La Vérité, 1 mai 1915, samedi 1 mai 1915
wr- eOTBI-DAME 01 QUIBIO, SAMEDI 1 MAX 1915 84è»e A SHE* Ho.41 abonnements ÉRITÉ AVIS • ' T jLlfeLæ AT Toute demande de chah OEM EN T D'ADRESSE DOIT âTBE • ACCOMPAGNÉE DE L'ANCIENNE A DEESSE |*.oo Canada (Un An) gfali-inü (Un an).if.t6 Prix spécial pour lei étudiants, les instituteurs, I- institutrices et les mmc- bres do l’A.C.J.: Canada (Un an).Ealt-Uni» Un AN) .Etranger ( Union postale.f.13.60 • • • • ItiH REVUE HEBDOMADAIRE Fondée par J.-P.Tardivel, le lé juillet 1881 “ VERITAS LIBER AB IT VOS — LA VERITE VOUS RENDRA LIBRES" PAUL TABDIVEL, Directeur-Gérant Bureaux : Obemin Sainte-Foy pris Québec.TELEPHONE : 17BU 91.00 • • • UN AN Six aue plus tard, en 1874, on le retrouve au Canadien, où il s'affirme déjà comme un des champions de la langue française, et ses articles portent cette signature : Jules Paul Tardivel.Entre temps, il a fait en quatre ans, par bonds prodigieux, son cours d'étude à Sl-IIyacinthe, en commençant par les éléments français ; puis ac couapli son apprentissage dans le jour ualisu-e, au Courrier de St-Hyacinthe et à la Minerve de Montréal.Et ce fils d'une anglaise convertie, eu 1881 fondait la Vérité et devenait en Canada français le père du journalisme catholique, le plue ardeut défenseur de la papauté, l'homme de la boussole catholique, apostolique et romaine.H u’y a pas de roman plus beau, plus captivant et il faut ajouter plus édifiant que l’histoire dont Tardivel fut le héros.Cette histoire, ou mieux cette vie, porte eu caractères visibles à tous le sceau de la divine providence.SOMMAIRE BEL HOMMAGE aus yeux des hommes une auréole de sagesse et de sainteté, rendraient plus auguste et plus vénérable leur person • et inspireraient une obéissance plus filiale et une plus religieuse mission à tous les actes de leur autori* té.C’est J.P.Tardivel (Coup d’œil sur œuvre et ses épreuves.) de Son Eminence le cardinal ne, aa vie, son Tulèa Humain Plusieurs confrères ont rendu un bel et touchant hommage à la mémoire de J.-P.Tardivel, à l’occasion du 10e anniversaire de ea mort.Nous tenons à remercier tout particulièrement la Semaine Religieuse de Montréal, VAction Sociale et le Devoir• Nous nous ferons un devoir de reproduire tous ces beaux témoignages.• • • • • 80U.Mandement Bégin* Introduction nu pourquoi autour de la per* Bonne sacrée du Vicaire de JesuvChriat la Chel Suprême de l’Eglise universelle, vous voyez le sénat le plus auguBte de la terre, choisi parmi les prêtres et les évêques du monde eu.tier, pour 1 assister dans le gouvernement de l’Eglise universelle, pour veiller sur l’Eglise après sa mort et lui choisir chant grégorien (Conseils .Gréookiek pratiques) Tout le monde debout !—La musique sacrée dans notre Province.J.P.Lekranc .Canadien La lutte pour lo fraudais (Un Précurseur) Orner Hrroux Encore le crédit • •••••••• • 4 • pas de buvette • • • • • • • A la mémoire de Mgr Duhamel—Les lois de l’Alberta en français— Alliance honteuse —Le jardin scolaire — Comme au temps du3 ApOtres* Timbre-cachet du Sacré-Cœur successeur digne de tenir ici-bas la place de Jésus-Christ, Or, Nos très chers Frères, voyons dès les temps apostoliques et ce que tous les siècles chrétiens ont admiré dans la Sainte Eglise Romaine, Mère et Maîtresse de toutes les églises, se doit voir et admirer également dans toutes les églises particulières.Et un Le timbre-cachet du Sacré-Cœur est vendu au bénéfice des écoles canadiennes-françaises de la Province d’Ontario.' Prix : franco par la pe-ste, le mille, $2.00 ; pour 500, $1.15 ; $0.25.Adresse : Monsieur le Secrétaire Général des Œuvres de l’Action Sociale Catholique, 101, rue Sainte-Aune, Québec, P.Q.ce que J.-P.TARDIVEL nous Coup d’œil sur sa Vie, son Œuvre et ses Epreuves le cent en effet, la Cité universelle des âmes est faite de cités particulières bâties sur le type de la cité mère.Et des apôtres à qui Dieu a douce la mission de semer seulement.Dana le domaine de la presse catholique, de l'actiou chrétienne,sociale et politique, J.-P.Tardivel a été un de ce; apôtres.Pendant plus de vingt-ci uq ans, il fut donc essentiellement un semeur.A l’aurore d'un beau jour de printemps, il y a déjà dix ans, alors que dans les temples ou chantait la résurrection du Christ et qu'à l’exemple du Créateur la nature morte sortait vivante de son suaire, Dieu appela à lui le bon semeur.De ses yeux de mourants, tant, Jules-Paul Tardivel entrevit la semence qui levait.Il avait été au labeur, à l’épreuve, aux sacrifices ; ne serait pas à la moisson.A lui, les épines et les ronces ; les gerbes dorées d’autres élus viendraient les récolter.Mais qu’importe, Dieu le veut I Sa mission était accomplie.Qu’est-ce qu’un sacrifice de plus pour un chrétien de cette trempe.Toute sa vie ne s’était-il pas “ crucifié & sa plume ” I C'est ainsi que disparut ce grand limeur, ce terrible lutteur, ce champion de la presse catholique.Il avait combattu sur la terre, mais pour le ciel.Sa dernière victoire, ea plus grande, peut-être, fut de se vaincre lui-même dans un suprême sacrifice.* • * Les desseins de Dieu ’sont iueonda Ii y a * * » Tardivel fut un chrétien ; c’est-à-dire un homme de foi et de principes un caractère, un militant.S'il eut vécu au temps de la primitive Eglise il eut été uu évangélisa-teur ; il fut au Canada uu journaliste catholique et comme nous l’avons dit un semeur.Tout d’abord son champ n’était pas vaste ; ses moyens d’action furent bien modestes : un pauvre petit journal hebdomadaire.Mais le semeur était si vaillant, si inlassable, ses gestes si virils et si larges que peu à peu la bouue semence porta au loin.Qui dira au juste l’influence que ses écrits ont exercée et continuent d’exercer surtout parmi la classe dirigeau-te, instruite et la jeunesse de ce pays, if faudrait, comme le disait un journaliste canadien au lendemain de la mort de J.-P.Tardivel, il faudrait pour mesurer la portée de son influence toute une génération.C’est ainsi que ce pauvre orphelin étranger qui u’a jamais su ni voulu amasser des écus a laissé à ses compatriotes d’adoptiou, en héritage, quelque chose de plue précieux et de moins périssable que l’or : des idées de vie uationale et d'intégrité catholique.c’est pourquoi dès les temps des Apôtres, nous voyous les églises particulières édifiées sur le modèle de l’Eglise de Rome.Comme l’Eglise de Rome est fondée sur Pierre, Vicaire de Jésus-Christ, et seurs dans la charge d’enseigner et de gouverner toute l’Eglise, églises particulières sont fondées les Apôtres, c est-à dire sur ud évêque successeur légitime des Apôtres et héritier de leur MANDEMENT — DE — ses succès* SON EMINENCE LE CARDINAL BEGIN toutes les sur Archevêque de Québec pouvoir d’enseigner et de gouverner les fidèles.Gomme il n’y qu’un seul Chef pour l’Eglise de Rome et pour l’Eglise universelle, il ne peut y avoir qu’au seul chef pour l’église particulière, l’Evêque choisi, institué ou confirmé par le Pape, Chef souverain de l’Eglise universelle.Et comme la plénitude du pouvoir d’en-eeigner et de gouverner, de régir et de gouverner dans l’église particulière réside dans l’Evêque, héritier du pouvoir apostolique et seul chef de l’église particulière.Enfin, comme autour du successeur de saint Pierre, l’Esprit-Saint a voulu qu’un sénat de soixante-dix Cardinaux soit associé par lui actes les plus importants et les plus solennels de son auguste et souverain ministère, l’Eglise veut qu’autour de l’Evêque, chef de l’églieè particulière, soit rangée une couronne de prêtres recommandables par l’àge, la science, la prudence et la dignité de la vie, qui l’assistent de leurs conseils et soient Louis - Nazairk Bégin, Cardinal-Prêtre de la Sainte Eglise Romaine, du titre de Saint-Vital, par la grâce de Dieu et du Siège Apostolique, Archevêque de Québec, Au Clergé Séculier et Régulier, aux Communautés Religieuses et à tous lis Fidèles de l’Archidiocèse de Québec, Salut et Bénédiction en Notre-Seigneur.1.Jésue-Christ Notre.Seigueur n’a rieu tant aimé que la beauté et la perfection de son Eglise, (1) et o’est pourquoi il a voulu que l’autorité y parût sainte, auguste et vénérable plus que dans aucune antre société humaine.Non seulement il a promis à ceux à qui il en a confié le dépôt de les assister de sa présence particulière jusqu'à la fin des siècles, et de les couvrir tellement de sa majesté que quiconque leur résisterait le rejetterait lui-même, non seulement il a voulu lee sacrer pour l’éternité dans ., , son .g par un .crem.nl que n.‘“°f« *“ plu' " reçoivent pw hernie delà terre ni h.pin.important, dn m.n.hre üp.e- aucun de ceux qui out à préeider «ni «*• ; C «t « eén.t e.c.rdot.1 qu’on EEH" pSfEpiï de tous h.«o-eeih qui, - leur f.i»n, ^ SXZÏÏKJÜl Collège dee Cardinaux, UD ID6S a il eouder les cœura et les reins de aux * * J.P.Tardivel a été vigilant et clair voyant.Il a dénoncé il y a trente ans la plupart des maux dont nous souffrons aujourd’hui.Avec lee yeux de la foi, avec son cœur de patriote il a vu et pressenti mainte dangers sur le terrain catholique et dans le domaine national.Il les a combattue avec courage, avec bise.Dans l’oueet américain, à Danville, i Ohio, en 1868, un jeune homme, un orphelia de dix-eept nui cultive la wie.Il porte un nom français, son Père vient d'Auvergne, male sa mère, P®n ses parente qui l’élèvent, sont dee Dglais, dee convertie.Jamais encore, n a entendu " résonner lee douces ¦ytUbee de France, ” (Suite à la fa pap.) (1) Ephès V., 86-26. Samedi 1 Mal iM6 314 u rsiuTÊ INTRODUCTION ouvrier! initiée, intelligent! et dévoués qui ee partagent le travail et exécutent loue ea direction l'ouvrage auquel eon temps et tes forces ne suivraient pas C'est encore dans le Chapitre de ses Chanoines que l’Evûque doit trouve; ses meilleurs auxiliaires qui, eu le déchargeant d'une part considérable de sou fardeau, ménageront son temps et ses forces pour les actes les plus importants de sou ministère.Ainsi Moïse au désert, occupé de la multitude des affaires de son peuple, s’en déchargea sur des hommes de choix dont il fit les princes du peuple, se contentant de diriger leur travail et de régler par lui-même ce qui importait davantage à la gloire de Dieu et à la prospérité d'Iereëi.