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Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
samedi 18 mars 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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La Vérité, 1911-03, Collections de BAnQ.

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VOTRE-DAME DE QUEBEC.SAMEDI 18 MARS 1911 30ôme ANNEE No.35 J N Uastonguay 1 janv 1912 _ J < Avunuo des Er ihlos LA VÉRITÉ ABONNEMENTS AVIS Toute demande de ch an CEMENT D’aDUEEBE MIT ÊTRE ACCOMPAGNÉE DK L’ANCIENNE ADRESSE Canada (Un An) ElaU-lmii (Un an).$2.20 Prix spécial pour les étudiants, les instituteurs, les institutrices et les membres de l’A.G.J.: Canada (Un an).Etats-Unis (Un an) $2.00 * # # # REVUE HEBDOMADAIRE Fondée par J.-P.Tardivel, le 14 juillet 1881 “ VERITAS L1BERAEIT VOS — LA VERITE VOUS RENDRA LIBRES Bureaux : Cbemin Sainte-Foy près Québec.TELEPHONE : 175S $1.00 $1.25 Etranger ( Union postale.f.13.50 • • ) I N AN.u # * # PAUL TARDIVEL, Directeur-Gérant ! Dans eon dictionnaire Apologétique de la Foi, l’abbé Jaugey commente et | explique très clairement cette définition du Concile du Vatican.D’abord qu’entend-on par ex calhe- Faillibilité et infaillibilité SOMMAIRE accusations d'hostilité à notre élément portées fréquemment par des hommes et des journaux responsables contre un certain nombre d’organisations étran La Vigie, la feuille archi-libérale gères ?Qu’elles étudient soigneusement qui a été mise magistralement à l’ordre l’œuvre que ;font chez nous toutes ces: par Mgr l’Archevêque de Québec, et associations qui nous viennent d’Ontav que la Vérité a dû clouer au pilori à rio ou des Etats-Unis ?.Canadien Jules Romain Quels sont Faillibilité et infaillibilité La loi du dimanche.Une lettre d’Auvergne.- — Le libéralisme1,do l’abbé Lemire.ces ennemis : «•••••••• dra : - Laurier et le ciné- ma.Claude 11 Bien qu’il y ait eu, dit-il, quelques discussions sur le sens de la formule ex cathedra, il est d'une grande limpidité.Le Pape définit ou parle ex La Vigie ne sait plus sur quel ter cathedra (du haut de sa chaire apostolique) quand il enseigne comme maître et docteur supreme de l’Eglise entière, eu vertu de la charge pastorale confiée à Pierre, et pour tout résumer eu un mot, quand il parle en pope, imposant à tous la croyance à ce qu'il enseigne.” Cherchez le journal Fantaisie sur des questions que l>ourrait poser le F.% G.Langlois.—Congrès eucharis-international de Madrid.—Anomalie.cause fie sou attitude indigne, est à 1! est temps de savoir d’une façon quia.Elle ferait pitié vraiment, si elle certaine quelles sont parmi ces sociétés n’était pas si méchante, celles qui nous sont ouvertement hostiles, celles qui sont dangereuses, celles enfin qu’il nous faut encourager, s’il y tique Une arme à donner ! .J.1*.Le FU A NC »••••#••• • Confondue.ram porter la lutte.Nous l’avons dit dans le dernier nu uiéro de la Vérité, la Vigie met notre orthodoxie en doute à la suite d’une * citation qu’elle dit être tirée de la Vérité de 18S1, c’est-à- lire d’il y a trente Justin .Jean Boukgkt .Paul Gabon Catholiques aux oreilles d fine Chevalerie nu chevalet.La guigne ne le lâche pas.amis.—Une bonne leçon.— Rétractez- !f misérables !—L os a moelle.Louis Ycuillot.— Anglicismes et leurs équi- A", of C.qu’on inexactitude.— »»####**#*«* eu a parmi elles.Dernièrement, à la suite d’accusé- A nos ; vous lions répétées de tous côtés outre les disait être hostiles à notre iufluence, fie braves compatriotes embrigades dans cette fameuse sociétéI étrangère,demandèrent naïvement aux officiers des Knights s’ils étaient au nombre de nos ennemis.Le même auteur écrit ailleurs : valent a français.— Une 1 tésol u lions patriotic pies.Kn Passant lie flexions de tempérance ; Ce ; Le youpin Bern- a u 3.Voici l’extrait en question qui u’est accompagné d'aucune référence, d’au cuuedate.