberté, de justice, de progrès, III 1 Ordre des offices religieux Jeudi, 23 septembre, à 9 heures.— Service solennel dans la Basilique pour les évêques défunts.Dimanche, 3 octobre.—Pèlerinage des Pères du Concile à Sainte-Aune de Beaupré.nos odieux blocards ! Honte éternelle Sur la proposition de M.A.Briand, alors encore simple ministre de la Justice, M.Pal Hères a signé récemment décret portant que les anciens religieux, vieux ou infirmes, pourraient conserver un locaux ayant appartenu il leur Congrégation, soit dans d'autres locaux, loués par le liquidateur ou mis A la dispos! lion de celui-ci pour cet usage.Ce décret, M.de Narfon, dans le Figaro, l’a hautement approuvé ; il l’a appelé un décret d’humanité.J’accorde qu’il remédie A l’une des nombreuses lacunes de la loi spoliatrice de 190-1.Mais pour les sectaires, qui furent les auteurs do cette loi, combien il est imprudent 1 11 est un témoignage accablant contre l’étroitesse de leurs vues et la barbarie de leur conduite.Donc, plus de quatre nus après la promulgation do la loi, voilà M.Briand, un de leurs complices, qui confesse publiquement qu'ils ont été d’une imprévoyance cruelle à l'égard des Congréganistes Agés, infirmes et dénués de moyens d'existence.Pauvre M.Combes ! Quel soulllet vous recevez IA 1 Vous vous montriez si fier, en 1904, de votre rôle d’émancipateur 1 Vous n’estimiez pas d'œuvre plus bienfaisante que cello do libérer des milliers d’êtres humains des deux sexes, ligottés par lus horribles chaînes des trois vœux et avilis par la défroque religieuse 1 Pour en hAter le succès, vous ordonniez impitoyablement la fermeture et la mise en vente des ca chois,honte de notre planète, où étaient détenus ces pauvres captifs I Vous ne vouliez plus voir un couvent A lu surface du territoire français I Seulement, voilà 1 voua oubliiez uue chose I Vous d’une idyle de Berquin, et voyaient tranquillement des milliers de têtes d’innocents tomber sous le couteau de n’oot su que rivvr des chaînes et aug rneuter le nombre des malheureux ! u u IV mais en même Sectaires haineux temps chimériques, des ruines seules, ruines matérielles et morales, auront la guillotine ! Notez que, s’il est insignifiant corn remédiatrice et humatii.logement soit dans les Ordre des offices extraconciliaires me mesure taire, le décret Briand a une portée considérable comme démenti de la loi marqué leur passngs.C’est peu fiat- % , leur pour des hommes, qui préteudeut ,^A^éeüiou del^hummee deul’i^.avoir le monopole du progrès et de la gijse Saint-Sauveur, liberté.Combes.Il ne vient au secours que des congréganistes vieux et infirmes ; mais le considérant, sur lequel il s’appuie,ne se borne pas à eux seuls.Si ou leur procure un logement, c’est, dit-on, qu’ils sont dénués des moyens d'existence.Dimanche, 2G septembre, à S heures p.m.— Réunion des hommes dans la Basilique de N.-D.de Québec.Mardi, 28 septembre, à S heures p.m.— Dans l’église Saiut-Patrice, réunion des hommes et des jeunes gens.Jeudi, 30 septembre, à 3 heures p.m.—Dans l’église Saint-Jeau-Baptiste de Québec, réunion de tous les enfants de langue française qui fréquentent les écoles.VlXDEX.Soit ! Le premier Concile plénier du Canada Des Congréganistes jeunes et d’âge mûr ne peuvent-ils pas se trouver dans la même situation ?Eu les chassant ae chez eux, eu les arrachant à des occupations, auxquelles ils étaient aptes, et qui leur fournissaient au moins le pain de chaque jour, la République s'est-elle souciée de leur voter une in demuité ou de leur procurer un dédommagement quelconque, ne fut ce les aidaut à trouver un emploi leurs bras et leur intelligence ?Voici le programme des réunions préliminaires, l’ordre des sessions ainsi que des cérémonies conciliaires et des cérémonies extra-conciliaires du premier concile plénier du Canada, qui s’ouvrira a Québec le 19 septembre prochain : Dimanche, 3 octobre.—Pèlerinage à Sainte-Anne de Beaupré.Mardi, 5 octobre, à S heures p.m.— Dans l'église N.-D.de Jacques-Cartier, réunion de tous les jeunes gens catholiques.Jeudi, 7 octobre, à 3 heures p.m Dans l’église Saint-Patrice, réunion de tous les enfants des écoles de langue anglaise.Dimanche, 10 octobre, à 3 heures p.m.— Dans l’église Saint-Patrice, réunion des femmes de langue anglaise.Mardi, 12 octobre.— Dans l’église Saint-Roc h de Québec, à 3 heures p.m., réuuiou des femmes de langue française.I qu eu Ordre des réunions préliminaires pou r Non ; elle s’est contentée de les mettre sur le pavé et de leur interdire par surcroît la plupart dts carrières que leur passé et leur formation iutellec tuelle les rendaient capables de Jeudi, IG septembre.— Arrivée de Son Excellence le Délégué Apostolique et des Pères du Concile, à 3 heures p.m.— Réception il la Basilique.—Réui uion, à l’archevêché, des Métropolitains, dans la salle des Pères du Concile, à S heures p.m.Vendredi, 17 septembre.—9 heures —Congrégation préliminaire des roui une émancipatrice et une plir.Pour libératrice, que prétendait être la Ki.c’était singulier.publique, avouez que Au Vénérable Cardinal Richard, demandant A M.Combes ce qu’il allait faire de toutes les religieuses, mises hors de leurs couvents, M Combes au rail répondu, paraît-il n'était pas plus malin ; et le farouche ».m.Pères du Concile.Samedi, 18 septembre.—9 heures a.tu.—Première réunion préliminaire, dans la salle des Promotions, â l’Uui versité Laval, des Pères et de tous les autres membres du Concile.Les Canadiens français d’Ontario doivent se réunir en congrès au commencement do septembre.: Mariez-les I Ce LA rÊBTTt 42 lice et au droit.La question des écoles du Manitoba, comme celle des écoles des nouvelles provinces de la Saskatchewan et de l’Alberta, u’étaut pas réglée, nous restons, nous catholiques sous le coup d’une véritable persôcu tien, laplus cruelle et la plus insidieuse.Ce n’est pas seulement une violation de la loi naturelle, du pacte constitutionnel et même des garanties de pleine liberté religieuse qui nous ont été données par le roi d’Angleterre sur la foi d'un traité solennel.C’est au fond, une persécution s’exerçant contre des enfants, contre des personnes les plus incapables de>e défendre par elles-mutin s C'est une persécution faite surtout eu vue de détruire la vie même de l'E g lise.nouiller prés de ces tombe?comme daua un leur conduite de chrétiens.Confiante daua la Providence et dociles à la voix de leurs guides naturels, leurs prêtres et leurs évêques, ils ee sont montrés forts contre le malheur.Voilà pour, quoi, voilà comment, nous le cousta.tons aujourd’hui avec admiration, toujours et dans toutes les circouseauces, ils n’ont pas cessé, même devenus su jets anglais, d’être après Dieu le principal facteur dans les destinées de notre pays, eu dépit de mille obstacles