Le front ouvrier, 1 mars 1950, samedi 25 mars 1950
“("est l’Eglise qui puise dans l'Evangile des doctrines capables soit de mettre fin au conflit, soit au moins de l’adoucir, en lui enlevant tout ce qu’il y a d’âpreté et d'aigreur, l’Eglise qui ne se contente pas d’éclairer l’esprit de ses enseignements, mais s'efforce encore de conformer à ceui-ci la vie et les moeurs de chacun, l’Eglise qui, par une foule d’institutions éminemment bienfaisantes, tend à améliorer le sort des classes pau vres.” RERUM NOVARIM VOL.6, NO 17 MSÎ* U FRONT POUR UN MONDE OUVRIER PLUS CHRETIEN JOURNAL HEBDOMADAIRE | I» r~ ^ le numéro n -*c: t, r> c'y r c l j.ta il c- en >» -J r •>» • r -so n » i s et administration: 1037, St-Denis, Montréal Publié è Ottawa.25 MARS 1950 L’EGLISE DEFEND LE TRAVAILLEUR L'Eglise tout en demandant au travailleur de prendre sa condition en patience ne lui commande pas n'importe quelle soumission - Elle a toujours pris la défense du faible - En France par exemple, "les ouvriers, déclare Mgr Théas, évêque de Tarbes et Lourdes, se tournent maintenant vers l'Eglise, dans l'espoir qu'Elle puisse leur venir en aide".—Ecouta ! J’en al assez des sermons à l’église sans que tu viennes me bàdrer avec tes histoires ! Si on suivait toujours ee que l’on nous prêche à l’église.Il faudrait se laisser écorcher vif sous le prétexte qu’il nous faut aimer notre prochain ! —Tu te trompes, Ernest ! S’il y a quelqu’un dans le monde qui a pris la part de l’ouvrier, l’a protéger, l’a formé, c’est bien l’Eglise ! —Oui ! Sans doute avec des sermons sur les délices de l’au-delà pour ceux qui sont des damnés sur la terre ! Ca me suffit ! \fl JUSTICE A CHARITÉ Joint cos de dicter les devoirs —Pardon î L’Eglise ne se borne pas à enseigner la patience au travailleur.Sans doute qu’elle l’y invite en attendant que la situation s’améliore, mais elle n’a jamais cessé de réclamer pour l’ouvrier sa juste part des biens de ce monde.Elle n’a jamais cessé non plus, de /appeler aux riches qu’ils doivent faire part de leur superflu à leurs frères dans le besoin.—Mais de quoi se mêle l’Eglise d’intervenir ainsi dans nos affaires ?La place des curés, c’est à l’Eglise et dans leurs presbytères pour répondre à ceux qui ont besoin de leurs secours spirituels .’’ Le reste de la phrase se perdit alors que mes deux copains sautèrent dans leur tramway à la sortie de l’usine.A mon retour, Je me pris à songer qu’il y avait une foule de catholiques qui établissent une démarcation complète entre la religion et leur vie quotidienne.A PROPOS DE GREVE Est-Il vrai, par exemple que l’Eglise se désintéresse du sort des travailleurs et que, seuls, quelques prêtres-ouvriers se font les propagandistes d’une doctrine sociale au nom de l’Eglise ?Qu’Il nous suffise de rappeler deux simples faits qui contredisent cette assertion: Le premier se rapporte à la grève d’Asbestos.N’a-t-on pas entendu alors l’archevêque de Montréal, Son Excellence Mgr Charbonneau, s’écrier en pleine église Notre-Dame, que lorsqu’il y a conspiration pour écraser la classe ouvrière, c’est du devoir de l’Eglise de protester.On se rappelle que dans toutes les paroisses du diocèse, des collectes publiques furent faites aux églises pour venir en aide aux mineurs affamés par des patrons sans entrailles.L’autre fait est plus récent.Au début de 1950, plusieurs patrons ont fermé leurs usines (lockout) pour ne pu accorder d’augmentation de salaire en France.Son Excellence Mgr Théas, évêque de Tarbes et Lourdes, de constater: “Nous assistons présentement, dans bien des milieux, à une offensive renouvelée de la part du capitalisme égoïste”.LES OUVRIERS SE TOURNENT VERS L’EGLISE Mgr Théas, qui a acquis une réputation mondiale durant la guerre par ses sorties contre les nazis et le régime de Vichy et qui fut plusieurs mois prisonnier des Allemands, a attribué la plus grande partie du blâme aux patrons: “Dans les circonstances actuelles, une bonne partie de la classe ouvrière doit endurer de grandes privations.Nous assistons en divers milieux à une reprise de l’offensive capitaliste.Après avoir attendu l’heure de sa libération, après avoir cru à la marche ascendante de la classe ouvrière, et après avoir espéré qu’il pourrait enfin exercer une certaine influence au sein des organismes économiques et sociaux de son pays, l’ouvrier se sent maintenant repoussé, malmené et exploité”.Dans un appel pour aider les ouvriers, il disait au clergé de son diocèse: “cette crise présente un nouvel aspect: les ouvriers se tournent maintenant vers l’Eglise, dans l’espoir qu’Elle puisse leur venir en aide”.C’EST L’AFFAIRE DE L’EGLISE Certains diront que ce n’est pas l’affaire de l’Eglise d’intervenir dans des disputes économiques.Us se trompent.Au contraire, affirme Pie XI reprenant une affirmation de Léon XIII: “Nous avons le droit et le devoir de Nous prononcer avec une souveraine autorité sur les problèmes économiques et sociaux”.“Il y aurait erreur, de continuer Pie XI d’affirmer que (l’ordre économique) ne dépend en aucune manière de (l’ordre moral).’’ Ce droit de l’Eglise lui vient du droit de se prononcer sur toute question.Le protestantisme a ouvert la bataille de l’Eglise sur le champ de la religion, de la doctrine en faisant du Credo une affaire “d’opinion”.Depuis l’avènement du capitalisme, l’autorité de l’Eglise est combattue sur le terrain de la moralité parce que le capitalisme a fait des 10 commandements de Dieu une "affaire d’opinion”.C’est pour cette raison que des catholiques qui vivent *40ftVAU)> PfîéOlCATiOflJ tN5 mu TiOcss .oc CMAR«re O exe Activité Spirituelle et temporelle 1!Eglise nous montre notre devoir Oh doit respecter b parole donnée dans une atmosphère capitaliste répugnent d’admettre le magistère de l’Eglise dans le domain* économique.TEMOIGNAGE D’UN ECONOMISTE PROTESTANT John Maurice Clark, un éminent économiste américain comprend bien toutes les difficultés de l’Eglise qui veut Introduire des principes de morale chrétienne dans les affaires.Il écrit: “L’Eglise fait face à une tâche difficile en asseyant de réintroduire des principes de morale dans une structure économique qui est fermement établie et qui a grandi depuis quelque 170 ans sans se soucier de la morale”.Le capitalisme moderne Ignore à ce point les principes de la morale chrétienne que le “Juste salaire” est chose inconnue, que les prix sont fixés de façon à réaliser le plus grand profit possible et que l’homme qui "réussit”, c’est celui qui se fait une fortune dans le moins de temps possible.IGNORANCE VOLONTAIRE On ne peut plus plaider ignorance aujourd’hui: l’Eglise par la voix de ses pontifes: Léon XIII, Pie XI, Pie XII, a énoncé une doctrine claire, précise sur la question sociale.Les encycliques papales sont en vente partout; des contingents de sociologues.de prêtres s’efforcent de l’expliquer et de la faire entendre au monde; de nombreux mouvements spécialisés travaillent