Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le bulletin des agriculteurs /
Revue qui traite principalement de l'actualité et de l'évolution des marchés et des techniques agricoles. [...]
Publié à Montréal dès février 1916 sous le nom de Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers du Québec, Le Bulletin des agriculteurs est d'abord un hebdomadaire, puis un mensuel à partir de l'automne 1938. Lancée par la Société pour informer les producteurs des prix de leurs produits sur les marchés, la publication se vouera toujours à l'amélioration des techniques agricoles et de la qualité des produits.

Le Bulletin des agriculteurs prend un nouvel élan en 1921 alors que son directeur, Auguste Trudel, y attire l'agronome Joseph-Noé Ponton, des Fermiers-Unis du Québec, qui élargit la couverture de la revue pour atteindre un plus grand nombre de producteurs agricoles qui se mobilisent. La Coopérative fédérée et l'Union catholique des cultivateurs sont mises sur pied à cette époque.

Le Bulletin traite essentiellement de questions agricoles jusqu'en 1935, année où il devient un magazine familial en allouant un espace considérable aux pages féminines et aux loisirs. Les réclames publicitaires et les illustrations y sont de plus en plus nombreuses; la publicité occupera jusqu'à 56 % de l'espace rédactionnel dans les années 1960. La machinerie agricole compte pour une grande part de l'espace publicitaire, qu'elle partage avec d'autres produits, dont la motoneige.

Les pages principales du périodique sont consacrées à la présentation de l'évolution des techniques propres aux différents élevages et cultures. Comme couverture de l'environnement économique, la revue propose des profils industriels et diffuse les prix en gros en vigueur sur le marché de Montréal. Des articles sur la médecine vétérinaire, une chronique juridique et des pronostics climatiques peuvent aussi agrémenter ses pages. De 1940 à 1945, Gabrielle Roy y publie ses premiers reportages alors qu'elle sillonne les différentes régions du Québec.

L'économie domestique fait son entrée au Bulletin en 1938 avec l'arrivée de la journaliste Jeanne Grisé-Allard (pseudonyme : Alice Ber), qui sera responsable des pages féminines pendant plusieurs décennies. Elle aura le souci de teinter de modernité les articles voués à la gestion ménagère en ajoutant les dernières tendances et les innovations technologiques à la transmission du savoir-faire traditionnel canadien-français. Les femmes y trouvent des articles sur la mode et la couture ainsi que sur l'aménagement de la maison, ainsi que des recettes de cuisine accordées aux saisons. La revue présente des patrons de couture qui peuvent être commandés par la poste.

Le Bulletin des agriculteurs publie des textes de fiction de nombreux collaborateurs, dont Yves Thériault et Claude-Henri Grignon. On y trouve aussi régulièrement des bandes dessinées. Albert Chartier, auteur d'Onésime (1943-2002) et de Séraphin (1951-1970), y laisse sa marque pendant plusieurs décennies.

Le Bulletin des agriculteurs est toujours aujourd'hui un magazine à l'affût de l'actualité agricole, alors que le combat politique est plutôt mené par le journal La Terre de chez nous, organe de l'Union des producteurs agricoles.

Le tirage de la revue est passé de 2000 en 1916 à 8000 en 1918, à 13 000 en 1929, à 63 000 en 1939, à 145 000 en 1948, à 124 000 en 1975, puis à 12 000 en 2012.

BEAULIEU, André, et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, tome V, p. 170-174.

LANTEIGNE, Josette, « Le Bulletin des agriculteurs - Les deux visages du Bulletin des agriculteurs », L'Agora, vol. 8, no 4, septembre-octobre 2001, p. 28.

MATHIEU, Jocelyne, « Le Bulletin des agriculteurs » - pour vous mesdames - l'empreinte d'Alice Ber (1938-1979) », Les Cahiers des dix, no 60, 2006, p. 277-292.

Éditeur :
  • Montréal :la Société [puis] la Compagnie de publicité rurale [puis] Compagnie de publication rurale,1918-
Contenu spécifique :
Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le bulletin des agriculteurs /, 2006-02, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" NOUS CULTIVONS LA MEME PASSION RIER 2006 B-ZPS GUIDE 100 ch et plus !H£ 9ZH 3D 1V3U1N0H noH 3nu sizz 30 na 31VN0I1VM 3(103H10nSI8 1V331 10d3ü/S3nDIfl0I83d 'd3Q I0ZT600Z:3 6SE9S00Z ni services-conseils une entente À ) BEXX ¦ * \u2022 i] '* o c> &| H *44 § à **< fe\tt y f.Si* ifo j (nf$ I \u20221 ¦} tmM CAHIER DÉTACHABLE ¦j V -1 -.V U TOUS ENSEMBLE POU l»iî ¦I Vous aussi, rejoignez les rangs de la révolution Callisto Car plus Callisto gagne du terrain dans vos champs de maïs, plus les mauvaises herbes perdent de leur force.Combatif, Callisto est l'allié qu'il vous faut.4* Performant, Callisto anéantit les mauvaises herbes à feuilles larges.Sécuritaire, Callisto n'endommage pas i -, votre maïs.Flexible, Callisto peut s'appliquer dès la prélevée et iusau'au stade de 8 feuilles du maïs.Polyvalent, Callisto s'utilise sur une très large gamme d'hybrides de maïs.Maintenant, Callisto est homologué pour les hybrides de 2500 UTM et moins.ni! ÿlïÏM JHHpi Rendez-vous au WWWJOIGNEZCALLISTO.COM et voyez comment les autres vivent la révolution.wma cuusm inimcm «w»™1\"1* 1-87-SYNGENTA (1 «7 964-3682) syngenta Membre de CropLife Canada.CALLISTO, le logo CALLISTO et le logo Syngenta sont des marques déposées d'une compagnie du groupe Syngenta.Toujours lire l'étiquette et s'y conformer. f m % m * < 'Wt 45 12 21 24 32 34 37 41 VERS LE PAYS DU SOLEIL LEVANT Il y a 30 ans, des investisseurs agricoles québécois se sont intéressés au lucratif marché du Japon, un pays à la culture particulière.PORC QUÉBÉCOIS EN SOL JAPONAIS Les Japonais ne tarissent pas d\u2019éloges pour notre porc.À un point tel que nos exportations atteignent des records.UNE INDUSTRIE SEMBLABLE À LA NÔTRE Il existe plusieurs similitudes entre la production laitière canadienne et celle du Japon.SOYA HAUT DE GAMME POUR MARCHÉ DISTINCT Client exigeant, le Japon reconnaît et apprécie la qualité du soya canadien.CULTURES FUSARIOSE, QUAND TU NOUS TIENS.Producteur, boulanger, fabricant de moulée, commerçant de grains : tous sont touchés à différents degrés par ce fléau.À CHAQUE PLAT SON SOYA Le soya constitue un des aliments de base de l\u2019alimentation japonaise.On le qualifie de « bœuf de l\u2019Orient ».SEMER DU POIS POUR RÉCOLTER DE LA LUZERNE L\u2019utilisation d\u2019une plante-abri permet une plus grande récolte l\u2019année d\u2019établissement.ÉLEVAGE LE CONSEIL STRATÉGIQUE, ÇA RAPPORTE ! Une question vous tracasse ?Peut-être que le conseil stratégique du PATLQ saura vous aider.UNE GÉNÉTIQUE DE CHAMPIONS BOVINS Qu\u2019est-ce qui démarque un éleveur en race pure d'un autre ?Les éleveurs de la ferme Gagnon semblent l\u2019avoir trouvé.49 10 62 65 61 66 60 LA GESTION DE L'OFFRE, UN PRIVILÈGE Il y a 40 ans, les producteurs d\u2019œufs de consommation organisaient la gestion de l\u2019offre.Les autres productions avicoles ont emboîté le pas.FRUITS ET LÉGUMES LE COFFRE D'OUTILS SE GARNIT Cette année, les producteurs de pommes de terre bénéficieront de nouveaux outils pour la protection de leurs cultures.PARTENAIRES POUR LA POMME DE TERRE La campagne «Vos enfants ont besoin de carburant! » a été initiée par Syngenta Canada pour supporter les producteurs canadiens de pommes de terre.MACHINERIE PENSEZ EFFICACITÉ Certaines fermes peuvent compter jusqu\u2019à 200 moteurs.Voilà une bonne raison pour s\u2019assurer qu\u2019ils sont économiques à l\u2019utilisation.DÉBAT UNE ENTENTE QUI DIVISE La nouvelle entente entre le MAPAQ et l\u2019UPA sur l\u2019organisation des services-conseils aux agriculteurs mécontente le secteur privé.chroniques BBHBHBH AGENDA BILLET \u2014 YVON THÉRIEN C'EST NOUVEAU COUP D'ŒIL \u2014 SIMON M.GUERTIN CUISINE DE BOUCHE À OREILLE r r METEO MARS MIEUX VIVRE \u2014 PIERRETTE DESROSIERS PHOTO DE LA PAGE COUVERTURE : JUPITER IMAGES Envoi Poste-publication - Convention 40070230-PAP - No d\u2019enregistrement R 08866.Nous reconnaissons l\u2019aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d\u2019envoi postal et nos coûts rédactionnels par l\u2019entremise du Programme d\u2019aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Postes Canada : retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada au Bulletin des agriculteurs 4380, Garand, Saint-Laurent (Québec) H4R 2A3.Courriel : abon_agriculteurs@ postexperts.com.Periodicals Postage Rates are paid at Lewinston, NY 14092.USPS #012-612.U.S.Post-Master : send address changes to Le Bulletin des agriculteurs RO.Box 4541, Buffalo, NY 14240.Canada O ROGERS MO LE BULLETIN DES AGRICULTEURS | FÉVRIER 2006 | 3 mm INNOVATION EN PÂTURE POUR VOTRE ENTREPRISE LAITIÈRE J \\ MATÉRIEL DE FENAISON JOHN DEERE Depuis près de 100 ans, John Deere dessine et fabrique du matériel aux caractéristiques novatrices, durables et productives pour vous aider à produire du foin et du fourrage de haute qualité pour vos vaches.Les andaineuses automotrices John Deere par exemple.Elles sont offertes avec choix de barre de coupe éprouvée au champ ou de barre de coupe rotative modulaire à profil bas et à protection par moyeu de cisaillement exclusif qui effectue une coupe nette et fiable Pour l\u2019ensilage, John Deere offre une variété de récolteuses de fourrage - en diverses capacités - pour mieux servir les besoins de votre entreprise Et pour le pressage, rien de tel que les rotopresses John Deere de série 7.Elles amorcent facilement l\u2019enroulement, fournissent un contrôle précis pour former des balles parfaites, et offrent en option l\u2019enveloppe en filet CoverEdgemc exclusive pour en préserver la valeur.John Deere vous propose aussi une vaste gamme de MoCo rotatives, de faucheuses à disques et de petites ramasseuses-presses.Leurs nombreuses caractéristiques sont conçues pour vous aider à faire du foin de haute qualité.Pour de plus amples renseignements, passez chez le concessionnaire John Deere local ou visitez www.JohnDeereAg.com.& î DE L\u2019ETABLE A LA TABLE « Un lait de haute qualité dépend du rendement du troupeau.Et tout commence par une pâture de haute qualité.C\u2019est pourquoi tout le matériel de fenaison John Deere - des presses fiables et durables aux récolteuses de fourrage de grande capacité - regorge de caractéristiques novatrices.John Deere Deere, c'est tout dire PHOTO : Shahrokh Khanizadeh m £ i ;*>\tm a jht ¥ r ül\tai\t1>U\tLi\t: ^5 n\tgf\t 1 m\t\t\trj.i.\tJJE ah\t\t5\t ¦ * ** ?T Ç ;S* fwm* - t: , W->- mm* ^ « ££ rss EA SB V>Vfcj fiilL *?* ».\" ?mr -> i#» v V « * «T, HH *** ^ * JL.\t< *\t« l* w w ' * ¦giC! »*[!\u2022\tAr ?-4 ÏTV ' I tL w WwRâi t W vlv jéw VV «\u2022 JL \u2022 y?Æsg: ¦¦ ¦¦fi ii£'C Ces délicieuses billes de crème glacée sont issues d\u2019une idée qui a un jour traversé l\u2019esprit d\u2019un chercheur chez Alltech.Curt Jones a décidé d\u2019appliquer le procédé qu\u2019il utilisait à son travail pour la cryogénisation des enzymes dans la fabrication de crème glacée maison.Dippin Dots suit aujourd\u2019hui les représentants d\u2019All-tech lors d\u2019événements promotionnels et fait fureur partout où elle passe! MARCHE DES GRAINS \u2018«\u2022âfcf U UN TEST POUR DÉTECTER LA GRIPPE AVIAIRE Une compagnie néerlandaise, Eurofins Scientific, vient de lancer ce qu\u2019elle appelle le premier test pour déterminer si la nourriture a été infectée par le virus de la grippe aviaire.La compagnie était réticente à introduire ce test, car elle partage l\u2019avis des scientifiques de l\u2019Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) selon laquelle le risque est extrêmement faible.Cependant, certains clients de différentes filières cherchent à atteindre le risque zéro pour leurs employés et les consommateurs.L\u2019EFSA a affirmé dans un communiqué le 26 octobre dernier que « bien qu\u2019il soit improbable que le virus H5N1 puisse se transmettre à l\u2019homme par de la viande ou des œufs crus, une bonne cuisson des ali-5 ments inactivera éventuellement le virus, éliminant ainsi ce g risque potentiel ».£ Source : www.eurofins.fr par DOMINIC GRÉGOIRE, prod, grandes cultures j dgnap@sympatico.ca Wr 1 - DuPont Uttim'Total herbicide à mélanger en reservoir M m if* I fciA si afflgp Lltim I otal Une fois qull a goûté aux mauvaises herbes, il ne peut plus s\u2019arrêter.\u2022 Un grand prédateur des graminées annuelles nuisibles et des mauvaises herbes à feuilles larges \u2022 Protège les cultures en contrôlant le chiendent, le laiteron commun et l\u2019abutilon \u2022 Excellents résultats dans l\u2019immédiat et tout au long de la saison et ce, à raison d\u2019une seule application \u2022 Comprend quatre ingrédients actifs appartenant à 3 différents groupes d\u2019herbicides (2, 4 et 19) pour une meilleure gestion de la résistance Des questions ?Adressez-vous à votre détaillant, composez le 1 800 667-3925 ou encore, visitez www.dupont.ca/ag Comme avec tous les produits de protection des cultures, suivre attentivement les instructions sur l'étiquette.© 2006 DuPont.Tous droits réservés.Le logotype ovale DuPont®, DuPonrc, Les miracles de la sciencemc et Ultimmd Totalmc sont des marques déposées/de commerce de E.I.du Pont de Nemours and Company.La compagnie E.I.du Pont Canada est un usager licencié Membre de CropLife Canada.Tïï .?\u2022,?\u2019\u2019 V.VC \u2022 ' y.TaP'S al*, -amw-i ¦ V un * -i» ¦J .f lîfTlWliÛil Ki) , V\"\tji mmr9- - ¦fPYüüitr ii « Il faut être patient, spécifie le directeur général de Canada Porc International, Jacques Pomerleau.Ça peut être long entre le premier contact et la signature du contrat.Ça peut aller jusqu\u2019à un et demi, et même deux ans.» Il ne faut pas non plus dire « non » à un Japonais avec qui vous faites affaire.« Si tu dis oui, tu le fais; dans l\u2019incertitude, tu dis que tu évalues la situation et que tu reviendras », précise le vice-président principal aux ventes chez Olymel, Richard Davies.Mais l\u2019effort en vaut la chandelle.Une fois le contact et la confiance établis, le Japon est un marché stable.« C\u2019est très sécurisant dans les affaires », poursuit Richard Davies.Mais il ne faut pas s\u2019asseoir sur ses lauriers.Car les Japonais continueront d\u2019exiger la meilleure qualité, te mariejosee.parent@lebulletin.rogers.com * UNE ALIMENTATION ASIATIQUE Nous connaissons les sushis, mais l'alimentation traditionnelle japonaise est bien différente.Ici, nos repas se composent de viande avec des accompagnements.Au Japon, la viande est plutôt servie en accompagnement.C'est-à-dire que les légumes et le riz prennent une place centrale \u201e dans l'assiette.Le soya est également répandu.On peut le retrouver au déjeuner, au dîner et au souper, 365 jours par année.On le présente sous toutes les formes, tofu, sauce soya et autres.Le bœuf est un produit de luxe offert en restauration haut de gamme.Le porc est cependant offert en restauration rapide et on le retrouve dans le panier d'épicerie des ménagères.Les Japonais raffolent également des poissons et fruits de mer.POUR EN SAVOIR PLUS Agriculture et Agroalimentaire Canada : information sur le marché du Japon http://atn-riae.agr.ca/info/asia- f.htm#Japon JETRO : Japan External Trade Organization www.jetro.go.jp Wikipédia : l'encyclopédie libre http://fr.wikipedia.org/wiki/Japon LE BULLETIN DES AGRICULTEURS | FÉVRIER 2006 PORC PORC QUÉBÉCOIS En 1971, une entreprise québécoise prenait la route du Japon.Depuis, les Japonais ne tarissent pas d'éloges pour le porc canadien.A un point tel que les exportations vers le Japon atteignent des records.par MARIE-JOSÉE PARENT, agronome m Win HH ''Mm \" \\ 111 % h\u2019.