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Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
samedi 31 août 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Vérité, 1912-08, Collections de BAnQ.

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HOTRI-DAMÈ PI QIFEpy, 8AM1DI 31 AOUT 1912 32ème ANNEE • _________ Mo# S \m LA VÉRITÉ ABONNEMENTS AVIS 1 Canada (Un An) ElaU-llni» (Un an).#2.26 Prix spécial pour les étudiants, les instituteurs, les institutrices ot les membres de VA.C.J.: Canada (Un an)______#1.00 Etat*’Unis (Un an).#1.26 Etranger ( Union postale.Un an #2.00 Toute demande de ceas-okment d’adresse doit ÊTRE ACCOMPAGNÉE D# L’ANCIENNE ADRESSE • • • • REVUE HEBDOMADAIRE Fondée par J.-P.Tardivel, le 11 juillet 1881 “ VERITAS L1BERABIT VOS — LA VERITE VOUS RENDRA LIBRES” Bureaux : Ctiemin Sainte-Foy prêt Québec.TELEPHONE : 171 w f.13.60 PAUL TARDIVEL, Directeur-Gérant pour lea Judieus, plue considérable est couda, ce qui reste encore ù faire.Aussi Nous estimons crime et lot fait ce vous, avant tous les autres, que noua Lettre encyclique dv N.s.1*.Pie X sur lu que l'on se permet ainsi contre eux.faisons appel afin que voua apport'' z condition des Indiens—Ils se .sont soumis.Nous eu avoua horreur, et ce mallieu- un souci tout particulier et toutes vos Iules Iîom \in ,eux peuple Noua inspire une profonde pensées à celle cause qui est digue en L.Il o u ù pitié, tous pointa de vos fonctions et de votre Qu’y a-t-il d’aussi cruel et d’aussi | charge pastorale.Et, tout eu laissant barbare, en ellet, que de frapper h s l-bre champ à votre sollicitude et à hommes de verges ou de iames rougie.- v"tre zélé, Nous vous exhortons ins pour les motifs souvent les plus l' .tiles, tnoimeut, par-dessus tout, à promuu-et bien des fois pour lu simple envie voir sans défaillance chacune des iusti de persécuter, ou bien, après les avoir soudainement saisis, de les tuer par cent et par mille à la fois, ou de dévas ter leurs hameaux et leurs villages jusqu’à i'extermiuation des indigènes ?Il y a peu d’années,Nous avons appris que plusieurs tribus avaient été ainsi presque entièrement détruites.L’ùpre désir du gain, sans doute, rend les âmes barbares, mais le climat et la nature de ces régions y contribuent aussi beaucoup.Eu ces pays, eu effet sévit lin veut chaud, qui infuse au sang comme nue sorte de langueur et énerve la vertu.Dépomvu de pratiques religieuses, loin lie la surveillance de l’Etat et presque de toutes le?relations sociales, il est facile alors, lorsqu’on n’a püa encore perdu toutes mœurs, de commencer pour tant a en avoir de depravers et, peu à peu, brisant les barrières du droit et du devoir, d’en venir il toutes les monstruosités du vice.S O MM A TR E que, toute l’efficacité possible, suivant Vénérables Frères, c’est à l’exemple de Notre prédécesseur, Nous condamnons et déclarons coupables de crime inhumain tous ceux qu«, suivant son expression, osent ou présument de réduire eu esclavage les Indiens, de les vendre, les acheter, les échanger ou livrer, les séparer de leur femme et de leurs entants, les dépou il 1er de leurs biens et possessions, les éloigner et transporter en d’autres région?, enfin, de quelque manière que ce soit, les priver de leur liberté et les retenir en captivité ; ceux-là aussi qui, sous quelque prétexte ou couleur quu ce soit, donnent à ce= trafiquants cou sells, secours, faveur, soutien, ceux o*:i prêchent ou enseigne:;!, -i légv: ce trafic,ou qui y coopèrent de l'une ou l’autre des {manières suG-mentiountrs.Aussi Nous voulons que soit réserv e aux Ordinaires de ces régions fabso' lion des hommes coupables de ce?! tes, au trituual de la Pénitence.Le Pays et le Lore Manama., lionne leçon.M.Winston Churchill a Marne) A propos des Charbonneati L envie de ( h Langlois.collèges classiques.Li Laisse Populaire de S.Koini de Napivr-ville • • t.e # e ##«##### • ••••• de M.Jean .l’niLM.KTIIK écoles et !e- Ble?sures — Le8 tut ions que vos diotèses ont consacrées au bien des Indiens et à créer celles qui vous [ arbitraient utiles à cette tin.Eu outre, vous prendrez soin d’instruire votre peuple qu’un devoir sacré lui incombe : celui d’aider les saintes expeditions dtfctméec aux indigènes qui habitèrent les premiers la terre d’Amé rique.Dites leur qu'ils y peuvent contribuer d’une double manière : en recueillant des offrandes et en répandant leurs prières ; dites-leur que, non-seule meut la religion, mais la patrie elle même le demanda.I.P.Lkfuanc Le Roy-Scoutisme Boérico* Impérial.Li mkn La langue française dans Ontario.— 11 des* vend du banc.— La vraie solution.— Le t la barbarie.—Mort d'un défenseur de l'Eglise.-Le sacre de Mgr Gauthier.— Congre- s offices, pour celle came qui intense à la fois la religion tt la dignité humaine.Mais, par-dessus tout, la grâce du D.'eu ,,,, .tout-puissant vous assistera, Eu gage?cœur d élargir le champ de 1 activité de quoi et comau.apostolique dans ces vastes regious, par ^tre bienveillance, N,us vous dont etablissement de nouvelles stations de affectueusement, Vénér.blés missionnaires, iules Indiens trouve- Frères, à vous et à votre troupeau, la ruut un refuge et une protection sain Bénédiction apostolique, taire.L Eglise catholique, en etlet, u a jamais été stérile en hommes apostoliques, qui, pressés par la charité du Christ, fussent tout disposés à verser leur sa u g pour l’âme de leurs hères.Aujourd’hui même, où tant d’hommes oui horreur de ia toi ou la délaisseut.Et Nous même naguère, lorsque pai-viureut les bruits de ces faits.Nous hésitâmes à ajouter foi t\ tant d'atrocité, tellement ils nous semblaient iucrova-blés.Mais après en avoir été ceilitié par les plus imposants témoignages, par les vôtres, pour la plupart, Vénérables Frères, par les délégués du Siège apostolique, les missionnaires et d’autres hommes digues de foi, le moindre doute ne Nous est mus permis sur la vérité de ces chose .Aussi, depuis longtemps, dans la pensée de Nous efforcez- de remédier autant qu'il est en Nous à de si grands maux, Nous supplions Dieu, daus une humble prière, de vouloir bien Non?eu indiquer le moyeu opportun.Ciéateur et très aimant Ridempltui de tous les hommes, puisqu’il Nous a inspiré de travailler au salut des Indiens, il Nous donnera ceitumeineut le moyeu d'aboutir à ce projet.Quant à nous, certain de 1'assenti ment et du bienveillant concours des pouvoirs publics.Nous avons pris à témoignage de Donné à Rome, près Saint-Pierre, le juin 1912, de Notre pontificat la neuvième année i Pik PP.X.non seulement le zèle de la prédication evaugélique au milieu des nations bai-bares ne s’est pas raleuii ni chez les missionnaires réguliers et séculiers, ni chez les religieuses, mais il s’est accru et répandu au lom, par la vertu de l’Esprit Saint qui vieut, suivant les nécessités des temps, au secours de l’Eglise, sou épouse ILS SE SONT SOUMIS Au banquet donné samedi dernier à Montréal, à l’occasion du sacre de S.G.Mgr Gauthier, S, G.Mgr Bruchési a annoncé qu’il avait reçu de S.E-Mgr Stagui, le délégué papal au C&_ uada, un message lui apprenant que tous les prêtres du Collège de Ste-Marie de Mounoir avaient fait leur soumis* sion à leur évêque.Ce qui Nous console bien, en attendant, c’est l'empressement des chefs diets Républiques ù repousser de tout leur pouvoir cette formidable et salissante ignominie de leurs Etats, et Non?ne pouvons as:ez les eu louer et ap prouver.Mais dans ces contrées éloi guèes des centres de l’autorité, et la plupart du temps inaccessibles, les tentatives pleines d’humanité du pouvoir civil, soit à cause de la souplesse avec laquelle cee artisans du mal sa Aussi, puisque, par la giitce divine, ces secours s’otfreut à Nous, il Nous a para nécessaire d’en user d’autant plus largement à arracher les Indiens à l'esclavage de Satan et des méchants qu’il eu ont un besoin plus pressant.Au surplus, comme cette région a été arrosée non seulement des sueurs, tuais plus d’uue fois du s.mg même des hérauts de l'Evangile, Nous espérons qu’un jour viendra où, de tant de travaux réalisés par la charité chrétienne, une ample moisson s’élèvera, qui produira des fruits excellents.Eufiu, pour qu’aux efforts que, spou-tanéuieut, ou à Notre invitation, voue consacrerez au bien des Indiens, e’e.joute, guise à Notre autorité apoatoli PRIX SPECIAL Pour faciliter la propagande de la Vérité par nos amis, d’ici à quelque temps, noue accordons un prix spécial de faveur pour les nouveaux abonné*) , soit $1.00 par an.Cette réduction est accordée poor première année «eulement.succès. 42 Samedi :tl Août 1912 LA VÉRITÉ le “ Pays ” et le Père laumos 06 w #oucie nullement de voir prolee lande une terre de martyre, apanage de eaut par la certitude de la Foi |C8 _______ tantiaer ou anglicanieer les Indiens, l’ancien ue 11 Ile des Saints **, — un solutions de l’Evangile, marche dans sous prétexte d'évangélisation Ce n’est pas souvent que le Pi y» pondu : Timeo Danaos et dona fermier ¦daigne consacrer un article de rédaction •à la mort d’un religieux.La feuille sectaire a jugé que le Père Mau mus avait mérité cet opprobre." L ne lettre particulière, écrit la gazette de Godfrey Langlois, nous annonce la mort du Père \ incent Maumus que les lecteurs du Payt connaissent bien pour avoir lu nombre de fois dans notre journal des extraits de ses œuvres que nous opposions aux doctrines étroites de la Vérité et de l’Action Sociale.’ Suit un éloge du Père Maumus dont la plus grande gloire, aux yeux de nos émancipé?, est qu’il “ se piquait d’être libéral ” et qu’il tournait “souetitr1 vers le libéralisme.” Pour être juste envers ie Père Mau-mu-', le Pays qui eu effet a exploité certains extraits de ses ouvrages au profit des thèses soutenues par la secte maçonnique et combattues par la presse catholique, devrait rappeler la profession de foi que fit l’éloquent domiuicaiu sur son lit de mort.La Vérité publiait cette profession de foi dans sa livraison du 17 août.Le Père Maumus aurait sans doute été profondément affligé s’il avait su à ce suprême moment de sa vie qu’une feuille sectaire, rédigée par des étnai -clpés de la pire espèce, dénoncée par l’autorité religieuse, soutenait les combats de la Loge en s'armant de ses écrits.Le Père Maumus est mort, il a re gretlé sans aucun doute les équivoques dont fourmillent ses ouvrages et qui servent d’armes courtes aux radicaux et aux sectaires pour frapper les défeu.eeurs de la doctrine catholique, le malheur c’est que uos vils exploiteurs ne lâcheront pas leurs armes, qu’ils pousseront même l’audace jusqu à proclamer leur victime un frère d’armes.l'énigme des nuits ?D'un bout A |' tre du volume on entend des cris de désespoir, le poète est descendu dans les mille spirales Du doute impérieux oii sombre L raison Cormac catholique, seigmur de Blar conclut nu armistice avec le vice a ré au- ney, roi protestant, représentant la douce “ Reine Vierge " (fille adultérine d'Henri VIII : Fidei Defensor), sous la condition de remettre le château à une garnison anglaise.Mais lorsqu’il fut question de cette remise, Cormac, Irish to the core, trouva prétextes sur prétex.tes, tous suaves, éloquents, patriotiquement persuasifs, pour ajourner la red ditiou de la place forte.Lord Carew devint la risée du pays et d'Elisabeth e'ie-iuôme.