(2) Ainsi les Apôtres eux - mêmes ee déchargeaiut sur des hommes choisis et remplis de l’Esprit-Saint de l’administration des biens et du soin des pauvres de l’Egli ee de Jérusalem, pour vaquer plus librement à la prière et à la prédica-tiou de l'Evangile (3).Conseillers naturels de l’Evêque et ses auxiliaires dans le travail de l’administration, les Chanoines de cathédrale ont encore une fonction honorable entre toutes et qui leur est réservée : celle d’accompagner et d’as sister l’Evêque dans toutes les fonctions solennelles de son suprême sacerdoce.L’Evêque dans son diocèse est docteur, est juge, est législateur est roi, mais avant tout il est prêtre, le prêire qui a reçu la plénitude du sacerdoce, la Pontife, c’est-à-dire le Médiateur entre Dieu et les hommes.Grand-Prêtre de sou église, il doit y faire ou y présider lui-même les actes les plus solennels du culte de Dieu, en son nom et au nom de tout pie, et y paraître toujours avec majesté souveraine.C'est le Chapitre des Chanoines de sa cathédrale qui doit être ea couronne d'honneur ; c’est à eux que l’Eglise réserve le droit et le privilège de l’assister dans toutes les fonctions solennelles de sou souverain sacerdoce.v,u il a aujourd'hui.Maw uoua voyous dans le Nouveau Testament et dans l'histoire de la primitive Eglise que partout, dans toutes les église# comme à Rome, les Evêques consacrée par ira mains des Apôtres, et chargée par eux de diriger et de gouverner les fidèles, s'entouraient d’une couronne vénérable de prêtres et de diacres qui lee assistaient dans leur ministère et le gouvernement de chrétientés moins nombreuses quu nos diocèse# d’aujourd’hui.Ce sénat vénérable de l’église présidé et dirigé par l’Evêque, ce Prcsbyterium, comme l’appelait alors la laugue chrétienne, est devenu avec le temps le Chapitre des Chanoines de toute église cathédrale, avec l'organisation bien définie et les attributions bien déterminées que la loi de l’Eglise lui donne aujourd’hui.Vous comprendrez pourquoi les Conciles et lee Papes ont attaché tant d’importance à l’institution des Chapitres de Chanoines dans les églises cathédrales, et pourquoi ils lee ont entourés de privilèges et d'honneurs, quand Nous vous aurons exposé la raison de leur institution et les fonctions saintes qu’ils doivent remplir auprès de l’Evêque et dans l’église mère de toutes les églises du diocèse.IL Un Chapitre de cathédrale est uo corps d’ecclésiastiques institué pour aider l’Evêque, et, au besoin, le suppléer dans le gouvernemeut de son église.Aussi longtemps que l’Evêque est maintenu dans l’exercice de ses fonctions, la mission des Chanoines qui composent son Chapitre est de l’aider et de l’assister.Dès que le siège épiscopal est vacant, par la mort ou l’éloignement définitif du titulaire, c’est au Chapitre de la cathédrale de prendre l’administration du diocèse et d’élire un Vicaire qui le dirige à sa place jusqu’à l’institution par le Saint Siège et la prise de possession d’un nouvel Evêque.Le Chapitre des Chanoines est, avant tout, un conseil donné à l'Evêque, qu’il doit consulter dans certains cas déterminés par le droit, et chaque fois que la prudence chrétienne lui fait un devoir de prendre l’avis d’hommes sages et prudents dans les affaires les plus graves et les plue importantes de son ministère.C’est la première fonction du Chapitre et la plus importante.Encore quo l’Evêque tienne de la grâce de sa consécration et de institution une particulière assistance de la sagesse divine pour le gouvernement de son église.Dieu ne l’a bas dispensé de s’entourer des avis des hommes qui ont reçu de lui un don particulier de conseil, de science et de sagesse.C'est au contraire sa force et ea consolation qu’il trouve toujours auprès de lui un conseil dans ses perplexités, et c'est bien aussi l’honneur et le prestige de son gouvernement que tous lee actes de quelqu’importan-ce en doivent toujours paraître, aux yeux des peuples, mûrie par les dé’ibé-rations des sages.Et comme il ne suffit pas à l'Evêque de délibérer et de prendre lee plue ea-gee décieione, maie qu'il faut en assu.rer l’exécution, pour pourvoir aux mille détail# d’nne administration comme celle d’un diocèse, il faut tour de loi en nombre euffisant des Ce n’eet pee que la Sainte Eglise Catholique admette daue son gouver nement cette fiction d’un roi parle, mentaire qui régna et ne gouverne pas Li pouvoir dans l’Eglise catholique est | essentiellement monarchique et indivisible : il réside tout entier dans Is chef, aussi bien dans l’église particulière que dans l’Eglise universelle.C’est uniquement du fait de sasuccta e:on légitime à Saint Pierre, le Vicaire unique de Jésus-Christ, que le Pape tient son auguste pouvoir, qui n’eet limité que par la constitution divine de l'Eglise, et dont l’exercice ne peut être gêné par aucune autorité des princes ou du peuple chrétien.C’est aussi uniquement de sou institution par le Vicaire de Jésus-Christ que l’Evêque tient son pouvoir d’enseigner de juger et de gouverner sou église, nullement de la volonté ou du consentement de ses prêtres et de ses fidèles.De même donc que la présence et l’as-eistance du Sacré Collège n’ajouta rien au pouvoir essentiel du Pape, et que, fût-il par le malheur dee circonstances privé dee conseils et du concours dee Cardinaux, ses décisions n’en seraient pas moins saintes et ses directions ne s’imposeraient pas moine à la conscience de tous les chrétiens, de même l’existence d’un Chapitre de Chanoi nés n’ajoute ni ne retranche rien au pouvoir essentiel qu’a l’Evêque d’en eeigner, de juger et d’administrer spirituellement et tempordlemeut son diocèse, dans les limites tracées par les lois de l’Eglise.C’est précisément parce que l’institution d’un Chapitre de Chanoines n’ajoute ni ne retranche rien d'essentiel au pouvoir épiscopal, que les Souverains Pontifes, chaque fois que le bien des âmes a demandé l'érecfion d’un nouveau diocèse, n’ont pas hésité d’y instituer un Evêque pour le régir et le gouverner, même lorsque les circonstances rendraient impossible l’institution d’un Chapitre.C’est ainsi qu’aujourd’hui encore, dans bien dee provinces et même dans dee pays entiers, des diocèses en grand nombre ont des Evêques et n’ont pas encore de Chapitre.Pourtant, si le Chapitre n’eet pas indispensable à l’existence de l’église particulière, la loi de l’Eglise l’a toujours considéré comme une partie importante et souverainement désirable de son organisation parfaite et définitive.C’est pourquoi, chaque fois qu’il le peut, le Saint Siège crée, en même temps que les Evêchés, les Chapitres des Chanoines qui devront être attachés au service des cathédrales et prêter aux Evêques assistance et conesil.En cela, les Souverains Pontifes se montrent les gardiens fidèles de la loi de l’Eglise constamment maintenue dans les Conciles et particulièrement an Saint Concile de Trente, et d'une tradition vénérable qui remonte jusqu’aux tempe apostoliques.Sans doute, ni le grand Apôtre dee nations ni les autres Apôtres n’ont établi dans la multitude d’églieee qu'ils ont fondées dee Chapitres de Chanoines organisée comme ceux dee cathédrales d'aujourd'hui, pas plus que saint Pierre n’a institué le véoé.rable collège dee Cardinaux sous la forme et avec toutes lee attributions Conseils pratiques il Las conseils qui vout suivre (Padres, seul surtout aux messieurs curés et vicaires des paroisses rurales.Je comprends parfaitemeut occupations ne manquent pas ral dans nos paroisses des cependant je sais qu elles toujours tellement absorbantes u’y ait pas moyen de chaut liturgique.S’il quelques exceptions elles ne font confirmer la règle générale qui est dans la plupart de nos paroisses un curé a du temps suffisamment s’occuper de ses chantres.Je citer plusieurs exemples de que les eu gêné-campagnes, ne soutpas 1 qu’il h’occuper du se rencontre que que pour pourrais curée qui s'occupent du chant comme de tout le reste.Je connais uu vicaire d’ une pa.roissede 1900 communiante qui, outre ea besogue du saint ministère, chaque jour près de sept heures de classe française, anglaise, latine et grecque à 50 élèves ; ce vicaire trouve encore du temps pour les chanter leur partie, au chœur, les di-mauches, aux grand’messee et Vêpres et très souvent la fait sa exercer A aux semaine.Cela peut paraître prodigieux à beaucoup do vicaires.Il y ft uu secret et quand ou le connaît comprend mieux que la chose est possible.Le secret eo question, c’est que ce vicaire-professeur ne perd pas une minute, temps est tout divisé d'avance et’même les cas de dérangements sont prévus.Vous me direz : “ Il faut uue sauté exceptionnelle pour travailler ainsi.” J’ai toujours remarqué que ce n’est pas tant le travail qui ruine la santé que le manque d’ordre ou de méthode dans le travail et surtout le défaut complet de régime hygiénique, connu des personnes intelligentes et même savantes qui semblaient ig complètement toute notion d’hygiène ; à lee voir ou sou possibles eon peu uue J’ai (2) Exode, c.XVIII.(3) Actes, c.VT.uorer agir on aurait dit qu’elles avaient entrepris de se faire dans le plus court délai possible.Que de choses il y aurait à dire sur ce Etyet I Ou me permettra d’en faire quelques Ici je parle pour tous {A suivre.) mourir Mort de Mgr Joseph Le manu remarques, notamment pour les gens du monde, Ainsi pourquoi ces veillées prolongées qui retardent tant pour, le lendemain?Pourquoi cet usage presque toujours immodéré du tabac qui ruine la santé et fait perdre tant de temps ?Pourquoi ce régime alimentaire trop substantiel qui ne pourrait convenir tout au plus qu’aux bûcherons ?Pourquoi cet amour du fauteil ?on ce marche plus ou vit en véritable immeuble tout s’au-kiloee.Pourquoi cette peur de l’air, cette manie de s’entourer de fioles de toutes sortes, de boîtes de pilules de toute# lee dénominations ?J’ai connu autrefois un bon et saint curé très zélé qui se tuait inutilement parce qu’il ne savait pas prendre sou ouvrage.Que de choses tipiques j’aurais à raconter à son sujet I mais je m’arrête pour aujourd’hui, peut-être que plue tard, j’aurai l’audace de suggérer un régime de vie â ceux qui De Lyon, lisonb-nous dans la Semaine Religieuse de Québec, on annonce la mort, à l’âge de soixante-dix-sept ans, de Mgr Joseph Lêmann, prélat de la maison de Sa Sainteté.On sait que les deux abbés Lémann nés de parente Juifs, s’étaient lis quand ils étaient encore élèves du lycée de Lyon.Leur abjuration fit grand tapage en son temps.Mgr Augustin Lémanu, devenu professeur à l’Université catholique de Lyon, mourut en 1909 Mgr Joseph Lémann, qui vient de mourir, fut un merveilleux orateur et un écrivain d’un style incomparable.Tous deux étaient des amie fidèles de le Vérité et de son fondateur.Nos lecteurs n’oublieront pas dans leurs prières l’âme de Mgr Joseph Lémann, l'apôtre des Juifs, son couver- au- Samedi 1 Mai 1915 LA VÊRlTtv 315 n’eu out pae.dueeê-je en eubir les plue grande anathèmes, pour la latiefaction d ôtre utile au moine à quelques une.Le bon vicaire professeur dont je parlais plue haut mène une vie on ne peut plue réglée et hygiénique, aueei, peut-il faire l’ouvrage de trois bien employée.l)ouc ei on savait mieux diviser son tempe et mener une vie plus régulière ou trouverait plue de tempe qu'il n'en faut peur s’occuper du chaut de l’égli- sanctifier le dimanche en attirant ainsi taux.Uomme l’observe justement in les bénédictions les plus abondantes journal d’agriculture : " c’est le mo- sur toutes les couvres (paroissiales et “ meut favorable pour nos cultive-diocésaines.