“ La question de l’Université Laval est une question de fait et saus être hérétique ou même mauvais catholique, ou peut dire que le Pape a été trompé sur celte question.La question des indulgences est une question de doctrine, ce qui est bleu dilléreut.Sur la doctrine, le Pape est infaillible, il ne peut pas se tromper, mais c’est exposer notre sainte religion à la risée des impies que de prétendre que les papes ne peuvent être induits eu erreur lorsqu’il s’agit de faits particu tiers.” Que cela soit extrait de la Vérité ou d'une autre feuille, c’est là, il nous semble, un exposé succinct, mais fort juste du dogme de l’infaillibilité du Pape.Nous ne voyons pas ce que la Vigie a à reprendre là-dedans.D’ailleurs, il est facile d’établir ce que la Vigie n’a pas osé faire, le véritable enseignement de l’Eglise au sujet de cette grave et importante question de l’infaillibilité du Pape.Le concile du Vatican termine la définition du dogme de l’infaillibilité pontificale par cette solennelle déclaration : “ Nous enseignons et définissons comme un dogme divinement révélé, que le Poutife Romain lorsqu’il parle ex-cathcdra, c’est-à-dire, lorsque remplissant la charge de pasteur et doc leur de tous les chrétiens, eu vertu de sa suprême autorité apostolique, il définit qu’une doctrine sur la foi.ou les mœurs doit être gerue par l’Eglise universelle, jouit pleinement, par l’assistance divine qui lui a été promis?dans la personne du bienheureux Pierre, de cette infaillibilité dout le divin Rédempteur a voulu que sou Eglise fût pourvue quand elle détruit la doctrine relative à la foi ou aux mœurs ; et par conséquent, que de telles définitions du Pontife Romain sont irréformables d’elles-mêmes et non en vertu du cou seulement de l’Eglise.Si doue quel qu’un, ce qu’à Dieu ne plaise, avait la témérité de contredire notre défi union, qu’il soit anathème 1 ” " Lcs papes peuvent errer théoriquement et pratiquement dans leur vie privée, dans leurs sentences judiciaires ou administratives, même dans leur enseignement quand il n’a pas le caractère et la portée d’une définition s’adressant à toute l’Eglise et visant la foi ou les mœurs ” avait derrière qu’il y stein ; Ce qu ils sont, etc.) XX Etats Unis La situation religieuse aux Ou s’imagine facilement quelle fut la réponse.Nos malheureux et trop nombreux compatriotes qui se sont affiliés à cette grande brigade irlandaise, donnent profondément depuis.Le temps est passé, nous semble-t-il, de demander bonassement à ceux qui ont intérêt à uous combattre, à ceux que nous soupçonnons d’être nos ennemis, si ce sont eux qui nous fout la guerre, si ce sont eux que uous devons combattre.Nus ennemis sont bien trop habiles pour nous renseigner eux-mêmes, pour nous dire leurs projets, leurs iuteu tiens, pour nous faire toucher du doigt leurs œuvres de guerre, leurs travaux d’offensive.C'est à uous d’accomplir cette beso gue.C’est à nos sociétés nationales défaire ce travail de reconnaissance de l’ennemi.duels sont ces ennemis ?-Baptiste de Montréal a dénoncé lors d une receute assemblée générale les ennemis de Société Saint-J-an La Voilà l’enseignement de l’Eglise au sujet de l’infaillibilité du pape.Que trouve-t-ou de condamnable dans la citation incriminée par la Vigie et attribuée à la Vérité de 1SS1 ?M.Bartbe ou ses théologiens sont priés de préciser.S’il est dangereux de uier le dogme de l’infaillibilité pontificale, il est fort imprudent de l’exagérer et de donner à la définition du concile du Vatican un sens qu’il n’a pas.Nous attendons saus trembler les foudres de la Vigie.notre race.** Considérai)!, J it-el le dans une ré.solution solennelle, que les euneiuia " de nos intérêts continuent leurs Iut-“ [«g déloyales et injustes.Fort naturellement ou se t t de ma n ennemis ?Quels aussi de : Quels sont ces façon générale ?Quels sont-ils dans la province de Québec, dans Ontario, dans l’Ouest, dans les Etats-Unis ?sont-ils d'une provinces maritimes, aux Ces ennemis sont-ils 1 des groupes, des associations l Il est de bonne guerre de connaître les ennemis qui nous attaquent, ceux à combattre.des individus, Jules Romain.Et à cette heure grave que nous c'est un crime de tirer au que nous avons Tout cela, il nous semble, est impur- LA