“ Ainsi, dit Wheeler, le mot “ blarney ” devint un terme pro veibiai, désignant une façon suave, in" siuuaute, trompeuse, insinuante de parler ” — et d'agir.Elisabeth mit le mot à la mode, en Il a eu d'autant plus raison qu j sous la redingote noire du clergyman anglais, l'on trouve trop souvent le petit tablier légendaire.Cee mission naires triangulaires et impériaux eont archi-connue, par leurs faits et gestes» au Congo belge, où ils brillent d’une façon obscure, maie nuisible aux (l>- (i) Et uou seulement il chante le dé poir maie il s’y complaît, il traite d'imbécile celui qui ne veut nr dans le doute.oses- pas mou- pauvres noire, jar l’hostilité contre lee missionnaires catholiques, vrais évau* gélisateurs et civilisateurs.A la suite de cet incident, on dit, aux Etats-Unis, que le Cardinal Gibbon va s'occuper de cette mission du Putumayo.A la bonne heure ! Bravo pour le Pérou ! Si pour avoir douté de l’uni vers qui meut Tu frémis de terreur en pensant au grand c., .Isomme bi tu crois que la mort est un noir châtiment 11 vaudrait mieux pour toi de notre pas un l homme.Si Vinconnu te fuit et se cache en ses voiles Leste impassiblement dans ton orgueil drap Et meurs sans redouter le regard des étoiles, Ce qui veut dire, ei je ne me trompe, que nous ne savons rieu de t’au-delà', que l’mcouuu nous fuit mourir paisiblement la Révélation, Ecoutez d’autres axiomes : L.Hacault.disant des blagua de sou temps.“C'est du Blarney.1' et qu’il faut sans s’occuper de M.Winston Churchill à Blarney Citons les auteurs anglais.Brewer : “ Celui qui baise la pierre, pourra persuader qui que ce soit ".— Il hcc 1er .“ Blarney, c’est le pouvoir donné à ce.lui qui baise la pierre, d’exercer par la langue, une influence persuasive, confiante pas toujours honnête ”, HenUy: Cajolerie, discours enjôleur,“blague", grosse flatterie, commérage persua sif ”.H.Jolmson : “ Manière suave de parler,dans le but de gagner du temps.’ Toutes ces définitions du mot,destiné àjrester célèbre eu Canada, s’appliquent admirablement à l’Ecole Impérialiste entière, — depuis le promoteur de la Fédération impériale d’autan, jusqu’aux FF.-.Grey, Connaught, Graham, (du Star) Borden (de la Loge Harmony) et tutti quanti Uu pourrait même croire que.Sir XV.Laurier, n’est devenu British to the côrc, qu apres avoir valse, secrètement' la [lierre de Blarney — tête en bas’ pieds en l’air I Voilà la pierre que le premier Lord de l'Amirauté a voulu toucher des lèvres avant de descendre chez pour noua “ einbiaruer ” Hn ce siècle cil le doute ;i franchi la limite De l’antique croyance et de Le “ très honorable ” premier lord de l’Amirauté Impériale, kva, paraît-il, nous arriver au mois de septembre, — 8u 11 quatre bateaux ” comme disaient nos pères de France, — c’est-à-dire monté sur une escadre de Dreadnoughts, comme il convient à un haut individu, qui ue “ craint rien Il s’agit de venir, eu grand apparat, à la du “ coup " impérialiste, monté depuis longtemps, sous prétexte d’amener le Canada à sauver l’Empire, horrible ment menacé, dit-on à Londres (et aussi à Montréal, etc.) Avant de monter sur un de ses Dreadnoughts, Winston Churchill a tenu à escalader en Irlande une vieille tour célèbre du château de Blarney, près de Killaruey, dont le lac enchanteur est également fameux.Pourquoi cet exploit gymnastique ?paroi extérieure de la tour se trouve, à 20 pieds du parapet croulant» une pierre noire— triangulaire—fixée par des crampons.Les gens supereti tieux la baisent, dans l’espoir d’acqué rir un don spécial : celui de la " bia gae” persuasive, peu honnête, scrupuleuse, employée au service d’un but plus ou moins caché, qu’il s’agit d’atteindre Pour pouvoir baiser la pierre magique il faut se laisser descendre, tête eu bas, pieds eu l’air, de façon à atteindre le talisman historique., sa sam* ardeur n regarde ,c ciel avec moins de candeur Li superstition ' Humaine n est qu un mythe.L*inaltérable loi des _ ,,, , anciens ixiriclitc ht I homme cherche en lui les lois de sa r .[grandeur : La manure triomphe, et dan, u profondeur Ue 1 ame on scrute en vain Dieu qui s’est [fait ermite.Par la bouche du tleuve le poète nous auuouce une nouvelle logique.Que Ica peuples savants demain proclameront Le changement des lois et les dogmes vieillis h, nos vaincs vertus par d'autres remplacées ht nas cultes d hier à jamais abolis.rescousse Ce livre nous prêche une philoeo-pbie autichrétieuue.Mais peut-on ap* peler philosophie les doctrines iucobé* rentes de ce pauvre rimeur en mal do pessim sine?Libre ù axiomes limeur d’énoncer ce 0(3 • • • pour Paris, la Suisse, la Belgique, l’Angleterre, -car dans la reclame citée plus haut, prend que les Blessure dans tous Quelle leçon I Quelle responsabilité ! Il ue fait pas bon surtout pour le prêtre, pour le religieux, de faire du libéralisme, ne serait-ce qu'un instant- Jules Romain.Sur la on nous ap* nous, s sont exposées ces pays, et y attendent des acheteurs.Libre à lui de les vente e # # IL mettre tu pour les émaucipé* de Montréal, maid qu on lui lasfce de la réclame | que Its catholiques de A propos des “ Blessures *’ Do M.Jean f 'harboiincau >our ce pays encou-veUe marchandise I C'est peu ragent peu fuir.Et uutez bien édifiants BONNE LEÇON un peu importe comment- que (les extraits peuvent être citée en grand La librairie .Beaucbemiu dans une autsi annonça que je lis dausja Prose du 22 août noue apprend que le comité de critique de la maison Lemerre a tait uu éloge saue réserve du livre de deM Jeau Charbonueau Sur cette assurance livre à Montréal.Différents journaux en ont publié des extraits La petite République du Pérou Vient de donner, amicalement, une petite leçon à la grande Angleterre impériale.Le chargé d’affaires britannique, à Lima, avait, de la part d’une association dite philanthropique de Londres, proposé l’envoi de mission-naires protestants anglais, pour le district indien de Putumayo, où une eociété anglaise d’exploitation de caoutchouc et,, accusée d’atrocités extraordinaires, dont tout l’Empire a frémi.Le gouvernement péruvien a décliné l’offre impériale, parce que la Constitution (art.4) n’admet que des mis siouaairea catholiques, dans uu pays où le Catholicisme est encore reconnu comme religion de la Nation et de l'Etat|nationaL Venant d’Angleterre, — où depuis Henri VIII le Protestantisme, dit M anglican ", est encore la 1 Religion d’Etat ", l’offre ne manquait pas de toupet Mais le Pérou, qui, avec laieou, nombre.Au reste ce livre blé essentielle la vi Ou y sent la v res que.manque de la qua.vie, le mouvement, pose, ennuyeuse et IL Phm.alkthe.vtrs Je trouve daus le Weekly Star, (Mont-tréal 14 août) des détails historiques, savoureux, pleins d’actualité, sur la pierre de Blarney.Elle porte l’iuscrip mu : ou vend le pour amorcer le lecteur catholique.Que ne fail-on pas avaler aux catholiques canadiens ?La critique catholique a le droit et le devoir de dire que ce livre est insulte à l’Evangile et au catholicisme Voici quelques-unes des idées prénées dans ce livre.L envie de 6.Langlois “ Cormac McCarthy foktis me “ Fieri Fecit.A.1).146G Ii y a déjà plusieurs Godfroy Lnuglois l’envie de deveui 1 Instruction publique.Put tous les années que est Iravaillé par r uu jour ministre de Cette inscription se rapporte, évidem ment, à la date de la construction de la tour.Si 1 on avait voulu commémorer le placement de la pierre, choisie pour y tracer les mots latine, le fort Cormac y eût écrit : “ A/c affixit ”.Comment “ Blarney stone ” a-t-lle conquis su réputation, accentuée par le baiser du collègue et Fellow d’Asquith.George Lloydd aud Co (illimited) ?£• on Wheeler, auteur anglais, eu 1602, sous Elisabeth — qui fit de Plr- ULe moyens il cherche à s’avancer dans cette voie.Il lui semble Océan, nul ne sait vers quelle destinée Roulent les continents et les mondes détruits ' Sans connaître le but de leur course effrénée Aveugles, nous marchons dans l’énigme des Inuits, (p.219.) parfois qu’il recule au c’est alors qu’il s’abandonne à des crises de rage.C’est justement uue de ces crises terribles que notre grand réformateur traverse actuellement lieu d’avancer ; Aveugles nous marchons dans l’é nigme des nuits.Est-:! Vrai que le chrétien cou; air.~ i Samedi 31 Août 1912 43 LA VÊRJTK Les Ecoles et les Collèges classiques les Canadiens français sont des ignorante, il y a de la marge, et vous blés, seriez ceux qui le prétendent si vous ne faisiez pas d’exception eu leur faveur.sont punis par où ils pèchent.La critique à thèse préconçue en profitera pour crier sur les toits son Delenda Carthago : " L’école !.l’école !.C'est la fan lu de notre absurde système d'en seigneiuent, de nos écoles et de ncs collèges.” degrés.Droits dk i.'Etat.