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Titre :
Le front ouvrier
Journal officiel de la Ligue ouvrière catholique (LOC), à laquelle se joint la Jeunesse ouvrière catholique (JOC). Ces deux organisations sont issues d'un mouvement social et religieux pour l'amélioration des conditions de vie matérielles et morales des populations ouvrières.
Éditeur :
  • Laprairie :[s.n.],1944-1954
Contenu spécifique :
samedi 9 décembre 1944
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Jeunesse ouvrière ,
  • Mouvement ouvrier (1939)
  • Successeur :
  • Jeunesse ouvrière (1955)
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Références

Le front ouvrier, 1944-12, Collections de BAnQ.

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I SOMMAIRE .v.vv.vW* it-vsl Ï.V.VA M'x:\ O *' 18fX aVV.VuV.“Pour un monde ouvrier plus humain" fag€ amp Je concentration.2 tit olation nécessaire.3 quil ne toit trop tard .4 i l’éternel féminin .# et eontcription .,.7 rttomr i la vie civile.I • •••>•4.«MM*»" 37 charme personnel .18 ou démon .19 i Major MacLellan.22 élections municipales .23 | le luxe pour les phis vieux tandis que les plus jeunes I.1 LAPRAIRIE, QUE., 9 DECEMBRE 1944 ¦UOrtioa H XlmtaWnUM 1031.W DnOi.Mo«»«*«l 0UR0U0I AVONS-NOUS LA CONSCRIPTION P • (Voir page 4>! U AND on COMPREND MAL ses DROITS (Voir pages 8 et 13) SAINE DEMOCRATIE (Voir dim 5) » N PACE 2 L, FRONT OUVRIER 9 décembre 1944 MANIFESTATIONS AMTIC0NSCRIPT10NNISTES Les journaux et la radio ont fait connaître les manifestation anticonscriptionnistes qui ont •u lieu ici et IA i travers le pays.Il y en a eu d intelligentes, comme celle des étudiants de Montréal.Du parc Lafontaine au carré Philipp, ils ont marché dans un ordre parfait et dans le plus grand silence, un silence de deuil.Seules leur* pancartes parlaient.Quelques femmes les ont insultés en an glais.sans recevoir d autre ré ponse qu’une pancarte qui s'est abaissée devant leur visage.D'autres groupes se sont montrés moins avisés.Ce n est certes pas en déchirant des drapeaux, en cassant des vitres et en criant des injures que l'on servira une idée En ce moment critique de notre histoire, sachons rester calmes et nous servir de notre tête QU'EST-CE QU'UN FASCISTE' • .* l ' r/inlm nn« rlaK# ou Un flrô Augmentation de salaires Les Employés civils de la I temporairement suspendues et Province de Québec, par l in | une majoration substantielle termédiaire de leurs associations de Québec et de Montréal, ont présenté ,1a semaine dernière, un mémoire à I Hon.Maurice Duplessis.Ils désirent le maintien de la Commission du Service Civil ou un organis de l'échelle des salaires de 1925 encore appliquée aux fonctionnaires L'Hon.Duplessis a déclaré que son gouvernement ferait » S2i?î des augmentations statutaires1 bleme- EN DEUX MOTS Les récentes déclarations de chefs catholiques montrent clairement que la franco est à édifier son ordre social et économique sur une basse nouvelle: 1— Mgr, Saliège, archevê- que de Toulouse, dans un sermon à l’occasion de la liberation: Que 1944 reste gravée dans votre mémoire; le monde du travail a atteint sa maturité.Il est capable par lui-méme de réaliser ses désirs légitimes.I ne se laissera plus duper.Il sait voir clairement.Il a découvert que le mensonge ne peJt nourrir l’esprit ni le corps.2— Mgr.Théas de Montau-ban, dans une allocution à son retour d’Allemagne où il était captif: “Libéré de la dictature nazie, nous voulons libérer la i classe ouvrière de l’esclavage capitaliste.Telle est la volonté de Dieu et de l'Eglise.’’ prêtre et chef du Maquis dans le sud-est de la France, a déclaré au correspondant du CIP à rome:" Les gens du Maquis ont réfléchi, et ils savent que le prolétariat doit disparaître.Il ne faut pas que les hommes dépendent du marché et soient engagés à la semaine.Il faut qu’on reconnaisse que l’industrie et le commerce dépendent d'eux, et il doit leur être possible d’accumuler des réserves modérées, de posséder leur propre maison e» de participer en quelque sorte, comme copropriétaires.i l’entreprise ou ils travaillent." 4___“Temps Présent", heb- domadaire catholique édité par Stanislas Fumet, dit en éditorial: “Il n’y a pas de doute qu'une révolution est en voie d'accomplissement.La classe ouvrière est en majorité absolue.Une “République du Travail" Est en train de naître, et notre civilisation bourgeoise se transforme profondément, si- Rome »CIP) — On rapporte que l'une des principales raisons de la chute du gouvernement Bonomi est qu'on n a pu s’entendre sur la méthode à suivre pour ' purger I Italie de la corruption fasciste.On ne doute pas qu’une “purge" s’impose, mais on s accorde très peu sur les moyens à prendre.La difficulté s’est accrue du fait que le mot fasciste est devenu un terme de mépris pour toute personne que l’on n'aime pas.La controverse qui a lieu dans les journaux italiens montre bien combien on diffè re d'opinion.De l’avis de "Voce Republi-cana".en date du 2 novembre, tout monarchiste est ipso facto un fasciste.L’attitude de la gauche, en général, n'est pas aussi naïve.On est plutôt de l’opinion de Mauro Scoocima-no comme il s’est exprimé dans Propagande nazie Londres (CIP) — Le principal nazi, le “Voelkischer Beo-1 bachter", publie maintenant une édition spéciale de plus petit format.Les aviateurs allemands en jettent des exemplaires au-dessus des territoires allemands de l'Ouest occupés par les Américains.Les Nazis apparemment prévoient qu ils vont bientôt perdre beaucoup de trrain dans ce secteur.Ils n’iraient pas autrement se don ner tant de peine pour imprimer et distribuer cette édition spéciale du journal même d Adolf Hitler._____ le tournai communiste “Unita contre une classe ou un grôu > ___:i ” Ranoelarvt au il y avat dû 29 octobre où il indique trois éléments dans le fascisme: 1-un nafionalisme im pénaliste identifié aux monopoles industriels et financiers; 2—une constitution monarchique qui permet à l’autorité suprême de l’Etat d’agir d'une manière complètement arbitraire contre l’intérêt du peuple et de la nation sans aucune possibilité d’intervention et de défense populaires; et 3—la perte de la liberté et de l’indépendance.Tout à l’opposé est lattitude présentée par le philosophe Benedetto Croce dans “Risorgimento Liberale ’4* postolat de l’Opinion Publique" __Prix : fl- P»r I* Pos,t Pour la liberté économique Savez-vous que le Pape u dit au .ouvriers du monde entier devra," cours d’une audience us chef ou-lentrer dan.leur syndicat sis vr vrier anglais, T.O’Brien: "Les | lent la liberté économie.3—Le commandant Fraisse, Achetez vos Cadeaux des Fêtes 865 est, rue Ste-Catherine Montréal TOUIOURS A VOTRE SERVICE JOS.H.DELABARRE Représentant de la Compagnie d'assurance-Vie La Sauvegarda Agent spécial SOCIETE NATIONALE D’ASSURANCES CONTRE L’INCENDIE Compagnie affiliée i l'association des Assureurs Canadiens Assureur-Conseil 1176 Ouest, rue Dorchester MONTREAL 2 Tél.MA.: 4488 J’ai beso-n de collaborateur» — Demandez détails » «Cffftfci* 1*44 La FRONT OUVRIER FACE I CH0,X Ll PLÜS COMPLET DI CADEAUX A votre service depuis 60 ans CR ATI S Jtli emballage Soi àa Toil*#* ft partir d* *3'** à *37’** SERVICES ia VAISSELLE pear I • I • 11 K«««n d, *8 ** « *49 ** LAMPES Torchère* et de Table • partir Ig M COUTELLERIE ROGERS ¦H M mare.$20.50 M««l «wlHIf-rif ou more.à partir H plu* dr IS', VERRERIES ('««HMn (ravéae à la tr.ln vendu*, au verrait ou à la domaine ft partir de JPr 11 .M I» 3 J * • verre ***** T UNE REVOLUTION NÉCESSAIRE par GERARD FORCI ER Collaboration spécial du centra social d'Ottawa, Mais pas dans la sang.— Construira at non détruira.— Avant d'agir, il faut sa ransaignar.— La Cantra Social dal’Univarsita d’Ottawa vaut vous y aidar.• VERRES A LIQUEURS FLEURIS hPM IAI.10,1.M' » limon étiihlie depuis to uns V 'ft Gratis joli emballage des fttes LtnlMa rapide daae le* limitée de la ville ft am frai» aa-d*»eue de |i.N 1371 est, nie STI-CATHERINI — Tél.: CH.2105* neiiiiSitiSitimnitiririririTTriTTii-*—»•—¦¦*—¦»*»¦»¦»*»¦« DOCTRINE SOCIALE POUR TOUS /?Les cours par correspondance.magnifique occasion pour vous instruire uie leçons sur I Coopération |Nous vous donnons la liste leçons destinées à faire finaitre la nécessité, la no-et les principes de la Co- (jration.Nécessité d’une reconstruction sociale; Etapes de la reconstruction sociale; Méthode de la reconstruction sociale; Notion de la coopération; Coopération et idéal chrétien; Premier principe: un homme, un vote; 7.Deuxième principe: location du capital aux taux d’intérêt courant; 8.Troisième principe: répartition des bénéfices au prorata des affaires; 9.Principes secondaires; 10.Comment assurer le succès de la coopéraient; 11.Causes de la faillite des coopératives ; 12.EtaMissement d’un plan national coopératif.• L’EDUCATION EST LA BASE DE LA COOPERATION Douze leçons sur lot caisses populaires Pour l’un ou l’autre de ces deux cours vous recevez une première leçon.Vous letùdiez C’est pour vous, ouvriers, travailleurs manuels avec ou sans métier, employés de toutes catégories, fonctionaires, cultivateurs que nous écrivons ces lignes.Elles s'adressent à vous exclusivement.Vous devez les lire attentivement, les j méditer, communiquer aux I autres le fruit de vos réflexions et essayer de réaliser chez-vous et autour de vous ce qu'elles pourraient vous | suggérer de pratique.La guerre et le formidable effort de production qui l'ac-l compagne ne doivent pas vous* faire oublier l’avant-guerre, ni vous empêcher de prévoir l’après-guerre.La cuisante leçon que la crise et le chômage ont infligée à l’économie capitaliste produira des résultats à condition que son souvenir persiste.La période de prospérité relative dans laquelle vous vivez actuellement ne doit pas vous faire remettre à plus tard, au temps des mauvais jours, l'application des remèdes qui guériront la société des infirmités foncières dont elle souffre.II faut absolument que dès maintenant, s’ébauche un monde économique et social nouveau, il faut que dès maintenant, au sein même de la guerre, se dessine et se prépare la restauration d’un ordre social et économique construit sur des fondations solides.Il se peut, il est même très probable, que les Alliés gagneront militairement la guerre.Mais ne l’oubliez pas.cette guerre ne sera vraiment gagnée que si elle est aussi révolutionnai rement gagnée.L’organisation sociale et économique qui dominait la sodé- S'habille bien qui s'habille CHEZ ALBERT LEFEBVRE Inc.Confection pour hommes Chapeau* et me retries — 3 MAGASINS — 1.141 SI.