LOI DU DIMANCHE traversons hasard dans le vide, comme c’est uu taut, uécessaire.Et eelou nous, tant que uous d’uuo façon précise quels nous ne les au crime de se croiser les brus, ou de pas- ue On uous informe qu’il y a eu dimanche soir à l’Auditorium uu euchre-concert payant et l’ou nous demande si la loi permet qu’ou organise de pareils divertissements le jour du Seigneur.Pour nous si la presse moudaiue qui a relaté le fait est bien renseignée, si ou a exigé un prix d’eutrée, il n’y a pas de doute, ce euchre concert a été douué eu marge de la loi du dimanche.ser à l'euuemi.L’an prochain uous aurons à Que bec uu grand congrès de la langue française.St nous voulons accomplir quelque saurons pas sont nos ennemis, que pas marqués publiquement, chances de succès dans la défense de seront faibles.nos rous intérêts nationaux On ne gagne pas la victoire, on ne même passes positions à tirer hasard et dans le vide.nos chose de vraiment pratique, à part des travaux d’études nécessaires, faisons doue en sorte de trancher enfin cette question ; Quels sont nos ennemis, les ennemis du notre langue; c’est-à-dire ennemis de l’influence française au conserve au nos ennemis Si nous connaissons pourquoi ne pas les faire connaître pu bliquement ; pourquoi courageusement en lace d’eux.Si uous ne les connaissons pas, il i ne passe poster lus Canada ?Canadien.faut les connaître.C est là la plus élémentaire tactique Nous soumettons le cas aux autorités de la ville.Bus les masques, petite brochure antima-du H.I*.Couct qu’il faut lire et de guerre.S’il le faut pour connaître ces eime-nos sociétés nationales, const! çonmquo propager.En librairie 5 sous ; la Propagande des Bons IA 7 sous par la poste à lires, à nos bu- rais, que tuées non seulement pour chanter la patrie cauadieuno-mais aussi pour défendre ses Lu marine anglaise coûtera cette année $221,962,500, soit 19 millions de plus que Van dernier.Voila qui est de nature û faire réfléchir le peuple canadien.veaux.Voulez-vous devenir un apôtre ties Caisses Populaires, lisez et faites lire le Va/t* chisme vde J.P.Le franc.10 sous vu librairie ; 12 sous par la malle.grandeur do la française, intérêt?, fassent des enquêtes sôrieutes et complètes.Qu’elles étudient, par exemple, les -4». 274 Samedi 18 Mars i911 LA VÉBTTÊ Le libéralisme de l’abbé Lemire Une lettre d'Auvergne " C’eet ce libéralisme ultra, absolu meut radical, que M.l'abbé Lemire vient de professer du haut de la chaire parlementaire.Est-ce chez M.Lemire hérésie et profession d'hérésie ?Non ; sur cette question du libéralisme, corn me sur la question de la souveraineté pontificale ou sur toute haute question de théologie ou de philosophie, c'est 1'iguurauce et la fatuité d'un homme qui s’obstine à dogmatiser sur des questions dont il ne connaît pas le premier mot, et ce qui est pire, à accréditer les erreurs où cette ignorance l'entraîne par l’habit qu’il porte, " M.Lemire parle des droits de la libre-pensée et des catholiques qui auraient défendu ses prétendus droits.Quels sont ces catholiques et quand ont-ils défendu ces droits de la libre pensée ?Des faux catholiques, sans doute.Que dire des compliments de M.l'abbé Lemire ù l’impie Thalamus.Espérons que ce n’est U qu'un baiser Lamourette entre le député-prêtre et le lâche et vil Thalamus, l’iusulteur de Jeanne d'Arc.Nous tenions à faire écho aux dénonciations qui s’élèvent de la presse catholique de Francs contre l'abbé Lemire, afin de mieux taire connaître ce député-prêtre qu’en certaines cir constances nos feuilles libérales présentent comme un théologien qui (ait autorité.C'est cet abbé, on s'eu souvient, qui ht un jour une charge furieuse et inqualifiable contre ceux qui projetaient d'apposer le Sacré-Cœur sur le drapeau de la Fiance chrétienne.M.Langlois a précieusement conservé cet attristant discours et il le fait reproduire dans les journaux à sa dévotion, chaque fois qu’ou agite ici la question du drapeau Carillon-Sacré Cœur.F ANTAISIP Le directeur de la Vérité recevait par un dee derniers courriers de France une