— L’Etat doit “ protéger les droits des membres de la Au cours du mois de septembre, lesi société et aider ceux-ci dans l’accou-cntholiquee membres de l'Apostolat, de plissement de leur tàdie sociale.Voilà Prière soûl ipvitts » prier pour la pourvoi, dans le domuiue éduotiou uel, c est un protecteur et un auxiliai grande cause de 1 ecole.re.Le droit de protection suppose A cette occasion le R.P.Col dough, celui de contrôle ; l’Etat l’exerce sur •e dans le Messager Cana- ! l’iiygièue scolaire et la moralité ; ce êtes-vous surpris à eu contrôle n'exclut ni ne remplace relui (jue^ couplets à l'occasion.La voici li8 fies familles : il le loriitie et L coin piincipuux.Sur toutes les notes de la piété.Dans pou vole d’auxiliaire, gamme, ou repète que les Canadiens l’Etat tient encouragement à toutes les français sont des ignorants fieHée, par écoles dignes de la couliduce des fa-;8Uhv de renseignement qu’ils ont reçu; umles ; en cas de nécessité urgente, il W notre système d’instruction pri- i eut en ouvrir lui-même et imposer maire est vieillot et irrémédiablement i assistance obligatoire ; il n’agit alors défectueux ; que le Conseil de Tins- Dans presque tous les pays du uivmde que comme représentant des familles, traction publique est d’une iueutlisau-il y a une question scolaire ou une flue>tlue modeAe que soient ?t philanthropique que des geus qui se ressources, pourrait aussi aller puvcr vantent d’être utilitaires s’époumou par l’emprunt, eu cas de besoin, uenl à crier • non.ils ont une hache à front haut, et sans craindre un refus.ou a J.ES VRINCII’AUX DROITS 1 i ti".surintendant brouillon, eu ouvrant les portes du Conseil à des incompétents ou des perturbateurs, et surtout eu bouleversant la législation scolaire.Mais nous ne croyons pas qu’aucun de nos hommes publics, jouissant de la confiance populaire, veuille eutrepiet -tire cette tâche lourde de respousabili niés Telle quelle notre organisation scolaire est bonne et, dans l’ensemble, elle donne des résultats satisfaisants.Comme toutes les institutions humai nés, elle prête il la critique et reste susceptible d'améliorations, de perfectionnements.La famille, l’Eglise, l’Etat : telle est la triple autorité qui préside A l'organisation et au fouctiouucmeut de l’école, et chacune doit conserver la pleine jouissance de tous ses droits.l€ Droits dk la famille —L’éduca t on relève d’abord de la famille, du père et de la mère : l’enfant est eu quelque sorte “ une extension de leur personne ” comme parle Léon XIII.la lamille est auU- aiguiser et veulent attrouper les b a uauds pour faire tourner la meule.Ne soytz point dupes.du moment que ses qualités de premier ordre seraient connues, sa probité, se.subiiétê comme sa sage prudence se raient notoires.Admirablement secondé par ses paroissiens qui, de suite out compris les bienfaits d’une pareille oeuvre, M.le curé n’hésita pa?à s'attirer du concours presqu’iudispensablet eu tout car, fort précieux,de M.Alpbou, se Desjardins, et la Caisse de S Keinf deNapiervilles’est organisée au miliar, d’un enthousiasme qui fait prévoir une très belle carrière et l’éclosion d’autres caisses semblables dans cette grande région.Déjà le nombre des sociétaire» atteint 232 et celui des parts socialec souscrites, 5S9, représentant $2,945.C'est un succès magnifique comme plusieurs autres déjà, et dont M.le curé Majeau et tous les sociétaires de It Caisse de cette belle paroisse ont droit de s’enorgueillir.Nous les félicitons hautement sur leur esprit social.Puisse ce bel exemple être suivi iaoê-toules les paroisses de cette région «pu offre un si beau champ d’action à oa Les auus dénoncés De plu?, comme Heure à la société, celle ci doit protéger et uou confisquer les droits existants Les individus et les Ces abus monstrueux u’existeul la plupart du temps que dans l’imagma- t ou de ceux qui s’autosuggestiouueut; ou l'a prouvé récemment à propos de ,r .I * j , statistiques tapageuses et fantaisistes l a.W uue crise scolaire dans la ^ss,stance salaire.^ formes province de Québec l Non pas encore, dont ou fait tant d'état, ont mais certaines gens, qui c amen >.en été essayées ailleurs et ont fait faillite.haut la purete de leurs m eu ions, ^'expérience sera toujours uue grande a eflorceut d’en provoquer une .1 ar de ^le pour juger les théories desdoctri- srssïfsrts:: — - .cherche à soulever l’opiuiou pub’.i Quaud ou votu dira que tous les Caque à jeter jusqu’au toud des campa nadiens français sont des ignorants, vous ¦¦¦ des membres, groupes familiaux société pour mieux faire respecter leurs droits, uou pour se les faire plus sûrement voler.Dans tout ce qui concerne l’éducation des enfants, et par suite l’instruction, le choix des maîtres et de l’école, la famille possède des droits inaliénables, car ils sont fondés sur la nature même, et jouit d’une indépendante qu’affecte le seul coutiôle légitime de l’Eglise et de l’Etat.se sont unis en LA CRISE EXISTE-r ELLE CHEZ NOUS ?on 44 Samedi 31 Août 1912 LA VÉRITÉ genre d’orgauhation absolument ceo pérative.M.le curé Majeau aura, noue le souhaitons vivement,- de très nom breux imitateurs parmi ses confrères des autres paroisses, car ou ne peut avoir le moindre doute sur le succ ès qui couronnera leur intelligente initia tive.niale du Boyicoutumc Impérial.Le spectacle des négrillons sud africains hurlant et se trémoussant l’aura " illu miné “ Eureka /—J’ai trouvé ! " Ls mot d'Archimède aura été couvé à loisir, au sein mystérieux de la Loge impériale, ouverte l’an dernier là-bas, par le F.*, duc de Connaught, Vén.v M.1.de la Loge " Institut Colonial ” de Londres (6000 FF/.) et récemment réélu à Londres Grand Zorobabkl-C’est le nom juif d’un "Philosophe” kabbalique Persan.Il signifie, en latin : Aliénas a confusione, eu français : Etranger, sorti de la confusion {Babel, hébreu : Gonfusio, commistio : en fran çais : Confusion, mélange confus).Zorobabel a fondé un culte kabbalique, dont les adeptes adorent le Feu comme.en hautes loges très occultes, ou adore Y Ange du Feu.Mort d'un défenseur de l’Eglise futurs jouera le rôle fatiguant, éminemment tporlo-belliqucxu, du chas eeur d’Hippopotame — aux applaudie eemeuts des Tartariua de Carcassone el des Ramolot de Parie, — pendant que les pauvres Boyscouts seront astreints à scander, boeriquemcnt : ‘•In vooboo I " Yah bô I — Yah hô I “lu voobou I maie Le correspondant romain de l'Action Sociale annonce | la mort du Ii p Zocchi, S.J., un des plue intrépides d& feuseurs de l’Egliee dans la presse italienne.J.P.Lkfranc Le P.Gaétan Zocchi, dit notre frère, était né en 18*16, à Cardano al Campo.Il fut pendant un certain temps rédacteur de la Civi/tà Cittolica et ensuite celui de la Lhfesa de Venise; orateur brillant, il cou.Lumen.Le Boy-Scoutisme Boerico- Impérial LA LANGUE FRAIÇAISE se distingua aussi par une série d’œuvres et d'écrits en défense des droits de l’Eglise et 1 a erreurs.L'Osservatorc Romano dé.plore la perte que cause à l’Eglise mort inattendue et s'exprime de la la 8urle : DANS ONTARIO Pardon pour le néologisme.La Maçonnerie invente tant de choses drôles de nos jours, lancées comme des hameçons aux naïfs ! L’institution impériale du F.*.Baden-Powell, d’a* fricüine mémoire, mérite les honneurs d’un mot aussi drôle que la chose Copiti-Albancelli, depuis qu’il a connu, à fond, l’antre de la Veuve, a un tl air spécial pour en reconnaître les petits, la Veuve est d’une fécondité prodigieuse, indice de ses mœurs.L’é miueut maçonnicologue (encore un néologisme, dû aux malheurs des temps) signale, dans la Boitille (Parisi 3 août), cite le mauuel boyscoutique de M.(et F.'.?) Paul Vuibert, vulgarisa ieur français de la machine, patentée à Londres, (cordiale entente I) Il en résulte que les Boyscouts sont, en réali té, sans que les profanes s’en doutent, soumis au même régime rituélique que les FF.-.M.'.en goguette.Si, comme les fils de la Veuve, en loges de France, les Boyicouts, leur espoir, n’exécutent -pas encore le pas du maître au-dessus du cercueil du F.\ Hiram, en revau ehe, ils doivent exécuter selon le Mauuel français copié sur l’anglais, (Baden Powell auctore) uue danse gxxer rière (sic) et un chanl de guerre.Voici un extrait du Manuel du Parfait Seoul, dont P.Vuibert est le dresseur : “ Le Boy Scout apprend bien d'au-tree choses encore, plus attrayantes les unes que les autres ” ; (tiens I tiens [ C’est comme en Maç.\ où l’on s’élève vers la perfection, par la connaissance successive de secrets de plus en plus attrayants.“ Mais les plus belles de toutes sont la danse guerrière tt le chant de Guerre des Scouts.” Voici les paroles épatantes du chant de guerre.Tenons-nous les côtes.Risum terua.contre M.l’abbé Myrand, curé de la paroisse Ste-Auue, dit une dépêche d'Ottawa aux journaux, a prononcé, dimanche, un sermon tout d’actualité et marqué au coin du plus pur patriotisme.11 a demandé à ses compatriotes de se grouper pour défendre leur langue, de lutter et de faire des sacrifices pour que le français continue à s’enseigner comme par le passé dans les écoles d'Ontario.L’heure de la lutte, dit-il, est arrivée, les Canadiens français out besoin de se grouper plus que jamais pour la défense et le rnaiu tien de leurs droits, et plus ils seront instruits, plus ils seront forts pour la lutte, parce que leurs armes doivent être la parole et la plume.La graude question du jour qui agite tous les esprits est celle-ci : Doit-on maintenant continuer à enseigner le français dans nos écoles ?Voici le réponse et retenez-la bien, dit M.Myrand.Oui, certaine ment oui.Le français encore dans nos écoles et cela avant, et de la même manière qu’il Renseignait avant.M.le curé fait allusion ici, à l'état de chose qui existait avant que le gouvernement ontarien édicte ses lois aibitraires et injustes, puis il ajoute : “Il n’y a pas de compromis possible, nous sommes de la race française en Amérique, et nous nous souvenons de la vie militante de nos pères, et des pages glorieuses de notre Histoire.Quant à notre Langue et nos Institutions, que nous avoua conservées jusqu’ici au prix desplus grands sacrifices, il u’y a p>as de pouvoir .pour nous les enlever, et ce n’est pas le gouvernement Whitney ou autres, qui réussira à bannir de nos écoles la belle langue française que nous avons commencé à balbutier sur les genoux de uns mères.“ Devant nos ennemis d’aujourd'hui après ce qu’ont enduré nus pères allons-nous jeter le manche après la cognée ?Non, il faut lutter, ;et c’est aux persévérants que le succès huai appartient.Et ai nous ue sommes p„e morts aujourd'hui, c’est parce que uns pères n’ont pas voulu mourir, et démontrerons comme voulons vivre, nous aussi.” El M.le curé termine en indiquant clairement quelle attitude les Canadiens français d’Outario dot veut tenir pour assurer le maintien de leurs droits.sa ' Indulgent envers les per-envers toute souues, il était sans pitié forme d'erreur ; il était nutimudemista eu politique ; lutte pour les droits politico religieux de la Papauté, et la mort l’a surpris au momeut qu’il a achevé sa dernière vre sur la même matière.• • • son sujet préféré était la La signification kabbalique de ce sous les apparences plutôt drôlati ques, est conforme au génie judaïque des ï t /.44 Rose-Croix ” pères recon uus de la Maçonnerie Impériale, née de leur accouplement, en 1717, à Lon.dres, avec la Maçonnerie fondée en 1GS9 par Guillaume d Orange.Que notre très honorable, estimable» aimable et même intelligent vice-roi* ait accepté de se laisser 44 Zorobabéli ser ” de la sorte, — voilà qui donne une idée de ce que peut devenir Thom me le mieux doué, quand il appartient à la Maçonnerie, — même à titre sim plement décoratif, honorifique (pour la Maçonnerie).nom œu- L« sacre île Mgr Gauthier S.U.Mgr Gauthier, évêque de Phi-lippolis, le uouvel auxiliaire de Montréal a reçu samedi dernier la cousécra-tiou épiscopale des maiue de S.G.M ?r Bruchési.La cérémonie lut très solennelle.Le sermou de circonstance a été prononcé par le V, P.liage, dominicain.Le diocèse de Montréal plus grands diocèses.est uu des s enseignera comme La danse boerico-scoulique (excuser le nouveau !) est ainsi décrite par le maître dresseur français : 41 Le cercle des Scouts, tantôt s’élar gissant, tantôt se resserrant, marquant le pas ou tournoyant (mouvements co piés sur la danse à la Lune des noirs fétichistes ?) bondissait “ D aPrè« les plus récentes statist!