Le front ouvrier, 1 janvier 1950, samedi 21 janvier 1950
0* "Celui qui aura possédé les richesses d'ici-bas et qui au* ro, sons s'émouvoir, vu son frère dans la nécessité: comment la charité demeure-t-elle en fui ?" 1 Jeen, III, 17.¦ WM WÊW* ff IjgWNA».HI.OOMADAJM LE FRONT .¦¦ ¦.é'rrrr rj I ^ rJUli ™“,rar VOL.6, No 8 " Pour un ordre social plus chrétien " 21 JANVIER 1950 ESf-ON CAPABLE DE VIVRE AVEC S40.PAR MOIS?K - *' (¦u indou se soumet aux "ordres Le 9 Janvier, à Montréal.environ îee.eee élève* 4e* école* catholiques faisaient leer rentrée ans école* de la Commission scolaire: Léo Gnindon, président de l’Alliance des instituteurs catholiques de la Métropole, faisait de même.Mais tandis que les élèves faisaient un retour ans écoles après un congé de deus semaines, è l’occasion des Fêtes, Léo Guin-don, lui, rentrait à l’école après sis années d'absence.Les élèves restèrent sus écoles après leur rentrée et y resteront probablement Jusqu’à la fin de l'année; Léo Guindon, lui, ne restait que dix minutes à l’école St-Louis, sur l’avenue Fainnount.Celle rentrée à l'école du président de l'Alliance était conforme è Tordre reçu par M.Guindon, de la part de M.Trefflé Boulanger, directeur général des études de la Commissii î scolaire, lui enjoignant de se rapporty an principal de l'école St-Lonia, lundi matin, le 9 Janvier.En quittant cette institution après un séjour de dis minutes, M.Guindon Csécutait an “ordre” émanant de l’Alliance des Instituteurs catholiques, défendant à M.Guindon, de faire de l’enseignement Cette décision de l’Alliance avait été prise la veille, lors d'une assemblée des instituteurs catholiques jm nombre de plus de 1,969, à l’Auditorium du Flateau., Jadis accusé de désobéissance à l'autorité, M.Guindon serait maintenant convaincu d'une trop grande servilité aux “ordres” reçus- Que résultera-t-il de cet imbro- «U.I , I Les vieux se cramponnent à leur job, disent les jeunes travailleurs qui ne trouvent pas à s'embaucher.- La pension de vieillesse n'est pas assez élevée et ne permet pas de vivre.- Des pensions plus élevées alors?Quelques personnes âgées, ren voyéea récemment de leur travail, i nous ont fait part de leurs difficultés pour retirer des prestations de l’Assurance-chômage.Comme il s’agissait de personnes dont Tige dépasse 79 ans, nous avons communiqué avec les officiers des bureaux de Montréal.Ces derniers nous ont assuré que toute personne, âgée de 79 ans et plus, apte et désireuse de travailler, peut se présenter aux bureaux de l'Assuranee-cbômage et réclamer les prestations auxquelles elle a droit.Nous conseillons donc à ces personnes de se présenter aux bureaux de l’AsMiraace-rhèmage et de faire leur demande en bonne et due forme pour obtenir ce qui leur revient.LES VIEUX SE CRAMPONNENT “Les vieux se cramponnent à leur Job!” Telle est la plainte que nous entendons fréquemment der la bouche de Jeunes travailleurs qui, eux, ne trouvent pas à s'embaucher et qui doivent moisir dans une oisiveté miaérable, sinon néfaste si l'on songe à l’augmentation du nombre des vola et attentats depuis le début de l’hiver.* Nous comprenons fort bien le cas de ces personnes âgées qui préfèrent se mettre sur l’assuranre-chômage au lieu de réclamer leur pension de vieillesse.C’est qu'il est plus facile de vivre 'avec une prestation de «15 par semaine de l’Assurance-chômage que de se contenter d'une maigre pension de vieillesse de 949 par mois.LES MOINS DE 70 ANS Quant au cas de ceux qui n'ont pas encore atteint l’âge de 70 ans et qui, ainsi, n'ont pas d'autre source de revenu que leur travail, il n’eat pas étonnant qu’ils se “cramponnent à leur Job", Nous sommes alors en face de cette contradiction de notre siècle: des vieux de 60-05 ans et plus, fatigués, usés, oeuvrent encore péniblement, tandis que des jeunes travailleurs, dans la fleur do l’âge et doués de toutes leurs capacités physiques et intellectuelles, désireux de fonder on foyer on bien anxieux de faire vivre leur femme et leurs Jeunes enhnts dans une modeste aisance, sont privés de travail et de pain par la société.LA SOLUTION DU PROBLÈME En cette époque où la production devient de plus en plus abondante, le travail devient une denrée de moins en moins en demande.Que faire alors?Accorder uue pitance au jeune chômeur pour l'empécber de se révolter contre un régime qui le retranche de la société ou bien permettre aux vieux travailleurs de terminer leur vie à l’abri du besoin?Le chois du sens commun fera disparaître le jeune chômeur en lui donnant la place du vieux travailleur mis à sa pension, tandis que ce dernier verra disparailre la hantise de la misère sur ses vieux jours.(suite à la page 13) L->_____________ v P P AGI 2 LE FRONT OUVRIER 21 JANVIER 1950 Le chômage à Rimouski D«t centaines de chômeur* dans la région de Rimouski.Dos centaines da pères da familles doivent priver leur famille du strict nécessaire.U Conseil Central dos Syndicats Catholiques de Rimouski demanda aux autorités une action Immédiate pour remédier au problème du chômage.Une plaie qui s'aggrave: le chômage La pénuria da charbon força las chemins da far nationaux à congédiât das employés — La villa da Québec réclama l'aida das gouvernements pour entreprendra un vaste programma da travaux publics destinés à remédier au chômage Comme dans plusieurs régions de la Province, la région de Ri-mouski n’est pas épargnée par la plaie du chômage.Des centaines et des centaines de chômeurs se promènent dans les rues et cherchent de l’ouvrage pour gagner quelque argent pour donner à manger à leur famille.La situation ne manquera pas de s'aggraver si l’on ne prend pas immédiatement des mesures pour donner du travail à ceux-là qui ne demandent qu'à travailler.Plusieurs travaux d'importance ont été suspendus à l'approche de la saison d'hiver.Une centaine de pères de famille ont été suspendus sur le chantier de l'Hôpital St-Joseph de Rimouski.En effet, l’annexe à l'Hôpital de Rimouski qui a été commencée durant l’été de 1949 employait plus de cent ouvriers.Il n'y a pas de doute que l’on aurait pu continuer les travaux cet hiver.Mais, il aurait fallu dépenser de l’argent pour le briquetage d’hiver, et l’on a pré féré renvoyer une centaine de pères de famille et fermer le chantier.Les autorités n’ont certes pas accordé aq problème toute l’im portance qu'il mérite.La situation est particulièrement grave à Rimouski, à cause du manque d'industries dans cette petite ville.La Compagnie Price Bro- thers emploie bien une moyenne de 300 hommes.Mais, elle en a congédié près de 300 qui travaillaient durant la saison de sciage.Le Conseil Central des Syndicats Catholiques de Rimouski, alarmé par la situation, n’a pas manqué d'accorder au problème toute l’attention nécessaire.Lors de sa dernière réunion, les Syndicats Catholiques de Rimouski ont réclamé la formation d'un comité d'orientation économique1' pour Rimouski et toute la région.Le Conseil de ville de Rimouski semble vouloir bouger: il a convoqué tous les intéressés à une réunion spéciale qui aura lieu à Rimouski mercredi, le 23 janvier.Plusieurs associations locales ont assuré le Conseil qu’elles seront représentées à cette réunion.Il faut espérer qu’il sortira quelque chose de pratique de cette réunion et que le public se donnera la main pour demander d'une seule et même voix à nos gouvernants de pren dre les mesures nécessaires pour assurer du pain et le nécessaire à tous ceux-là qui en ont besoin.Selon nos représentants à l’As semblée Législative, il appert que “nous vivons dans une Province riche”.La population demande que ces richesses soient mises à la disposition du peuple.500 CHEMINOTS MIS A PIEDS La récente décision des chemins de fer nationaux de diminuer le nombre des trains de passagers, à cause d'une rareté de charbon causée par les grèves aux Etats-Unis va jeter 300 travailleurs du Canadien National dans le chômage.C'est ce que vient de révéler un porte-parole du Canadien National.Selon une entente avec les unions de cheminots, ce sont les emplovés oui comptant le moins d'années de service qui seront renvoyés.On fait remarquer cependant que ces travailleurs mis en chômage pour une période indéfinie seront placée sur des listes de réserve et seront appelés pour remplacer un travailleur âgé Pour les sans-travail au Saguenay Les officiers supérieurs des syndicats nationaux étudient tout un programme pour venir en aide aux sans-travail.Il ne faudrait pas croire que les officiers des syndi cats nationaux ne font qu'ouvrir les yeux à la question du chômage qui se pose aujourd'hui, d une façon plus aiguë qu’elle l’a été ces dernières années.Loin de là, car les syndicats nationaux se préoccupent de la question du chômage depuis l'été dernier; ils ont cependant pense que cette question regardait d’abord les dirigeants des municipalités, de la province et du pays.C’est dans ce sens qu’ils ont travaillé, et encore hier, une délégation se rendait à Ottawa pour placer en face des autorités fédérales la question du chômage dans la région du Saguenay.Malgré tous les efforts des syn dicats nationaux pour prévenir le chômage, il y a quand même des milliers d’ouvriers qui sont sans travail et ceci pose un problème grave, problème que les syndicats nationaux ne veulent pas ignorer/ Les ouvriers sans travail sont inquiets et se demandent avec angoisse de quoi demain sera fait.Nul ne peut les blâmer de crain dre l’avenir et c’est pourquoi les syndicats nationaux veulent élaborer" un programme pour venir en aide à tous ceux qui sont sans travail.Les journaux nous apprennent que la police municipale a décou vert, à Montréal, uu mouvement clandestin de grande classe dans le but d’otganiser des groupes d'action communiste parmi les sans-emploi du Canada.Ce que les syndicats nationaux de la région veulent éviter, c’est qu’un mouvement semblable se produise dans notre région; les ou! vriers sans travail, les ouvriers sans aide des autorités gouvernementales deviennent des proies faciles pour les communistes comme Ipour tous les autres mouvements ! subversifs.Le Dr Lionel Lafleur, chef du département de la radiologie à ‘l'hôpital St-Joseph de La-chine qui vient d'obtenir sa licence de l'Université de Paris.Il est le troisième Canadien à mériter cet honneur depuis 15 ans.qui prendra sa retraita ou sera en congé de maladie.Là encore, on suivra la règle de la séniorité.Nous faisons toutefois remarquer que si nos gouvernements voulaient s’en donner la peine, ils trouveraient le moyen d’utiliser les immenses réserves de charbon qui sont dans le sol de l’Alberta et qui conviennent parfaitement à l’usage sur les chemins de fer.Pourquoi toujours être à la remorque des étrangers et ne pas développer nos richesses?20,000 CHÔMEURS A QUÉBEC Lev dernières nouvelles nous apprennent qu’il y a environ 20,000 chômeurs dans la ville de Québec Le Conseil de cette ville voudrait bien organiser des travaux publics afin de donner du travail à ses chômeurs, mais il n’a pas l’argent pour financer les travaux qu’il désire entreprendre.D’autre part, U hésite à tenir un referendum pour imposer de nouvelles taxes foncières parce que la capacité de taxation de la propriété, à# Québec, aurait atteint la limite.On sait qu’à Québec, Il n’y a que des petits propriétaires, pour ainsi dire.Une augmentation des taxes foncières les obligerait à augmenter leur loyer, ce qui est impossible.C’est pourquoi les autorités municipales se tournent vers le gouvernement fédéral pour commencer des travaux qui sont d’autant plus urgent qu’une foule de sans-travail se trouvent actuellement sans source de revenu.Une joute.