semés sous leurs pas." Où trouver des hommes qui auraient pu jouer un rôle plus admirable que nos évêques cauadieus-frauçais : nos Plessis, nos Lartigue, ure Bourget, nos Provaucher, nos Lafièche, nos Taché?.La Saint - Jean - Baptiste A Saint-Boniface en Manitoba sacrées pèlerinage au berceau de la patrie cauadienue-f dans l’Ouest.Ce rançaUe rameau, détaché de la proviuce mère, a grandi sous l’égide de l’Eglise.Les atteintes répétées de la cognée ennemie lui out fait Li Vérité, qui suit de près l’histoire des catholiques eu Manitoba, publie volontiers l’analyse de documents aussi significatifs que les adresses de l’Asjo ciaiion de la Jeunesse Catholique Cona et de la Société Saint des blés.sures cruelles que u'a pu empêcher ou guérir le zèle ardent de nos défenseurs.Il n’eu est pas moins vrai que ces d(.fouseurs ont sauvé le rameau du la destruction complète et lu Divi videuco veillant sur 1 dienne-Française Jean-Baptiste, présentées â S.G.Mgr l’archevêque de Saiut-Bouiface, à l’occasion des fêtes du patron national du tue Pm.’œuvre de ses uistres, a fécondé ses racines d'une nourriture vivifiante qui l'a fait et croître.in:.Canada.La première a été présentée par M.le Dr Lachance, président du cercle La Verandrpe, la seconde par M.C.A.de la Rivière.• • • vi v; o “ Nous sommes heureux de ¦ cous la- ter que malgré la lutte et la tiou, la nationalité perstcul cauadieune-frai* Ann esse de M.Lachance çaise est la plus uombreuae fidèles do l’Eglise catholique de 1 Nous so tu mus tiers de “ Nous eoutiuuerous donc de réclamer justice et liberté comme vous, Mgr, comme le Souverain Pontife, dans sa mémorable encyclique Affari vos, qui nous eu fait uu devoir, à tous sa us exception Nous nous tiendrons eu garde contre tous les artifices, contre toutes les ruses employées pour nous tromper.Ou a beau nous parler de paix dans d’éloquents discours, ou a beau tout mettre eu œuvre pour nous faire croire à une paix véritable, nous n’y croirons point.Toute l’aide matérielle, tous les titrts honorifiques qu’on veut bien nous offrir, lout le bruit et les réclames en faveur de manifestations nationales telles que les fêtes de Québec daue l’été de ISOS ques de sympathies plus que suspectes, dès qu’il s’agira de finir par des éloges eu faveur d’une paix menteuse et par la glorification du général franc-maçon Wolfe qui a profité de l’occasion pour implanter la franc-maçonnerie au Ca uada, au XVille siècle.“ Il conviendrait de rappeler l’œu-Pinlluence du Canadien français dans toute l’immense étendue du vre u Elle est bien douce et bien couso laute pour nous, a dit M.Lachance-cette fête du 24 juin qui nous procure l’occasion de venir avec nos aînés, à l’ombre de la croix, remercier d’abord la Divine Providence d’avoir veillé sur nous avec tant de sollicitude, puis songer ensemble aux pages déjà glorieuses de notre histoire et par là nous animer mutuellement à marcher,pleins de confiance, vers le but que Dieu a si français a » ce que nprè- paye.Il faudrait suivre parlent, et eu parti cuber, dans nos vastes plaines du Nord Ouest, le Canadien français et sou frère le Métis français marchant constam- avoir été .choisi ht au du lu foi dans les pour porter le :: .I:.* prairies, |e peuple au doux parler de I ra: contribue au salut des à VU .unes prêtres qu’il doune au Seigneur.Le président de la Société St-A Baptiste vient vous présenter le et la parfaite soumission de t b res à l'Eglise catholique.première fois peuple cauadieu-français de Si-!’, face vieut dans cette Cathédral velle manifester sou attachement les traditions nationales.I'-‘r 1 meut sous la même inspiration, la vers le même no- ma in dans la main » * *« • ble but rcspta • • • 41 Depuis un siècle, le Canadien été à l’œuvre et à l'ê- tes i uer IL- • • % " C’est la I preuve.Des paroisses, boulevard» de [a nationalité et de la religion, ont été fondées par les nôtres- Ce sont des Canadiens français, qui, avec l’aide des RR.PP.Ûblats de Marie Immaculée, ont, les premiers, ouvert à l’eu-tance et à la jeunesse, des écoles et des maisons d’éducation supérieure, puis établi d’innombrables missions.Ils ont, grâce an concours inlassable de admirables Religieuses, donné asile que, si des millions aux orphelins ; et, par leurs soins, par.d’immigrants catholiques, venus du tout, les malheureux et les malades vieux monde, ont perdu leurs croyan- ont trouvé des refuges et des hôpitaux, ces religieuses sur cette terre d’Améri pour les recevoir.Toutes ces merveil* que, c’est qu’ils u’ont pas su conserver, les ont été accomplies par des prêtres, avec leur langue, leurs traditions faini- des religieux et des religieuses de notre liâtes.Nous comprenons que, si tant de chrétiens parmi eux, s’éloignant peu à peu de l’Eglise, ont fini par aller [dirigent ces grossir les rangs de nos ennemis, c’est qu’ils n’ont pas su se souvenir ! " Aussi, nous qui désirons avant tout rester, comme nos pères, de vrais enfants de l’Eglise, c’est avec bonheur que nous parcourons ces pages de notre I ceux histoire où sont écrits, en caractères ineffaçables, la fidélité de nos ancêtres, leur dévouement à l’Eglise de Dieu : toutes leurs traditions et leurs exem- visiblement marqué à la race can a" dieune-frauçaise sur ce continent.“ Et vous encouragez, nous le sa Monseigneur, de votre béuédic-cet élau patriotique de vos en- ¦ G h1’ ni- e non- encore vous, lion, faute.pour nous paraîtront des mar- “ Nous voulons, Mgr, iuu.- se tra • • • üi direction éclairée de l’Eglis â l'union de toutes les énergie pjur l’a melioration de la famille et de .'a société Nous désirons le sublime ew-brussemeut de toutes les forces vives de la patrie pour le triomphe du 1 '• Tour commémorer l'engagement des volontés “ Lorsque nous voyons, dans la célébration de cette fête, tout ensemble religieuse et nationale, les emblèmes de la foi et de notre race si intimement - iuiitr nos unis, nous comprenons mieux, avec Votre Grandeur, >;eu.vers ce but, la = Enfin, à icivtu ceux qui pensent qu’il n’y a pas de place pour l’élément cauadien-français eu ce pays, poserons, avec l’expérience du passé, l’opinion des plus grands hommes d’Etat d’Angleterre qui nous ont • • • Saint-Jean-Baptiste dans cette église, un autel à sou emU Patron.” a décidé d'élever, nous op- langue.Ce sont encore les nôtres près-qu’exclusivemeut qui soutiennent et institutions catholiques faisant l’admiration de tous con- nus.LA CAISSE lWULAllli: DE SA VA BEC “ Le général Murray, ayant appris à nous mieux apprécier, n’hésita point à prendre notre défense : il disait autorités anglaises, des Canadiens français : " “ peuple émigrait, ce serait une perte “ irréparable.” ceux qui savent s’élever au-dessus des préjugés.Ce sont là des bienfaits de rappeler pour notre qu’il