-quee, du uu journal de la métropole ou ne compte pas moins d'un demi! million de catholique?aujourd’hui c ans 1 arçhidiocèse de Montréal.Ce demi-mithon de catholiques est distribue entre 150 ., , Palisses, dont plus de bO dans la seule ville de Montréal.Sept cent cinquante prêtres, séculiers ïCuu.iers et réguliers, desservent immense troupeau.Nous comptons lb4 églises et chapelles publiques, sans pat er des chapelles de communautés, hôpitaux, asiles et orphelinats, 731 écoles et couvents, S collèges cia - séminaires et une université.” ou accroup1 (copié sur la danse de l'hippopotame des mêmes ?) suit, aux accents de l’G'en } ougdma, tous,les mouvements du chef Celui-ci, cet au centre, mime les phases d’un combat avec l’Hippopotame, depuis l’instant où il a trouvé sa trace, jusqu’à l’instant où il le tue.Pendant ce temps, le chaut des Scouts, d’abord bas, lent, mystérieux (sic), devient vif, menaçant, terrible, rugissant.” seiques, IL DESCEND DU BANC * * Copin Albaucelli imagine les phase8 du combat hippopotamesque, mimées par les membres du “ Comité de Patronage des Eclaireurs de France ” copies vivantes des Boyscouts Impériaux (“ cordiale entente !”) comité dont font partie, notamment, les FF.-.Mouteil et même Fallièree, dit-on, plus des " pé-kins ” comme P.Descbanels et Hano.teaux, avec quelques généraux et amiraux.Quant à nous, en Canada, vons maintenant pourquoi F.-, Sam Hughes, redoutable ministre de la Mi.lice est parti pour l’Angleterre.Il va a’initier aux mystères de la grande et petite guerre.Il va étudier, sur le vif chez les BoyacoxUs Impériaux, le secret de la danse et des chante de guerre.I< noue reviendra, armé au complet de tout ce qu’il faut pour être le Grand Leader de# Boyscouts anglc-cauadiens C’est F.Colonel Sam Hughes qui | le premier, aux camps Boyaeouiiq Les journaux annoncent que M.Amedée Geotfrion, député de Verchô* res à la législature de Québec nom, iis, Scouti ! dont chaque mot négro-kabbalique doit être scandé en me lare : Trois temps : Le leader : "Gen gonydma-gonyd a été Il rem» né recorder à Montréal, placerait M.F.X Dupuis.On sait que dans sa brochure VEmancipation, J.-A Lemieux préteu.dait que ce dernier avait la Loge.Des journaux demandèrent même sa démission.sur ma ! noue Le chœur : “ In vooboo ! “ Yah bo l Yah bo / " Cela veut dire, en langue scoute : Leader : “ Il est un lion 1 — Un Lion I Chœur : “ Mieux que ça ! “ Il eet un hippopotame I “ Mieux qu’un Lion 1 ” Sauf le premier mot qui eet du fia mand des Boers, cette hymne presti.gieuee paraît empruntée à l’idiome des Câfree.C’est au milieu d'eux, sans doute, que F.% Baden Powell, se con soient un jour des frottées boérique» — encore un néologisme I — en contemplant les danses avec chants de guerre, de ce# noire, a dû concevoir l’idee gé" appartenu à eux, que imus son eerinon noue ea* Revue Internationale des Sociétés SetT,r^iiU 15 "°" *«* î So j \f T S006» La Tactique ifiæ La Critique du Libéralisme, sommaire du 15 août 1912 : •• Qu’est ce que la foi ?” Emm.Barbier ; Le cuuirumre de Louis Veuillot, C.Lecignc ; Un nouveau Paroissien, St.de Holland : L’abbé Lemire et la K P.; Les dieux ont soif, de M.Anatole France, Roger Duguet ; “ Renouveau, renaissan e catholique ?” tej Samedi 31 Août 1912 ZA VÉBJTJS n'auraient pu ee produire si des musions catholiques s’étaient trouvées dans ces régions.Le représentant du gouvernement du Pérou a demandé l'envoi des missions.La Pape a donné ordre immédiatement à la Propaganda Fide de prendre les dispositions nécessaires et de s'entendre avec le gouvernement péruvien.Plusieurs missionnaires seront envoyés là-bas.La mission sera probablement confiée aux Salésieus, qui en ont déjà fait la demande.Le Pape et la barbarie d'améliorer eee méthodes de culture, elle l'initie aux secrets du régime coo pératif, lui révèle les avantages qu'il peut en tirer, et le rend apte à s'en servir partout où cela lui est utile.La Caisse Populaire se trouve être une école où le peuple fait son éducation au point de vue coopératif.Après la Caisse Populaire naissent tout naturellement les syndicats agricoles, les lai teries coopératives, les mutualités professionnelles, etc.On ne peut rendre de meilleur service à nos agriculteurs que de leur ouvrir de telles écoles et de leur en faciliter l’accès.Voilà pourquoi nous demandons aux pouvoirs publics de s’intéresser à l’œuvre de M.Desjardins.M.Deejar dins s'est fait l’apôtre des Caisses Po polaires.Il a consacré à cette cause vingt-cinq ans de sa vie.Depuis plusieurs années, il poursuit une active campagne de propagande qui fait beau coup de bien aux autres, mais ne lui rapporte rien II se dévoue gratuitement, et n’a pas l’air de le regretter Ce qu’il regrette, c'est de ne pouvoir pas donner tout son temps à ses Caisses.On le réclame partout à la fois.On doit souvent l’attendre un an, deux ans même, pour faire une fondation.Il lui faudrait être à l’œuvre douze mois par année.” enduré le soufflet du Président Cleveland, lors de l’affaire du Vénézuéla.Les autorités impériales vont sacrifier les intérêts britanniques et canadiens sauvegardée par le traité Hay-Pannce-foie, comme elles ont sacrifié le terri toire du Maine, celui de l’Ohio, les pêcheries de l’Atlantique, les frontières de l’Alaska et les avantages du traité Clayton-Bulwer.” Le Pape, le Vicaire de Jéeus-Chriet sur la terre s'est empressé de protester solennellement au nom de l'Eglise contre la barbarie que des exploiteurs anglais exercent au Pérou contre les pan.vres indiens.La Semaine religieuse de L’ambra1 commente la belle lettre de Pie X et raconte les cruautés commises au Pérou : Congrès d iction Sociale La vraie solution Un grand coogrès diocésain d’action sociale catholique se tient actuellement aux Trois-Rivières.Ces congrès diocésains sont destinés à organiser chez nous l’action sociale sur le terrain catholique.C’est uu pas vers l’union des forces catholiques pour l’action.Celui des Trois-Rivières promet de remporter un succès pratique.“ Les quatre questions à l’étude, dit le Bien Public, sont de celles dont l’importance n’échappe à personne.Les ravages de l’intempérance ont aujourd’hui atteint de telles proportions, qu’il est plus que temps d’enrayer le fléau.Dans le combat qu’il s’agit pour nous de livrer au terrible mal, il importe d’organiser nos forces, et d’obtenir de tous les cœurs généreux uu travail d'ensemble qui assurera le succès.La tuberculose qui moissonne chaque année plus de 11,000 canadiens et qui nous enlève dans la seule province de Québec trois mille personnes, devient un autre angoissant problème qu’il s’agit de regarder en face et de résoudre sans tarder.Pour enrayer le fléau nous devons vulgariser les moyens préventifs et les moyens curatifs, enseigner aux masses à vivre selon les lois de l’hygiène, faire l’éducation du peuple par l’enseignement à l’école, les conférences populaires, le journal et autres moyeus de propagande.La fondation de dispensaires antituberculeux s’impose, comme aussi l'hospitalisation des tuberculeux avancés.Les œuvres économiques feront aussi l'objet de l’étude des congressistes.Ces œuvres destinées à améliorer la condition matérielle et morale des classes laborieuses intéressent de plus en plus les sociologues chrétiens.Les coopératives et la mutualité sont appelées à produire ici uu grand bien, et le congrès avisera aux meilleurs moyens à prendre pour eu assurer le succès.Finalement la bonne presse, médium par excellence de toutes les œuvres économiques et d’Actiou Sociale Catholique sera l’objet d’une particulière attention de la part du Congrès.” N.S.P.le Pape rappelle d'abord les effoita faits par l'Eglise, et en particulier par Benoît XIV, pour obtenir l'abolition de l'esclavage en ces pays.Puis il s'élève avec véhémence contre les atrocités aujourd'hui encore commises et signalées par des témoins digues de foi, et surtout par les diver-autorités ecclésiastiques locales.L’Eocyclique reconnaît les efforts des pouvoirs civils des divers Etats pour y apporter remède, mais efforts impuissants et qui ont besoin du concours de l'Eglise.Le Pape exhorte donc les évêques à étudier et à créer tout ce qui peut concourir au but et ajoute que, confiant dans la bonne volonté des pouvoirs publics, le Saint-Siège multipliera les missions pouvant offrir refuge et assistance.L’Encyclique termine en coudam nant comme coupables d’un énorme péché tous les persécuteurs des Indiens.Ils commettent des actes contraires aux lois divines et naturelles, et il réserve l'absolution de telles fautes aux évêques diocésains.Le Pape compte que l’Eglise aura, pour porter remède à ces crimes et à ces maux, la coopération active des gouvernants.Cette marque éclatante de la commisération que le Pape éprouve pour les malheureux Indiens produira cer- ma8ue- taiuomeut dans toute l’Amérique une Est-ce qu’un homme de cette valeur vive impiessiou.ne ferait pas bonne figure au milieu de Vraiment, les faits révélés par les| nos sénateurs ?Et le gouvernement ne ' s bonorerait-il pas de recompenser uu V Sous ce titre M.Jean Rivard dans le Bien Public applaudi à la nouvelle que le gouvernement songerait à nommer sénateur M.Alphonse Desjardine, un ami du peuple, le fondateur des Caisses Populaires au Canada.Il écrit : 60S “ Eu appelant le distingué fondateur de nos Caisses Populaires à siéger parmi les sénateurs, le gouvernement ferait une excellente nomination, et rendrait uu service signalé à la classe populaire de la province de Québec et du Canada tout entier.M.Desjardins aime le peuple comme il aime son pays, mais il hait la récla me.Son nom et son œuvre étaient familiers à plusieurs des meilleurs économistes des deux mondes avant d’être connus chez nous.Il s’est préparé par de longues années d’un travail obscur et de patientes recherches à sou rôle d'initiateur du mouvement coopératif eu ce paya L’œuvre des Caisses Populaires, dont le succès s'affirme jusqu’au sein de la république voisine, lui assure d’ores et déjà en Amérique une renommée égale à celle