-Catherine K.(angle Panel> *K.t*»7 I.IM-H4 Nutre-Dame O- arti au rang de ligne de conduite.Fatalement les reves d’un nouvel âge d’or qu a vaient nourris ces systèmes se sont transformés en autant de tideux cauchemars” Le remède Partant de ces faits incontestables que le premier venu e«t â même de constater tous les jours, l’épiscopat américain énonce d’abord quelques principes fondamentaux pour assu rer ia securité internationale future : Pour la mise en vigueur ces principes, l’épiscopat amé ricain accepte l’idée émise { Dumbarton Oaks d’un organi* me international, mais il t.corrige las attributions et I: complète.Trois corps distinct «ont proposés: un organisme ir ternational, un conseil de 1 curité de cet organisme et tribunal international.Organisme international C’est la nouvelle société nations.”11 doit tendre à if dure toutes les nations et respecter l égalité des droits chacune .Il doit disposer res«ources nécessaires afi.d’user de coercition, au besoi, par la force des armes, à 1er contre des nations récalcitrar tes.Il doit prévenir le m nopole égoïste des matièr indispensables â la stabilit économique des autre* tions.” Une nation, pour y entre doit remplir cette conditi: préalable: “garantir par les I; et respecter en fait le* dro naturels de l’homme, de la f mille et des groupes mino taires, dans leur vie civile religieuse.” Car la tyranm dans n’importe quelle natic constitue une menace pour paix du monde.” Avant de prescrire un traite ment, le médecin cherche d a bord la cause du mal.Ecoutons l’épiscopat américain définir les causes de la guerre.C’eit un texte à citer en entier.“La guerre actuelle," disent-ils, “provient surtout d’une mauvaise éducation.Elle n a pas été déclanchée par des peuples primitifs ou illettrés.Au contraire, la philosophie contemporaine qui pose en srincipe le droit de l’agression est le fruit de la culture occi- — Mise en pratique des principes de la Charte de I Atlantique, sans réserve et «ans équivoque.__Aide aux nations épui sées pour reconstruire leur vie|Consei| économique .sociale et politique.__Pas de concessions ex cessives à la force brutale.La force doit re*ter soumise au droit”.— Répudiation des principes “tragiquement faux " de la politique de la force, de I équilibre des puissances, des sphères d’influence réalisées à l’aide de gouvernements fantoches.et du recours à la guerre comme seul moyen de règlement des conflit» internationaux._____ Ouvert à quelques membr «eulement, il ne doit pas dev nir un instrument de domin tion impérialiste.“Devant conseil, chaque nation ne d aire valoir que ses droits non sa puissance .Surtout ne doit pas tolérer qu’une n tion y soit juge dans sa prop cause.Il doit pourvoir à la r vision des traité* dans I inté de la justice et du bien c mun international et pou aussi au cas où un peuple vient à l’âge adulte EVENEMENTS MILITAIRES Quand, en 1939, nous avons pris partie pour la cause des Nations-tlnies, priant pour lu cause de T Angleterre, nous nous engagions d’abord dans une guerre défensive.Les Nations-Urnes n *«*"**¦*; dans le temps, en mesure de livrer une guerre offensive.L prenait les devants.Ses attaques étaient couronnées de succès.La tache du Canada se confinait dans la production des armements, des vivres, dans le ravitaillement et l’entraînement de ses soldats.Le beso d’hommes pour outre mer n’était, alors, ni nécessaire, ni urgent.Depuis plus d’un an, les Nations Unis livrent une guerre offensive Les soldats alliés combattent en France, Belgique, etc.Les La mort fauche surtout dans l'infanterie.L’Etat ma,ar récUmedes renforts.Ce n’est pa, sans raison,.Voilà pourquoi cription.Nous avons déclaré la guerre et la guerre a besoind’hommes sur les champs de bataille.C’est du moins ce que mal placé de certains chefs politique, ou militaires.Les MM» des Honorables Cardin et Power sont lumineuses su, leurs, la loi de conscription pour le Canada votée en ""•Perms au gouvernement d’avoir les recrues necessaires qui maintenant scant envoyées outre-mer lorsque les besoins militaires l .Le peuple canadien français, en PRINCIPE et en FAIT ^ irrévocablement OPPOSE i toute conscription.Telle était ,fl 1917; telle est encore sa position en 1944.Nous n «non* pas fier le, raisons.C’est un fait historique.Une fois de plus, nous avons été vaincus, nous tomme dans tant d’autres domaines.Dans an article subsequent, nous üZonsd’eXuer les causes de cette défaite ettiénuncerU.«.S.mm.HmU, „«»« *T(i»ntrnar t3tt 1314 on** RESTAURANT Mme A.DUPUIS ni RLAV de rosir.Détaillante det Produit» Avon 3543.rue Adam FR.0529 Tél.FA.8#5Î 3748 Est On torts a DUPUIS BOUCHER-EPICIER SALON DE COIFFURES Mlle Dsneault, prop Ondulation à l'eau, Marcel, Papier.Komol.Permanente de toute» sorte» Assurance* Générale* GEO.-H.DUPUY Commissaire de la Cour Bupéiieiir» I4M.rue Joltetie.Tél.CH.«7*d Quincaillerie J.