Le front ouvrier, 1 mars 1950, samedi 18 mars 1950
/ “Il est exact de dire que telle* •ont, actuellement, le* condition* de la ele économique et sociale qu'un grand nombre trè* considé rable d’hommes y trouvent les plus grande* difficulté* pour opérer l'oeuvre, seule nécessaire, de leur salut éternel." PIE XI (Quadragesimo Anno) VOL 6, No 16 .«W» Il FRONT POUR UN MONDE OUVRIER PLUS CHRETIEN JOURNAL HEBDOMADAIRE 7c le »> Rédaction it aa 1037, Moi.Publié à vV- o y± w Jr*'' O * » r * t1 e Montréal U PrtmUr, Banqnt an Canada Mt-tewc» OMS canadiens dans toutes lbs spheres de la vie DEPUIS 1117 leurs qui en sont membres de porter eux mêmes leurs produits le plus près possible des centres de consommation et de s’appro cher également le plus prés qu’il se peut des centres d’approvisionnement pour ce qui a êrait à leurs articles d’utilité professionnelle C’est dire qu’en plus des problèmes qui découlent de son double caractère d'association da personnes at d'entreprise économique, elle se doit d’etudier aussi ceux que pose la nécessité d’instaurer chez nous une agriculture plus productive et plus prospère.Pendant deux jours, les coopérateurs agricoles réunis à Mont réel ont ainsi analysé ansemble.guidés par les officiers de leur centrale, ces diverses questions.L'esprit qu’ils ont manifesté au cours des discussions est tout à leur honneur, et les consommateurs des villes et des villages auraient sûrement été édifiés de constater le souci que les agricul teurs organisés leur portent.Ce I sens social averti, il sa reflétait dans le discours du président, M.J.-A.Pinsonneault, qui déclarait: En tant que producteuri, nous ne sommet pai intéressés è maintenir les prix de nos produits trop élevés.Aussi, en aucune occasion la Coopérative Fédérée n'a-t-elle vou lu tirer avantage du marché pour réaliser des profita substantiels; au contraire, elle a écoulé régulièrement ses stocks et donné tout son encouragement aux produc teurs sans oublier que les consommateurs avalent le droit de payer un juste prix.Cependant, ajoutait-il, il est bien normal que nous prenions les moyens qui s’imposent pour que les prix de nos produits soient en relation avec les prix que nous payons pour nos articles et nos services d’utilité professionnelle.” Le gérant général, M Henri C.Bois, insista sur le même point: “La Fédérée n’exploite pas le con sommateur, malgré les occasions qu’elle aurait de le faire.Mais quand on sait que sur chaque dol lai versé pour un produit de la ferme il n’y a que $0.45 qui va à l’habitant, le consommateur doit se rendre compte qu*il ne peut être nourri en bas de ce que ça coûte: il doit reconnaître qu'il doit faire vivre celui qui le nourrit Toutes les questions connexes de prix de revient, de stabilité du marché, d'amélioration des techniques de production, de transfor ¦nation et de vente furent discutées par les cultivateurs avec un intérêt et une compétence qui faisaient bien voir que le niveau de la profession agricole s'est considérablement élevé depuis une quinzaine d’années.Il faut bien admettre que la lecture, l’étude, les discussions en commun, les contacts fréquents avec les agronomes et les autres techniciens agricoles, qui sont des conditions nécessaires d’une action coopéra tive efficace, ont contribue à ré pandre d > plus en plus (’instruction chez nos habitants et à les rendre aptes à s’occuper effectivement de leurs affaires.LA COOPÉRATION VA DI L'AVANT Grftcé à leurs coopératives locales, qui s'unissent à leur tour dans une centrale puissante, les cultiva teura de chez nous possèdent les instruments propres à faire de leurs fermes des entreprises stables et prospères.Le succès remporté par la Coopérative Fédérée durant l’année 1949 est une preuve manifeste que la coopération agricole fait de grands progrès dans notre province car, comme le signalait justement son gérant, “1a centrale n'est que le portrait agrandi des sociétés locales affiliées".(Suite à la page !*>' 10 1 2)45 un 6 7 8 9 10 11 1 l >¦ 1 i ¦nu ¦ m rn ll 1 i ¦< WA.¦ 111' i ¦ l— frfR V's RÉB 91 11 9f-A ¦ i * ¦ rr U i j LLL UL ¦ ORIUOXT Al.BURNT 1—Qui S 1*1 M#»« sit ravaganïM.I—Tarmlnalaon — A*»nt pollttqut 4* Loin» XV — M*tal Jaunt.SOLUTION DU PROBLEME PRECEDENT S ER Q OÜQ UUUÜ |—Véhiculé démodé *t déf*p?w*»i — Ont on»#.«—PluvomFti* — Conifer# four* vtrt, I—r*pu — Sot«.«—Unit# de m*o*rt d* volum» pouf If* »»ol* dr .bBUffRÉ# — Khii»IHb, T—Not*—Tallfler la tét* da» ar»*ra».R—Tprmlnn1»nn — Conjugaison •—Du varb# rira — Cna d#» îf provincp-4 canadienne*, lâ—Variété do cAjwça — Cn plua célèbres troubadour* du XÎIf alèclp.11—Oulde» — Vlucér»* d'Mltlf*.YIRflMl.r.«r.>T l—Blâmer désapprouver •-Réécrit du «ultsn da C*mi*t«intt« nople — Dresee.•—Durillon* - Pronom Indéfini.4—Dont le* dniMnlon» «sont I—K«m*rr# — t'hemlitN Ik»i Up la ma’aona.•—Négation — Amène â *n| — C**o« Jonction.7—Oboe u r — Conjonction.•—Qu! conduit de** Étu« — Nom donné | in rFg on iè»»éln ••ti*é 3ul s'étend *nu« ta t erre, au* cnjeu» da l'Rnfer •—Poeeéda — Tratuitit le.—lettre grecque — Manche, au tennl* — lieiit cmtannne*.11—Kcoichar l'-gèmuèiu L« peau — Année*.OPTOMETRISTE EXAMEN DE L V VUE Emile Brière, O.D.CoaauJtation da 9 è • 70**.St Hubert DO 1350 COURS PAR CORRESPONDANCE — Enseignons Français Anglais.Arithmétique, Comptabilité, Sténographie.Dactylographie.Diplôme accordé pour chaque matière.Prospectus gratuit sur demande.Adressez COURS PRATIQUES BILINGUES Enrg., Casier: 66.ST HYACINTHE, P.Q.Argent à temps libre .tissage, statuettes, patrons à découper, caractères d’après plénum, langage (le* amoureux, formules économiques.Pour renseignements gratuits, par correspondance seulement : Arti- sanat, 3812 Menlana.Montréal.Pour vot impressions voyei INSTITUT D’ENSEIGNEMENT MODERNE, cours par correspon dance, de la sixième à la douzième ; annee primaire supérieure.S’a dresser à C P.1293 (Place IFAr mes).Ml).tAURENI HERVIEUX A/» P P ^ E U (c 4999 fuc Jeanne d Arc Tel C Lan y*I 4301 V ONIUM OH K c RI.ANCHARD Distributeur d’huile a chauffage, .11 le gallon .175* passé 100 gallons.IMPERIAL no 1 CL: 45*2 FERNAND PION Assurances générales 5*4.rue Cadillac.Montréal Tél: TU: 2*39 Ex-dirigeant jociste EXTRA EXTRA 1 ne reserve.