- SI Afin de favoriser les contacts, Olymel a choisi de faire affaire avec une équipe entièrement japonaise.Sakuji Takaeshita, au centre sur la photo, est l'agent du bureau d'OIymel au Japon.* usqu\u2019au début des années 1970, les Japonais * 1 importent leur viande de porc principalement du Danemark.Mais voilà qu\u2019une maladie, la fièvre aphteuse, affecte les troupeaux porcins de ce pays, interdisant les exportations vers le Japon pendant cinq ans.La porte est alors grande ouverte pour les autres pays qui veulent occuper une part de ce lucratif marché.Car le porc est très apprécié au Pays du soleil levant.C\u2019est dans ce contexte que St-Jean et fils, une des entreprises qui mèneront à la formation d\u2019OIymel, amorce ses transactions avec le Japon.En 1976, Olympia achète St-Jean et fils.Puis, en 1991, Turcotte et Turmel, affiliée à la Coop fédérée, fusionne à Olympia, pour former la société en commandite Olymel.Dans les années 1970, les débuts ont été modestes.Avec l\u2019ouverture de la délégation cana- dienne du Québec en 1973 et du bureau du MAPAQ en 1981, les exportations de viande de porc ont pris une part de plus en plus considérable.Débutée avec le Québec, l\u2019exportation de viande de porc vers le Japon est maintenant à l\u2019échelle canadienne.Les exportations canadiennes de viande de porc vers le Japon ont été multipliées par 10 depuis 1990, date d\u2019entrée en activité de Canada Porc International, l\u2019agence de développement des exportations de l\u2019industrie du porc.Le Canada occupe maintenant le quart des importations de porc au Japon.En 2005, les exportations canadiennes de porc ont atteint un record.Les neuf premiers mois de l\u2019année dernière ont connu une augmentation de 33 % sur la même période en 2004, soit 211 000 tonnes métriques, contre 159 000.Pourtant, 2004 était déjà une année record.En dollars, on parle de 776 millions pour 2004 en entier.Le directeur général de Canada Porc International, Jacques Pomerleau, qualifie cette progression de « spectaculaire ».Qualité du porc L\u2019absence du gène halothane est liée au succès du porc canadien en sol japonais.Ce gène a un lien direct avec la qualité de la viande.Les porcs sensibles au gaz halothane, donc porteurs du gène du même nom, ont une viande plus pâle qui a une moins bonne rétention d\u2019eau.Pour le jambon, dont les Japonais raffolent, l\u2019absence de ce gène est un net avantage.« La lignée paternelle Duroc donne une viande rouge dont la qualité est appréciée des Japonais », précise Jacques Pomerleau.Or, c\u2019est la race terminale presque exclusivement utilisée au Québec.Le programme AQC à la ferme (Assurance de la qualité canadienne) et le système HACCP à l\u2019abattoir (Analyse des risques et maîtrise des points critiques) offrent une garantie de la qualité de la viande FÉVRIER 2006 | LE BULLETIN DES AGRICULTEURS *7VV%.w PROMOTION GÉNÉRIQUE Depuis un peu plus de deux ans, le Japon exige de ses fournisseurs de denrées alimentaires d'identifier le pays d'origine.Jusqu'alors, les consommateurs ne savaient pas qu'ils mangeaient du porc canadien.L'industrie canadienne a dû promouvoir la qualité canadienne auprès des consommateurs et des chaînes d'alimentation japonaises.« On doit être plus agressif et cibler nos choix, décrit Jacques Pomerleau.Il faut s'assurer de faire sortir les avantages du porc canadien.» Canada Porc International travaille également à la mise en place d'un site Internet en japonais, incluant des idées de recettes.POURQUOI FAIRE AFFAIRE AVEC LE JAPON ?¦\tMarché qui paie bien ¦\tTrès fiable ¦\tÉthique d'affaires ¦\tMarché loyal ¦\tProduction locale ne couvre que 65 % des besoins de porc pour les importateurs japonais.Le programme AQC, lancé en 1998, est basé sur le système HACCP.Les Japonais et leurs exigences élevées en matière de qualité ne sont pas étrangers à rétablissement du programme AQC.Puisqu\u2019ils doivent importer et qu\u2019ils paient bien, ils peuvent être exigeants.« Le Japon est le pays qui a le plus influé sur nos façons de faire et nos façons de produire », renchérit Jacques Pomerleau.Des coupes japonaises Les Japonais achètent les coupes les plus chères : notamment les filets, les longes et les parties d\u2019épaules.« Certaines usines canadiennes se sont adaptées pour offrir des découpes japonaises qui ne sont pas les mêmes que les nôtres », explique Jacques Pomerleau.Après plus de 30 ans, les entreprises canadiennes établies au Japon se sont adaptées au marché.Plusieurs ont même un bureau ou un agent directement sur place, comme c\u2019est le cas pour Olymel, l\u2019une des deux principales entreprises canadiennes présentes au Japon.L\u2019autre étant Maple Leaf.Toute l\u2019exportation de viande de porc d\u2019Olymel au Japon est faite par l\u2019intermédiaire d\u2019un agent japonais, Sakuji Takaeshita.Son bureau regroupe sept personnes.« On le considère comme notre bureau au Japon », précise le vice-président principal aux ventes, Richard Davies.Cette façon de faire facilite les contacts.# Et les résultats sont concluants.Depuis la fondation d\u2019Olymel, en 1991, les exportations de viande de porc de cette entreprise vers le Japon ont été multipliées par sept.Pour 2005, on parle d\u2019un chiffre d\u2019affaires de plus de 300 millions de dollars.De la viande fraîche Un des objectifs d\u2019Olymel est de répondre aux besoins de son important client.Dans ce but, des aménagements d\u2019usines ont été effectués, notamment pour lui procurer un produit frais.Une technologie d\u2019emballage sous vide permet d\u2019en prolonger la durée de vie jusqu'à 45 jours.Le trajet à lui seul entre le Québec et le Japon prend 20 jours, auxquels il faut ajouter 2 jours pour le processus de dédouanement.Il reste une vingtaine de jours pour écouler le produit.Mais les chaînes d\u2019alimentation vendent habituellement le produit dans la première semaine de son arrivée.L\u2019exportation de porc canadien vers le Japon représente entre J0 et J 5 % de notre production canadienne.Une part énorme qui est appelée à croître encore de J0 % par année.« Il ne faut pas s\u2019asseoir sur nos lauriers, avertit Jacques Pomerleau.C\u2019est un travail continuel.Il ne faut pas se fier à sa réputation.Il faut être en contact constant avec les Japonais.Il faut être à l\u2019écoute.C\u2019est la clé ! » te mariejosee.parent@lebulletin.rogers.com * m Le porc est utilisé de I plusieurs façons au Japon.Ça n'a rien à ' voir avec nos côtelettes de porc, pommes de terre et carottes.Voici un plat qu'on appelle le tonkatsu.Il s'agit de porc pané, servi avec du chou chinois râpé et une sauce pour tonkatsu.Ce mets est le repas à base de porc le plus populaire au Japon.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS | FÉVRIER 2006 «h» «¦«¦*¦! t.*» .n H*»» i hTk «\u2022«**\u2022.A .¦&3r,$ îj^a.h .J it£$ k M têtfes \u2018*&*Æê \\mM hb& «i, $ ?*« ùi- :e * \u2022- ggl?* fj Al w 'T %' 1* *>*¦ I r rrj\\n< 1 v, A I .'/> wr! i«*M Pif* -.JK» S) it L \u20187\u2018fi sri 7 S*¥sfë« ii Tr ' ' ^ ÉL«*WW :4Ü a?sf i# «lî .' ?.' -, \u2022®'riiâ^fca»r rm i«* vjâ^^ Le pays protège son marché par une politique tarifaire complexe et les producteurs japonais s'assujettissent à une discipline volontaire de gestion de 1 offre* par A LAIN FOURNIER, agronome, M.Sc e Japon est un pays densément peuplé I ^ avec ses 127 millions d'habitants (32 mil-lions au Canada) et plus de 338 habitants au km2 (3 habitants par km2 au Canada).Le Japon est composé essentiellement d\u2019îles dont les quatre principales forment la presque totalité du territoire.Le Japon possède la deuxième plus grosse industrie laitière de tout l\u2019est et du sud-est de l\u2019Asie après la Chine.Le troupeau japonais est constitué en grande partie de vaches Holstein (99 %) qui produisent annuellement en moyenne 8800 kilos par vache.Le pays se classait au 7e rang dans le monde pour la production annuelle par vache en 2003.On y compte environ 29 000 fermes laitières et un cheptel de 1,088 million de vaches laitières, comparativement à 16 224 fermes laitières et 1,057 million de vaches laitières au Canada en 2004 (selon la Fédération laitière internationale et la Commission canadienne du lait).L\u2019industrie laitière est relativement jeune au Japon.Les produits laitiers ne faisaient pas partie de la diète traditionnelle des familles japonaises au début du XXe siècle.La consommation et la production de produits laitiers ont commencé à prendre de l\u2019ampleur après la deuxième guerre mondiale (voir le tableau 1).La production nipponne de 2004 avec 8,2 millions de tonnes de lait est pratiquement simi- LE BULLETIN DES AGRICULTEURS | FÉVRIER 2006 TABLEAU 1 ÉVOLUTION DE LA PRODUCTION LAITIÈRE AU JAPON më ¦ .laire à celle du Canada avec ses 7,6 millions de tonnes.Bien que la consommation de produits laitiers ait beaucoup augmenté au cours des dernières décennies, celle-ci demeure de beaucoup inférieure à celle que nous observons au Canada ou aux États-Unis (voir le tableau 2).Les fermes laitières japonaises sont relativement petites avec une moyenne de 38 vaches par troupeau comparativement à 65 vaches par ferme au Canada (49 vaches par ferme au Québec).La ferme laitière nipponne a grossi considérablement au cours des deux dernières décennies.En 1975, on comptait seulement 19 % des fermes qui possédaient plus de 20 vaches laitières.Plus de 40 % de la production est réalisée à l'extrémité nord du Japon dans l\u2019île d'Hokkaido.Les 9000 fermes laitières de Tile y sont aussi plus grosses avec une moyenne de 62 vaches par entreprise.Les entreprises laitières japonaises sont principalement de type familial avec plus de 65 % des organisations comptant deux personnes et moins engagées directement dans la production.La topographie du pays est passablement accidentée puisque les montagnes couvrent les trois quarts du pays.Le climat est de type tropical au sud, mais la plus grande partie du Japon est située dans la zone tempérée de l'hémisphère nord, ce qui lui donne quatre saisons bien distinctes avec des hivers rigoureux sur l'île d'Hokkaido.La plupart des fermes laitières japonaises sont localisées dans des vallées étroites ou sur des terres situées autour des grandes villes.Les superficies cultivées en fourrages sont souvent fort petites, elles comptent moins de 10 hectares cultivés par entreprise.Seule l'île d'Hokkaido donne la possibilité aux éleveurs de posséder des surfaces plus importantes de fourrage (40 hectares et plus).En raison de la petitesse des superficies en culture, les producteurs japonais sont d'importants importateurs de grains (maïs, sorgho, blé et orge) et de tourteau de soya, ce qui a pour effet d'accroître substantiellement le coût de production du lait.On utilise largement les ensilages de foin, de maïs et de sorgho.La ration totale mélangée ainsi que les salles de traite et les étables à stabulation libre sont particulièrement populaires pour les troupeaux de plus de 60 vaches.En raison de la grosseur des troupeaux, l'île d\u2019Hokkaido s\u2019est orientée vers ce type de technologie beaucoup plus rapidement que le reste du Japon.On se sert aussi des dernières technologies d\u2019amélioration génétique.Ainsi, la plupart des taureaux d\u2019insémination artificielle proviennent du transfert embryonnaire.Environ 60 % de la production laitière japonaise est destinée à la production de lait nature, le reste étant affecté à la transformation.Le Japon est considéré comme le troisième plus grand importateur de produits laitiers au monde après les États-Unis et l\u2019Union européenne.Il est le deuxième plus grand importateur de fromages après les États-Unis en termes de volume et de valeur.\t\t\t\t \t\tLAIT (KG)\tBEURRE(KG)\tFROMAGES (KG) Japon\t\t38,5\t0,7\t1.8 Canada\t\t91,9\t3,3\t14,1 États-Unis\t\t85,8\t2,0\t15,4 FÉVRIER 2006 | LE BULLETIN DES AGRICULTEURS Le prix d\u2019un hectolitre (100 litres) de lait payé aux producteurs (en dollars canadiens) dépasse les 100 $, ce qui représente le prix rétribué le plus haut au monde (voir le tableau 3).Dans cette perspective, le lapon n\u2019est pas vraiment intéressé à ouvrir son marché de produits laitiers en raison de sa proximité de la Nouvelle-Zélande, un des plus importants pays exportateurs de produits laitiers.Les laponais maintiennent donc un réseau complexe de politiques tarifaires leur permettant de protéger leur production intérieure.Le Conseil de l\u2019industrie laitière du lapon, une corporation de services publics, gère l\u2019allocation des quantités de lait nature à neuf départements.Ceux-ci distribuent ces droits de produire à des associations régionales qui assignent à leur tour des quantités à produire annuellement pour chacune des entreprises.Même s\u2019il s\u2019agit d\u2019un programme volontaire, seulement 5 % des entreprises n\u2019y adhèrent pas.Si les associations régionales dépassent leur niveau de production alloué, on applique une pénalité pour chaque kilo de lait en excès ou, selon la politique TABLEAU 3 pRIX DU LAIT PAyÉ AUX PRODUCTEURS POUR DIFFÉRENTS PAYS POUR 100 LITRES DE LAIT EN DOLLARS CANADIENS (2003) Japon\t\u2022\t103,76 $ Canada\t1*1\t61,64 $ États-Unis\t\t40,01 $ Nouvelle-Zélande\t\t25,20 $ départementale, on réduit la quantité allouée aux producteurs.Le lait de transformation est aussi sujet à un quota de type volontaire géré par le Ministère de l\u2019agriculture, des forêts et des pêches.Le gouvernement assiste les producteurs de lait de transformation par l\u2019allocation de subventions pour chaque kilo de lait produit à l\u2019intérieur du quota alloué à l\u2019entreprise, te SOURIEZ à l'exportation mSÊmi L'avenir est au soya Coûts de production faibles Vente assurée Avance de paiement Primes avantageuses igi Prograin Un monde de Soya 1 800 817-3732 www.semencesprograin.