“ leurs de développer leurs ressources, “ d’a uéliorer leurs cultures pour leur “ faire produire plus de récoltes ; ‘ d augmenter leurs bestiaux, bétail “ laitier, bétail de boucherie etc.Tout “ le monde debout, à l’œuvre 1” C'est bien le mot d’ordre posant pour un paye neuf.Nous reposons, pour {’avenir, eur [a ^^Lssse de nos ressources, que les prospectus de tous genres assurent être iuépuisa- blés.A quoi bon, si ou ne les exploite pas ?Que de fois, j’ai entendu dire par des européens observateurs qu’ici les gens ne cultivent pas la terre, mais se contentent de la remettant, pour le reste, à la fécondité naturelle du sol et à (2) deuce ! noue Cela ne se fera pas tout d’un coup saus doute, mais pourra se faire petit à petit si tous ceux qui dirigent les paroisses veulent s’eu occuper, — Mais, dira quelqu’un, je ne sais pas le chaut, que voulez-vous que je fasse ?— Apprenez le, il en est encore temps.—Je n’ai pas de voix, ou j’ai la voix faueee, dira un autre.— Il n’est pas nécessaire d’avoir la voix juste pour chercher uu professeur de chant, il eu (lit d’avoir du zèle.—Moi-môme je chante très mal, dira un troisième,—à celui-là je dirai, ce u’est pas de votre faute, vous pouvez chercher un professeur pour exercer vos chantres, u’est-ce pas ?Quant à vous, appliquez-vous au moins à ne pas crier et à lire correctement, ce sera déjà beaucoup.J’ai connu un curé qui chantait très faux et qui lisait si bien les Oraisons, l’Epîlre et l'Evangile que les gens aimaient à l’entendre Quel est le curé ou le vicaire qui ne peut pas en faire autant ?De la bonne volonté et du courage doue et tout se fera on ne peut mieux.qui convient, n’oublions pas que toutes let classed sout iutéieeeées au mouvement E.i-ü besoin, messieurs, d'ajouter s tout cela la note patriotique touchant les intérêts spéciaux des Canadien* fraoy us dans la Confédération ?L* gratter un peu, s'en tuais la Provi- • • • se.Commencez eu petit, s’il le faut.Ne dites pas qu’il n’y a point de voix ; il y eu a partout, moi-même j’en ai trou-vc jusque dans les plus petites mis gions sur la ligue du Lac St-Jean.N'oubliez pas ce que j'ai déjà dit plusieurs fois -, failcs-letir apprendre la noie, le solfège du plain-chant, clef de I)o et clef de Fa, les grégoriauistes sont recommander cette uéces- Assurément, messieurs, le peseimis-ne mène à rien de bon.Maie n’est, il pas temps de réfléchir me un peu sur notre situation présente et de vérifier si la race canadienne ne passe pas maintenant par une crise sérieuse ; si elle n’est pas menacée de perdre pied tout à fait pour s’être éloignée impru; , demmeut de sa base naturelle, qui est la possession, l’exploitation du sol.moment est propice aux inventaires ei examens de conscience ; et l’on emploi tait utilement à ce travail salutaire une partie des loisirs qu’impose à plusieurs d’entre nous la crise impitoyable qui s'étend, de proche eu proeb.-, à tout le monde.Loiu de moi l'idée de récriminer unanimes a sité.Si dans certaines paroisses ou peut faire plus ou pourra euseiguer la notation moderne pour le chaut des eau.tiques avec des morceaux eu musique.Comme je l’ai déjà déclaré, la nota tiou officielle est la *uidouieuue, tous (-) Nous ne dépensons pas, 3 livres d’engrais chimique exactement 2.68 livres,-ce qui démontre quel genre de culture nous pratiquons sur si peu de terre occupée.Quelle statistique significative ! ni d’adresser des reprochas à périmais ne vous semble-t-il en moyenne, par acre, — iOUUC.pas, uns que le souci de peupler I'iuj- sieurs, tueuse solitude, qu’est encore notre province comparée à d’autres pay?, n’alfecte pas assez ceux que cela concerne, c’est-à-dire tout le monde ?(1) J’ai vaguement entendu raconter, à l’école de mou village, que les premiers défricheurs en ce pays, tels Louis Hébert et ses compagnons venus d’outre-Atlantique, inaugurèrent leur œuvre civilisatrice dès le commence- les prêtres tl ecclésiastiques doivent laleavoir, tous les livres liturgiques surtout ceux en usage à l’autel sont dtiLs cette notation ; la notation moderne n’est permise que pour les livres usuels des chantre» qui la préfèrent, cette permission a été accordée à la demande des musiciens qui ne connaissaient pas l'ancienne notation, mail il n’y a pas d’apparence qu’elle ne vienne jamais à supplanter l’autre qui est parfaite sous tous les rapporte.U’est-ce que je disais dernièrement à un grégorianiete qui me manifestait le désir de recommander de nouveau La Musique Sacrée dans notre Province Grégorien.La Semaine religieuse de Québec uous apporte la uoune nouvelle suivante : (à suivre) meut du 17e siècle.S’ils revenaient après trois cents ans, seraient-ils flattés vraiment de voir qu'un dixième, tu plus, de la tâche entreprise est accom-p'i, quoique leurs successeurs n’aient à combattre, au cours de leurs défrichements, ni les iroquois féroces, ni les mille obstacles inévitable au début de toute colonie ?A de rares exceptions près, l’m considère l’établissement de nos immenses domaines comme une œuvre de seconde ou de troisième importance, alors qu’elle est, en réalité, de toute première grandeur.Le tiers de notre population est contenu dans notre bonne ville de Montréal l’beure, n’en saurait être félicitée.Durant la dernière décade recensée, la population urbaine au Canada s’est accrue de 02 pour cent, tandis que celle des campagnes n’atteignait que 17 pourcent.Aujourd’hui, la classe rurale dépasse à peine en nombre 50 pour cent de la population totale, tandis qu’elle en formait autrefois les eept-huitièmee.Nos “ habitante ” des campagnes en train de disparaître, mais c’est un comble 1 Et pourtant l'a s’en vont 1 Voilà dans quelle position languit notre agriculture, que tous nos hommes publics appellent emphatiquement, dans leurs discours de hutting, la principale force, la base d’appui la plus sûre de notre organisation sociale MM.les abbés Joseph Pelletier, du Séminaire, et Elias Roy, du Collège de Lévis, ont été choisis par Sou Eminence le cardinal Bégin, pour représenter le diocèse de Québec, dans la Commission formée par NN.SS.les archevêques et évêques de la Province civile de Québec, dont la mission est de travailler à la réforme de la que d’église, d’apiès les instructions de Pie X, Tout le monde debout ! Pour l’Agriculture et la Colonisation la notation ancienne.Aytz une bonne méthode de solfège ou tout simplement un tableau ou carte murale sur laquelle vous place, rez les principales gammes du plain chaut.Sur ces gravures vous pouvez faire tous les exercices d'intervalles.11 ne faut pas vouloir avancer trop vite, allez par degré pour ne pas effrayer vos petite chantres.Faites en sorte qu’ils ne crient pas, pour cela faites-leur prendre la vo x de soprano dès le sol ou le la de la première gamme.Eu attendant qu’ils soient capables d'apprendre un morceau par le moyen du solfège, faites-leur apprendre un petit cantique facile et bien choisi pour exercer leur voix avec promesse de le leur faire chanter à l’église, s'ils sont assidue aux exercices et s’ils apprennent bien leurs notes.Vous obtiendrez des entante de vraies merveilles en les encourageant ainsi; dans quelques mois ils pourront vous rendre déjà de grands services.Si voue pouviez établir une classe de chant dans vos écoles voue auriez bientôt des chantres en abondance • Choisissez de préférence une bonne institutrice qui pourrait me charger de cette classe.Un petit quart d'heure joindre leurs régimente.Tout indique bien employé le jour de classe suffirait, qu'ils ne seront libérés à temps pour Dans dix ans votre chœur sera effectuer les prochaines semences.De plein et même vous pourrez établir le là uu déficit énorme dans la récolte chant populaire puisque tous les en lents et jeunes gens sauront chsutef Voilà l'idéal ; voilà aussi le secret d'attirer les fidèles à l’église, de cou****** *t d'augmenter la foi, de bien Nos lecteurs qui sont tous partisane de l’agriculture et de la colonisatiou aimeront à lire la conclusion de la magistrale conférence donnée récem meut par M.T.A Brissors ur la nécessité de l’augmentation oc notre production agricole : rnuei- La première réunion de mission a eu cette corn-lieu à l’archevêché de Montréal, le 7 avril dernier, points principaux ont été discutés : lo.l’introduction du chant Trois Le développement de la production agricole a toujours été, dans ce pays, a ne question importante pour les esprits éclairés, puisqu’elle représente la forme principale de notre expaueiou nationale.Depuis le commencement de la crise économique actuelle, laquelle, observons-le bien,a précédé la guerre, de même qu’elle la suivra, son importance a doublé.Et maintenant que les peuples sont engagés dans cette lutte d’endurance, où l’épuisement des ressources économiques jouera probablement uu rôle décisif, cette importance devient prédominante, capitale.La ligne de conduite à suivre apparaît clairement, taut au point de vue des a flaires que du patriotisme.Vingt millions d’hommes, venant pour la plupart des districts ruraux, ont été mpbilisée en Europe.Môme dans les pays neutres, un grand nombre ont abandonné la culture pour aller rc- qui, pour grégorien daue les paroisses, séminaires, collèges, etc.; 2o.le chant en musique ; Su.la musique d’orgue.Un rapport des délibérations de leurs délégués sera adressé sans retard aux évêques qui, à leur tour, feront connaître leurs décisions et leurs directions eu temps utile.Ou attend les meilleurs résultats de ce mouvement d'ensemble qui aura sou action dans toute la province.Ml Timbres de guerre Nos abonnés sont priés de ne pas oublier que la taxe de guerre, (la loi White) est en vigueur.Toute lettre et carte postale devront porter uu timbre additionnel d’un sou, si 1 on veut qu’elles se rendent à destination.