(Suite de la page 3) qie velléité de se faire construira une maison i eux.Tout indique quo l'on veut maintenir la métropo.e Faites disparaître vos taehes de comme la réserve no 1 des locatai-rnusseurs.dans quelques jour», res au pays.C’est absurde, mais Employés Ron-Gax.4 onces 5* comment interpréter autrement cn tenta.Produits Modernes, 444 Bro- dernier geste de nos administra-no.Drummondville.Que.teurs ?CLUB DE CORRESPONDANCE Si vous désirez de nouvelles connaissances, du succès, des amities durables, de l'amour .le bonheur.Ecrivez-nous dès aujourd’hui, pour devenir membre.Pour tous, sans distinction d’âge ou de situation.Avons correspondants, des deux sexes, dans tout le CANADA.L’AMERIQUE DU SUD.les pays d’EU ROPE, et ailleurs.Source de plaisir.C'est vraiment la joie de vivre.S V.P.ajoutez un timbra pour réponse.Absolument CON FIDENT1EL.CERCLE "ROMEO *t JULIETTE" Casier postal 72.Statioa R.MoptréoL P-Q. PAGE 6 LE FRONT OUVRIER 18 MARS 1950 un Lfd WUR M RfT m»a« i f 11 VAIS vous aornonoc uCMAHMW.UJOir» y TOUT Le PLAISIR ÉTAIT POUR nous Alio! Lt,D#TÎCTIVt oe L'HuTfL ! .IL Y A OUCL* UH LU «fol DAMS ¦ ¦ venu CÔUPOCEIL !.»L EST TVUjpyRS ici nün;>iLuH t OUf CfTTf flflf OU UH ?mâ i > 0 y mslcut y % MERCI yL.e“{!5s"ü5i jg™ 51 wnoenTfcwnccM [rlinfflififr à! A ACCOAD TAnOiS orux espions A tnêoifêTê oesffwo a son toua wjtaxi .C^T»se«"9 ?nues vas avoir l Bonne suap voila CALAIfRA TOUJOURS 138 A SUIVRE Nos annonceurs sont vos amis 18 MARS 1950 - Ll FRONT OUVRIER PAGE T ! LE COURRIER* i .T\rr La délicat travail da sermonner ne relève pas de José.Tout au plus peut-elle analyser pour ses correspondants, les sentiments traduits par leurs lettres.Chère José, Je *ui* mêlée dans met sentiments et parfois pas tris sûre de mon équilibre de raisonnement.\Vous me diriez que je suis vicieuse que je n’en leroti pas surprise et ça se pourrait que ça ne fasse aucun effet tur moi.Je me trouve étrange et je ne réagis pas.Parfois je dois être monstrueuse pour mon entourage et ça m'ast égal.Peut-être pourrez voue me dire ee qui me manque avant que je gâche ma vie à jamais.J’ai 33 ans, j’ai fait la connaissance au bureau où je suis employée d’un jeune homme, physique ordinaire, qui s’ast montré tréz aimable pour moi.m'a comblée de politesses et de cadeaux, nous nous sommes attachés l’un à l’autre.Un jour il m’avoua qu’il était rranê et pire de famille, mal marié et tris malheureux en ménage Nous avons quand même continué de nous voir jusqu'au jot.t où maman apprit par hasard qu’il était marié.Elle nous obligea à noue séparer.Mais noue continuone quand même à noue voir en cachette et à nous écrire.II est si malheureux, il prétend qu'il ne peut vivre sans moi et pour lui éviter un plus grand malheur j ai pitié de lui.Maman soupçonne encore Je sais qu'elle en eet très malheureuse et que (a affecte sa santé.Js n’ai plus mon pire et suis la seuls enfant chez moi.Une amie en qui j’ai confiance et qui connaît mon histoire prétend que j'ai de grandes responsabilités, que je suie très cou pable d'entretenir des amitié* avec cet homme, je le détourne de sa famille, dit elle Elle prétend que je serai punie sévèrement et que je souffrirai un jour ce que je fais souffrir.Mon ami me dit que si je le laisse, il s'adonnera à la boisson et au vice.Alors, en le voyant, je l'em/tiche de devenir mauvais garçon, ce n'est pas si mal après tout.Probablement qu'un jour quand j'en rencontrerai un autre à mon goût, je le laisserai tomber tout à fait, il faudra bien alors qu’il comprenne que je ne peux manquer ma vie pour lui.Donnes-moi un vrai conecil, eermonnez-moi et voue le voulez, peut-être que c’est vous qui trouverez les mots qu'il faut pour me convaincre et si vous le voulez je revienarai encore vous parler de moi.J’aime votre courrier, votre manière de répondre me plait Elle est sans détour, c'est mon genre.Js voue remercie d’avance de vos conseils "Vivante" Me chère amie, comme roui êtes étrangère à vous-même dan* le moment! Voue crânez, voua jouet à 1 Indifférente quand voua été* profondément malheureuae et qu’à tout luttant veut avez terriblement envie de pleurer.Vo* aime* votre mère de toutea voe force* et l’attitude que voua voua commande* en ce moment n’arrlve paa à voua calmer.La aanté de votre mère voua Inquiète et aon chagrin vou* fait mal.I ____ 1 Ce SexSe Jais partie éun« série é'anecdote* recueillies et publiées par M.P.-G, Ror, |XOU»w 1 qui fut pendant bien des années archiviste de la province de Québec.Les illustrations lpçYTfESl slr devrait se rétracter et ute raison et Pax Plante !U l’avantage de suivre la evolr, ne pourrais* tu pas l dans le livre de Plante: (t de jeu, au numéro 1455.ir la police de 1939 à 1940, s A des portes Imaginaires fictifs sur les registres de s de l'établissement n'ont aux tenanciers de paille," idamnations, mais Jamais aux! Pourquoi?Qui les r, mais peut-on ainsi con-trale, demanda Raymond?>kie, pour fonctionner, a !• D faut absolument qu’il s le risque est trop fort et moment où les autorités sérieux”.fixe et d'accès facile; un surance que la clientèle ur; l’assurance que le va-iuble ne sera pas “remarie de ces avantages, per->kie.rrganisation comme celle fallait de la protection, imnations des tenanciers, il, par exemple, un tenan-i de 102 condamnations, trreaux alors qu’il aurait Et le plus étonnant de 'it des descentes répétées lents étaient cadenassés! t divisé son local de 30 x iu moyen de cloisons mo-îent était cadenassé par officiers de la police ve-endé Jusqu’à 37 Joueurs ions où 3 Individus pour-tion si on les y gardait k ' * -ils pas dû se montrer es a-t-on pas accusés de fait preuve de sévérité, î réclamaient jamais de live ! n faire sans la demande i ne le faisait pas, parce ulre, attendu que la pots digitales ni la photo- —Et la question des lupanars ?—EUe ne sera pas négligée dans cette enquête ! Ainsi, par exemple, on demandera comment 11 se fait que les “filles” Indépendantes ramassées par la police se faisaient coller un dossier: empreintes, photographie et tout le tra-la-la tandis que les “professionnelles” étalent relâchées dès que 1a te-nanclère venait payer l’amende ! Pourquoi cette différence t ‘ T** KH1*"!* rfpond: “Parce àue 1» police protégeait les maisons êta bues, 1-e les maisons qui la payaient”.Et elle p.otégeait si bien ces maisons qu’elle accourait en vitesse lorsque la géran-» « 1 établissement appelait au secours en cas de trouble, querelles, hommes Ivres, etc.! —Mais demanda Raymond, tout à coup, est-il possible de relier l’hôtel de ville aux agissements de la police ?.~Pax Plante Prétend pouvoir faire ce lien en affirmant poil* ”?St 16 Comttt e*éc«tlf qui détermine l’attitude de la (’oaf lance incurie Conseil public Un vole de confiance ne foil pas oublier au public l’incurie ou l’incompétence de la police et la mollesse de l’administration.—C’est un petit Jeu dangereux, celui-là, philosopha le père François ! —Vous avez parfaitement raison, père François, mais Pax Plante affirme qu’il est facile d’établir ce lien et de montrer que le Jeu et le vice commercialisés ne pouvaient exister au grand Jour sans tolérance des autorités civiles, à moins qu’elles ne fussent complètement inaptes, incompétentes ! —Pourrais-tu nous citer quelques faits ?—Tout d’abord, il y a cette déclaration du chef Langlois qui affirme prendre ses ordres du Comité exécutif ! Ou bien, la police recevait des ordres ou bien elle n’en recevait pas: si elle en recevait, elle les accomplissait à la lettre ou passait & côté.81 elle- les accomplissait à la lettre , c’est que ces ‘ ordres” étaient rédigés de façon à ignorer les vrais coupables; et si elle ne les accomplissait pas, l'Exécutif est coupable d’avoir toléré de telles désobéissances de la police ! De l’autre côté, si la police ne recevait pas d’“ordres’’ de l’Exécutif, celle-ci n’a qu’à prendre le blâme sur elle-même; quant à l’Exécutif, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il a péché par omission, par incompétence, car il ne pouvait ignorer une telle situation qui s'étalait au su et vu du public.Pourquoi Plante fut-il renvoyé de la Moralité, demanda Léo?Ne remplissait-il pas bien son devoir?