importe aux eu 1770, parlant Si jamais ce propre encouragement et pour l'encouragement de qui viendront apres disous-le hautement, là est la raison première, la source principale du triolisme qu’on a su nous inspirer, pa triolisme tout imprégné d’un esprit de Le diocèse de Ritnouski maintenant quatre Caisses Popula avec ia récente fondation de celle de i comme ni:- compte ms nous.Là a paroisse de Sayabec.Là leurs, c’est giùce à l'initiative éclairée et généreuse du curé, que cette fondation a eu lieu.M.le curé Saiudou avec son iime “ Et sans parler de lord Elgin, du marquis de Lome et d’autres gouverneurs encore qui ont pu montrer et pa- pies si salutaires.Le prêtre, obéissant à la voix de l’Eglise a apporté la parole de Dieu dans ces contrées.Il les a sanctifiées même parfois au prix de son sang.Le soldat a combattu vaillamment pour Dieu et pour son roi sur des champs de bataille qui resteront à jamais célèbres.Le laboureur n’a épargné ni ses sueurs ni ses peines, afin de défricher les champs où, il l’espérait, grandiraient comme lui ses enfants toujours catholiques et français.Bref, la religion, le dévouement, le travail et l’esprit national entendu dans sans le plus élevé : voilà les grandes forces qui ont soutenu nos pères, milieu des mille difficultés d’une lointaine colonie.Et quand plus tard drapeau étranger est venu remplacer les couleurs nationales de la mère-patrie, de la vieille France chrétienne, dans le ciel assombri du Canada, les foi.exprimer ouvertement leur estime de la race canadienne - française.Lord Du fieri u ue disait-il ardente d’apôtre du bien et sou dévouement sans borne, a comprîtes bienfaits innombrables d'un tel or- “ L’Eglise rencontre des partout : partout les méchants quent à elle, à ses institutions, enfants.Nous sommes comme tels, nous ennemis s'atta- • • • • pas un jour publiquement à Québec : " Mou plus ardent “ désir pour cette province de Québec “ a toujours été de voir sa population “ française jouer au Canada le rôle si “ admirablement rempli parla F “ chrétienne en Europe.” ù see gnuisine, et ii a vite fait do prendre les mesures d’assurer la création d'une semblable association dans sa paroisse, invitant M.Alphonse Desjardins il présider il cette fondation.Eu reconnaissance de sa belle initiative, les sociétaires de la Caisse Populaire de Sayabec l’ont nommé comme leur président, avec M.J.A.Customer comme vice-président et M.Georges Iremblay comme secrétaire - gérant.M.Tremblay est un homme d'œuvres sociales.Il sera d’un puissant secours pour la Caisse et sou digue président.Déjà à la fondation la Caisse Populaire de Sayabec on comptait GS sociétaire», et près de $1100 de souscrites.L’élan a été superbe et promet le plus éclatant succès.Combien décroisses pourraient et catholiques et, estimerons toujours insigne honneur d’aider, qu’il nous sera possible, l’Eglise mère, dans toutes ses luttes bien.Noua osons dire, Mg pouvez compter sur nous pour maintenir haut et ferme, avec Votre Grandeur et tous les vrais enfants de un autant , notre pour le en rance r, que vous Adresse ue M.La Rivière L’adresse de M.C.A.La Rivière débute en rappelant la mémoire des illustres pionniers de la foi et de la civilisation dans l’Ouest Canadien : “ De leurs tombes chères à l’Eglise, l’étendard de la religion catholique, l’étendard de la seule vraie civilisation, de la civilisation chrétienne.son au notre respect et à notre reconnaissante a (fee lion, ee dégage, dans un immortel rayonnement, l’histoire de la glorieuse expansion de l’Eglise du Christ sous l’action de ces vaillants travailleurs de l’autel et de la patrie." Nous sommes 11 Quoi qu’on ait dit et que l’on ose répéter encore, nous dirons un comme vous, Mgr, que notre question scolaire n’est pas réglée et qu’elle ne le sera pas, tant que, selon la pensée de Léon XIII, d’illustre mémoire, elle Canadiens n’ont pas pour cela modifié | pas été réglée conformément à u aura la jus.venus noua âge» 43 LA VÉRITÉ I Maçonnerie en Allemagne eet dû au e’c) la Maçonnerie vise l'âme de Ten* gués française : la Vérité, la Croix, la, R.P.Gruber, S.J., d'Autriche ; qui liait, qu'il faut arracher à VEglite.Elle Libre Parole, quelquefois l’Evénement s'est surtout attaché à étudier l’esprit ^ veut détruire l’esprit religieux, sécula¦ de Québec et le Manitoba de Saint Bo« maçonnique, la mentalité spéciale des riser le» jeunes générations, pour les n’face.Aucun organe de langue an-loges.Il constate que cet esprit exerce maçonniner.des ravages dans le inonde profane par, M.de la Iloughe termine en piéci- gramme d’action énergique exigé par e/térioration.Il demande aux catholi- eiut lu nature de la Maçonnerie.C’est Léon XIII des publicistes chrétiens! II que?de prendre des mesures énergv l’anti-Eglise, la conlre-Eglise.C’est la en est de même aux Etats-Unis, à part ques pour combattre cette infection cité du mal dont tous les efforts sontj quelques exceptions, notamment la contagieuse comme celle de la peste ou dirigés contre Jésus-Christ, son Eglise, Fortnightly Review de Saint Louis, di.du choléra.et son Vicaire vivant : le Pape.Mais le Christ lui-même a promis la une telle caisse devraient s’organiser qui répandraient dans leur sein d’in, calculables bieufaits écouomiques et moraux 1 Toutes, sans une seule ex* devraient se donner un tel glaise ne cherche à réaliser le pro.ception, organisme merveilleux de souplesse et c ijable de rendre les plus précieux Eervices, même les plus insoupçonnée, l'expérience le prouve.rigé par M.A.Preu-s.Eo somme, ou ne trouve dt>ns les Victoire finale il son église : Non prie• pays étrangers, pas même en Belgique, si près de la France, et cela malgré lee Un délégué belge, M.Brifaut, avocat avertissements multipliés des Pape?, à la Cour d’appel de Bruxelles a donné; ni associations, ni Ligues, ni publica-des renseignements précis sur l'action lions spécialement consacrées à maçonnique eu Belgique, et il a expri- b.tire, à démasquer la Maçonnerie, mé de graves appréhensions pour l’ave- Le Rapporteur conclut eu constatant* Le Congrès anti-maçonnique de Paris Lee correspondante d'Italie ont précisé le programme d’action maçonnique anti-catholique : Guerre au Pape sur toute la ligne.Suppression des ga nuties de 1870.Guerre aux ordres re viubunl.(Suite) Deuxieme séance ligieux, à lu Religion dans l’Ecole, au co re- mariage pur le divorce et l’union ci" vile, l'amour libre ; guerre à la religion par la mort civile, les enterrements et* : n*r, si les catholiques ne se fortifient la nécessité de créer partout, en pays guerre à l’Eglise et au clergé ; P spar uneorganisation plus compacte, encore chrétiens, des associations antimaçonniques qui devraient se fédérer Il a apporté au O grès le salut sym- internationalement, avoir des relations C’est le sens d’une tn- \ pathique des catuuliques d’action et étroites et se communiquer leurs dotu.snihaite à ceux de France de secouer ment?.