au relèvement du prolétariat en s’inspirant de la doctrine sociale de l’Eglise, en présentant des "solutions fondées sur la Justice sociale, la charité, exprimées non seulement par des paroles mais par des actes”.Sans doute qu’il y a encore des hommes qui, tout en se disant catholiques, en se réclamant même de son enseignement social, se parent de la doctrine pour cacher leurs “exactions" comme le dit Pie XI, afin de repousser les réclamations justifiées des ouvriers.Mais l'Eglise réprouve cette attitude de certains patrons: et c’est justement à cause d'eux que l’Eglise est souvent accusée de prendre le parti des riches et de n’avoir aucune sollicitude pour les déshérités."Aiparence fausse et accusation calomnieuse, toute l’histoire de l'Eglise en fournit la preuve ! " dit Pie XL Pour vous convaincre, chez vous, ce soir, Usez un peu les encycliques I PAGE 2 LE FRONT OUVRIER 25 MARS 1950 La montée douloureuse des jeunes travailleurs Le Young Catholic Worker, un bulletin qui « adresse aux jeunes travailleurs catholiques de Chicago, raconte ainsi la déchéance de plusieurs jeunes travailleurs qui ne trouvent plus à s’embaucher: "Acte 1—Pendant les deux premières semaines de son chômage Johnny achète les journaux et parcourt les annonces classées; appelle de ses amis pour leur demander s'ils ne connaissent pas un endroit où il pourrait s'embaucher.Il bat le pavé du matin au soir en quête de travail.Acte 2—La mère de Johnny commence à lui dire son fait; famille le boude à cause de sa condition de chômeur.Il commence à emprunter quelqu'argent de ses amis.Après avoir cherché du tttvail dans la matinée, probablement qu’il s’en va au cinéma pendant l’après-midi.Acte 3—Finalement Johnny rencontre deux ou trois types du voisinage qui sont aussi sans travail.Ils vont se rencontrer autour d'une table de billard ou dans une taverne pour discuter entre eux de la "dùreté des temps’’ Morale: Une société qui permet un tel abrutissement qui finit souvent par la perversion se condamne elle-même.Et elle disparaîtrait en peu de temps s’il ne se trouvait sur la route de ces jeunes désemparés de ces mouvements divers et «courageux qui prennent leurs responsabilités et qui veulent sauver ce qu’il y a encore de bon chez l'homme.C’est justement le cas de la J.O.C.qui tend la main aux jeunes travailleurs désemparés pour les remettre sur le bon chemin.C’est dommage, tout de même.qq|on ne sache pas reconnaître tous ces bienfaits en certains milieux! Ouvrier, aide-toi toi ‘-même! A une récente assemblée du Conseil syndical de Chicoutimi les officiers ont étudié les problèmes financiers de leurs syndicats.Les ouvriers reconnaissent, en général, que le syndicat les protège, les défend, négocie pour eux des contrats avantageux, mais souvent cette reconnaissance reste toute verbale et ne s'exprime pas dans les agis sements des syndiqués.On tire l'oreille poui payer ses cotisations, on néglige d’assister aux assemblées, on n’écoute pas les directives.C’est un réel problème et un grand mal.Le syndicat a besoin de l'appui financier et moral des membres.Comment tenir en branle une organisation si on ne se donne pas la peine de la Soutenir ?Comment revendiquer avec force quand les syndiqués laissent tout le poids du fardeau au> officiers du syndicat ?Comment agir d’une façon ordonnée, exercer les pressions qui s’imposent si 1 on n assiste pas aux assemblées, si on ne prend pas les directives ?Les premiers apôtres des ouvriers seront des ouvriers”, dit Pie XI.Comment espérer un changement de l’ordre social si les prin cipaux intéressés, les ouvriers, attendent des autres un gâteau tout cuit ?11 faut que tous mettent la main à la pâte, que tous exercent une action commune que tous les efforts soient tendus vers un même but pour réussir une entreprise collective.Le salut de la classe ouvrière ne saurait être obtenu autrement.Ouvrier, aide-toi, toi même ! et il La semaine de 5 jours pour les employés du téléphone du Saguenay Le Syndicat National des em-1 ne de travail de cinq jours ployés du Téléphone du Saguenay 'est à espérer que cet exemple sera et du Lac St-Jean vient de signer suivi dans bien d’autres entrepri-un beau contrat avec la compagnie ses.La chose s'imposera d’autant du Téléphone Saguenay Québec.plus qu’avec toutes les améliora Il a obtenu pour tous les em-ltions qui se font dans l'orgamsa-ployés du réseau la semaine dcltion technique des industries, il 43V, heures dans une semaine de travail de cinq jours.avec le même salaire.Dans la région du Saguenay, c'est une innovation que fa semai- Mort aux monopoles Le gaspillage: un péché” On nous chante souvent que les0 grosses entreprises sont très avantageuses au point de vue économique: les monopoles privés en régime capitaliste et l'Etat, en régime socialiste et communiste, disent que plus une industrie est grosse, horizontalement et verticalement, plus bas est le prix du produit.bfrl * faudra certainement avant longtemps en venir* à la réduction générale de la semaine de travail sans diminution de revenu.JJ AU V R I Ê R £5 1037, rue St-Denis, Montréal f \ MGE 4 Vol.VI No 17 LE FRONT [•HJ3HIM3 25 •non LI FRONT OUVRIER 25 MARS 1950 1950 POUR UN MONDE OUVRIER PLUS CHRETIEN Journal d'éducation ouvrière indépendant (le tout parti politique.Propriété du Centre Social Ouvrier Inc.Il n'engage que ta direction 1*37.RI K .SAINT-DENIS, MONTREAL 11 LA.4134 Imprint* par !• Syndical d'Otuvita Social#* Liée.iét.rua Delhuuaie.Ottawa.(Autorut comme envoi postai de 2e classe.Min.des Postes, Ottawa) Rédacteur en-chef Directeur gérant Directrice de* page* feminine* Circulation Publicité .HP .Fernand Bourret Marcel Charbonneau Gracia Charbonneau .Raymond Langloia Garreau.Gérard Bleau ABONNEMRP'T: Canada $2.50 par an.Etats-Unis $3.00 À chaque foyer catholique le journal catholique Au récent congrès international de la presse catholique, A Rome, Sa Sainteté Pie XII a rappelé le rôle de la presse catholique comme Instrument de formation de l'opinion publique: “Tu ne tueras point” A lo suit# d# l'acquittement du Docteur Sander oux Etats-Unis, ou sujet de l'euthanasie, il est bon que les catholiques aient des directives sûres au cas où les partisans de "la mort en douceur" entonnent cette antienne au Canada.Dans cet article, le R.P.Jules Paquin, s.j., répond i toutes les objections et donne des directives sûres.Le procès tout récent du docteur Hermann N.Sander, aux Etats-Unis, a de nouveau attiré l’attention du public sur la queatlon de l’euthanaaie.Les faits sont connus.Ce médecin avoue avoir injecté dix centimètres cubes d’air dans les veines de Madame Abbie C.Borroto, atteinte de cancer, Accusé de meurtre.Il est acquitté, après 71 minutes de délibération, par un Jury composé de 0 catholiques et de 3 protestants.Remarquons d’abord que le docteur Sander n’a pas invoqué au procès, le droit de hâter la mort de patients incurables, même en vue d’abréger