—Il le remplissait trop bien au goût de la pègre qui ne trouvait protection nulle part.L'occasion de son renvoi fut -son refus d’obéir à un ordre du chef Langlois.A compter de ce moment, Plante est relevé de scs fonctions et immédiatement, le chef Langlois le remplace par l’inspecteur Pleau, à la téta de U moralité I —Si Je ne me trompe pas, c’est ce même chef Langlol* qui vient d'accuser le même inspecteur Pleau d’incompétence, devant les membres du conseil, souligna Raymond ! —Justement.Plante, lui, ne fut jamais accusé d'incompétence ni de tolérance à l’endroit de la pègre.Ce fut son tort d’ailleurs ! —Mais Plante ne s’est-11 pas défendu ?—Il a bien fait son possible, mais sa défense a été Ignorée: un mois après son renvoi, il présentait un rapport do 500 pages rempli d’accusations précises et détaillées donc extrêmement dangereuses.Voici comment il s'explique lui-même, à ce sujet: “Quand les conseillers Juridiques (des deux partis politiques) en eurent pris connaissance, ils furent tous d'accord pour déclarer que cette preuve était absolument étanche, donc extrêmement dangereuse pour l’administration visée.Et Parce J* me rendais compte mol - même que J’avais en main une preuve formidable, (fournie d’ailleurs par mes adversaires), Je ne fus pas du tout étonné de voir que l’Exécutif multipliait pour la contourner les manoeuvres les moins dignes et les dénis de Justice les plus évidents”.—Quel fut exactement l’attitude du Comité exécutif à la lecture de ce rapport ?—Exactement la même qu’il prend aujourd’hui: “il a fait le gros dos: il n’a pas contesté une seule ligne, pas un seul chiffre de ces cinq cents pages de texte.Il n’a pas relevé une seule des accusations formulées.Il a seulement veillé à ce que le rapport ne connaisse pas la publication en dépit des recommandations officielles du conseil de ville tout entier”.—Pourquoi Plante reprend-il la lutte aujourd’hui ?Plante veut tout d'abord se justifier! Comme il ne peut obtenir Justice de l'Exécutif qui se trouve partie et juge dans cette cause, puisqu'il est accusé, Plante s'en remet a 1 opinion publique qui sera Juge des faits.D'autre part la pègre est redevenue ce qu elle était à Montréal, le racolage se fait au grand Jour dans des établissements où l’on sert des boissons: un grand nettoyage s’impose! —De quelle nature seront les accusations portées?—Je ne suis pas dans les secrets des dieux, à ce point; cependant, Je Crois pouvoir dire que l’enquête tournera autour des points suivants: a) Pourquoi les tenanciers étaient-ils prévenus avant les descentes?• b) Pourquoi arrêter les tenanciers de paille et ignorer les vrais coupables?c) Pourquoi avoir assuré l’inviolabilité de l'équipement des tripots?d) Pourquoi avoir accordé l'immunité aux propriétaires des immeubles incriminés?(Ici ajoutons que le cadenas fut posé plusieurs fois sur un Immeuble dont la ville était propriétaire); et il y aura sans doute d’autres questions.Qui vivra verra! —Quand aura lieu cette enquête?—La demande d'enquête sera faite dans quelques semaines par 50 citoyens responsables qui se présenteront devant le Juge en chef de la Cour supérieure avec un tel amas de faits qu’il ne pourra refuser de l’accorder! -Penses-tu que les coupables seront châtiés?—La magistrature fera son devoir: bonnets rouges, bonnets bleus, petits bonnets, gros bonnets, les vrais coupables auront la punition qu’ils méritent! Et Je suis assuré que les gens honnêtes qui se trouvent chez les policieis et le conseil municipal se trouveront soulagés d’un grand poids quand les vrais coupables, ceux qui touchent les gr >s pots-devin, ceux qui sont grassement payés pour accorder la “protection”, seront démasqués et condamnés! Et du coup, toute l’administration de la Cité s’en trouvera mieux! La moralité est, en effet, une chose des plus importantes: si l'on réalise que la pègre organisée réussit à obtenir la protection de la police avec la complicité des autorités, il est temps plus que Jamais que les citoyens honnêtes tuent le mal dans sa racine, qu’ils nettoient la moralité avant que la pègre ne s’affiche ouvertement à l’hôtel de ville et ne contrôle tous les départements! 1) Montréal sous le règne de la pègre, de Paclfloue Plante, en vente partout et aux Editions Ouvrières, 1037 St-Denis, au prix de $1.00 (par la poste: $1.10).Los vrais coupables seront arrêtés, PAGE 10 - LE FRONT OUVRIER 18 MARS 1950 ?Le COIN des JEUNES ?l.es Ecrivains pour la Jeunesse LETTRE OUVERTE AUX ENFANTS DU CO/N DES JEUNES Chers petits amis et amies, % J’aurais aimé vous raconter une vie extraordinaire qui eût été la mienne."Ma vie a son secret, mon coeur a son mystère" .mais ce secret et ce mystère n’intéressent vraiment que soi-méme.Je suis née à Montréal et y suis toujours demeurée.'J'étais une petite fille haute comme trois pommes (et c'était mon désespoir d'ttre toujours la cadette partout oû j'allais), ardente à la vie comme au jeu et méprisant infiniment mon aînée de préférer un livre A une bicyclette.Mais û peine ai-je su lire que le microbe de la lecture me gagna Je lisais .le jour, la nuit, en mangeant, en marchant! mais oui! Et j’avoue n’ètre pas encore guérie.Et malgré cette rage de lire, je restais une fervente du sport sans cependant lui consacrer toutes mes énergies.A treize ans, une vie nouvelle commence pour moi je devins guide catholique.Je fus seconde d équipe, chef d’équipe, puis assistante et finalement cheftaine.Que de foies profondes j’ai connues là! J’en souhaite de semblables û tous les petits enfants avides d’aventures et d’amitié fraternelle.Oh! ces feux de camp où il faisait si bon aimer, chanter, prier! Et les mille et une aventures qui arrivent au camp.Je me souviens de cette nuit, où, en sentinelle.Mais je ne vais pas commencer à égrener des souvenirs; je n’en finirais plus .! Je suis encore guide d’ailleurs et de bons moments m’attendent encore.Obligée de gagner ma vie, j’ai dû quitter l'école plus tôt que je ne l’aurais voulu.Avec quel serrement de coeur fai regardé passer les écolières, livres au bras, ce premier septembre où, moi, je ne revenais pas.J’ai connu le chômage.Fuis, enfin, fai décroché une position.Depuis ces temps durs, j’ai été successivement technicienne en chimie (sans diplôme, s’entend! on ne faisait pas les difficiles alors!) dactylo, rédactrice (justement de cette page où vous me lises aujourd'hui) secrétaire, rédactrice encore.tout comme aujourd'hui CLAIRE DCTRISAC Mais je n'oublierai pas que, le premier, le Front