de ces devanciers européens, Durand eu France, Raffeisen et Scbulzc-Delitzsb en Aile- Les Etats-Unis et le canal de Panama Le président Taft a signé la loi rela tive à l’administration du canal de Panama.Ou sait qu’il y a dans cette loi une clauseexemptant les navires américains de payer uu droit de passage.Les journaux étrangers, surtout ceux d'Augleterre font entendre des protestations.Ou a parlé même de complications internationales.Le litige sera soumis, dit-on, au tri bunal de la Haye.Le gouvernement américain ne semble pas encore être pris de peur ; i1 sait ce que valent les protestations de la presse anglaise.Dans le Devoir M.Bourassa rappelle une grosse vérité historique à cette oecasion : rapports consulaires anglais qui vieu ., ., , , ., nent d’être communiqués au Parle- « boa serviteur da «peuple en lai don- ment, révoltent les consciences.Il “aut.Place dans les conseils de la ua- s’agit surtout d’atrocités commises par les agents de la Peruvian Amazon Company, société anglaise qui se livre à la culture du caoutchouc.Une enquête approfondie a été faite par sir Roger Casement, consul général à Lima.Certains de ces employés ont fait sauter la cervelle à des enfants indigô nés ; des femmes et des enfants ont été flagellés jusqu'à ce que la mort s’ensuivit.Pins de 90/4 de la population indigène portent des traces de coups de fouet anciens.tion ?Il y a, du reste, d’autres raisons qui militent eu faveur de notre proposition Des ministres et des députés ont prôné, à diverses reprises depuis uu au surtout, la nécessité de multiplier les encouragements à l'agriculture.Si nous ne faisons pas erreur, cela figurait au programme du parti conservateur aux élections générales de 1911.On parlait d’augmenter les subsides, de subventionner les sociétés agricoles, d’établir eu grand nombre des fermes-écoles, etc.C’est fort bien.Mais ce qui serait encore mieux, à notre avis, ce serait d'apprendre aux travailleurs de la terre quels avantages ils peuvent retirer de la coopération et quels sont les moyens de l'organiser.Qu’on le veuille ou non, la "coopération est le régime économique de l’avenir, spécialement dans le domaine de l'industrie agricole.C’est par la coopération que l’agriculteur appreudia à rendre sou travail plus réuuméreteur en per fectiounaut ses méthodes, en pratiquant davantage l’épargne et le crédit productif, eu supprimant les intermédiaires qui spéculent sur sou manque de ressources et son isolement.C'est la coopération qui tiendra eu échec les II ne s'est lieu passé, depuis, qui me facteurs de l'augmentation du coût de porte à modifier ce jugement, et il est la vie, attachera plus fortement le peu probable que la tempête soulevée paysan à son sol, et enrayera le fléau par la presse anglaise et canadienne menaçant de la désertion des campa- autour de la législation américaine sur gués.le canal de Panama, marque le com- Or, la Caisse Populaire, telle que l’a meucemeut de la “ transformation ” conçue M Desjardins, est l'organisme de la politique anglaise à l’égard des coopératif qui répond le mieux aux Etats-Unis.Ou je me trompe fort, ou besoins actuels de notre peuple agrico- “ le glorieux empire sur lequel le 10 le.En môme tempe qu'elle transforme leil ne se couche jamais " va digérai 1.son épargne en crédit et lui permet taloche du Président Teft, comme il * " Ou peut être assuré que tout ce tintamarre au sujet de la dernière frasque du Congrès et du gouvernement américain se terminera, comme tous les imbroglios anglo-américains, aux dépens du Canada ;—puisque, en effet, c’est le commerce maritime du Canada qui eoutfiira le plus du régime de faveur fait aux navires américains.Il y a près de dix ans, j'écrivais ceci dans une revue de Londres : “ A tort ou à raison, nous croyons “ qu’afiu d'éviter une telle calamité “ (une guerre avec les Etats-Unis), la 11 Grande Bretagne est prête à sacrifier “ tous ses droits eu Amérique.Les “ sentiments et la politique du peuple “ anglais devront subir uue trausfor-“ matiou complète avant que le Cana-“ da puisse compter sur les forces de “ l’Empire pour le défendre contre les “ Etats-Unis." En douze ans, 30,000 personnes au moins ont été massacrées ou sont mor tes de faim par le fait de leurs bourreaux.SI tou# les ami# «le notre jour nal nous taisaient parvenir,cette année, un nouvel abonnement à • l.OO, nous augmenterions vite notre circulation : et notre Influence.D’autres faits plus révoltants encore, et qu’il nous répugne de reproduire, abondent dans le rapport de sir Roger Casement.Le ministre des Affaires Etrangères d’Angleterre s’est mis eu correspondance avec les gouvernements péruvien et américain pour la répression de ces atrocités : mais ou n'a pu aboutir à rien de pratique ; alors, ue voyant aucun moyen d’agir efficacement, sir Edouard Grey a publié la correspondance pour agiter l’opiuion publique.Il aura obtenu du moins la retentissante manifestation du Pape qui atti rera une fois do plus au Siège Pontifical les remerciements du moude chrétien.M.Gustave Grenier, greffier du Conseil Exécutif de la Province de Québec, est décédé à l'âge de 65 ans.Demandez Un cas de sorcellerie ou Le Udiab est aux vaches ; par la malle 8 sous.La Propagandcdes Bons Livres, bureaux d) la Vérüè.La Sainte Vierge d’après l'Evangile, ouvrage canadien fort instructif à propager.Véritable catéchisme de la dévotion à Marie.Nouvelle édition 10 c.franco à La Propa-des Jfoi-s Livret, Bureaux de la Vérité.Tous ceux qui s'< coupent des œuvres économique doivent lire le [Gatéchsme des Caisses lapidaires de J.P.Lefranc.S 8.Pie X a demandé au ministre plénipotentiaire du Pérou auprès du Saint-Siège des détails sur les faits lior ribles qui lui étaient signalés, et le mi niatre lui a déclaré que l'opiniou publique péruvienne était persuadéelqu’ils Samedi 31 Août 1012 46 LA VÉRITÉ dirai bientôt : Veuillot l’a aimé plue cimetière qui entoure la pauvre petite | dit pacifiquement de belle# choses ns que tous le# autre?.Il l'a espéré, il l'a église.Les môme# grands-pères out dû lui semblait pas l’homme nécessaire, attendu ; il l’a invité à l'oubli deetorte s'aventurer aux environs, à la suite de H u’eu démordra jamais.L'autre jour, mutuels, au pardon à l’étreinte frater* leurs bestiaux.J’aime à croire qu'il y en lisant le généreux panégyrique de ne lie.C’est qu’il ee sentait toujours eu avait quelques-uns dans l’auditoire M.de Voguii par le comte A.de Muu, proche de lui par les mêmes ardeurs de saint Bernard, lorsqu’il a prêché la je me souvenais d'une lettre adressée combatives, la même énergie et la croisade, pas bien loiu de leur chau par Veuillot en 1876 à ce capitaine de mière, à Vézslay, que j’ai vu aussi.cuirassiers qui avait déjà l'éloqueu c’est pourquoi je rédige Waivers et académique II lui écrivait Homme suis votre ami Ilélas ! madame, il de bien et bien disant, vous l’êtes : taut au moins cela pour me cousoler | mftis l'idéal de Cicérou ne doit su dire de u’être pas un de mes pères.” Il est uî & vous ui ù nous.Il faut aller plus évident que M.de Falloux devait outre.Dans le discours d'un orateur trouver bien peu gentilhomme un écri- eu uniforme, il faut du sabre ou tout vain do.it les aïeux «’avaient jamais : Uu moins du fourreau.Hier, je u’eu ai porté d’autre sceptre que la houlette pas trouvé assez.C' est le sabre qui fait du berger.Et Veuillot avait hérité de | valoir l’épaulette.L’auditoire est lu bonne et simple stratégie de ces j concerté lorsqu’au lieu d’un estaliUd< pasteurs." Allons sur les bords du j il emporte uue bénédiction tliuve,—écrivait-il à sou frère,—ra LE CENTENAIRE De Louis Veuillot (1813-1913) même noblesse militante.ce Le libéral type, le spécimen complet de l’espèce est plutôt M.de Falloux.Il u’y a peut-être qu’un seul geste vraiment belliqueux dans la carrière de M.de Falloux.Il était écolier à Paris au lycée Bourbon Son voisin de classe eut un jour ’audace de rire en le voyant égrener son chapelet.Le petit Falloux prit sou encrier et le jeta à la face du mal appris.Il avait épuisé en uuyiposte uu peu prompte toutes ses éuiTgies belliqueuses.Cet encrier, A.de Falloux va le ramener pieuse-meut ; il le gardera peur écrire scs ilânoires et pour maculer de goutte lettes corrosives la figure et le souvenir de ses adversaires.Uu de Falloux ne (Suite.) A quelque temps de là, ou sent que les mains,—sinon les cœurs—com men cent de se séparer.Des complots se trament contre V Univers, et l’on n’est pas peu surpris de trouver le nom de Montalembert sur la liste des conjurés.Il voisine avec un autre, hier encore à demi-iucouuB, M.l’abbé Dupanloup.Ils sont cinq.Ils viennent de découvrir tout d’un coup que Louis Veuillot a besoin d’un guide, d’un frein, qu’il est trop violent, qu’il compromet la cause dont la veille, il était le plus sage et le plus intrépide défenseur.Us sont cinq eu 1S45, ils seront légion en 1S50.L’armée catholique est divisée ; il y aura l’aile droite et il y aura l’aile gauche.Il y aura l’aile droite avec L.Veuillot, Mgr Pie, Mgr Parisis, Mgr Gerbet, vingt autres ; il y aura l'aile gauche avec Montalembert, Mgr Dupanloup, de Falloux, Lacordaire,.je ne nomme que les chefs.Il y aura l'aile droite des catholiques romains et il y aura l’aile gauche des catholiques libéraux.Deux politiques, deux doctrines sont eu présence ; tousles efforts seront vains pour les rapprocher et les uuifier.Deux politiques d’abord.