leurs souffrances.11 prétendit que Madame Borroto était déjà morte avant l’injection, et que les dix centimètre?cubes d’air avaient été donnés dans un moment d’égarement (after “something snapped in his mind’’).C'est là dessus seulement que la défense basa 'sa preuve.Deux fois au cours du contre interrogatoire des témoins, le procureur général William L.Phinney souleva la question de l'euthanasie.mais l'avocat du docteur Sander.Louis-Wyman.répondit que ce point n’était pas en cause.Dans ces circonstance*, l’acquittement du docteur Sander par un jury composé en grande partie de catholiques, ne signifie pas l’approbation, par ceux-ci.de l'euthanasie, et encore moins son ap- "Dans toute sa manière d'être et d'agir, dit-il, elle doit probation par l'Eglise dont ils sont membres.Il est clair, en effet, qu’un journal ne peut se proclamer “catholique” et, en même temps, outrager les sentiments religieux par la publication d'obscénités ou par des invitations dissimulées à l'immoralité, et au laisser-faire.Le rôle du journal catholique, ce n'est pas d'endormir ni d'abrutir l'opinion publique, mais au contraire de la secouer, de la mettre en face de ses responsabilités.PROBLÈME: Il est à craindre, pourtant, que le* partisans de ls "mort en douceur” n’exploitent cet acquittement en faveur de leur doctrine Posons donc franchement la question qui dé passe le ras personnel du docteur Sander: un médecin a-t-il le droit d'abréger volontairement, par pitié, la vie d'un patient incurable, afin de lui épargner dos souffrances?peut-il, du moins, accéder au désir de ce patient qui demande lui-méme que l'on abrège sa vie ?et si les lois de l’Etat qualifient de meurtre, et punissent en conséquence, une telle manière de faire, n’y aurait-il pas lien d'amender la loi afin de légaliser, en certains cas du moins, l'euthanasie ?opposer un obstacle infranchissable â la disparition des conditions fondamentales d'une saine opinion publique, et consolider, renforcer encore ce qu'il en reste.Qu elle renonce de bon coeur aux vains avantages d’un intérêt vulgaire ou d'une popularité de mauvais aloi; qu’elle sache se maintenir arec une énergique et fière dignité, inaccessible d toutes les tentatives directes ou indirectes de corruption.Qu elle ait le courage — fut-ce au prix de sacrifices pécuniaires — de proscrire impitoyablement de ses colonnes, toute annonce, toute publicité outrageante ù la foi ou à l'honnêteté.Ce faisant, elle gagnera eu valeur intrinsèque, elle finira par conquérir l'estime puis la confiance; elle justifiera la consigne souvent répétée A chaque foyer catholique, le journal catholique"." LOI DIVINE A cette question, il n'y a qu’une réponse: le précédé du Décalogue: "Tu ne tueras point”.La tradition unanime de l'Eglise, en interprétant ce commandement divin, n’a toujours admis que les seuls exceptions de la peine capitale, de la guerre et de la légitime défense Le meurtre d'un innocent, sou* quelque prétexte qu'on essaie de le justifier, et sous quelque beau vocable qu’on le déguise, reste toujours un meur- Mais comme il est plus facile et plus rémunérateur de tre.Or c’est bien d'un meurtre qu’il s’agit Ici.Le chanter les louanges des puissances du jour, de flagorner ; mot euthanasie, malgré son étymologie toute amè-les gros intérêts et de llatter les passions humaines, la vie "*• "* ¦ÈNB» P»* autre chose; l'anglais “killing" du journal catholique devient alors une vie de sacrifices, *?.”*.?iu "J®*"* * J* 'J1®?* *#F.v£.r***w* Bom’ de renoncement.1 ,dwK“ **r W* Cubante “mercy”.Le journal catholique pas plus que les autres ne peut, c0 an*, qu'un petit point noir *ur la carte du Canada, un petit hameau sur le* bords de la rivière Nicolet, un lieu d’arrêt sur la voie ferrée du Grand Tronc où on descendait pour *e rendre au chef lieu du comté d'Arthabaska.Ce n'est qu’en 1163 que le modeste village construit à prolimité du chemin de fer fut reconnu comme municipalité distincte.Il prit alors le nom de Victoriaville, du nom de la souveraine d'Angleterre alors régnante : l’illustre Victoria.LE JUGEMENT DE SALOMON A propos du nom de Victoria-ville, M.Pierre-Georges Roy rapporte dans ses “notes géographiques sur la province de Québec” que deux hommes se disputaient la suprématie au début de la municipalité: M.Julien Demers et le “père” Foisy.M.Demers avait ac- 2uis une certaine popularité et tait l'homme d’affaires de la région; M.Foisy, lui, arrivait de la Californie et était épris de grandes idées.Lorsqu’il fut question d'ériger une municipalité autonome, M.Demers tenta de la faire appeler “Demersville" tandis que M.Foisy faisait de la cabale en faveur de “Foisyville”.Pour régler la question, un nouveau Salomon proposa Victoriaville avec succès.COMMUNICATIONS ET TRANSPORT Il y a un barrage à Victoriaville sur la rivière Nicolet.Une autre rivière, la rivière Beaudet, fournit à la ville l’eau dont elle a besoin au moyen de pompes qui ont une capacité de 5,760,000 gallons par jour.Un filtre très moderne dis tribue à la population une eau parfaitement hygiénique.Le chemin de fer Canadien-Na tional met Victoriaville en communications avec tous les centres im- portants du Canada; Victoriaville est aussi desservie par un service j truites, d'autobus.C'est la Shawinigan1 tion de Victoriaville, ver qu motrice et l’éclairage.NOMBREUSES INDUSTRIES Victoriaville a été justement sur nommée “la ville du meuble ”, C'est qu’on y trouve de nombreuses industries qui se spécialisent dans la fabrication de meubles et d'accessoires de meubles.Mentionnons tout d'abord la Victoriaville Furniture Limited qui est la plus importante du genre au Canada; l’Eastern Furniture Limited et la Victoriaville Specialties Limited, il y a aussi l’Eastern Woodwork Company qui fabrique de petits objets en bois et M.J.E.Hébert qui exploite un moulin à scie.A Victoriaville, il y a en outre, trois entreprises progressives qui fabriquent des vêtements pour hommes: la Compagnie Fashion Craft, Rubin Bros et C.M.T.Inc.Par ailleurs, nombreux sont ceux qui connaissent la Cie Jutras qui produit des machines agricoles; fondée en 1898, cette compagnie compte aujourd’hui 1,200 agences par tout le Canada L'ACTIVITÉ DU BÂTIMENT L’activité industrielle de Victoriaville se démontre facilement par le nombre d'habitations cons-La coopérative d’habita-à elle seule a construit près de 60 maisons en trois ans.Dans une ville où les travailleurs sont en grand nombre à l'emploi d'industries du bois, il n’est pas étonnant que les ouvriers habiles et connaisseurs puissent se grouper si facilement pour construire leur maison de leurs propres mains.Il existe aussi plusieurs petites industries complémentaires; la Fonderie Universelle qui existe depuis plus d'un demi siècle; la i Victoriaville Mattress and Springs qui fabrique des matelas et des sommiers et Thomas Grégoire qui fabrique divers articles en tôle.HONNEUR AU TRAVAIL ET À LA COOPÉRATION