Ouvrier m'a fait confiance et m’a permis d'essayer ma plume.En effet, mes petits amis, je fus autrefois (et c'est un honneur!) rédactrice de la page féminine du Front Ouvrier.Tout en travaillant comme le commun des mortels pour gagner ma bouchée quotidienne, je n’ai jamais cessé de lire .et d’étudier.Cours privés, conférences, lectures, tous les moyens possibles pour augmenter ma culture et suppléer aux années d’étude scolaire qui m’ont fait défaut je les ai pris.J'ai une envie terrible de te donner un conseil .et je pense que les conseils ne sont jamais suivis.Tout de même, toi qui, chaque matin, dois te lever et t’en aller trimer sur des bouquins dont la science te semble sans utilité pratique, connais ta chance.Dis-toi qu'en ce moment, tu FAIS ton avenir.Demain, il sera trop tard pour regretter.Ne sois pas si pressé de quitter l’école et d'apprendre un métier.Si tu manques de connaissances génètales, tu ne connaitras jamais que la médiocrité dans la voie que tu auras choisie.Ne bâtis pas sur du sable mais sur le roc."A lAueur du feu" est le titre du livre que j’ai écrit.J'ai rassemblé toutes les prières et les méditations faites autour d’un feu de camp ou û l'occasion d’une Veillée d’Armes et je les ai publiées.Je les ai pensées pour mes guides, au cours des cinq ans oû je fus cheftaine.Elles sont toutes simples, sans prétention, et A la portée de tous les jeunes.Je clos cette ipitre en espérant que vous ns m’en voudrez pas trop des conseils ! Cordialement.CLAIRE DUTRISAC ROMAN DU FRONT OUVRIER Lt‘ scrrel de l'abbé Fcrval - pet Sylvain NO IS —Il ne se trouvait pas derrière la pierre, dit-elle enfin.Il dépassait légèrement de la pierre, plutôt.Et la pierre elle-même n'était pas à sa place.-Avez-vous l'habitude de vous placer derrière ce pilier à l'église?—Non, dit-elle en reprenant sa respiration, non; pas précisément là Mais je l’ai remarqué en faisant mon chemin de croix, comme tous les premiers vendredis lu mois.—Quatre mars, murmura le Pè re Le premier vendredi du mois dernier était le 4, n'est-ce pas?—Oui, confirmai-je après avoir consulté mon calepin.—Qu’avez-vous pensé, mademoiselle, après cette découverte?interrogea encore le dominicain.—Rien qui soit digne de remarque.je suppose.M.le Curé parut très satisfait de ma découverte."Il y a longtemps que je cherchais cela", me dit-il.—Il vous a dit cela?—Oui, mon Père.J’ai pensé que c'était le texte de quelque prière qu’il avait égaré.—Comment se présentait ce document?—Il était constitué par on papier très fort, large comme., comme la main à peu près.Il était plié quatre fois au moins pour être réduit à deux doigta.—M.le Curé ne vous a pas parlé de ce que contenait le texte?demandai-je.—Non.Il s'est fait expliquer les circonstances de ma découverte et je l'ai conduit au pilier.Il a exa miné la pierre et a murmuré: “Curieux."’ C’est tout oe qu'il a dit —Merci, mademoiselle! sourit le P.Larronde.Votre témoignage nous sera très précieux.Quand la vieille demoiselle nous eut quittés, le Père lança: —Au travail, Octave! Ne perdons pas de temps! Il y a des Ames à sauver.—Mais, Père Larronde.,.—Non, Octave, il n’y a pas de mais.Avez-vous oublié que notre mission c'est notre enquête?Qu'une enquête c’est une marche à la vérité, que donc .—Non, non, protestai-je.Je n'ai rien oublié.Je n'avais rien oublié.Toutefois on comprendra que j’avais quelque peine à me faire à mon nouvel apostolat de détective.Mais que ne ferait-on pas pour le plus grand amour de Dieu?—Gagner du temps, c'est gagner des âmes, disait le P.Larronde en me poussant devant lui.Plus vite nous aurons trouvé le fameux document, plus vite nous avancerons dans notre enquête.—Mais, Père Larronde.ne m’avez-vous pas dit que le document avait été détruit par l’assassin?—Je le suppose fortement, mais je vous ai dit aussi qu'il nous fallait le trouver.—Trouver ce qui n'existe pas! —Non, trouver autre chose qui existe en cherchant le document qui n’existe plus mais qui a existé.Dans une génuflexion un peu accentuée, je fis une oraison ja culatoire à l’Esprit-Saint: “Oh! Science des Sciences, onnez à votre détective novice la force de briser les casse-têtes policiers!” Le P.Larronde, à genoux au pied de l’autel, devait faire monter une pareille supplication, j'imagi ne.Je le vis asses rapidement se relever, s'approcher de mal et me souffler A l’oreille: —Visitez tous les coins et recoins de l’église.Octave! Tant pour permettre ma sanctification personnelle que pour donner toute la valeur à mon sacrifice, j'exécutai les obligations de mon nouveau devoir d'état avec une conscience aussi scrupuleuse que méritoire.Confessionnaux, baptistère, ailes obscures, autels latéraux.chaire, tout fut examiné par les yeux de lynx que me donnait la grâce de Dieu.Je parcourus chaque rang de chaises.Je fouillai, la sacristie de fond en comble; je poussai jusqu'au clocher; je .La tête vacillante, je rejoignis le P.Larronde, dévotement occupé dans une stalle à la récitation de son office.—Rien, lui souffraèje.Il ne leva même pas les yeux de sa pieuse lecture et murmura: —Vous n’avez pas visité le poêle.—Le poêle?Tiens! c’est vrai.J’y courus.J’ouvris sa porte monumentale et, à la lueur de ma torche, j’en examinai l’intérieur.Rien.Je rejoignis une fois de plus le dominicain, mais il se leva sans me laisser le temps de parler.Il marcha délibérément vers le poêle et il me demanda ma torche.Après avoir regardé, il referma la porte, me tendit la torche et fit entendre un léger soupir.—Mon Père, dis-je k mi-voix, je ne pense pas que nous devions poursuivre cette.—La torchel ordonna-t-il, très brusque.Il la saisit, lui fit donner la lumière et la brandit par-dessus le bois d'un de ces “bancs" confortables que les familles nobles se faisaient installer autrefois dans les églises.—Et ça?dit le P.Larronde.—Ça?Je l'avais vu, ça.Ce n'était que quelques méchantes cendres de papier.Des cendres de papier! Mon sang ne fit qu’un tour.—Père Larronde! clamal-je.Père Larronde! pensez-vous.—C’est le document, dit-il très tranquillement Avez-vous jamais vu des fidèles brûler du papier dans les églises!1 Et, se penchant mieux sur les insigne^ débris: ' —En dehors des assassins, bien sûr, murmura-t-il.