(Correspondance de Paris.) séance générale de travail s’est , rte le matin sous la présidence de La vils ; destruction totale du catholicisme e* Par une union plus étroite que jamais OUV M le colonel de Remet.M.le la lloughe a présenté un sur la Maçonnerie dans les de la Papauté.Liberté de conscience vis à-vis de Dieu.rapport pays étrangers.L'Association a reçu de ses corres cyclique de Gr.*.M.*.Eitore Ferraii, chef du (Jrand Orient d’Italie (sous- le joug des Loges, ordre du Juif F.\ Ernest Nathan, chef Enfin de nombreux renseignements Des rapports des autres correspon ont été recueillis eu vue d’établir ou de I dants il semble résulter qu’au point de préparer un commentaire détaillé de-vue de l’action anti-maçonnique on en 1 Encyclique de Léon XIII (1SS4) e t encore au point où les catholiques composé uniquement de textes eruse trouvaient il y a 20 ans eu France, pruutés authentiquement aux francs-Presque partout on ignore la Maçon- maçons de tous les pays représentés au ne tie.On préfère parler d'autre chose, Congrès de Paris par leurs délégués comme disait le grana journal couser- par les correspon lants de ['Association.vateur de Paris eu 1SS4 ! On croit encore, dans ces pays, que la Maçonnerie à tous ses degrés, de tous les rites, de toutes les langues, de tout plumage et ramage, est une “ Associa" lion de philanthropie et de bienfai-“ sauce humanitaire, de tolérance et “ d’assistance mutuelle.” C’est le cas même du clergé, eu masse, particuliè-ment dans les pays où travaille la Maçonnerie anglaise.Eu Autriche le R P.Gruber publie pondants do nombreu lions intéressantes : (Suisse, Belgique, Autiicbe, Esja gne, Gré je, Allemagne, Italie, Turquie, Canada.) En Allemagne la Maçonnerie allée-tait, jusqu’en ces derniers temps, de s’abstenir des questions politiques et religieuses.Ses statuts officiels le lui défendent (de même que les statuts de la Maç.\ en France).Mais récemment, une partie considérable de la May.*-allemande a résolu de jeter le masque et de cesser cette comédie du farniente ses rom munira- supérieur, et maire de Rome.) La Maç.\ compte en Italie beaucoup de socialistes comme en France, en Belgique, en Allemagne, eu Angleterre, en Canada.Par ce moyen la Maç.\ espère opérer le Bloc italien (comme en France) de toutes les forces révolutionnaires.Le Roi d'Italie-Une est plus menacé, peut-être que le Pape.Depuis 10 ans la Maçonnerie italienne s’est débarrassée des éléments ou M.le Sénateur De la Haye, a proposé que le compte rendu des séances du Congrès soit envoyé par des voies appropriées aux Souverains des divers pays étrangers d’Europe.Adopté.dits conservateurs et modérés (qui l’ont aidée si puissamment dans son couvre machiavélique).Elle tend à devenir le gouvernement de VItalie-Une, faite du A 2 heures, M.J.Bidegain, l'aucien secrétaire du F.\ Gr.\ Secr.-.général Yadecard, du Gr.\ Or.-, de France, donna dans un entretien particulier, 42 rue Grenelle, des explications détaillées sur l’origine des multiples documents maçonniques recueillis par (’Association.Ou sait que J.Bidegain, auteur d’excellents ouvrages de divulgation maçonnique, écœuré par les liches de dénouciatious fournies Gr.-.Or.-, de France contre les officiers de l’armée françiise et communiquées au F.-.Ministre de la guerre, quitta la Maçonnerie avec éclat et prépara le dossier des Fiches dénoncées en plein parlement par feu II.dë Villeneuve.Eu 1908, il rassemblée générale des (;r.* ivoges allemandes, on a préconisé l’exemple de la Maç.\ de France et la nécessité de l’action par la propagande dans le monde profane.Les questions les plus discutées, en ce Couvent, eu rent trait tl la Religion, à la politique, à VEglise, il la prière, aux lois, il lu Superstition et il l'Athéisme I Les FF.1.Allemands, si intimement unis, dès 177"', (Frédéric de Prusse) et 17851789 (F.*.Adam Weisshaupf) avec les FF.1, organisateurs de la Révolution française, qui furent illuminés par ceux de Bavière et d’Allemagne (Couvents de Willemsbad et de Francfort) se pré parent maintenant à quelque Kullur Kampf nouveau, après l’échec de celui du F.1.Von Bismark.On vent faire marcher le Kaiser, qui lors de son intronisation, refusa d'accepter d’être le Grand Protecteur (ou le Grand protégé) de la Maçonnerie bien que fils et petit lils d’Empereura FF.'.MM.*.On veut d’après les travaux do ce Couvait " lutter contre l’esprit étroit du cou fessionalisme (Lisez.: contre la Religion chrétienne.) et entamer un combat acharné “ contre le Christianisme ” (à l’iustar du G'r.\ Or.'.et du Supr.\ Cons.\ de France).Sur le terrain de l’enseignement populaire, la Maçonne rio allemande, (comme celle de France) vont s’emparer do l’Ecole publique.Sur 1231 Vénérables Maîtres allemands il y a 300 Instituteurs publics.Deux sociétés maçonniques sont organisées sur lej modèle do J a Ligue de l'Enseignement du F.’.J.Macé.Un F.1.Zimmer a fondé un patronage maçonnique do jeunes filles 1 Est-ce sur le modèle des loges de femmes organisées par le F.*.Adam Weisshaupf ?Un autre rapport intéressant sur lu Portugal, Angleterre, reste par la Maçonnerie, gouvernement dont les ministres parlementaires ne sont que les hommes de paille.La Ligucdc l'Enseignement de France, a de nombreuses ramifications eu Ita '^s articles sur la Maçonnerie ainsi ie le R P.A.Ualeu.Il n’y a pas lie, par l'union de l'Education populaire : T et par la fédération des bibliothèques^l* acG°n anti-maçonnique.A Rome, la Civilta Caltolica des PP.Jésuites vient de consacrer, tout récem au populaires.Eu Turquie les correspondants constatent que la Révolution récente est | due il la Maçonnerie.Le comité Jcunr turc “Union et Progrès'' a des doctrines maçonniques.Beaucoup de députés et * de ministres sont membres de Loges, j Le Président de la Chambre turque va, établir un Lycée de filles laïques, comme en France.L'idéal des parle mental res Jeunes 7'urcs est de réaliser des articles importants au livre capital de M A.Preuss.de Saint-Louis, (U.S.A.) A Study in American Free Masonry, qui tu est à sa seconde édition, livre documenté s’il eu fut jamais, dont la traduction française est en cours.Mais il n’y a pas encore eu Italie d'organisation auti maçonnique.Il y a deux eus, un des plus hauts dignitaires de l'Eglise disait : " La Révolution avance, eu Italie, à grands pas.Elle terrible et dépassera les horreurs meut LES REVUES Revue du Monde Catholique, sommaire du 1er août 1909 : Voix Canadiennes, (suite) Arthur Savaôte ; Les Apologistes espagnoles au XIXe siècle (suite et fin), R.P.At ; La Trouée féministe (suite), Théodore Jorau ; Le Clergé français dans le passé et depuis le Concordat de 1901 (suite), M.Sica rd ; L’Art de se faire Milliardaire (suite), Denaus D’Artigues ; Histoire de Marmoutier (suite), Dom Eabory ; Comment le bon La Fontaine nous a présenté ses bûtes (suite), Alexandre Ilarmel ; Revue des Livres, X.