-R.GREGOIRE L’endroit où I on achète tout 3605 a*t, pub Ontario FA.1167-1168 avocat RAYMOND GODIN Domicile: 3469 cet, Bte-Catlierine Human: 4 Mt, Notre-Dame CH.IMS KKontenac «973 3dl# rue Mue MAURICE LANDES | NOTAIRE 1582.rue Valol* CH.PAUL DOZOI8 K PICIER-RE3T A URATKUR QUAND COMMIE COMFORT ?LUXE — COMFORT ?LUXE i OU EST LE PETIT JACQUES.Le petit Jacques était encore absent de l’école aujourd'hui.C était au moins la quatrième fois dans le même mois.Mademoiselle Dupuis, son Pr°f®s,s^r* avait bien remarquer sa santé debile, nVn r^r*^^icsait pas la raison.Apres cette quatrième absence, elle se dit: * j nai a >à maison de Jacques .C’est là que nous la trouvons le même soir après sa classe.Dans le salon de la famille Brisebois, elle cause avec la maman.Très sympathique, mademoiselle Dupuis a vite fait de gagner la confiance de la mère de Jacques.Il y a bien eu quelques détours au début, mais depuis un moment on cause bien simplement, sans aucune contrainte.CE QU'APPREND MADEMOISELLE DUPUIS Madame Brisebois s’ouvre â cette institutrice qu’elle n’avait pourtant jamais vue d’aussi près.Elle ne se rend pas compte de tout ce qu’elle peut dire à travers la conversation habilement menée par son interlocutrice.__Ma famille compte huit enfants, dit-elle.Jacques a dix ans.Il est le septième.__Jacques a-t-il toujours été malade comme il l’est?demande son professeur.__Non, mademoiselle.Au contraire, Il promettait d’avoir une bonne santé.— Alors, quest-ce qui explique ?Le médecin ne vous a jamais dit ?— Ah bien voici, le médecin avait Et c’est pour parler à personne tu te démènes tant depuis cinq rri tes._ Ah! mais ça, tu m’agaces à la Disons que je me parlais toute seul Dans ce cas, tu devais te dire choses difficiles, reprend Claire, quine.V1 Où nous mène une vieux et les plus confort.— Un c\ déjà laissé entendre que les poumons étaient à surveiller à la suite d un rhu- — “ .v, me que Jacques avait pris il y a près de ?LUX| deux ans._ - ¦ — ¦ __Alors je suppose que Jacques joue dehors, qu’il couche avec sa fenetre ouverte .__Jouer lehors, ça ne lui dit jamais rien.Quant à sa fenêtre, c’est difficile.Ils sont cinq dans sa chambre et ses frères ne sont pas toujours d’avis que la fenêtre soit ouverte.Vous comprenez, c’est difficile ._____C’est difficile en effet, se dit l’institutrice qui ne comprenait pas que dans une maison qui paraissait grande et qui comptait un salon intéressant quant à la dimension, on soit forcé de faire partager la même chambre aux cinq plus jeunes.Elle apprit en causant que des choses absolument anormales se passaient dans cette maison.Les enfants plus âgés avaient convaincus les parents du fait qu’ils avaient des droits.Ils prenaient ces droits au détriment des plus jeunes.La maman avait bien lutté au début, mais devant l’inutilité de ses efforts, elle avait fini pas céder.Elle n’osait plus discuter et l’égoïsme s’était emparé des plus vieux.Mademoiselle Dupuis le constata, mais n’y pouvant rien, elle prit congé de la bonne mais trop faible maman, se disant qu’elle essayerait d’aider le petit Jacques de tous ses moyens.POUR EBLOUIR LES LES COMPAGNES DE TRAVAIL Pour comprendre le sens des choses anormales qui se passent dans la famille Birsebois, il faut se rendre à la manufacture de munition où travaille Jeannine, la soeur aînée de Jacques A qui parle-t-elle dans son coin de travail ?— Oui j’ai raison, à la fin, c’est décidé .non, non, non, je ne changerai pas d’idée .c’est ma chance, puis c’est mon droit.Tant pis, c’est mon argent et c’est moi qui le gagne.__A qui parles-tu donc Jeannine?demande en riant Claire, la compagne de travail de cette dernière.A personne, répond vivement Jeannine.- -Non, je faisais des projets cnat.— Encore ! Oui, encore.Et après?— Oh, rien.Mais, quels achats' tu faire?ajouta Claire, curieuse.L’intérêt de sa voisine amena nine à parler de son désir.Elle n mandait pas mieux au fond.Sa pagne qui la connaissait très bien! le savait aussi.Jeannine lui parlai* chats nouveaux à tout bout de cr Elle attendit donc.La réponse ne pas attendre.___C’est bien simple dit orgi sement la première, je voudrais mi ter un manteau d’hiver.___Mais ils sont affreusement lança Claire, et tu en as un neufl ne le trouve pas assez chaud r II pas à ton goût ?— Ce n’est pas cela, ma chère, tu oublies qu’il date de l’an derme iji _nw~i'ii‘ 1 **' •* * ' ‘ **" LE COMFORT.SOIT! MAIS m T TAQM 11 U FRONT OUVRIS* 9 IkMiWt 1*44 .'«¦OAs» odMéadAs* Section Illustrée illllllllllllllllllllllllHlllllllllllllillllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllHIIHIIIIIIII ALFRED LE GRAND U *»rt de l'Angleterre est entre les mains da Jeune prlnre, Alfred conduisit ses hommes sur le» hauteurs, en pleine armée danoise.armées se rencontrèrent, les Danois vinrent par la montagne et I armée d'Alfred dans la vallée Suives-mol Ces Anglais ne savent pas combattre.Nous allons .leur donner ça.A l'attaque ! Le roi dit marcha sur Marcel les poings menaçants.Ce dernier bondit la tête en avant et donna dans le ventre de son adversaire.Il le prit ensuite par le flanc, le monta au bout de ses bras et le lança *ur un tas de sciure.Un midi on diacutait et voilà que la conversation s’engage sur les collèges.)os Pelletier, un grand gaillard que tous craignaient, injuria les jeunes qui sortent des collèges.— Quelques années de collège t auraient au moins appris à parler” rétorqua Marcel. IvftlM PACK 1$ [l’école.