* * * Un détective, je l’appris durant mon séjour à Boufflers, doit être un homme universel.Je me demandais bien, entre autres, comment le P.Larronde s'y prendrait pour recueillir les fragments cendreux du précieux document.Mais le P.Larronde n'est jamais pris.11 me laissa en planton devant les inappréciables débris et quitta l'église; il reparut dix minutes plus tard en portant deux verres de vitre, qu’il m’avoua ensuite avoir tout simplement diamantés aux carreaux du presbytère — pauvre abbé /erval! S’il avait vu ça!.' Tandis que j’éclairais l’intérieur du banc avec ma fidèle torche, le dominicain entreprit de bizarres manipulations qui aboutirent, par le jeu d’un carton faisant office d’éventail, k faire voleter l'un | après l’autre les fragments légers sur un verre de vitre.Quand ce j fut fait, le Père appliqua délicate- ! ment, avec la précision et le doigté ; d'un chirurgicien cérébral, la seconde vitre sur la première.Nous gagnâmes ensuite la cure, où je pris un petit déjeuner fort frugal, mais bien gagné.Le Père m’expédia ensuite à i Creil faire l'emplette d’un flacon de col'odion et d'une petite seringue à aiguille très fine.J'en revins k midi passé.Le Père m'apprit que rien ne s'était: produit durant mon absence: puis, devant mes yeux curieux, il s'adon-1 na, dans un silence qu'on ne saurait autrement qualifier que de religieux, à de minutieuses occupations de laboratoire pour tirer des restes calcinés l’inaccessible secret de l'abbé Ferval.11 éta la vitre supérieure, projeta doucement sur les cendres du collodion k l’aide de la seringue k fine aiguille, et.je ne sais encore trop ce qu’il fit.Toutes ces opérations se terminèrent per une série de photographies, qu’il tint à développer lui-méine dans le laboratoire d’un photographe de Creil, où je dus le conduire.De retour au presbytère, 11 joua des ciseaux sur les papiers contrastes et, selon les règles du puzzle que je commençais à connaître, il assembla les morceaux découpés pour arriver à en former.un informe document.Je m’émerveillai sur son oeuvre, mais Dieu seul fait des miracles, et ses apôtres n'en font que lorsqu'il plaît k la Providence qu’ils en fassent.Un détective trouve l'introuvable, mais même un détective apôtre ne fait pas forcément des miracles.Je fus bien déçu de voir le résultat de tant d’efforts: une douzaine de mots qu'on devait deviner plutôt que lire; des mots en cendres comme le papier; des mots placés si loin les uns des autres que toute reconstitution du texte tournait très vite k l’acrobatie sur corde molle et à l’extrapolation hautement improbable.Pourquoi le P.Larronde parut-il triompher en apercevant trois lettres?Pourquoi entoura-t-il ces trois lettres avec une large boucle au crayon rouge?Pourquoi négligea-t-il des mots apparemment en- .tiers et tout k fait lisibles pour leur conférer ces trois méchantes petites lettres: R T O ?.' .Tous les détectives ont leurs mystères, me disais-je, et les novices doivent respecter le silence des maîtres.Quand il eut fumé trois pipes devant son oeuvre, pourtant, je me hasardai à lui demander quelle suite il comptait donner k.j'allais écrire la mission, mais la vérité m’oblige k dire que j’exprimai le mot d’enquête.(à suivre) LE SECRET DE L’ABBE FER VAL, par Sylvain Roche, Editions Ouvrières, 224 pages.En vente aux Editions Ouvrières, 1031, rue St-Denis, Montréal, au prix de $1.00 (per la peste: 11.10). 18 MARS 1950 LE FRONT OUVRIER - - PAGE 11 Jf vous paierai votre vitre dé* que Glut-tie m'aura remboursé t Je voua ferai un beau travail, cette foia ! En tout caa, pas plus tard que demain ! De toute façon, je vais le sur veiller ! Cette foia, tu ne m'en feras pas accroire ! A l’oeuvre ! Ne craignes rien, je deviens sérieux ! ' Dépêche toi, je veux fermer ! C'est une affaire payante ! Je vais réaliser un bon profit ! Dans une minute ! Vous avex juste le temps de vider votre caisse ! r> m aho.u «.e*T.ofr Je veux être certain que la vitre est bien en place ! Vous êtes satisfait ?Payez moi alors! Hé! Empêche la de tomber! Juste à temps ! Ouf ! l'n ouvrage à moitié fait ! Vous êtes bien soupçonneux J’ai dû oublier de la bloquer dans le haut ! Donner-moi mes outils ! Je vais arranger cela ! « Si je ne te donne pas tes outils, tu levras soutenir cette vitre toute la mit, n’est-ce pas?Cessex de marmotter et donnez-moi mes outils! as® A demain, petit pares seux, vaurien ! p\f>( Vous n'avei pas le droit de me faire PAGI 12 LE FRONT OUVRIER 18 MARS 1950 La femme et la vie Coudre des boutons deviendrait-il un métier Tout dernièrement, j'ai commencé s travailler cher un teinturier nettoyeur.Mon travail est assez insignifiant en lui-même; il consiste a recoudre les boutons de fantaisie aux robes et manteaux qui viennent d'être nettoyés, ainsi qu'a nprendre les coutures et bords partiellement défaits.tomme dans la plupart des établissements semblables, les employ ees changent assez souvent.Je suis chargée de l’initiation des nouvelles venues à ce travail.A vingt-cinq ans, c'était mon premier emploi; j’avais toujours travaille à la maison avant cela.J'étais plutôt timide et je me trouvais un peu à la gêne en face de toutes mes compagnes déjà habituées à la vie de travail.Un jour, une nouvelle employee arrive Comme je devais l'initier je lui demande si elle savait coudre des boutons Je l’ai insultée avec ma question.Pourtant en la regardant travailler, j'ai quelle n’avait aucune pratique de ce léger travail et qu'elle lac complissait assez mal.Je ne pouvais comprendre qu'une future femme de maison et mère de famille ne puisse accomplir un travail semblable.Dés son jeune âge.une jeune fille devrait être au moins capable de poser un bouton.A plusieurs autres, même à une jeune maman, U m'a fallu enseigner la manière de poser un boulon et de reprendre adroitement une petite couture.En initiant ces jeunes filles et en leur enseignant ces ouvrages féminins, je me disais qu'elles ne devaient pas en connaitre long dans la tenue d une maison.Si elles ne savent même pas coudre un bouton et faire une petite couture, elles ne doivent pas davantage être cuisinière.Quelles sortes de femmes seront-elles plus tard ?St les mamans d'aujourd'hui sa vaient se faire aider et ne pas gaspiller leurs filles en faisant tout le travail dans 1a maison, elles ren draient un très grand service à leurs filles.Elles les prépareraient d une façon agréable et profitable à leur futur metier de maitresse de maison.Elles leur prépareraient un plus bel avenir.Les jeunes hommes sérieux sont toujours intéressés de savoir que leur future épouse connait quel que chose dans l'art de tenir une maison, qu elle sait coudre, faire à manger.Leur* enfants ne seront pas habillés uniquement avec du linge acheté tout fait, et ils ne mangeront pas rien que des aliments en conserves.Par expérience.Je peux dire vu I que faire sa couture et préparer “ des aliments frais demande plus de trouble que d’acheter tout fait ou tout cuit, mais il me semble qu'il vaut la peine de se donner ce trouble quand on sait qu’il en coûte à moitié moins cher d’en agir ainsi.En ces temps où tout coûte si cher, il est de première importance de savoir coudre et d'ètre cuisinière Les futures mamans devraient y peaser et se préparer en conséquence Les mamans actuelles devraient aider leurs jeunes filles dans re sens Sans un effort de ce côté, bien des jeunes filles se marieront et ne sauro'nt meme pas coudre un bouton.C.CHARRON FACE À LA VIE Jl'METTE MOTTET, 1429, Bishop, appartement 7, Montréal, publie en cette page, pour la somme de S0.35 une analyse de votre écriture.Elle répondra directement A votre adresse et d’une façon détaillée pour la somme de UN DOLLAR.Depuis