Le front ouvrier, 1 mai 1950, samedi 6 mai 1950
JOURNAL HEBDOMADAIReI “1* grande masse de la population a besoin de se loger comme elle a besoin de a'hablller et de an nourrir.C’est un besoin commun à tous les hommes, sans distinction de revenu ou de rang; Il doit de ce chef, recevoir de l'économie normale et tendue vers sa fin propre, LE FRONT ^1 ?- U* | -H * > rP T -a M r m i T / c le num j W U H O ^ (*t« > > Rédaction et administ c i » ti tive privée, sa légitime satisfaction.” "IE XII, avril 1949.ÆjXk 1037, St-I Vllllrf) Montré £ Zù vHs Publié à 0 » n s i -J n -1 ______________________ > • c VOL.6, No 23 mm* "POUR UN MONDE OUVRIER PLUS CHRETIEN" 6 1.~ 1184 MUSONS BATIES PUR 41 COOPERATIVES (Lire en pages 14-15) LE (HEX-NOUS IDÉAL • .„ t ' Â- - .• .*.«.’ / -#« •>¦ » * r .A .«-“-•< 1 '¦*¦' - -v-"' St-';'*: • ¦ • :;:v*** ¦ès .«• *0*>* H» ' i S TK -s’» BfffL < V 'f%jÉ ¦Ki La réalisa l’ion d'un rave—Grâce à leur solidarité et à leur esprit d'économie, les membres du "Chez-Nous Idéal" d'Asbestos sont à la veille de réaliser leur rêve qui est de posséder leur propre maison. I r PAGE 2 LE FRONT OUVRIER 6 MAI 1950 Vol.VI No 23 LE FRONT E 6 moi 1950 POUR UN MONDE OUVRIER PLUS CHRETIEN Journal d'éducation ouvrière indépendant «le tout parti politique.Propriété du Centre Social Ouvrier Inc.11 n'engage que sa direction.A chaque fa sa maison lt37, RI E SAINT-DENIS, MONTREAL 18 LA.4131 ImpriMi# pat •• Syndical 4’Oauvrta Sorialaa l.lé*.1*8.m# Oalbousta.Ottawa- (Autorisé eom'nt envoi postai de 2e classe.Min.des Postes, Ottawa) Rédacteur enrhef Directeur gérant Marcel Charbonneau Directrice des pages féminines Circulation » Publicité Raymond Langlois II.P.Garceau, Gérard Bleau ABONNEMENT.Canada 4350 par an.Etats Unis $3.00 Le 27 avril dernier, à l'occasion de l'inauguration officielle d'une unité de logements financée par la Société Centrale d'Hypothèque et de Logement, en vertu de l'Assurance-Loyer, nous entendions avec désarroi divers orateurs chanter les louanges de ce qu’ils appelaient "la maison de demain".La montée humaine des bâtisseurs de maisons Ça, “la maison de demain" ?Des logements où les occupants resteront des locataires éternels, des logements incapables de recevoir une famille cans dienne française ?Ou bien on ne comprend pas la portée des actes posés actuellement ou bien l'on veut conduire le pays à la catastrophe.Au siècle dernier, on a pu écrire du Code civil qui nous régit “qu’il semblait être conçu pour une société formée de citoyens naissant tous enfants trouvés, pour mourir tous célibataires." La radio et les Journaux de la semaine dernière ont fait grand état de l'ouverture officielle de la 5,000e unité de loge ment construite en vertu du programme d'aSsurance-loyer de la Loi nationale sur l'Habitation.On sait qu’en vertu de ce programme, la Société a le pouvoir de garantir un revenu annuel sur les loyers aux propriétaires constructeurs de projets d'habitation qui comprennent au moins 8 unités de logement, afin de leur permettre un revenu suffisant pour payer leurs dépenses d'exploitation et de bénéficier d’un profit minimum sur le capital Investi.Les prêts s'élèvent Jusqu’à 85% du coût estimatif du projet et la période de garantie de revenu peut aller jusqu’à 30 ans.Le Jeu en vaut certainement la chandelle pour ceux qui bâtissent dans de telles conditions; prêt facile de 85%, revenu assuré pendant 30 ans, plus un profit garanti.Dans ce numéro consacré aux coopératives d'Habltatlon, le Front Ouvrier montre des réalisations non moins importantes et combien plus dignes d’éloges.Les sociétaires des coopératives d’habitation étaient des individus Isolés et d’une espèce rare, il n’y a pas dix ans.Aujourd’hui, ils sont 3,904 groupés dans 50 coopératives d’habitation.Ayant plus de coeur que d’argent,.ils fondaient, il y a 7 ans, la première coopérative d'habitation.D’année en année, d’autres coopératives ont vu le Jour.D’année en année, le nombre des coopérateurs a