— Les plus Si le luxe devient jjntités d'autres.SES DROITS ! COMFORT ?LUXE — COMFORT ?LUXE semaine.Elle regrettait d’avoir à dormir ' dans le boudoir à cause de l’entêtement _ .irrtnT .|ve de sa soeur jeannine.mais elle ne s’en "Q^AFORT ?LURE plaignait pas trop pour éviter du chagrin à sa mère.Elle se demandait souvent pourquoi jeannine avait oublié si vite le chômage et tous les problèmes qu’il avait créés pour sa famille.Le père qui avait manqué de travail., Louis et jeannine qui gagnaient très peu.Les assurances au’on avait dû vendre pour cacher la misère matérielle.Les comptes qui s’étaient accumulés, etc., etc.Comme Thérèse était naturellement bonne, elle pardonnait à sa soeur.Elle réalisait qu’étant la plus âgée, cette dernière avait dû souffrir plus qu’elle-même des privations imposéès par la situation.Et le mien, et ceux des autres?Claire en s’éloignant, car les ca-__ et les fantaisies de sa compagne travail la choquaient toujours et elle (voulait pas en dire davantage.Elle lit combien c’était inutile, jeannine ait tellement* les vêtements neufs ['en lassait si vite ! Claire supposait jlement que la famille de jeannine lait en souffrir mais comme elle ne [naissait personne de la parenté de (compagne, elle arrêta vite ces ré-lcions et oublia l’incident.IENT CELA ARRIVE IFIN DE SEMAINE.ila fin de la semaine, jeannine don-un fort acompte sur le manteau die enviait, mais omit de servir sa ion à sa mère.Pour éviter ses reIs de reprochés affectueux, elle se a dans sa chambre.Chambre qu’elle ipait seule, ne voulant plus la par* avec sa soeur depuis qu’elle tra-lait.Ça faisait partie des droits que s son milieu on avait fini par lui jnnaître.IAVAIT UN PEU DE MEMOIRE! èrèse, moins exigeant* que sa soeur ’tine, faisait sa part pour la maison.[ s* rappelait l’avant-guerre et cral-beaucoup l’après-guerre.Sage-t, elle économisait un peu chaque LOUIS COMPREND MAL LE CONFORT.Louis Brisebois, le deuxième de la famille occupait lui aussi sa chambre seul.Il ne faisait en cela qu’imiter sa soeur qui avait sur lui toute influence.Il ne considérait jamais le fait que ses jeunes frères étaient forcés de s’entasser dans une autre pièce.Sorti tous les soirs, il avait prétendu au début que la maison n’était pas assez “bien montée” pour y demeurer et y amener ses amis.Sa soeur aînée l’avait approuvé, et les parents s’étaient vu dans l’obligation de transformer leur chambre à coucher en salon et de se retirer dans une chambre en arrière, enlevant ainsi une autre chambre aux enfants.A sa manière, Louis aimait pourtant les siens, sa mère surtout à qui il avait acheté les cadeaux les plus exagérés, oubliant qu’une pension un peu plus élevé payée régulièrement, aurait mieux servi toute la famille.La maman portait une bague qui lui venait de son gars, elle qui ne se rappelait pas avoir eu d’autres bagues que celle qui avait marqué ses fiançailles.Elle possédait une balayeuse électrique, un petit radio pour sa cuisine .et pourtant, le budget ne bouclait pas toujours.Un Jour, elle avait timidement essayé de le faire réaliser à ce grand gars qui ne voulait au fond que son confort et qui réussissait si mal à le lui assurer.Il s’était fâché.Il croyait si bien avoir prouvé à sa mère qu’il I aimait.UN CAS QUI N'EST PAS UNIQUE.Nous avons brossé ici le tableau d’une famille qui est loin d’être unique en son genre.Les Jeannine et les Louis se font nombreux à travers les familles ouvrières.On croit assurer le confort et en réalité on donne un peu de luxe.On se paie du luxe à soi-même au détriment de toute la famille.ï Les nôtres n’ont-ils pas plus besoin de sécurité que de luxe ?La maman ne se passerait-elle pas de bague et d’un tas d’autre chose pour avoir la certitude de pouvoir compter sur un montant fixe de salaire toutes les semaines.Le jeune homme et la jeune fille qui préparent sûrement leur avenir ne sont-ils pas un élément de sécurité pour les parents ?UNE QUESTION DE DEFINITION.• Notre génération est si mêlée quon ne comprend plus le sens de certains mots.C’est ainsi qu’on a facilement mêlé le luxe et le confort.Il faudrait pourtant qu’on reprenne notre équilibre avant qu’une autre crise de chômage nous mette en face d’une situation qui nous ferait perdre p:ed pour de bon.Laurette LARIVIERE ‘ 1 ; * JXJ-IJLUJ—.n.VLT C" ¦*¦**«*¦ ¦ —ï ¦ é ¦ é «*¦ ¦ TOUT.LA SÉCURITÉ! PAGE 16 E« FRONT OUVRIER t décèsssbre 1t44 LlV»®s LA PENIBLE ASCENSION par Ceneviivt dt FranchevHIe C’ait dm la fraichaur d« U Paar lr«p«r une laaçue .lUa ferôt laersatkaae, au c.mr.d’ua.»« ft aa dout* cn.il, U jaaai fill* pro.ia.di sur U lac à 1'Eqe.rr.estr.«chat la.g^a.a.a^i.P-«.aar commeace la belle histoire de assoiffée de servir, elle J ¦ Colette Be.uch.mp.et de Je.a biea uae eatrepn.e «riaHaaN# Paul Aube, deu.type.très att.- elle construit at dirige uae b.blio-cbaat.de jeuoeye uouÉrôalaise.thèque e.f.atiae qui arrache uae ' ._ , feale de petit, aux daager.de la A peine Colette et Jeaa-Paul eat- r(J( ^ ,jeg compagnie, pei I.fait co.aai.ia.ee qje, *J*.j u d £)wur d< Col.«amorce un grand et bel amour, * U.E||, a Att «i„ .de,.au.« U ••-|j#c|0M d*abord |e réjouir, mai.voici sanglante qu’il a relevée an cour» ^ |oafteu»ps pri.oa- de la promenade, la luit et parvint nier |B; reTieBt> La [i,i«on renouée * l’endroit où gît .on ennemi mor- ,#| 'coadiit raate| it ma.tel.Ce dernier meurt bientôt.De.