(Suite de U page 18) comptant deux >uts pour permettre au club de Sylvio Man tha de faire partie nulle de S à S contre les Reds de Jacques Toupin.8) Morrison continue à cette allure, il dépassera plusieurs Joueurs d'avant dans la colonne des francs tireurs.Red Grigg, du Canadien, qui fut sérieusement blessé à une jambe au début de la saison reviendra au jeu très prochainement, ce qui rendra le club Canadien encore plus puissant.Tout comme l’hiver dernier, l’Académie Roussin, qui remporta le championnat de la Ligue Junior de l’Est de Montréal en 1948-49, est encore en tête du circuit, et ses plus importantes victoires ont été remportées sur le Maisonneuve de Martin Fraser, qui est son plus sérieux rival.Les meilleurs joueurs du Roussin sont Meunier, Benoit Letourneau, Hamilton, Lalonde et Lortie.4 Bernard “Boom” Geoffrion s’est sensiblement éloigné de Béliveau, en tète des compteurs de la ligue Junior, dimanche soir, au Forum, en comptant • buta et en obtenant 0 assistances contre Valleyfield.Béliveau compta 3 buts, cet après-midi-là, mais l’avance de Geoffrion est quand même de 10 points.Il nous fait plaisir de signaler le fait qu’un jeune cerbère de 14 ans, de la Maison Bouraadère Bantam, Yvon Vandal, a réussi 5 blanchissages consécutifs depuis le début de la saison., Roger Bourassa, fameux lanceur de balle-molle de ia ligue Snowdon et du Canadair Aces, est l’instructeur de ce club, et U se dépense énormément pour ses jeunes joueurs.Nous profitons de l’occasion pour lui souhai-er d’éclatants succès.MACHINES À COUDRE WHITE \ T I /-) O k -1 °* J ^3U V R I f R £5 Service de librairie de la J.O.C.1037, rue St-Denis, Montréal (18) LA.4131 Représentations : Editions Ouvrières de Paris Economie et Humanisme L’expérience unique des Jésuites en Amérique du Sud LA / REPUBLIQUE COMMUNISTE CHRETIENNE UES GUARANIS 16104768 par C.Lugon 296 pages: $3.00 (par la poste: $3.15) r DOCUMENT / ECONOMIE ET HUMANISME C’est une satisfaction et un orgueil bien légitimes pour toute femme de confectionner elle-même ses vêtements .le plaisir est redoublé en utilisant une WHITE Venez chez DUPUIS pour une démonstration Un cours complet est accordé sans aucun frais avec l'achat da choqua machina Modèle II E | 99 5Q 4190 15 versements mensuels de 12.25 supplément et taxe compris n ^’aa ^«a ^ 11 ^11 » M ^ai^i.^n^a.^ »>^ 11 ^ 1 ¦ ^ „Jï DUPUIS — MEZZANINE, DE MONT1GNY *tî s ~S t«èi»e s ™ixinu < ’ ~" SATMONi) nuPUIl ,"«1 d.m A J 0 'J G A L i P «> a> 9- 9863 P AGI I Il JANVIER 1*50-Ll FRONT OUVRIER-—-' Des prêtres prennent le pic et la pelle pour construire des maisons g-—— - m m * .ÉO _ — _ _ A A a .^ .A .fl fl Aujourd'hui lo construction do maisons vsut dira lo construction d'uns cathédral# — L'Egliso s sst toujours attaché# au soulag#m«nt d#s grondas déliassa# Lu construction da mfliflonfl flflt dflvenu# l'un dfl* plut importons problème* qufl »'oppliqu« è réfloudre le hié-rerchifl catholique, l« clergé euflfli bi«n qua U* fidèles de l'Allemagne occidentals et da colla du midi, communique l'agence CIP.LES PRÊTRES AU TRAVAIL Les relations entre la construction de maisons et la vie religieuse ont été exposées dans une lettre pastorale de Mgr Arthur Kather, administrateur du diocèse d’Erm-land: “Lorsqu'un prêtre, s» messe dite, endosse des habits de travail et joint les rangs des chômeurs de sa paroisse en qualité de travailleur volontaire aux projets de construction de maisons, on peut constater que l'Eglise occupe une place dans le coeur du peuple.** .UN EVlQUE FINANCE LA CONSTRUCTION L'évéque Ferdinand Dirichs de Limbourg, décéd> récemment, avait hypothéqué l'avoir tout entier d«.son diocèse pour se procurer de; moyens de construire des maisons pour les uns-foyers.Son successeur.Mgr Kempf est l’un de ces nombreux prêtres qui ne craignent pas d'endosser des habita de travail, de prendre le pic et la pelle, la truelle et le marteau, afin d’aider ses paroissiens à reconstruire leurs maisons détruites.DES MAISONS, CE SONT DES CATHÉDRALES Le cardinal Frings, archevêque de Cologne, a utilisé des pierres de la cathédrale de Cologne pour servir de pierres angulaires à deux villages.Lors de la pou de pierres angulaires dans le premier de ces villages, U a déclaré que c« projet de construction coopérative lui causait plus de joie que la construction d’une cathédrale.Mgr Doepfner de Wuerberg.déclarait dana une lettre pastorale, faisant allusion aux paroles du cardinal: “Aujourd'hui, la construction de maisons veut dire la construction d'une cathédrale.'* Bénédiction des locaux de la Ligue O uCrière Catholique _ -4' M V Diminution des ventes Les ventes effectuées par les magasins à rayons au Canada seraient à la baisse comparativement à l'an dernier.Le Bureau fédéral de la statistique annonce en effet aujourd’hui qu’au court de la semaine terminée le 7 janvier la diminution aurait été de 17%.Ces chiffres, bien que provisoires, correspondent à ceux de Dun è Bradstreet of Canada, qui, dans son bulletin hebdomadaire de 1a semaine dernière, a annoncé une diminution des ventes au détail aans tout le pays et surtout dans la région de Montréal.La mauvaise température et une forte di- minution du pouvoir d’achat de l’ouvrier seraient causes de ce recul.Dans son rapport, rendu public aujourd’hui, le bureau fédéral souligne que la diminution des ventes au détail a été générale au Canada, alors que toutes les provinces ont enregistré des reculs assez considérables.Québec aurait enregistré la plus forte boisée, soit 22%.Dans les autres provinces, les pourcentages de di minution sont les suivants: Alberta 6%, Manitoba 7%, Maritimes 17%, Colombie canadienne 18%, Saskatchewan et Ontario 20%.Marchand de chai J.L.GILBERT 12) ouest, rue King Sherbrooke MAHEU, NOEL & (b CmetaklM airMc • A U RELIEN NOEL, CA.JOSEPH BESSETTE.CA.It.m W.lllacUn-N.Ch.11 TH: M — IktrkiMkt Sherbrooke.(Suite de la page 14) messieurs nous disaient: - pourquoi avec une équipe gagnante n’avez-vous pas de plus fortes assistances?" La réponse est simple et nous leur avons expliqué ce que noua avons expliqué dans notre dernière chronique: la question de l'aréna.Et si ce n’était pas des “Doc" Dupuis, Forest Keene, Yvan Dugré et autres que nous connaissons moins, nous n'aurions pas de sports à Sherbrooke.Qu’attendez-vous, sportifs, pour faire votre part?L'INSPECTEUR VIENT EN APPft 6 La déciaion de la cour d’appel dans le cas d’un inspecteur des écoles de Québec apparaît et vient en contravention avec la décision des officiels du département du revenu qui avaient établi une règle concernant les gages >ayés à un membre de la famille participant dans un petit commerce.L’inspecteur d’école payait à sa fille $284.00 parce qu’elle agiasait comme sa secrétaire.Le département soutenait que ce montant n’était pas déductible du revenu imposable de l’inspecteus.L’inspecteur vint en appel et le département des appels de l’impôt sur le revenu a confirmé sa réclamation.Ce n’est pas la première fois que la division de l’appel, qui a commencé ses fonctions récemment, décide que la procédure suivie par le département depuis nombre d’années était contraire aux intentions de la loi.La Division aide à donner justice è chaque contribuable.Il est regrettable qu’une division de ce caractère n’ait pas été établi depuis longtemps pour protéger le petit contribuable.J.U.LAGARDE, A.P.A.Comptable public accrédité Conseiller laapét sur le revenu St Zetiqne et Christophe-Colomb Montréal 10.DO.5433 « Mgr Albert Valais, P.A., V.G., directeur diocésain de I*Action catholique pour le diocèse de Montréal, a béni, samedi soir Jet nouveaux locaux de la Ligue ouvrière catholique de Montréal rue S.Hubert, près Sherbrooke.Nous reconnaissons, de gauche à droite, M.l’abbé Jean nier adjoint de U L.O.C.do Montréal: M.Victor Cartier, président du comité diocésain d Action catholique ;Mme Laurette Cbarbonneau.présidente diocésaine de la JLaC^ M*r.Y*lo,.s’(|,!*T Willie Major, présidente diocésaine de 1 ’Action catholique; M.Marcel Fournier, président «lioce sain de la L.O.C.; et M.l’abbé André Dorlon, aumônier diocésain de ta L.O.C.(Photo René Julien.812 Sherbrooke est) La LO.C dans son nouveau local Samedi soir dernier, U 14 janvier, avait liai, la bénédiction at l'inauguration oWi-ciella d'un nouveau local pour le Ligua Ouvrière Catholique du diocèse de Montréal.En l'absence da Monseigneur Cherbonnoeu, empêché è le de mi ièro minuta de venir lui-même bénir catta maison, Monseigneur Albert Valois présida la benediction.Voici uh résumé de ta conférence que prononça Madame Laurette Charbonneau, présidente diocésaine de la LO.C., à cette occasion.