—o— La Critique du Libéralisme, sommaire du 1er août 1909 : Henry Tau-dière, La politique religieuse de la République française ; Paul Tailliez, Le cours de Mgr Lacroix ; Informations et Documents : Un prêtre socialiste ; Parallèle discret ; Jeanne d’Arc et la Marseillaise ; Uu avocat inattendu de Clemenceau et de Briand ; L’assaut du Sacré-Collège ; Tyrrel.N a r fou.Bré* moud.en petit, par étapes, avec le concours des FF.*, de France et d’Angleterre, ce qui s’est accompli eu France depuis 30 Il y a une ligue de l'Enseignement sera de 1793 en France.” ans.ottomane fondée par celle de France.Eu Espagne la Lecture Dominicale combat seule la Maçonnerie.Eu Portugal, où la conspiration maçonnique a si tragiquement sévi par l'assassinat de don Carlos et de son fils aîné, rien fait contre les Loges ni par asso- Enfin en Canada, les correspondants ont signalé le travail maçonnique anglais et français : la neulrification laire, due A la Maçonnerie et à l’Impérialisme anglais, sévit dans presque toutes les provinces, Québec et d’Ontario, toba.où les écoles publiques sont SCO ne se dations.sauf celle de Eu Allemagne il y a des catholiques qui croient qu’eu attaquant la Maçon-lui donnerait du prestige 1 Il v a, en Muni » 9 neutres depuis 1890, une Association norie < n officielle d’instituteurs publics anglais En Angleterre, pas d’action anti qui est une filiale des Loges.Sons] maçonnique.Les membres de la Fa-l’iullueuco dos Loges, l’Etat neutre mille royale portent le tablier ainsi cherche A s’emparer de l’Education qu’un grand nombre publique : State Education, qu’il s'agit res, de Ministres etc.La Maçonnerie do rendre laïque-obligatoire et de mi anglaise est une Institution d Etat.Un nistcrialiscr politiquement.instrument de régne Eu somme, dans ces pays, comme Eu Canada pas d association anti- partout ailleurs du reste, (Espagne, maçonnique, la Maçonnerie est corn- Belgique, Suisse, battue par quelques journaux de lau de Parlementai- • • • LA VÉRITÉ 44 •.provincial, iv do., Edu.nio Lg, survivance de l'àme , française en Amérique Gr.-.M Contreras.Proviuce triangulaire de Barcelone don Pablo Ferrer républico - anarchiste de Barcelone, exilé à la suite d'une condamnation judiciaire et dont les Cortès, eu avril ^ dernier, ont commis l'incroyable im prudence, sous des influences qu on devine, d'abréger la période d exil., Cette information montre que ^ e et cosmopolites qui, au pourrait mettre les criminels de I A- k 1 Uea Açores et Madère ; contio8üt lX grandes enjambées autres’ ,-iucW ; F, °» U> J*" * d“ EN ESPAGNE Gr.\ M.‘.prov.* (Directeur de chie f) La Maçonnerie et l’Anarchie Y Ecole moderne d'Awr• Frank des Laurentidee, daut de V Univers, vient correspon» de publier (1 août) une lettre du Canada fort intéressante sur la Saint-Jean Baptiste et tn survivance de l'âme française.ja deuxième partie de sa lettre est produire ; la voici intégralement : On nous écrit de Madrid : La province de Barcelone compre Iriangxüairemenl, la Catalogue, la Navarre, la liait La à ri.les candies, par anarchistes, 30,000, loue ; voilà, horreurs de ce soulèvement révolutionnaire où la dynamite, le pétrole et bombes jouèrent uu si grand rôle, voilà le bilan de cette insurrection essentiel j explosion, lament auti-chrétieuue, fomentée par j les nombreux chefs anarchistes prisou.j la Maçonnerie espagnole, avec complicité certaine de celle de France.Le but était de détruire le gouverne monarchique, d’imposer, par la ti :e .espn s ia j mers daus la forteresse du Mont Juicli l'/ii, F.*.Sebastien) M.xu.vlal^-Lima, clairvoyants eu prophétisant que uotro dominant Barcelone.Elles réclament directeur du Secolo de Lisbonne.Sou continent est fatalement voué à l’angle.nom fût mêlé au crime de Lisbonne au saxouuistne, quv les t anadieua seront, point ?u'U prit a.or.,a fu«e d où il revint, eu lortugal, lors qU6 la province .le Québec s’amériv.qu’il sût que le gouvernement poilu* misera à son tour, et que le jour gais renonçait à rechercher les auteurs saurait être très éloigné où une seule Le gouvernement espagnol est-il as- de la conspiration, qui coûta la vie a langue sera parlée des bords du golfe Mai, le, FF,.d'Eapague =, leur, *“ forl' asf ferme' *¦* m6priser our consacrer par un monument magnifique le souvenir de l’une des pages les plus tristes de votre histoire nationale, une page qui rappelle l’exil et la mort mais aussi l’héroïsme, le courage sublime et la lui de ceux qui en 18-15-47 vinrent, comme le dit l’inscription touchante du monument, terminer ici leur douloureux pèlerinage.La véritable signification du mot monument est souvenir.Ceux de la supérieure eu du Nord ; ce c au BRIAND A.Pike résidait alternativement avec Washington et Directoire exécutif siégeant déjà à Rome depuis 1S70.présente génération oui entendu des lèvres des survivants la lamentable histoire de cette période tragique, vous la transmettrez à d’autres, et par ce monument vos entants apprendront à garder le souvenir.Vos concitoyens les Canadiens frau ça is ont appris avant vous les Irlandais, sur ces mêmes rivages, les rudes leçons de la minère et des privations et afin de ne pas oublier les grands héros qui les précédèrent, ceux qui La possession d’un territoire pouvant leur tracèrent si noblement le chemin, servir de mère-patrie, le choix des co- ils choisirent pour devise ces mots qui Ions sous l'Ancien Régime, leur isole- sont tout uu poème : Je me souviens.ment des Anglais et des Hollandais, le Ce n’est pas un vulgaire sentiment développement plutôt lent du pays fa- qui a inspiré aux organisateurs cette vorisèrent la formation d’une France célébration.Ils ont voulu eux aussi américaine.Cette France était née, que la génération nouvelle se rappelle quand Wolfe triompha de Montcalm, les leçons de force et de courage ch ré-Alors on pouvait hisser le drapeau tien données par les pionniers du britannique sur les murs de Québec, peuple irlandais immigrés en ce pays, (je drapeau était fatalement destiné à i Laissez moi en quelques mots vous Hotter sur des sujets à âme française, expliquer le symbole de notre rnouu-Tant que les Canadiens s’eu tiendront meut, de ce grand signe que nous à leur mot d’ordre ; tant qu’ils couser avons érigé eu face de ce magnifique verout jalousement leurs traditions, Saint-Laurent au glorieux cours, pour leur religion et leur langue, ils garde- rappeler aux mémoires uu événement mt ce qui constitue, en dépit des mo- qui ue s’effacera jamais, dificalious de surface, une nation.Ils La croix, c’est l’instrumeut de notre seront rebelles à l’américanisation ; ils Rédemption dont lo signe console les resteront, que les assimilateurs eu mourants et couvre leur tombe pour prennent leur parti, une nation pro l'éternel repos ; la croix, c’est le signe fondement française.Farce que elle qUj apparaîtra dans les deux au der travaille vigoureusement à cette con- ujer jour, au jour de la Récompense, eervatiou patriotique, la Société Saint- (j'est ia croix celtique, la croix de Jeau-Baptisto a toutes nos s\ mpatbiesj jq^laude, la croix do Patrick de Co et nos meilleurs vœux de prospérité.au L’vlcZion française a publié une biographie de M.Aristide Briand, le nouveau Président du Conseil eu France, et aucieu ministre des Cultes ! 