• • • D’un autre (ôté, notre quotr.pan de la dette fédérale, nos redevances et obligations provinciales, municipales, de fabriquée, de sociétés, de compagnies, etc., atteignent un volume im- Tous les chèques, mandate, bon-poste ou express, devront porter timbre de deux sous, autrement on «’expose à une amende de $50.00.On peut ee servir à cet effet de timbres-poste ordinaires.Maie il est préférable de faire des timbres de guerre.un à venir.La production agricole va se trouver désorganisée pour longtemps peut-être ; et il faudra satisfaire d’immenses besoins en denrées alimentaires de toutee sortes, animaux et végé- (1) Nous n’avoos pas 6 habitants par mille carré, ce qui équivaut à la moitié d’une famille canadienne ordinaire, mais exactement 5.69.La Belgique en possède 381 par mille.Evidemment les extrêmes sé touchent, usage •.lorsqu’on fait cercle ! U K 316 Samedi i a„, l9J$ u rentré ENCORE LE CREDIT ! mauvais, dans ces jours de luttes mesquines et de misères de toutes sortes, où tant de chrétiens ce font comme une gloire de «se défigurer, de se rapetisser, l’hoir me du sunum cordai Jules Romain.combattre.Et comment ?ej ce n’eit *XÜ71‘"! de fi*- économie.‘° «root prêté» .u, l,e,.illeu„ ,, 1,bor,iuI' « « o'e.t e„ , partout de.Ceiew, Popui,,,,, % toute uéceeeité, il faut comble, l'«bim qu'il y a outre le capital « |e * La démocratie de toutes tiens s’est faite, J.-P.TARDIVEL Dans le monde économique, il exit-ta certaines anomalies iuexpliquabhs.C’est ainsi que, à certaines époques, grandes institutions tinaucièits regorgent d’argent, pendant que le peuple manque de tout et ne peut avoir aucun crédit étrange se présente partout.Eu 1898, 11 \V.Wolff le signalait eu ces termes : •• Eu cette année de giâce, ou peut, assurément laisser de côté l’argument eurauué que les pauvres gens u’out pas besoin de crédit.Néanmoins, que ce crédit existe ou n’existe pas de fait, cela ne supprime pas la difficulté que uous rencontrons.Notre mécanisme actuel de banque, coulé sur un moule purement capitaliste ne saurait, eu aucune façon, s'adapter à des besoins évidents pour tous.Sous ce rapport, il est assez singulier que nous soyons placés eutre deux extrêmes également embarrassants et frappants.D’un côté, des besoins se font sentir, de l’autre il y a surabondance de fonds, “ l’argent “ s'engouffre dans les coffret-forts des “ banquiers.Les fonds y sont si abou-“ daute que vous ue pouvez pas leur “ faire rien produire ".Ce sont là les paroles mêmes de Lord Salisbury, et personne u’eu saurait contester l’exactitude.On serait tenté de trouver daua une pareille situation tous les éléments disponibles pour rétablir l’équilibre-Cependant notre mécanisme économique eet encore évidemment ei imparfait que deux forces contraires, qui pourraient utilement se contrebalancer l’une et l’autre, ne peuvent pas être mises en contact salutaire.Il n’y a pas de rapprochement entre elles.Aucun terrain eur lequel elles pourraient se rencontrer, pas d’échanges dans lesquels elles pourraient rendre de mutuels services ; pratiquement elles constituent deux mondes séparée par un abîme infranchissable." La guerre actuelle prouve qu’il eu est ainsi même au Canada.Pourtant, le crédit de consommation existe chez nous ; et il est désastieux pour notre peuple* Combien d’ouvriers seraient aujoui-d hui propriétaires, combien de cultivateurs vivraient sur leurs terres dans nue honnête aisance, à /ombre du clocher de leurs paroisses s’ils valent jamais acheté à crédit chez l’épicier, chez le marchand et le boulanger ; s’ils n’avaient jamais prêté l'oreille aux sollicitations endiablées des agents de machines aratoires.Ce genre de crédit nous a amenée à la ruine.N’est-ce pas lui qui a le plue contribué à répandre le luxe dans nos campagnes ?N’est-ce pas lui qui a conduit une foule des nôtres Etats-Unis ?Présentement encore, que de gens grèvent de dettes leurs terres parce qu'ils achètent à crédit exagérer, on peut dire que souvent certains agents de Compagnies de mt» chines agricoles impotent à nos colons et cultivateurs des instrumente donc ils n'ont pas toujours besoin, “ parce qu’il# les vendent à crédit ?” Ce genre de crédit-là, il faut le Coup dœil sur sa Vie, son Œuvre et aee Epreuves nos (Suite de la 1ère page ) force, avec persistance.Il fut le marteau du gallicanisme, du libéralisme et du radicalisme.11 combattit la franc-maçonnerie et les autres sociétés secrètes, neutres, chancres qui dévorent jusqu’à la mcë le la .société chrétienne.D’autre part, nos droits n’eurent pas de plus intrépides défenseurs.C'est autour de l’école qu’il livra peut-être ses plus grands combats.11 la voulait catholique, libre et affranchie de l’Etat, comme la veut l’Eglise.La question vitale pour nous, répétait il, c’est l’école, c’est l’éducation.Aujourd'hui comme alors, le salut est là.Il nous la faut catholique et française, l’école.Peuple.Ie« inetitu.presque toujours, dépens du bon ordre social sens.Une seule a été jetée au celle de l'argent C’était dangereuse, la plus utile, la seule nécessaire.“ L’Italie Une ’’ et la Guerre aux Ce ^iiétiomèiie • • • et du bou raucart ; *a moine voire inômg Des journaux publient le portrait de M.le baron Sydney-Sonino, le nouveau Ministre des affaires étrangères du Roi Victor-Emanuel II.Ils impriment sous le portrait la réclame eui vante : “ Il a eu, ces jouis derniers, une longue couffituce avec le Roi Victor Emmanuel.“ Au sortir de cette conférence 1 ee soldats out reçu l’ordre de fourbir leurs armes ".Ces journaux auraient pu ajouter que le baron Sydney-Sonino, est d’origine juive et appartient à la Maçonne-lie tout comme M.Luzzati, l’ancien ministre.Le nouveau ministre des affaires étrangères succède à M.Giolit-ti, qui lui aussi appartient à la haute maçonnerie.Ou voit que si le roi “d’Italie-Une" # a, dans le temps, fait rniue de s’opposer à l’action des Loges dans son armée il ne parait guère s’opposer à l'action des Loges dans les Ministères dont il s’entoure Ou ne l’a pas faite ctlle-là !.Pourquoi ?L’iutérôt nos pêcheurs en eau trouble jeu.Il faut pourtant qu’elle plisee ! Peut-être, pour une large part tribuera-t-elleà réparer lee accumulés par la démocratie „i lna, comprise I pécunuire de était en s'hcvoic- COU.Castres J.*P.Lk U-’KANo La leçon des ouvriers Le rôle de J.-P.Tardivel sur le terrain social, politique et littéraire fut de tout premier ordre.Alors que le matérialisme, le socialisme, le démocratisme, le luxe, les amusements du siècle, la mauvaise littérature, l’intempérance déferlaient comme des vagues puissantes sur notre pays, il lutta courageusement pour eu arrêter les effets désastreux.Il opposa à tout cela les doctrines chrétiennes, les enseignements de l’Eglise, en un mot le génie du.chriitianisvie.E' il paya d’exemple, il eut fouler aux pieds le respect humain et se dresser fièrement pour proclamer sou credo et brandir son drapeau.Notre monde politique n’est pas exempt de gangrène.Il ne cessa de rappeler leurs devo:rs à tous nos politiciens, à tous nos hommes publics défaillants.Et il pouvait parler à tous libre ment.Aucun pouvoir, aucune faction politique ne put enchaîner ni même hypothéquer la liberté de sa plume et de sa conscience.Il eut se prêter aux hommes de bien, il ne ee donna qu’au Pape, qu’à l’Eglise, qu’à Dieu.En littérature, J.-P.Tardivel laisse la marque.Son style eet sobre, clair, précis.Sa phrase est vivante et bien trempée.Son argumentation eet assise eur le roc.On aime à le lire parce qu’il ine truit, eustente et moralise.Notre littérature a eu de plue beaux phraseurs ; elle n’a pae eu d’écrivain pins franchement français.Ou ne travaillera plus le dimanche, à l’armurerie Ross de Québec, sont les employés eux-mêmes qui ont décidé la chose par uu plébiscite, leur a demandé s’ils préféraie vailler de 7 heures a.p.m., Ce ÜQ nt Ira- ni, à G heures tous les jours, ]e dimanche compris, ou bien de 7 h 7 heures p.m les jours de r pas du tout le dimanche.Les ont répondu qu’ils préféraient travail-1er de 7 heures a.m.à 7 heures et ne pas travailler le dimauci C’est là eures a.m.à * * » L.semaine, et - ouvrier* Mort de M.II.\.Gigault r- m.uciie.une belle leçon que riec» oent de donner cee ouvriers.Personne n’y gagne, ni eu argent, ui en tempe, à travailler ou à taire travailler le dimanche.Un président des Etale Uuis disait justement : “ Le dimanche est le jour où Dieu arrose la plante du travail pour lui faire porter ses fruits.” L’agriculture dans la province de Québec est en deuil ; elle vient de perdre un de ses plus dévoués promoteurs dans la personne de M.G.A Gigault assistant-ministre de l'Agriculture, Né à St-Mathias, comté de Rouville, il était âgé de 70 ans.Il avait fait études au séminaire de Saint-Hyacinthe.Il fut reçu notaire en 1867.Quelques années plus tard il lance dans la politique, De 1878 à 1891, il fut député ses Oa ménage le monstre ee Des dépêches annoncent que l’armée anglaise du général French manque d'obus.On en connaît la cause, elle a été officiellement et publiquement dénoncée par des hommes d’Etat glais, c’est la boisson, boivent, font ripaille au lieu «le travailler, de seconder dans les usines la tâche des vaillant soldats qui se battent et sacrifient leur vie pour le salut commun dam les plaines de Belgique et de France.Le gouvernement anglais au lieu d’agir comme en Russie, c’est-à-dire d'écraser d'un rude coup le monstre en interdissent l'alcool, se contente de demi mesures.Ou cherche à ménager le monstie, à servir deux maîtres : l'Angleterre et son plus terrible ennemi l'alcool.conservateur de Rouville au parlement fédéral.Il a été un des investigateur* de la fondation de la Ferme expérimentale d’Ottawa.En 1892 il était nommé assistant-ministre de l'Agriculture à Québec Depuis près de vingt-cinq ans il a été mêlé à toutes les œuvres entreprises pour le développement et le progrès de notre agriculture.M.Gigault a donc rendu de précieux services à notre classe agricole.Sa mort est une perte pour la province, qui comptait sur son expérience pour donner à notre agriculture, jours de crise, un élan salutaire.M.Gigault eet décédé dimanche, presque subitement, à Québec.Son service funèbre a eu lieu à Ste-Foy.A sa famille noue offrons nos sympathies les plus sincères.au- n'a- Les ouvriers Aux yeux de certains catholiques désossés par le libéralisme, J.