— J’ai déjà indiqué la politique des catholique; libéraux.Il est difficile de définir le catholique libéral.Il est infiniment divers, souple, insaisissable Une image d’enfance me revient toujours à l'esprit, quand il s’agit de fixer la figure du catholique libéral.Je revois uu personnage de cirque forain que des agents de police tentent d’arrêter ; ils s’ima giueut le tenir, mais il leur glisse entre les mains, leur" laissant comme souvenir une demi-douzaine de jaquettes et autant de gilets.Cette comparai son n'a qu’un défaut : elle manque d'élégance, et tout ce qui n’est pas d’une souveraine élégance ne convient qu’à moitié au catholique libéral.D’un individu à un autre, il se transforme et se modifie.Il n’est même pas constant avec lui-même, et je défis le plue subtil des psychologues d’enfermer en une formule rigoureuse uu Falloux ou un Dupanloup.Il se reconnaît au moins à ce premier signe qu’il est uu politique, c’est-à-dire l’homme des combinaisons et des négociations.Toutes choses pour lui sont affaire d’arrangement et de traités.Avec des concessions récipro ques, il y a toujours moyen de s’entendre.Vous lui dites qu’il y a des priu cipee engagés et qu’eu général le principe est quelque chose de rigoureux et d’inflexible.Il ne me pas le principe ; seulement vous ne lui ferez jamais admettre qu’avec les principes, aussi bien qu’avec le ciel il n’y ait des accomodements possibles.Le catholi que libéral est peu fait pour la guerre à outrance ; il n’est à son aise que daus les antichambres où l’on fait queue, autour des tapis verts où l’on discute des marchés et où l’on signe des cou trais.Il est très doux, sinon très humble, de cœur.Il a l’âme vaste, hospitalière, pacifique ; la seule arme qu’il croie bénie de Dieu est ce rameau d’olivier que la blanche colombe biblique portait par-dessus les eaux du déluge.Le vrai catholique libéral, ce n’est pas Montalembert.Celui ci est un chevalier, armé de pied en cap, loyal, fjrsnc, généreux.Il aime la bataille, lé clïquetie des épées tendues et le bruit que fait le vent dans les drapeaux déployée.Sa parole est acerbe ; il est cinglant, il est même sanglant II a le paradoxe libéral dans la tête, il n’a pas le tempérament du libéral.Je le i • Si votre 1 éloquence n’a pas un cachet de caserne, massûLS-y cinq cailloux luisants et 1 lequel peut et doit être un cachet de courons vers Goliath, nos cailloux j suprême distinction, elle ne sera qu’une dans la panetière et la fronde à la bille et honnête fille à main.’’ Le berger David n’avait point négocié avec le géant philistin ; maiiei, ce que 111 n’était point Jeanne d’Arv.Il manque il le plus beau des gestes au soldat ors-manquait de l’espiit politique.L.leur qui ne dégaine pas.Dégaimz, Veuillot u’eu avait pas davantage.Il sabrez, empoignez 1 C’est ce que ce bon se vantait d’ailleurs d’ignorer l’art des Dieu a voulu de vous eu vous donnant longs d scours pour ne rien dire, des l’éloquence et en vous faisant dragon, choses enveloppées et déguisées.Et il H faut qu’eu vous écoutant ou seule la ajoutait avec une superbe insouciance, nécessité de se rendre pour n’être pas dans une lettre au doux et pacifique fusillé, parce que vous demanderez à M.hoisset : "‘Ce que j’ai de trop, je ta force ce que vous n’obtieudrtz pas trembe qu’on ne l’ait pas assez.Je de l’amour.Un coup de sabre à prosuis trop ignorant pour n’avoir pas de pos Vît une tièi belle aumône, une liés violence ; il leur manque du sang, de grande charité ”.I! terminait par ce la haine contre une société où iis ont mot d’ordre audacieux : » Soyez, corn- saint Louis, de ces martyrs qui ue cran gueut point de donner la mort Je suppose avec effroi que M.de Muu ait pris au pied de la lettre les conseils de L.\ euillot, il est très certain qu’il ue serait point de l’Académie française î 11 y aurait, de ce fait, un grand vide sou?la coupole, dans notre cœur, et peut-être même dans le cœur de M.le comte A.de Muu se compromet point dans les bagarres Il en a bien eu l’envie, uu jour.“ Le rêve de ma jeunesse,—écrit-il dans les Mémoires d'un royaliste, — a été de mourir pour mou roi, A l’ombre d’un buisson veudéeu.” Mais les buissons vendéens sont des buisson?ardents, et il n’est pas de ceux qui se déchaussent pour a bolder les buissons qui flambent.Il ajoute donc : à l’écart, contre mou attente et contre mon gré.” M.de Falloux sera bientôt le plus brillant des négociateurs, quel que chose comme le parfait notaire du parti catholique.11 ne sera jamais ce qu’on appelle un soldat.Je me trouvai leur place, et dont les velours et les dentelles les empêchent de voir les plaies et de sentir les corruptions.Us ignorent ce qui se passe dans ht rue, ils n’y ont jamais mis les pieds : moi.j’en viens, j’y suis né, et, pour tout dire, j’y demeure encore.Eh bien ! Dieu me dirait : *• Ces institutions, ces arts, cette civilisation, je vais tout ré duire en poudre ”, je me prosternerais et je n’userais demon droit de prière! que pour lui demander de sauver le?! — “ ’^r^s bien ! — ajoutera quel-âmes.” Peut-être lui arrivait-il d’exa 4U UQi — niuis bi violence ne convertit gérer, d’obéir trop facilement à sa !,as les âmes Et Veuillot riposte : fougue, de ue point garder dans la *’ Ce u’est pas à cela que je m’attache ; polémique contre les ennemis de Dieu je m'attache A réveiller, A encourager, cette paitaite courtoisie dont ceux ci du & convertir les fidèles, A les faire mar-reste ne se piquaient point.Mais que cher au combat, A les y engager même voulez vous ?“ Je suis un travailleur malgré eux.Et toutes les lois que j eu toujours eu plein combat,— répondait vois sortir uu de sa torpeur, si j’y ai il,—je charge et je bourre mou fusil à l)U contribuer pour quelque chose, je la hâte : est-il étouuant qu’il crache un m’eu applaudis comme d’un grand peu ?” Oui, sou fusil crachait un peu, succès, car j’ai fait d’une statue et même beaucoup, et quand ou le lui hotumo, j’ai ouvert une bouche fermée, taisait remarquer avec trop d'iusistau j’tt> «rmé et rendu viril un bras indc-ce, il ripostait : “ Ne vous souvient-il lent.Celui-IA teru des œuvres qui coupas de ce propos du bon Joinville qui, vertirout des impies ”, lia peut-être voyant les musulmans insulter le camp exagéré parfois, non pas dans sou goût chrétien, disait A nu sien compagnon : Pour méthode offensive, Mon ami fonçons un peu sur celte chien- la répulsion que lui inspirait la rué-a aille ?Mais qu’étaient cos musulmans tbode de douceur et de charité.Ou le en comparaison de la bande infâme souhaiterait plus juste, moms acerbe, pour laquelle vous criez merci V Point (laus ses rencontres de merci, jour de Dieu ! Je sens les L’Apôtre disait, en parlant des dons éperons qui me'pousseut d’eux-mémee variés de la grâce : “ Alius quidem sic, aux talons ; mon cheval hennit, mou ah'us a idem sic; ” L.Veuillot entrait sabre frémit dans le fourreau.Fonçons Difficilement dans ces distinctions et sur la chicnnaille ! Mieux vaut périr, cette diversité.11 avait vu que de voir sans la soullleter la face disait, " la France cracher insolente de l’impudique et du men- se ” ; A cette insulte il ne voyait qu leur 1 ” —Fonçons sur la chieuuaille ! réponse possible et il la douna sans disait Veuillot.Falloux répondait : sans parcimonie.Il eut raison ; mais “ Négocions avec la cbieunaille ! ” d’autres n’avaieut point tort d’ôtre plue Ces deux hommes ue pouvaient pas indulgent?.Il n’est pas défendu d’ap-s’eutendre.plaudir eu même temps aux prouesses — “ Mais à ce compte ” - dira-t belliqueuses de Veuillot et aux mira— L.Veuillot u’eutrera jamais A clés de la charité d’Ozauam.l’Académie française I ” C'est vrai, et P U! d’uue tactique légitime dans 1 il a regardé bien en face ce douloureux mée des apôtres.Veuillot avait choisi sacrifice, et il a répondu ; “ Il est sans la première ; et, quand Ozanam l’accu-doute bon que des catholiques entrent sait de décourager les conversions et à l’académie ; il est bon aussi que d’au les convertisseurs, il répondait : “ Nous très catholiques qui u’y sont point por voulons bien que les blasphémateur tée, n’y entrent pa».Tous les libéraux, sauvent leur âme, mais nous ue vouî à la file indienne, franchissaient la su- Ions pas qu’en attendant ils eu perdent blime porte.Ils honoraient l’Eglise, d’autres ; et si nous ne pouvons leur certes, eu l’associant à leur gloire ; mais arracher uoe frères sans leur inspirer l’épée à la poignée de nacre ne se une haine éternelle contre le nom chré-prend guère que lorsqu’on a mis Tau- tien, nous en sommes bien fâchés 11 tre au fourreau.Veuillot le savait et importe sans doute qu’ils se sauvent, que le# anges exterminateurs sont de mais il importe aussi qu’ils cessent dé mauvais candidats à l’Académie fran nous perdre.Leur âme n’en vaut pas çaise I L’homme de grand talent qui deux, et encore moins en vaul-dle cent Mais je m’attarde et je m'efforce inutilement.Le portrait de M.de Fai ioux a été fait par Veuillot lui-même ; il est complet, et, derrière cette figure énigmatique, ou aperçoit vingt «il houettes de catholiques libéraux 11 est donc plus simple de citer : " Nul homme né eu beau cherniu u’eut davantage la facilité de marcher vite et noblement.Il a de l’esprit, du courage, une parole fine et claire ; il écrit très bien lorsqu il s’y met, et il a le moyen de ne pas improviser.Il sait prendre son temps ; il est engageant et persévérant ; il est riche.Ce que la nature lui refuse, il l’obtient par artifice et pa tience.Avant d’être, il eut des prô neura ; avant d’écrire, il fit des livres vantés ; les gens qui aiment que l’on se compromette l’applaudirent pour des œuvres qui ue le compromettaient pas ; il entra de bonne heure et comme chez lui dans la vie politique, sur le dos de ceux qu’il semblait pousser.Il discerna et mit eu réserve des pierres roulantes dont il pourrait plus tard se faite des piédestaux.La flejar de lis lui servit de recommandation s’introduire chez l’aigle et de passeport pour aller au coq ; la croix ne lui nui -it point auprès de M.Thiers : et, ce qui montre combien l’homme est fort, ni l’aigle, ni le coq, ni M.Thiers ue lui nuisirent auprès de la Heur de lia et de la croix.Il sut monter avec agilité, descendre avec prudence, u’être nulle part, demeurer partout.Mais voici la merveille : tant de • • t u u mais dans oo ur avec Uz main.comme il sur l'Egli-'une qualités naturelles et tant de qualités acquises, après vingt-cinq années d’exercices, n’ont su lui faire que la figure d’un iutrigaut.” on, Il y a Et maintenant voyez-vous Veuillot à côté de Falloux et des grands chefs libéraux ?C'est un plébéien d’abord.Il ue faut jamais l’oublier.C’est p’ébéien égaré dans un état-major d'hommes du monde, toujours affables et souriauts.Il écrit une fois à Mme de Montsaulnin : “ Le château d'E poisses est à deux lieues de mon lieu d'origine, un village qu'on appelle Austrude.C’est là que mee illustrée ancêtres, plus heureux que moi, ont gardé lee vaches.Comme on connaît peu les aventures de leur tempe, il eet probable que j'ai une belle euite de grande-pêree dane la poueeière du petit ar- un Samedi 31 Août 1912 47 LA VÉRITÉ ou mille.Noue voudrions d'ailleurs | dont ou sait déjà les disposition# au savoir, au point de vue de l’éternité, ( baiser Lamourette.Il assiste de loin, quel tort nous leur faisons en le# ern- attristé et déçu, à ce petit concile, où pêchant d’augmenter la somme du mal les principes sont condamnée à rester qu’ils auraient commis.Nous cornp- à la porte.Sa vo'x s’élève, dans le tu tons par centaines leurs victimes, et multe de la mêlée, sereine et doulou dans nos Ames mêmes s'agite un reste reuse à la fois, comme la protestation de leurs poisons I Notre affaire est de du droit méconnu et des leur échapper aujourd’hui." Il eût indomptables.Il écrit le 28 juin 1849 : été facile de s’entendre ; pour cela il “ Qu’avons noue demandé toujours et ne fallait point commencer les borné- unanimement ?