plusieurs années les jeunes filles doivent travailler à l'extérieur.Jadis c'était le petit nombre qui devait le faire.Mais en face du coût élevé de la vie, les jeunes filles doivent aider leura parents à subvenir aux besoins de la famille.Le salaire du père n'est plus suffisant pour élever digne-men sea enfants et leur donner un minimum d'éducation physique et intellectuelle.Les jeunes filles doivent donc travailler, et souvent dès l’âge de 14 ans.Les emplois sont multiples et lea salaires aussi.Il est donc important de savoir choisir pour I obtenir un emploi où les conditions de travail sont bonnes et le salaire également.Ce qui m'a invité à vous parler de cette question c'est cette réflexion que j’entendais: "Pas besoin d'en apprendre ben gros, au travail, pour nous les filles.On va se marier un Jour et ce qui compte c’est de savoir tenir une maison, reconnaissez la bonté, puissiez-vous trouver la for mule désirée.GAGNEZ DE L’ARGENT à do tnicile.Faites de l’argent à temps complet ou partiel: apprenez à faire des bonbons à la maison: gagnez en apprenant.Premier outillage fourni gratui tement: Cours par correspon dance.Institut National de Con fiserte Enrg., bureau de poste Delorimier.rase 152, Montréal.Trousseaux de baptême, brodés prêts à porter, 515 en montant.Parures de lingerie et voiles de mariées, falls sur commande.Modèles exclusifs.Prix modérés.RAOUL VENNAT ENRG.3772, rue ST-DENIS Tél.LAncaster 1129 ¦O A ^ * / cà-, “M - JjUV R 1 € R €5 Service de librairie de la J.O.C.1937, rue St-Denis Montréal (11) LA.4131 R*p r Ment at ion* : Editions Oiulèm ér Parte.Kronomié et Humanism* A la découverte de L'AMOUR JEUNESSE QUI S'EPANOUIT éducation sexuelle des jeunes par le Dr Jouvenroux SO.uO (par la poste: 5é.7é) QUAND L'AMOUR S'EVEILLE Comment parler aux adolescentes par Myriam Dominique S0.60 (par la poste : $0.70) GRANDEUR ET DISCIPLINE DE L'AMOUR par C.Bordet préparé à l’intention des jeunes travailleurs chrétiens • 50.25 (par la poste: 50.30) (10e volume du Nénuphar) FEMMES ET FILLES DEMANDEES Faites de l'argent sans effort Nouveauté Ângéline de Montbrun par LAURE ( 0,\A\ Tout de fantaisie qu'il est, un livre comme Angéline de Montbrun ne saurait s écrire sans des études opiniitres.La pensée en est trop relevée, le style trop choisi! Sans dessein prémédité, par cette intuition naturelle aux intelligences de son sexe, l’auteur a deviné le genre de roman moderne qui en a fait la supériorité; l’étude plus achevée des caractères et des situstions.l'analyse d’une âme.la perfection de la forme se déployant au milieu des événements les plus simples, et tout cela sans rien du fracas, et des grandes intrigues qui caractérisent l’ancienne manière.192 pages : $190 (par la poste: $1 65) DANS LA MEME COLLECTION Dana votre localité et aux environs sans même vous déranger.Ecrives dès .D Casier 65 Station “R aujourd’hui M.r.Montréal t.Manaud.¦¦Ilrcdtunr, F.-A.Savant ll.tl P*dala« Kmile Nelilgan (édition da luxai ______ t.M S.Faraatlara at Vojragaara, J.-C.Taché .l.Ji 4.Laa lamia da Grand Panama.I.-F.Daarnaiara l.j| *.Mafia Chapdalaina, Loula HémoO ______ 1.ZI AJautat !# aux porte couleurs du Canadien Jr.Quoiqu'il en suit les nôtres ont force le Canadien Ji à la limite cai ils ont joue U parties dans une série des plus épuisantes pour les 2 équipes.Avant la partie disputée au 3-Jtivicies un groupe d'admirateurs oui présenté a Gérard "Bantam” Faquin un magnifique sac de voyage ainsi qu'une bourse alléchante Paquin a fait grandement honneui a ceux qui lui avaient fait ce present en scorant 1 franc but en plu* d obtenir 2 assistances.Tel que prévu les Citadelles de Québec passeront en finale et ren contreront le vainqueur de la série C’anadlen-Reds Sans les services j de Geoffrion le National n'était pas capable de l'emporter à moins de surprises.Dans la série Reds vs Canadiens, les Reds ont compté 39 buts contre 30 pour le Canadien Jr Comme, les Reds ont enregistré 10 francs buts de plus que le Canadien Jr dans cette série ils auraient pu aussi bien l'emporter, mais le sort a favorisé le Canadien Nous reviendrons sur cette série.ELMER LACH Ces deux vétérans sont encore d'utiles joueurs «le centre.Billy Reav a permis au Canadien d'annuler à Détroit 1 à 1, jeudi dernier, tandis que Lach a obtenu un but | et deux assistances dans la partie de samedi soir dernier contre le I Boston au Forum.Malheureuse-I ment Lach s'est blessé dans cette partie et n'a pu participer à la I joute du lendemain à New-York.Ils succombent devant la puissante mochine du Canadien Jr.— Une épuisante sérlq où las compteurs des T.-Rivières ont mieux figuré que las vainqueurs.j.A PIGEON Enrg.I kiM ri % ll»e11 Pigeon, prop.VAI.ISRS — 8UOCNRK ot A Kl 11'LES DR CT IK I hiissurrs ''Slater" pisui hommes i ordonnons moderne •iv rue U « llinRl.iu-.Nord.Sherbrooke Tél.1239 18 MARS 1950 LE FRONT OUVRIER RAGE 15 LES CITADELLES EN FINALE Leur élimination an 4 joutas du National a grandement impressionné — Incident survenu lors de la dernière jouta à Québec — Télégramme de Gaoffrion QUEBEC.13 (DNC) — Plus de 13,000 amateurs enthousiasmés ont vu Jean Béliveau réussir son 5e tour du chapeau (en 7 parties de détail) pour conduire les Citadelles à un gain de 6 A 5, samedi soir au Colisée de Québec, aux dépens du National de Montréal.Cette partie a nécessité une période supplémentaire.Les vaillants équipiers de Pete Martin se sont ralliés superbement pour éliminer les combattifs gars de la Palestre en 4 parties consécutives.Ils ont eu raison d’une équipe “paquetée”, d’une équipe grandement favorite, d'une équipe qui avait pour mission de garder la coupe Memorial dans les bureaux du Ft>rum.Par JEAN POIRIER M.Selke connaissait mal nos Citadelle*.Ceux cl ont affiché une ténacité et un courage digne* de* plus grandi éloges pour en arriver à ce triomphe.Le National a quelque peu déçu ses partisans, cela probablement à cause d’un piètre esprit combattit, de la lourde perte de Bernard Geoffrion et d’un mauvais équilibre du club.Seuls Geoffrion et Smith étaient des compteurs réguliers.Erception faite de la dernière Joute, les Citadelles ont affiché une supériorité marquée tant à l’offensive qu’à la défensive.La dernière Joute a également été la plus excitante de la saison diet les Juniors.N’en déplaise à notre confrère de la ’’Patrie", Jean Béliveau est le meilleur Joueur de hockey Jr au pays.Sa tenue dans cette semifinale devrait l’en convaincre Ce joueur a eu de la publicité et il en aura encore Même ceux qui l’ont déjà critiqué devront probablement le féliciter à nouveau quand la série finale Canadiens-Citadelles sera terminée.Nous regrettons l’incident survenu lors de la dernière partie ici contre le National, alors qu’un partisan fanatique lança un 40 onces sur la patinoire, atteignant malheureusement le joueur de dé- fense Rousseau.Toutefois, R.Mer cier dépêcha 3 médecins examiner le brillant joueur de la Palestre, qui revint sur la glace serrer la