^ _ Mae .plendiele, pui.soupçon, planent .ur Jeaa-Paul un voyàft ^ aocel at lac de l’E- qut doit te .oumettre aux humilia tioa.d’un procè.eu cour criminelle.Aisément acquitté, il retrouve Colette, grâce à de.ami.obligeant., et la douce liaison .e renoue.Le couple, entouré de toute use jeunesse aimable d bourdon-mante vit de» semaine» heureuse» que vient bru»qument terminer un avis de mobilbatiou.Jean Paul chai.it l’aviation, parce qu’oa y plane haut.L’eatraiaeaaeat pui» l’envol vers le combat le séparent de Colette attristée mais courageuse.querre où naquit leur amour ! L’analyse ac donne qu’une pâle idée de cette belle histoire où évolue uae jeuae.se ardente et sym pathique qui est bien la meilleure jeunesse de autre temps, avec son entrain, sen esprit d’entreprise et de dévouement.Cest uae longue série de petits tableaux écrits eu un style nerveux, rapide, frais et coloré, parfois émouvant.Oa saut que l’auteur aime profondément la jeaaesse et qu’eHe attend un grand bien de nos mouvements de jeunes.++++^4.++++++++++++ 1 t < ?< M I l »»t ?»?»?»?»»? donnait à la plus âgée un aid lue revêche, à la plus jeune une éyiionomie dure et fermée.La datation qu’en fit Gérard lui Plut.Il murmura tris moqueur: I-Peut-on savoir-la cause?.[ - De quoi?demanda la jeune d’un ton raide.I - Mais.» de votre tristesse.I -Nous ns sommes pas tristes; songeons! | -Cetts songerie s pour objet cousine blonde ou brune laide Jolie, qui nous srivera tout à re par le train de B h.4?—Tais-toL Gérard, fit la dude Servana Impatientée; quoi traiter si légèrement un sujet qui nous est à tous très pénible?— Nécessité fait loi! Nous ne pouvions refuser d’accueillir auprès de nous cette enfant sans famille! — Elle pouvait avoir une dame de compagnie; elle set riche! réplique Thérèse durement.— L’affection ne s’achète pas! — Oh! s’il lui faut de l’affection, je te garantis, Gérard, qu’elle n’en trouvera pas Ici! |Son père n’étalt qu’un cousin germain de notre père; son mariage avec cette fille de commerçant enrichi a rompu aisément ce pauvr» lien familial, que je ne lui conteste pas, sh! certes non!.Pour es que ce titre lui donnera Ici! La voix glaciale de la jeune fille résonnait encore dans la pièce quand elle se tut; st U semblait que ses paroles avaient remué les coeurs trop fiers de sa mère st de son frère; un eilence s’ensuivit: Thérèse avait une telle manière de redresser sa belle tête brune, de dire des mots durs avec une dédaigneuse lenteur qui touchait plus que la colère! , Puis, comme son père entrait, elle alla à lui et inclina un peu sa taille de reine pour se laisser embrasser : — N’est-ce pas père, que vous m’approuvez?Il n’avait pas entendu la conversation précédente; mais, en entrant, il avait vu Thérèse debout, frémissante, les yeux très noirs.Alors 11 avait deviné tout.et approuva.Sa fille le lut dans ses yeux et triompha.— Cette petite en verra de dures Ici! Quelle contenance prendra-t-elle devant nos airs peu engageants, avouons-le?— Bah! fit sèchement le duc; ma pupille est sans doute une petite pensionnaire très timide à laquelle nous en imposerons beaucoup.— Et qui ne pourra que ce soumettre à ce régime.ou partir! Le sujet était épuisé; Thérèse reprit sa broderie; sa mère ferma les yeux d’un sir lassé, appuyant au dossier du fauteuil armorié une tête blonde encore admirable, que des sourcils allongés au crayon faisaient un peu dure, mais qu’adoucissait, heureusement, le deesin délicat des lèvres.D’un commun accord, polir fuir une seconde conversation aussi pénible que la première, le duc et son fils passèrent sur la terrasse.% Les deux hommes ne se ressemblaient pas: les cheveux du duc était tout à fait grisonnants; sa figure rasée trop anguleuse; ses lèvres trop minces! Le marquis avait de son père le front haut, l’air parfois autoritaire, mais il tenait de sa mère ses yeux d’un bleu profond qui, sous l’empire de la colère, se faisaient presque noirs, ses traits réguliers qu’adoucissait encore une fine moustache brune, ses manières à la fois hautaines et séduisantes, qui faisaient de lui l’homme le plus charmant, et que le Tout-Paris se disputait, tant à cause de son nom qu’à cause de sa réputation de sportsman accompli.A Servans aussi, on l’admirait; quelques-uns pourtant le craignaient: le paysan qui n’a pour fortune que son coeur et ses mains en veut aisément à celui qui ignore le travail et qui semble incapable d’aimer.Gérard et Thérèse l’avaient-ils deviné quand ils passaient très fiers, dans le village?.Peut-être, car Ils accentuaient encore leur dédaigneuse indifférence pour ceux qui attendaient d’eux le mot qui sait calmer les peines, ou l’encouragement qui allège le travail si rude de la terre., —.Voici l’auto! fit soudain le Avec un peu de fermeté aussi et faisant comprendre aux enfanta que s’ils donne des jouets, c’est lé papa et la maman qui les choisi», ssnt st Iss achètsnt.Que dans ee choix et cet achat, Us ont mis un grand amour, le grand amour dee parent* que rien n’égale.0 0 0 II ajouterait: mon petit, c’est grâce au travail de ton papa, si tu as des jouets st des bonbons.0 0 O Mais ee travail, quelqu’un le lui donne, et c’est le petit Jésus qui répand sur la terre toute* ses ter veurs.SI tu veux que ton père ait tou» jours du travail, il faut aimer Jésus qui fut enfant comme toi.0 0 0 Il faut que tu soi* bon.Mge, obéissant.O O O Plus l’enfant Jésus sera content de toi, pluj il donnera d’argent à ton papa et à ta maman.o * * Et moi J’aurai un grand plaisir à t’apporter à la maison, la nuit, en paaant par la cheminée, tou* lee jouets que ton papa achètera.