-P.Tardivel a pu paraître un homme étrange, un original ; aux yeux des croyante il apparaît comme un catholique de race, le modèle du parfait chrétien.A l’exemple de nos vaillante ancê tree il fut tantôt semeur, tantôt soldat et comme eux toujours homme de devoir.Sa mémoire vivra.Sou œuvre milite pour lui.Déjà l’histoire a recueilli fièrement eon nom.Tous,! l’occasion de cet anniversaire, sont heureux de rendre hommage à cet écrivain qui fui, dans ce siècle en ces aux • • • Sans rien • • • • Si tous U» omis de notre journa.noua fartaient parvenir, cette année un nouvel abonnement à $1.00, noue auy-monterions vite notre circulation et notre influonss.Nous prions tous Us retardataires dé bien vouloir se mettre en règle avec l'adminietration.) I tt.lt .____________________________________________:___________. ' 1 samedi 1 Mal W15 LA VERJTB 317 • k4 *> La lutte pour le Français ce de l'anglais et du français, lea tournures, les expressions contraires au génie de leur propre langue.Plus tard, lorsqu'on voulut prétendre que noue ne parlions qu'un patois il démontra, à l’aide des vieilles grammaires, que s’il n'est point opportun de maintenir ici des formes et des prononciations par trop archaïques, ces formes et cte prononciations eurent à leur heure la sanction des plus hautes autorités et que personne n’a le droit de les traiter de jargon.J’étais au Gêtù le jour où il exposa et défendit cette dernière thèse, je n’oublierai jamais le sourire d’iucrêdulité qui courut d’abord dans l’auditoire lorsqu’il formula l’objet de sa démonstration, mais peu à peu les figures se firent graves, attentives, puis les applaudissements éclatèrent : il avait gagné son point.PAS DE BUVETTE en.Parmi les vignettes hors texte contient le recueil, on excellente photographie, encore inédite »u Canada, d’un superbe vitrail offert, en 1891, par feu Honoré Mercier, premier ministre de la Province de Québec, à l’église deTourouvie, en France.L’imprimerie de l’Action Sociale donné la plus jolie toilette typograT pbique à l’œuvre de M.Bilodeau, dont l’apparition compte déjà l’un l’année.Eu vente à 50 sons dans toutes les librairies, à VAction Sociale et au Devoir.On eet prié d’ajouter 5 sous pour le port.que Dans une lettre à un curé d’une paroieee de Montréal, S.G.Mgr Bruchési se prononce carrément pour l’abolition complète des bavettes.“ Il ne devrait pas y avoir, écrit Sa Grandeur, une seule buvette à Montréal.” U'eet clair, net et précis.N'esl-ce pas une honte, alors qu’il y a tant de misère, quêtant d'ouvrier s out à peine le pain nécessaire pour nourrir leur famille, de voir ces innombrables buvettes, qui sont pour un si grand nombre des occasions de gaspillage quand ce n’en eet pas une de ruiue.Il ue faut pas l’oublier, il y a à Montréal plus de buvettes que de boulangeries.Pourtant tout le monde mauge du pain, tandis que tout le moude ne boit pas de l’alcool.Ou ne s’explique que difficilement le faux préjugé qui veut que la buvette soit une cause de prospérité et de ri.cheese dans une ville ou un village.Voici ce qu’un écrivain a cru pou voir dire des cabarets : Les mure des cabarets sont faits de la tristesse de la femme et des larmes des enfants ; le plafond en est fait de blasphèmes et le pavé de sang.Le cabaret eet borné à l’est par la misère à l’oust par le suicide ou la folie, mu nord par la prostitution, au midi par l’homicide.Mgr Bruchési a b'eu raison : il ue devrait pas y avoir une seule buvette à Montréal.remarque une Un Précurseur {Le Devoir 27 avril) M.Bourraeea évoquant hier avec visible émotion le souvenir du fondateur de la Féri'tc, disait que, ti l’ou eet unanime à proclamer ea hauts valeur morale, on n'a pas euffieam meut encore rendu hommage à l’étendue et à la profondeur de sou influence.L'avenir seul pourra marquer l’exacte portée de cette influence et ce bien instructive étude que a une comme dee événements littéraires de sera une calle de l’action, très grande, exercée les hommes et les choses de son sur temps par ce modeste qui n’aflicha titre et n'u i iea d aut.e arme La bataille de Laogemark Celte double défense de notre parler contre les étrangers qui qualifient de patois ou de jargon des formes vieillies, Il faudra le saluer assurément corn* mais de noble origine, et contre les me l’un des précurseurs et des grande Canadiens français qui laissent trop facilement pénétrer leur langue d’ex-aux prenions ou de mots incorrects, em-l'rançaia et d’une pruntés directement ou indirectement de l’anglais, ne représente cependant qu’une partie de son effort.aucun que sa plume.Un correspondant raconte suit la sanglante bataille livrée lee Canadiens à Langemark où "ils furent subitement forces allemandes : Leur position était des plus terribles à leur gauche, la ligue des Alliés avait dû repasser le canal de l’Yser, étouffant dans les nuages de gaz poisonné, poursuivie par les Allemands dont l’action était d’autant plus rapide qu’ils devaient profiter du peu de temps que leur offrait le nuage asphyxiant qui flottait devant eux et enveloppait l’extrême droite des Belges et des Français.Si les Canadiens reculaient tout était perdu : nos lignes étaient percées, et Y près et Calais, l’objectif suprême des Teutons, étaient en dauger.Mais les Canadiens tinrent bon ; ils tinrent en dépit de la maladie, de l’aveuglement et de l’asphyxie par la fumée.Ils firent plue : cés qu’ils étaient d’être enveloppés, ils firent face à l’ennemi de deux côtés à la fois, luttant dos à dos, à la baïonnette, Ils furent admirables, et comme le correspondant le dit, ils se battirent “ comme des lions ”, infligeant de lourdes pertes aux Allemands qui tombaient drus sous les rudes poussées des rangs de baïonnette, comme le carré anglais à Waterloo, mais mobile et foudroyant I Et pendant que ces héroïques enfants du Canada luttaient dans l’effroyable etau, le mortel brouillard s’était quelque peu dissipé.Les lignes se reformaient, les renforts arrivaient bientôt,—Anglais et Zouaves français,—qui se ruèreut sur les lignes enveloppantes des Prussiens, les ei | foncèrent, parvinrent jusqu'aux Canadiens qui vendaient chèrement leur vie, se joignirent à eux.Et la masse entière s’ébranla I Ce fut alors une poussée irrésistible qui se poursuivit jusqu’à la conquête des canons qu’ils avaient dû abandon» comme par champions de la lutte pour le Lançais Qu couuait son histoire : né attaqués par des Etats-Unis d’un Anglaise, resté orphelin tout jeune et élevé pur sa famille maternelle, Jules Tardivel ne prononça ses premières syllabes françaises qu’à l’âge de seize Séminaire de Saint-Hyacinthe.Tardivel savait très bien que ce n’est qu’en les affirmant avec énergie et constance qu’un peuple fait respecter ses droite.Aussi conseillait-il aux Canadiens français, avec son habituelle ténacité, de réclamer l’emploi du français dans tous les services publics, et d’affirmer partout leurs légitimes revendications.Ceux qui mènent la bataille d’aujourd'hui ue font que reprendre des thèmes qui lui étaient chers et familiers, et lorsque se posa pour la première lois depuis de longues années la question des droite constitutionnels de notre langue, le directeur de la Vérité fut tout de suite au premier rang de la mêlée.Les anciens n’ont pas oublié la série d’articles de 1890 et 1891.ans, au Maie, sitôt rentré en possession de l’héritage paternel, il s’y attacha avee ténacité digne de sa double origi-auglaise et auvergnate.Il étudia à (oud le parler de eee pères et, sur tous es terrains, le défendit avec une iulae- em- uue ne qui Canadien sable persévérance.Ce n’était point du reste simple obéissance à la voix du sang.Dès la première heure, il avait deviné l’énoi-importance du langage dans la vie des peuples.Il y a plus de trente ans, faisant à Québec une causerie qui eut retentissement, il disait: “ La lan• Voulu Mémoire vengée me Nous publions ailleurs le texte complet de la lettre pastorale de S G.Mgr Gauthier, consacrée à la louange de la vénérée mémoire de feu Mgr Duhamel, tout récemment outragée.Il est bon en cette province comme dans Ontario que cette belle lettre pastorale ait au moins autant d’écho que le pamphlet épietolaire de M.l'abbé Whelan.Chez noue comme ailleurs, il y a des journaux toujours empressés à salir les plus vénérables personnages, à publier les mensonges les plus éhontée, qui restent silencieux devant la réfutation la plus autorisée.mena- gus, c’csf l'dmc d'une nation vous faire disparaître un peuple ?détrui.langue.C'est parce qu'elles corn- la Russie se • • • tcz sa prennent celte vérité que montre si inexorable envers la langue * s En fait, ou n’aurait qu’à recueillir les articles consacrés par Tardivel à cette question du français et à les compléter par ses conférences sur VAnglicisme et la Langue française pour composer un livre de premier ordre, qui couvrirait presque tous les aspects de la question et qui conserverait une grande actualité— une actualité que les luttes présentes rendraient plus vive encore.Beaucoup, nous le savons, souhaitant la publication d’un pareil livre.Il apporterait à ceux qui luttent un nouvel appui et ce n’est pas un mê diocre compliment à la mémoire d’un journaliste que cette constatation qu’a-près dix, vingt ou trente ans, les pages qu’il traça soue l'inspiration du moment et dans la bâte de l'heure, restent une force vivante, capable de servir encore les causes qui lui furent chères.Suivant la parole antique, dcfuncius adhuc loquitur.La mort a glacé ses lèvres, mais sa pensée continue de rayonner et d'agir.Et c'est une ré compense magnifique entre toutes.Orner Héroux.polonais et que l'Allemagne cherche à proscrire la langue française de VAlsace-Lorraine.Il est donc important pour un peuple, surtout pour un peuple conquis de conserver sa langue.” Répondant à ceux qui prétendent que le français cessera quelque jour d’être une langue vivante, il ajoutait : “ Cela est possible.Nous ne pouvons pas arrêter le cours naturel des événements.Mais s'il faut, dans la suite des temps, que la langue française disparaisse, ayons à cœur de fairs