main des Citadelles Heureusement Rousseau put s'en tirer indemne.Encore une fois, de telles scènes sont extrêmement regrettables où qu elles se produisent.Il nous fait plaisir de pouvoir annoncer toutefois, que ce spectateur a été arrêté et qu'il écopera probablement d’une bonne amende.Nous espérons qu’à l’étranger l'on voudra bien ne pas juger notre population par cette malheureuse exception.A l'issue de la joute dont le sort venait d'être scellé per Béliveau, les 2 clubs se sont mutuellement félicités sur la glace.Les mots nous manquent pour décrire la joie ex-hubérante de cette foule en délire.Jean Béliveau était le sujet de toutes les conversations et si des élections avalent lieu à la mairie aujourd'hui et que Bill fut sur les rangs, nous gageons qu'il serait dlu.En marge des séries.Avant leur 2e partie, tous les joueurs des Citadelles se sont rendus à l'hôpital Western pour rendre visite au fameux ailier droit du National, Bernard Geoffrion.Cette marque de sympathie a vivement impressionné Bernard.Les Citadelles ont encouragé "Boom Boom” puis ils se sont rendus au Forum Ottawa trop expérimenté pour les Saguenéens?(por ALEC GAGNON) déclasser le National devant 12,000 amateurs.Les nôtres ont prouvé qu’ils possédaient une équipe bien balancée en ayant raison du Na tional, sans les services de Béliveau, Laliberté et Dubeau.Pete Martin s’est avéré bon stratégis-te.C’est la 2e fois que les Citadelles rencontrent le National dans les séries éliminatoires, et pour la deuxième fois il est sorti vainqueur.Les clubs-ferme des Citadelles dans les catégories Bantam, Juvénile et Junior B ont remporté les championnats de leurs ligues .Parlons des assistances pour la série National-Citadelles.1ère partie à Québec: 9,000 personnes; 2e partie à Montréal: 12,000; 3e partie à Montréal 7,000; et 4e partie à Québec 13,000.Avant la 4e partie à Québec, Byrne a lu aux Joueurs des ( itadelles le télégramme suivant reçu de Bernard Geoffrion; ’’Visite très appréciée.Bonne chance!”.,.Les grandes vedettes de la série: Béliveau et Brodeur „ Les Citadelles qui n'ont pas grsnd’rhose, d'après M.Sarault, rencontreront maintenant les Canadiens.Ceux-ci sont une puissante équipe et la série sera contestée.Dans la métropole, l'on favorise les Canadiens, et dans la vieille capitale, les amateurs ont confiance en leurs protégés.OTTAWA.13 (DNC)—Au mo ment où nous écrivons ces lignes, Ottawa mène par deux victoires à une sur les Saguenéens.mais nous noyons que lorsque nos lecteurs .lurent lu ces lignes, les nôtres liront gagné la série.Le Chicoutimi, toutefois, qui avait fait bien piètre figure dans certaines joutes à l'Auditorium, s’est affirmé un formidable adversaire jusqu'ici pour les nôtres.Ceux-ci ont cependant trop d'expérience pour les jeunes "Chics" et ils devraient l'emporter.Nous avons remarqué durant la ] saison le jeu de Cabana et des ! Smrke, et voici ce que nous pen, sons de ces étoiles de la ville du Saguenay.Lou et Stan sont de très habiles manieurs de bâton et ils ont un coup de patin merveilleux, mais une défense adversaire n'a pas beaucoup de peine à les mettre en échec, car ceux-ci s’occupent trop exclusivement de la rondelle.Pas moins de six fois, samedi dernier, on a vu Lou se faire mettre en échec royalement par Copp.Stan est un peu mieux sous ce rapport, mais lui aussi en a encore à apprendre dans ce do- Chicoutimi éliminé après avoir donné la frousse aux Sénateurs Pour une équipe de première année dans un circuit du calibreO du groupe senior du Québec, les Saguenéens de Chicoutimi ont fait sentir leur présence, bien qu'ils soient aujourd’hui éliminés.Les Saguenéens avaient donné la frousse aux champions canadiens les Sénateurs d'Ottawa, dans la série quart-finale de I dans 5, mais les Outaouais leur ont donné le coup de grace, mardi, devant 7,009 spectateurs à l’Auditorium de la Capitale.Le vétéran George Greene aurait suffi pour donner la victoire aux Sénateurs.Il enfila deux buts de façon spectaculaire à la première période et les champions ne perdirent plus leur avance par la suite.Le clan noir-blanc-rouge a donc éliminé les Saguenéens en gagnant trois parties sur sa propre glace.maine.A part cela, ce sont de liés >ons joueurs.Cabana, lui, sait éviter les mies-en-échec, mais il est un peu rop individualiste.Deux buta certains ont été manqués, samedi dernier, pour cette raison Le joueur qui nous a le plus impressionné a été Murphy qui • est grandement amélioré et qui deviendra sûrement une étoile s’il s'en donne véritablement la peine Fraser est aussi pour les nôtres celui qui s'est le plus signalé depuis quelques semaines.Souda.’* tons que ce ne soit pas le citant du cygne au terme d'une belle carrière.Dagenais a aussi prouvé sa valeur en enregistrant deux outs, samedi.Brins de rien .Les Rocketa d’Inkennan sont grands favoris pour remporter les honneurs du lunior "B” de la région.I.es amateurs du "grunt and groan” (lutte) ont vu Yukon Eric à l’oeuvre, jeudi dernier.C'est un gaillard d use force herculéenne.Merci pour les félicitations pour notre article sur le junior dans la région .ijuand Hull aura son aréna.nous turons une équipe dans la ligue Junior et alors nous pourrotu écrire sur le Junior.La punition douteuse à Roland Morrisseau, alors qu’il restait moins de 3 minutes de jeu dans la 3e période, a permis aux Sénateurs d’égaler le pointage, alors que les Chics menaient par 5 à 3.Fraser fut sensationnel à le deuxième période, alors que les Saguenéens, avec Gerry Cabana, Lou Smrke et Claude Robert comme vedettes, déclenchèrent une offensive endiablée.Fraser fit des arrêts presque impossibles durant une couple de minutes bien remplies.Si Chicoutimi avait pu compter durant ces assauts, toute la partie aurait été changée.On sait que les deux clubs ont établi un record jeudi dernier, en jouant une partie de 140 minutes LOOKS UK CIII.TIRE PHt SIQI E PAH COR KKSPONUAME Lorsque le président Slater ordon na d’arrêter le jeu, vers 2 h.10 du matin, les joueurs étaient toui ai fatigués qu'ils n’étaient plus capa blés de diriger un seul dur lancer sur les gardiens Fraser et Murphy.Au cours de ce marathon, nous avons vu deux tours de chapeau par Hellyer et Stan Smrke.Murphy bloqua 81 lancers et Fraser 49 Les arbitres ont paru injustes et les spectateurs le leur ont fait un peu voir.441 Vouléi-voBi do venir an Mnla, forta at maarléa.arrivai uni tardar an incluant 25c paur raravair un dépliant llluBtré ainai fu’ui numéro apéclman da lu rtma “Santé at Dévatappamant Ph y ligua".ADRIEN GAGNON HH BV H .tort.Jacqaie Leclelr Sherbrooke fort confiant de triompher des Royaux Le série ne se rendrait pas à la limita.— Plante, McNeil et Cox, en vedette pour la Montréal.— Belle tenue du jeune Pépin, des Reds.