—La liberté I Que nous lies sur la charité par des agressions offre le projet ?Une faible part du contre le vengeur de l’Eglise ; il ne monopole ! Le projet organise et forti-fallait point l’accuser de “ présenter la fie le monopole ; il n’institue pas la vérité aux hommes, non par le côté liberté.L’Université gouverne les qui les attire, mais par celui qui les établissements libres, autorise les livres repousse ”, et d’“ ameuter les passions et les méthodes, confère les grades, des croyants Ozauatn se trompait .Dans la vaste enceinte du monopole, les devoirs du soldat catholique ; on trace un petit enclos dominé de Veuillot sur la nécessité d’une stratê- toutes parts.On y place des sentinelles gie unique dans la défense religieuse, universitaires, une douane à l’entrée — *• Vous parlez d’or, — réclame Pour leB livres, une douane à l’entrée un grincheux, — mais n’empêche que Pour les examens ; ou y envoie des ine-vous faites une mauvaise besogne, pecteurs et ou nous dit : Plantez là un Votre politique de principe et d'iutrau- drapeau : c’est le terrain libre n’aboutit à rien ”.Ceci est Etait-ce bien la peine eu vérité d’a voir si longtemps combattu, encouiu l’ameude, accepté la prison, pour ne conquérir eu tin de bataille que juste l’espace nécessaire pour planter un simili-drapeau ?Les libéraux chantaient victoire, L, Veuillot se lamentait.Vie des Saints illustrées tant, en la commercialisant, notamment pour la vente du beurre.” Magnifique collection de vies de saints très bien illustrées en quinze volumes.Chaque volume contient 104 vies et est solidement relié et doré sur Iran- Noe bra.vea assimila, tears du Canada et des Etats-Unis peu.vent lire avec profit cet extrait du magistral discours de M.Lamy de l’Aca démie française au Congrès de Québec : “ Seule notre langue est restée : mais sa puissance n’a pas besoin d’autre puissance.Les affirmations de jadis faussaient les problèmes, au lieu de le résoudre.L’avantage des armes et la masse de la population ne confèrent à un peuple ni droit ni moyeu d'imposer son langage.Si le nombre était un titre, l’avenir du monde serait de parler chinois.Si la victoire était une maîtresse d’école, l’Europe eût parlé français sous Napoléon, car dans les territoires où il dominait, il l’enseigna d’autorité, mais le vainqueur des rois fut tenu eu échec par les enfants qui ne voulurent "pas oublier la langue apprise de leur mère.Il n’y a pas à tenter de refoulement, il n’y a pas à espérer de substitution entre les langues.Dédaiguer aucune d’elles, en souhaiter la destruction, est ignorer ce que toutes représentent de durable et de légitime.Elles sont les voix des patries, elles sont, pour chaque peuple, sa pensée sous la forme la plus naturelle à ses iustincte, la synthèse de toutes les différences qui le distinguent de tous les autres peuples, la sûreté d’un rempart contre l’étranger.Tant que subsistera la diversité des races subsistera la diversité des langues.Mais les peuples, même les plus glorieux de leur autonomie, même les plus jaloux de leur qualité, ne vivent pas isolés.Ils ont besoin, fut-ce pour régler leurs conflits, de rapporte les uns avec les autres.Certains intérêts sont internationaux.Enfin, il y a des vérités et des devoirs qui dominent les races, qui sont le bien ou la loi de tous les hommes.Or, pour que les hommes communiquent de peuple à peuple, pour qu’ils s’aident pur les aptitudes de chaque race, à accroître le bicu générai, pour que le genre humain prenne conscience de sou unité, il est besoin d’une langue commune.Cette langue, qui ne doit pas supprimer les langues nationales, doit s’ajouter à elles.” —o— Asbimilateurs, limez ! consciences cbe.La collection $12.50.La Propagande des Bons Livres.EN • PASSANT sur L’avènement de Mgr Gauthier de Montréal fournit à la Revv£ h rance-Américaine l’occasion de rappeler un incident de la Convention des Knights of Columbus tenue à Québec eu 1910.A la grand'messe solennelle à la basilique deux sermons furent prononcés.Le premier orateur fut Mgr Fallon qu1 parla pendant trois quarts d’heure.Puis vient le tour du représentant des K.of C.de langue française, M.le cha nuine Gauthier.C'est alors que se produisit l’iuei dent eu question.Nous laissons parler notre confrère : " M.le chanoine Gauthier, de Montréal, monte en chaire.“ Au nom du Père et du Fils ” temps d’achever sou signe,de croix qu’il se produisit dans l’église une véritable détonation suivie d’une avalanche.Tous les Irlandais s’étalent levés et, bousculant les pauvres Cauayeus qui voulaient entendre, sortaient des allées à pleines portes.J'ai compté à moi seul plus de ciuq cents déserteurs qui défilèrent ainsi pendant un quart d’heure, c’est-à-dire pendant tout le sermon du chanoine.Les bous Canadiens avaient écouté religieusement, debout, peudaut qua rautc-ciuq minutes, les.de Mgr Fallou.Mais subir—ne fût-:e qu’un quart d'heure, ne fût-ce qu’uue miuu te—la parole française d’un Canadien français, c’était trop fort pour des cbe va liera irlandais ; leur siège les brûlait.Plutôt manquer le reste de la messe que d’endurer pareil supplice.Procédés de columbustiers sigeauce plus grave et nous oblige à confronter l'actiou de Veuillot et l'action des li béraux dans la question de la liberté de l'enseignement.Eu 1840, au moment où M.de Failoux reçoit le porte feuille de lTuetructiou publique, la la liberté touche à sa campagne pour lin.Mgr l’arisie, Moutalembert, Veuillot, ont entretenu dans le pays uue sorte d’agitation permanente qui pro met bleu de ne s’apaiser que dans la victoire du droit.11 semble mainte naut que la bataille est à peu près gagnée.La Révolution de 1848 a créé dans les esprits uue profonde anxiété.11 y a tant de ruines sur le sol, tant de s.mg sur le pavé, tant de haines dans les âmes que les dilettantes de l'impiété se sentent troublés en eux-mêmes.V.Cousin rencontre de Remusat et lui crie dans le tou et avec le geste des mélodrames : " Courons nous jeter dans les bras des évêques ; eux seuls peuvent nous sauver aujourd’hui ”.Thiers écrit, le 2 mai 1848 : 11 Quant à la liberté d'enseignement, je suis changé 1 Je le suis, non par uue revolution dans mes convictions, mais par uue révolution dans l’état social .L'Université est tombée aux mains des pbalanstêrieus.Je porte ma haine et ma chaleur de résistance là où est aujourd’hui i’euuemi.Cet ennemi, c’est la démagogie et je ne lui livrerai pas le dernier débris de l’ordre social ”.Louis Nauoléon a éciit duns sa procla matiou à ses concitoyens : " La protection de la religion entraîne comme conséquence la liberté d’enseiguemcut”.Dune la victoire parait toute proche ; les adversaires d'hier sont des alliés aujourd’hui.—- Or, que demandaient les cathodiques ?que voulaient les évêques Y quel était le programme de L.Veuillot Y 11 ue s'agissait point de créer un nouveau monopole, le mono polo catholique à côté du monopole universitaire.Un acte collectif des évêques de la province de Lyon concluait par cette formule : 11 Nous ré clamons la viaie liberté d'enseigne meut, c’est-à-dire la faculté accordée à tous d’avoir sous la surveillance de l’Etat des écoles absolument indépendantes des écoles de l’Université ’’.On veut donc une loi de liberté.Plus d’entraves, plus de servitude 1 Le droit pour la vérité d’avoir ses chaires, ses maîtres, ses écoles, sou rayonnement libre et nécessaire I Et la loi est votéi.Etrange dénouement qui équivaut à uu étrange ma riage ! La loi Failoux consacre les uo ces de l’Eglise et de l’Université ; elle aboutit à uu contrat bizarre où l’Université u’abandouue presque rien de ses privilèges, où l’Eglise se résigne à une tutellejombrageuse.Thiers se frotte les mains et écrit aux universitaires chagrins : “ Le projet laisse à V Uuiver sité lu juridiction, la collation des grades, l’inspection, le gouvernement tout entier de l’enseignement ”.Ainsi, si tout cela est vrai, que voulez-vous que dise L.Veuillot?Il proteste uue dernière fois ; sou article du 16 mars ISSU a des accents de poignante élégie.*• Non, — dit-P, — non, cette liberté qu’ou prétend nous donner, n’est pas la liberté, et surtout n’est pas la liberté que nous demandions pour nous et pour les autres ; ce n’est pas la liberté de la conscience, ce n’est pas la libellé de la famille, ce u’est pas la liberté de la commune, ce n’est pas la liberté de l’Eglise, ce n’est pas la liberté ”.(A suivre.) Il u’eut pas le Lors de la convention des missionnaires agricoles tenue à Üka, le Chapitre de la Trappe a donné aux visiteurs uue audition de chaut grégorien sous la direction de l)om Vannier, bénédictin Le chant grégorien au .Canada Retraites fermées à Ottawa A lu Couveu tiou des Mission n ai res agricoles Les bienfaits de la coopération M.Gigault, sous-ministre de l'Agricul.tare u parlé eu faveur des coopératives Trois retraites fermées out eu lieu à Ottawa, récemment, au Scolasticat S i Joseph, sous la direction des RR PP.Oblate.La première, du 20 au 30 juillet, a été faite pour les hommes de langue française tante.La seconde, pour les jeunes gens de langue française, a eu lieu du 2 au 6 août ; elle a compté 33 plupart membre de VA.O.J.C., à savoir des cercles Duhamel, Sacré-Cœur, Lacordaire et de Maseuod.Enfin, uue troisième retraite a eu lieu du 9 au 12 août pour les hommes et jeuues gens do langue anglaise, trois retraites ont été suivies avec français eu voyage au Canada.