1 Eu voici quelques extraits; ou va voir quel triste sire gouverne notre ancienne mère-patrie : “ læ président du Conseil passa sou enfauce dans uu cabaret interlope de Saint-Nazaire, couuu sous le nom de : A la Descente du Morbihan.Le jeune Aristide (il avait alors de 10 à 12 ans) se proposait comme intermédiaire entre les dames qui fréquentaient l’établissement et les matelots en goguette qui eu constituaient la principale clientèle.“ Après de médiocres études secondaires, Briand fit sou droit, puis se fit inscrire au barreau de Saint N a zaire.C’est à cette énoaue au’il fut condamné.* * A / par le tribunal de Redon, pour outrage public à la pudeur commis dans les près de Saint Nazaire : un mois de prison et 500 francs d’amende (4 novembre 1891) Il fit appel de co jugement, qui fut confirmé par la Cour de Rennes : ce fut l’avocat général Frémont, aujourd’hui avocat général à Paris qui requit ; il le fit eu termes sévères.Briand se pourvut eu cassa tion : l’arrêt fut cassé pour “ vice de forme dans la déposition des témoins.” Renvoyé devant la Cour de Poitiers, Briand fut acquitté, mais les considérants furent infamants,—si infamants, que Briand, devenu ministre de la justice, prit des mesures pour en empêcher la commuuicetiou à des tiers.Le barreau de Saint-Nazaire, ému par ces faits et par les mauvaises mœurs que le procès révéla chez Briand, nomma uu rapporteur qui conclut à la radiation du barreau.Briand devança cette décision eu donnant sa démission.Il voulut s’établir à Paris ; ie Conseil de l’Ordre du barreau de Paris refusa de l’inscrire.“ Aristide Briand se lança dans la politique ; il lit tour à tour de l’anar-cliisme, de l’opportunisme et du socia lisme.C’est à ce dernier parti qu’il s’arrêta, après des expériences répétées.Il s’empara de l’idée de la grève générale, que le compagnon Tortelier avait lancée dans les milieux ouvriers, et il se fit, eu la propageant, une renommée d’orateur populaire et de militant révolutionnaire.“ Sa carrière, depuis, est connue : ou sait comment U s’empara du jour ual la Lanterne eu en faisant chasser uu de ses camarades, comment il mit la main sut les archives du Parti socialiste pour connaître l’état des cir- Aujourd’hui l’organisation rieure de la*Haute Maçonnerie universelle a été changée par le fait de l’établissement à Rome, depuis 1893, (20 septembre) du suprême directoire à la fois dogmatique et exécutif, dont le premier chef fut le Juif F.1.Adriano Lernmi et dont le successeur actuel est le Juit Ernest Nathan, maire de Rome.Le prédécesseur exécutif du F.1.Lernmi (mort eu 1900) était le F.*.Mazzini, organisateur avec le F.-.Pike, déjà Haute Maçonnerie internationale.Le directoire central de Naples donc cessé d’exister, Rome l’a remplacé à la fois pour l’Europe et pour Je monde ! entier.supé- a Le chef du Directoire exécutif suprême de .Rome avait, eu 1890, pour lieutenants Grands Assistants (du F.*.A.Lernmi) les FF.*.Pirro Aporti, Luigi Revello et Ettore Ferrari, tous 33e.Ce dernier est actuellement le Gr.\ M.*.officiel du Gr.\ d’Ital'e, soumis à la juridiction supérieure du F.*.Nathan.Le directoire de Washington gouvernait en 1890 26 provinces triangulaires c’est-à-dire maçonniques (dont 2 en Canada : Montréal, F.\G.*.M.\ provincial, D.Willis, et Hamilton, Gr.\ M.*.provincial, Hugh Murray.) Ces juridictions triangulaires canadiennes s’étendaient alors eu outre sur la Colombie britannique, le Nouveau Brunswick, la Nouvelle Ecosse, le Manitoba et l’ile du Prince Edouard.Actuellement, il y a lieu de croire que le Manitoba et les deux nouvelles provinces du Nord-Ouest constituent une province triangulaire, dont le siège est A Winnipeg, la ville la plus maçonnique de l’ouest, comme disait naguère le Masonic Square, de Winnipeg.lumbkill, la croix pour laquelle vos martyrs out souffert, ont répandu leur sang et sont morts.C’est la croix de PETTTES NOTES I granit indestructible comme la foi dont I U l 1 1 uu il v x xju elle e8t l’emblème.- Cette croix a été plantée sur le sol i, délégué apostolique, I Canada français, fleuve majestueux découvert par Cartier.L’histoire se répète.Dans les jours passés, la France, alors la nation la plus chrétienne, honorait les saints et les sages de l’Irlande, et enrôlait dans ses armées plusieurs vaillants de sur les rives du S.G.Mgr Sbarretti est dv retour uu Canada.Un annonce la prochaine visite nu Canada du général de Clairette, Les journaux ministériels annoncent que | ges enfants, le parlement fédéral sera convoqué vers lu -1 novembre.Je me plais à répéter ici des pages de l’histoire qui nous sont familières et vous parler de l’héroïque charité de , XJi1'» «• p'm«?# »h i,riiSre d= donnant une constitution au Sud Africain : guay> voltreut au secours des im le Transvaal, la Colonie du Cap, l’Etat d’ü- grants malheureux et se dévouèrent lange, et le Natal.Isous la direction du R.P.Mctiaurau.Les archives de l’archevêché renferment encore les récits touchants de ces sublimes dévouements.Mon vénérable Lumen.Nous venous de recevoir uu premier envoi delà Vie populaire illustrée de Jeanne d’Arc par Mgr Debout.C’est un livre à propager.Il faut faire connaître chez nous l’admirable vie de Jeanne d’Arc.Prix do propagande : au magasin.15 cts.franco.20 cts.Demandez un spécimen des Dimanches chez soi, Vintéressante revue hebdomadaire, .publiée par V Univers et rédigée par des ocri-| prédécesseur sur le siege de Québec, le vains do co journal.Abonnement $2.00 par | cardinal Taschereaua lors j eu ne prêtre, année.Six mois $1.00.