* * * Voilà comment je voudrais un Père Noël.* * * Et sûrement le* petits enfants me regarderaient avec de* yeux d’admiration et avec vénération.* * • Et j* sentirais dans leur ime mieux qu’un gros point d’interrogation.0 0 o Ils m'appelleraient Père Noël et non plus Bonhomme Noël.Comme ils disent dans leurs jeux» Bonhomme de neige.duc en entrant précipitamment au salon.Gérard, peu désireux d'aller seul accueillir l’arrivante, revint, lui aussi, dans la pénombre lumineuse du salon mauve et or.La duchesse, s'était levée presque tremblante.Alors, Thérèse jeta de son ton d» glace: , — Quel air de parade! Ne dirait-on pas que nous attendons une princesse?Ces quelques mots aimables eurent le don de rendre à chacun son sang-froid.D'un air détaché, Gérard s’adossa à la cheminée; mais un observateur attentif eût , pu voir les yeux bleus devenir noirs; le duc s’assit en face de sa femme, laquelle croyait bon d# prendre son air le plus méprisant;' Thérèse avait eu la dignité de ne pas se déranger à l'annonce de l'auto; -aussi se contenta-t-elle d’ouvrir un volume quelconque afin de bien montrer à la cousine inconnue qu'el-; le était pour eux l’étrangère qu’on a ignorée et qu’on veut ignorer toujours! Et quand la domestique annon- ¦ ça, en ouvrant la porte bien grande: “Mlle de Servane.”, il n’y eut pas un mouvement dans le coquet salon! Ce fut tout l’accueil, affectueux qu’avait rallié, tout à l’heu-,, re, la belle Thérèse, et qui allait sans doute glacer de douleur la descendant» des Servane, franchi»-sant, pour la première fota, le seuil du château anceatral.(à suivre); f décembre 1t44 VÎj CHARME PERS( Un Grand Secret IEAUTE BLONDE., rcatrc dan» aotre roi.ftmaia que - d« répandre par notre praaaaea Je songeais à la beauté d’ua vi- cettt g«ttté.u|( fémîain, ayant derant moi ^ #|#rl> cn «ongeaat, j’ai trouve de» aaiiei qni devisaient grare- ^ if be„tf( IM recette meat, devines de quoi .Recette d« , ^ toute», une recette crème de beauté, couleur de poudre, écoutei .façon de di*po»er le rouge aux le- nous, aou» aront erre», le aoir aux yen* .»aut i .l,lliail>ailllllltlllMMM>ffail>ft 1 ANGE ou DEMON ?L’Education, c’est l’ait de sueciter l’homme et le chrétien endormis dans l’enfant”.Pierre TERMITE n a beau dire qu’il faut Fuir avec cette histoire de Noël, il n'y a rien à faire: le climat du mois de dé-bre.toute l’atmosphère de maison, des magasins, de la sont imprégnés de sa pré-t.Il y a les petits enfants i ville qui se bousculent >e des milliers d’enfants, randes personnes — car il autant d’adultes — pour rée triomphale de la fin lovembre.Et l’enchante-dure: “Si tu avais vu ça, an! il y avait la fée des les, et des beaux dounes tournaient autour d'elle, des robes de satin tout en t des chapeaux à grande te.Il y avait la souris Mi> i, quasiment grosse corn-une femme .C'est pas souris de cave, la souris tte.Et quoi encore: le Pluto.Et le gros Père qui riait, qui chantait.es rennes qui dansaient, s grelots qui sonnaient!” r ses voix enchanteresses, idio multiplie les mêmes :ns Jusque dans les plus blés foyers.Et les enfants ^donnent au charme de hantemesit.Ils ont con-II y a tant de place pour les illusions dans le pauvre coeur humain! Nous commençons si jeunes i avoir besoin de nous évader du terrible quotidien.Face à ces figures transformées de béatitudes, de U joie suprême de croire au mervcil leux, est-il possible de sonner la dure note de la vérité?Il n’y a qu’è faire entrer le petit Jésus dans cette ambiance de rêve, et faire comprendre que c’est à cause de Lui, de Lui seul qu’il y a toute cette joie.Je pense è cette bonne vieille tante qui disait à ma mère, à la veille de mon mariage: "Surtout ne lui enlève pas toutes tes illusions; elles tomberont d’elles-mêmes ., Il faut limiter les dégêts, mais il nous faut toujours tout grands que nous sommes un refuge où nous avons besoin de rencontrer de la féerie, du merveilleux.La ssons des chiteaux aux enfants.Françoise GAUDET-SMET TtiiiiMiiiiimimmmiiiiimiiiimiiHHiir; Pour le petit frère ou pour soeurette Un devant de chandail de aine différente des manches permet d’utiliser deux couleurs de laines restant de tricots précédents.Des couleurs différentes, balle par balle, peuvent être utilisées dans la même idée.Un rappel de ces couleurs au poignet et voilà pour les petits une toilette pratique.CHAUSSURES CONFORTABLES pour dames: pour iHMiVun; pour entants: Slater Souliers Chaussures AHt-A-WALKER SLATER CHAT BOTTE parfait Sp.ci.litc : AUX PIEDS SENSIBLES SMiTé E ^ TROIS MAGASINS bottiers fashionables 6914, rue ST-HUBERT 1500, ave MONT-ROYAL 4029, rue ONTARIO E.CA.5021 AM.3164 AM.9414 Derrière le rideau de mousseline qui tamise la lumière, bébé, rose et joufflu, dort