enregistrer par l'histoire celte parole : Ce fut ou Canada cit la langue française dtsparut en dernier lieu." “ Un Canadien Errant ” Lettres Parisiennes et Croquis Canadiens Sous ce titre, M.Ernest Bilodeau, rédacteur au Devoir, vient de réunir en un coquet volume les attachantes " lettres parisiennes ” qu’il envoya naguère à {'Action Sociale.Il y a ajouté, avec uu goût judicieux, d’intéressantes chroniques, pleines de saveur locales bien canadienne ; on dit même que " le# vers se sont mis ” dans cit ouvrage, que M.l’abbb Thsllier de Ponch avili le, le renommé prédicateur français, qui compte tant d'amis au Canada, a voulu faire précéder d’une # * Tardivel n’hésitait point à mettre sa vie d’accord avec ses principes et il avait tôt fait de traduire en actes tes pensées.Cette ptofeieiou de foi domina toute sa carrière.Et, fait qui donne à son œuvre de défense française un attrait particulier, Iss événements l'amenèrent à envisager sous tous eee aspects le problème de la survivance du français an Canada.En 1879, il mettait ses compatriotes en garde contre l’anglicieme et leur lignalait, avec se profonde connaisseu uer.Avis important Tous ceux qui noue font remise par chèques pour abonnement ou pour achat de livres sont priés de le# faire délicate préface écrits sur le tluàtre payables au pair,ou d’ajouter qt inzt même du gigantesque conflit europé eoue.m 318 1 Mal Wl5 ïïaS vftmrP gràcs de la coueécratiou épieconale lorique le Saint-Siège noue imposai» charge pastorale, et noue confia l’E gliie, toujours chère, de Kiu Nous savons N.T.C.K, vivant dans votre cœur À Ii MEMOIRE saient dans la vallée de l’Ottawa, et | homme de Dieu déploya pendant tout augmentaient rapidement le nombre le cours de sa carrière pour assurer A DE Mgr DUHAMEL des catholiques.Ce qui avait réjoui Veufauce, partout dans son diocèse, le l’âme d’apôtre de Mgr G aigues devait bienfait de l'instruction chrétienne, stimuler le cœur d'évêque de Mgr Dans ce but, de nouvelles institutions Duhamel.Aussi écrivait-il : “La Très fureut fondées, les anciennes développai ute Trinité ne serait-elle pas plus pées, et pour couronner cet ensemble' honorée, si au lieu de soixante-quinze églises et chapelles, il y en avait cent vingt-cinq dans ce diocèse ?Notre-Sti* gueur ne serait-il pas plus glorifié si notre population catholique atteignait le chiffre de 200,000, qui serait à peu près le double du chiffre actuel ?” Bientôt les chapelles nombreuses surgirent sur le territoire diocésain et groupèrent les fidèles eu leur assurant les secours religieux.Le diocèse fut la maternelle maison ouverte à tous les enfants de Dieu.L'élan fut tel, qu’aujourd’hui, au lieu du seul diocèse d’Ottawa, l’Eglise compte toute une florissante province ecclésiastique, composée de notre Ar* chidiocèse, des diocèses de Pembroke et de Mont-Laurier et du Vicariat Apostolique du Témiecamiugue.Et ce n’est pas 200,000 catholiques quelle peut présenter à Dieu, mais plue de 420,000 fidèles qui adorent Notre-Sei-gneur Jésus-Christ et obéissent à Vicaire ici-bas.Quelle âme de baptisé ne rendrait grâces au Seigneur pour une si féconde expansion de notre sainte foi I 88tuu, couibùû 1 A.» i COLOlUe d»D8 le nôtre est le souvenir du vénéré M Duhamel ; nous savons que l’é! nous faisons de ses qualités et des vres qu'il a accomplies parmi nous est aussi sur vos lèvres ; aussi sommes noos heureux et tiers de cette touchau-te communauté de pensées et de me u la.Lettre Pastorale et Madkmkxt de Mgr l’Arcuevèque d'Ottawa Caarles-Hughes Gauthier, par la grâce de Dieu et l’autorité du Siège Apostolique, Archevêque d’Ottawa.Au Clergé séculier et régulier, aux communautés religieuses et à tous les fidèles de notre diocèse, salut et bénédiction en Notre-Seigneur.Nos très Chers Frères, Nous revenons vous entretenir aujourd’hui d'un projet que nous portons dans notre coeur depuis le jour de notre arrivée au milieu de vous, en qualité de père, de chef et de pasteur de l’Archidiocèse d’Ottawa.Apiès l’avoir mûri dans la réflexion et la prière, nous croyons l’heure venue de le réaliser.Nous voulons élever à la noble e1.pieuse mémoire de Mgr Joseph Thomas Duhamel, premier archevêque d'Ottawa et notre prédécesseur, un monument qui ne soit pas indigne de l’illustre prélat Il y aura bientôt six ans, Mgr Duhamel, eu pleine visite pastorale, était eu quelques minutes, terrassé par la mort ; et nous noue rappelons, avec émotion, toutes les louanges qui célébrèrent alors sa vive piété et son esprit de justice, sa grande prudence et sa rare discrétion, son obéissance au Saint Siège et son dévouement à l'Eglise, sa fi r , été et son infatigable application au travail.Son éloge n’est donc pas à taire.Toutefois, N.T.C.F., pour votre consolation et la nôtre, laissez nous évoquer quelques souvenirs et quelques faits, qui nous rappelleront cette grande figure disparue, et nous rediront jusqu’à quel poiut il fut homme de Dieu et de gouvernement.Enfant prédestiné, les grâces du ciel l’ont prévenu dès le berceau, et à l’âge où beaucoup d’adolescente commencent^ peine la longue préparation qui les conduira au Sanctuaire, à seize ans le jeune Duhamel avait déjà terminé see études classiques, revêtu la soutane du lévite,et choisi le Seigneur pour la part de son héritage.S’il est vrai que les longs règnes, qui aeeurent la stabilité des institutions, sont an des bienfaits les plus signalés de Dieu : propter sapientiaru hominis.vita ducia longior erit (Prov 28), le ^ rentier archevêque d’Ottawa fut manifestement l'objet de cette bénédiction du Stigneur- Pendant près de » trente-cinq ans et pendant pins de la moitié de sa vie, il fut évêqne et il fit courageusement sou devoir d’Evêque Son vénérable prédécesseur, Mgr Guignes, avait été le créateur du diocèse.A sa mort, malgré tout le bien réalisé, une tâche immense restait à ~ accomplir.La période de fondation était à peu près terminée ; celle de l’organisation allait commencer.Sans pusillanimité, mais confiant en Dieu qui l’avait choisi, le jeune prélat mit à l’œuvre et ne faillit pas à la tâche.Depuis plusieurs années, dee ; latione nouvelles, portées par an puissant courant d’émigration se déver- gr de mesures, le collège Ottawa, par le b*ef du 5 février 1889, fut érigé eu Université catholique, afin d’assurer à l’Eglise et à la Société des prêtres et des citoyens eu état le les servir honuinblemeut.°ge que ceu.seuti.Qje u'a-t-il pas entrepris pour le sage gouvernement de l'Eglise confite à sa sollicitude ?L'un des G est dans cette union îles des tœurs esprits et que nous travaillerous à elevtr le monument projeté.Il et* drea.sen* sur la place de la cathédral premiere solus d’un évêque est de conuaîtie le troupeau qui lui est confié.Mgr Uu-liamel s’acquitta de ce devoir jusqu’à eou dernier soupir, et vous n'avez pas oublié que ses visites pastorales, vraies missions apostoliques, u’étaieut pas moins utiles à vos œuvres sociales qu’à vos intérêts religieux Les synodes diocésains qu’il célébra, ù trois reprises u’out eu pour but que de donner une législation claire et précise adaptée aux conditions spéciales du diocèse, afin de guider les pasteurs dans le travail toujours délicat d’une bonne administration.L'Eglise d’Ottawa, devenue métro» pole, vit eu 1889, complétée par l’établissement d’un vénérable chapitre, orné de trois di gnités, qui composa le sénat de l’Evé-que, et qui fut un secours apprécié daus le labeur d’une administration de plus en plus vaste.Comme il l’ai mail son Eglise d’Ottawa, qui, pendant son long pontificat, avait pris, sous la bénédiction du Ciel e, et le pendant de celui du fondateur de ce diocèse.Nous désiro sera us avoir uu mouuineut dont le style et la noblesse ne soient pas indignes de celui rappellera les traits, les vertus dout il it lea œuvres.A cette fia, nous demaudous à tous Its membres du clergé séculier gulier de notre diocèse, à communautés religieuses, â toutes paroisses et missions, ainsi nos différentes sociétés catholi contribuer pour leur part, selon leurs ressources, à cette œuvre de filiale piété.Après eu avoir préalablement, ti les fidèles, MM.les Curée, vante ou missionnaires, tempe opportun, une quête pour cet objet dans leurs églises ou leurs dia-pelles.Les sommes ainsi recueillies leurs soins, comme les montants offerts par les Sociétés, seront adressées à M.le secrétaire de l’Archevêché, d’ici à la fin de décembre.et ré- toutes les nos qu'a toutes ques, de son son organisation '¦ver-desser.feront en Mgr Duhamel n’ignorait pas que l’Evêque étant le prophète do la non velle loi, doit, à l’exemple des Apôt se maintenir en contact avec Dieu, qu’il représente d’une façon pins immédiate au milieu des peuples.Nos Vtro orationi.instantes res par oremus, (Act.de ei merveilleux développements.R en ne lui coûtait dès qu’il s’agissait de la maintenir, de la défendre, de la parer et de l’enrichir.Travaux de décora-lion des temple», établissements de multiples confréries, dévotion des Quarantc-IIeures, œuvres de charité, fondations pieuses, entreprises de zèle pour réprimer les abus, combattre les excès et promouvoir dans ta justice et la charité, la paix et la piété de la vie chrétienne.6).Aussi qui dira la piété profonde qui illumina toute sa vie ?Elle pleudit d’une façon éclatante à derniers instante, lorsqu’elle faisait répéter si dévotement à l’Evêque riboud les doux noms de Jésue, de Marie et de Joseph, entre les hoquets de l’agonie.C’est elle qui lui donna la plénitude et la délicatesse du sens catholique.Comme il aimait la vérité révélée dans toute sa pureté I Comme il était heureux de la communiquer à son peuple par le ministère augfcste de la prédication, et de la faire i briller dan» tout son brillant éclat aux regards de nos frères séparés pour les conquérir à Jésus Christ, pauvres brebis égarées ramenées au bercail par le Boa Pasteur.C'est cette même piété qui lui inspirait un vif attachement à toutes les lois de l’Eglise.l’observation des lègles liturgiques pour que les saints offices fussent tou rés d’honneur ; quer les décrets disciplinaires, tantôt avec une ferme autorité, tantôt une prudente condescendance, parfois aussi avec an courage qui sut se gran dir jusqu'à l'héroïsme.L’amour qu'il portait â la vie religieuse et dont il a donné tant de preuves éclatante# n’avait pas d’autre source.Aussi pendant son pontificat reçut-il plus de vingt instituts