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS | FÉVRIER 2006 | 23 CULTURES A HAUT DE GAMfylE POUR Client exigeant le Japon est aussi un partenaire commercial que l'on gagne à satisfaire, car il reconnaît et apprécie la qualité du soya canadien.par NANCY MALENFANT, agronome ^^roduire du soya d'alimentation humaine 2D pour l\u2019exportation demande de la minutie ^ w mais peut être payant.Les critères de qualité standards sont basés sur un soya de grade nol à hile clair, exempt de taches de sol et de mauvaises herbes.On désire un minimum de 40 % de protéines et de 18 % d\u2019huile, avec au plus 0,5 % de grains cassés et 0 % de grains chauffés.Le grain doit être sain et de grosseur uniforme.L\u2019obtention d\u2019un soya répondant à ces exigences nécessite une attention particulière dès le semis.Au départ, on doit choisir une semence de qualité et une variété avec une maturité adaptée à sa région.Il IL Lyno Tominaga Côté, représentant de Semences Prograin pour l'Asie; Éric Gagnon, améliorateur de soya; Patrick Marc Ham, directeur du développement des marchés.La compagnie possède son propre laboratoire de confection de tofu où elle reproduit le procédé de fabrication et évalue les différentes variétés de soya destinées au marché japonais de l'alimentation humaine.Depuis l'apparition du premier cas de maladie de la vache folle au Japon, les consommateurs de ce pays se tournent de plus en plus vers le soya en tant que source de protéines.faut semer à la date optimale, à un espacement approprié à la variété et dans de bonnes conditions de sol et de température.Puisque les variétés Roundup Ready sont proscrites, le dépistage s\u2019avère essentiel afin d\u2019adapter le traitement aux mauvaises herbes présentes.Le désherbage doit être impeccable, car on désire un grain exempt de taches de mauvaises herbes.Pour la même raison, on doit éviter de récolter en présence de rosée.Les plants doivent être complètement morts, sans tiges vertes.Dans le cas contraire ou si des mauvaises herbes persistent, on peut appliquer un défoliant en prérécolte.L\u2019humidité idéale à la récolte se situe à 13,5-14 %.Si le soya est trop sec, le grain subira des dommages mécaniques.Dans le cas contraire, on ne peut le sécher mécaniquement, car on risque d\u2019abîmer son enveloppe.Copropriétaire de SG Ceresco (producteur et distributeur de grains de soya), Thierry Gripon insiste sur l\u2019importance d\u2019un bon ajustement de la batteuse.« Le réglage de l\u2019équipement est un détail facile à contrôler et qui maximise les chances d\u2019ob- FÉVRIER PHOTO : ABLESTOCK tenir une récolte de qualité, dit-il.On évite de briser trop les grains et de ramasser des particules de sol.» Par la suite, il est important d\u2019éviter la contamination avec d\u2019autres grains.On entrepose séparément et on nettoie bien l\u2019équipement de récolte et le silo.« Il ne faut pas oublier qu\u2019on manipule de la nourriture », rappelle de son côté le directeur du développement des marchés chez Semences Prograin, Patrick Marc Ham.Dame nature a aussi bien sûr son mot à dire.L\u2019automne pluvieux de 2005 nous l\u2019a rappelé en retardant indûment la récolte de plusieurs champs, affectant par le fait même la qualité du soya.Les primes Le soya à identité préservée (IP) maintient une identité absolue du semis chez le producteur jusqu\u2019à la livraison du produit final chez le client.Tout au long de cette chaîne, le suivi de la semence est régi et documenté de façon à assurer la pureté de la variété.La production d\u2019une variété IP est liée par contrat.Elle donne une prime supérieure à un soya à hile clair non-OGM cultivé sans contrat.Parmi les soyas IP, les primes varient selon la complexité de production, le rendement et les caractéristiques spécifiques de la variété.Les primes oscillent entre 15 $ la tonne pour un soya à hile clair non IP à environ 80 $ la tonne pour un soya IP à haute teneur en protéines par exemple.Le marché * Les Etats-Unis demeurent toujours le principal fournisseur du Japon.Celui-ci se tourne cependant de plus en plus vers le Brésil et le Canada, pays qu\u2019il considère comme une source d\u2019approvisionnement plus sûre de soya non-OGM.Ce que confirme Thierry Gripon.« Le Canada est un petit joueur au niveau mondial, mais pour cette raison l\u2019avenir est favorable au soya d\u2019alimentation humaine.La ségrégation des variétés est plus facile.Et au cours des dernières années, les acheteurs japonais se sont mis à privilégier les soyas de variétés spécifiques.» Les exportateurs québécois visent un marché personnalisé en développant des variétés en fonction des besoins de l\u2019utilisateur.« Nous travaillons en LE BULLETIN DES AGRICULTEURS | FÉVRIER 2006 ULTURES étroite collaboration avec les acheteurs japonais, affirme Patrick Marc Ham.Nous développons des variétés sur mesure pour certains clients et leur garantissons parfois même un approvisionnement exclusif.» Pour maintenir un contact étroit avec ses clients, SG Ceresco tient un bureau au Japon.Les représentants des Semences Prograin se rendent aussi régulièrement au pays du soleil levant pour rencontrer les clients.La traçabilité Le concept de traçabilité occupe de plus en plus de place dans les transactions de denrées alimentaires avec le Japon.Les consommateurs japonais sont très préoccupés par la sécurité alimentaire.C\u2019est pourquoi la production de soya d\u2019alimentation humaine demande un certain suivi afin de pouvoir fournir aux acheteurs des renseignements détaillés sur la culture.Ces documents renferment entre autres la date et le taux de semis, le plan de ferme et les renseignements concernant les applications de pesticides, te nancy.malenfant@lebulletin.rogers.com h**; mi:;.?r vf; Thierry Gripon, un des propriétaires de Ceresco, conditionneur et exportateur de soya sur les marchés internationaux : « La réussite dans le commerce avec le Japon est reliée à une multitude de facteurs, pas seulement au prix.Les Japonais attachent beaucoup d'importance aux relations personnelles.Ils aiment bien venir voir comment nous produisons ici et ils apprécient que nous nous déplacions chez eux pour les rencontrer.» Fièrement canadien Inoculant numéro 1 pour le soja Uinoculant en poudre de choix \u2022\t2,1 millions de bactéries rhizobium \u2022\tClassé premier dans les essais universitaires Uinoculant liquide de choix \u2022\t4 jours de viabilité sur les semences \u2022\t50 % plus de bactéries rhizobium que le principal concurrent S» ' -3À/.e SÀÇÀ T:»7r£:*« 1_r; ï Pour plus de renseignements, communiquer avec IGGAG£agro agribiotics Inc 1 866 613-3336 www.engageagro.com 1 800 619-6773 www.agribiotics.com 26 | FÉVRIER 2006 | LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTO : NANCY MALENFANT PUBLIREPORTAGE Rien ne combat la chaleur comme Liberty\" Les températures extrêmes de l\u2019été dernier l\u2019ont prouvé ¦fr- uv A\t13tX.ùshfM Les producteurs de maïs de l\u2019est du Canada ont vécu l\u2019été le plus chaud et le plus aride depuis 1949.Pendant le mois de juin - la période la plus critique pour les applications d\u2019herbicides - plusieurs régions de l\u2019Ontario ont subi 16 jours où les températures étaient supérieures à 30° C.De plus, plusieurs régions de la province ont reçu moins que la moitié des précipitations normales pendant deux mois en ligne.N A cause de ces conditions, les producteurs ont eu des difficultés à bien désherber et à protéger leur culture.Dû au manque d\u2019humidité, plusieurs programmes de prélevée ont échoué et les mauvaises herbes ont grandi et maturé rapidement.Les producteurs ont alors dû faire face à des mauvaises herbes coriaces dans une culture de maïs trop avancée pour l\u2019application sécuritaire de plusieurs herbicides.Sécuritaire pour la culture même en présence d\u2019une chaleur torride Un produit qui se démarque drastiquement des autres - Liberty herbicide.Mais seulement, les producteurs ayant semé du maïs LibertyLinkMD ont pu tirer avantage de ce puissant herbicide qui contrôle une vaste gamme de graminées et de feuilles larges, en une seule application de postlevée.Et c\u2019est sécuritaire pour le maïs, même en présence de conditions climatiques extrêmes.En fait, c\u2019est le meilleur lorsqu\u2019il fait trop chaud pour appliquer tout autre produit.\u201cJ\u2019ai vu des producteurs commencer à pulvériser un champ de 100 acres avec Liberty sous des conditions torrides et par le temps qu\u2019ils aient terminé de traiter, les symptômes de stress étaient déjà visibles sur le début du champ,\u201d explique Mike Cowbrough, malherbologiste au ministère de l\u2019agriculture de l\u2019Ontario.\u201cMalgré tout, le maïs demeure tout à fait sain.\u201d Liberty est doté d\u2019un mode d\u2019action unique qui procure une approche sécuritaire et efficace pour désherber le maïs LibertyLink, en utilisation seule ou en combinaison avec un partenaire de mélange en réservoir, pour obtenir une activité résiduaire.Le gérant de territoire de Bayer CropScience, Marieke VanDorp, a visité plusieurs producteurs inquiets l\u2019été dernier.Leur maïs était avancé en maturité - les mauvaises herbes aussi.Sa première question au producteur était \u201cEst-ce un hybride LibertyLink?\u201d Lorsque la réponse était positive, la solution était simple -appliquez Liberty.\u201cLorsque vous ne pouvez pulvériser rien d\u2019autre parce qu\u2019il fait trop chaud, vous pouvez toujours traiter avec Liberty,\u201d explique Mademoiselle VanDorp.\u201cÇa n\u2019endommagera pas la culture.Le défi c\u2019est quand les producteurs ne sèment qu\u2019une section du champ avec des hybrides LibertyLink et ne sont pas certains où ça débute et où ça se termine.Si vous investissez dans un système de production du maïs LibertyLink, semez des champs complets avec du maïs LibertyLink, de cette manière, vous pourrez utiliser Liberty sans inquiétude.La culture sera ensuite plus facile à désherber et ce, de façon plus sécuritaire pour la culture.\u201d Et vous n\u2019aurez pas à cesser de traiter au beau milieu de la journée.\u201cLa chaleur attise l\u2019efficacité de Liberty.Ne faites pas une pose pour dîner, plus c\u2019est chaud, plus c'est efficace,\u201d explique Bruce Abbey, gérant de territoire pour Bayer CropScience, dans le sud-ouest de l\u2019Ontario.\u201cLiberty, c\u2019est du feu sur les mauvaises herbes et il agit extrêmement rapidement.La seule façon d\u2019endommager la culture, c\u2019est d\u2019échapper le contenant sur les plants de maïs.\u201d Un meilleur prix que la plupart des herbicides traditionnels Selon des études effectuées en 2005, les producteurs ont l\u2019impression que le prix de Liberty est plus élevé qu\u2019il ne l\u2019est réellement.Bob Chyc, gérant de gamme de produits chez Bayer CropScience explique, \u201cCes résultats nous ont pris par surprise parce qu\u2019en réalité le coût de Liberté mélangé en réservoir avec Atrazine est inférieur à $30/acre.En comparaison aux coûts des autres programmes qui sont de $40-45, Liberty procure une valeur imbattable.C\u2019est peut-être parce que Liberty n\u2019est rattaché à aucun programme de prime que les producteurs ont l\u2019impression qu\u2019il est plus coûteux, alors qu\u2019en réalité le prix est plus bas dès le début et nous ne gardons pas votre argent pendant des mois avant de vous faire des remises.CallistoMD + PrimExtra'\"\t$46,09 (Prélevée) Battalion\"\t$30,74 (Postlevée) UltirrT Total\t$33,19 (Postlevée) Liberty + atrazine\t$28,53 (Postlevée) Si vous choisissez un hybride LibertyLink, planifiez utiliser Liberty plus atrazine et obtenez un désherbage hautement efficace, à un prix agréablement abordable.Après tout, des études de marché indépendantes démontrent que Liberty reçoit la cote de satisfaction la plus élevée des producteurs de maïs LibertyLink.\u201cAprès avoir goûté à Liberty, les producteurs y adhèrent,\u201d renchérit Monsieur Abbey.1-888-283-6847 www.bayercropscience.ca S RP/acre Program Toujours lire et se conformer aux directives des étiquettes.Liberty\" et LibertyLink\" sont des marques de commerce déposées de Bayer.Bayer CropScience est membre de CropLife Canada.435F-0106 !iVi> y mü par NANCY MALENFANT, agronome Producteur, boulanger, fabricant de moulée, commerçant de grains : tous sont touchés à différents degrés par ce fléau qu'est la fusariose.Le Fusarium et ses toxines affectent la santé humaine et animale, les rendements, la qualité, l'approvisionnement et la gestion des grains.Et tout ceci finit par coûter cher.Le déoxynivalénol, mieux connu sous le nom de vomitoxine ou par son diminutif DON, représente la principale toxine produite par Fusarium dans les grains.On redoute ses multiples conséquences sur la santé humaine et animale.On parle entre autres de ses effets immunosuppressifs * chez l'homme.En élevage, on observe des effets sur la reproduction, le système immunitaire, la prise alimentaire et une diminution globale de la performance de l\u2019animal.On constate une différence de sensibilité selon les espèces animales et même entre différents individus de la même espèce.Par exemple, une truie en gestation souffre davantage de la présence de vomitoxines qu\u2019un porc à Le blé destiné à la consommation humaine ne doit pas contenir plus de 2 ppm de DON.Au-delà de ce seuil, le blé sera détourné vers l'alimentation animale.l'engrais, et ce dernier est plus sensible qu\u2019un bovin de boucherie.On doit donc en tenir compte lors de la formulation des moulées.Il existe différents types d\u2019additifs ou capteurs de mycotoxines que l\u2019on peut intégrer au grain ou à la moulée.L\u2019agronome Michel Vignola, directeur nutrition et développement en production porcine chez Shur-Gain Québec, n\u2019est pas convaincu de la pertinence de ces produits.« On peut se questionner sur le retour sur l\u2019investissement puisque la moulée ne contient pas toujours le même niveau de toxines.Certaines études montrent même une diminution des performances de l\u2019animal à la suite de l\u2019ajout de capteurs dans la ration.» Une logistique plus complexe Fusarium complique l\u2019approvisionnement et la gestion des grains pour les meuneries et les centres de grains.« L\u2019approvisionnement en orge constitue un problème année après année, confie Michel Vignola.L\u2019orge locale montre généralement un taux élevé de DON.» Pour remédier à ce problème, on mélange parfois des lots de grains à différentes teneurs en DON afin de diluer la toxine au niveau approprié.Pour effectuer les dilutions, on gère deux ou plusieurs lots de grains en parallèle.Ceci nécessite davantage 28 I FÉVRIER 2006 | LE BULLETIN DES AGRICULTEURS d\u2019espace d\u2019entreposage et entraîne des coûts supérieurs de gestion, de testage et de manutention.Les conditionneurs de semences subissent aussi les effets pervers de la fusariose.La présence de grains fusa-riés augmente les pertes au criblage.En outre, la contamination avec Fusarium réduit le taux de germination et oblige à augmenter la dose de traitements de semences.Le chercheur d\u2019Agriculture et Agroalimentaire Canada, Stéphane Pouleur, tient cependant à préciser que l\u2019utilisation de semences contaminées n\u2019a pas d\u2019effet sur la présence de fusariose dans les grains récoltés.« La fusariose résulte d\u2019infections causées par des spores provenant des résidus de culture de l\u2019année précédente, dit-il.Parfois, ces spores peuvent venir de l\u2019extérieur du champ atteint.De même, le DON ne voyage pas jusqu\u2019aux épis à partir de la semence.» Testage et échantillonnage Le test ELISA est la méthode d\u2019analyse la plus utilisée pour mesurer le niveau de DON dans les grains.La chromatographie en phase liquide (HPLC) et la chromatographie en phase gazeuse (GC) demandent plus de temps et sont plus coûteuses que la méthode ELISA.