lettre d’un vénérable prêtre d’Auvergne, curé de Celles et journaliste à ses heures, se dévouant à une admirable œuvre de presse paroissiale.Certains passages de cette lettre intéresseront peut-être nos lecteurs ; ils pourront ainsi se rendre compile comment la Vérité est appréciée et jugée là-bas, au pays des ancêtres : “ Mou cher monsieur Tardivel, C’est uu compatriote et parent de votre grand père qui vous écrit pour vous féliciter du zèle que vous mettez à défendre la cause de la Religion au Canada.Je reçois par Madame Tour nilhas de Billorn, ma parente et la vôtre, votre estimable journal la Vérité, que je lis avec intérêt, et je viens vous offrir l’expression de ma reconnais1 sance.J’ai eu l’honneur et le bonheur de voir et de recevoir à ma table votre père et votre sœur lors de leur deruier voyage eu Frauce.Je les ai même conduits à Chambron et à Malpertuy berceau de ia famille Tardivel, aiusp qu'ils ont dû certainement vous le ra.conter.J’ai été très heureux de fiire la connaissance de votre père et j’ai été très édifié de ses convictions religieuses et des sentiments si chrétiens qu’il a ma nifestés.Je suis heureux de constater par votre journal que vous partagez ses convictions et ses sentiments.Si vous venez en Auvergne ne man quez pas de me faire visite.” Suit dks quittions VOS K R LK F.'.L’abbé-député Lemire qui siège à l’extrême gauche vient de faire nouvelle frasque à la tribune de la Chambre française, eu affichant uu li.béralisme capable de rendre jaloux certains journalistes canadiens.L'atlaire serait passée à pieu près i:m-perçue si l’abbé Lemire QUB vouit C Lanuu HAIT une >18 Pour une fois, et faire dénoncer par le I‘o nous la liberté de publier teudnntieuse q iu nous ['Action Sociale de vendredi u 11 n$que do nous !/*, nous une l’re- nouvelle empruntons à dernier : n’avait pas poussé l’audace jusqu’il se faire gloire de sou discours dans le Cri des Flandres, sou triste organe.L incident s’est déroulé au cours de la discussion du budget de l'Instruction publique.M.Lemire est ù la tribune après avoir pris une attitude regrettable sur la question des patronages et des vresjpostscolaires, il s’écrie : “ J’apporte ici des “ Je veux le Le 17 S Louis (Montréal) a posé,nu» Chambre provinciale, ,1 Québec „ certain nombre de questions Nous croyons » savoir qu’il se de poser encore prochaine questions suivantes : propose meut ies lo.Est-il vrai que les Statuts refou.dus du Bus Canada (ltitil)—au titre il “ Matières d'ordre public ” ch v “ Serments de Sociétés illicites " ' durent être des coalitions et des t’llille8 illégales, les sociétés ou association» dont les membres sont, d’après ses règlements, tenus de garder secrets actes ou procédés, œu- dô- paroles de paix, respect des opinions et J’entends non la tolérance comme croyant, comme chrétien, être respecté, et la liberté^des cultes, comme tous les autres, est matière à respect et tolérance ", • • • ses OU requis de prêter quelque serment ou de prendre engagement constituant i quelque un serment non a ou engagement illégal ?2o Est-il vrai ces Statuts M.Thalamus.— " La libu doit être respectée aussi." M.Lemire.— Je ne vous ai jamais dit que _e ne respectais pas la libre-pensée ”, que selon le ch.X de eout coupables de félonie et passibles, sur conviction d‘ meut, pour pas plus de 21 ans (,ujcon.que, sous quelque forme que ce «oit administre ou fait administrer meuts ou engagements ?3o.Est-il 7 du chapitre X -peusee emprisonne- M.Thalamas.— “ Vous, tendu vous la respectez ".M.Ivdfliu-Dugens.— prêtres étaient comme vous ! " M.Lemire.— “ Je n’ai ficulté à m’entendre avec M.Thaï mas qui est le plus libéral des libres-seurs.ic • ser- c’est eu vrai que, selon i -• quiconque, on contravention aux dispositions de l’A tu tu ire, se rend coupable du “ illégale ’ —sera emprisonné j terme de pas moins do 2 plus de i ans ?