La Vérité, 1 juillet 1912, samedi 27 juillet 1912
101» t N Uaato'nguay 1 Avenue do» V«v dde» 17 EOTBE-DAME DE QUEBEC, SAMEDI 27 JUILLET 1912 32ème ANNEE No.1 LA VÉRITÉ abonnements AVIS Toute demande de ceam* OKMENT D'ADRESSE DOIT ÊTRE ACCOMPAGNÉE DI L'ANCIENNE ADRESSE $2.00 Canada (Un An) Etat*-Unis (Un an).$2.26 Prix spécial pour les étudiants, les instituteurs, les institutrices et les membres de l'A.U* J* • Canada (Un an) BUUs-Unis (Un an).$1.26 ?« • • REVUE HEBDOMADAIRE Fondée par J.-F.Tardivel, le 14 juillet 1881 “ VERITAS L1BERABIT VOS — LA VERITE VOUS RENDRA LIBRES" Bureaux : Chemin Sainte*Poy prb Québec.TELEPHONE : 173* 11.00 • • t • Etranger ( Union postale.Un an f.13.60 PAUL TARDIVEL, Directeur-Gérant fessaiS?'S,r.Z! A travers le libéralisme catholique SOMMAIRE et très consolée.Malgré mon assurance : leur ni dans la jambe, ni dans répande n’avoir fait qu’un rêve, je me sentis1 le, ni dans le poignet que la tubercn-pleiue d’espoir, et commençai une ueu-i lose semblait avoir aussi envahis.Je vaine le matin même avec une volonté ! marche sans difliculté aucune et circule ferme d’être exaucée et une confiance j en toute la maison cou me autrefois, que je n’avais pas encore eue.Ma Le Sacré Cœur de Jésus soit loué et prière, demandant pour toute giice| béni par son indigne petite servants ! Cusarjc de ma jambe, consista en un| 11 Souvenez-vous ” au Sacre-Cœur de Jésus et en l’invocation : “ Cœur Sacre• de Jésus, j’ai confiance en vous Récit d’une guérison obtenue par une intir* vent ion spéciale du Sacré-Cœur.A travers le libéralisme catholique.Jules Uo.M UN* Subordination du pouvoir temporel au pouvoir spirituel WhisL} en baisse.Lettre de S.G.Mgr Bernard au sujet d iv Sainte Marie de Monnoir.es prêtres t Lu clvrgv ut la maçonnerie.Sejit nonvclk'H Caisses 1’*ipulaires.O’Connell fut fraie maçon.cia Masik i>k St-Joskph DK JÉSUS.!.il.Le juge Mouet datte sou discours su faveur des prêtres du petit séminaire de Monnoir a dit bien des choses grettables.Si le texte publié par le Pays est exact, l’orateur a semblé vouloir enseigner que le pouvoir spirituel était subordonné au pouvoir civil, au pouvoir temporel.Quoi qu’il eu soit, eu ces jours cù le libéralisme catholique est propagé de toutes parts et sous toutes ses formes, il est bou de rappeler ce que l’Eglise enseigne sur cette grave matière.Saint Thomas D'Aquin déclare : “ que la ^puissance séculière est subordonnée à la puissance spirituelle cc ! me le corps l'est à l’âme ” C'est là la doctrine de tous les Pères de l’Eglise.Saint Grégoire de Nazianze, affirme “ qu’autaut l’esprit est supérieur au corps autant le sacerdoce est supérieur à l’Empire.” Nous pourrions citer uugiaud - ome bre d’autres théologiens, mais 1! nou5 suffira de rappeler que le Syllabus qui a fait tant loger les catholiques : rav.x condamne la proposition saiv comme une erreur uès grave “ XL11.Eu cas de conflit légal entre les deux pouvoirs, le droit civil vaut.” i " .11* » • • • Les jours de ma neuvaiue furent particulièrement douloureux : mais, cjp je l’intirmiôre, après la guérison : chose étonnante, ma continuée au g mentait eu proportion de mes souffrances —Mardi, mercredi, jeudi de la Siimaiue-Sdinte, insomnie complète.— Les douteurs étaient intolérables, la lièvre intense.Voici maintenant un extrait du ré.32iéme année.Los per.sillages du Le (siiuvhi et J l STI N u Puvs ”.re- # • • • • • Anatole France.—Object i< >» et des buvettes.— Grain— Joan Jacques Rousseau Louis \ euillot.— Dans les filets I.a vérité sur le le médecin, qui a été “ Docteur, lui dir-je, A 8 30 p.m , mandé, arrive, allant A sa rencontre, dans l’état où vous avi z vu Sr St-Josepli de Jésus, Peut répons ' a propos «Jorge s ro|>os de saint Jean-Bap: Honneur à la province dv Québec ; En Passant liste ; Le bi-centenaire de Rousseau.Le centenaire de Louis \ euiîlot.