« ELISA peut surévaluer la teneur en DON d\u2019environ 0,3 ppm par rapport aux méthodes HPLC et GC, explique l\u2019agronome Sylvie Rioux, chercheuse au CÉROM (Centre de recherche sur les grains).Ceci est dû au fait que la méthode ELISA est plus sensible à la présence d\u2019autres toxines dans l\u2019échantillon.» Pour l\u2019acheteur, cette dernière méthode, outre son coût moindre et sa rapidité, représente le choix le plus prudent pour la santé du futur consommateur.Pour le producteur, cette surévaluation peut cependant faire la différence entre un blé qui se classe pour la consommation LE BULLETIN DES AGRICULTEURS | FÉVRIER 2006 | 29 \tPRO 25-53\t2500 UT\t\tIndice de 104 sur 2 ans au CRAAQ \tPRO 26-53\t2600 UT\tNOUVEAU\tIndice de 102 sur 2 ans au CRAAQ \tPRO 275\t2700 UT\t\tIndice de 101 sur 3 ans au CRAAQ \tOAC PRODIGY\t2850 UT\tNOUVEAU\tUn hile clair à gros grain qui fait des \"Prodiges\" à ses débuts \tPRO 30-02\t2850 UT\t\tIndice de 107 sur 3 ans au CRAAQ INDEMNITÉS VERSÉES PAR LA FINANCIÈRE AGRICOLE DU QUÉBEC POUR LA FUSARIOSE CULTURE\t2002*\t\t2003*\t\t2004* *\t|\t \tIndemnités\tAdhérents\tIndemnités\tAdhérents\tIndemnités\tAdhérents Blé d'alimentation animale\t37 457 $\t9\t1 116100 $\t276\t1 001 205 $\t228 Blé d'alimentation humaine\t\t\t327 145 $\t59\t1 000 450 $\t145 Orge\t2128 000 $\t459\t5 452 050 $\t1,151\t2 600 000 $\t621 Total\t2 165 457 $\t468\t6 895 295 $\t1,486\t4 601 655 $\t994 * Données au 24 février 2005\t** Données au 6 décembre 2005 Note : Ces indemnités ont été versées à cause de la fusariose et des toxines, mais possiblement pour d'autres causes de dommages également (climat, insectes, maladies).\t\t\t\t\t\t est soumis à un protocole défini, l\u2019échantillonnage serait réalisé selon une méthode précise visant à réduire les risques d\u2019erreur.Le prix et les compensations Les meuneries recherchent autant que possible des grains se situant sous 1 ppm de DON.Cette norme se base sur l\u2019animal reconnu comme le plus sensible, soit la truie en gestation.Cette façon de faire réduit le risque et simplifie la gestion des silos et les besoins de dilutions.Plusieurs intervenants mentionnent l\u2019existence d\u2019une zone grise entre 1 et 2 ppm.Ce dernier chiffre constitue le seuil de compensation de la Financière agricole du Québec.Selon les années, si l\u2019offre de céréales à basse teneur en toxines est élevée, les producteurs avec du grain entre 1 et 2 ppm de DON sont pénalisés, car ils obtiennent un prix plus bas des acheteurs sans compensation par la Financière.Celle-ci considère qu\u2019on peut facilement mélanger les grains sous 2 ppm pour atteindre le niveau requis de DON.Le Comité fusariose entreprend donc de dresser un portrait de la qualité sanitaire des grains consommés au Québec.On regroupera d'abord les données des membres de l\u2019AQINAC (Association québécoise des industries de nutrition animale et céréalière).Ensuite, on présentera à la Financière agricole un tableau réaliste des impacts de la fusariose afin qu\u2019elle envisage d\u2019ajuster le seuil à partir duquel elle verse ses indemnités, te nancy.malenfant@lebulletin.rogers.com Pulvérisateurs fiables et performants TM Réservoir de 500 à 1300 gallons US Rampe de 60 à 901 Essieu simple ou tandem Essieu hydraulique ajustable de 60 à 120\" ipP.\u201e Amos Agritibi RH \\ .v Amqui fr La Pocatière, Riv.-du-Loup (KRTB) Groupe Dynaco L\u2019Epiphanie Machinerie Forest Plaisance Équipe.de Ferme Papineau Pointe-au-Père Performance Rimouski Caplan k\tM.J.Brière\tLyster Garage E.Boissonneault\tPont-Rouge Machineries Pont-Rouge F\tCoaticook 1 Service Agricole de l\u2019Estrie\tMarieville Équipement Boucher et Phaneuf\tPoularies Machineries Horticoles D\u2019Abitibi P\tCourcelles É Garage Benoit Rouillard\tNapierville Labrie Équipement\tSt-Anselme, St-Vallier, St-Agapit, 9 Dalhousie Station H Fernand Campeau et Fils\tNormandin Équipement et Pièces J.C.L.\tSte-Marie-de-Beauce Unicoop W\tHowick if Équipements de Ferme BHR\tNotre-Dame-du-Nord Centre Laitier\tSt-Barthélémy Garage Pierre Dugré 'Ïï'ï- Mmk JÈËêÉT,\t*\t\u2014-\t\t-\t St-Bruno (Lac St-Jean) Équipement GMD St-Célestin, Cap-de-la-Mad., Drummondville, Yamaska Agritex St-Eustache Garage Bigras Tracteur St-Georges-de-Beauce Équipement Agri-Beauce St-Hilarion Garage Guy Gauthier St-Hyacinthe Groupe Symac mrf1 Pulvérisateur MS \u2022 i.soo.767.2050 St-Jacques-ie-Mineur Agricotech ¦r-*i St-Joachim-de-Shefford Équipement Agricole Beauregan St-Rémi-de-Napierville Garage J.L.Lefrançois St-Roch-de-L\u2019Achigan Agrito Stanbridge Station Agrocentre Farnham Victoriaville S.C.A.des Bois-Francs Wotton Garage E.Comptois www.msspray.cam LE BULLETIN DES AGRICULTEURS | FÉVRIER 2006 | 31 PHOTO : ERIC JOHNSON, AAC HU a m par NANCY MALENFANT, agronome À CHAQUE PLAT SON A Le soya constitue un des aliments de base de l'alimentation japonaise Si bien qu'on le qualifie de « bœuf de l'Orient ».* \u2022 Il existe deux catégories de nourriture traditionnelles confectionnées à partir de soya, soit les aliments fermentés et les non fermentés (voir le tableau).Alors que certains produits demandent des variétés de soya aux caractéristiques spécifiques, d\u2019autres peuvent être fabriqués à partir de n\u2019importe quel soya.Par exemple, n\u2019importe quelle variété de soya peut servir à faire du tofu, mais ne donnera pas nécessairement un produit fini de qualité.L\u2019améliorateur de soya chez Semences Prograin, Éric Gagnon, explique qu\u2019il est important de développer des variétés qui répondent à certains critères.« Nous voulons un tofu raffiné, de couleur blanche et qui résiste à l\u2019ébullition sans se défaire.En quelque sorte, nous créons des soyas haut de gamme pour usages spécifiques.» Parmi les caractéristiques que l\u2019on examine lors de la sélection de nouvelles variétés de soya à tofu, il y a le ratio des principales protéines.« Ce ratio a un impact direct sur la variété, la quantité et la qualité du coagulant utilisé dans la confection du tofu », précise le \t FERMENTÉS\tNON FERMENTÉS Natto Miso Sauce soya\tBoissons de soya Tofu Edamame (fèves non matures cuites à la vapeur) Yuba (croûte récupérée sur le dessus du lait de soya lors de la transformation) i Soya en boîte Kinako (farine) Okara (sous-produit du tofu) Fèves germées TOFU, NATTO, MISO Le tofu est fait à partir de lait de soya caillé et pressé.On raconte que le tofu serait né alors qu'un moine bouddhiste allait nettoyer un plat de soya dans la mer: Le contenu du plat aurait coagulé au contact du sel de mer formant ainsi du tofu.Le natte* un plat de soya fermenté, se mange souvent au déjeuner accompagné de sauce soya ou de moutarde.Le miso est un condiment très salé fait à partir de grains de soya.Il s'intégre à merveille dans une soupe, sur un poisson cuit au four ou sur des légumes sautés.directeur du développement des marchés chez Semences Prograin, Patrick Marc Ham.De la fabrication du tofu est issu l\u2019okara.Ce sous-produit, indésirable, est récupéré en partie dans la confection de différents plats (pâtés, saucisses) ou en alimentation animale.Mais ce produit très humide se conserve mal, il en résulte donc beaucoup de pertes.Semences Prograin travaille ainsi à élaborer un procédé pour réduire la production d\u2019okara lors de la transformation.La grosseur du grain affecte aussi la quantité de matières secondaires produites.On recherche un grain plus gros pour le soya à tofu.Pour le natto, un produit fermenté, on désire plutôt un grain de petite taille.« Car plus le grain est petit, plus la surface d\u2019attaque des bactéries fermentatives est grande », explique Éric Gagnon.La balance des sucres dans le grain revêt aussi une grande importance dans le soya destiné au natto.« Le sucre, c\u2019est un peu comme l\u2019essence des bactéries », illustre le généticien.Dans le cas du miso, les caractéristiques du soya sont moins critiques.Les Japonais achètent plutôt du soya à hile clair à bas prix pour sa fabrication, te nancy.malenfant@lebulletin.rogers.com 32 | FÉVRIER 2006 | LE BULLETIN DES AGRICULTEURS -±-;M !M%U Gardien de DuPont herbicide pour le soya !.!\tJ .'iV;i|V\u2018.'\t\" V :V'\u2018.\u2019.\u2019V.\t.¦',^V-Vu\"V- iV tV-i\u2019o'i \\ Vi 'i.1' ¦ .\u201cV/J -\u2022 ip r\" > *»¦ ** .p! ne peuvent ecnapper au nouveau uarcuen.Voici le premier herbicide résiduel destiné au soya Roundup Ready '.Il défendra vaillamment votre culture pendant toute la saison.\u2022\tUne percée qui révolutionne le technologie du glyphosate.\u2022\tContrôle efficacement toutes les mauvaises herbes sur lesquelles le glyphosate agit, et D\u2019AUTRES EN PLUS, comme le souchet comestible, le pissenlit et le laiteron commun.\u2022\tProduit à application unique qui vous fait épargner temps et argent.\u2022\tjoue également le rôle de gardien contre la résistance des mauvaises herbes.\u2022\tActivité résiduelle aidant à garder vos champs propres durant toute la saison.Des questions ?Adressez-vous à votre détaillant ou composez le 1800 667-3925 ou, encore, visitez www.dupont.ca/ag DuPont Guardian hvvtniwr' \u2019 ' © Copyright 2006.Comme avec tous les produits de protection des cultures, suivre attentivement les instructions sur l\u2019étiquette.L\u2019ovale DuPont, DuPont\"1', Les miracles de la science\"1' et Gardien\"1' sont des marques déposées/de commerce de E.I.du Pont de Nemours and Company.DuPont Canada est un usager licencié.Roundup Ready™1 est une marque déposée de Monsanto Technology LLC.Membre de CropLife Canada.Les miracles de la science- CULTURES ,^K J** f / par JONANNE VAN ROSSUM, agronome te r,- «V L r' /* V Vi# * f \u2022s- à,».JL> 1 ''«duPMH^a *>**\u2022\"***\u2022\" F «£ .fî \u2022 13 *4 .*»ï .tu «.'.\u2018A POUR RECOLTER DELA L'utilisation d'une plante-abri permet une plus grande récolte l'année d'établissement.L'utilisation d'un mélange de céréale et pois comme plante-abri récoltée en vert peut augmenter le rendement de fourrage la première année tout en n\u2019affectant pas l\u2019établissement de la luzerne.Le principal facteur de succès est le stade de récolte.L\u2019établissement d\u2019une luzernière est une étape importante puisque le semis se fait pour les trois ou quatre années suivantes.Les plantes fourragères vivaces ont une croissance lente.Le semis pur de la luzerne est possible, mais il faut bien surveiller la compétition des mauvaises herbes.Une popu- lation trop forte de mauvaises herbes nuit au développement de la culture.L\u2019ajout d\u2019une céréale en plante-abri, parce que celle-ci a une croissance rapide, permet de limiter le développement des mauvaises herbes.Une couverture plus rapide du sol réduit aussi l\u2019érosion par le vent et l\u2019eau.Cependant, la plante-abri doit être enlevée le plus tôt possible pour limiter les effets négatifs sur la luzerne.Il faut éviter que la plante-abri utilise tous les éléments nutritifs et l\u2019eau au détriment de la plante fourragère.Pour semer la plante-abri, on peut utiliser un semoir à céréales avec une boîte à semences fourragères.On peut aussi le faire en deux passages : le premier pour semer la céréale (seule ou en mélange avec les pois) et le deuxième avec un semoir à plantes fourragères de type Brillion.Cette opération permet de rouler le champ en même temps et favorise le contact sol-semence.Quelle espèce ?Plusieurs espèces de céréales sont disponibles, mais l\u2019avoine semble la plus appétissante lorsqu\u2019elle est récoltée en vert.Le mélange avoine-pois est très populaire.La proportion est alors de 60 % avoine / 40 % pois ou 70 % avoine / 30 % pois.Selon le conseiller Dominique Jobin, directeur technique des produits fourragers chez Semico, le mélange Brio (20 % avoine / 40 % blé / 40 % pois) offre un bon rapport rendement / qualité.Le blé offre un bon rendement, l\u2019avoine et le pois une meilleure qualité d\u2019ensilage.Le secret de la réussite est de récolter au bon stade.Au début de l\u2019épiaison du blé, l\u2019avoine n\u2019est pas encore épiée, il est temps de récolter.L\u2019orge est moins utilisée pour la récolte en vert puisque les barbes de l\u2019orge peuvent irriter la bouche des animaux.La consommation volontaire de fourrage peut diminuer.Taux de semis Le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec recommande de réduire la dose de semis des céréales de 25 à 30 % lorsque celles-ci sont utilisées en plante-abri.Le taux de semis du mélange céréale-pois varie selon la grosseur du grain mais se situe autour de 90 à 100 kg/ha.Il faut trouver l\u2019équilibre entre un taux de semis qui procure un bon rendement mais qui n\u2019étouffe pas la plante fourragère en train de s\u2019implanter.Il faut aussi éviter la verse de la plante-abri.Un essai effectué en 2001 au Québec, publié par le Conseil québécois des plantes fourragères (CQPF), 34 I FÉVRIER 2006 | LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ON NE PLANTE PAS LA SOLUTION Le meilleur choix pour vos cultures \u2022\tSemences \u2022\tFertilisants \u2022\tChaux \u2022\tProtection des cultures \u2022\tApplication à forfait \u2022\tPAEF \u2022\tAgriculture de précision AGROCENTRE FARNHAM INC.Stanbridge Station Farnham 450-296-8205 I 800 522-8205 AGROCENTRE FERTIBEC INC.Saint-Rémi Sainte-Martine Huntingdon I 877 FERTIBEc (I 877 337-8423) AGROCENTRE ST-HYACINTHE INC.Saint-Hyacinthe Saint-David Saint-Aimé 450-796-3360 I 800 363-2476 AGROCENTRE ST-PIE INC.Saint-Pie-de-Bagot Saint-Valérien I 888 772-5140 AGROCENTRE VINIS0L INC.Nicolet 819-293-5851 I 800 567-7971 LES ENGRAIS LANAUDIÈRE INC.Saint-Thomas- -de-Joliette 450-759-1520 1800 363-1755 Une entreprise de chez nous, près de chez vous.EXPERTISE \u2022 INNOVATION \u2022 SERVICE vV AGRO CENTRE PHOTO : FRANÇOIS LABRIE I \u2022A*J indique qu\u2019on obtient les rendements les plus élevés de la plante-abri avec les doses de semis plus élevées.Mais un rendement trop élevé de fourrage peut nuire au développement de la luzerne.Ainsi, selon une autre étude, lors de la première coupe qui suit l\u2019année d\u2019établissement, le rendement en fourrage des semis avec plante-abri est égal ou inférieur aux semis purs.La luzerne est particulièrement affectée s\u2019il y a une verse sévère de la plante-abri ou une population trop dense.La réduction de rendement peut aller jusqu\u2019à 30 %.En 2002, l\u2019étude publiée par le CQPF s\u2019est penchée sur les différentes combinaisons de doses de semis de Le mélange avoine-pois est très populaire.La proportion recommandée est de 60 % avoine / 40 % pois ou 70 % avoine / 30 % pois.céréale-pois.Les résultats de ces essais démontrent que, pour des doses de semis du pois de 50 à 65 kg/ha et d\u2019avoine à 90 kg/ha, les rendements ont souvent diminué par rapport à l\u2019avoine en semis pur, mais la valeur nutritive n\u2019a presque pas été modifiée.Une autre étude effectuée aux États-Unis a démontré que l\u2019ajout de pois aux céréales augmente le contenu en protéine du fourrage mais n\u2019augmente pas toujours le rendement.Un taux de semis pas trop élevé n\u2019aura aucun effet négatif sur l\u2019établissement de la luzerne.Dans ces essais, les taux de semis recommandés étaient de 112 kg/ha pour le pois et de 35 à 50 kg/ha pour l\u2019avoine.Mieux que l\u2019avoine seule, l\u2019orge seule ou le mélange orge-pois, c\u2019est la combinaison avoine-pois qui permet .