écrivait : Mon seul regret est de u’ôtre pas revenu plus tôt et d’être reveuu trop tôt. LA rÉJUSÊ 46 à celles de ea famille, à celles d la rrauce, Messieurs, car uotre naYg est moins peuplé qu’on ne dit d’in, croyants, et les enfants de Franco i>«e! sôdeut un droit dont nul ne peut les priver sans injustice : le droit de eut.naître Dieu.biens qui formaient son patrimoine, mais elle conserve quand même 6a puissance morale dans toute son iuté grilé.Quand donc l'Eglise dit aux catholique : si vous voulez rester avec moi, fréquentez pas telle société que je ne lisez ancee Cadurcien, pour la dignité de vie, le talent et l'influence acquise.J'unis volontiers mon témoignage à celui de M.le Procureur ; je m'honore et me réjouis d’avoir près de moi de tels complices, et eux-mèmes, je le sais, sont heureux de se trouver en cette Ue circonstance auprès de leur Evêque.Je dois cependant signaler une singulière coïncidence : parmi ces curés-doyens qui comparaissent avec moi, aucun n'avait dans les écoles de sa paroisse damnait, il y a douze ans les livres condamnés, et à aucun d'eux d’histoire d’Aulard et Debidour, bien ue peut être attribué un seul des faits qu’ils fussent inscrits sur la liste otti qui parurent, A Cahors, donner quel cîelle des livres autorisés pour les évoque consistance à la déposition de M.l’Inspecteur d’Académie.Mais pourquoi avons nous fait appel ?Condamné à une amende minime, qui est comme annulée par l’applica tion de la loi de sursis, je ne viens pas soutenir ici des intérêts matériels.Je u’y viens pas défendre mon honneur ; j’avais aflirrné devant le tribunal de Cahors qu’il ue serait pas diminué, et il n’a pas même été effleuré.DECLARATION De Mgr l'évêque de Cahors e Devant la Cour (TAppel d’Agen Acte (le lâcheté, que nous siguulous ici à tous les hommes de cœur.Lvhc est l'instituteur qui impose à l’enfant la lecture et l’étude d’un livre impie afin que cet enfant qui lui est livré sans défense, par des parents troj hauts, devienne, au gré de son et à sou image, un incrédule et D’autres condamnations de ce libre-penseur, genre furent prononcées par divers Et nous, Evêque et prêtres, nous Sti.Evêques, qui en cela se conformaient rions des lâches si, voyant ces dangers aux ordres mêmes de Léon XI11 : (pie courent ces enfants, nous “ Que les Evêques, agissant même déleu lions pas.Quand cea tout “ comme délégués apostoliques, inter vont à l’école, vers six uns, ils ont “ disent les livres et autres écrits nui |cœur lu foi chrétienne, naïve st si “ sib’.es publiés ou répandus daus leur j l’enseignement d’une mère “ diocèse ; qu’ils s’efforcent de les ro j loppé le germe, et les leçons du “ tirer des mains des fidèles.” vous signale comme mauvaise, pas tel livre que je voua interdis comme impie, elle n’excède pas ses droits.( "est eu vertu de ces droits qu’elle cou les livres Le 9S Juillet 1909 Monsieur le Président, MM.les Conseillers, Je ne croyais pas avoir à commencer cette déclaration par une leçon d’apo logétique.Je ue puis cependant me taire sur les digressions au moins étranges, et certainement étrangères à la cause dont M.l’avocat général a bou d’orner son réquisitoire.Je rectifierai avec calme et eu peu de mots ces affirmations historico-théologiques qui ont eu pour effet cer tain de froisser d’une manière très inattendue nos convictions religieuses.11 est faux que le quatrième concile de Latrau ait institué eu 1215 la cou fession et le célibat ecclésiastique.Ou n’institue pas, on n’invente pas ce qui existe depuis des siècles et ce qu’on se borne à réglementer.Avant le concile de Latran, on se confessait, on était même obligé de se confesser plusieurs fois l’année et le concile s’est borné à réduire l’obligation à la confession annuelle.Le texte allégué de saint Jean Cary sostome prouve qae M.l'avocat général ne distingue pas la confession publique de la confession auriculaire ; et d’ail leurs je lui dirai que nous avons un texte bien antérieur au concile de Latran et à saint Jean Chrvsostome.Notre-Seigneur ayant dit : "Les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez, retenus à ceux à qui vous Us retiendrez ”, cette puissance de remettre ou de retenir institue le sacrement de Pénitence sous une forme judiciaire.Le prêtre-juge ue peut prononcer une sentence si le pénitent ne lui fait connaître l’état de sou âme.Il est faux que ie concile de Latrau ait institué le célibat ecclésiastique.M.l’avocat général ignorerait-il les ordonnances de saint Grégoire VII à ce sujet, ordonnances remontant au Xle siècle ?» cou.maître nu les.ne les petits cru nu mple, eu a ilvvt.prêtre ma- doivent compléter l'enseignement Suivant cette pratique de l'Eglise et j teruel.Ce |>etit écolier de six ans Je ne viens pas surtout soumettre à *c conformant aux ordres des 5o.i\u sèJe ce que nous appellerions votre appréciation l’euseiguemeut que riUUS Inutiles, 1 Evêque de Labors a tiers la virginité de la foi ; malheur â je donne à mou diocèse, car j’ai déclaré condamné les livres qu'il a jugé mau- qui lui fera perdre ce noble privilège, à mes premiers juges que je ne recon- Vfl*s et dangereux pour les entants.Il Jésus-Christ a dit : naissais pas leur compétence sur ce eu a condamné cinq, parmi les plus " qui aura scandalisé un seul de point, et je n’ai qu’â renouveler devant usités dans les écoles de son diocèse.Il “ petits qui croient eu moi ; vous la même déclaration, et à vous eil résolu â continuer, s il y a lieu, car “ vaudrait pour lui être pzécipit redire ¦ je reste le juge de la doctrine ff l'£ peut se résoudre â garder le si- *• fond de la mer, une meule de chrétienne pour le diocèse de Labor® fence si les instituteurs continuent leur *• liu au cou.Nous Il y a pan de jours, j'avais Vlionotur propagande d'impiété.Entre les mains d’offrir on Cardinal Audrieu le témoi.' «"«""• t »"!' .f ° ! tuteurs mettent des livres ou il est dit: il Malheur il celui ces mieux au 1 lut ru.croyons ju u n’est pas hors de propos de redire ; u ces paroles qu’on entend plus souvent ù l’église, et nous ajouterons avec u; conviction profonde : si l’acte de fin-, tituteur qui fait perdre la foi il faut est réputé acte de l’autorité ; que, malheur à la nation qui fuit ses lois même un instrument d’ guage de mon humble et parfaite ad Lésion.L’Eminent Archevêque a dé „ claré ue relever que du Pape et de u Dieu, eu ce qui concerne l’enseignement qu’il donne à sou diocèse.Je tiens à honneur d a dinner aujourd’hui devant vous cette même doctrine, et je me permets d’adresser d’ici au très vé uérable condamné de Bordeaux l’hommage de ma respectueuse admiration.Nous ue venons pas davantage, mes prêtres et moi, accorder une acceptation indirecte, ni à la Loi de Sépara lion, justement condamnée par le Souverain Pontife, ni â aucune des lois scolaires qui ont couvert la France chrétienne de ruines morales et maté rielles.JC “ Le temps des religions révélées est fini, le règne des dogmes est passé., “ la science ne permet plus de croire “ ni à la révélation, ni aux livres saints “ qui contiennent des absurdités." “ (Cours de Morale Ilayet, tt Payot.) Nous sommes incapables de connai “ ire rien de certain sur Dieu, l’âme “ et la vie future., chacun [>cut se " se choisir une religion à son goût, ou “ même s’en passer.” (iltrncs auteurs).Ces mêmes livres qui n’ont jamais un mot de blâme pour les sectes pro testantes propagent contre l’Eglise ca tholique les plus odieuses calomnies : “ Son action n’aurait pas été bien fai “ saute pour l’humanité, elle aurait “ maintenu l’esclavage, autorisé des te 111 HJ : va* ete .Eu tin, nous sommes ici pour n.