religieux dans son diocèse.L'on des plue grande devoirs de !s charge pastorale n'eet il pas la formation intellectuelle et morale de la jeunesse catholique ?Aussi, vont sa ?es, N, T.C.F., quels efforts cet Sera le présent mande-ueut publié au prône de toutes les églises et paroisses et de missions où fo fuit l’office, et en chapitre dans les corn mutés religieuses, le premier dimanche après ta réception.Donné à Ottawa res- lu et 868 mo- ot! notre palais archiépiscopal sous notre seing et et le contreseing de notre le huitième jour d’avril, mil neuf cent sceau sociétaire.Vous n’ignorez pas, N.T.G.F.qu’il eut grouper autour de lui, former près de lui, des collaborateurs intelligente et dévoués, qui le dèrent admirablement dans cet i mente labeur.qoiBZs.ou Charles-Huuii es, Archkv.d’Ottawa Par uiaudemeui de Moueeig J.Lebkau, ptre.Secrétaire.secon» ueur mi- Un grand nombre d'entre eux venue de milieux diffé rente, ont travaillé avec un zèle égal, au eein dee mêmee difficultés de là première heure.Vous avez bénéficié de leur sagesse et de leur générosité, et vous conserverez dans votre cœur la mémoire reconnaissante de leurs vertus.Plusieurs d'entre IjG8 Lois Uv l’Alberta enfrançais Aussi, pressait-il en» Le ministère Ilearst, lisons-nous dans les Cloches de St-Bouifacp, te croirait bien perdu s'il allait publier eu français, aux frais de la de l’Ontario, dee lois qui f ourlant affec.rE:EE::H SS pUgs ï ni1PrUdenCe,del,Bdl donnanu des subventions aux écoles, la .' UWl ^ur reD(^re hom Loi concernant Fécole buissonnière, la mage, à notre manière, à see hautes Loi des Hires des terres et quelque, vertus, loi avonc-noue demandé la antre».et eavait-il appli- eux sont disparue.Qu’ils reçoivent auprès du Maître Divin qu’ils ont si bien servi la récompense promise aux bous et fidèle# serviteurs ! avec proviace ee pu* F samedi 1 Mst WM 319 LA VEHirn laïque?, noue nous demandons ce que signifie le catholicisme pour ces gens.Le gouvernement alberlain, dout ie l'honorable Wilfrid Gariépy administrée de langue frnu- Bodiu : ncnt, tout doit s’effacer.Une reine • oubliant sa dignité et ea conscience y .flit partie “Si renseignement primaire ., .s'appuie pas sur l’agriculture, il aur 1 e*1 eo,ouree de sympathie et de gloire.pour résultat de faire déserter lr> C e6t la résurrection de l’idéal païen campagnes.Si l iustituteur donne une éducalicn passions et la révolte contre la loi ih et it pas question dagricu - éternelle,- c’est en uu mot un défi au turc ; ei ses exemples de grammaire ^on et ci’ariihmétique ne tout pas agrico les en quelque sorte, j’aime mieux qu'il laisse nos petits agriculteurs ddus l’ignorance.” a pour ses ,>,iee des égards que Toronto n a pse v Its siens.Ontario ee prétend la province la plue civilisée LE JARDIN SCOLAIRE et romantique, la divinisation des pour pourtant du Canada, sinon de l’Empire 1 Au Manitoba nous avons, il notre une traduction officielle où li M J an.Ch iries Magnan, agronome vient de publier une plaquette fort intéressante sur le jardin scolaire, comment l’établir, instructions et directions pratiques.Cet ouvrage qui est illustré e’adree-s• tout spécialement aux instituteurs et aux institutrices des écoles rurales.Le jardin scolaire fait partie de la campagne entreprise eu faveur de l'agriculture dans notre province.Ou a heureusement compris que la première chose à faire était de rurali-ser l’enseignement des écoles dans nos campagnes.C’est à cette réforme que se dévoue tout spécialement et avec un réel succès M.Jean-Charles Magnan.Depuis deux ans les jardins scolaires se sont multipliés dans notre province.Dans sa brochure, M.Maguan adresse ce bel appel aux éducateurs de uolre jeunesse rurale : *' Tout le monde déplore la dépo pulation des campagnes, et le problème du coût de la vie intéresse également toutes les classes de la société.La désertion de la jeunesse rurale aggrave paiticulièrement la situation économique actuelle de notre province.Educateurs de nos campagne?, vous avez un devoir social à remplir, un acte de patriotisme à accomplir, un véritable service à rendre à notre peuple : celui d’enseigner, aux enfants que l’on vous confie, les notions géné raies de l'agriculture et de leur inculquer le goût de cette science.Il est temps plus que jamais, de démontrer aux enfants de nos campagnes, aux fils de cultivateurs surtout, les avantages moraux et matériels de la vie des champs, de les préparer à suivre avec profit un cours partiel ou complet dans nos écoles d’agriculture ou à devenir des cultivatours de progrès, c’est-à-dire, ennemis de la routine, exempts do préjugés à l’égard de la science agronomique et modèles en tout.Ne craignez pas de donner des notions générales d'agriculture à tous les enfants de vos écoles, car l’agri-culturs est utile à toutes les professions de la société.Ce que nous demandons aux éducateurs ruraux, c’est peu de chose : lo.Inculquer le goût de l'agriculture aux enfants et leur inspirer le respect de celte noble profession.2o, Leur donner les notions fondamentales essentielles de cette science.3o.Ruraliser l’enseignement, c'est-à-Jire tenir les enfants dans nue atmosphère terrienne qui frappera leur esprit et leur laissera une impression forte et saine qu’ils garderont toute leur vie.M.O.E.Dalaire, l’un des promoteurs actifs des jardine scolaires dans notre province, me faisait lire un jour ces deux phrases si vraies de M.Jean Bodin, l’ancien directeur de l’Ecole d'Agriculture de Rennes en France ; méditons bien ces parolee de M.sene.Lea conférenciers de l'Alliance feraient mieux, parce temps d’héroïsme militaire, de nous enseigner de plus hautes leçons." connaissance, ise de l’Acte scolaire.L’txempe française d3 l’Alberta est un argument i.u'il est bon de faire valoir auprès de qui de droit.Nous croyons que le gouvernement de la Saskatchewan a aussi publié plusieurs de ses lois eu français.Cj bon vouloir est une légère compensation des droits les plus certains que escamotés.Notre Educateurs, preuve de patriotisme et vous compre-que notre peuple doit être et demeurer un peuple d’agriculteurs s’il veut garder sa foi, sa langue et ses traditions ; c’est pourquoi nous comptons sur vous pour faire aimer l'agriculture à notre jeunesse rurale.“ Eu rendant l'agriculture prospère dit M.G.A.Gigault, nous enrayons l’exode rural ; nous développons également le commerce et l’industrie, et ce travail contribue au bien-être de toute la population.” déjà fail voua avez nez EN PASSANT la politique uoue a nombre toujours croissant et notre fermeté dans la lutte pour notre langue obtiendront de p'us amples.Les cigarettes aux soldats Le Droit annonce qu’on a inauguré depuis quelques jours dans les écoles bilingues d'Ottawa, et l’on dit même de la nous eu campagne, un mouvement par lequel on demande aux enfants de contribuer quelques sous pour rcheter du tabac et des cigarettes aux soldats malades ou blessée.Alliance Honteuse La haine du français Le but est noble et mérite tout l’encouragement possible.Mais pourquoi demander aux enfante ?N’y a-t-il pas là un danger imminent ?L’idée seule de faire contribuer les enfants à l’achat de tabac et de cigarettes nous semble tout à fait bizarre et comporte un enseignement fort risqué sinon tout à fait mauvais.Ou combat l’usage du tabac et de la cigarette chez les enfante, pourquoi les faire contribuer à une chose qu’on leur interdit ?Dans tous les cas l’argent vient toujours de la bourse des parents demandons donc aux parente, c’est bien plus simple et les résultats eerout meil’eurs.Le Droit d'Ottawa dénonce comme il le mérite le Catholic Record, l’organe des assimilateurs dns catholiques d’Ontario : a Comme il fallait s’y attendre, é:rit notre confrère, V Orange Sentinel, le Catholic Record, la Menace et les autres journaux francophobes n’ont des félicitations à adresser au gouvernement de Toronto pour avoir adopté la loi Pyue, enlevant aux parents catholiques le droit de surveiller l’éducation de leurs enfants.Chose plus étrauge encore c’est que la raison qui les fait agir est pratiquement la même : la peur de l’iuvasiou française; c’est bien puéril, maie c’est bien COMME AU TEMPS DES APOTRES Tous les évêques dans le diocèse desquels seront internés des prisonniers de guerre ont reçu du Saint-Siège la prescription formelle de désigner des prêtres connaissant la langue des cajdifs et chargés de pourvoir à la consolation morale et spirituelle de ceux.ci.Cette politique chrétienne, l'Eglise l’a reçue eu héritage de Jésus-Christ lui-même.Benoît XV ne fait que continuer une tradition d’origine divine.Eu effet, le don des langues a été donné aux Apôtres et non aux Gentils.C’est ce qu'oublient nos assimilateurs qui veulent forcer tous les catholiques de l’Amérique du Nord à abandonner leur langue maternelle pour la langue anglaise afin que cette langue devienne celle de l'évangélisation, Ainsi nos anglicisateurs s’exemp taraient d’apprendre d’autres langues.Ls procédé est habile, mais il n’est guère évangélique.que cela.Pauvres gens ils sont vraiment à plaindre ! Inutile de s’arrêter à réfuter les iaeptka de la Sentinel et de la Menace, c’esi perdre absolument sou temps ; leurs articles prouvent toutefois que nous avoue mille fois raison de main tenir une résistance opiniâtre et vigilante.Quant à leur associé de combat, le Catholic Record, un reste de pudeur le force à expliquer ses affiliationpiplue que louches.Il affirme qu’il n’y a pas de mal à s’unir aux orangiatee; qu’ac-tuellemeht, sur les champs de bataille d’Europe, les catholiques et les protestants combattent côte à côte ; que des Canadiens français sont unis aux orangiatee dans la politique, etc.C’est une pauvre, très pauvre expli-talion.Il u’y a pas de mal pour un catholique à s’unir à un orangiete pour une bonne action, mais il y en a énormément si cette union est faite au détriment de la 1 justice commune et ta violation du droit naturel et des droits acquis.C'est le cas du Catholic Record.Il a beau dire que la loi Pyne n’af-i We pas les drois des parents ; le dog-I %* de l'Eglise cet là # qu'on lise les I paroles de Léon XIII dans l’encycli-I Sapientiæ Chrittianx et Pou com-| prendra toute l'étendue du mal fait à I k liberté de l'enseignement catholique I ,a ®*tte province par la loi Pyne.Et I n est enseignement en marge dee dog-I mes de l'Eglise doit prévaloir, Les deux langues M.internationales linguiste français, écrit dans Daazst le Temps de Paris : " Pour que les alliés prolongent et organisent pendant la paix leur victoire désormais certaine, une entente cordiale des langues s’impose après celle de la diplomatie, il n’est pas trop tôt d’y songer dès maintenant.Un tel système correspond à la fois à une situation de fait et aux nécessités politiques de l’heure.L’idée d’une alliance linguistique entre le français et l'anglais a été lancée en 1892 par M.Charles Richet, et un peu plus tard par le romancier anglais Wells dans ses Anticipations.Mais le véritable précurseur, ou peut dire l’apôtre de cette entente néccs-saire, est M.Paul Chappelier.En 1900, il soumettait au congrès international pour l’enseignement des langues vivantes un projet qu’il résumait ainsi : “ En vertu d’une convention entre la France, l’Angleterre et les Etats-Unis du nord de l’Amérique, l’anglais sera obligatoirement enseigné en France, et le français en Angleterre et aux Etats-Unis, dans tous le# établissements publics d'instruction même dans les écoles primaires.” Assurément, noe assimilateurs ne goûteront guère le projet.A l’Alliance française Le Messager Canadien du S.