\u2022 m ; \u2022 \u2022 \u2022\t-:V 1V ¦ * :\tjfv % sf If si\tf m U> îffjass t \u2022>:,\t- f, - sæ ; v .\u2022 i ' - -J.ri : mm ?juin t\\.usa ai® la meilleure qualité et quantité de fourrage pour ces taux de semis.Ils sont par contre plus élevés que ceux utilisés au Québec.Dans cette même étude, l\u2019ajout de pois au fourrage améliore la consommation en diminuant le pourcentage de fibres NDF.Fertilisation et désherbage Pour le mélange avoine-pois, on recommande une fertilisation de base pour la culture d\u2019avoine.Selon l\u2019agronome François Labrie de la Coopérative fédérée, une fertilisation azotée entre 30 et 40 kg/ha suffit.On comble les besoins en phosphore et en potassium selon l\u2019analyse de sol.Après la coupe en ensilage du mélange de céréale-pois, on applique un programme de fertilisation d\u2019entretien pour les prairies.Le désherbage peut devenir compliqué avec le mélange avoine-pois servant de plante-abri à la luzerne.Il n\u2019y a pas un grand choix d\u2019herbicides.Heureusement, en bonne condition de croissance, la plante-abri élimine la plupart des mauvaises herbes.De plus, une coupe hâtive est un bon moyen de lutte contre les mauvaises herbes.Le bon stade Le stade de récolte est le facteur le plus important pour une bonne qualité de fourrage.La qualité du fourrage est plus élevée lorsque la céréale est au stade gonflement.Par contre, le rendement est inférieur.Un essai sur trois ans a mesuré les teneurs en protéines et le pourcentage de digestibilité de céréale utilisée en plante-abri selon le stade de récolte.Une récolte hâtive (stade gonflement de la céréale) donne moins de rendement mais une meilleure valeur nutritive.Si le fourrage est destiné aux vaches en lactation, il est important de récolter avant l\u2019épiaison.L\u2019ajout de pois aux céréales permettrait une meilleure appétence et une meilleure conservation de l\u2019ensilage quand le stade idéal de coupe pour les céréales est dépassé.Enfin, le mélange céréale-pois récolté en ensilage se conserve très bien en silo-tour, silo-couloir ou en balles enrobées, te AU SUJET DE L'AUTEURE Johanne Van Rossum est agronome.Elle a travaillé 15 ans au sein du mouvement coopératif agricole dont 10 à titre de responsable de la ferme de recherche Techno Champs à Sainte-Rosalie.Depuis 5 ans, elle est productrice de grandes cultures à Sainte-Bri-gide d'Iberville en Montérégie.36 | FÉVRIER 2006 | LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTOS : NANCY MALENFANT I par NANCY MALENFANT, agronome >:£ WfJfc *ÉÎF?LE BULLETIN DES AGRICULTEURS | FÉVRIER 2006 I 37 À la ferme Saumonière de Saint-Onésime dans le Bas-Saint-Laurent, des problèmes de reproduction traînaient depuis quelques années.Chaleurs longues et silencieuses, vaches qui ne « collent » pas.La situation persistait malgré tous les correctifs essayés par les propriétaires Brigitte Pelletier et Jacques Dionne.Ces problèmes occasionnaient des irrégularités dans la production de lait.« Avec 25 vaches en lactation, quand tu perds une productrice, l\u2019impact sur la production totale du troupeau se fait sentir », commente Brigitte Pelletier.À la suite de la suggestion de leur conseillère au contrôle laitier du Programme d\u2019analyse des troupeaux laitiers du Québec (PATLQ), Amélie Tremblay, les éleveurs ont fait appel au service de conseil stratégique du PATLQ.L\u2019agronome Jean Brisson leur a rendu visite en mai dernier afin de tenter de mettre le doigt sur les causes du problème.« Le conseil stratégique consiste en une approche diagnostique par laquelle on examine toutes les opérations de la ferme, explique le conseiller Brisson.Même dans le cas d\u2019une question précise, on fait le tour de l'entreprise.En effet, une multitude de facteurs peuvent entrer en jeu.» Au menu de la visite figuraient donc l\u2019alimentation, le confort des vaches, la détection des chaleurs, la régularité des saillies, l\u2019état de chair, etc.Le diagnostic Au contrôle laitier de mai 2005, l\u2019intervalle de vêlage (419 jours) et l\u2019intervalle vêlage - première saillie (82 jours) se situaient dans la moyenne provinciale.Le nombre de saillies par vache, à 2,74, constituait le principal point problématique.La moyenne provinciale est de 1,88.Parmi les changements apportés, on sert maintenant un ensilage plus sec et on a abandonné la moulée pour revenir à l'orge et au maïs.Résultat : les problèmes de reproduction ont disparu et le coût d'alimentation a diminué.LE CONSEIL STRATÉGIQUE, Une question vous tracasse ?Un problème vous cause des maux de tête ?Peut-être que le conseil stratégique du PATLQ saura vous aider.Amélie Tremblay explique ce résultat élevé par le climat d\u2019incertitude qui prévalait alors à la ferme quant à la reproduction.« Dans une telle situation, on a tendance à faire davantage de saillies de sécurité.» Mais si elle exerce un effet positif sur la tranquillité d\u2019esprit, cette pratique entraîne tout de même des coûts non négligeables à long terme.La visite a également permis d\u2019établir que les coûts d\u2019alimentation étaient trop élevés.Ils auraient dû se situer autour de 13 ou 14 $ l\u2019hectolitre alors qu'ils avoisinaient plutôt les 20 $.« La pesée du bol utilisé pour servir la moulée a révélé une variation de poids de 2,35 à 3 kg d\u2019une pesée à l\u2019autre », constate Jean Brisson dans le rapport de visite qu\u2019il a remis aux propriétaires de la ferme Saumonière.La responsable : la densité de la moulée qui diffère énormément entre la partie grossière et la partie fine.Avec une de lait p ( a r vache s u c c e de r e p r o s en matière d u c t i o n d\u2019espèces de parasites tuées Misez sur la protection supérieure qu\u2019offre à votre troupeau la solution à verser EPRINEX®.Lors d\u2019une étude canadienne, les vaches traitées à l\u2019aide de EPRINEX® ont produit près de un kilo de lait de plus par jour et ont nécessité 13 % moins de saillies par conception que les vaches non traitées1.Le nombre d\u2019espèces et de stades parasitaires contre lesquels est indiqué la solution à verser EPRINEX\" est plus important que celui de tout autre produit2.Son principe actif unique fait de EPRINEX® votre meilleur choix en matière de protection durable contre les « voleurs de profits » que sont les parasites internes et externes, tels que les poux et les mites de la gale du pis et de l\u2019attache de la queue.Pour plus d\u2019information, contactez votre médecin vétérinaire.Merial Canada Inc.© 1\tNODVEDTA, CONBOY G, DOHOO I, SANCHEZ J, KEEFE G, DESCOTEAUX L Increase in milk yield following eprinomectin treatment at calving in pastured dairy cattle.Veterinary Parasitology 105 (2002) 191-206.2 Libellé de l'étiquette ® Le logo TÊTE DE BOVIN et EPRINEX® sont des marques déposées de Merial limitée.© 2006 Merial Canada inc.Tous droits réservés.EPX-06-2652-PROD/AD(F) erreur se répétant quatre repas par jour, pour 25 vaches, on arrive au bout de Tannée à un beau gaspillage.Le conseiller stratégique suggérait aussi un transfert graduel à la moulée après le vêlage pour éviter les risques d\u2019indigestion et ne pas nuire à la condition de chair.« Il est important de garder les vaches en appétit après le vêlage, d\u2019autant plus que l\u2019état de chair du troupeau était un peu faible », remarque-t-il.Un manque de condition de chair nuit à la reproduction, en affectant le développement des follicules et en diminuant l\u2019expression des chaleurs.Sinon, tous les autres paramètres semblaient corrects avec une production moyenne de 10 000 kg/vache ainsi qu\u2019un comptage de cellules somatiques et une santé du troupeau somme toute satisfaisants.Sur les recommandations du conseiller stratégique Jean Brisson, les propriétaires de la ferme Saumonière ont relevé et avancé la barre d'attache et allongé la chaîne au cou des vaches.Celles-ci ont maintenant plus de liberté pour bouger, ce qui facilite la détection des chaleurs.C'est à la suggestion de leur conseillère au contrôle laitier du PATLQ, Amélie Tremblay, que Brigitte Pelletier et Jacques Dionne ont eu recours au service de conseil stratégique du PATLQ./.% ï G* m -, m '$SSÉ\u2018 Les changements Brigitte Pelletier et Jacques Dionne ont procédé à plusieurs interventions après cette séance de conseil stratégique.« Nous nous sommes débarrassés de l\u2019ensilage de première coupe de 2004 qui était trop humide, dit Brigitte.Nous avons aussi laissé tomber la moulée et sommes revenus à l\u2019orge et au maïs.» Ils roulent aussi le maïs plus fin qu\u2019auparavant pour le rendre plus efficace et augmenter le taux de gras du lait.Quant aux minéraux, ils y accordent plus d\u2019importance.« Nous avions ten- «%* dance à négliger de les donner lorsque nous étions pressés », confesse Mme Pelletier.Pourtant, cet oubli peut débalancer le cycle de la vache en affectant le développement des follicules.Les producteurs avaient déjà réalisé plusieurs aménagements pour le confort des vaches au cours des dernières années : installation d\u2019un système de ventilation tunnel, élargissement des stalles, pose de matelas, changement de la ligne à eau et des abreuvoirs.Jean Brisson ne leur a proposé que de petits changements : rele- ver et avancer la barre d\u2019attache et allonger la chaîne.Le résultat ne s'est pas fait attendre.« Les vaches sont beaucoup plus démonstratives, soutient Jacques Dionne.Nous avons plus de facilité à détecter les chaleurs.» Cependant, un petit inconvénient demeure.Il est plus difficile de garder les stalles propres.Toutes les modifications apportées ont rapidement porté leurs fruits.Lors de la visite du Bulletin à la ferme Saumonière, quelques mois après le passage de Jean Brisson, la situation s\u2019était considérablement améliorée.Les éleveurs ont calculé qu\u2019ils auront plus d\u2019une quinzaine de vêlages entre juin et août 2006.« À un point tel que Ton pense laisser passer des chaleurs et faire vêler des taures quelques mois plus tard que normalement pour étaler la production.» Quant au taux de gras du lait, il a remonté, passant de 3,71 % en mai à 4 % en novembre.L\u2019abandon de la moulée et le retour au maïs se sont concrétisés en économies considérables.Depuis la transition à l\u2019orge et au maïs, les coûts d\u2019alimentation sont redescendus à 14,75 $ l\u2019hectolitre.C> LE BULLETIN DES AGRICULTEURS | FÉVRIER 2006 | 39 \u2022MU Les avantages Le conseiller stratégique du PATLQ possède un avantage par rapport au producteur ou au conseiller responsable du suivi du troupeau.Il a un œil complètement extérieur puisqu\u2019il ne connaît pas la ferme dans la majorité des cas.« Nous ne faisons pas de suivi de troupeau, nous effectuons seulement des interventions ponctuelles, explique Jean Brisson.Nous voyons des choses que ceux qui sont constamment en contact avec le troupeau ne voient tout simplement plus.» Les producteurs apprécient également la neutralité du service.« Le conseiller stratégique n\u2019a absolument rien à nous vendre, dit Jacques Dionne.Il travaille avec ce qui est déjà en place sur la ferme et ne nous impose pas de changements drastiques.» Il est possible de recourir à ce service pour à peu près n\u2019importe quelle raison.La nature des visites est très variée : nouvelles constructions, problèmes de reproduction, de boiteries, de coûts d\u2019alimentation, choix de mode d\u2019alimentation , etc.« Par contre, nous ne nous sommes ni des économistes, ni des ingénieurs, ni des vétérinaires, rappelle l\u2019agronome Brisson.Pour la résolution de problèmes relevant de ces compétences, nous n\u2019hésitons pas à diriger les producteurs vers le bon spécialiste.» te nancy.malenfant@lebulletin.rogers.com '-\u2022ir.A, % Œ V iSif-iAzrA\" t **v 't ¦ *jFÆ Jr-jsSa- y- Æ .-r ÉfP mm -t .ï \\ \"I ?¦' /¦ / .1 ,JP étxjSûfmâ 2\tf&i ffm.% U £# £f# w\\ n \"\u2022*\ty\tr \u2022 i h vav ¦» dfi * .\u2022 ï.-V- H .¦ ; S s»\t« ^ -v%> ; VC\\ ; .V\t- ' » , LE BULLETIN DES AGRICULTEURS | FÉVRIER 2006 | 41 Les structures d'acier Houle combinées à du bois offrent une meilleur résistance aux intempéries et à l\u2019usure du temps \u2014^ Les structures d\u2019acier Houle sont conçues selon vos besoins, en conformité avec le Code National (ŒE)\tdu Bâtiment.XX\tToutes les structures Houle sont vérifiées et certifiée j approuvées par un ingénieur professionnel pour vous assurer une construction solide et durable En plus des structures d\u2019acier et des équipements pour la manutention du fumier, Houle fabrique une gamme complète de stalles et de barrières qui s\u2019adaptent à votre type de ferme.Cinq types de bâtiments polyvalents sont disponibles pour s\u2019adapter à différents principes d\u2019isolation et de ventilation.Cathédrale Cathédrale avec bas-côtés J.Houle & Fils Inc.Tél.: (819) 477-7444 / Fax: (819) 477-0486 Comble français Plafond plat Solaire SESB& % zt JK.mwÊ STR r|iw Qualité maximale pour chaque dollar investi N ^SÊkT** .MwmaBgaa HOULE \t\t \ti j^ su |\t \t\t su \u2022smm 2005 GRAND CHAMPION FEMALE s1MMEHTA.Ml « \u2022 premier ELEVEUR SIMMENTAL P TU PmenlcJ bi ( anadun Beef Sires JF ONTARIO SIMMENTAL SHOW 2005 **wnMwMa(a a premier exhibitor ai! Fils de producteurs laitiers, Yves Gagnon est devenu producteur bovin, puis un passionné de génétique.La race Simmental s\u2019est imposée pour sa polyvalence.Cette race est bonne à tous les niveaux.Il s\u2019agit également d\u2019un bassin génétique très grand, un des plus élevés à travers le monde.» % y §m En 1983, les Gagnon achètent 10 vaches d\u2019un ranch du Wyoming.Dès la première année, ils procèdent à des transferts d\u2019embryons.Puis, les expositions se succèdent pour faire connaître leurs animaux.« Nous allions à l\u2019inverse de la tendance, se rappelle Yves Gagnon.Nos animaux étaient un peu plus rustres.La mode était alors aux animaux plus grands.» :I« >L*J UNE FERME FAMILIALE La ferme Gagnon est une ferme familiale dans son sens le plus pur.Tout a débuté avec des parents, Yves et Diane, qui ont initié très jeunes leurs quatre enfants aux activités de la ferme.Le plus vieux, Dany, est déjà impliqué sur la ferme depuis quelques années, alors que son plus jeune frère, Francis, se dirige vers des études en gestion et exploitation des entreprises agricoles (GEEA).Tous les enfants ont participé à différents niveaux, notamment aux expositions.« Côté humain, il faut être dévoué.Ça prend de la recherche, de l'étude », avoue Dany Gagnon.Même si lui et son père ont chacun un emploi très accaparant, ils se consacrent à leur élevage corps et âme.Yves Gagnon est président du Groupe BMR alors que Dany est gérant de territoire (Estrie) pour le CIAQ.i J « i ÏWT -,.7.w Wr Décembre : les vaches entrent en enclos d'hivernage.