Victoriaville a progressé à force de travail.Au début, ce travail servit à établir une fabrique de meubles.Cette fabrique grandit.Les ouvriers qui travaillaient réalisèrent que le pendant nécessaire à cette industrie était une manufacture de chaises.En mettant en commun leurs économies, ils fondèrent d'autres industries: c'est ainsi qu'on ne tarda pas i mettre sur pied des fabriques de lits, matelas, chaises en osier, etc.Cette excellente opération pratique est à la base du succès de Victoriaville et mérite d'être citée en exemple à d’autres villes de la province.Les citoyens de Victoriaville ont appris à compter sur eux-mêmes pour prospérer et ils réussissent merveilleusement bien.Hommage de La Caisse Populaire DE VICTORIAVILLE et de R.LAMIRANDE Bijoutier 94 EST, RUE NOTRE-DAME.VICTORIAVILLE La bible • vous parle.Quiconque aura versé le sang de l'homme, par l'homme son sang sera versé, car Dieu a fait l’homme à son image.Vous, soyez féconds et multipliez; répandez vous sur la terre et vous y multipliez.Dieu dit encore à Noé et à ses fils avec lui: “Et moi, je vais établir mon alliance avec vous et avec votre postérité sprès vous, avec tous les êtres vivants qui sont avec vous, oiseaux, animaux domestiques et toutes les bêtes de la terre i avec vous, depuis tous ceux qui ! sont sortis de l’arche jusqu'à toute bête de la terre.J'établis mon alliance avec vous: aucune chair La maison de M.Armand Potry, construite en 1945, grâce à la coopérative d'Habitatior» de Victoriaville.C est une maison unifamiliale construite à un prix accessible à tous.Le drapeau Co-Op flotte à Victoriaville Victoriaville va toujours de l'avant et le prouve par l'allure vertigineuse du mouvement coopératif en plein essor.C'est au printemps 1945 que quelques citoyens prévoyants se groupèrent pour former la première coopérative d'habitation.Parmi les citoyens qui ont présidé à ce développement, signalons les noms de M H Paquin.M A Patry et M.l'abbé Albert Dumas.Dès i incorporation sous la loi des Syndicats coopératifs, on se mit immédiatement à l'oeuvre peur construire dix maisons pendant la première année; en 1946.les embûches se multiplièrent et ce fut une dure année pour les coopérateurs; néanmoins, on parvint à construire trois autres maisons.L’année suivante, soit en 1947, dix autres membres de la coopérative prenaient possession de leur maison.Mais on ne s arrêta pas en si bon chemin; on décida d’aller de l’avant afin de permettre à un nombre grandissant de familles de se loger convenablement et les maisons continuèrent à s’élever, une à une pour former bientôt tout un nouveau quartier de petits salariés, d'ouvriers enfin devenus propriétaires et sortant de leur condition prolétarienne.En 1948, dix maisons de plus s'ajouteraient aux autres et ne sera plus détruite par les eaux ' l’année 1949 s’est eouronnée avec un total de 23 nouvelles du déluge, et il n’y aura plus de déluge pour ravager la terre.” Et Dieu dit: “Voici le signe de l’alliance que je mets entre mois et vous, et tous les êtres vivants qui sont avec vous, pour toutes les générations à venir.J’ai mis mon arc dans la nue, et il deviendra signe d’alliance entre moi et la terre.” Gen 9, 6 14 (Texte préparé par la Société catholique de la Bible) demeures unifamiliales pour les ouvriers.C’est donc le beau total de 58 maisons que la coopérative d’habitation de Victoriaville a pu grouper autour du drapeau CO-OP qui flotte fièrement au milieu de ce nouveau quartier qui comprend en outre une école pour les tout petits ainsi qu'un magasin coopératif; La Pourvoyeuse.A cause de cela, le problème du logement n'est pas aigu comme ailleurs à Victoriaville et la coopérative est en mesure de construire 50 maisons par année pour tous ceux qui veulent coopérer.Meilleurs voeux de La COMPAGNIE JUTRAS.Limité: MANUFACTURIERS Machinas agricole* — Installations d'étables — Equipements de sucreries Victoriaville Qué. PAGE 8 LE FRONT OUVRIER 25 MARS 1950 Yictoriaville Furniture Limited: # une entreprise familiale prospère La plus grande fabrique de meubles au pays — La grande entreprise, propriété de la famille Alain emploie quelque 300 ouvriers — L'espace employé pour la fabrication seule s'étend sur une superficie de 135,000 pieds carrés — Outillage des plus modernes Si Victorioville a été ai justement appelé "le EFFETS DE LA minés ou transportés mécanique- poys du meuble", c'est o cause de la présence dans MÉCANISATION SitïiSroulV.mé!foiÎ!! ses murs de la plus grande fabrique de meubles du La mécanisation de l'usine a et les “réparations” qu'on était Conodo, lo VICTORIAVILLE FURNITURE LIMITED.*n,nd”t ¦u*nwnW >• pp|>por-!SÏÏÏ-S/ÏSleî He le trav,U Rendra moins dur M.Alain s'est toujours occupé de la chose publique.Il tour au pays en 1919, il corn- portent l’étiquett* “Dulux" de fut échevin et maire de Vic- pléta ses études puis entra au Cl.L.et qui portent de Victoria- toriaville pendant plusieurs service de la Shawinigan vi,,e Furniture Limited sont les années ainsi que président de Water & Power Co., jusqu'en seu,s mi‘ub,es au Canada qui ont.,a Commission scolaire.Il tut 1922, alors qu'il vint travail- ;ce Vernis appliqué par cuisfion 1er pour son père et ses asso- 250,000 PIEDS ciés d'alors, où il ne tarda pas DE PLANCHER à faire bénéficier la compo- sa un moment se lancer dans | pour les hommes qui sont obligés ! d’accoirplir ces tâches aujourd'hui cette profession, pour finalement opter pour les affaires.8,000 PIEDS DE PLUS Il travailla ensuite pendant PAR JOUR quelques années, pour les chemins de fer Nationaux, à seront installées et qu’elles seront Richmond.En 1926, il rejoignit l'entreprise familiale.Il fut d'abord comptable, puis acheteur; depuis 1940, il en est le trésorier.Echevin de Victoriaville pendant plusieurs onnées, il appuie toujours les .L'usine elle-même offre un en- gn.e de ses grondes qual.tes sernble impressionn,nt.Si , on de technicien.Il alla parfaire compte la superficie des deux ses études à l'Université de Sy- entrepôts, l'usine occupe une rocuse, N.-Y., en 1923.Il superficie globale de 250,000 pieds est aussi ingénieur et électri- de plancher.En plus de tout cet cien diplômé.* outillage de machines à travailler le bois, scies circulaires, scie sans M.Alain a été président ! fin, etc., il n'est donc pas étonnant de la Commission scolaire de de trouver dans cette vaste en.— “ j y: • -M J .ceinte tous les accessoires méca- n’y aura presque plus de travail V'et0r«ville pendont Pleurs ^ moderneg ,e de manutention à accomplir, et la «""««• A '° demande de la collage ,e découpage la manuten- production augmentera de 5 à 8 Defense nationale, il orgam- |ion de toutea ,cs pièoes mille pieds par jour, pour la sa en 1936 à Victoriaville, une meuble, porter à 18,000.