“ Dom Vannier, écrit le Journal d'Agriculture est uu maître eu chaut grégorien Aussi, le Révérend Père Abbé de la Trappe d'Oka u’a pas cru “ M.Gigoult, dit le Journal d’Agriculture, fanant allusion à la conférence de M.drapais, relativement à la désertion des .campagnes, il en arrive à la conclusion que pour l'enrayer, il taut fonder des sociétés coopératives, devoir faire uu plue agréable plaisir à L'enseignement agricole est certes très tous les missionnaires agricoles, ainsi utile, mais tant que nous nous eu lieu-drous à cela, nous piétinerons sur place.Le Danemark est le pays qui a le plus lait pour le progrès agricole eu se couvrant de cooperatives.Eu 1SS1, le Dauemaik exportait du beurie, des œufs, des viandes, du bacon pour 32,000 de courouues ; grâce aux coopératives, il.tu exportait huit fois plus eu 1909, ou pour 297 millions de courou , _ ,T .Eu 1881, l'élevage du pore y était, rend Père Dom \ auuier, qui a execute et fait réciter par la communauté des ; elle a compté treize reliai.retraitante, la qu’aux personnages présents, que de les iuviler à une séance de chaut gré- gorien donnée à la cummuuaulce, au monastère.Cette séance a été présidée par !e Tiès Révérend Père Abbé, ayant à sa droite M.Gigault, sous-miuistre de l’Agriculture, et à sa gauche, le Révé- Ces # * e Alors M.do Failoux prend le pouvoir.La minute est solennelle.Que va faire cet homme qui est le mauda- l’héri- grande édification ; elles promettent des fruits consolants et sont d’beureu prémices pour l’œuvre des Retraites Fermées, à Ottawa, inaugurée eu 1911 première retraite de l’A.C.J.nés comme aujourd'hui, très considerable, maie souvent à l’automne, lorsque RR, PP.Trappistes, plusieurs mor- l’ollre était considérable, le porc se ceilux de chaut grégorien, eu donnant vendait à très bas prix, ce que voyant leg rè ,e8 d,uue excellente exécution, les cultivateurs danois foudôreut des ® .abattoirs coopératifs pour convertir le Tout le monde a été enchante d’euten- porc en viande fumée et réalisèrent de dre le digue collaborateur de Dom ce fait d’impoitauts bénéfices.Trente- Mhiei dans la réforme du chant li quatre de ces établissements y existent turgique.” aujourd’hui.Les danois ont rendu l'agriculture payante en l’iudustriali taire des espérances communes, tier de quinze années de luttes, de sa orifices, de ce grand et beau rêve qui iuspiré et soutenu l’effort des catholiques de France ?L Veuillot le cou naît et ue ee fie pas à lui.Il le voit const tuer sa commission et eu écarter tous ceux qui, autour do la table, auraient oîé affirmer des principes.Il le voit appeler à lui toute la prélature universitaire et quelques catholiques ses A par une C.Des comités publics vont se former à Montréal et à Québec pour comme favoriser le progrès de cette œuvre es sentielle à la formation d’une élite catholique et sociale. Samedi 31 Août 1012 48 LA VÉRITÉ Guide des Serviteurs de Marie | En vente à la “ Propagande des Bons Livres” Aux Etata-Uuis la contagion du crime semble exister réelk- Devoirs des Parente envers leurs Eu faute par Mgr Ivoeset* lo c.% ISc.ft, La contagion du crime ment : “ La théorie de la coutagiou des crimes, écrit uu journal frauco-américain.est admise aujourd’hui, les faits et les aveux des coupables eu prouvent l’exactitude.Il a été établi qu’au cours des dix dernières années il n’y a pas eu moins de 86,934 personnes assassinées aux Etats Unie.Pendant cette période, 1,149 assassins seulement ont été condamnées à moit.8,103 crimes ont été commis eu 1909 qui n’ont amené l’exécution que de 107 individus.Eu 1910, le nombre des crimes s’est élevé il 8,975, taudis que celui des exécutions capitales e t descendu à 104.’’ L’auteur du Guide des Serviteurs de Marie a reçu au sujet de cette publication les félicitations des évêques qui expriment le désir de voir ce livre avoir sa place dans toutes les familles de leurs diocèses, afiu d’y perpétuer la dévotion à la Sainte Vierge, une dêvo pou solide et éclairée, et d’avoir à leur disposition les me Heurs moyens de la bien pratiquer et d’obtenir les précieux avantages qui y eout attachés.Se rappeler les adresses et les prix.Adresses : M.l’abbé N.Cinq Mars, 2 rue Richelieu.Québec ; Propagande dis Bons Livres, bureau de la Vérité, Montcalm-Ville, Québec ; M.ledirec leur du Foyer, l’.4cZfo?i Sociale rue Ste Auue.Qnébec.Les librairies catholiques.Prix : 30 cts l’exemplaire ; 37 cts par la malle ; 25 cts l’unité à la douzaine eu s’adressant à l’auteur comme cê-dessus, 2 rue Richelieu, Québec.Petit Catéchisme du Mariage avec le Mémorial do famille, par J.Hoppe-not.15 cts ; 18 cts franco.-f: o :) (Œuvre de SiiiïU Raphaël Archange.) Bureaux delà “ Vérité" LE MOIS DU PRECIEUX SANG DE N.S.JÉSUS-CHRIST, tar Mgr Joe.Li Rocque.20 cts ; 22 cts franco.DIEU üjT MOL Méditations familières, pratiques et intéressante?.L'unité 15 cts ! §1,50 la doz.franco.DIEU ME SUFFIT I Aux amis du Cœur Eucharistique de Jésiv.Par le P.Arsène Kreb?.l/m ité 15 cl s ; 17 cts franco.TRESOR DU JEUNE HOMME.R.P.Bischoff, C.SS R.L’uuité 6 cts ; 55 cts doz.frauco.par Au large de l’Ecueil.Roman C dieu, par Hector Bernier.75 cts ; S5 cts franco.a ni DIAMANT DE LA JEUNE FILLE, par R P.Biscboll, C.SS.R.L’unité 6 cts ; 55 cts la doz.frauco.Poulailler Pratique LE DOCTEUR HUBERT LA RIT ET LT I)L E C A N ADI E N N E.F K A N.ÇAISE.L’unité 50 cts ; 00 cts franco.EOXXE XO WELLE Notre ami M.J.-B.Plante, aviculteur, avait déjà publié le Poulailler modèle.Cet opuscule une fois épuisé, l’auteur a dù se rendre aux exigences de la situation et c’est ce qu’il fait eu présentant aux amis de la poule, non pas une réimpression pure et simple, mais bien une édition neuve qui, à la fraîcheur de la nouveauté, associe beaucoup d’améliorations.Le Poulailler pratique ne se montre pas moins modèle que son aîné eu se tenant au cours du progrès : les aviculteurs qui habitent le Nord-Est de la province de Québec apprendront de lui comment, sous ce climat, ils peu Tant loger leurs poules d'une manière à la fois confortable et économique.— Un Amateur.PENSÉES DE BLAISE PASCAL.Dans leur texte authentique et selon l’ordre voulu par l’auteur.Par M.le chanoine Jules Didiot.L’unité 50 cts ; 70 cts franco.Livres pour bibliothèques Apostolat eu Afrique.En vente nu profit des œuvres Sœurs Blanches d’Afrique.20 librairie, 25 cts frauco.La Propagande des Bons Livres vient de recevoir un grand nombre de livres des principaux éditeurs catholiques de France et de Belgique.C’est uue excellente occasion d’organiser ou de compléter des bibliothèques paroissiales fort intéressantes iructives, à bon marché.Il y a des sé ries de livres à 7 sous eu montant.S’adresser à la Propagande des Bons Livres, bureaux de la Vérité.03 cts en HISTOIRE CRITIQUE DE LA PRE DILATION DE BOSSUET, d’après les manuscrits autographes et des documents inédits, Labarq.5U cts ; 70 cts frauco.Le Catéchisme des Caisses Populaires par J.P.Le Ira ne.10 cts eu librairie ; 12 cts fri par l’abbé J.et ms- inco.Le Catholique d'Action par le R- V.Palau, B.J.Eu librairie 15 cts ; franco 20 cts.LETTRES CHOISIES rie Sévigué.L’unité 50 c.de Madame 65 c.franco.NOTRE DU La Première Canadienne au Nord Ouest, par i’abbe U.Dugas.Uue belle et intéressante page d'histoire canadienne et qui vaut n’importe quel roman.En librairie 5 cts ; franco 7 cts.EN GARDE I Termes anglais et l’abbé B anchard.L’unité 15 cts ; 17 cts franco.anglicismes par Pour les économistes Nous envoyons actuellement des comptes à nos abonnés retardataires.Nous espérons que tous s’empresseront de nous faire parvenir notre dû.La Vérité n’a Tous ceux qui s’intéressent aux ques lions et aux œuvres économiques doivent lire le Petit catéchisme de Lefranc sur les Caisses Populaires.Ce petit traité, très méthodique, très clair et très pratique est destiné à obtenir un grand succès.C’est un ouvrage unique, indispensable à l’heure présente.C’est aussi le premier ouvrage canadien d’économie pratique.Nul doute qu’il va grandement cou tribuer à la diffusion des Caisses popu laires.On peut se procurer cet ouvrage à nos bureaux.10 sous ; 12 sous par la poste.comme moyeud'exis teuce, que le seul revenu des abonnements.Si tous ceux notre journal payaient régulièrement, nous pourrions faire face assez facilement à toutes nos dépenses, reusemeut il nous est toujours dû somme fort importante.Nous sommes bien déterminés cette année de faire la perception de tous les arrérages.Que tous nos abonnés jettent donc un petit coup d'œd sur l’inscription bas de leur adresse, et s’ils nous doi vent, nous les prions de ne pas obliger à leur envoyer une note.Nous tenons aussi à rappeler que l’abonnement est payable d avance.On comprendra facilement Ouvrages du I\ Bertliier.M.S.La Clé du Ciel L’Art d’être Heureux.Le Jeune Homme comme il faut.Nouvelle édition revue et L’IIomme tel qu’il doit être.Le Livre de Tous.Edition Nouvelle illustrée.La Mère.Selon le cœur de Dieu devoir de la Mère chrétienne ses enfants.La Jeune l'ille et lu Vierge chrétienne à l’école des Saints.La lutte antialcoolique.Simples articles par le K.1’.Doyon, V.1’.Cartonué 20 cts franco.Toile 25cts eu librairie 30 cts franco qui ont souscrit à en librairie 25 rts Malbeu- une augmentée.Trois Chemins du Ciel.La méditation et l’oraison mentale, la lecture spirituelle, la visite au Saint Sacrement, d’après Saint Pierre Fourrierde Mat-tain court.20 cts frauco.au nous ou envers Aviti’ftiii lUcueil d>: Chemin de Crois pratiques avec des Conseils et des L’unité 10 c.varié et exerci-mco.La Lutte Antialcoolique que ce n’est pas juste de nous laisser supporter, seul, un an d’avance, tous les frais de publication de notre jon ces.1*0 c.la doux, fr; Marie t*l L’unité G c.Le Culte de l’Imitation de la Sainte Famille à l’usage des prêtres,des religieux des deux sexes et des fidèles.%’ %• Tous les amis de la tempérance pourront se procurer le nouvel ouvrage antialcoolique du R.P.Doyon, O.P., à la Propagande des Bons Livres, à nos bureaux.L’unité, cartonné enlibrairie 20 c., franco 25 c.Relié toile, 25 c.en librairie et 30 c franco.i* • rue Pensée Sérieuse pour chaque jour.Petit calendrier spirituel du chrétien.L’unité C c.La doux.Les Causeries du Dimanche 00 c.franco.Heureux les Cœurs Purs ou la Charité Parfaite, à l’usage des Prêtres, des Religieux des deux sexes et des fidô-% Carnet-Agenda de la\ Jeunesse chrétienne.Par l'auteur de la méthode fanée à la piété.L’unité 10 c.La doux.90 c.franco.pour former l’en- Nous venons de recevoir la collection complète des fxiuseries du Dimanche publiées par la Bonne Presse.Ces causeries forment onze volumes de 250 pages chacun magnifiquement illustrés Ou trouve là un exposé populaire des vérités de la religion.Chaque volume se vend 25 cts en magaeiu, 35 franco.La collection, onze volumes, $2.70, frais de port en plus.les.En librairie 25 cts ; 30 cts frauco.PdiU Bibliothèque Chrétienne.70 volumes, la plupart de 100 pages ; sujets répondant aux besoins des temps actuels.Les Noms de Saints ou les Noms de Baptême et la Dévotion aux Saints, par le P.Alfred Deschamps, S.J.20 cts ; 25 cts franco.$2,60 franco.Nous prions tous les retardaires de vouloir bien se mettre en règle avec Cad ministration.¦ Petite Kibliothèquedi: lu Fantiile.200 brochures illustrées.Encyclopédie populaire et chrétienne.$1.40 franco.La Famille selon les Livres Sainte.Le Mariage, Les Devoirs de# époux, L’Education.Par le R.P.Paul Clair.15 cts ; 18 cte franco.La Propagande des Borna Livres Bureaux de la “ Vérité ” près Québec Voulez-vous devenir un apôtre des disses Populaires, lisez et faites lire le Catéchisme de J.P- Lefranc.lO sous en librairie ; IS sous par la malle.
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