^ Après avoir souhaité la bienvenue à Monseigneur Valois, Mme Charbonneau dit qu.' c’est un grand jour pour ta L.O.C.de Montréal.C’est un grand rêve qui se réalise et nous avons voulu partager ce bonheur avec tous nos amis.C’est pourquoi vous voyez réunis dans notre nouveau local Monseigneur Valois, les aumôniers et des représentants de tous les mouvements d’Action catholique, les dirigeants et dirigeantes diocésains de la LO.C.ainsi que les chefs de service, les présidentes, les présidents et les aumôniers des districts de la LO.C.diocésaine, le président et l’aumônier national de la L.O.C.C’est un grand honneur pour nous que de recevoir tous ces chefs d’Action catholique, venus partager notre bonheur.Car ce n’est pas un luxe d’avoir ce nouveau local.Nous avons déjà connu 4 déménagements.Nous avons foit nos débuts dans un bureau de la Centrale Jociste, un local de 12 pieds par 12.Lora de nos réunions nous étions parfois plus d’une vingtaine dans ce petit bureau.Nous avons loué par la suite un local sur la rue St-Denis, près de la rue Duluth.Nous y sommes demeurés 8 ans.En mai dernier, nous avons dû quitter les lieux par suite d’une augmentation de loyer trop forte pour nos moyens.Nous étions dans la rue: dans un beau geste de solidarité, la J.E.C.nous a alors prêté deux bureaux.Nous ne savons trop comment remercier la J.E.C.de sa bienveillante hospitalité à une heure où nous étions en plein trav.il d’organisation de nos fêtes du 10e anniversaire de la L.O.C.Nous avons enfin trouvé ce local à 3443 de la rue St-Hubert.Mais il nous fallait acheter et nous n’avions pas d’argent Grâce à la bienveillante générosité de Mgr l’Archevêque qui nous a fourni une partie des fonds nécessaires, nous avons franchi l’obstade et nous voilà propriétaires; et comme tout ouvrier qui est heureux de saluer le jour qui lui donne une maison, nous nous réjouissons de posséder ce local qui nous permettra de travailler à notre aise.Mme Charbonneau s'adressa ensuite à Monseigneur Valois: “Toute la L.O.C.vous remercie, Monseigneur, pour toutes les démarches que vous avez faites pour nous aider à obtenir ce local Noua vous remercions en particulier de vous être fait notre interprète auprès de Mgr l'Archevêque pour nous aider à financer cette maison.Auriez-vous l'obligeance de bien vouloir tranamettre à Monseigneur Char-bonneau l’expression de notre plus vive reconnaissance et de î.otre plus filial dévouement.Pour notre part, nous nous engageons à travailler toujours mieux à la formation d’apôtres de la classe ouvrière pour le plus, grand bonheur des foyers." Le nouveau local de la L.O.C.est ouvert à tous les locistes.Les locistes de l’extérieur de Montréal y trouveront toujours bon accueil.Ils seront “chez eux.chez nous”.Bonne fête au Devoir Le journal "Le Devoir” vient de célébrer le quarantième anniversaire de sa fondation Quarante années d’existence pour un journal, c’est beaucoup; mais quarante années de luttes incessantes ,de campagnes soutenues pour le triomphe de la vérité et de la justice, sans répit, sans relâche, sans recul même, c’est quasi un miracle: ce miracle.“Le Devoir" l’a accompli.Fondé par une poignée de patriotes en 1910 et dont deux survivent: M.Henri Bourassa qui vient justement de se voir décerner l’honneur de figurer parmi les immortels du journalisme au Canada, et M.Orner Héroux qui signe encore d’une plume alerte, “Le Devoir" n’a pu dévié du programme qu’il s’était tracé.Indépendant de toute influence politique, il ne craint pas de mettre le doigt sur les plaies sociales de l’époque et de dénoncer les responsables — les articles qui se succèdent actueUemnt sous la signature de M.Pacifique Plante proovent abondamment le cran du “Devoir”.Actuellement dirigé par M.Gérard Filion, qui a participé si activement à l’essor de l’Union Catholique des Cultivateurs “Le Devoir" poursuit sa montée dans l’éclairage de la doctrine sociale de l’Eglise et se fait Tardent défenseur du syndicalisme catholique, de l'organisation professionnelle et de la promotion ouvrière.Puisse “Le Devoir” se maintenir dans cette voie et recevoir Tencouragément qu’il mérite up UN MIUIARD M DOUARS sn Épargnes A.MW Quels sont vos projets d’épargne pour 1950?Épargnez ce que vous pouvez épargner régulièrement.Banque de Montréal ^4 “Pwabu «s« fatéul* AU Slavics DES CANADIENS DANS TOUTES LES SPHtflES DE IA VIE DEPUIS 1417 ._______________mai RAGE 4 21 JANVIER 1950 Vnl.VI No I le: F R( INT 21 Innviur 1950 POUR UN MONDE OUVRIER PLUS CHRETIEN Journal d'éducation ouvrière Indépendant de tout parti politique Propriété du Contre Social Ouvrier Inc.Il n'engage que ta direction _____ 1031, RLE SAINT DENIS.MONTREAL II.LA.41*4 Imprimé ta 8*nSle*t rusovro, Social* Uta l«8.ni» Duboutic.Ottawa.(Autorué comme envoi postal de Je classe.Mm.des Postes.Ottauai .-.Fernand Benrrot .Marcel Charbonneoo .Gracia Charbonn .Raymond Langloli ____ H P.Garceau, Gérard Bleao Rédacteur en chef .Directeur gérant .».Directrice de* page* féminine* Circulation .— « Publicité .-.ABONNEMENT: Canada S3M par an.Etats-Unis $3 00 Les Fêtes, tu sanctifieras.Selon le désir de Notre Saint-Père, l'Année Sainte doit être la grande année du retour à Dieu, de l’amendement des familles chrétiennes et la restauration des moeurs publiques.A ce sujet, comme le dit le Bulletin hebdomadaire de 1 Ecole Sociale Populaire, “peu de réformes sont aussi importantes à l’heure actuelle qu’une meilleure observance du dimanche”.Voici une expérience personnelle: à la sortie de la messe, lors de la fête de l’Immaculée-Conceptlon, le 8 décembre dernier.Je ne fus pas très surpris de voir un établissement non catholique, offrir sa marchandise, sur le coin opposé de la rue.Ces gens n’ont pas notre fol et à défaut d une législation qui les obligerait à fermer leurs portes, les Jours de fêtes catholiques, Ils continuent À faire de l'argent, souvent au détriment des commerçants catholiques.Mais le plus triste du spectacle, ce fut de voir des hommes, des femmes sortir de l’église à la hâte pour s’engouffrer dans le magasin de bric-à-brac, car 11 faut souligner que ce magasin ne met en vente que des articles qui ne sont pas pour consommation Immédiate: du linge, des souliers.des articles divers, Jouets pour enfants, etc.81 certains propriétaires de magasins sont excusables d'ouvrir les dimanches et Jours de fêtes catholiques, les consommateurs catholiques, eu*, ne le sont pas, quand ils agissent ainsi sans nécessité.Une promenade sur J[a rue Ste-Catherine, dans l'après-midi du même Jour offrait le même spectacle: la plupart des établissements commerciaux étalent ouverts comme d'habitude: business as usual.Ce n'est donc plus le petit restaurant pour accommoder les passants ni la pinte de lait achetée par la ménagère oublieuse le samedi; au contraire, c'est le profit froidement calculé, la concurrence malhonnête au détriment du vendeur catholique d’une part, et l'Irrévérence des acheteurs à l’égard du dimanche d'autre part.Les affaires d’abord, semble être la devise du monde moderne qui ne se rend pas compte de sa course vers l’abl-me.Au nom des travailleurs qui sont obligés de travailler ainsi dans ces établissements les Jours de fêtes religieuses, nous devons protester énergiquement sans doute; mais nous ne devrions cesser de proclamer et d’exiger que le nom de Dieu soit respecté, révéré, sanctifié, le dimanche, parce que ce Jour lui appartient.Du 29 Janvier au 5 février, nous aurons la Semaine du dimanche.Ne serait-11 pas à propos que tous nos groupements d'Action Catholique, que toutes les associations, sociales, religieuses, patriotiques et même les groupements d’hommes d’affaires fassent des efforts pour que le dimanche soit mieux connu, plus apprécié, mieux vécu dans tous j les milieux.Un peuple qui perd Dieu est un peuple perdu.Fernand BOURRET.LE FRONT OUVRIER Jérusalem internationalisée Nous reproduisons sous ce titre un orticlo do Témoignogs Chrétien, le 16 de< #mbre 1949 sous le signature de Robert lorret.Kn raison de l'importance do la question pour les chrétiens et de la position contraire prise par nos représentants eus Nations Unies, nous croyons opportun de foire valoir les arguments développés par M.Barrot.Les sous-titras sont do nous.JÉRUSALEM INTERNATIONAL ! Ainsi l’O.N.U.a décidé d’internationaliser Jérusalem.Bravo pour l’O.N.U.1 Comme nous l’avons souvent écrit ici: s’il est une ville au monde qui appartient au patrimoine commun de l’humanité et mérite détre internationalisée, c’est bien Jérusalem.Malgré certaines abstentions regrettables ( Etats-Unis et Angleterre notam ment), il s’est donc trouvé asses de nations de bon sens pour recon naître que maintenir le partage actuel de la Ville sainte entre Israel et la Jordanie Hachemlte en tête à tête hargneux était une pure folie qui nous eût ramené la guer re un jour ou l’autre.Félicitons-les et félicitons égale ment le gouvernement français qui, malgré tes pressions que l’on devine, a maintenu avec fermeté dans toutes ces discussions la dignité du nom français et du nom chrétien.Tout le monde évidemment n’a pas pavoisé au lendemain du voted ) Et l’on a pu lire dans certains journaux français des commentaires d’un ton dont tes correspondants diplomatiques sont en général peu coutumiers.Cela n’est pas pour nou» étonner.Car il faut s’attendre à ce qu’une offensive en règle se déclenche contre le projet d’ici qu’il soit mis à exécution.Mais que disent oes commen tairas?Que cette décision est inopportune et inapplicable et qu’elle va porter un coup sérieux au prestige de l’organisation inter nationale.Ne fallait-il pas au contraire, sous peine de sui-Jde, que 10.N.U.maintint l’autorité suprême d’une médiation internationale?L’application est réalisable si on nomme tout de suite un haut commissaire décidé à éteindre les menaces d’incendie.DECISIONS INOPPORTUNES f En quoi donc la décision de l’O.N.U.serait-elle «inopportune ?Parce qu’Israël et Abdallah disent s'entendra en ce moment omme terrons en foire, quitte a s’entre-tu-*r à la première occaslo", Israël ayant réussi à faire miroiter aux ye,x du roi hachemite te mirage d’une part de potasse i défaut d’un pipeline.Et après?Abdallah n’»st pas le monde arabe.Il n’a que 150.000 sujets et les six autres nations arabes le lui o t fait bien voir qui à Lake-Success ont voté pour le projet Abdailah se rendrait vite compte, d'ailleurs, qu'U aurait fait un marché de dupes le jour où, l'OJI.U.étant écartée de Jémsalem, Israël revendiquerait la part de Jérusalem et de Palestine qui n'est pas encore entre ses mains.Ce qu'il fait déjà d’tiueurs en ce moment par la voix meme de Ben Gurion, qui déclara que Jérusalem fait partie intégrante de l'Etat israélien.Inopportune la décision d l’O.N.U.?Ailes donc dire cela aux centaines de milliers de Palestiniens arabes pris en sandwich entre Israël et la Transjordanle et qui.pour survivre, ont besoin d’être défendus.protégés par des organismes Internationaux.Ailes donc le dire au monde musulman, indigné du sort des Palea-tlniens, prêt à écouter les sug gestions soviétiques ou les appela anglais à une théocratie militaire Islamique en Pakistan.Ailes donc le dire aux disaines de milliers de chrétiens, aux communauté* religieuses chrétiennes, qu’elles soient orthodoxes, protestantes, arméniennes ou latines, de Palestine, qui savent que pour ' 'e les témoins séculaires de la chrétienté ne disparaissent pas de Palestine Il suffit, mais 11 faut, que l’O.N.U.s’installe à Jérusalem.Aller enfin demander aux centaines de milliers de victimes de la guerre Israélo-arabe s’ils ne souhaitent pas que la communauté internationale vienne s’interposer à demeura entre les deux belligérants toujours possibles et même certains que sont Israël et le monde arabe pour n’avoir plus i connaître tes horreurs d'un nouveau conflit.LA VOIX DU SAINT-PÈRE Non, « la voix du Saint-Père s’est élevée à sept reprises depuis «n an pour réclamer une paix juste en Terre Sainte (et il a clairement désigné l’internationalisation comme moyen de cette paix juste), c’est que cette décision de VO.N.XJ.n’est vas inopportune et que les prières des humbles et des malheureux ont été écoutées avec la sienne.Reste à savoir si cette décision est applicable II est certaii.que le projet qui vient d’être /oté par l’O.N.U.semble vouloir faire de toute la région de Jérusalem un véritable corps séparé à souveraineté onusienne.Jt Israël compte dans