| unité du Corps de Génie Royal membre du Conseil Supérieur de Travail de la province de Québec; président de l'Association des manufacturiers de Meubles de la province et de la Chombre de Commerce de Victoriaville.Quand ces nouvelles machines i desservies par des convoyeurs, il i tivité, de sorte que les machines usuelles sont encore perfect ion-nées à Victoriaville Furniture Limited.Tout le bois est séché dans un Conodien, maintenant la 17e Une partie de l'usine qui fourmille d'activité, c’est celle réser- mouvrments susceptibles d'ai- *our à chaux à son entrée à l'usine; j Compagnie de Campagne dont vée aux mécaniciens et aux techni- der à l'avancement de ses UM.bo'!nf.P*?!* du boiï est aussi '' est , officier commandant ciens qui ont pour lâche de répa Actuellement, avec le grade de Major., rer les machines elles-mêmes et .*** séchée à l'air libre, concitoyen, et de sa ville.Mo- un l>ntrepôt de séchage de 100000 rié en 1928, M.Jacquis Aloin .pieds de capacité est en construe- est père de 5 enfonts.| tion., , I de développer des pièces auxi- .Aloin est marie et pere ijaires à ces machines pour en j cher et de de tro.s enfants vivants.[augmenter l'efficacité et la produc- j semaine.C’est ainsi que Victoriaville compte une des usines des plus I progressives du Québec grâce au 1 travail et à l'ingéniosité de ses propriétaires et du personnel com-| pètent qu’ils se sont adjoint.C'est par l’application judicieuse des plus saines méthodes industrielles et économiques que la Yictoriaville Furniture n’a cessé de progresser jusqu'à produire plus de 300 mobiliers de chambre à cou-salle à manger par 25 MARS T950 61 années maison A.G.- LE FRONT OUVRIER-PAGE 9 d’existence de la Létourneau Limitée totfMN Pages d'histoire de ia maison A.-G.Létourneau Limitée — Des employés fidèles et dévoués — Quelques notes sur la tamiile Letourneau Fondée le 5 décembre, 1889, la maison de commerce A.G.Létourneau aurait pu célébrer son jubilé de diamant le 5 décembre 1949, vu ses soixante ans d'existence.Cet anniversaire remarquable, sans avoir été souligné d'une façon tapageuse, a toutefois marqué un jalon nouveau dans l'histoire de cette maison de commmerce qui s'est avérée de plus en plus prospère.En effet par suite de lo mort de son dernier propriétaire, feu A.G.Létourneau, décédé le 4 septembre 1948, une nouvelle réorganisation dans l'administration s'imposait.Aussi le premier janvier 1950, une compagnie à fonds social fut formée, sous le nom de A.G.Létourneau Ltée, dont Madame Albertine P.Létourneau est présidente; Mlle Yvonne Létourneau, vice-présidente; M.Chs.-Eugène Létourneau, trésorier; M.Chs.Orner Létourneau, secrétaire, et Mlle Eva Létourneau, directrice.M, A.-G.Létourneau, promoteur de l essor de la moison qui porte ton nom.HISTORIQUE DE LA MAISON A.G.LETOURNEAU Le 5 décembre.1889, MM.Georges Auger et F.-X.-Georges Létouifieau faisaient une déclaration d’affaires au bureau d’enregistrement d’Arthabaska, à l’effet de fonder et administrer une maison de commerce de ferronnerie, d’articles de charron et de quelques matériaux de construction.Il y a soixante ans, & Victoriaville, la demande pour ces produits était plutôt restreinte, on le conçoit: aussi MM.Létourneau et Auger, les propriétaires fondateurs, suffisaient-ils seuls à l’administration et au service de la clientèle.Le 10 mai, 1894, M.Georges Auger vendit sa part à l’un de ses frères, M.Zéphirin Auger; alors, le commerce se continua sous la raison sociale “LETOURNEAU Si AUGER’’.Les commandes se multipliaient.Le travail augmentait de Jour en Jour.Aussi, fallut-il songer à s'adjoindre un employé, M.Narcisse Fortier, qui est demeuré trente-trois ans au service de cette maison de commerce.Plus tard, M.Valère Labbé y fut employé durant plus d’un quart de siècle.M.Alphonse-Georges Létourneau, alors âgé de dix-sept ans, fils de l’un des propriétaires, entra au magasin.L’immeuble de la maison A.-G.Létourneau, marchand de 1er de Victorioville.M.F.-X.-Georges Létourneau étant décédé en octobre,! Mue par un bel esprit ci entente 1907, son fils Alphonse lui succéda, en achetant de sa mère e* ayant à son crédit rexpérience la part de son pète.La raison sociale du commerce était.) dl‘s af,*‘re!>' la nouvelle direction alors devenue AUGER * LETOURNEAU, par déférence pour saura mener à bonnr l’oncle plus âgé, qui avait été le partenaire de son père.ci^ *V Cette société fut dissoute en 1921; mais le commerce a con- |ocaij|é tinué ses opérations sous le nom de A.G.LETOURNEAU, tins cet la en’reprise eoinmcr-fait l'orgueil de la QUELQUES NOTES S! Il I.A FAMILLE LETOURNEAl unique propriétaire, Jusqu'à son décès survenu le 4 septembre 1948.M.F.-X.-Georges Lé'iourneas A.G.Létourneau Enr.s’est Incorporé le 19 novembre 1949, était fils d une nombreuse famille pour commencer srs activités, sous sa nouvelle raison sociale, six de ses soeurs furent religieux* A.G.LETOURNEAU LTKE., le premier Janvier 1950, et compte chez les Dames Ursulines.L un d« 31 employés ainsi que trois actionnaires dont voici liste des ses hères fut médecin à Qué.n-e.noms et années de service: • ^ plus *s**e de >cs smurs marié et elle a eu une très belle 1 /i année de service; M.Ger- famille de plusieurs enfants dont Personnel de la maison Mlle Yvonne Létourneau, j ma*n Gosselin, 6 mois de serVice-Présidente, 16 années de vice; M.Maurice Jolibois, 6 service; M.Chs.-Eugène Lé- m(ds de service; M.Gérard tourneau, Trésorier, 19 années 'Morissette, 3 mois de service; de service; M.Chs.-Orner Lé- M- P.-E.Savoie, 3 mois de ser-tourneau, Secrétaire, 11 an- vice; M.Rosaire Lupien, 8 nées de service; M.J.-E.René, mois de service; M.Claude 34 années de service; M.Jos.Bérubé.Bller, 18 années de service; Personnel du Bureau M.Alfred Lachance.20 années Müe Jeannlne Beauchesne, de service; M.P.-E.Houle, 5 4,.années de service; Mlle années de service; M.J.-Louis Germaine Gendreau 2U an- F Patrv s anri* «.vtoe- I uenareau, i,2 an- ,, favorisait tous les sports dans jeunes le Rév.Père Gustave Jean, S.J.et une religieuse chez les liâmes du Sacré-Cœur.M.Alphonse Létourneau.fil.' do M.F.-X.-Georges Létourneau, s'était marié, en 1902.à Mlle Aibertire Perreaul' petite-fille du fondateur de Victoria ville De ce mariage sont nés dix enfants dont huit sont vivants.Feu M.Alphonse Létourneau.comme xia père, aimait la chasse et la pèche.Dnf rw R 'innAp< Hp qprviPA* 'Il ISVOriSflll tOUS les sporî Patry 5 années de service.nées de servlce; M1]e Rolande M.Gérard Daneault, 4l/2 cm* 11/ ri* a reg,on en a,aani ,es années de service- M Gérard Côté’ 1 2 année de service, j dans toutes leurs activités.Il a Beauchesne 2>, années de MmP L"T’ Brochu- 1 année de aidé plusieurs industries dans la ’ 2 (Service: Mlle Georgette Hé- ville de Victoriaville.U possédait 1 une ferme modèle ou il aimait à utiliser ses loisirs.Il était membre du club Bell» SITES ET IMMEUBLES DE CETTE MAISON DE COMMERCE Le premier établissement fut ' rose de7 LaurenGdes" à St-Michïl situé sur le terrain ou se trouve service; M.Laurent Pinard.2 j neau]t 6 mols de service années de service; M.Rolland Boucher, ll/2 année de service, (représentant à lexté- reur); M.Raymond Jutras, _________, „ Wl„ul „ ^ uwu„|._ , „ „ .IV2 année de service, (repré- actuellement l’hôtel Manoir Vie- de* Sa,nts- 11 fut lun dfsp"ncl' sentant à l'extérieur); M.Renaud Therrien, iy2 année de service; M.Marcotte Blier, iy2 année de service; M.Daniel Vachon, l>/2 année de service; M.L.