-vet « diquer devant vous les droits de bertê de conscience ; nous demandons, nous chrétiens, ù xxe siècle comme la li- n être pas traités au au temps de Julien l’Apostat, où la tyrannie impériale fermait les écoles chrétiennes et dé-.-l irait les serviteurs du Christ incapable- 1' soigner.Puisque l'Etat nous imj construction et l’entretien d’écoles ; bliques, où des maîtres, payés par u u-, enseignent en sou nom, nous deaiau-dons que ces écoles ne soient pa dues inaccessibles ù nos enfants, l’enseignement qu’on y donne et livres qu’on choisit.Nous plaçant sur ce terrain constitutionnel et légal régit la loi de 1882, nous demandons pour la conscience de nos enfants un simplement rappelé, et fait nôtres, des respect absolu.Sommes instructions qui remontent au pontifi cat de Pie IX, dont voici les paroles : “ Les parents doivent retirer les en " enfants des écoles devenues tnauvai “ ses, dussent-ils s’exposer eux-mômes “ à la perte de leurs biens et même de “ la vie (1).” ei.- >o?e la a- Xous venons, par le seul moyen qui est eu notre pouvoir, protester contre une sentence que nous considérons comme injuste, car, si nous n’avions pas interjeté appel, certains catholiques auraient interprété notre silence :t|dau= le sens d’un aveu de culpabilité.Nous venons, Messieurs, “ actes de cruauté, tyrannisé le peuple “ et favorise l’ignorance." Ainsi par s ren- ient Aulard.Calvet et d'autres.A cause d’un tel enseignement, nous avons qua lifié de mauvaises les écoles ou ces li L’institution du célibat ecclésiasti par les que est des premiers siècles et quant au texte de saint Paul cité par M.l’avocat général, il est fâcheux qu’on n’ait pas compris, d’après le contexte, qu’il est question d’une simple femme de me nage.vres sont classiques, et rappelé aux pa rents le devoir impérieux qui leur in combe.Nous n'avons rien innové, mais ; que revendiquer devant vous les droits de l’Eglise que .,., , nous avons l’honneur de représenter.Nous ne dirons rien ni de Josue, m les droilg de lïime deg eufiluty de Jonas, ni de 1 Inquisition si oppor UOus avons entrepris de défendre les tunément rémémorés par M.1 avocat droits de cette liberté de conscience general ; il manquait a la nomencla que provoque l’article premier de la tare la baint-Barthelemy et la revoca u; fie Spnarntinn lion de l'Edit de Nantes.séparai,on.-nous trop exi- geants ?Dès 1880 Jules Ferry disait : “ 1,'é-“ cole doit être neutre "ou point de religieux, mais il y a deux espèces “ de neutralité, ou ai vous voulez, deux “ manières de comprendre la neutra* " lité dont il s’agit : la neutralité " fessiouuelle et la neutralité philoso-“ phique, et c’est résolument que ;e 11 vous dis : il ne s’agit ici dans cette loi que do la neutralité confession-“ nolle (2).” , Ces paroles étaient-elles sincères ?il est permis d’en douter, car celui qui les prononça n’hésitait pas à dire plus tard que son idéal était d'“ organisa-la société sans Dieu.” C’est cependant la promesse do la neutralité confessionnelle qui détermina le vote de la loi de 1882.Elle fut observée au début, et l'ou affecta de recommander aux instituteurs le respect de toutes les croyances ; ou leur imposa même de conserver dans l’enseignement de la morale certaines vérités fondamentales admises par ks-j divers cultes reconnus.C'était la période de transition, elle fut courte, 11 cependant il existe encore aujourd’hui des catholiques qui ont foi on la neutralité scolaire, s'obstinent d croire qu’il suffit de la réclamer.Ces catholi- vue J'estime que les fantaisies historiques I » * de M.l’avocat général justifient am- Mais l’Eglise Catholique plement, et bien mieux que de longs elle eu France des droits arguments, les mesures que j’ai prises puissions revendiquer ?contre les livres qui dénaturent l’eusei- meat, puisqu’elle existe, gnement de l’histoire.même constitution et la j qu’autrefois.Veuillez vous-mêmes, Messieurs, constater la contradiction qui résulte du seul fait de notre parution devant vous.Un Evêque, LEvêq^ Pastorale portant condamnation de Lu nom d’une loi qui déclare livres mauvais et d ecoles mauvaises.ie9 reconnaître, et ils sont Par son ordre, cette Lettre fut lue dans toutes les églises du diocèse.Loin de contester ces faits, et les ordres donnés, l’Evéque reconnaît qu’il a lu lui-même eu chaire la lettre incriminée, afin de n’étre pas réduit à la simple condition de complice, pour un acte dont il revendique l’entière responsabilité.Dix Prêtres sont accusés en même-temps que l’Evêque ; ils sont de ceux qui, au dire de M.le Procureur de lu République près le Tribunal de Gabors, forment comme l’élite du clergé cou- possède-1 que nous Oui, certaine-conserve la même vie Nous sommes venus ici, Messieurs, pour défendre les droits des enfants.D’après la sentence du tribunal de Cahors, l’acte de l’instituteur qui, dans une liste autorisée, choisit un ouvrage pour ses élèves, serait un acte de l'an lorité publique.Mais ni la loi qui est muette sur ce choix, ni les règlements qui ont varié plusieurs fois depuis 1882, n’ont pu conférer à l’instituteur cette sorte d’infaillibilité.Si l’acte de l’instituteur choisissant parmi d’autres ouvrages, et parce que tel est son bon plaisir, un livre hostile à la religion de ses élèves, devient un acte de l’autorité publique, si cette autorité est ainsi abandonnée aux caprices d’un sectaire, sans qu’il ait à tenir compte ni de la volonté des parents, ni de la conscience de l’enfant, cet acte prétendu d’autorité devient réellement un acte d’impiété et de lâcheté officielle.Venons maintenant aux faits qui motivent notre comparution devant la cour.c.o m • poursuivis ne pas poursuivis comme tels et à raison de leurs fonctions.La hiérarchie catholique existe donc malgré le silence de la loi, et le texte légal qui affecte de l’ignorer reste impuissant devant le fait i e l’iudéfec-LibUité de l’Eglise.Ou dit que, séparés de l’Etat, noua n’avons plus de statut légal, c’est une erreur, nous avons un statut légal très réel qui est d’etre per eécutés.En France, où l’on prétend ne pins connaître l’Eglise et où on l’a privée de tout pouvoir social, on a su la reconnaître pour la dépouiller des Acte d’impiété, car il impose à 1' faut des doctriues hostiles à eu- ses croy- (1) Lettre aux évêques d'Amérique.(2) Discours du 23 ddàoinbro 1880. LA VÉRITÉ 47
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