cette région près de 100,000 ressortissants.E’ l’on comprend qu'il proteste contre un projet qui risquerait de faire échapper totalement ces ressortissants à sa souveraineté.Mais la décision de l’O.N.U.n'est qu'une décision de principe.Avant de se séparer, l’Assemblée générale a en effet chargé tes membres du conseil de tutelle d’étudier les modalités d’application pratique de ce statut d’Internationalisa tion.Le champ reste donc ouvert à la discussion dans les semaines et les mois qui vont venir.Rien n’empêche que l’on revienne sur le projet de la commission de conciliation qui prévoyait qu’une large autonomie devait être laissée aux gr iupes ethniques et poli tiques d< la région de Jérusalem.UNE QUESTION DE PRINCIPE Le question n’est donc pas exac tement là.La question est de savoir si Israël accepte oui ou non le principe d'une Internationalisa tion—même partielle—de Jérusa lew et de sa région.A cette question, les Israéliens ont toujours refusé de répondre depuis la mort de BernaJo**e.La preuve en est dans ce fait qu'ils avaient déjà, ces mois lerniers pris violemment parti contre le projet de la commission de conciliation qu était beaucoup plus doux que te projet actuel.Et peut-être ne faut-il pu chercéier ailleurs la raison du durcissement de la position des nations qui ont voté pour à Lake-Success Tout se passe donc comme si Israël refusait absolument d'envisager la possibilité d'une internationalisation.Comme s’il considérait Jéruutem comme m capitale, une capitale qu'il recouvrera ua jour ou l'autre, quand le moment sera venu.Mais chacun sait que ¦ : seat pas parce que tes Juifs eat vécu void Z.M4 ans en Palestine et qu'ils ont été atrocement persécutée ces dernières inné* que l’on doit oublier que tes Palestiniens arabes, chrétiens en musulmans occupent Jérusalem depuis l,3dé asti ont, eux aussi, le droit de considérer cette ville comme leur capitale.Non, en dehors de l'iateraaUoaa-lisation, il n’est que solutions de compromis, bâtardes et génératrices de conflits à venir.Que l'on discute sur les modalités ue cette Internationalisation, entièrement d’accord.Mais que l’en accepts te principe.L’avenir de l’institution internationale de IV.N.lT., son prestige, en dépendent.(1) Parmi ceux-là qui n'ont pas pavoisé au lendemain du vote, U faut nommer Pat Conroy, d'Ottawa, secrétaire-trésorier du - Congrès Canadien du Travail.D’après une dépêche de la Presse Canadienne, le 9 janvier, il aurait déclaré qu’Israël est à édifier un ordre social plus conforme aux besoins de le personne que celui de tout autre pays dans le monde.Il a en outre déclaré que si les Nations Unies veulent maintenir la paix en Israël, il leur faudra une force militaire imposante.”Si cette force est envoyé* en Israël, elle rencontrera une campagne de désobéissance massive et un peuple juif soucieux de défendre ses droits.” t Nous respectons le bonne foi des Nations Unies, a-t-il ajouté, mais “leur décision d’internationaliser Jérusalem est fondamentalement fausse et ne peut résoudre le problème de Jérusalem”.Nous ne savons pas si M.Conroy parle en son nom personnel ou en celui Ve son groupement, mais le plus simple opportunisme aurait dd lui commander de se taire.Pour nous, nous avons plus confiance au jugement du Souverain Pontife qu’en celui de Pat Conroy.- O/ non! IT A jv" r^rV ' PAGE 5 1 21 JANVIER 1950 LE FRONT OUVRIER Classique du cinéma - “LA PASSION I)E JEANNE D'ARC” DE CARL DREYER Avec le siècle où 11 aérait don né de tant voir, devait naître un art mesuré à la taille d'une chrili-aation étonnée et inquiète, dont U marche effrénée, et progres-aive allait bousculer, puis entraîner à aa auite, cet art, le cinéma.Aujourd'hui, alors qu’U ae rappro che de plus en plus du terme de aa seconde étape.— on nous parle très sérieusement du relief —, U lui est preaqu'impossible de mesu rer ses limites comme moyen d’ex pression, comme art.Mais revenons en arrière, revenons au muet.Après les tétonnements et les hésita'ions du début, après une pério de de discernement et d'ajusté ment à la mesure de sa force, et.toutefois, sans qu’on en mesurât bien toute sa puissance, U fut sur pris par le parlant en pleine ef ferwscence, réduit au silence si J’ose dire, en se servant de lui, comme d’un tremplin, pour être projeté dans te domaine de l'inconnu.où l'on savait, U aussi, rencoo trer les mêmes hésita lions et les mêmes tâtonnements.Qui peut dire combien de chefs-d’œuvre l’avènement du perlant nous a enlevés Des Cnaplin, des Griffith et combien d’autres, incapables de s'adapter aux exigences d'une technique nouvelle, se sont vus forcés de renoncer à ce qui était devenu leur raison de vivre.Ils auraient eu certes encore beaucoup à dire Ce n’est que plus tard que Chaplin et quelques autres parvinrent encore â tourner quelques bandes., Cari Dreyer nous présente un bel exemple.Au muet U était en pleine possession de son arL Et j’entends par cela la passion de Jeanne D’An Mais voici que qua tre ans après 1 apparition du par lant il parvient à produire son premier film sonore Vaaspyr; le film est raté.Ce n’est qu’en 1940 qu’il réalise une nouvelle grande oeuvre tout à fait dans sa manière, mais nettement anachronique: Mes Irae.Nous sommes loin de aa passion de Jear.ne d’Arc.(un silencieux) terminée en 1928, c’est-à-di re, une aimé< après que le parlant ne fût apparu Qu'avait-il de si extraordinaire ce film que terminait Dreyer pour que ie matin ou l'on coupa les cheveux de Falconetti, les opérateurs et les machinistes retinssent eulr souffle et marchassent sur la pointe des pieds, crans une at mosphère de deuil, que précisaient la présence de fleurs envoyées par tous à Falconetti, la Jeanne d’Arc désormais inoubliable?C’est que le désir de chacun, du metteur en scène au pms simple machiniste de produire une oeuvre vraie, les avait fait entrer au centre même du drame qu'ils suivaient de plus en plus chaque jour.C'est la volonté, le courage de Dreyer qui sait ce qu’il cherche et le trouve, cette patience de suivre l'enchaînement des événements tels que la fatalité les avait ordonnés.cette construction par l'intérieur d'une torture physique et moraie, d'où furent exclus la sen sib'erie, le pittoresque* le gran diloquent, toute cette poudre aux yeux qui masque si souvent l’ab sence d'émotion et la pauvreté d'inspiration Paul Claudel écrit dans sa pré face de Jeanne au Bûcher: “Pour comprendre une vie comme pour comprendre un paysage, il faut choisir le point de vue, et U n'en est pas de meilleur que le sommet Le sommet de la vie de Jeanne d’Arc.c'est sa mort, c’est le bû cher de Rouen.C'est de ce som met qu’elle envisage toute la série des événements qui l’y ont con duite, depuis les plus proches jusqu'aux plus lointains, depuis la consommation jusqu'à l'origine de aa ”ocation et de sa mission.Aipsi les mourants, dK-oij, voient à la dernière heure se déployer tous les événements de leur vie, à qui sa conclusion imminente confère un sens définitif.Tout de Suite, tout est expliqué au regard qui passe d’un horizon à l’autre et du terme au départ.” Et c’est ce qu’avait bien compri.-Drèyer.Il réussit le prodige de réduire en un seul jour les 28 journées que dura le procès.Et combien impressionnantes doivent être les images tirées d’un scénario déjà si saisissant.Le procès va commencer: Voilà pourquoi quelque chose comme une joie mauvaise se lit sur le visage épais et Inquiet de Cauchon.Der rière cette porte basse se tient la prisonnière sur laquelle Pierre Caucboo vengera à la fois la désobéissance à l’Eglise et le tort fait à lui-même.“Auprès de Cauchon, se tiennent Jean Lemaivtre, le vice-inquisiteur et Jean d'Estlvet, l'accusateur.VI sages graves et durs; comme avant un combat üs semblent se recueil lir et préparent leurs ooups; les questions insidieuses et sournoises s’agitent déjà, s'ordonnent et se préparent sut leurs lèvres épaisses et sous leurs crânes tonsurés Us autres, juges et assesseurs tous les quarante et un autres, se tiennent c6te-à d» ld.Hopkins, Gérant dos vanta», RatS, m, OaatriaL Sépt.g|4 4 5 4 7 • 4 10 11 i r 2 i 4 5 6 7 8 9 10 IXC il J L 1 L _ D a_ M L) 1 C fl r X ?=: IX n i L.i 1 ¦ j 1 i x: i X r 1 i i T I j ft.JLft ROIMSO.Vr ALK a KXT I—Crime» commit par un rasas! contra aon aaleneur • S—Coutaln qui aert R aoutanlr la t#t» — Du varb» rira.SOLUTION OU PROBLEME PRECEDENT 1T101R | C | H | 01 IM ¦ I EIN 1~T | s—U, * 7 >VUi a a r< & o)S iÂ4rifiicrfi5! faire saute» «waponss?us in AYAflT ILS v/onr IR % * I 1 IS ares tBAffumu AMCM ats CUIR .c'csr eon ( jt LE VOIR .DIT ES ;ieh A vtnoRE H’A PAS RfflA«v)üÊ LE DISPOSITIF OE SÉOJR uui PROTET L'usine." rrwspôîTnr^rsîcuRiïTviEnror FOflCnoflflER ! IL Y A OIELOU un BATIS jf®^T,s)N LACHEZ les CHieriS i : 1 Jt PT?\W ; A SUIVRE.Nos annonceurs sont vos amis 21 JANVIER 1950 LE FRONT OUVRIER PAGE 7 '«—ir : SALAISON Z Tant d'oauvras vivotint à cous* di manqua d* personnel.Tan* de mamans pauvres son* débordées de besogne e* à côté de cela, *on* de gens n'on* rien à faire Chira José, Ja travaille chat moi depuis six mois.Ja «’aime pas l effort.Je rui* un peu neurasthénique.Mais fa chercha un emploi car Je veux me mettre de l'argent de côté et me eétir «implement.Ici, ji fif suis pas m$€t occûpét, je tfouoi Ici heuTH loitffuet.J s nais au cinema une fois par semaine et je suis 1st programmes de radio.Je n’ai pas beaucoup d’amie*.J’aime beaucoup la solitude Chet moi, je suis seule avec mes vieux parents.Mes frères et soeurs sont mariés.De temps ed temps, je garde chez me* *oeur*.Une âme inquiète M* chère *mle, vau* ne demande* rien à lui, voua expose* simplement nn état d’âme Toutefois.Je sens très bien que vous voulet que Je vous aide à vous comprendre.Tout d’abord.U est bien clair que vous êtes malade.Vous ne pourrei pat sortir ét votre état de proetration tant l'aide de* soins d’un médecin.Consultes votre docteur et raconte* lui tout simplement ce ojiie vous me dites» Ensuite, U solitude n'est certainement pas bonne pour vous.Vous ave* besoin do distraction, de beaucoup de distraction.Et si J’étais vous, pour un bout de tempo, Je cesserais d'aller au cinéma toutes les semaines.Ceci ne manque pas de cultiver en vous un état rêveur qui ne vous vaut rien.Si le médecin vous y autorise, travaille* en dehors et, autant que possible, que ce soit dans un milieu oà vous rencontreras beaucoup de gens.Vous trouveras ainsi une distraction salutaire.En écoutant les autres parler de leurs problèmes, vous oubliera* x les vâtres petit à petit.' Ce qui vous manque le plus, Je crois, c'est une responsabilité qui vous obligerait à sortir de veus-mème.Ne se trouve-t-il pas dans votre paroisse, des oeuvres ou dos mouvements qui aient besoin de votre participation?Cherche* donc de ce cdté,’ mon amie, il y a certainement quelque chose pour vous.Tant d'oeuvres vivotent, à cause du manque de personnel.Quand on pense qu’à cdté de cela, il y a tant de gens qui n’ont rien à faire.Aves-vous déjà songé à toutes les mamans débordées de travail?Combien parmi elles sont malades, surmenées, accaparées?Un coup oe main leur ferait tant 0.de bien.Q.Voue aves déjà donné le minimum requis pour une lavette, je regrette de n'avoir pas ardé ce texte, je vous serais en reconnaissante de me le répéter.