-E.Pelletier, iy2 année de service, (représentant à l'extérieur); M.Yvon Hébert, iy2 année de service; M.Roger Gilbert, 1 année de service; M.Simon Smith, 1 année de service; M.J.-N.Desmarais, 1 année de service, (représentant à l’extérieur); M.Fernand Gagné, 6 mols de service; M.J.-A.Falardeau, (oria.Vers 1900, M.F.-X.-Georges Létourneau.grand-père de la génération présente, se construisit une maison sur la rue Notre-Dame, à l'est plus spécialement la maison où demeure le Dr Georges Roy, et qui est encore la propriété de la compagnie.Attenant à cette dite maison privée fut érigé un magasin pour être loué à la société Létourneau & Auger.En 1914, M.A.-G.Létourneau construisit un vaste immeuble, où il transporta le commerce de la société qui, dissoute en 1921, n’a cessé de se développer sous sa ferme administration.paux organisateurs du Club Sportif de Victoriaville, qui a doté cette ville de la glace artificielle.M.Alphonse Létourneau fut un travailleur consciencieux.Le 4 septembre 1948, il décédait à l’Hôtel Dieu St-Joseph, à Artha-baska, après une longue et pénible maladie soufferte avec résignation et esprit chrétien.Son épouse, née Albertine Perreault, a continué son commerce aidée de sa fille Unée, Mademoiselle Yvonne, et de ses fils, MM.Charles-Eugène et Charles Orner Létour-neau., , PAGE 10 DE Un jeune homme de vingt-cinq ont qui ogit encore en enfant gâté a besoin de sentir qu'on lui résiste — Céder devant lui ne lui vaut rien du tout Chère José, Je view a mon tour cous demander conseil.J'ai reri contré un jeune homme avec qui je sors régulièrement depuis trois semaines.Comme j'ai vingt cinq ans, je ne peux pas sortir que pour tuer le temps.Je suis sérieuse.Puis-je de mander à ce jeune homme qui est de mon âge s'il sort sérieusement ou simplement pour passer son temps?Vous allés p ut être me dire que nous ne nous fréquentons pas 08 King O.*¦ Sherbrooke, Qué.Les salles de démonstration de meubles LACROIX & FILS PIANOS.RADIOS, LAVEUSES ELECTRIQUES, FRIGIDAIRES, NEUFS OU USAGES, lits, sommiers, matelas, chesterfields, stu dios, mobiliers de cuisines, poêles, vendus à des prix d’aubaines pour cause de frais d'administration des plus bas.Ventes par termes si désirés Consultez toujours : "Les salles de démonstration de meubles LACROIX & FILS, 120, Avenue Laurier.Sherbrooke, Qué., pour économiser des $$$$$$$ Q Les Citadelles devraient l'emporter.— Ils possèdent une meilleure défensive ef une puissante offensive.QUEBEC, le 17 mars.— (Jean Poirier) — Au moment où nous écrivons ces lignes, Canadiens et Citadelles sont engagés dans une lutte à mort qui décidera du champion Jr A de notre Province.Les Sénateurs ont mal joué contre Québeo (par ALEC.GAGNON) OTTAWA, 19 (DNC) — Nos Sénateurs n’ont pas figuré de la façon que l oi s'attendait, mais il faut, en toute justice, dire que Québec a beaucoup mieux fait que les nôtres qui ne semblaient pas pouvoir se faire valoir de la manière que nous étions habitués de les voir.La saison de hockey est finie pour nous mais pas pour ce , qui concerne la ligue, car nous continuerons à suivre ses activités Les Canadiens ont profité du avec un très vif intérêt, fait que les Citadelles n'étaient i Nous avons causé quelques intants avec Dartnell avant qu’il ne pas dans leur assiette pour rem- < s'embarque pour la première joute à Québec et celui-ci nous a affirmé porter.la première partie 4 3, mais que son équipe aimerait mieux rencontrer le Sherbrooke que Québec les Citadelles, évoluant comme i car il prétendait que ceux-ci étaient plus solides un peu partout.1 ordinaire, leur ont servi une le Nous voyons maintenant son point car on sait ce oui est arrivé à nnn Ho hrwlrov rianc la 9iomo nar.L?.______ çon de hockey dans la 2ième par tie au Forum pour les humilier par l'imposant pointage de 7-1.La 3e partie, au Forum, a été nulle.Nous sommes maintenant persuadé que les Citadelles remporteront les grands honneurs.Si Sam Pollock n'a que Rose, Moore.Goold a opposer aux trois trios de Pete Martin et Roche à Hudson, Mudie, Plante et Lemonde sur la défense, il ne fera plus maintenant de grand tapuge Les Citadelles sont de beaucoup supérieurs aux Cana diens.Dans la première partie, aucun joueur des Citadelles ne s’est vraiment distingué mais dans la 2ième, Paillé, qui avait été faible à Québcè, a brillé d'un vif éclat et Béliveau.Grevais, Pridham ont dirigé l'attaque.Pete Martin qui est un fin connaisseur n’a pas fait jouer Béliveau dans la 3ième période au Forum, car ce n’était pas nécessaire.I.es Canadiens ne sont même pas du calibre du National qui le* battrait même sans Geof-frion.En marge des séries.Béliveau a compté 2 buts en moins d'une minute au cours de la 2ième par tie .Nous avons appris de source généralement bien informée que Jack Latter, président des As de Québec, avait approché Jean Béliveau .Mais Frank Selke, Yvan Dugré et Tommy Gorman n’ont pas dit leur dernier mot .A notre humble avis Jean Béliveau fera le saut chez les professionnels, l'an prochain, ou tout au plus dans 2 ans.Nous pouvons dire sans crainte de blesser ses coéquipiers que Jean Béliveau appartient à un degré supérieur au hockey Jr., si puissant solt-11 Maintenant que la saison du hockey aux 3 Rivières est chose du passé, les amateurs locaux jetteront un coup d'oeil sur la saison du baseball qui approche à grands pas car nos fervents du baseball savent que le sympathique Geo.Scherger a été réengagé encore cette saison comme pilote des Petits Royaux.Scherger fit de l’excellente besogne l'an dernier et nul doute que cette année encore avec un club plus consistant il saura donner à notre ville un club gagnant.L'entrainement des Petits Royaux- devrait commencer vers le 6 avril prochain.nos vaillants Sénateurs ENTRE FILETS — Il appert qu'au moins sept de nos joueurs présents ne seront pas de l'aligne ment l'an prochain.Nous pourrons voir Smith, Check, Stahan.Greene, Robinson, Dartnell et Tremblay pour une chose certaine, y y Hellyer et Tudin qui ne sont pas trop sûrs d être choisis pour faire partie de l’équipe.Nous voudrions mentionner une chose que nous avons constatée depuis le début de la saison et que nous croyons qu'il vaut la peine d écrire.Nous voulons féliciter Pat Roy pour ses articles toujours si justes.Il fait très bien et nous ne manquons jamais un de ses ar tides que nous goûtons beaucoup.Encore une fois chapeau bas devant Pat Il y a beaucoup de choses qu'un chroniqueur pourrait écrire au sujet d'une équipe mais souvent il se voit placé dans une sorte de camisole de