• • • Le Jeüüi-Saint surtout, comme aucun remède ne pouvait me soulager, mou reste d’énergie s'eu alla moralement, mou courage et ma cou-tiauce ne faiblissaient pas.que le Sacré Cœur me guérirait, je di ! meut convaincu fut la réponse du sais à mes tœurs touchées de mes j médecin auquel maux : Ceci est le prélude de ma guérison ! Et j'ajoutais eu riant : Vous j 11 était à peine entré à i Oratoire du verrez qu’il Pâques, je ferai nu feu du j Sacré-Cœur quand il vit venir à lui joie avec mes béquilles.'souriante et marchant avec assurance, I !a malade que, selon les pronostics de j ua science, il venait de condamner.-Stupéfactiou du docteur.11 prend lui-même la température qu’il trouve normale, palpe le genou hier encore extrêmement douloureux, et voit chose incroyable ! la guérie s’appuyer toute entière sur sa jambe—cette jambe uu-poteutu qui n’a pu tftîeuier le plan c-bar depuis IG mois.Suite.) mais, « • • • Lv.mkx Les Ciumuoristcs RECIT DIE GUERISON surprise était ui e i aussi réservée • • • : Obtenue par une intervention spéciale du Sacré-Cœur 1 1 Je trois utile de noter ici qu'avant | de m'aliter complètement, j'avais me soumettre à chausser nue bottine spéciale et à me servir de deux béquil les sans lesquelles lu marche était impossible.Le Vendredi-Saint, dernier jour de ma ueuvaiue, je ressentis un peu de calme et de soulagement ; dans l'apiès midi, mes douleurs disparaissaient graduellement.— Vers 5 heures, au œo meut où toute la Communauté était réunie il la chapelle pour l'exercice du chemin de la Croix, je restai seule en ma chambre et lis mot-même cet e-xer cice sur mon crucitix iudulgeucié.A la troisième station, ma méditation n'y tient plus sistible s'emparer de moi gueur nouvelle ressuscite tout mou être et me pousse il me lever diatemeut, je pose un pied (le malade) à terre, puis l’autre ; je suis fermement debout, je marche ! M’élancer dans le cunidor et crier : “ Voyez doue, je mart lie 1 est t’atluire d’un instant.—Stupéfaction des Sœurs qui me rencontrent.—Joie indicible I je suis guérie 1 A l'Oratoire du Sacrt-Cœur, je m'a geuouille—ce que je n'a vais pu faire depuis deux ans—st je m’épanche en actions de grâces.Notre Révérende Mère Supérieure Générale et notre Assistante, informées de l’évéuemcut extraordinaire qui vient de se passer à l'infirmerie, montent pour eousiatei ma guérison bien réelle, preuueu part à ma joie et récitent le Te JJcuin uvtc moi.dû Le Messager Canadien du Sacré Cœur, livraison d'août, contient le récit de la religieuse du Bon guérison d'une Pasteur de Québec, arrivée le prin temps dernier et duc au Sacré-Cœur -le Jésus.la relation faite par la reli- t r V met givuse guérie : La Révérende Mère Supérieurs Générale du Bo: -Pasteur de Québec confirme ces relations, et, elle ajoute : “La relation complète du fait adies sé au Révérend Aumônier fut irans mise par lui à l’autorité ecclésiastique Vue messe spéciale d’actions de grâces fut célébrée le “28 avril, fête du Pat ru nage de S.Joseph, et Sa Grandeur Mgr Bégin autorisa de chanter solennelle meut le Te Daim, ce qui eut lieu dans la chapelle de la Communauté te Pre mier Vendredi, 3 ante En mars dernier, j’étais à la période la plus aiguë et la plus douloureuse u’unc maladie — tuberculose osseuse localisée daus le geuou droit—dont je sou 11 rais depuis trois ans, et que le médecin avait déclarée incurable.Déri reuse de vivre pour pouvoir rendre quelques services il ma Communauté j’avais invoqué tous les saints et m’étais particulièrement unie aux ueu-vainee faites aux martyrs du Canada et à ht Vénérable Mère Marie de l’in carnation ; mais tout eu désirant vive ment ma guérison, je ne pouvais la demander qu’avec résignation à la volonté divine.Après deux semaines d’indicibles eou'Vrancee, je commençai à S.Joseph uuc neuvaine qui devait se terminer sans résultat le mercredi de la semaine de lu Passion.Ce