—ou sera incarcéré, data la prison commune, pour uu terme de pas moins de '1 uns section • Si tous les le >:a.aucune dif- coaiuion iour us ans et pende n’ignore pas qu’il s’est rencontré des catholiques pour défendre les droits de la libre-pensée." •lo.Est-il vrai que, par exception à ces dispositions, la section V du il déclare que celles-ci ne sont cables û une seule à certaines lug 8U3l,endl\ suus l’Empire et temps uu chef-d’œuvre.’’ sous 1 Urdre Moral, il accepta vuillam- ' meut ces inconvénients de la profession.Mais ce qu’il n’acceptait pus, c’étaient les intrigues qui se nouaient contre lut au sein même du parti catholique, c’étaient surtout les nuels rappels à la modération dont l'assiégeaient ses prétendus amis Pour lui, le pire fanatisme était le fanatisme modéré, sceptique et tolérant.” Damas.faire, il passa soudainement à la clarté de l’évidence.Dieu s’installa sans coup cœur inoccupé d’où eu port dû férir dans sou s’enfuirent de vaines ombres.Il n’eut point à y vaincre une raison exigeante orgueil révolté.La forteresse était ouverte.Les sentinelles habituées à l’ombre, y somnolaient tristement.se réveillèrent et furent heureuses de saluer la lumière.“ Enfin il se comprenait 1 L’origine de ses troubles les plus intimes lui était révélée.L’énigme de sa souffrance “.Oui, c’est là, dit-il, qu’il faut vague lai livrait son dernier mot.Ce aller le chercher et qu’on le rencontre qui murmurait en lui contre les plai- chaque jour aux remparts ou sur la sirs où le poussait sou ennui, c’était la brèche, journaliste prodigieux, artiste voix de Dieu faible encore et comme incomparable.Mais quoi, penserez embarrassée dans les liens de sa chair, vous, des articles de journaux ?Y Ce qui protestait en lui contre les iné il rien qui se fane aussi vite ?Le galités sociales, c’était son ignorance rent de la vie emporte ces feuilles IèSSSSÏ y a dans eon livre Rome et Lorette, un nissenl Est-ce que les Provinciales out et a beailU' d(! CeUe intransigeance mot sublime.“ Je suis seul, isolé : qui vieilli ?Pas plus que l’incertitude des combative si spirituelle contre un 11 pense â moi dans le monde ?Qui?âmes devant les différentes formes de uemi qui, depuis Voltaire avait _ «‘—Dieu, la Sainte Vierge, lee auges, la morale religieuse.Dans le mouve- pouvoir muuupulisir la satire et le Le Comité du Bulletin du Parler Français* ne voulut inféoder ni un L Enseignement Primaire, sommaire de mars 1911 Rapport du Surintendant de l'Instruction publique de la Province de Québec, Boucher de La Bruôre ; TVl JUUC3 Puis passant aux Melanges : L'Horticulture à l'école primaire, U.E.Dalaire ; Bureau centrai •Ica examinateurs catholiques, circulaire du Secrétaire, J.N.Miller; Ecoles primaires supérieures, abbé Philippe Peiner ; Petits conseils aux parente, Mgr J M Emnrd ; L^s Ecoles primaires et les Ecoles normales, en 1* faute, eu Suisse et eu Belgique.C.-L Magnan ; Le comité du monument Dollard au personnel enseignant, J.B.Ligacô ; Conférence des instituteurs catholiques de Montréal, A.B Char-bonueau ; Conférence dns instituteurs catholiques de Quebec, (J.E Marquis; Association des Imtituirices calholi- que9 «Je Montréal, Miria B Haugen couli- a-t tor- M.Bjilessort défend ensuite Veuillot eu- cru Samedi IS Mars 1911 LA VÉRITÉ 279 Une Inexactitude EN PASSANT " Le mystère est dissipé, écrit-il.Le voile du temple a été déchiré, déchiré du haut eu bas.Et les frères sont ap quelques t,9rus à la grande lumière du jour, ébl mis houleux et.gênés, comme tous I'.- Inb.jux.Voua ne sauriez croire pas les aimer davantage, ment, raconte un confrère, une princesse romaine avait obtenu de lui une audience pour lui expliquer les grandes ligues d’uue œuvre de propagande sociale par l’intermédiaire des femmes catholiques.Le Pape accueillit avec bienveillance la princesse, mais se contenta de lui répondre par le dicton populaire vénitien suivant : “ La donna che la piasa, cbe la tasa, che la resti a ca-a." Ce qui signifie : plaise, qu’el'e à la maison.—Mais, très saint-père, repartit la princesse, vous n’exigez pourtant pas que je tricotte des bas ?J’en serais incapable.—Je ne vais pas jusque-là, tua chère fille.Je vous bénis.Et le Dernière- La note suivante a paru dans les Cloches de Saiut-Boniface, nous nous empressons de la reproduire : t r .