augmenté et avec eux, le nombre des maisons construites.C’est ainsi qu’en 1950, 41 coopératives ont déjà construit 1,184 maisons familiales.Sans le sou en 1943, ces coopératives possèdent des valeurs au montant de $8,583,000., coût total des maisons construites.Et ces coopérateurs ne travaillaient pas pour le profit ni pour la gloire.Ils n’avaient pas d'argent non plus et l'on tentait de ridiculiser leurs efforts: ‘‘tes bien trop petit, tu réussiras pas!” Comment ont-ils fait pour réussir?C’est qu’ils ont com pris le grand rôle de la charité, la grande loi de l’entr’aide' pendant qu’ils contribuaient à l’amélioration de leur sort, ils amélioraient celui de leurs semblables et pendant qu’ils amélioraient celui de leurs semblables, ils amélioraient le Hélai! Ce ae sont y lui seulement let articles de notre Code qui réflèteat cet esprit individualiste, mois c'est le vie sociale toute entière, ce sont tous les rapports économiques et humains qui sont régis par cette mentalité juridique stérilisante.Qu'on s’en rende conscience ou non, c’est le triomphe de l’esprit malthusien dans toutes les sphères de l’activité humaine.Mais quand cet esprit s’attaque à 1a famille elle-même, quand cet esprit commande de ne plus hitlr ou de bitir des maisons plus petites, quand l’on dit ou l'on agit comme si nous avions trop d’enfants pour nos maisons, pour nos écoles et que l'on pose des gestes qui fatalement vont restreindre la natalité, on est sur la voie de la décadence, on court vers la mort.LE DROIT A LA FAMILLE Le mariage est le propre de l’homme.Parce qu’elles n'ont pas d'âme, les bétes ne se marient pas; les anges non plus parce qu’ils sont des esprits.Le mariage repose sur la coexistence de l'âme et du corps.Si l’homme s'abaisse au rang de la béte et laisse agir ses emportements sexuels, on a la prolifération animale et sans mesure ou bien le vice contraire, aboutissant au dépeuplement.La fécondité normale, généreuse, se localise dans l’union matrimoniale de l'homme et de la femme.Tous les hommes ont donc effectivement droit à la famille.Mais, comme nous avoljs vu que la famille ne se compose pas seulement de purs esprits ni de bêtes sans âme, mais des deux â la fois, cette famille a, dans la société, et des besoins spirituels et des besoins matériels.Et, comme nous l’avons dit, le mariage étant le propre de l’homme, ces besoins doivent être satis- leur.Pas ou peu compris des autorités civiles qui leur distribuent leur aide avec parcimonie, ils n’ont pu réussir ce tour de force que par leur travail, leur persévérance et leur excellente formation.On écrit beaucoup sur les taudis, sur le logement.Ceux-là ont agi.Ils ont pris leur sort entre leurs propres mains et l’élite qu’ils constituent aujourd’hui, par sa formation, son désintéressement et ses réalisations dura- ouvrièrenStltUe ferment efflCaCe P°ur la restauration Et ils vont continuer tandis que d’autres vont les imiter.En face de cette montée humaine des ouvriers, se décidera-d* reconnaître leurs efforts et leurs réalisations?Se rald' ,inanci*re 52 KbST' ,U'1U Puisse-t-on devant ces faits ouvrir les yeux ! Fernand BOURRET faits concrètement et non pas demeurer indéfiniment à l’état de “désirs”, de possibilités ou de rê- UNE MAISON BIEN A ELLE Telle est la doctrine de l'Eglise sur la question du logement.Elle veut que chaque famille ait sa maison.L'Eglise ne veut certainement pas que les organismes particuliers ou ceux de l'Etat cherchent à enfermer la famille dans une camisole de force, dans des logements trop étroits;-au contraire, elle veut la libération de la famille, l'épanouissement de la vie matrimoniale; bien plus, elle veut que les hommes, la classe des travailleurs en particulier, sortent de leur condition prolétarienne.C'est pourquoi elle réclame pour la famille “l'espace vital” qui se concrétise par ’’une maison bien à elle".Elle ne conteste pas à l'Etat le droit d'intervenir pour la solution de ce problème.