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS | FÉVRIER 2006 | 43 mzà «sæssfe\t- ¦mw Les Gagnon ont comme philosophie d\u2019aller voir ce que les parcs d\u2019engraissement veulent et de sélectionner la génétique en fonction de leurs besoins.L\u2019avenir leur a donné raison puisque les Simmental d\u2019aujourd\u2019hui sont moins hautes sur pattes.Un tournant important survient en 1997.Les Gagnon achètent sept vaches qui sont aujourd\u2019hui la base de leur troupeau.Elles sont « Fleckvieh », une souche plus basse sur pattes, beaucoup plus laitière et plus musclée.Pour leurs quelque 80 vaches, les Gagnon utilisent tout ce qui est mis à leur disposition, dont le PATBQ (Programme d\u2019analyse des troupeaux de boucherie du Québec).Ils font également bon usage des EPD (écarts prévus des descendants).Avec les années, ils récoltent le succès.Les premières ventes ont eu : 6*1 m 1 Cet espace de présentation est situé à la ferme et sert à la fois pour la station d'épreuve, située sur l'entreprise, et pour les encans de l'entreprise.ONGUENT POUR PIS du Dr Naylor En cas de trayons endoloris, de coupures, de contusions et de brûlures L'UDDER BALM du Dr Naylor est l'onguent antiseptique fiable pour le pansement facile des blessures.C'est un onguent spécialement formulé par un vétérinaire pour aider à conserver l'humidité naturelle de la peau du pis tout en calmant la douleur et en maintenant le pis et les trayons doux et en santé.L'onguent UDDER BALM du Dr Naylor est excellent pour le massage complet du pis, le traitement des trayons endoloris, les coupures, contusions, brûlures par le vent et coups de soleil.Emballé dans notre boîte traditionnelle de 9 oz ou dans notre tout nouveau seau pratique de 32 oz.Comme toutes les spécialités du Dr Naylor pour troupeaux laitiers, l'onguent UDDER BALM est formulé, fabriqué, emballé et vendu par des gens qui connaissent l'industrie laitière et s'en préoccupent.Comme depuis plus de 75 ans, la gamme complète des produits du Dr Naylor est en vente chez les marchands d'aliments du bétail et de fournitures agricoles, et chez les vétérinaires.Distribution au Canada : Vétoquinoi N.-A inc.2000, chemin Georges Lavaltrie (Québec) JOK 1H0 DnNayh % or fl Dr.NayJor yt>DER BALM |2ÜP 33 QZ.CL2S UL) (1.02 K* V ***£NOC MC « m :M uaa lieu en Ontario et au Québec.Puis, elles se sont étendues à tout le Canada, sauf à Terre-Neuve, et à travers le monde : Chine, États-Unis, Brésil.Des taureaux sont vendus dans des centres d\u2019insémination.Par exemple, FGAF Expectation, aujourd\u2019hui décédé, a été un taureau très populaire du CIAQ.FGAF Iroc Rocket est en ce moment le meilleur vendeur de Semex à l\u2019étranger.En septembre dernier, lors d\u2019un des trois encans de la ferme, une génisse de neuf mois s\u2019est vendue 35 000 $, du jamais vu sur l\u2019entreprise.Quels sont ses atouts ?« Sa mère est très connue, sa grand-mère aussi.Celle-là est très musclée.Elle sera sûrement la mère d'un taureau de centre d\u2019insémination », croit Dany Gagnon.Les Gagnon ont même décidé de prélever les ovules de cette génisse avant qu\u2019elle soit en âge pour la saillie, tellement ils sont certains qu\u2019elle sera bonne.Car la génisse n\u2019a jamais quitté l\u2019élevage, ce n\u2019est que la moitié de l\u2019animal qui a été vendue.Retenez son nom : Cinderella.Et pour l\u2019avenir ?« Je ne peux pas voir comment ça va s\u2019arrêter », dit tout simplement Dany Gagnon.Un élevage à suivre, te mariejosee.parent@lebulletin.rogers.com UN LEITMOTIV « Pour réussir, la génétique compte pour environ un tiers et le reste, c\u2019est la mise en marché et les gens qui travaillent à mettre ce produit-là en marché.» Voilà une parole dite il y a quelques années par Wayne Rimmer du ranch Anchor T Simmental, d'Alberta.C'est ce genre de propos qui nourrit les Gagnon.44 I FÉVRIER 2006 I LE BULLETIN DES AGRICULTEURS ip* w *M i * * «I Bp» LA GESTION DE L'OFFRE, SP 1 m m?II c'>a(M 4Ü«MH^ Il y a 40 ans, les producteurs d'œufs de consommation entreprenaient le processus menant à la gestion de l'offre telle que nous la connaissons.Les autres productions avicoles ont emboîté le pas.Même si les producteurs avicoles d\u2019aujourd\u2019hui n'ont, pour la quasi-totalité d\u2019entre eux, jamais connu la période d\u2019avant la gestion de l\u2019offre, ils en savent un brin par leurs parents.Et le portrait n\u2019est pas rose du tout.« Ce que mon père m\u2019a raconté, c\u2019est que la production n\u2019était pas structurée, raconte l\u2019actuel président de la Fédération des producteurs de volailles du Québec, Yves Baril.Les producteurs ne voulaient pas produire l\u2019hiver parce que le chauffage coûtait trop cher et il y avait surproduction l\u2019été.La gestion de l\u2019offre a apporté un approvisionnement stable.» Œufs oui, poulets non Le système de gestion de l\u2019offre canadien provient du Québec, pour les œufs, et de l\u2019Ontario, pour le poulet.En 1960, Claude Bernard devient producteur d\u2019œufs de consommation, de poulets à chair et de poules de reproduction.Dès 1966, il s\u2019implique dans la Fédération des producteurs d\u2019œufs de consommation.Il en a même été président, de 1980 à 1986.En 1966, les fermes sont diversifiées.Et les revenus incertains.Les producteurs d\u2019œufs de consommation en ont assez et votent un plan conjoint : 94 % des voix exprimées sont en faveur.Le Québec compte alors 1800 producteurs touchés par le plan conjoint, soit ceux possédant plus de 250 pondeuses.Dorénavant, les producteurs ont un quota qui leur est alloué en fonction de leur production des neuf mois précédents : de décembre 1965 à août 1966.À la même époque, les producteurs de poulets de l\u2019Ontario votent pour un plan conjoint, mais pas les producteurs d\u2019œufs.Conclusion : malgré le contingentement ï.WK rWtàiÿ'v, y\\ te i & i Y; i 13 m; m Y J f .J l , # B Wm Æ m?m sa m 7,,Jv mm %* im II m Dès 1966, Claude Bernard, de la ferme Lecours-Bernard de Mont-Saint-Hilaire, s'est impliqué dans la Fédération des producteurs d'œufs de consommation.provincial, les œufs de l\u2019Ontario, et d\u2019ailleurs, entrent par la grande porte au Québec.Le phénomène se produit à l\u2019inverse pour le poulet du Québec vers l\u2019Ontario.Un seul but « Le but principal du plan conjoint, c\u2019est de contrôler l\u2019offre, la production », explique Claude Bernard.Si on contrôle l\u2019offre en fonction de la demande, on peut stabiliser les prix payés aux producteurs.Or, les producteurs d\u2019œufs du Québec et de poulets de l\u2019Ontario se rendent compte qu\u2019on ne peut pas établir un système de contingentement tout en gardant la porte ouverte.Il faut un programme national.En janvier 1972, le gouvernement fédéral adopte la loi C-176 qui permet la création d'offices canadiens de commercialisation des produits de la ferme.L\u2019Office canadien de commercialisation des œufs (OCCO) voit le jour cette même année.De leur côté, le 12 décembre 1970, les producteurs de poulets du Québec sont appelés à voter sur la mise en place du plan conjoint : 81 % des participants disent oui.On dénombre alors, au Québec, 1999 producteurs de LE BULLETIN DES AGRICULTEURS | FÉVRIER 2006 | 45 PHOTO : MARIE-JOSÉE PARENT OTRE WA *Wr .\u2022'ViWiy Æ r 1 \u2022» » .JM poulets.Entre 1973 et 1976, les importations de poulets américains en sol québécois quadruplent.C\u2019est l\u2019élan qu\u2019il faut aux producteurs pour créer l\u2019Office canadien de commercialisation du poulet en 1978.L'Office canadien de commercialisation du dindon est implanté en 1973.Contestations Malgré la forte majorité exprimée, certains producteurs d\u2019œufs de consommation ne sont pas du tout intéressés par la mise en place d\u2019un système de contingentement de la production.Une contestation s'organise, mais un seul producteur se rend jusqu\u2019en Cour suprême, en 1978, et perd.C\u2019est le Renvoi sur les œufs, ou ce que certains appellent l\u2019arrêt Pigeon.Les conclusions seront reprises, La production avicole d'aujourd'hui s'est considérablement modernisée.en 2005, par la Cour suprême, dans la cause opposant la Fédération des producteurs de volailles et le producteur André Pelland.Avec les années, la valeur de plus en plus élevée des quotas amène des gens à s'inquiéter de la difficulté pour la relève de s\u2019établir.En 1988, les produc-teurs de poulets mettent en | place un programme à leur S: intention.Dans les œufs d\u2019in- UJ % cubation, un programme voit le | jour en 2005 et, en 2006, ce sont q les producteurs d\u2019œufs de § consommation qui mettent le leur en action.Dans le dindon, aucun programme de relève n\u2019est mis en place, « parce que la croissance est minime », explique Yves Baril.Un système toujours actuel Avec les années, le système de gestion de l\u2019offre évolue.Ce ne sont plus les producteurs eux-mêmes qui menacent le mécanisme, mais plutôt les pressions internationales, par l\u2019entremise de l\u2019OMC.Le modèle canadien est unique au monde.« On l\u2019a déjà vu en Australie et en Nouvelle-Zélande, répond Claude Bernard.Mais il a été aboli parce que tout le monde faisait n\u2019importe quoi.» Yves Baril, ainsi que bien d\u2019autres producteurs au sein de l\u2019UPA, multiplient les représentations lors des confé- ¦ I~ SÜYA EXCEL VOUS OFFRE ©DE DE FEVE SOYA E ^ OU DE FERMER DES D\u2019ACHATS POUR L\u2019ANNEE INFORMEZ-VOUS DE NOS PRIX, VOUS VERREZ L\u2019AVANTAGE QUE NOUS VOUS OFFRONS./SOYA Sans frais : 1 877 365-7692 \u2022 UVUVW.S0ya.eXCel.C0m 46 I FÉVRIER 2006 | LE BULLETIN DES AGRICULTEURS rences de l\u2019OMC comme celle tenue à Hong Kong en décembre dernier.Il préférerait ne pas s'en occuper et laisser le gouvernement défendre ses intérêts, mais il n\u2019a pas confiance.« Le gouvernement canadien a toujours dit qu\u2019il protégerait le système, mais je ne l\u2019ai jamais vu mettre le poing sur la table », déplore-t-il.Le secrétaire général de la Fédération des producteurs d\u2019œufs de consommation, Sylvain Maher, explique l\u2019ambivalence du gouvernement : « L\u2019économie canadienne repose sur le commerce, ce qui implique de baisser les barrières.C'est pour ça que le Fédéral est plus ou moins confortable avec la gestion de l\u2019offre.» En décembre dernier, les producteurs avicoles ont eu chaud et ont réussi à maintenir leur système en place.Mais une chose est certaine, les négociations de l\u2019OMC leur ont fait prendre conscience que la gestion de l\u2019offre est un privilège, te mariejosee.parent@lebulletin.rogers.com Une réunion de Volbec, nom donné en 1974 à la Fédération des producteurs de volailles du Québec.EN FERA, N'EN FERA PAS Dans les années I960, quiconque voulait devenir producteur de poulets ou d'œufs n'avait qu'à bâtir un poulailler.« Il n'y avait pas d'exigence, pas de permis de construction de la Ville et pas de permis de l'Environnement, se rappelle Claude Bernard.Il n'y avait qu'une chose qui contrôlait c'était le prix.En fait personne ne construisait de poulaillers parce que ce n'était pas payant.Une année, tu faisais de l'argent.Ensuite, pendant deux ou trois ans, tu ne rencontrais pas ton coût de production.» mt:,.£ ' y» .Consultez votre vétérinaire au sujet d\u2019Excenel* RTU ou visitez www.porcsuniformes.ca l\u2019fi/.rr Sanlô animal» 0 RTU Suspension stérile de chlorhydrate de ceftiofur DU DÉBUT À LA FIN 'Excenel est une marque déposée de Pharmacia & Upjohn Company LLC; Pfizer Canada Inc., licencié.63084-0805 (71) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS | FÉVRIER 2006 | 47 FÉDÉRATION DES PRODUCTEURS DE VOLAILLES DU QUÉBEC PHOTOS : WON THÉRIEN FRUITS ET LEGUMES par YVON THÉRIEN, agronome COFFRE D\u2019OUTILS SE GARNIT \u2022V'\" 4*11 v I ÜivK Cette année, les producteurs de pommes de terre bénéficieront de nouveaux outils pour la protection de leurs cultures.Le Bulletin a contacté les principaux fabricants pour connaître leurs nouveautés.Voici ce que nous avons déniché.La grande nouveauté cette année est sans contredit le traitement de semences GENESIS XT.Ce produit, développé par la compagnie Bayer, innove en combinant deux opérations en une.Avec le Genesis XT, il est dorénavant possible de protéger les plantons contre les maladies et de réprimer le doryphore.Le Genesis XT est une poudre qui s'applique sur la semence de pommes de terre.Il renferme trois matières actives : les fongicides mancozèbe (Dithane) et thiophanate-méthyl (Senator), et l'insecticide imi-daclopride (Admire).Cette combinaison en fait un puissant outil contre les maladies du planton, telles la pourriture sèche fusarienne et la rhizoctonia.De plus, il réprime les insectes les plus communs de la pomme de terre comme le doryphore, le puceron et l\u2019altise.Le Genesis XT s'applique avec les mêmes équipements utilisés pour les autres traitements de semences.La compagnie Bayer insistera sur l'utilisation d\u2019équipements de sécurité appropriés lors de sa manipulation.Le Genesis XT, comme les autres poudres du même type, demande une protection adéquate des voies respiratoires.Le Genesis XT sera offert dans des sacs de 18 kilos (40 lb).De son côté, Syngenta propose une nouvelle version de son traitement de semence MAXIM PSP.Le Maxim MZ PSP contient deux fongicides au lieu d\u2019un seul : le fludioxonil et le mancozèbe.Les maladies qui figurent sur l'étiquette n'ont pas changé.Par contre, le traitement offre une meilleure garantie contre le développement de maladies résistantes.En ajoutant le mancozèbe à la formulation, on réduit les risques d'apparition de souches résistantes.Le fongicide à base de cuivre KOCIDE 2000 est maintenant homologué pour la pomme de terre.Il réprime le mildiou et la brûlure hâtive.Le cuivre qu\u2019il contient est plus actif que les formulations traditionnelles.Il y a donc moins de cuivre appliqué à l\u2019hectare, un aspect positif dans le cadre d'une agriculture durable.L\u2019insecticide pour les cultures biologiques ENTRUST est homologué pour la pomme de terre.La matière active d\u2019Entrust, le spinosad, est obtenue par fermentation.Entrust est approuvé par l\u2019OMRI [Organic Materials Review Institute), un organisme américain qui certifie les produits pour la culture biologique.Pour obtenir cette certification, la matière active et les ingrédients utilisés dans la formulation doivent rencontrer des normes environnementales très strictes.L\u2019insecticide ASSAIL est homologué pour la pomme de terre.Il est efficace sur le doryphore et le puceron.Il tue les insectes par contact et ingestion.Assail est systémique, il se déplace à l\u2019intérieur de la feuille pour en protéger les deux côtés.Il a été homologué comme « pesticide à risque réduit ».Son profil environnemental est bon.Il se dégrade rapidement dans le sol et a très peu d'impact sur la qualité de l\u2019eau de surface et de l\u2019eau souterraine.La matière active est l\u2019acétamipride, qui est du même groupe que l'imidaclopride (Admire).Il n\u2019est donc pas recommandé en alternance avec l\u2019insecticide ADMIRE afin de réduire les risques de résistance des insectes, te / L'application du Genesis XT sur les plantons se fait à l'aide d'un traiteur conventionnel.48 | FÉVRIER 2006 | LE BULLETIN DES AGRICULTEURS syn&e PARTENAIRES POUR LA POMME DE TERRE La campagne « Vos enfants ont besoin de carburant! » a été initiée par Syngenta Canada pour supporter les producteurs canadiens de pommes de terre.Voilà un bel exemple d'un nouveau type de partenariat entre manufacturiers et producteurs au sein d'une même i industrie.par NANCY MALENFANT, agronome Dans le cadre de la campagne « Vos enfants ont besoin de carburant! », on a créé des livrets de recettes à base de pommes de terre testées par des enfants et faciles à préparer.L'industrie de la pomme de terre se fait malmener ces derniers temps.Malgré des prix sensiblement meilleurs en 2005, il reste que ce légume, même s\u2019il est le plus consommé par la population canadienne, est en perte de vitesse.La popularité des diètes à faible teneur en glucides, tels les régimes Montignac et Atkins, contribue entre autres à ternir son image.