-C., de Montréal, publie la note qui suit au sujet de VAlliance Française que nous avons toujours considérée comme suspecte, malgré la faveur dont elle jouit auprès de certaine catholiques : " Le 4 mars dernier, l’Alliance Française de Montréal faisait pérorer sur Buy Bias, chevalier d'aventure, le triste héros d'une triste pièce de Victor Hugo.A eu juger par le compterendu de la conférence, Ruy Bias serait un héros s’insurgeant contre les conventions sociales et la pièce une œuvre de clarté et de générosité, l’Alliance Française n’a pas le monopole de l'orthodoxie, on le sait.Roy Bias envisagé au point de vue de lu morale chrétienne, eet le contre-pied de l’Evangile.V.Hugo veut y démontrer que l’amour eet dieu, cou-veraiu, que devant lui, devoir, ter* noue 1 Id Mi 15 320 u rtnrr* La Collection Bleue En vente à la “Propagande des Bons Livres” Troisième Centenaire De l’Etablissement de la Foi au Canada Je l'établissement de la fui eu Cm# da.La Fresnaie-M.Aigueperee.Main d enfant •* L'Héroïsme au paya des Neie du Caufrauc.K Le Fila de Steuio Morelli ran.Une Part de Bonheur—M.de raudie.La Pupille du Doyen—Mauri Beaumont.Sans Baptême—Jeanne de I iae Lea Hommes de Proie-Jeaun Lias.Un entrepreneur-maçon du faubourg S -Jean a envoyé une belle eouecrip.lion pour lee fêtes du Troisième Centenaire.La Maison Marceau & Cie de St.Roch a souscrit généreusement et a adressé au Comité ses souhaits de parfait succès.Des épiciers en gros de la Basse-Ville font savoir au Comité qu'ils sont heureux de souscrire pour le monument de la foi au Canada.Un marchand d’automobiles, de Québec écrit au Comité : Il me fait plaisir de vous inclure dans la présente ma souscription qui vous est offerte avec grand plaisir, car je ne puis qu'admirer la cause pour laquelle j’ai en ce jour l’honneur de communiquer avec vous.Je vous souhaite le plus grand succès et que votre but soit atteint dans un bien court délai.Un autre citoyen de Québec envoie à Mr C.J.Magnan son chèque pour les Fêtes du Troisième Centenaire de l’établissement de la foi au Canada, souhaitant, dit-il, tout le succès posai- - (: o :) - (Œmrr de Suint Raphaël Archange.) ee-M.— Mary Fl0.Sociétés ouvrières, nationals?, kt * RELIGIEUSES Laïui.Bureaux de la “ Vérité ” ce Le Citoyens de Québec Ouvrages de Pierre l’Eriiiite e de u mit La Fortune de M.Maufrov-B '¦< , lot.J ltür* Il importe qu’en ce troisième ceute naire le peuple canadien s’unisse et proclame bien haut son attachement à la foi de ses pères.Cette idée fait heureusement sou chemin et pour ne parler aujourd’hui que de Québec il faut constater avec plaisir que le mouvement patriotique eu faveur des fêtes du troisième centenaire de la foi as propage.Il est à souhaiter que toutes les sociétés ouvrières, nationales et religieuses de la ville, et d’ailleurs de tout le Canada, adhèrent publiquement au projet de fêtes et souscrivent pour le monument commémoratif.Les citoyens de Québec sauront aussi individuellement faire leur devoir eu ces circonstance lion très solennelle du tricentenaire de la foi jettera sur notre ville un lustre nouveau et rehaussera encore la grandeur de son uom et l'éclat de sa gloi- Et Ça II Le Soc Lieez-XÎoi Ça 11 Et de Quatre Les deux Malus Toujours Elle I Relié : En Librairie $0.40 l'uuité Ouvrages de Ernest Daudet Le Mystère d’Arlacq—Marie Thi Au But.lery.La collection 14 vol.$-i.qq CRomE tore par M„ StaDg p D.Evêque de Fall Rive^r Broché franco 35 SOUS Dane la Tourmente Au tempe de l’Empereur.En 1815 File d’Emigré.B?au Casque.Relié : En Librairie $0.40 l’unité LE BONHEUR DES FAMILLES ou \OULEZ -.VOUS ETRE HEU 1ŒLX EN MARIAGE, par l’abbé J.Nyeten.Conseils pratiques et intéressants aux personnes mariées, aux jeunes gtus et aux jeunes filles.— lie mille.Beau volome.50cte l’unité, 60cte franco.$5.40 la doz.LES EVANGILES commentés pour tous les dimanches de l’année.Broché, franco.30c.Auteurs Choisis Chaque vol.in-13.Relié demi-bas En librairie 50ct%.Vunité.BOSSUET.Melanges.Un vol.de 358 La célébra' an?ble.Un message du Roi pages.DOM GREA.De l’Eglise et de vine constitution.Nouvelle Edition deux vol.240 276 pages.sa di- re.Citoyens de Québec, souvenons-nous des origines de notre ville, n'oublions pas qu’elle fut le berceau de la foi pour tout le Canada.Montrons, à l’occasion de notre glorieux troisième centenaire, que nous sommes fiers de notre illustre cité.Le duc de Connaught a reçu du roi le message suivant : et Son Altesse Royale le duc de Connaught, LEON XIII.Encycliques, Lettres apostoliques, Brefs, etc.Texte latin et traduction française en regard Sept.vol.’ S.S.PIE X.Encycliques, Lettres apostoliques, Brefs.Texte latin et traduction française en regard.Quatre vol.Volumes a 30 contins franco Christophe Colomb ELEVATIONS SUR LA VIE CHRETIENNE.Tirées des Œuvres de Féuélon.Par l’abbé X.J.Clément franco 30 de Ottawa E élicitatious les plus chaleureuses à propos de la magnifique bravoure avec laquelle la division canadienne a combattu durant ces derniers jours au nord d’Ypres.Sir John French déclare qu’elle s’est magnifiquement conduite de poiut en point.Les colonies eu seront fières à juste titre.(Signé) Georges.Le Comité des fêtes a reçu plusieurs lettres et souscriptions de sociétés et de citoyens de Québec.En voici quelques-unes : Les Fastes de l’Eglise Le Secrétaire-Correspondant de TU-nion-Canadienne des Ingénieurs et des Chauffeurs ataiionuairee, fait savoir au Comité du monument qu’à l'assemblée du 13 Avril il a été proposé et secondé à l’unanimité, que l'Union eouscrive pour le monument de la foi.L’Union souhaite de plus parfait succès aux organisateurs.Le Secrétaire-Archiviste du Cercle Champlain, no 108, de l'Alliance Nationale envoie à M.C.J.Magnan la souscription et les vœux du Cercle Champlain.Le Secrétaire Trésorier de la ligue de la Presse Catholique de langue française écrit à Mr J.T.Lachance : Cher Monsieur le Trésorier, Selon les directions de notre Bureau des Directeurs, j’ei l’honneur de voue offrir ci-contre, la modeste obole de la ligue de la Presse Catholique de langue française, du Canada 3t des Etats Unis, pour la belle œuvre du monument du troisième centenaire de l’éta-bliseement de la foi au Canada.C’eet tout ce que ses ressources financières permettent à la ligue de faire, mais elle est disposée à favoriser l’entreprise de la meilleure publicité de chacun de ses organes.Un.avocat de la ville écrit au Trésorier : Veuillez trouver sous pli mon chèque en faveur de l’organisation de 1» célébration du troisième centenaire PAR L.LE LEU 1 La Promesse accomplie.2 Rédemption, 3 L’enfant du Tonnerre.4 Le glaive et les clefs.5 La Semence sanglante.G Les Pieds maudite.7 L’ange du feu.8 La Voix mystérieuse.9 Les Défenseurs du Christ.10 Récite d’un siècle.11 Le Triomphe de la Croix.12 Le Baptême de la France.14 Les Moines.15 La Terre Mérovingienne et Sainte.16 L i e des Sainte.17 L’Ermite de Nuchtel.18 Le Retour an bercail.19 Lee Images brisées.20 Lee Deux Couronnes.21 Le grand Paladin de l’Eglise.22 Loin du Cœur.23 La Couronne brisée.24 Lee Rois de la nuit.25 Par la Foi et par le Glaive.26 Poor la liberté.27 Lee Fers brisée.28 Dieu le veut.29 La Bure et la Crosse.30 La Lampe Ardente.31 Pour la Croix.32 Face au Glaive.34 La Parole et l’Epée.35 Le dernier Croisé.36 Lee douze Pilotes.86x L’ange de l'Ecole.37 La Vierge de Sienne.Broché.40 sous l’unité, par C.d’Hallencourt Berryer, par Pierre Lemoyne.Montalembert (Abbé L.Bouthors) Le général Chanzy, par Jean Laure.Jean Chonan et la Chouannerie A .1ri , par Michel de R.Amiral Courbet, (Comte de Lionval.) O.Connell, par Emile Valeayre' Le Procès Chiniquy L’affaire Chiniquy vs la Croix vient d’avoir son épilogue devant la d’Appel de Montréal.Notre confrère avait été condamné à $3,000 en Cour Supérieure.La de Révision renversa ce jugement pour un vice de procédure.La cause fut alors portée en appel.Cette dernière cour condamne notre vaillant confrère à $200 d’amende et les frais.La tribunal a admis, semble-t-il, que le premier jugement était exorbitant et de nature à entraîner la ruine de la Croix.11 ne noue appartient pas de commenter ce jugement, mais il nous est bien permis de rappeler qu’en ce paye il est à peu près impossible de faire du journalisme catholique militant, sans s’exposer constamment à la ruine par suite de procès coûteux.Est-ce illusion ?il notas semble que la mauvaise presse qui a son franc parler, qui se permet toute# les licences, reçoit moins souvent qu’à son tour les fumeuses correction» judiciaires réjouissent tant une sectaires.PAILLETTES D’OR.Recueil complet en trois tomee.Edition ordinaire.Ouvrage honoré de la Bénédiction et d un Bref de Sa Sainteté Pie X.* Relié percaline, plaque spéciale $2.50.cour ses cour j BLETTES D OR.Quinze séries différentes.Chacune de ces 15 séries forme un tout complet.Broché, couverture illustrée fort.$2.25.LES NOMS DES SAINTS.Les noms de Baptême.Par le P.Alf, Deschamps franco.25c.LOUIS HÉBERT et sa famille par l’abbé A.Couiilard Després, franco ÔOcts.papier LE PETIT APOTRE du Sacré-Cœur, par l’abbé S.Febvre.408 pages : Broché.25 aoua.U Prepagside Bees Livra» Bureaux d* la “ Vérité " près Québec qui
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