* Jeune future maman R.—Volontiers, Je répète pour vous le minimum requis pour une layette, quand on peut faire le lavage du bébé tous les Jours.g à 4 bandes de flanellette.4 camisoles ou chemises de coton.24 couches.4 Jaquettes de flanellette.2 robes.* Jupons.2 à 4 paires de chsussettes de laine.2 paires de bas longs.2 à 4 gilet* de flanellette.2 gilets de laine.4 petits piqués, X grands.1 bonnet de laine.1 combinaison de laine.1 enveloppe servant de manteau.1 culotte de caoutchouc.2 toiles "bore seal”.2 couverture* d’édredon.1 couverture de laine.* » » Q.Quel est le caractère d’un jeune homme né en février et celui d'une jeune fille née en juillet?Ces deux caractères vont-ils bien ensemble?J'oim# votre courrier E.—Na chère amie, Je réponds à cette psrtle de votre lettre, le consulterai qui de droit pour répondre à vos deux autres ques- Le coût de la vie va augmenter A mesure que le coût de la vie tend à baisser, que les prix veulent fléchir dans certaines catégories de produits, loi compagnies d'utilité publique sont à l'affût et annulent ces gains des consommateurs en augmentant le taux de ceci, de cela.Après le* demandes formulées par le Bell Telephone, voici que la Shawinigan Water and Power Co.vient da se voir accorder par On dit que les homme* nés en février ne août pas trop violents eu colère*.Ils sont droite et francs à leur manière.Les femme* nées en Juillet sont supposées être violentes.Elles étonnent par le courage et la vigueur qu’elles déploient lorsqu'il s’agit de satisfaire leurs goûts.le ne dm fierais pas du tout à ces Inventions pour savoir si les caractères vont ensemble, on Juge mieux dans des fréquentations sérieuses.Quand le pouvoir (rachat diminue La Bureau fédéral de la Statistique vient de révéler que les ventes ont décliné de 17 pour cent depuis 1a date correspondante l’an dernier.Les provinces d* Québec, Ontario et Saskatchewan sont les plus touchées.Dans la Québec, les affaires ont décliné de 22% dans la semaine sa terminant la 7 Janvier dernier tandis qu'en Ontario et dans la Saskatchewan, les magasins do détail enregistrèrent une baisse de 20%.Cost dans la province de l’Alberta que la baisse fut la moins prononcée n'étant que de 6% tandis qu’elle était de 7% au Manitoba.Ces chiffres sont une preuve manifeste que le chômage actual accélère la course vers la dépression.Quand les travailleurs ne retirent plus de revenu ou doivent se contenter d’un chèque de $18 par semaine qu’ils retirent de l’Assurance-chômage, c’est normal que les ventes diminuent un peu partout.Le bien-être des familles et la prospérité du pays ne peuvent être maintenus que si les consommateurs peuvent tirer sur la production au moyen d’un pou voir d’achat suffisant.C’est de ce côté-là que doivent se faire les revendications: un pouvoir d’achat suffisant à tous.la Régie provinciale de l'électricité, ls permission d'augmenter ses taux d’électricité pour usage domestique, commercial et industriel Le réseau de la Shawinigan dessert quelques comités ai- nord de de l’Ile de Montréal, la vallée da Saint Maurice, la région des Trois-Rivières ainsi qu'une partie de la rive sud aussi loin que le comté de Dorchester.La régie de l'électricité estime que cette hausse rapportera une somme de $900.000 à la Sbrwini-gan; on ne dit pas comment cette hausse va rapporter au gouvernement provincial en taxa sur l'élee tricité, de toute évidence, ce devait être asse* difficile à refuser, attendu que c'est Baptiste qui paie ainsi des taxes sans bien s'en rendre compte pour enrichir la Trésor provincial.Prière efficace à Marie, Reine des Coeurs O Maria.Raina da» Coaurv avocate da* oauaas ddaaapdrdaa, Mar» al pur*, al c«m-patiaaanta.Mtr* da Divio Amour at plein» da lumltr» divin*.J* mate antrv va* main* al tendra» laa faveur» que noua attendons d* voua aujourd'hui.Rasante* nom miatraa.nu* aoaura, ana larmaa aoa pvlnaa Intdrlaura».no* aoutfranraa.Vous puuvaa noua axauoar par laa mdjlte* d* votr» divin Fit».Jdaua-Chri.l Nou.pro-¦nattons, ai noua aomma» aaaucas d* -A-pandr* votr* rlotr* *t d# Voua fair* connaîtra anus 1* titra d* "MARIE, REINE DES COEPR8" at Raina te l'univar» tatter.Eaaucaa-noa* prta d* votr* antal, où Umi laa Jour* voua don-ai Uni d* prouvas d* votr* pulmaoe» at amour pour la (udrlaon d» l’Amt *t du “Eu.aupdron* contra toute aapdranrat demandai à J ta us not ra (utrinon.notra pardon *t notra' paradvéranea final*.O Maria, Raina daa Coeurs, (udrisaai-aou- Nou* avuna confiant-, ta voua.I* fol*.» .Rdaitvs eatta pritre t jours eonadeutifa, a* confeaaar at fair* la sainte Communion.Impriaaatur : J.-C.Chaumont, P.A.V.O.Montrdal.S main ÎISI.Annonça payda par Mm* Renaud, pour faveur obtenu* Ces pauvres ¦’aMt généralement pas les moyens de payer une bonne.Ne ponrriet-vons pas adopter nn pauvre foyer de votre paroisse et vous rendre utile dons ce milieu?Quelles Joies vans goûteriez là, à vous dévouer! Si vens ne connaisse* personne, votre curé vous indiquerait sans doute un foyer auquel vous pourries donner votre temps libre.Voilà, ma chère correspon liante, comment José essayerait de «olutioaaer ton problème ai elle était à votre place.Bon courage et bon aaccèo.Votre amie toujours, .JOSE * * * Q.Quel est le poids normal d’un garçon de 5 an* mesurant 3 pt.4 po.et d’un* fillette de 7 ans mesurant 4 pi.Piarrattc L R.—Le garçon devrait peaer entre 2$ et 39 livre* et la fillette entre 50 et 54 livres.* It * Q.Quel jour était le 4 janvier J 850?Merci Beaucoup R.—C’était un vendredi.Bénédiction de la maman qui attend un bébé LE PRETRE PRIE.— Mon Dieu tout puissant, créateur de toutes choses, vous le maître terrible, mais 'aussi le Dieu juste et bon, plus miséri trdieux et meilleur que tout ce qu’on peut imaginer.Vous avez, par l’Esprit d’Amour, préparé l’âme et le corps de la Vierge Marie, si bien qu’elle mérita de devenir le digne tabernacle de votre fil*.Vous avez - empli de votre Esprit Jean-Baptiste et vous l’en avez fait tressaillir de joie dans le aein de sa mère.Acceptez, Seignqur, l’offrande de no.re coeur contrit et la prière ardente de votre servante M.(prénom) qui vous implore pour le salut de l’enfant que voua lui avez fait la grâce de porter en elle.Vous serez là pour l’aider quand elle mettra au monde son enfant, pour qu’il arrive heureusement au jour et puisse naître dans votre amour par le baptême.Qu’il vous serve en tout et toujours.Seigneur, et mérite de jouir un jour de votre vie éternelle.Par le Christ Notre Seigneur.Ainsi soit-il.Extrait du missel “avec le Christ” d* l’abbé H.Godin, ' (Edition* Osvrièeanr MootréaL) moRin saucisses bacon préparés par des charcutiers de longue pratique Savait*** faudra» a* éafuat ¦•can fripait av tuera d'arabla La tummum éa ta aavaar al da la qualité MAISONNEUVE Laite A AUatfréal LIMITÉE a»' «“•*»' PAGE 8 LE FRONT OUVRIER -21 JANVIER 1950 SUR LE FRONT DE L'HABITATION Comment se prévaloir de la Loi fédérale Lo Loi nationale de 1944 sur l'hobitation o subi tes modifications suivantes et occorde certains avantages pour la construction de maisons destinées à être occupées par leurs propriétaires.ti) Un prêt de base représentant 80 pour cent de la valeur d'emprunt de la maison peut être consenti lui-même au propriétaire éventuel de sa propre demeure, qui la construit lui-même ou lo fait construire par un entrepreneur; ce prêt de base sera encore accordé au constructeur qui bâtit en vue de la vente à des acquéreurs éventuels de leur propre demeure.Dans le texte de lo loi, le mot "constructeur" signifie une personne qui construit, sur des terrains qu'elle possède, des maisons destinées à la vente ou à lo location.b) La Société Centrale d'hypothèques et de logement sera en outre autorisée à effectuer un prêt supplémentaire équivalant au sixième du prêt de base consenti au propriétaire ou à l'acquéreur de sa propre demeure, si le coût ou le prix d'ochat de la maison sont, de l'avis de la Société, justes ot raisonnables.L'octroi de ce sixième a pour effet de diminuer d'environ de la moitié, la mise de fonds requise.• • .Pour les coopératives d'habitations Les mêmes avantages sont occordés aux coopératives d'habitations authentiques.Le mot a sa portée.En effet, d'après la loi, on entend par "projet coopératif d'habitations": un projet d'habitations construites par une société ou un fiduciaire, dans lequel au moins 75% des logements familiaux d'un projet d'habitations sont loués aux actionnaires de la société pour une période au moins aussi longue que la durée du prêt.Cette restriction dans la Loi o pour but d'éliminer les constructeurs de maisons qui verraient là un moyen lucratif de vendre une maison.C'est pourquoi la société n'approuvera des demandes de prêts que de coopératives authentiques qui construisent pour leurs propres membres.La société prêtera donc aux coopératives de la façon suivante: a) Si la Société approuve l'acte de constitution de la coopérative; b) Si la Société est convaincue qu'au moins 80% des maisons construites par la coopérative seront habitées par des membres de la coopérative, dans le cas où la Coopérative reste propriétaire des maisons; c) Si, une fois la construction achevée, les maisons sont cédées ou vendues à au moins 80 pour cent des membres de la coopérative.Prêt à la coopérative o) Le prêt devra d'abord être garanti par une première hypothèque sur tous les logements construits par la coopérative; b ) La Société prête en outre à la coopérative le sixième de la valeur d'emprunt si le coût du projet, à la coopérative a été juste et raisonnable et si chaque membre de la coopérative occupe un des logements familiaux.Prêts «h membres de le coopérative Quand les maisons sont terminées, la Société peut occorder à chaque membre de la coopérative un prêt de 80 pour cent de la voleur d'emprunt de sa maison si la coopérative transfère une des maisons de la coopérative à ce membre.En outre, la Société peut consentir, au nouveau propriétaire, tout comme elle le fait pour la coopérative, un prêt du sixième de la valeur d'emprunt.Le prix juste et raisonnable Cette disposition de la loi, à l'égard du "prix juste et raisonnable" a été insérée dans le but d'éviter la spéculation des constructeurs de maisons qui auraient été tentés autrement, de revendre leurs maisons avec de gros bénéfices.Voici comment le ministre Winters expliquait cette disposition dans son discours du 15 novembre dernier à la Chambre des Communes: Que va faire le provincial pour le logement, cette année 1,600 prêts en vertu de la loi provincial# de l'habitation.