« C\u2019est surtout la pomme de terre à l\u2019état frais qui souffre d\u2019une baisse de consommation, constate le responsable de la mise en marché à la Fédération des producteurs de pommes de terre du Québec, Clément Lalancette.Celle-ci est surtout consommée par les personnes âgées alors que les jeunes jettent leur dévolu sur les croustilles et les frites.» La Fédération a donc vu d\u2019un bon œil l\u2019initiative de Syngenta Protection des cultures qui lui a proposé une campagne publicitaire visant les jeunes consommateurs.« Il est certain que nous souhaitions nous impliquer dans un effort promotionnel visant à contrecarrer la publicité négative dont fait l\u2019objet la pomme de terre », poursuit M.Lalancette.La campagne «Vos enfants ont besoin de carburant! », lancée à l\u2019échelle canadienne l\u2019an dernier par Syngenta, vise à sensibiliser les consommateurs quant à l\u2019importance des glucides dans leur alimentation, particulièrement celle des enfants en croissance (voir l\u2019encadré Les enfants et la nutrition).La diététiste Isabelle Émond, auteure de plu- Une protection sur laquelle vous pouvez compter, du début à la fin.Pour plus d'information, téléphonez chez Engage Arjroau t-866-613-3336 ou visitez le www.ag solutions, ca Protection contre l'altemariose et le Mildiou plus 14 % de zinc a\u2022BASF The Chemical Company Toujours lire les directives de l'étiquette et s'y conformer.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS | FÉVRIER 2006 | 49 sieurs ouvrages sur l'alimentation, a été engagée comme porte-parole de la campagne.« Trouver des façons nutritives de fournir aux enfants l\u2019énergie dont ils ont besoin représente un gros défi pour les parents, explique-t-elle.Les repas-minute et les aliments prêts-à-manger sont pratiques, mais ils sont souvent déficients sur le plan nutritionnel.En offrant aux parents des recettes amusantes, bonnes pour la santé et faciles à préparer, nous augmentons les chances que les enfants obtiennent Lorox herbicide if liw www?W&j ' .MK Testé, éprouvé et confirmé.Pour de belles récoltes en perspective, faites confiance à l\u2019herbicide Loroxmd L de DuPontmc.Un produit appuyé par la réputation de DuPont et ses 200 ans de recherche scientifique.I oro\\ 1 Pour tout renseignement : communiquez avec votre détaillant régional, appelez le centre d\u2019assistance DuPont au î 8oo 667-3925, ou visitez le site www.dupont.ca/ag.Le logotype de L'Ovale DuPont, DuPont\", Les miracles de la science\" et Lorox\" L sont des marques déposées/de commerce de E.I.du Pont de Nemours and Company.E.I.du Pont Canada est un usager licencié.Membre de CropLife Canada.Les miracles de la science leur carburant sous forme d\u2019aliments nutritifs.» Une association payante Le directeur de territoire chez Syngenta Protection des cultures, Christian Léger, explique que la compagnie tenait à appuyer les producteurs canadiens de pommes de terre dans un contexte difficile.« Leur intérêt nous préoccupe, nous souhaitions établir un partenariat avec eux pour cette campagne.» La première année de promotion a été financée entièrement par Syngenta qui a lancé un premier livret de recettes et réalisé une tournée médiatique dans le Canada anglais.Pour le second volet démarré en 2005, Syngenta a mis près de 400 000 $ sur la table.Le financement est complété par une subvention dans le cadre du Programme pour l\u2019avancement du secteur canadien de l\u2019agriculture et de l\u2019alimentation (CanAdvance) et les LES ENFANTS ET LA NUTRITION Les enfants ont besoin d'un régime alimentaire équilibré comprenant des aliments des quatre principaux groupes d'aliments afin de fournir à leur corps le carburant requis pour leurs activités quotidiennes et pour grandir en santé.Ceci comprend les légumes riches en glucides complexes tels que les pommes de terre.Selon l'Institut Fraser, 80 % des enfants canadiens ne consomment pas les 5 à 10 portions quotidiennes recommandées de fruits et légumes qui peuvent contribuer à les garder en santé et à réduire les risques de cancer et de maladies cardiaques plus tard dans leur vie.Les glucides complexes retrouvés dans le riz brun, le pain de blé entier, les pâtes, les céréales à forte teneur en fibres (et à faible teneur en sucre) ainsi que dans les pommes de terre non pelées contiennent beaucoup de fibres et d'éléments nutritifs importants pour la croissance des enfants.50 | FÉVRIER 2006 | LE BULLETIN DES AGRICULTEURS \u2022f *3 W \\ ¦rw, y SAVIEZ-VOUS QU'UNE POMME DE TERRE MOYENNE AVEC SA PEAU.?\tcontient plus de potassium qu'une banane ?/ contient près de la moitié de la dose quotidienne recommandée de vitamine C ?/ constitue une excellente source d'hydrates de carbone, le meilleur carburant pour le corps ?\trenferme beaucoup de vitamine B6, qui renforce le système immunitaire ?/ contient autant de fibres alimentaires que 1/3 de tasse de son d'avoine ?/ constitue une bonne source de zinc, de fer, de phosphore et de magnésium ?/ contient très peu de calories, de gras et de sodium et aucun cholestérol ?\tI / est constituée à 80 % d'eau ?contributions des diverses associations de producteurs de pommes de terre du Canada pour un total d'environ 900 000 $.La Fédération des producteurs de pommes de terre du Québec a pour sa part investi 15 000 $.« L'effet de levier obtenu est intéressant, affirme Clément Lalan-cette.Il est possible de rejoindre beaucoup de gens avec le livret de recettes.Avec cette association, nous avons pu dégager de l'argent pour d'autres projets.» Environ 500 000 livrets de recettes ont déjà été distribués à travers le pays.Au Québec, 25 000 livrets ont été remis dans les épiceries IGA/Sobeys grâce à la collaboration de la Fédération.Celle-ci a aussi distribué les livrets lors de diverses occasions dont les Journées portes ouvertes de l'UPA, des foires, salons et autres événements spéciaux.Par ailleurs, 180 000 copies ont été insérées dans l\u2019édition d'octobre 2005 du magazine Coup de Pouce.Parallèlement à cette promotion, la Fédération poursuit ses efforts pour tenter de revitaliser le secteur de la pomme de terre.Elle travaille avec les emballeurs et les chaînes d'alimentation pour générer un fonds servant à financer une autre campagne de publicité.« La pomme de terre de table serait également visée dans cette nouvelle initiative complémentaire à celle de Syngenta », conclut le représentant de la Fédération, te nancy.malenfant@lebulletin.rogers.com Il est possible de se procurer le livret de recettes auprès de la Fédération des producteurs de pommes de terre : Téléphone : (450) 679-0530 Télécopieur : (450) 679-5595 Courriel : fpptq@upa.qc.ca & sa Joignez-vous au programme de recompenses le plus couru des producteurs canadiens de fruits, légumes et pommes de terre.Recevez de fabuleux points Rallye HorticoleMC avec chaque achat de produits éligibles de Bayer CropScience ou de Dow AgroSciences.Échangez vos points pour de fabuleuses récompenses ou épargnez pour la plus grande de toutes - un voyage de groupe, d'une durée d'une semaine au Mexique, en février 2008 en compagnie d'autres producteurs canadiens.Tous les anciens membres de Rallye Horticole sont automatiquement inscrits.Si vous n'étiez pas membre, inscrivez-vous en téléphonant au 1-877-661-6665 ou visitez www.hot-potatoes.ca Rallye Horticole** est une marque de commerce de Bayer.1637F-0106 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS | FÉVRIER 2006 | 51 j N\u2019est-ce pas merveilleux de tirer deux avantages d\u2019une chose?Le nouveau Genesis\"'XT est le premier et le seul combo sec insecticide/fongicide.Genesis vous offre un prémélange pratique, composé du contrôle éprouvé des insectes de l\u2019imidaclopride, en plus de deux fongicides reconnus pour leur activité sur la fusariose et la rhizoctonie.En comparaison au nouveau Genesis XT, les LE NOUVEAU TRAITEMENT DE LA autres traitements de la semence n\u2019en valent pas la chandelle, semence de planton, 2 en 1 NESISXT l'^r\u2019tt «rri *»¦*»¦* tiV-î *>'¦ Enflammant rafraîchis s eur BAN !¦*) Bayer Crop Science 1 888-283-6847 www.bayercropscience.ca ou communiquez avec votre représentant de Bayer CropScience.Toujours lire et se conformer aux directives sur l\u2019étiquette.Genesis* et Rallye Horticole* sont des marques de commerce de Bayer.261-0106 PHOTO : MARIE-JOSÉE PARENT Dans une ferme, plus de la moi-tié de l\u2019électricité consommée sert à faire fonctionner les moteurs.« En production animale, ça peut même aller jusqu\u2019à 80 %, explique le professeur chercheur en machinisme agricole à l\u2019ITA, campus de La Pocatière, Vincent Lamarre.La majorité de ces moteurs sont de 1 ch et moins.C\u2019est ce type de moteur qui est le moins efficace et auquel on devrait accorder plus d\u2019attention au moment de son achat, concernant son niveau d\u2019efficacité énergétique.» Vincent Lamarre a rédigé un guide pratique pour le compte d\u2019Hydro-Québec intitulé Sélection et utilisation des moteurs électriques efficaces à la ferme.Cet outil de 31 pages aborde notamment le choix du moteur électrique efficace et les frais d\u2019énergie liés à son utilisation.Choisir le bon moteur Ventilation, pompage de l\u2019eau, préparation et distribution de nourriture, séchage, réfrigération, évacuation du fumier.Les moteurs électriques sont partout dans la ferme.Le moteur doit répondre à l\u2019application à laquelle il est destiné.Il doit être suffisamment puissant, sans l\u2019être trop afin de minimiser les pertes d\u2019énergie.« Pour obtenir un rendement optimal, le niveau de charge idéal doit correspondre à environ 75 % de la puissance nominale du moteur », peut-on lire dans le guide.Si la puissance du moteur est trop faible, le moteur fonc- R donne en surchauffe.Si on choisit un moteur pour qu\u2019il fonctionne à 100 % par MARIE-JOSÉE PARENT, agronome Certaines fermes peuvent compter jusqu'à 200 moteurs.Voilà une bonne raison pour s'assurer qu'ils sont économiques à l'utilisation de sa puissance, il ne pourra répondre à une surcharge, même très faible.La protection thermique du moteur entrera alors souvent en action pour l\u2019arrêter.Si le moteur est trop puissant pour l\u2019application à entraîner, le rendement diminuera, car le moteur ne travaillera pas dans sa plage de rendement optimale.Le rendement d\u2019un moteur électrique diminue rapidement quand la charge est inférieure à 50 % de sa puissance nominale.Les frais de fonctionnement seront alors plus élevés parce qu\u2019il subira des pertes énergétiques plus importantes.Le graphique de la page 55 montre la relation entre la puissance des moteurs monophasés à induction et le rendement à pleine charge.La majorité des moteurs agricoles sont monophasés puisque c\u2019est ce type de réseau qui prévaut en milieu agricole.Il est à noter que le rendement des moteurs monophasés n\u2019est pas encore réglementé.« Ce graphique démontre que le rendement varie en fonction de la puissance, précise Vincent Lamarre.Plus la puissance du moteur augmente, plus le rendement augmente.Il démontre aussi que les moteurs à faible puissance sont les moins efficaces.Or, dans les élevages, on retrouve beaucoup de moteurs à faible puissance (moins de 1 ch).C\u2019est là que les producteurs peuvent gagner beaucoup.» Un moteur de 1 ch standard aura un rendement d\u2019environ 55 %, contre 75 % pour le moteur efficace.Multipliez cette différence par le nombre de moteurs dans votre ferme et vous obtenez la perte en énergie électrique.L\u2019idée n'est pas de changer tous les moteurs d\u2019un seul coup, mais de choisir le bon moteur au moment d\u2019en remplacer ou d\u2019en installer un.Un cas pratique Prenons le cas hypothétique d\u2019un poulailler nécessitant 30 moteurs de ventilateurs de 1/3 ch.Les ventilateurs doivent fonctionner continuellement à 80 % de la charge nominale pendant une période équivalant à 250 jours.Le Parce qu'ils sont nombreux, de faible puissance et que certains fonctionnent en quasi-permanence, les moteurs de ventilateurs non efficaces représentent des pertes énormes en énergie. producteur hésite entre les moteurs efficaces et standards.Le moteur de 1/3 ch à un rendement de 60 % coûte environ 119 $ d\u2019énergie par an.De son côté, le moteur efficace d\u2019un rendement de 75 % coûte environ 95 $ par an en électricité.Même s\u2019il coûte 15 $ de plus à l\u2019achat, le moteur efficace fait économiser 24 $ par an au producteur.Le coût d\u2019achat d\u2019un moteur efficace, I > \t\t RENSEIGNEMENTS DIVERS\tMOTEUR STANDARD\tMOTEUR EFFICACE Puissance (ch)\t1/3\t1/3\t! Rendement (%)\t60\t75 Utilisation (h/an)\t6000\t6000 Facteur de charge\t0,8\t0,8 Coût ($/kWh)\t0,06\t0,06 Coût d'achat ($)\t110\t125 Source : Hydro-Québec\t\t iW Les moteurs sont si nombreux sur les fermes agricoles qu'on peut en dénombrer jusqu'à 200 dans une même ferme.Alimentation par RTM; les activités de la ferme sont de plus en plus automatisées, X CONFIANCE \u2022U-1*\" m .Les produits Massey Ferguson offrent des techniques de pointe de l\u2019industrie, une fiabilité éprouvée, ainsi qu\u2019une gamme d\u2019équipements agricoles la plus complète de l\u2019industrie.Notre engagement à vous satisfaire demeure notre priorité.Pour y arriver, nous offrons un financement souple, des pièces de qualité, ainsi qu\u2019un conces sionnaire Massey Ferguson à votre service en tout temps.Tout cela aboutit sur une tradition de leadership que confirme le fait qu\u2019on retrouve au travail dans le monde, plus de tracteurs Massey-Ferguson que ceux de n\u2019importe quelle autre marque.Peu importe le travail que vous entreprenez, sur la ferme, sur le chantier, ou dans votre cour, Massey Ferguson possède l\u2019équipement et un concessionnaire serviable pour vous aider à le faire mieux et plus rapidement, toute la journée, jour après jour.Massey Ferguson, la marque sur laquelle vous fiez quand tout dépend de vous.www.masseyferguson.com FÉVRIER 2006 | LE BULLETIN DES AGRICULTEURS PHOTOS : LE BULLETIN RENDEMENT DES MOTEURS MONOPHASÉS À INDUCTION EN FONCTION DE LA PUISSANCE Moteur efficace Moteur standard \t100 95 \t90 O» en\t85 fü w\t80 (V c\t75 *OJ Q.