soir-lè, épuisée par la douleur et les insomnies, j’attachai longtemps mou regard sur une image du Sacré-Cœur suspendue au pied de mon lit, et tout bas, je suppliais Notre Baigneur d’avoir pitié de mes sont francos et de m'accorder un peu de repos.Vers deux heures après minuit j’eus un court sommeil pendant lequel je fia le rêve suivant : L’image du Sacré-Cœur dont je viens de parler s’agrandit graduelle ment.Elle devient coloriée.Dans le regard du Sacré-Cœur qui se fixa longtemps et tristement sur moi, je crus deviner ce reproche : Tu pries mes saints et moi.Soudain, la figure de Notrc-Seigneur s’anime.Il ouvre ses yeux très grands, puis les baisse.e1, de ses lèvres, tombent ces paroles : “ Demand&moi ta guérison et ni vais le.l'accorder.” Je sens une force îrie- I Voilà qui est clair et précis.Dans plusieurs autres passages du Syllabus Pie IX condamne cette même erreur sous d’autres tonnes.Vue vi • • • Immé- • es mai 1912.Ainsi sont condamnés ceux c.ui croient pouvoir "juger les instructions que .’es pasteurs de l’Eglise publient d’après leur charge.’’ Bu M AUI K nu C.VKMKL, S C.I.M, Supérieure Gêné'ale.L’Eglise défend donc aux cathu’i* ques de juger les maudemeuts d’évêques, c’est-à-dire les actes épiscopaux* WHISKY EN BAISSE Certains journaux vendus aux mar-chauds de boisson prétendent que la campagne de Tempérance ne produit bon effet, qu’on boit autant et Que dirait le Pape s’il savait daus la province catholique de Québec desjournaux se disant catholiques réfutent insolemment des lettres pastorales que des hommes publics catholiques convoquent de grandes assemblées pour répondre daus des discours insensés et violents à des mandements d’archevêques.Le libéralisme catholique nous » douuô de tels scandales.que aucun inouïe plus aujourd’hui qu'il y a deux ou trois au?.Voici uu fait qui leur donne le dé.menti : Après cette première expansion du ma reconnaissance au Sacré Cœur, ju me rends il la chapelle sans aide, sans secours aucun, et vais ensuite daus le, chambres des malades publier ma joie il qui veut l'euteudre et mviter les fines à remercier le Sacré Cœur.Depuis cet événement qu'il m'est bleu permis de qualifier de merven leux, sinon de miraculeux, je continue à être bien.Ma fièvre a totalement disparu.J'ai le sommeil calme et pai cible toutes les nuits ; l’appétit est “ Le gérant de la distillerie de St-Hyacinthe disait le 12 juin 1912 : “ Aujourd’hui nous expédions un char de whisky pour cinq que nous vendions dans le même laps de temps— il y a trois ans " Voilà 1 Et il n'y a rien, dit-on, de brutal et de probant comme les chiffres.' ARCHIVES ^ DE LA Province de Qu&ecJ Cette grave et profonde erreur semî ble être chez noue sinon plus vivace et plue générale, du moins aussi effrontée qu’aux jours où elle paraissait triomî pber.• • • Jules Romain,' I > i Samedi 27 Juillet 1912 2 LA VÊU1TÉ I la direction qui doit les guider.1 faut que le scandale, qui a duré trop longtemps déjà et qui a fait trop de mal, prenne fin.Nous espêroue cependant encore, et nous le demandons à Dieu avec toute la faveur de notre âme, nous comptons que ce scandale va tinir par la soumission pleine et entière de ceux qui l’ont donné.Qu’ils écoutent enfin la voix de leur conscience, qu’ils se rappellent les engagements sacrés qu’ils ont pris au jour de leur ordination sacerdotale, et leur obéissance aux ordres du Pape édifiera les fidèles et fera oublier leur conduite passée.Ils y retrouveront eux-mêmes non seulement toute la gloire de leur sacerdoce, mais aussi la paix de leur conscience, le bonheur de se sentir en union avec l'Eglise, par conséquent avec le Christ Jésus, le di vin consolateur, la source béatifiante des âmes.Si, hélas, ils ne se soumettent pas et persévèrent dans la voie où ils se sont engagés, s’ils osent de nou veau ouvrir leurs classes il Saint-Jean, le devoir de