— La Commission d'an quête sur le logement aura-t-elle un rapport è fournir f Equivoques i dissiper.En 1948, le gouvernement provincial faisait adopter quatre lois destinées à favoriser la petite construction.Par Is plus importante de ces lois, le gouvernement provincial s'engageait à payer lui-même un» partie de l’intérêt sur le capital emprunté de compagnies privées ou de caisses populaires, soit le pourcentage de l'intérêt qui dépasse deux pour cent.Cela signifie que le bâtisseur ou l'acheteur n'a plus que deux pour cent d’intérêt à payer.LES RÉSULTATS DE CETTE LOI A date environ 1700 prêts ont été ainsi accordés à des particuliers ou à des coopérativea d’habitations.32 compagnies prêteuses et 23S caisses populaires ont obtenu l’autorisation de prêter.De cette façon, plus de deux mille familles ont trouvé à se loger plus confortablement.On nous dit que plus de deux mille demandes de prêts sont actuellement entre les mains de l'Office du Crédit agricole qui a charge d’administrer cette législation familiale.On peut dire que les résultats de cette loi sont encourageants.Il ne s'agit pas évidemment de tout louer et de dire que dans notre province le problème du logement a reçu sa solution par cette loi sur le logement Tout comme on l'a fait à la session de 1949, alors que le gouvernement provincial doublait la somme mise à la disposition de l’Office du Crédit agricole, peut-on s'attendre qu'à cette session-ci, qui doit s'ouvrir en février, le gouvernement provincial y aille d'sutres améliorations et complète une loi, bonne sans doute, mais qui pourrait être encore meilleure.LA COMMISSION D'ENQUÊTE SUR LE LOGEMENT En 1949, le gouvernement provincial nommait une commission pour enquêter sur le problème du logement dans notre province.A la session suivante, pour des raisons équivoques, cette commission n’avait fait aucun travail, n’avait aucene remarque à faire.On ne l’accusera pas d’aller trop vite, sans doute.Mais 1a patience a une limite et nous espérons que cette commission surs du pain à apporter sur 1a planche lors de la prochaine session.Nous avons appris en effet, qu’elle avait siégé dans diverses villes et que son travail se poursuivait.petit train va loin.Aurait-on songé à la contribution du gouvernement provincial pour diminuer la mise de fonds requise, à accorder un crédit à l’habitation plus généreux que celui du gouvernement fédéral ?A cette époque où l’on revendique si hautement et si justement l’autonomie provinciale, ne serait-il pas normal qu’un gouvernement autonomiste veuille régler un problème strictement provincial et répare justement le gâchis que les autres ont fait.Le gouvernement provincial et l’Idée autonomiste qu’il défend en sortiraient grandis.'•'*.** * :}.mmmm x, Un chez-soi en béton Nous avons énuméré l’autre jour les avantages généraux du béton dans la construction.Cette fois, nous allons aborder le problème plus spécifique de la construction de maisons en blocs de ciment.La maison moderne doit être construite de fsçon è comprendre plus que qustre murs dénudés et un toit Elle doit répondre aux exigences d’un véritable foyer, c’estè-dire qu’elle doit être salubre, solide et confortable.Il ne "Une maison dont la valeur d'emprunt est de $6,000, pourra bénéficier d'un prêt de base de $4,800, et d'un prêt supplémentaire de $800.qu'on consentira à l'ocheteur qui en aura fait l'acquisition pour un prix ne dépassant pas $6,720, soit le montant global du prêt plus 20%, ce qui sera considéré comme un prix juste et raisonnable maximum.Le constructeur pourra vendre la maison au prix qu'il désire.Cependant si le prix qu'il désire n'est pas juste et raisonnable, le prêt de base de 80 pour cent sera consenti, mais le propriétaire de la maison ne pourra jouir de l'avance additionnelle." La durée du prêt faut pas avoir è y dépenser chaque année de l’argent en réparations et, tandis que le prix doit en être modéré, elle doit plaira par son apparence.Voilà pourquoi les maisons en blocs de ciment jouissent d^une vogue grandissante; elles sont attrayantes, confortables, salubres, à l’épreuve du feu, durables et peu coûteuses; ces maisons sont chaudes en hiver et fraîches en été.COMMENT PROCÉDER Ordinairement les blocs de béton ou tuiles sont recouverts da stuc.C’est pourquoi l’on recommande l’achat de blocs à surface rugueuse afin que ce bloc assure une meilleure prise au stucco quand ce matériel est employé è l’extérieur.Le plâtrage de l’intérieur ne doit pas être appliqué directement sur le bloc mais sur une latte afin de laisser un espace d’air d’environ un pouce entre le mur et le bloc.La durée du prêt ne doit pas excéder vingt-cinq ans, à compter de la date de l'achèvement de la maison.Mais si, de l'avis de la Société, cette maison est construite dans une région suffisamment protégée par l'aménagement communal et par les restrictions appropriées sur le zonage, la durée du prêt peut excéder 25 ans, mais non 30 ans.^ Avant d’appliquer la première couche de stucco, la surface du bloc doit être brossée afin d’enlever tous les morceaux sujets è se détacher et ensuite elle doit être saturée d’eau.La première couche a généralement le double d’épaisseur de 1a couche de fini (salie è la page ê> 21 JANVIER 1950-LE FRONT OUVRIER - PAGE 9 LES LOISIRS COOPÉRATIFS La création d« centres de loisirs s'impose — Dans les cadres paroissiaux — L'expérience des loisirs coopératifs à Ste-Angèle En Juin-Juillet 194Ô, la revue ENSEMBLE publiait un numéro spécial sur le problème de l'organisation des loisirs.Quelques-uns des articles qui traitaient du sujet des loisirs ont été réunis sous la forme d’un tract par le Conseil Supérieur de la Coopération.Nous ne savons pas si les paroissiens de Ste-Angèle de Laval ont eu l’avantage de lire ce numéro de la revue ENSEMBLE mais nous devons reconnaître qu'ils ont suivi une ligne de conduite tout à fait semblable à celle tracée par les collaborateurs de cette revue.A quelles causes faut-11 attribuer la désertion de nos campagnes, de nos villages de campagne par les Jeunes gens, les Jeunes filles ?Sans doute qu’il faut mettre sur le dos du développement de l’Industrie, sur l’Impossibilité pour les Jeunes de trouver un travail rémunérateur dans leur patalin les causes principales de cet exode de nos campagnes.Mais 11 y a un autre point que nous ne devons pas perdre de vue: c’est l’absence d’effort pour rendre plus Intéressante la vie rurale.On a beau chanter à l’habitant qu’U est le roi de la terre, qu’il est pins heureux que le citadin, c’est peine perdue, 11 ne nous croit plus.O se rend bien compte que le travail devient de plus en plus facile sur la ferme, mais U ajoute que la vie devient de moins en moins Intéressante.L’habitant des années passées avait peu de temps à consacrer aux loisirs.Aujourd’hui, le développement des méthodes de culture au moyen d'assolements et d'engrais nouveaux, la rationalisation du travail sur les fermes, l’Invasion des campagnes par des armées de tracteurs, d'agents mécaniques qui abattent la besogne en un rien de temps et diminuent l’effort, de même que la main-d’œuvre requise, sont créateurs de nombreux et longs loisirs pour les ruraux.Aussi le Jeune rural se sent-11 en peine, quand son travail terminé, il ne lui reste qu’à se tourner les pouces.A moins qu’il ne se dirige, le soir venu, au restaurant du village, et n’allle s’attabler devant un ’’coke” ou n’aille rechercher ailleurs des remèdes à son ennui.Je me rappelle, alors que J’avais 20 ans, n’avolr eu que le privilège d’aller regarder passer le train de huit heures, à la gare, le soir, pour ensuite flâner sur une galerie voisine.Que d’henres et de soirées perdues ! SI nous avions eu un oentre paroissial.Je ne serais peut-être pas resté un rural, du moins, mes amis et mol n’aurions pas gaspillé des minutes si précieuses quand la vie est si courte.Oh ! nous n'aurions pas demandé un de ces édifices aux belles lignes qu’on appelle les “Community Centres” et dont les photographies ornent les revues et les magasines; nous nous serions contentés d’un local modeste, tout comme celui dont on volt la photo ci-contre et qui a été construit en coopération par les citoyens de Ste-Angèle.Nos paroisses rurales auraient tout avantage à s'inspirer de cette formule.Nous savons par ailleurs que l'exemple entraîne et que plusieurs paroisses s'organisent sur ce plan et que le gouvernement provincial met A la disposition de ces paroisses de généreux octrois.C’est de l’argent bien placé.H ne s'agit pas d’imiter servilement ce qui se fait ailleurs, non plus.Souvent, 11 ne s’agit pas de fonder un organisme nouveau mais simplement de coordonner les activités de plusieurs organisations locales existantes de façon à donner une réponse adéquate au problème des loisirs.L'idée centrale qui doit présider à l'organisation d’un centre paroissial, ce n’est pas simplement de construire un local pour loger des Jeunes, mais encore faut-11 que ces Jeunes se sentent Intégrés dans cette organisation, qu'ils s’y sentent ches eux et trouvent là, non seulement des tables ou des Jeux de cartes pour s’amuser, mais aussi et surtout des moyens de bien vivre, de mieux vivre.Toutes les activités de l’homme ne trouvent leur raison d’être que dans la mesure où elles développent celui-ci, ses qualités physiques, Intellectuelles et morales.Le travail et les loisirs dans la vie de l’homme n'échappent pas à cette loi.Les loisirs doivent donc être formateurs.Pas plus à la campagne qu’à la ville, les loisirs ne doivent être ‘stériles.A titre de suggestion, mentionnons: la création d'un service d’assistance et de bien-être: ça développe le sens social, l’altruisme.On peut présenter des films, des pièces de théâtre; organiser des conférences, des cours; établir une bibliothèque, une salle de lectures, des salles de Jeux, etc.De quelle façon réaliser une telle organisation ?Cela tient beaucoup à l'ambiance locale.L’organisation coopérative des loisirs donne d’excellents résultats en certains endroits.Certaines coopératives fondées dans un autre but, ont un service de loisirs.C’est le cas, par exemple de Ste-Angèle.Quant au financement, il est laissé à' l’Initiative des organisateurs ou des membres; mais une fols'établi, un centre de loisirs devrait ss financer par les services qu’U rend à ses membres.' • Fernand BOURRET.Les loisirs coopératifs — .* à Ste-Angèle de Laval Le besoin de loisirs organisés.— Le financement.