\t70 'fü\t65 O» E\t60 a» \u201cO\t55 a» CH\t50 -I-I-1- 12\t3\t4 T 5\t6\t7 Puissance de moteurs (HP) 8 SOURCE : HYDRO-QUÉBEC comparativement à un moteur standard, est donc récupéré en seulement sept mois, juste avec l\u2019économie d\u2019énergie.Toute l\u2019économie d\u2019énergie est, par la suite, de l\u2019argent net dans les poches du producteur, soit 700 $ par année pour les 30 moteurs du poulailler en question.Et puis quoi ?Le guide parle également d\u2019entretien des moteurs.« La poussière agit comme un isolant, explique Vincent Lamarre.La température du moteur augmente alors et la durée de vie diminue.L\u2019exemple le plus simple que je prends souvent est : «Embarqueriez-vous dans un avion dont les pales sont pleines de poussière ?» » Le guide renferme aussi une fiche de différents problèmes pouvant survenir, les causes et les solutions à envisager, te mariejoseeparent@lebulletin.rogers.com OÙ SE PROCURER LE GUIDE ?Il est possible d'obtenir une copie du guide Sélection et utilisation des moteurs électriques efficaces à la ferme de deux façons : en appelant Hydro-Québec au 1-800-ÉNERGIE, ou encore par Internet, en visitant le site Agri-Réseau (www.agrireseau.qc.ca, banque de plans, énergie à la ferme).J 3»\" LL ym- VÎÎ\u2018.: :>\u2022 -tf.».\t- Ë|S|KbÉ.ù*.« Notre ferme, c\u2019est une affaire de famille depuis trois générations.Quand on a vu que trois de nos enfants s\u2019apprêtaient à prendre la relève, on était bien fiers.Alors on a décidé d\u2019investir dans leur avenir.On a acheté les terres voisines en plus de construire une salle de traite et une nouvelle étable.Ça nous a permis de faire passer le troupeau à 135 vaches laitières.Ce qui fait qu\u2019on était contents de pouvoir compter sur un spécialiste de RBC.C\u2019est quelqu\u2019un qui sait comment ça fonctionne, une ferme laitière, alors il a pu nous donner de bons conseils.Pour nous, c\u2019est plus qu\u2019un banquier.On sent qu\u2019il suit nos affaires de près et qu\u2019il est là pour nous faciliter la vie.On a bâti un vrai lien de confiance.Avec lui, on est entre bonnes mains ! » - Gilles Viens, Ferme Vimo Pour savoir ce qu\u2019un spécialiste du financement agricole peut faire pour vous et votre exploitation agricole, composez le 1-800-ROYAL® 2-0 ou consultez le www.rbcbanqueroyale.com/agriculture.RBC RBC me RBC Banque Royale Marque de commerce de la Banque Royale du Canada.® Marques déposées de la Banque Royale du Canada.RBC et Banque Royale sont des marques déposées de la Banque Royale du Canada.v»\u2018£ iv É par LIONEL LEVAC, journaliste DANsiEs NOUVEAUX CHAMPS DE L'AGRONOMIE Les agronomes sont toujours occupés, bien sûr, à donner des conseils pour faire pousser des plantes et pour élever des animaux.Mais avec la préoccupation environnementale omniprésente, leur champ de travail est beaucoup plus vaste aujourd\u2019hui.Stéphanie Veilleux est native de la côte de Beaupré.Ses premières expériences avec l\u2019agriculture ont consisté en du travail maraîcher chez un voisin, Raynald Leclerc.Dès la fin du secondaire, Stéphanie est décidée.Elle veut suivre un cours technique en agriculture.Ses parents l\u2019encouragent si fort dans la voie « agricole » qu\u2019elle décide finalement d\u2019aller étudier en agronomie à l\u2019Université Laval.Elle effectue ses stages en production en serres, dans une fraisière et chez un producteur de pommes de terre.Jusque-là elle était, pourrait-on dire, en terrain connu.En avril 2005, diplôme en main, elle scrute le marché du travail en agronomie et choisit de se diriger dans les champs nouveaux d\u2019activités.C\u2019est ainsi qu\u2019elle se retrouve au club-conseil en agroenvironnement Lavi-eau-champ, en Mau-ricie, avec une équipe dynamique où elle partage la réalisation d\u2019un projet novateur : le Livre de bord.Après sa première mission qui fut de recruter de nouveaux membres pour le club-conseil, Stéphanie s\u2019affaire maintenant à préparer le dossier particulier d\u2019une trentaine de fermes.Le mot particulier est approprié puisque le Livre de bord est à ce jour le document le plus complet jamais réalisé à l\u2019usage d\u2019un producteur ou d\u2019une productrice.Tout ce qui concerne la ferme, ses particularités, ses sols, le bilan phosphore, le PAEF, les obligations de l\u2019exploitant, le cadre réglementaire, les échéances à respecter.tout se retrouve dans ce Livre de bord.Au total, une soixantaine d\u2019exploitants de Saint-Tite, Saint-Thècle, Hérouxville, Saint-Séverin et Saint-Adelphe ont maintenant leur Livre de bord.L'enthousiasme s'étant communiqué aux alentours, on veut l\u2019offrir à d\u2019autres dans la MRC de Mékinac et dans celle Des Chenaux, un peu plus au sud.Stéphanie Veilleux est elle-même très emballée devant l\u2019ouverture et la participation des agriculteurs et agricultrices.« Je suis heureuse de contribuer à l\u2019émergence d'un nouveau dynamisme dans le milieu », dit-elle.STEPHANIE VEILLEUX est jeune et n'est pas encore officiellement agronome, mais elle a déjà plongé dans les domaines qui seront de plus en plus le lot quotidien des professionnels de son secteur.Vous vous souvenez du proverbe qui conclut que « la valeur n\u2019attend pas le nombre des années ».C\u2019est assurément le cas pour Stéphanie Veilleux qui montre un grand souci à soutenir les agriculteurs qu\u2019elle admire.« Parce que rien n\u2019est vraiment facile pour eux, dit-elle.Et c\u2019est à les écouter et à les comprendre qu\u2019on peut les aider à garder le feu sacré et aussi stimuler des jeunes à rester en agriculture.Le but est d\u2019en faire un secteur moderne, dynamique et bien intégré dans la vie d\u2019une région.» te «om> LE BULLETIN DES AGRICULTEURS | FÉVRIER 2006 | 59 PHOTO : LIONEL LEVAC lÙJ\t\t\tL«\t\t\t\t\t>\t\t QUAND NOS ATTENTES CAUSENT NOTRE MALHEUR Nous avons de plus en plus d'attentes, et de plus en plus grandes.Si elles sont insatisfaites, elles se transforment en frustration, en déception, en dépression et parfois en suicide.Laurence et son mari Antoine ont vécu toute leur enfance dans des fermes en Guadeloupe et en Martinique.Aujourd\u2019hui, ils vivent à Paris.Récemment, mon mari et moi les avons hébergés pendant quelques jours.Lors d\u2019une de nos discussions sur nos différences, Laurence mentionnait que ce qui la surprenait le plus chez les Français était leurs réactions négatives devant les épreuves.Après la grande tempête de 1999 qui avait fait des dégâts importants en France, Laurence s\u2019était étonnée de voir des gens en larmes, totalement découragés devant les dommages matériels qu\u2019ils avaient subis.« Aux Antilles, dit-elle, il y a des tempêtes tropicales qui dévastent tout ou presque.Les gens ne pleurent pas, ils relèvent leurs manches et reconstruisent, c\u2019est tout.Certains doivent reconstruire chaque année.Ça fait partie de la vie.On se réjouit qu\u2019il n\u2019y ait pas de morts.» Laurence a vécu une enfance que l\u2019on considérerait ici comme difficile : sa mère, qui ne voulait pas de cette enfant, l\u2019a donnée à sa grand-mère.Son père, alcoolique, ne s\u2019en préoccupait pas le moins du monde.Et elle a reçu très peu d\u2019instruction.Elle pourrait s\u2019apitoyer sur son sort, mais non : « Mes grands-parents m\u2019ont donné beaucoup d\u2019amour et c\u2019est ce qui compte.Pour le reste, je ne regarde pas en arrière, mais en avant.Ça ne sert à rien de pleurer sur ce qu\u2019on a perdu ou sur ce qu\u2019on n\u2019a æfiïfyty pas eu.On doit se demander ce qu\u2019on peut faire pour le présent et le futur.» L\u2019attitude des Antillais devant la vie est fort différente de la nôtre et de celle de plusieurs pays industrialisés.Personne là-bas ne se suicide parce qu\u2019il a perdu sa maison.Ces gens acceptent les choses qu\u2019ils ne peuvent changer.Ils ont des attentes réalistes.Nos attentes sont à la base de nos malheurs et de nos Ça ne sert à rien de pleurer sur ce qu'on a perdu ou sur ce qu'on n'a pas eu.frustrations.Si nous n\u2019avions pas d\u2019attentes (ce qui est impossible), nous ne serions jamais frustrés, déçus ou déprimés.Par malheur, non seulement nous avons de plus en plus d\u2019attentes, mais elles sont toujours de plus en plus grandes et importantes.Elles deviennent des exigences./ Nous voulons produire toujours de plus en plus de lait, avec de moins en moins de vaches.S\u2019il pleut sur le foin, c\u2019est la catastrophe./ Nous voulons que notre conjoint nous rende heureux.Sinon, on le quitte./ Nous voulons que nos enfants suivent nos traces.Sinon, c\u2019est l\u2019échec de notre vie./ Nous voulons obtenir tel rendement sur nos investissements./ Nous voulons que notre adolescent fasse toujours son lit./ Nous voulons être aimés, reconnus, valorisés, appréciés, respectés.Et la liste ne s\u2019arrête jamais.Toutes nos attentes (petites ou grandes) qui ne trouvent pas de réponses se transforment en frustration, en déception, en dépression et parfois en suicide.Examinez bien vos attentes, car si vous vous imaginez que celles-ci sont indispensables à votre bonheur, vous créez votre malheur.Changez vos exigences en préférences, il y va de votre bien-être et de celui de ceux qui vous entourent, te pierretted@lincsat.com www.pierrettedesrosiers.com 60 | FÉVRIER 2006 | LE BULLETIN DES AGRICULTEURS mm HSI i.Wt .J'.4 portions (de 3 crêpes chacune) Préparation : 10 min.Cuisson: 10 min.il INGRÉDIENTS 500g (1 Ib) de pommes de terre Yukon Gold râpées 1 œufoméga-3 30 ml (2 c.à soupe) de farine de blé entier 5 ml (le.à thé) de poudre à pâte 5 ml (le.à thé) de cannelle (optionnel) 1 ml (1/4 c.à thé) de sel 50 ml (1/4 de tasse) d\u2019huile de canola «\u2022, V' .\u2018f Yukon Gold PRÉPARATION ?\tRâper les pommes de terre sans les peler.Déposer dans une passoire et presser pour extraire le plus d'eau possible.Réserver.?\tBattre l'œuf et ajouter la farine, la poudre à pâte, la cannelle et le sel.?\tAjouter les pommes de terre râpées et bien mélanger.?\tChauffer une poêle à revêtement antiadhésif à feu modéré.Ajouter l'huile de canola.Répartir la pâte en 12 crêpes et déposer dans la poêle chaude.Aplatir légèrement.?\tCuire 5 minutes environ de chaque côté ou jusqu'à brun doré.Servir avec de la crème sure sans gras ou de la sauce aux pommes.Pour des crêpes légères et croustillantes, extraire le plus d'eau possible des pommes de terre râpées.Servez chaud ou froid, pour le déjeuner, le dîner ou le souper.Pas de pommes de terre Yukon Gold sous la main ?Optez pour une autre variété.EUI m % La recette et la photo sont tirées du livret de recettes Vos enfants ont besoin de carburant! publié au nom des associations canadiennes de producteurs de pommes de terre, en collaboration avec Syngenta Canada.RECETTE : MARILYN SMITH PHOTO : JEAN DESJARDINS LE BULLETIN DES AGRICULTEURS | FÉVRIER 2006 | 61 »nyi«rçii.HewHoBand mar* ^'.>: sâj sv-r* S0|(WW SS ' - *' '¦\t;; 'I /^wISw# & JVf.gæsm& ¦MO H c -' ' 5\"?8üic WW.vÿ BALLES DE 30 À 72 POUCES para à balles rondes à courroies New Holland BR-A ont été améliorés pour optimiser leur durabilité, leur fiabilité et leur productivité.Le ramasseur affronte des andains plus larges et difficiles à avaler.Les courroies sans fin sur les presses BR770A et BR780A, plus épaisses, facilitent la formation de balles plus denses.K de balles ont aussi subi des modifications.www.newholland.com PROMOTION Afin de répondre à la demande croissante, Alltech a promu François Ouellette au poste de directeur général, région du Québec et des Maritimes.Cette région a récemment été reconnue comme la région la plus performante d\u2019Alltech en Amérique du Nord.www.alltech.com 62 | FÉVRIER 2006 | LE BULLETIN DES AGRICULTEURS LOGICIEL DE GESTION DES CHAMPS Agco Global Technologies lance un nouveau logiciel de gestion des champs, le GTA100.Celui-ci comprend la console GTA Console I qui peut s\u2019installer sur les tracteurs Agco, Challenger, Massey Ferguson, et la Console II destinée aux moissonneuses Challenger, Gleaner et Massey Ferguson.Le modèle GTA200 offert en option est plus performant et facilite le transfert d\u2019information de l\u2019ordinateur à la console, www.agcocorp.com CABINES DE SERIE La nouvelle génération de tracteurs compacts Agco ST est plus puissante, plus confortable et plus facile à entretenir.Les modèles ST34A, ST47A et ST52A sont offerts avec une cabine installée à l\u2019usine.Les trois modèles, ainsi que le ST41A, peuvent recevoir le nouveau chargeur équipé de béquilles facilitant la monte et la démonte.Ce chargeur est actionné par un levier de type « joystick ».La puissance au moteur certifié Tier II s\u2019étale de 33 ch à 52,1 ch selon les modèles.On propose un choix de quatre transmissions, mécaniques ou hydrostatiques.www.agcocorp.com Ses© ¦ NOUVEAU DIRECTEUR GENERAL Scott W.Rodger acceptait en janvier dernier le poste de directeur général pour Kver-neland Group North America.Depuis juin 2005, M.Rodger agissait comme directeur par intérim.Il est employé par cette entreprise depuis 2000.En poste à Drummondville, il continuera de supporter l\u2019équipe canadienne de distributeurs.www.kvemelandgroup.com TROIS USAGES Le distributeur d\u2019engrais pneumatique FP distribué par Distributions D.Palardy passe d\u2019une application à une autre en changeant l\u2019outil attaché sur le relevage arrière.Il permet de combiner semis et fertilisation de précision sur la même machine.Les trois types d\u2019outils disponibles sont le semoir monograine, la barre porte-outil TB et la rampe d\u2019épandage RF.(450) 223-4622 RÉCOMPENSE POUR LEMKEN lA f.V, a '*»*%ÎS \u2022\u2022.«JS\tï.fT.'t JÿJP Avi .14.» 1TBJ , 1 A Hp ?» SfellRr wmï:ui T # éss^jS &S V v' V > : ;>> s à .j .vS .-: f JlT MB! :'\u2022\u2022\u2022 ' ¦ -\u2022 .\u2022:*» ' V ?É, PP il# psi»yiiî Mr F r r , A- \u2022¦\u2022':* V -\t' -' : Y\t> ¦::«:! -*ÎV: -, Xv.v.: ¦:.< V ¦:\t'.\t' ' j .y g»., .r«',\u2022 '¦\u2019A':\u2019- \u2019 ¦\u2022' \u2022¦' \u2022\u2022\u2022\t,Viî-S-: : r- - \u2022 ¦: ¦Vv \u2022 Mv;:\t: \u2022J\t,Jïir .\u2022\u2022i\" *-v:i \u2022\u2022'\u2022\u2022*# iStb .vr;V ÿf&V » sav, «i Presque toutes les saisons commencent par la menace des nématodes kystiques ou autres ravageurs se lançant à l\u2019attaque de vos hectares de soja.Les puissants cultivars de « Série M » de marque Pioneer® vous offre l\u2019ultime défensive, avec des caractères intégrés a la plante pour bloquer les insectes et maladies rebelles.Pavez la voie à des rendements plus élevés avec : La technologie qui produit® Prenez l\u2019initiative PIONEER.flAAHO SOYBEAN SEED SEMENCE DE SOJA ifl * ¥ v PIONEER Une Société Dupont www.pioneer.com/cotecroissance ® mS) mc Marques de commerce et de service dont l\u2019usager autorisé est Pioneer Hi-Bred limitée.Toutes les ventes sont sous réserve des conditions contenues dans les documents d\u2019étiquetage et d\u2019achat.© 2005 PHL SOYBN000443P221AVA "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.