(par PAT ROY) SHERBROOKE.14 (DNC) — Les parties décisives de la série Royal vs Sherbrooke stront disputées samedi, à Sherbrooke, ou dimanche, à Montréal; ri toutefois une septième partie est requise, elle aura lieu lundi à sherbrooke.Mais nous ne croyons pas que la chose soit néc-^saire Le Royal gagnera peut-être une autre partie, mais Sherbrooke l'emportera dans les autres.Actuellement les d»ux équipes sont sur un pied d’égalité avec une victoire chacune La première partie à Sherbrooke (ut des plus enlevantes, même si Sherbrooke a dominé à peu près tout le temps.Plante eut 42 arrêts à effectuer contre seulement 13 pour Leclerc.Les étoiles des Royaux dans ces deux Joutes ont été sans contredit Plante, Dugger McNeil et Howie Cox.Sans eux, le score aurait été plus élevé à Sherbrooke et les nôtres l'auraient peut-être emporté dans la métropole.Pour Sher- La participation.(Suite page t) vriers et des fils d'ouvriers sont envoyés à des écoles spécialisées où ils peuvent s’initier aux problèmes d’administration industrielle.FIN HUMAINE DU TRAVAIL Le conférencier termina en par tant de la finalité humaine du travail.“C’est l’ouvrier qu’il faut associer de plus en plus dans l'entreprise, afin que la finalité humaine du travail soit mise en évidence dans la production de chaque utilité économique.U faut ouvrir les yeux sur ce point.Il faut surtout ouvrir les yeux de l'employeur avant qu'il ne soit trop tard.Il faut imiter les autres pays, entre autres, la France et la Belgique, dana ce que les nouvelles formules qu’on y met à l'essai peuvent avoir de bon".BOB DIGl'ER, qui forme avec Phil Desjardins et Robert Fortin un excellent trio pour le Hull Volant senior.Ce club dispute présen tentent une dure série contre le CARC.brooke, tous les joueurs ont brillé, mais Adjutor Côté fut de nouveau le no 1 des nôtres.Chose à souligner, toutefois, et qui prouve bien que noire équipe est bien balancée, aucun des Joueurs n'a obtenu plus d'un des 7 buis comptés contre le Royal dans les deux parties.Paul Leclerc, notre habile cerbère, a eu son 3e lancer de punition à bloquer, dimanche à Montréal, contrairement à ce qu’a annoncé un journaliste de la métropole.Le premier avait été contre Herbie Carnegie des As, le 2e contre Buchanan du Shawinigan et le 3e par Knutson du Royal Ce dernier a été le seul à la prendre en défaut Jusqu'ici en de telles circonstances.Knutson, cul a été choisi alors par Cats lin de préférence à d'autres vétérans moins nerveux, a prouvé.une fois de plus, qu’il est une des meilleures recrues de la saison.A la suite des événements qui se sont produits un peu partout, le président Slater et M Azarie Choquette devront être d’une sévérité extrême, afin qu’il n’arrive pas d’accidents regrettables aux (Suite à la page 14) Automobilistes, voici ' l'R raaaawalata spécial antidérapant pour root# H'hivar voua évitera don irrtdanta at la troubla da mettra at d'anlavat loa chaîna* à tau tôt orraeionn.FAITES RECHAPER VOS VIEUX PNEl'S OUVRAGE GARANTI SERVICE RAPIDE Nous vendons les meilleures marques de pneus neufs et de chambres à air.SERVICE DE PNEUS STADIUM Liée 1871 avenue DELORIMIER (Montréal).— Tél.FA.1177 Alfred TURCOTTE, président 5 PAGE 1$ LE FRONT OUVRIER 18 MARS 1950 2 te Acandale 4e la publicité 4ahA l afâaire Bergman - Rossellini On a I habitude de dire que lea gens qui fraient dans le monde ou cinéma sont sans moeurs ni morale.Bien que l’on ait tort de généraliser, de croire que tous les ar^stes de cinéma n'ont aucun principe, il n'en demeure pas moms qua beaucoup de studios -ont de vastes b.Ce serait s associer à un puritanisme coupable que de cacher la vérité ou même de la déformer, dans une affaire qui a donné lieu à des commentaires plus ou moins hypocrites.Kt de la part de qui, je vou.< le demande un peu ?De ceux là même qui auraient eu toutes tes raisons du mondé de sc taire.Sou* la pluine de Claude Rolland, “Ciné-Digest" rapporte pour la seule année de 1949 au delà de cent divorces chez les ;rns de cinéma.“En montant sur une scène, conclut Rolland, en jouant pour des spectateurs, un comédien doit accepter de ne p>* se donner en représentation à la ville.C'est la rançon du métier, un métier qui apporte assez de joie poui ne pas être «ouillé, .Les dieux sont des dieux.Et l'on ne peut avoir de pitié nur les dieux qui ne respectent pas leur mission." Ce sont en effe' des acteurs de cet acabit qui se sont opposés i la representation de Stromboli aux Etats-Unis, le film de Roberto Rossellini dont Ingrid Bergman est la principale vedette, -ous le prétexte que ce film était le fruit du mal, du vice et de tout ce que l'on voudra Je ne saurais certes admettre la conduite Je Bergman et de Rossellini que je réprouve en tant que chrétien.Mais à égale situation, je préfère de beaucoup les gens francs i ix vulgaires histrions; Bergman, elle au moins, a eu le courage d'avoir son enfant.On voit trop souvent la paille qu’il y a dans l'oeil du voisin.i,»ns s'apercevoir de la poutre qu on a dans le sien.Les Ktatsuniens intelligents ont fini par admettre Stromboli -liez eux.La publicité, s’est emparée de la chose et a mis en oranle une immense et scandaleuse campagne d'opinion au sujet Je ee film.On s est servi de la situation irrégulière de Bergman et de Rossellini pour attirer les gens crédules au moyen d’une publicité frauduleuse et immorale Sur des affiches on pouvait lire, paraît-il, des phrases comme celles-ci: “Venez voir le film qui a tonne naissance à un amour passionné.”; “A l'affiche, le film du oéché", etc.Cela peut se passeï, je crois, de tout commentaire.Cela aussi nous donne une leçon; il faut se mefier de la publicité en général, et de la publicité cinématographique en particulier.Cela plaide en faveur de la création d'une critique indépendante qui, malheureusement ne se rencontre pas tellement sou-•.ent en ce pays.Jacques Giraldeau Referendum (Dernière semaine) 0 1— Allez vous au cinéma régulièrement toutes les se moines ?.2— Avez vous été voir SERAPHIN ?.3— Si oui, pourquoi ?ai Pour voir ce QU'AVAIENT L'AIR sur l'écran Séraphin ou Donoldo ?.bi Parce que c'était un film canadien ?.cl Par simple curiosité P .d> Par hasard?.4— Selon vous, SERAPHIN est-il un BON film (pas au point de vue moral, mais cinématographique* ?.Si oui ou si non, pourquoi P :u LE wr Ouverts de 9 h.30 à 5 h.30 somedi comprit Ouverts jutqu'o 9 h.vendredi soir RAYONS D'ECONOMIES DUPUIS SOUS-SOL Complets 3 pièces pour bambins de 6 o 10 ons Spécial au sous-sol d'économie 9 .50 Jolis complets de coupe confortable et de belle confection en tweed de laine brun, bleu sarcelle, gris-vert, beige uni ou à carreaux.Veston croisé, une culotte courte et une culotte d’équitation (breeches).Pour la première communion COMPLETS serge marine Un achat spécial permet le bas prix spécial 13 .95 ÎUÉBEC Confection soignée en serge bleu marine tout laine.Veston croisé • avec une culotte courte aux genoux et une culotte genre équitation (breeches).Pour garçons de 6 à 10 ans DUPUIS — Au sous-sol d’économies (Qupiiîs ¦ fimiv / 9 jwiznn RAYMOND DUPUIS, prc-i.dcnl ' A J DUCAL vice pics.dent
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