notre charge nous oblige à déclarer ce qui suit : lo Les prêtres du Petit Séminaire de Sainte-Marie de Mouuoir n'ont pas le droit d’enseigner à Saint-Jean.Ils sont là sans mission légitime, bien plus, eu révolte formelle contre l’autorité de Mgr l’Archevêque de Montréal et contre la nôtre ; "Jo Eu conséquence, nous défendons, sous peiue de péché mortel, aux parents d’envoyer leurs entants dans ce collège et aux élèves d’v aller Les uns et les autres, eu effet, se feraient ainsi complices et coopérateurs d’une déso béissauce grave vis-à-vis 3o Cette défense, évidemment, oblige encore davantage les prêtres au péché de désobéissance, en favorisant le recrutement des élèves pour cette mai.son, ils ajouteraient celui du scandale.Sera le présent mandement lu au prône de toutes les églises paroissiale5 et chapelles où se fait l’office public, et en chapitre dans les communautés religieuses, le premier dimanche après sa réception.Donné à Saint-Pie, au cours de notre visite pastorale, sous notre seing et sceau, et le contre-seing de notre sous-secrétaire, le 7 juillet 191*2.le Clergé et la Maçonnerie devoir, à la claire vision de la voie à suivre.Tout a été inutile.Enfin, le 2 avril dernier, remplie, eant la mission que lui avait confiée la S.C.Consistoriale, Sou Excellence Mgr le Délégué Apostolique, au nom du Saint-Siège, fulminait aux prêtres du Petit Séminaire de Sainte-Marie de Mounoir, entre autres injouctioue, les suivantes : " lo.A la fin de la présente anuêe scolaire (1911-12), vous devez absolu ment quitter Saint-Jean et cela sans aucun espoir d’y pouvoir demeurer plus longtemps, et d’obteuir la permission d’y ériger uu collège quel qu’il soit : LETTRE DE S.6.Mr BERNARD A la dernière assemblée générale de l’Association auti Evêque de Saint-Hyacinthe - maçonnique de France, (la Franc-Maçonnerie démasquée.Paris 10 et 25 juin 1912, 42 rue de Grenelle) S.Cî.Mgr Mar beau, évêque de Meaux, a décerné, à l'abbé J Toumentiu, secrétaire de l'Association depuis 15 ans, et cela de lu part de l ie X, la Croix de Commandeur de l’Ordre pontifical du Saint-Sépulcre.Nous signalons à nos amis t Au sujet des prêtres de Sainte Marie de Moiinoir La lettre suivante a été lue dans toutes les églises du diocèse de Saint-Hyacinthe : ALEXIS-XYSTE BERNARD, par la grâce de Dieu et l’autorité du Siège apostolique, évêque de Saint-Hya* cinthe.Au clergé séculier et régulier, aux communautés religieuses et à tous les fidèles de notre diocèse, salut et bénédiction en Notre-Seigueer.Nos très chers frères.Cana* da, qui suivent de près lea p-.ripétiea de la lutte catholique en Fra ce, cou-tre la Secte infâme infernale (Card, Sarto, \ enise 1896) les passages suivants du rapport du Rev.M.Tour meutiu : 2o L’ott're qui a été faite d’Iberville pour y établir le collège de Sainte-Marie de Mouuoir n’est pas maintenue; par conséquent, il ne vous est pas permis d’y transporter ledit collège, ni de vous y établir vous-même ; 3o Le révéreudissime évêque de Saint-Hyacinthe choisira, selon les directions du Saint-Siège, le lieu où ledit collège ou séminaire de Saiute-Marie de Mounoir pou ri a être établi ; “ L’an dernier nous avions i’huu.ueur de posséder un cardinal français S.G.Mgr A mette, archevêque de Paris.Cet Ile année c’est Depuis cinq ans,—uous pouvons en rendre le témoignage public, — c’est avec une tendresse toute paternelle et ua Eve «que, loua a (successeur de Bossuet) qu: t apporté cette parole merveilleusement réconfortai) te de Fie X, lui di a quelques jours : “ Dieu uou seuleiueut n'a pas encore “ trouvé le moyeu de se passer de lu “ France, mais il avec une indulgence toujours reuouve* lée dans la prière, que nous avons traité les prêtres du petit séminaire de Sainte-Marie de Monnoir.Ce sont nos enfants, ce sont nos prêtres.A la seule pensée de sévir contre eux, notre cœur se brisait.Hélas 1 la bouté que