— Les services.L’idée d’un centre récréstif pour la Jeunesse de Ste-Angèle est venue des Chevaliers de Colomb.Rendons à César.L’on constatait en effet, que les Jeunes de 13 et 20 ans allaient se récréer aux Trois Rivières, loin de toute surveillance et où ils dépendaient la majeure partie de leur gain journalier.Justement alarmés par cet état de chose, quelques bonnes ftmes, avec l’appui de M.le curé Martin, conçurent le projet d’établir un centre récréatif pour garder les jeunes dans la paroisse et leur procurer des loisirs sains par l’organisation de spectacles, de vues animées et par l’organisation des .ports.LE FINANCEMENT DU CENTRE RÉCRÉATIF.On n’avait pas d’argent.C'est alors qu'on décida de partir l'affaire aur une base eeopérative, en vendant des actions de $50 aux différents mouvements de la paroisse et à des particuliers désireux de coopérer à cette oeuvre paroissiale.Au mois de février 1944, la construction du local était décidée.Les coopérateurs se donnent la main et en moins d'un an, la salle est construite.Tous ont donné du temps et de leur travail pour éviter de payer de la main-d'œuvre.Les marchands des Trois-Rivières ont vendu au Syndicat coopératif les matériaux à prix réduit.Aujourd'hui, la paroisse de Ste-Angèle possède sa salle paroissiale, une salle de 40 x 80, avec sous-sol où seront installés des jeux et un restaurant.SATISFAITS DES RÉSULTATS Ceux qui ont posé ce geste louable à l’égard de la jeunesse sont pleinement récompensés car ils sont heureux de constater que les jeunes restent maintenant au village et vont en foule se divertir k la salle.350 spectateurs prennent place assis daqs cette salie de spectacles et chaque fois, on fait salle comble.Depuis le mois de novembre 1949.des vues animées sont données une fois par semaine et le bureau de direction ae propose de (aire venir des troupes de théétre, des artistes de renom dans le courant de l'hiver.Ce bureau de direction se compose de MM.L.-N.Desilets.president du Syndicat coopératif du Bien-être de la jeunesse; Edgar Painchaud.vice-président; Léopold Gélinaa, secrétaire-trésorier; les directeurs: JM.Elphège Levasseur, Germain Milot, Iréné Sava-geau, Henri-Paul Dumont, et Herman Provencher.Actuellement le Syndicat compte plus de 90 membres parmi lesquels on remarque tous les mouvements de la paroisse qui ont maintenant leur local à la salle paroissiale.Soulignons une fois do plus l’apport donné à ce Syndicat par M.le curé Henri Martin qui en fut l’animateur et le plus chaud partisan.ière se fait sur les monopoles Après les combines dos meuneries et du verre, mises en lumière pur M.McGregor, voici que cet enquêteur vient écleirer è se façon le monopole des allumettes.D’apres son rapport déposé la semaine dernière, le compagnie Eddy Match aurait manoeuvré de manière è éliminer tous ses concurrents dans lu fabrication des allumettes dons lu vente et la distribution des ellumet- pour ainsi exercer un monopole exclusif tes.POURQUOI UN MONOPOLE Supposons un homme qui est le seul à vendre à Montréal dea citrona.Il va vendre en quantité, au prix qu’U lui plaira, 11 réalisera lei profita qu'il voudra Un malfaiteur, direx-vous! Accordé.Mais «t homme n'est pas devenu un malfaiteur sans raison.C'est le régime actuel fondé sur le profit égoïste qui le force à agir ainsi car la loi du profit veut que celui-ci augmente quand les choses que l'on vend sont plus rares que les acheteurs.Dana le cas du monopole dea allumettes, si les producteurs d’allumettes avaient été légion, le profit n’aurait pas tardé à disparaître.Une seul vendeur d’allumettea dans le Canada, quelle aubaine pour ce vendeur! Tout comme le vendeur de citrona qualifierait de “dernier dea métiera” le aie* al les acheteurs trouvaient des citrons à tous les coins de rue, le monopole dea allumettes ne veut pas de concurrent, U entend exercer son commerce en exclusivité.Avoir une exclusivité, n’e*t-ce pas le rêve de tout manufacturier, de tout vendeur.Rêve égoïste et que l’on ne peut réaliser que par l'écrasement des faibles qui doivent plier devant la dictature du plus fort et former boutique.Dès Ion, le monopole est le maître de la situation.U imposa ses prix, le consommateur est son esclave.DRÔLES D’ACCOINTANCES Le plut révélateur de toute l'histoire, c’est de voir que la tête du monopole, du trust des allumettes repose en Angleterre, au pays du "socialisme démocratique”.La Presse canadienne du 10 janvier assure que de sources financières de Londres, Bryae and May, les manufacturier! d’allumettes britanniques, détiennent la majorité des actions de la Eddy Match Ce oi Canada et contrôlent en outre, la Canadlaa Splint and Lumber Corporation.Avec ces subsidiaires, cette compagnie anglaise contrôle 90 pour cent de la production canadienne des alrumettes.Bryan and May sont eux-mémes contrôlés par the British Match Cerp.Cette firme possède dea ramifications en Australie, en Afrique du Sud et en Amérique du Sud.Et noua qui pensions qu’en paya socialiste, les monopoles étaient domptés! Las choses étant ainsi, devrona-ooua panser que l'Etat socialiste tiré profit des monopoles exercés au détriment des pays “eapl talistes"?Advenant le cas, parlons que IL Coldwoll ne louangerg plus M.McGregor! > 21 JANVIER 1950 * -4»>" .} v * pAG| 10____________LE FRONT OUVRIER ?Le COIN des JEUNES ?IL Y A BEAUCOUP PLUS QUE QUINZE LIVRES.écrits par M.EUGENE ACHARD Voici, toutefois, à l'intention de nos jeunes amis, un résumé de quinze d'entre eux: La sorcière du Rocher Percé Une histoire de fées ayant pour cadre le fomeux Rocher Percé et l'ilt Bonaventure.Le Calvaire du repentir Une histoire dramatique de colonisation dans la région de la Beauce.Les Enfants perdus (contes) Ce petit livre, écrit pour les jeunes, roconte les aventures de deux enfants perdus, I un sur une île du Soint-Laurent, l'autre dans la région du Richelieu.La Génie du Rocher Percé Contes féeriques dont les péripéties se déroulent non loin du fomeux rocher de la baie des Chaleurs Les aventures du frère Renard Frère Renard veut tromper tout le monde, mais en définitive, c'est lui qui est joué.La Belle Aventure de Blondine Blondine est entrée dans la forêt enchantée; elle n'en sortira qu'au bout de quinze ans, après bien des aventures.L'histoire du drapeau canadien Magnifique encyclopédie illustrée sur l'origine des drapeaux.Brun-Brun, l'Ours des Laurentides L'aventure d'un ourson qui connut les hommes.Le Livre de ma Poupée De jolis vers à dire.Convient aussi bien aux petits garçons, qu'aux petites filles.Monsieur Eugène Achard, notre auteur du mois, entouré du résumé de 15 de ses oeuvres, choisies parmi une foule d'autres.L'Homme Blanc de Gaspé Sous le voile léger de la fiction, l'auteur raconte le premier voyage de Jocques Cortier.Les futurs gagnants Nous vous ferons connaître la semaine prochaine, les noms des heureux gagnants des livres de notre auteur de janvier 1950.Sur le Grand Fleuve du Canada Récit vivant et imogé du deuxième voyoge de Jacques Cartier.Les Grande Noms de l'Histoire Canadienne Marquette, Jolliet, Cavelier de LaSalle, Madeleine de Verchéres, Vauquelin, etc .La Fée d«s Erables (récits et légendes) Ces légendes s'attachent à quelques sites historiques du Canoda.Au Temps des Indiens Rouges (récits et légendes) Avant la découverte du Canada, les Indiens vivaient de leur vie propre; eux aussi avaient leurs aventures, leurs fées, leurs sorciers et leurs sorcières.Les Contes de la Forêt canadienne Voici encore des contes ayant pour codre la forêt canadienne.Notre auteur du mois a écrit de nombreux autres livres pour les |eunes.Il y en a beoucoup, beaucoup plus que 15, malheureusement, l'espace nous fait défaut ici pour les nommer tous.Seulement, voici un truc pour ceux qui veulent connaître les noms de tous les volumes de Monsieur Eugène Achard.Ecrivex-lui personnellement, à la Librairie Générale Canadienne, 5608, ave Stirling, Montréal 26.Monsieur Achard vous enverra bien volontiers le dernier catalogue de ses ouvrages.ROMAN DU FRONT OUVRIER Le secret de l’abbé Ferval ¦ — per Sylvain Roche ¦— No 7 —Prêcher! s'exclama-t-il.Ah! je vois bien que vos compatriotes n'aiment pas ça.Soyez tranquille! Je ne leur prêcherai pas—par la parole, j'entends.Le silence était absolu, comme précédemment, et les assistants prêtaient avidement l'oreille à la conversation.Le jeune homme eut un geste rapide pour placer convenablement ses grosses lunettes sur son nez.puis U reprit: —Nous n’en vouions pas à vous personnellement, mais à ce que représente votre habit.Pas la peine de perdre votre temps ici! Les gens de ce pays son heureu sement affranchis de toutes vos superstitions malsaines.Vous feriez mieux de fermer votre église tout de suite et de partir en lais sant la clé sous la porte.Des rires saluèrent ce bon con seil, et j'en voyais qui faisaient un petit geste court de la main, comme pour dire: ‘‘Qu'est-ce qu’il lui casse au curé!” Le jeune à lunettes dit encore: —Un bon conseil: occupez vous donc du crime du curé Ferval! Des approbations bruyantes fusèrent dans toute la salle, et je vis le patron s’approcher vivement du dominicain pour lui dire: —M'sieur le curé, mon établissement a une bonne réputation et je n'y ai jamais toléré de bagarres.Mais 11 ne faut pas provoquer les gens Dans votre bien, je vous invite à voua retirer.Il fit un petit geste avec m aer- } ' .viette et répéta en clignant des yeux: —Dans votre bien, M’sieur le curé.Appuyé au comptoir, impassible, le P.Larronde fumait sa bouffarde.Dans le café la tension s’accen tuait à vue d'oeil.J’en voyais qui gesticulaient en montrant la robe du Père: d’autres, enhardis par l’intervention du jeune à lunettes, s'avançaient tout près de nous pour nous dire leur fait, et le peu que j’en comprenais ne me réjouissait guère.Le Père fumait toujours, sans rien dire, comme s’il avait été ab sent de cette scène, très loin de là.Parmi les plus excités, je remar quai au premier rang un .garçon pommadé, qui était vêtu d’un costume fort seyant et chaussé de souliers fantaisie qu'il n’avait pas dû se procurer avec un bon usage ville.Le ton montait sensiblement, et le cercle qui nous traquait se cesserait toujours davantage.Je commençais vraiment à comprendre l'expression du vieux curé de Roques: meute hurlante.La aueur perlait à mes tempes et je m'efforçais d'élever mon âme vers Dieu en pensant au martyre.Silencieux, sans mouvement, le P.Larronde fumait toujours.Le patron multipliait lea appels au calme en s'arrachant les cheveux et en tiraillant ses favoris.Je me raccrochais à l’idée que le P.Larronde parlerait La psy- chologie des foules, me disais-je, enseigne que les bandes les plus forcenées se laissent mater par la parole ardente.Mais le P.Larronde ne parrais-sait nullement disposé à parler.Il vida enfin sa pipe et je crus que ce serait le signal de la ruée; mais non.Il y eut même un recul parmi les assaillants quand le dominicain fit un geste vers le pommadé avec sa pipe.Hein?Quoi?.cria celui-ci.Et il fit signe aux autres de baisser le ton.Dans le silence relatif, le P.Larronde dama: —Sortez donc dehors avec moi deux minutes! La salive m’obstrua le gosier et mes genoux se mirent à trembler d'une manière inquiétante.