• Y.n ci petites réflexions autialuoohquuo que nous cueillons dans l'excellente revue ^ue* ^0U.P?,r satisfaction et quelle tranche hilarité ce fut dans le public Quelques noms n’ont pas encore été affichés.Il semble toutefois qu’une liste complète n’aura d’autre effet que de révéler une fuis de plus, après bien d’autres, l’impuissance de ces modestes faiceurs à se recruter ailleurs que duns la mcdiocratie.On y a reconnu uu petit nombre d’égarée, quelques arrivistes du type le plus ignoble, mais sur tout des Humais, oh I à la douzaine, ceux-là ; quelques-uns ventripotents et graissés de voltairianisme comme le pharmacien d’Youvile, la plupart au-dessous meme de ce parfait type du pied-plat.” Réflexions de tempérance ** Plusieurs journaux français de l'Ouest et de la province de Québec ont publié récemment une commuai cation, signée Testis, vonaut de Saint Boniface.Les Cloches out aussi publie cette grave communication qui, comme noua l'a fuit remarquer depuis, contient une inexactitude au sujet de l’enseignement des langues française et anglaise au Collège de Saint Boniface.Il n’y a pas ù p'Opremeut parler (l’enseignement bilingue au cours classique.Les élèves de langue française suivent classique français, et les au .irlandais, allemands, polonais, un cours classique au Os deux cours août tout à tait la Tempérance : Qui vit au cabaret meurt à l’hôpital.Si tu veux un remède contre Vivre-gnerie, regarde mi ivrogne.L’alcool endort l’homme pour éveil.1er lu brute.“ Que la femme e se taise et qu’elle reste ft un L’ivresse rend furieux dans les pays chauds et stupide dans les paye froids.Sans cœur, menteur, paresseux, co.1ère, blasphémateur, débauché, abjectf mauvais époux, mauvais père et mauvais fils, est l’ivrogue.un cours 1res pape la congédia, sans lui donner d’autre eucouragerneut pour son œuvre.raihùues, etc, Est-il permis à uu curé d’établir la coutume de porter les cendres à domicile aux malades ?glais.séparés.Seulement au cours classique français ou enseigne l’anglais comme matière secondaire et au cours clussi que anglais, le Irunçais est enseigné matière secondaire, comme cela L’imposition des cendres à domicile Les Juifs ne se cou-teuteut plus, écrit le Petit Patriote, d’accaparer les finances, l’industrie et le commerce eu France, voici qu’ils veulent s’emparer de la littérature, principalement du théâtre.On sait les désordres qui ont eu lieu au Théâtre Français lors de la représentation d’uue pièce du youpin Bernstein, Après moi.A propos de cette pièce, rien ue fait mieux connaître sou auteur que la lettre suivante adressée par le dit youpin à M.Urbain Gohier : Le youpin Bernstein “ Bien des Trois Congrégations, à supprimer un journal français, ont été supprimées par M.Combes, qui a marqué sou départ du ministère par une terrible hécatombe : il eu est trois pourtant qu’il n'a pas chassées et pour cause.L’une, c’est la congrégation des “ bras croisés ” ; l’autre, celle des “ saules pleureurs ” ; la troisième, la plus nombreuse, celle des “ bâtons dans les roues ”.co n g r é gâtions, écrit L’Ami du Clergé répond : Rieu à condamner dans cette pratique vis-à-vis des malades, au contraire.L'imposition des cendres est un précieux sacramental qui rappelle la fragilité de la vie, la nécessité de la pénitence et le pardon qu’on peut obtenir de la miséricorde de Dieu Ainsi leur convient elle même plus qu’à tout autre.comme a Heu au Collège Loyola, de Montréal, par exemple, et comme cela se pratique Lus les Co loges d'Angleterre." 