nous leur avons témoignée et que l’on a taxée en certains lieux de faiblesse, la bonté dont notre âme est encore toute s se ré- rnnt il -1) 5o La Sacrée Congrégation consiste riale vous fait à tous et à chacun de vous l’obligation d’accepter toutes ces décisions imposées par le Saiut-Siège, et de déclarer par écrit avant un mois à partir du jour (4 avril 1912) où cette lettre vous sera remise, que vous les acceptez.Si, ce qu’à Dieu ne plaise, vous refusiez de vous y soumettre, ou si après les avoir acceptées vous veniez à manquer à la parole donnée, je voua avertis que vous deviendrez passibles des peines canoniques infligées aux ie belles obstinés.” ne le trouverait “ même pas, pour la bonne raison “ qu’il ne voudra pas le chercher." Ces paroles de Pie X, prononcées vers l’époque où les catholiques frau-ça is du C'auada, tenaient leur premiei Congrès uational, à Québec, coneolautee, encourageantes, pour ceo du Canada France.Citons encore ce pleine et qui voudrait toujour indulgence, a été inutile ; exhortations • pi*adre eu nos conseils, nos supplications n’ont produit aucun ré Aujourd’hui, nous devons à notre conscience d’évêque, à 1 autorité revêtu par l’Esprit nos seron sultat.comme pour ceux do de l’Eglise ; dont nous sommes Saint pour régir l’Eglise qui nous été confiée, surtout à l’autorité souve- Pape jusqu’ici méprisée, à passage, sur lequel nous osons respectueusement appeler l’attention spéciale du clergé.Lo secrétaire a lu la lettre d'un président de groupe de la Jeunesse catholique, disant notamment : a Les prêtres du Petit Séminaire de Sainte-Marie de Moauoir ne se sont pas soumis à cet ordre pourtant très clair et bien formel.Eu conséquence, le 13 mai dernier, Son Excellence Mgr P.E Stagni, délégué apostolique au Canada, fidèle exécuteur du mandat reçu de la S.C.Consistoriale et approu vé par le Pape lui-même, les a frappés de suspense a dividis.Cette peine est attachée à leur personne, elle les tient partout en tous lieux où ils se trouvent, elle leur enlève .•raine du notre amour même de père pour des enfants égarés, de faire connaître à tous la conduite de ces prêtres et les “ Désirant me tenir au courant de la question maçonnique qui me parait capitale, je me suis procuré les divers ouvrages parus sur la Maçonnerie.Ces jours encore, un prêtre avec qui j’en causais, m’avouait qu’il n'eu connaissait pas uu traître mot.” Plus loin le rapporteur ajoute : “ Au Canada, certains jouru foui volontiers auti-maçoea comptons des amis parmi les rédac* leurs et, récemment, ou nous demau* dait, pour deux Revues, l’autoiisation de reproduire ou de résumer nca articles, en les adaptant à la mentalité du pays.” devoirs qui s’imposent.En 1907, après l’incendie de leur collège, les prêtres du petit séminaire de Sainte-Marie de Monnoir nous de mandèrent la permission de transporter leur maison à Saint-Jean.Conscient du serment prêté, au jour de notre écration, de défendre et de garder cons intacts les bleus de notre diocèse, Nous dû refuser cette iiux se Noua permission tout pouvoir d’ordre et de juridiction t Ai.kxi.' Xyste, Evêque de Saint-Hyacinthe.avons Seul le Saint-Siège pouvait l’accorder- ecclésiastique, ils n’ont plus le droit Ils en appelèrent donc à Rome, et d’agir comme prêtres.Rome comme nous, repoussa leur de Ce décret, puisqu’il est l’expression mande nous enjoignant même de les de la volonté du Pape, est sans appel.s’ils osaient passer Est-il besoin de vous dire, nos Très Chers Fières, combien nous sommes F.