force -par -des circonstances quelconques, soit pour entretenir de bonnes relations avec le club ou soit pour obtenir plus de collaboration de la part des joueurs ou de la direction.Ce fut le ras de certains chroniqueurs du Front et nous savons que ectte (ois nous ne nous mettons pas les pieds dans les plats.Quelques-uns critiqueront un peu fort mais U n'est pas tard qu’ils en entendent parler.Nous avons toujours su qu’il y avait des “money players” sur l'équipe, et nous savons qui ils sont, mais à quoi bon les dénoncer?Est-ce que votre chroniqueur aurait le pouvoir de les faire changer d attitude?Nous en doutons fort car nous avons vu l’an dernier un grand quotidien dénoncer un joueur avec peu de résultats.Nous n'avons pas aimé la façon dont les coaches ont fait le choix de leur équipe d’étoiles, et ce parce que l’on a exclu Copp complètement et comme la majorité de nos confrères nous croyons que celui-ci est encore le meilleur joueur de défense de la ligue.D'un autre côté, nous ne croyons pas que Robinson aurait dû être choisi sur la première équipe, car il aurait dû se faire valoir plus qu'il ne l’a fait pour avoir ce titre.Un autre point, nous avons placé Hébert sur la deuxième équipe comme coach et nous croyons notre choix judicieux.En effet, celui-ci n’avait pas le matériel de Carlin et il a quand même très bien fait quoique nous le croyons un peu bouillant surtout sur le banc pendant les joutes et il faut aussi dire que son langage n'est pas approuvé par l'Académie française.Mais tout cela ne lui enlève pas ses qualités de coach.mm Doug Harvey s’est particulièrement mis en vedette, ces Jours derniers pour le Canadien, en lui permettant d’annuler contre Détroit, Jeudi soir dernier, participant aux deux buts de son club.Samedi soir, U participait à un but du Canadien, et dimanche soir à New-York, Il comptait deux buts.Pour un joueur de défense, ce n'est pas si mal., Willie Pep demeure toujours le monarque incontesté des boxeurs poids plume.Dans un combat monotone disputé è New-York vendredi dernier, il a facilement défait l’aspirant européen Ray Famechon.Celui-ci n’a jamais été menaçant.Un juge a accordé 9 rondes à Pep, 3 à Famechon, déclarant les S autres nulles.Un autre juge a accordé 12 rondes à Pep et déclaré les 3 autres nulles.L’arbitre a décerné 10 rondes au champion, 3 à Famechon et déclaré les 2 autres nulles.J Tout en alignant d’habiles compteurs comme TONY LICARI (ci-dessus), les Aviateurs ont dû bais ser pavillon contre le Hull-Volant dans la semi-finale de la Ligue Senior de l’est du Canada.Nous n’écrirons plus sur les Sénateurs, cette saison, mais nous vous reviendrons l'an prochain avec, nous l'espérons, une équipe toute neuve.Nous souhaitons au confrère Roy d’avoir le même plaisir que nous avons eu, l’an dernier, dans la conquête de la coupe Allan.Le Sherbrooke devra cependant batailler fort s’il veut battre les As.Le seul espoir qui nous reste est le Hull-Volant qui a sur son alignement des anciens joueurs junior tels que Phil Desjardins, Car-bonneau, Généreux et Gaëtan Desforges.Soit dit en passant, Gaëtan fait très bien â Hull.Incidemment, les Volants sont en finale contre le Cornwall et nous n’osons pas faire de prédictions, mais rien ne nous ferait plus plaisir que de voir les nôtres l’emporter.Nous savons qu’ils n’auront pas beaucoup de chance pour la coupe Allan, mais tout de même ce serait toujours ça de pris, comme dirait Maurice Chevalier.cours o B culture par- 8IQUE PAR CORRESPONDANCE VouI.i-tou» 4«-ronlr unit, fort» »t muatléa, écrit»! un» tard»» •n Ineloont Sic poor racornir ¦¦ dépliant lUaatré ainal ««’¦¦ numéro »pécla«n d» U r*ru» “Santé •t Dér»lopp»m*nt Phyalqua".Adn ADRIEN GAGNON T7I1 St-Hubart, MaatréaL 25 MARS 1950 LE FRONT OUVRIER PAGE 15 AS vs ST-FRANCOIS EN FINALE Intéressante semi-finale entre Sherbrooke et Royal — Belle tenue de ( Jacques Plante — Mentions à Goupille, McAtee, Cox, McNeil et Malone — Rétrospective sur la semi-finale .(par PAT.ROY) SHERBROOKE, 20.(DNC) — Le St-Françols de Sherbrooke, dirigé par l'habile Yvan Dugré, a triomphé des jeunes Royaux du combattlf Frank Carlin.Dans les six parties qu’a duré cette seml-finale, les amateurs ont vu du très beau hockey.Les 6 Joutes furent excessivement Intéressantes et ont fourni beaucoup d'émotion aux fervents de notre sport national.L'expérience et la pesanteur ont triomphé de la jeunesse et de la vitesse.Ce triomphe n’a surpris personne, car tous les experts prévoyaient la victoire du Sherbrooke.Mais le Royal a donné beaucoup de fil à retordre & nos gars.Deux fois le Royal est venu de l’arrière pour égaler les chances.I/Epiphanie, champion de la ligue de TAehigan Il remporte cet honneur à sa première toison dans ce circuit intermédiaire.— Séries fort contestées.Par R.ASSELIN Il est une chose aussi |ue nous tenons fort à souligner, c'est que la grande étoile de cet.e série, à notre avis, a été Jacques “La tuqux” Plante, qui a été simplement sensationnel dans ses filets.N’eut-été de sa tenue extraordinaire, le Sherbrooke 'aurait emporté en 4 parties et par des scores décisifs.On pourra le constater en lisant plus bas le sommaire des lancer- contre chaque cerbère dans chacune de six J ou‘es.La deuxième étoile va, croyons-nous, à Cliff Goupille, le “vieux rouge".II n Joué d'une façon magistrale dans cette série, comme II le fait toujours d’ailleurs dans les parties importantes.Cliff est un de ces joueurs qui donne son meilleur et qui joue pour le plaisir de Jouer, non pour le côté pécunler.La troisième étoile, toujours selon nous, fut Norman McAtee, qui est le brillant centre de notre première ligne.Il a compté S buts eu tout, dont le but vainqueur dans la fameuse partie de 80 minutes.“Normie” est le joueur le plus froid sur la glace et sa longue expérience en fait un joueur extrêmement dangereux autour des bots.Voici maintenant quelques mentions très spéciales pour le Royal: Cox, McNeil, Malone; pour lt Sherbrooke: Barry, Côté, Sinclair, Leclerc et Vinet.On pourrait ajouter pour ce dernier club tous les joueurs, car tous ont donné le meilleur d’eux mêmes.Planche a compté 3 points dans la dernière partie, pour accomplir le seul tour du chapeau.Ossie Carnegie a surpris tout le monde par sa belle tenue; Bush fut l’inspirdtion des deux dernières joutes.On se souvient que Bush fit suspendu avec Manastersky pour 3 parties.Bush n’est plus le joueur d'autrefois, mais il est très 'cs-sit et sait donner du “pep” à ses compagnons.Samedi soir et dimanche, il fut continuellement en évidence.C’est là que l’on se rend compte de l’importance de la présence d’un tel joueur sur la glace.Dans cette décision d’A-za it Choquette.Sherbrooke fut le plus puni.Nous ne reviendrons pas sur cette question, tous les journaux en ont parlé.Voici maintenant le résumé des 6 parties.1ère partie: gagnée par Sherbrooke au score de 4 à 1.Compteurs: Bush, Côté, lleindl, McAtee et Desaul-niers.Faits saillants: bataille à coups de bâtons entre Manastersky et Bush.Ce fut la plus, violente bataille vue à Sherbrooke et elle fut provoquée par Manastersky.Sherbrooke eut l'avantage dans 85% de la partie.Plan pi o-tégé par McNeil et Cox fut merveilleux.Lancers: 38 contre Plante et lfi contre Leclerc.2e partie: gagnée par Royal 6-3.Compteurs: Knutson (2), Thompson (2), Pepin, Denis, Planche, Gladu, Préfontaine.Faits saillants: lancer de punition par Knutson qui déjoua Leclerc et sévérité des arbitres Mundey et Bennett qui déeeinèrent 19 punitions, dont 11 duran* la 1ère période.Lancers: contre Plante 18 et contre Leclerc, 15.3e partie: gagnée par Sherbrooke 3-2.Compteurs: Pepin (2), Côté, Heindl et McAtee.Faits saillants: le but compté par Heindi 78 secondes avant la fin de la joute pour égaliser 1 compte et le jeu de 3 périodes supplémentaires avant de déterminer un gagnant.McAtee compta avec rapidité, après 10 secondes de jeu dat s cette 3e période supp.