1-.U-1 1 Résolutions patriotiques Et ne dites pas que le décret du 9 juin lüOS, u.1357, a cependant inter,, , , ., dit cet usage.C'est une erreur que l’on :e.le aicoq- o importun e ic.o u on trouVd tjand certains ouvrages de litur- sujet de la belle lutte que gje pratique, mais qu'il importe de rec-souticnt l’Association canadienne Iran, tifier : Un Gardien des Mineurs Obser -¦aise d'E location d’Ontario et du futur vantius du diocèse de Rossano (proCotitrés de la langue française eu 1912.viuce de Naples) allant dans les mai ° sous pour y distribuer les cendres, le curé, de la paroisse s’eu plaignit à la Congrégation, et celle-ci répondit que ce religieux était dans son tort et n’eu avait pas le droit, mais rien de plus.Ce qui est défendu, ce n’est donc pas l'imposition des cendres sur les malades à domicile, mais c’est l’empiètement que ce religieux se permettait sur les droits du curé.Lii Société Saint-Jean-Biptiste de Montréal à sou assemblée générale au- Ou ss heurte, en effet, trop souvent, à l’indifférence ou à l’hostilité, ou bien à des gens qui pleurent ou quand ils ont pleuré, leur conscience est satisfaite; puis ils vont à leurs plaisirs, à leur cercle, à leur automobile, à leurs affaires.On peut ne rien négliger pour cela ; mais il y a autre chose que cela.Il y a une France qui décline tous les jours; y a une vieille foi chrétienne que l'on veut détruire.Est-ce que 1’ fend cela avec des larmes ?Et dire que beaucoup et des meilleurs, se renferment dans l’indifférence, où, pour se donner le droit de ne rien faire, répètent qu’il n’y a “ rien à faire Tout est à faire, et la première chose à faire pour ces trois catégories de personnes, c’est de “ se changer Expulsons nous-mêmes ces congrégations ; le ministère ne nous y aiderait pas ; elles font son jeu.” nu “ Monsieur Gohier suivante uu Vous trouverez sans doute ma lettre Il est des choses insolite.Tant pis ! que j’ai à cœur de vous dire depuis longtemps.J’ai vingt-quatre ans.Je suis déserteur (je m'en vante).J'ai déserté après sept mois de service, sept mois “ pas ordi uaires ” qui m’ont coûté de l’argent d’abord, et des grincements de dents quand je n’ai plus eu d’argent.Inutile de vous dire, n'eslcc pas, que la plupart de mes chefs étaient des fans sa ires et des maîtres chanteurs.J’ai lilé à Bruxelles.Pour eu finir avec ma personnalité, j’aime autant vous déclarer que toute mou adolescence fat consacrée à la plus creuse des noces.” • • • ii y.—Ha réaffirment d’une manière principes exposés dans solennelle les leur réunion du 1er décembre 1910 et nouveau le maintien il revendiquent à des droits de la langue française dans le Dominion, parce qu’ils nous sont garantis par le droit naturel de l’acte de l’Amérique Britannique du Nord.2.—Considérant que les ennemis de intérêts nationaux continuent leurs luttes déloyales et injustes, et qu’ils eut contester il nos compatriotes l’u-sago public habituel et officiel de leur langue il l’école et à l’église, les hres do l’Association Saint-Jean- Bap- à ses lecteurs • » un -îe- uos Un collaborateur de la Tempérance pose un intéressant problème Problème et solution os me tu “ Henry Bernstein.” grands et petits.Sa soin- tisto de Montréal constatent avec plat- tiou est étonnante comme ou verra, les diverses sections de la dite ciétés sœurs veillent Parmi les pa piers de Waldeck Rousseau que publie la presse française il s’en trouve qui ue manquent pas de valeur et d’intérêt.Ainsi on vient de rendre publique une lettre du général de GalifFet, ministre de la guerre d’alors qui prouve que le gouvernement a exercé une forte pression en faveur de Dreyfus.Voici lu pièce : sir que association et les so activement sur les droits et les préio-gatives des Canadiens français, surtout dans la province d'Ontario où une coalition dangereuse menace eu ce moment l'existence do l'enseignement Encore l'affaire Dreyfus “ Dans une paroisse qui compte 8000 hommes et jeunes gens, il y a une dette de $240,000.00 sur l’église.Plusieurs murmurent à propos de cette dette, qu’ils trouvent écrasante.—'* On ne pourra jamais l’éteindre ”, disent ils.Ils ne songent pas qu’il se fait dans la paroisse une consommation jourua Hère moyenne d’un verre de boisson par tête.! Combien de temps faudrait-il à tout ce monde-là pour payer la dette de l’église, eu se privant simplement d’un petit verre de chaque jour ?Dds élèves qui ont fait le calcul sont demeurés stupéfaits.Voyez vous-mêmes, chers lecteurs.SUOO verres à §0.05 = §400.00 de dépense journalière.