-A.Laroche Sous-secrétaire, Evêché de Saint-Hyacinthe.frapper de suspense, outre.ailligé de cette situation.Dieu sait avec quelles larmes et avec quelles i Monsieur l'abbé Etienne O.Corriveau, prières nous avons demandé que ce ca ancien curé de L’Ange-Gardien, décédé à lice d’amertume fut détourné de détourné de SOLI Eglise.Lux aussi, ils I de la Sainte-Vierge du Petit Séminaire de Québec et de la Société ecclésiastique Saint-Joseph.malgré Notre défense, mal Hê’as ! gré l’opposition de Mgr l’archevêque de Montréal, malgré les ordres formel5 de la Sacrée Congrégation de la Propa- maintenant trois ans— * * La Ligue auti-maçonuique de Bal-que, (secrétaire M.V.Brifaut, cal, députe de Dînant) a tenu sou assemblée générale, le 29 mars dernier-L; Bvllelin anli-maçonniquc (Bruxelles* Mensuel.131 ruo de Htassard Mai» Juin) a publié le rapport de M.le comte II.de la Barre d’Erquelinnes secrétaire-adjoint.Nous signalons aussi l’extrait suivant : “ O’ost grace à cette universelle ignorance (des catholiques) que la secte a pu faire taut de dupes et de victimes Nous allons veiller û ce que, dans les bibliothèques publiques, populaires et autres, de même que dans celles des col• liges et Pensionnats, d’œuvres cat hoir quee, figurent les meilleurs ouvrages parus sur la Maçonnerie, la “ question avo« gande— il y a ils se transportaient à Saint-Jean et y installaient leur maison.C était déjà la révolte contre l’autorité légitime Nous savent avec quelle cœur de père nous les avons suppliés de rentrer dans le devoir, de nous donner la consolation de les recevoir, de leur remettre de nouveau la blanche étole du prêtre soumis et obéissant, du prêtre fidèle à Jules Labkrck, pire.Secrétaire.Archevêché de Québec.dû sévir, alors, et nous avons, avons en effet, fulminé la peine de suspense.Cette suspense, cependant, nous l’avons retirée devant des promesses de soumission au jugement du Délégué Apostolique.Ce jugement qui les condamnait et les obligeait à se remettre à leur évêque, n’a jamais été par eux exécuté.Pourtant, avec quelle condescendance, avec quelle longanimité nous sommes prêté à toutes les Tous ceux qui s’occupent dos œuvres Èa mission de docteur et de sauveur | économiques doivent, lire le Catéchisme de Caism Populaire.t de J.P.Lefranc.des âmes.Hélas, il ne nous est plus permis d’écouter la voix de l’indulgence Nous devons garder le dépôt qui uous|*ellfc notre œuvre bonne, utile et a été confié, nous devons faire respec dl«ne dencenrngement «le nous ter l’autorité du S,lot S*.qui a %%%,% parlé, noua devons éclairer les âince qu’ii* croient qui attendent de nous leur lumière et «’abonner à la r a i ii était y as un chrétien avare puisqu’il était L.\ euillot fut uu chrétien pro- digue.Il pro ligua tout ( santé, scs forces excepté le H y a des sacristains qui défendent mal le sanctuaire et d’autres qui se feraient hacher sur le seuil.L.Veuillot fut un e qu u avait, sa son temps, sa fortune meme, au service de la cause qu’il avait embrassée.Il ne lésina car neu.“ Jo ftiis ce que je dois, — disait-:: à propos d'une corbeil sée au couvent de la Visitation et la richesse scandalisait tintes reel use r-, — J dois ; eu cela je ne fidèle ; Dieu me sacristain seconde, de la bonne manière.de la J'ai uu gourdin et je m’en sers 1 ' disait 1!, en montrant sa plume.Et il aurait pu montrer aussi la trace les épaules dis intrus, droite, f importait le costume, la robe, le sourire ou la morgue, il faisait sa consi I gue avec une admirable conscience d:1 sacristain.Il sentait que P heure était grave ; des hommes montaient chaire qui y atténuaient étrangement la vérité, des41 fidèles ” donnaient de leur chaire des conseils d abdication trahison, et, sous le portail, il y avait la cohue grossière des imbéciles, des démolisseurs, des esprits forts et des a* de ( presque les e fais ce que - suis qu’un économe «tes coups sur Il frappait ù il frappait à gauche ; peu lui li- ais u:, i-conome avare .I; aurait gueiüir aussi de l’autre corbeille qu'il déposa sur l’autel et < pie meut.l’esprit de L.Veuillot.C'est le moment de t’ext'u fane le détail et le total.• » jUi contenait bi:n- en muer, d'en Il n’eu ti.i
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