à poings fermés.Un sourire de bien-être fleurit sur son visage insouciant; un moment une grimace chiffonne toute la physion-nomie dans une moue aussi agréable que le rire; ce n’est peut-être rien du tout, et c'est peut-être aussi l’expression d’un malaise, d’un désagrément, car déjà les instincts, à travers ce petit corps, jouent leur rôle.L’insfinct de conservation En étudiant l’instinct chez l’enfant, nous constatons qu’il a déjà l’instinct de conservation à un très bas âge, car il a très jeune, le geste de se retenir contre une chute, il crie pour sa nourriture, il proteste contre le froid, le malaise.C'est son instinct de conservation qui le porte tout naturellement à se nourrir, à rechercher son bien-être.Ces tendances ne sont pas mauvaises tant qu’elles sont dirigées par des parents bienveillants mais énergiques., L’enfant abandonné dès le berceau aux forces obscures de son instinct vivra dans la continuelle préoccupation de son bien-être; il mangera plus tard les meilleurs morceaux sans une pensée pour ses semblables; il choisira la meilleure place; calculera toujours pour se reposer aux dépens des autres et pour s’approprier en toutes circonstances de la vie la situation qui demande le moins d’efforts procure le plus de satisfactions.Lb fault dt la mtr# La mère impulsive qui ne raisonne pas son propre instinct et encore moins celui de son enfant, qui ne sait pas le priver, le contraindre quand la chose s’impose, celle qui ne sait pas lui apprendre à penser aux autres, sera un jour en larmes, incapable de comprendre que c’est elle qui a élevé cet être raté pour lequel elle faisait de si grands rêves!! Et tout ceci a commencé aux premières heures de son existence.Le petit bébé tout neuf n’était pas encore habitué aux repas réguliers.Plutôt que de l'habituer, affaire de quelques jours, on cédait à toute heure à ses cris.La maman dans une stupide et inutile indulgence s’est épuisée à cet excès, ou bien toute la famille était sur pieds pour préparer les biberons à n’importe quelle heure du jour et de la nuit.Pensez donc .un peu d’eau bouillie, la nuit, ce n'est pas assez, c’est monstrueux! Il va mourir de froid!.et l’esclavage a continué.Esclave du bébé Bébé pleurait maintenant pour qu’on s'occupe de lu», qu'on le cajole, qu’on le prenne.Alors on l'a bercé, et plus on lui donnait de temps et de soins superflus, plus la petite nature animale en réclamait.Le mauvais pli était pris; et si un jour les parents protestaient devant son exigence, l’enfant entrait dans des colères furieuses, brisait tout, boudait, alors on cédait encore.Il grandit, se croyant le centre du monde.En réalité ces petits sont le marchepied de l’enfer.Pour vous ot pour lui C’est par ces débuts manqués que tant de mères enseignent inconsciemment le mal à la place du bien et conduisent leur enfant vers une vie déséquilibrée.Sacrifions-nous aujourd'hui et nous récolterons le bonheur plus tard.Léonie-V.COLANGELO MAUX DE TETE Cmnz de souffrir, ne manquez 6 plus ds réunions joyeuses parc» que vous êtes indisposés.Prenez une eapsule Arrtal— fine, jouissez de la vie et soyez pleine d'entrain et d'énergie.En venu partout JSerftSe AHTALGINE OPTOMETRISTE-OPTICIEN Diplômé de l'université de Montréal PRESCRIPTION DES VERRES SPECIALISTE POUR L'EXAMEN DE VOTRE VUE 6761, SAINT-HUBERT 330, RUE SAINT-GEORGES CA.7S1S ST-JEROME — TEL.171 « T PACE 20 Le FRONT OUVRIIR • iécmAn 11 L OEUVRE DES TERRAINS DE JEUX Les buts de l'oeuvre MÉLI-MÉL Pir AlpfconM THERRIEN, Si I’Imperial Oil discernait des ETOILES arn jaaiertit J.A.H.A., le gardien dea bata 4a club Ceateriia, le feama Dést en mériterai! certainement aae.e • • Uailier 4a Rayai, herre Caikax ai Jean Guy Crépea.National, en reevraient aurai.• • • L’O.T.J.est une oeuvre dont le but est de faire prendre conscience du problème des 3! loisir aux parents et à toutes les personnes intéressées à l’éducation des enfants.Elle tend à organiser les loisirs des jeun?s de concert avec les parents et les organisations qui « intéressent aux jeunes L'O.T.J.est une oeuvre civique.parce qu'elle protège la vie de nombreux enfants en les soustrayant aux dangers de la rue, les aide à conserver leur santé par des exercices vivifiants en plein air, leur procure le développement physique par de* exercices appropriés, leur enseigne également la propreté.la tenue et l'esprit civique.L'O.T.J.est une oeuvre édu-tationnelle.parce quelle étend son action à l’intelligence des enfants qu'elle maintient en activité pendant la longue période des vacances aux moyen* de jeux organisés et réglementés .des histoires appropriées à l'âge e‘ au développement des enfants.L'O.T.J.est une oeuvre de protection morale, comme en font foi les témoignages indiscutés de Son Excellence Mgr l'Archevêque et de MM.le* Curés.• L'O.T.J.est oeuvre nationale, parce qu'elle exerce son action sur ceux qui formeront la société catholique et canadienne-française de demain.téepal, ««* rAréna 4e St-Jérêma eet dispana, ce low.rTX cette ville sont obligés de a ex peiner.A garni S.*.* «i «.'¦>< "?" £'1 * Québec.C’est dans la paroisse de St-Henn «¦> 4 a va le j .* * • ,« It ri.» rr.tii.tt.i./.*«.»
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