“Il est bien dans le rèle de l’Etat de stimuler, d'aider et d'orienter l’Initiative privée, de prendre ton les moyens pour empêcher l'exploitation d'une classe per l'autre, de faire disparaître autant que possible les Injustices sociales.C’est pourquoi dans l’effort nouveau qui s'impose eu vue de multiplier des logements ouvriers, ton verraient avec satisfaction l’Etat considérer comme des intermédiaires aptes â remplir la tâche des Institutions économico-sociales qui ont pour but, non de favoriser les intérêts particuliers, mais le bien commun de la collectivité, comme par exemple les misses populaires, les coopératives de construction et d'habitation", disait Mgr Charbonneau, le 2 janvier IMS.LES COOPERATIVES D'HABITATION Ce que les gouvernements peuvent accorder à des entrepreneurs qui n’ont d'autre but que le profit, des intérêts personnels à satisfaire, ils devraient l'accorder aux entreprises qui travaillent pour le bien de la collectivité, qui veulent construire des maisons “familiales”, des maisons qui permettent l’épanouissement de la famille et qui contribuent efficacement à la restauration humaine.ves.Pour se réaliser, la famille a des besoins matériels â satisfaire, elle évolue dans un monde matériel, elle est placée devant des exigences matérielles.C'est la satisfaction de ces besoins matériels qui va lui permettre de poursuivre son épanouissement en toute liberté.UNE MAISON, UN BESOIN REEL Le logement est nne de ces exigences primordiales à l’épanouissement de la famille.‘‘Elle (la famille) a besoin de se loger comme elle a besoin de s’habiller et de se nourrir, disait Pie XII, en avril 194*.C’est U nn besoin commun à tous les hommes sans distinction de revenu ou de rang; Il doit de ce chef, recevoir de l'économie normale et tendue vers sa fin propre, surtout avec le secours de l’initiative privée, sa légitime satisfaction.L’économie moderne, si vantée, si fière de produire toujours plus, toujours mieux, à meilleur marché, n’en est pourtant pas précisément arrivée â satisfaire ce besoin réel de l'homme, avant tout de la famille.Ce n'était là que reprendre le thème qu’il dé-voppait à U Pentecôte 1941: Aujourd'hui l'idée d'espace vital et la création de tels espaces est au centre des buts sociaux et politiques; mais ne Si, à cause de logements trop rares, de logements trop étroits, les jeunes ne peuvent songer à fonder un foyer, si les époux ne peuvent réaliser les fins du mariage, si les enfants, avides d'espaces et de loisirs, sont obligés de les rechercher en dehors du foyer, c'est le sabotage de la famille, c'est la dislocation des foyers, avec toutes les conséquences désastreuses qui en découlent: loisirs malsains, immoralité grandissante, criminalité juvénile.Il faut donc procurer aux familles les habitations nécessaires.Comme le disait encore Mgr Charbon-neau, "18 formule coopérative s'avère de plus en plus efficace pour le relèvement de la classe ouvrière comme elle l’est pour la classe agricole.Dans le problème de l’habitation, des expériences coopératives, faites selon les vrais principes, ont donné d’heureux résultats dans maints endroits de notre province et notre pays." Outre de contribuer au réglement du problème du logement, elles sont aussi des instruments de formation humaine, de restauration chrétienne des foyers, des familles, des individus."Mais que d’autres attendent encore ! disent nos Evêques.Et comme il reste difficile pour ceux qui gagnent peu, malgré certains avantages donnés par l’autorité civile, d’accéder à la propriété privée! Puisse le tèle concerté des autorités civiles et des premiers intéressés, les coopérateurs eux mêmes, trouver un plan de plus en plus pratique d'aide financière à la construction de logements familiaux !" C’est aussi le voeu que nous exprimons.