—Vas-y! criait-on de toutes parts dans la salle.Te dégonfle pas! —Me dégonfler! cria le pommadé.Ah! mais non, par exemple.Et il quitta sa veste.Le Père régla les consommations, vida son marc d’un trait et sortit placidement.Je quittai le bistro comme un rat, et dehors l’air-frais me fouetta très agréablement le visage.Tous les consommateurs se colla îent aux vitrines (Jour admirer i le match.Et je n’étais pas peu inquiet de la tournure que sem-1 blaient prendre les choses.Je ne me faisais guère d’illusions sur l’issue de ce combat singulier: le pommadé était un cos taud qui n’avait jamais dû être sous-alimenté ces dernières années; le P.Larronde, lui était plutôt petit et mince, avec ça peu entraîné aux sports et aux travaux ma-1 nuels.—Tous les coups sont bons, dit le pommadé en retroussant ses manches —Non, répondit doucement le Père.Tous les coups de sont pas bons.—On ne va pas faire ça à la gréco-romaine pourtant, s’énerva l’autro.—A la française, reprit le dominicain.Pourquoi ne pas tout faire à la française, hein?Français veut dire: franc.—Il faudrait savoir ce que vous voulez parce que je vous préviens: je ne me dérange jamais pour rien.—Moi non plus, rétorqua grave ment le Père.Et je ne dérange jamais personne non plus pour rien.Je vous ait fait sortir pour vous rendre ça.Le pommadé prit le papier, dans lequel je reconnus l’injurieux anonyme accroché, la nuit, à ne tre porte.—Qu'est-ce que c’est?demanda l’homme sans conviction.—Un papier que vous avez écrit et que vous m’avez fait remettre.Quand on envoie des fleurs, on joint sa carte de visite, mon ami.Vous ne savez pas ça?—Mais, balbutiait l’individu Mais.—Je n’al pas voulu vous le ren- dre devant les autres.J’ai pensé que ça pourrait voua gêner.—Mais je n*ai pas écrit ça! —Voulez-vous que nous allions nous expliquer devant la justice à ce propos?Je me fais fort de prouver que vous êtes l’auteur de ce papier.Le pommadé passa une main hésitante sur les crans de sa chevelure., —Vous savez ce que la Loi prévoit pour punir les écrits anonymes?demanda le P.Larronde.Il introduisit les mains dans les larges manches de sa robe et répondit lui-même.(1 suivre) LE SECRET Dr L’ABBE FERVAL, par Sylvain Roche, Editions Ouvrières, 224 pages.En vent< aux Editions Ouvrières, 1*3?, rue St-C nis, Montre ' au prix de fl.M .garantie dn pain quo tdien, leur soit payée.Ce prix ce sera une pension de vieillesse qui leur garantira le nécessaire, le reste de Icsirs jours.Les richesses abondantes qui sont produites par l’industrie et l’agriculture, malgré la diminution des heures de travail et le nombre croissant de chômeurs, ne prouvent-elles pas qu'il est possible d'assurer au moins le nécessaire aux vieux de 6$ ans et plus?Le temps des Fêles est passé; mais tout au cours de l'année noue avons des cadeaux à faire aux enfanta.Qui n'a pas de petits frères et soeurs, des enfanta, des filleuls, des neveux et nièces, des petits-enfants auxquels 11 faut faire des cadeaux à différentes occasions?Pourquoi ne pas choisir des cadeaux qui soient à la fois jolis et pratiques, des cadeaux que les enfants pourront porter.Le coût de la vie est tellement cher qu'on peut se dispenser de donner des jouets, surtout quand on peut plaire aux enfants de la même manière tout en aidant les parents.Un petit garçon sera très heureux de recevoir un gilet de laine, un costume de neige, une paire de mitaines, une casquette, un foulard, des bas; et la petite fille se réjouira de recevoir une belle blouse, un chandail, une paire de pantalon de jeu, une jupe, des sous vêtements.Si vous avez une certaine habileté dans le tricot et la couture, vous pourrez confectionner vous-mêmes ces différents articles.Voua pourrez ainsi faire de jolis cadeaux qui ne vous coûteront pas très cher, qui feront grandement plaisir aux enfants et qui en même temps aideront les parents par ces temps difficiles.Joignez l'utile à l'agréable.1 agréable.GAGNEZ DE L’ARGENT à domicile.Faites de l’argent à etmps complets ou partiel: apprenez à faire des bonbons à la maison: gagnez en apprenant.Premier outillage fourni gratui-temnrt.Cours par correspondance.Institut Natiooal de Confiserie Enrg., bureau de poste Delorimier, case 152, Montréal.VOUS AVEZ BESOIN DE LUMIERE! 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Ils remportant de belles victoires sur le Notionol et le Canadien Jr.Visite 9 du Bleu-Blonc-Rouje ou Colisée — Plante applaudi o Quebec (par J.POIRIER) Jouant devant la plus grosse foule *t.n-NorS, ShriVMk* T1.MAURICE DUPLESSIS N.-Brunswick M.J.B.McNAIR Saskatchewan M.T.C.DOl'GLAS | M.LOUIS ST-LAURENT, premier ministre du Canada, aux droits des minorités, tout en maintenant le caractère fédéral de l’Etat canadien et en garantissant à celui-ci une constitution assex souple pour pouvoir “poursuivre sa marche progressive en tant que nation dynamique”.Prince?Edouard •m *#.FALTER JONES A ce discours d'ouverture du premier ministre du Canada, les dix premiers ministres provinciaux ont répondu par des déclarations de principes, approuvant à (’unanimité le projet de ramener au Canada la constitution du pays, d’en faire une loi canadienne à tous égards.Tous se sont entendus sur la nécessité de sauvegarder certains droits fondamentaux comme ceux des minorités, de la langue, des écoles.On a souligné que l’autonomie des provinces devrait être respectée comme une chose sacrée.M.Saint-Laurent a même fait une concession en consentant à ce qu’on ne limite point la discussion aux questions de procédure relatives aux amendements en matière de juridiction mixte.On pourra discuter de la procédure d’amendement en regard de toute la constitution, a-t-il dit.Projeta à être approuvés par les législatures Le lendemain, mercredi, l’on s’est réuni, à 11 b.du matin.En ouvrant la séance, M.Si-Laurent invite les premiers ministres provinciaux à présenter leurs projets sur les amendements futurs à la constitution.La conférence, dit-il, doit maintenant fixer les principes qui régiront dorénavant tous les amendements constitutionnels.M.St Laurent fait observer que la conférence ne constitue pas une assemblée législative.Elle s’efforcera seulement de fixer les projets qui seront soumis par la suite aux gouvernements fédéral et provinciaux.Ceux-ci transmettront à leur tour ces projets Alberta M.E.C.MANNING aux diverses legislatures pour approbation.Les Parlemente décideront de la question, en dernier ressort Le premier ministre conseille de fondre tous ces projets soumis en un seul, qui ferait l’objet d’une entente.Suggestions de M.Frost M.Leslie Frost, premier ministre de l’Ontario est le premier à présenter les projets de sa conférence.Voici, en résumé, quelles sont ses suggestions.1) Le parlement devra obtenir le consentement de toutes les Assemblées législatives avant de pouvoir amender la constitution A l’égard de la langue, de l’éducation, des droits et privilèges des particuliers, ainsi qu’à l’endroit de la législation intéressant la juridiction des assemblées législatives.2) Le parlement pourra voter un amendement constitutionnel n’intéressant que quelques-unes des provinces, pourvu que ces provinces donnent leur consentement.3) Le parlement devrait être autorisé, sans consulter les provinces, à adopter des amendements concernant la Chambre des communes et le Sénat, à l’exception de la représentation aux Communes; 4) pour que le parlement puisse amender la constitution sur tout autre sujet.Il faudra consentement de i-as moins que les deux tiers des Assemblées législatives.M.Duplessis De son côté, M.Duplessis établit la position de «a province.Il fait remarquer que Quebec exige qu’aucune ’décision précise ne de vrait être prise sans l’approbation de l’Assemblée législative de Québec.M.Macdonald, premier ministre de la Nouvelle-Ecosse, se dit d’avis qu’on devrait insérer en article 148 à la constitution, lequel article se rapporterait à la procédure A suivre pour amender la constitution.M.Macdonald M.Macdonald juge que le pouvoir d’amender la constitution doit être réservé aux Parlements fédéral et provinciaux.Il croit inopportun de référer la chose A des referendums ou des assemblées constituantes.Sur les questions d’intérêt commun au fédéral et A toutes les provinces, M.Macdonald croit qu’un amendement pour avoir force de loi devrait être adopté par la majorité absolue des deux chambres fédérales et par au moins 7 parlements provinciaux.Quant A M.McNair, premier ministre du Nouveau-Brunswick.Il a suggéré A nouveau que le Canada devrait avoir une nouvelle constitution, rem plaçant le présent Acte de l’Amérique britannique du nord.En attendant, on pourrait s'entendre sur une procédure d'amendement de la constitution actuelle.Mais la nouvelle constitution préconisée par M.McNair ne devrait pas être une loi fédérale, mais bel et bien un traité en bonne et due forme.Les antres premiers ministres provinciaux ont aussi exposé leurs pointe de vue, mais sans apporter beaucoup de Travail délimité Puis l’on a formé un comité de juristes pour délimiter le champ des discussions.Ce comité s'est réuni, jeudi avant-midi.Il a soumis une série de résolutions plus ou moins précises afin d’orienter les discussions des premiers mi nistres qui se réunissaient de nouveau, dans l’après-midi.Ces résolutions classent les questions traitées dans la constitution sous six chefs d'idées et proposent un mode d'amendement différent dans chaque cas.On y décèle l'influence évidente de M.Macdonald.Les premiers ministres ont sim plement adopté avant de déclarer leur historique conférence terminée une résolution du premier ministre de la Nouvelle-Ecosse, M.MacDonald, A l’effet de nommer une commission permanente A laquelle les divers gouvernements feront parvenir, au plus tôt possible, leurs pointe de vue touchant le classement dans les catégories proposées, de chaque article de l'Acte de l'Amérique Britannique du nord.Cette commission tentera de concilier les pointe de vue des provinces et du fédéral et fera connaître au plus tôt les résultats de ses travaux.La conférence des premiers ministres se réunirait alors de nouveau afin de déterminer définitivement la méthode de modification A proposer aux divers organismes législatifs intéressés.Ea somme, ce fut me bonne conférence.On s’est rends compte qu’on désirait tous “ca-nadianlser” U constitution.Comme on ne savait trop comment ordonner les discussions, ou en d'autres termes, comme on ne savait pas par quel bout commencer, on a prié un comité d’experts de faire un schéma sur lequel oa pourrait travailler.On réfléchira entretemps sur les propositions A soumettre en rapport avec en schema et lorsqu’on se réunira de nouveau, on pourra avancer en sachant où l’on se dirige.C’est un bon pas de fait Les figures dominantes de ces premiers pourparlers ont été sans contredit celles de MM.Macdonald de la Nouvelle-Ecosse.McNair du Nouveau-Brunswick et Frost de l’Ontario.Terre-Neuve M.J.R.SMALLWOOD UNE CONFÉRENCE HISTORIQUE!
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