§240,000 00 -A- §400.00 = G00 jours, GUÛ -h 305 == 1 au, 235 jours, ou 1 an, 7 mois 25 jours.Ou éteindrait l’énorme dette ci.moins de 2 ans 1 1 ” Voici, d’après la Semaine religieuse de Cambrai toujours parfaitement seignée, de quel bois se chauffent les membres principaux du nouveau mi.uistère français : “ Au point de vue religieux, il est ainsi composé : M.Steeg, ministre de l'instruction publique, est un sombre sectaire, laïcisateur acharné.M.Dumont, ministre des travaux publics, M.Massé, ministre de l’agriculture, et M.Baucouit, ministre du travail, sont des athées.M.Mouis, M.Caillaux et M.Cruppi sont d’anciens élèves de collèges ecclésiastiques, devenus taires et serfs de la Franc-Maçonnerie.Au point de vue de l’euseiguemeut : M.Steeg, le ministre actuel de Pins, truction publique, est un protestant sectaire qui succède au protestant sectaire Maurice Faure, qui remplaçait lui-même le protestant sectaire Don-mergue.Au point de vue national, quel piètre ministre des affaires étrangères va faire M.Cruppi 1 Et le banquier Ber* teaux au ministère de la guerre.Au point do vue économique ; M, CaUliuix ledovient ministre des finances pour faire l’impôt sur le revenu.Lu ministre du travail, M.Bieaucourt, est un syndicaliste auti-iudustriel.Le Ce qu’ils sont ren.bilingue.3.—Ils se réjouissent de l’œuvre pu triotique et religieuse entreprise et poursuivie par l’Association canadien ne-française d’Educatiou d Ottawa et sans restriction les ils approuvent moyens qu’elle a mise ou couvre jusqu’à ce jour, pour défendre et sauvegarder les droits et privilèges des Canadiens français qu’elle représente, soit point de vue national et religieux.4,—Ils félicitent la vaillante Société du Parler Français du Canada " Paris, 5 septembre 1899,5 h.du soir.Ministre guerre à général commandant 10a corps, Rennes.Veuillez communiquer au commis-dit gouvernement l’instruction au sec- sittro et l’in qui suit : “ Profondément respectueux de I’m-dépendance des juges du Conseil de guerre de Rennes, je no puis négliger concerne mes droits et Au moment où vous al- telligeute initiative qu’elle vient d-prendre eu convoquant pour 1912 unj congrès général du ta langue française ’ Amérique où les Canadiens français et les Acadiens discuteront les meilleurs moyens à employer pour conserver, perfectiouuer et développer la langue française, ils s’engagent à fa- leur concours aussi efficace en eu ce qui vous oies devoirs, lez formuler vos réquisitions, je vous invite à vous pénétrer de l'arrêt de la Cour de Cassation qui u saisi le Conseil de Rennes et à vous maintenir rigou reusemeut dans les limites que cet arrêt vous a tracées " Dans un article paru dans la Revue de la Jeunesse de Paris, M.l’abbé Uroulx raconte l’a Ha ire de l'Emancipation et ce qui fut trouve derrière lu voile du Temple déchire par quelques vaillants jeunes gens : Co qu’il y avait derrière vonser par que possible le succès de cette patriotique entreprise qui no peut manquer du luUer l’union plus intime entre tous les d’origine française d’Ainéri-ai désirable pour la défense groupes que, union de nos traditions nationales et ruli- Pie IX détestai! celles qu’il nom usait les “ matriar ches de l'Eglise ”, Pie X ne semble Le Pape et les féministes gicuso?.” 280 LA VÈRl'lÈ Samedi 18 Mars It'll Nouvelle Bibliothèque pour tous Utttt6rnuZ^il““8é'"l|",r da„, ce En vente à la41 Propagande des Bons Livres ” grand pays, et particulièrement Le nouveau ministère, aussitôt apiès régler les conditions présentes, sa constitution, est allé eu corps pré " Eu termes pratiques le problème seuter ses hommages à M.Combes.Lu peut être défini comme suit : Etablir joie de M.Jaurès est débordante.Mais le nombre de catholiques nés au pays autsi les ambitions déçues sont furieu- et leur augmentation naturelle ; ses." le nombre des immigrants catholiq et leur progéniture.Puis calculer s’il y a une augmentation dans le uombie des catholiques américains ou uue di- ! miuutiou.Quel est le nombre pour (î o •) — • I (Œuvre ,le Saint Raphael ( Ouvrages
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