émen-taire.Dans la 1ère période, La-clerc n avait eu aucun lancer à arrêter pendant deux minutes alors que Sherbrooke était à court d’un homme.Lancers: contre Plante I 32 et contre Leclerc, 21.4e partie: gagnée par le Royal 3-2.Compteurs: Malone (2), Pe : pin, McAtee et Carnegie.Faits I saillants: la plus intéressante des j parties jusque là.Plante est “miraculeux", Royal a les “breaks”, les arbitres Bennett et Mullins son erronés et copieusement hués par la foule.Phil Metcalfe, j» ne joueur de défense du SherI brooke.joue merveilleusement et est applaudi maintes fois par la foule.Lancers: contre Plante 41 et contre eclerc, 23.5e partie: gagnée par Sherbrooke 4-1.Compteurs: McAtee (2), Côté, Planche et Desaulniers.Faits saillants: Plante eet extraordinaire, Leclerc ne bloque ]p province de Québec et le droit de prendre parr aux séries de la coupe Memorial est loin de susciter un lntérftt aussi grandissant que celle Canadiens-Trois-Rivières auprès des amateurs locaux qui ont assisté aux parties disputées dans la métropole.Le Canadien si mbie se ressentir des 9 joutes qu’il a livrées contre les Reds et tout indique qu’il ne pourra donner son plein rendement dans cette séiic finale de 4 de 7.En plus de cette fatigue, le jeune Canadien est privé des services d’un de ses meilleurs ioueurs de défense en Kervin Conway, de j même que de 1 ailier Rocheford, tous deux blessés.Toutefois, le Canadien est cas d’une victoire dea Citadelles, il y aurait quand même au moins trois et peut-être quatre parties de la prochaine série contra le représentant de l’Ontario qui feront disputées au Forum de Montréal.M.Thérien croit que le club ontarien aéra l’équipe à battre pour l’obtention* du trophée Memorial, mais il est d’avis que le Canadien comme les Citadelles sont capables d’accomplir cet exploit.Ici et là.Bernard Geoffrion est maintenant chez lui depuis lundi dernier et se porte très bien.11 avait eu une couple de crises sur son lit d’hôpital la semaine dernière, mais tout est passé.Slim Béliveau, des Citadelles, aimerait bien porter lea couleurs du Bleu Blanc Rouge, mais son père semble s’y opposer et Jean a dû refuser une couplr d’offres de M.Selke depuis le début de la saison.Béliveau demeure cependant toujours sur la liste de négociation du Canadien.Denis Brodeur, du National, et Miche Perreault, des Reds, ont joué l’un contre l’autre de nouveau, vendredi soir dernier à Verdun, le premier pour l’Hydro-Québec et le deuxième pour lo (Suite à la page 13) v‘ ’ toujours favori pour l’empor- _ ter, car il aligne en Rose Moore-Gould, l’une dee meilleures combinaisons junior de la province, en plus des deux autres trios formés de Sinnett-English-Nadon et Marshall-Mc-Cready-Rocheford comme substituts à l’attaque.Sur la défensive le vétéran Ernie Roche forme avec Hollingsworth, Conwsy et Dawson un mur difficile à franchir devant le cerbère Roger Morlssette qui est toujours à la hauteur de la situation.Pour les Citadelles, seuls Jean-Guy Béliveau et Gordie Hudson tiennent leur club en marche, et s’ils viennent à perdre ees deux porte-couleurs, ils deviendront une proie facile pour le Canadien, tout comme l’a été le National contre les Citadelles, quand Bernard Geoffrion a dû entrer à l’hôpital.Dans une courte conversation téléphonique avec M.Alphonse Thérien, président du circuit, nous avons appris qu’advenant mémo le pes des paroisses de St-Esprit, Ter rebonne, St.Paul L’Ermite et l’E- Kanie.Ce n’est seulement qu’à ernière joute de la saison ré-j gulière qu’on a pu connaître le club qui devait finir en première ; position, c’est-à-dire l’Epiphanie, ! avec un point d’avance sur le St-Esprit, suivi de très près par Terrebonne et St-Paul l’Ermite.Dans les séries éliminatoires, le St-Esprit passa en finale en battant difficilement le St-Paul et l’Epiphanie eut finalement raison du Terrebonne dans la troisième partie de leur série de 2 de 3 par le compte de 6 à 5, après une période de jeu supplémentaire.Dans la série finale pour le championnat de la ligue, et la possession du trophée de la Quebec Venir, entre l’Epiphanie et le St-Esprit.L’Epiphanie remporta la palme grâce à un ralliement de 2 victoires con- j sécutives, après avoir perdu la ! première, gagné la suivante el M*r-du la troisième au compte de I à 1.La dernière partie donna lieu à du jeu supplémentaire et les quelque 1.000 spectateurs qui ont envahi la patl !’ I noire des RR PP.du T.S.Sacrement à Terrebonne ont bien goûté le résultat de la joute, accordant une magnifique ovation aux nouveaux champions de la Ligue intermédiaire de l’Achigan.Les étoiles de cette dernière joute furent Albert Tessier qui compta les 3e et 4e buts, donnant la victoire et le championnat à son équipe, René Papineau.André Léplne, Roger Morin, ainsi que tous les autres porte-couleurs qui ont participé à la conquête du précieux trophée sans oublier le gérant Rolland St-Cyr, et l’Instructeur Lucien St-Cyr.Voici maintenant la liste del joueurs du club L’Epiphanie première ligne: René Papineau, Ar-(Suite à la page 13) Apprenez la radio ¦ ASSUREZ-VOUS UN BON EMPLOI EN ETUDIANT LA TECHNIQUE DE LA RADIO PREMIERE LEÇON GRATUITE OUVERTURE DE5 (OURS COURS DU JOUR, SEPTEMBRE 1950 Cours do télévision, lo 5 septembr* 1950 MAINTENANT, Court par correspondance.Faites venir le prospectus de INSTITUT TECCART inc 5(87 CHRISTOPHE-COLOMB Tel.Gt.2401-02 Montréal, 10 Pour recevoir votre première leçon, remplisset ce coupon.?Coure du Jour ?Cours du soir ?Cours par correspondance ?Télévision Mau taira, ja auia Intdraud an votre coura marque d’un X «t j’inclua 28c an timbra* pour racavolr votra proopactua iltuatré at lo pramilra leçon do votra court.NOM ____ ADRESSE 1 ?F.O. -, PAGE 16 A#.* cinéma noir ou UN DRAME DE L HOMME MODERNE De nombreuses forces influencent lu vie de l'homme, la vie o *» mJVZIïH RAYMOND DUPUIS prrt.den» A ) DUGAl vite orcfden» i 055
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