«e» •“*«• ''em paâ c/edL fAUCfS, ^V- *j«lll llÇiic- f.r-* ta*‘* & LAÔfilQOe i&tst H devrait-on pas, avant toute chose, penser à l'espace vital de la famille et libérer celle-ci des conditions de vie ne lui permettant pas de concevoir l'idée d'une maison bien à elle." 6 MAI 1950 50 -LE FRONT OUVRIER- ¦ ~ 50 coopératives sont affiliées à la Fédération des coopératives D’Habitation I n nnictnnro Ae% In FrHrrntinn — So comnosition — Rôle «« ' r— y- PAGE 4 LE FRONT OUVRIER 6 MAI 1950 & •*-* SPpaa * • *~0 4f % La période de construction proprement dite va maintenant commencer.On veut débuter modeste ment: on fixe un maximum de dix maisons pour chaque année.Mais avant d’entrer dans ce domaine, disons un mot de l'achat des lots et du financement de la construction.Le Conseil de ville, très sympathique, consent à vendre à la Cooperative 45 emplacements de 50 pieds de front par 100 pieds de profondeur à raison de $10.00 chacun.Magnifique encouragement que d'autres municipalités devraient manifester à l'égard de ceux qui veulent se construire.Quelques jours plus tard, le conseil municipal se porte acquéreur de 50 parts de la société.Enfin quand le moment sera venu’ de financer la construction des dix premières maisons, il acceptera de déposer à la Caisse populaire locale $30,000 de sa réserve afin d'aug menter le pouvoir de prêter de celle-ci.Grâce à ce dépôt, la Caisse peut avancer à la Coopérative la somme de $30,000 portant intérêt à 5% pour un an.Toute la propriété de la Coopérative fut engagée pour garantir ce prêt car c’est la Cooperative qui est financièrement responsable de l'entreprise durant toute la durée des travaux.Elle fut pro priétaire de toutes les maisons, même celles dont la construction était terminée, jusqu'au mois de mai 1949, alors que chacun des membres prit possession de sa propre habitation et contracta un e.n prunt hypothécaire à la Caisse populaire pour rembourser la Cooperative.C’est ainsi que cette dernière put utiliser une seconde fois au printemps, i emprunt de $30,000 pour entreprendre la construction d'un deuxième groupe de dix maisons.AU 1KAVAIL U- prêt de 330.000 permettait donc de nàtir des groupes de dix maisons.Les emplacements fuient tires au sort parmi ceiiA qui avaient décidé de se bâtir dans le premier groupe et les travaux commencé rent par le carriage de la pierre nécessaire aux fondations le 2ti mars.Le 17 mai, on “coule” les premieres fondations, le 23.la première charpente est levée et le 14 août, toutes les charpentes sont Dons ce voisinage à LoTuque, 20 familles continuent à s'en-tr'aider et à se soutenir mutuellement.hissées.Le 27 novembre, la pre mière maison reçoit la famille do son propriétaire et le 1er mai 1949.la Coopérative remet la dernière de cette série de dix maisons entre les mains de son propriétaire.Celui-ci n'a qu’â terminer le peinturage intérieur.COOPÉRATION AU TRAVAIL Les maisons se sont construites en corvée par le travail volontaire et gratuit de chacun des membres de l'équipe â raison de 18 heures de travail par semaine pendant toute la durée de l'entreprise.Au total, chacun y est allé de 2,000 heures de travail réparties sur une période de 13 mois.Fait à souligner, il n'y eut aucune défection tant l'esprit coopératif était développé parmi ce groupe d'hommes et combien ils liaient déterminés à de.enir propriétaires d'une maison bien à eux.Ceci démontre aussi à la face de ses dénigreurs, combien la grande majorité de notre classe ouvrière est saine t.combien lé gers et peu sincères ceux qui l'accusent d'être paresseuse et fainéante.Comme dans cette première équipe, on avait pris la précaution de choisir des gens de métiers différents, pendant la durée des travaux, on ne retint les services que d'un seul salarie: un menui sier.COÛT ET AMORTISSEMENT Le travail personnel et l'achat en commun ont permis de bâtir ces dix premières maisons à un coût de revient très bas: $3.452.00 exactement.C'est grâce à la coo pération que des ouvriers ont pu devenir propriétain En effet, comme le coût réel de chaque maison ne dépasse guère la moitié de sa valeur commerciale, ils n'ont eu aucune difficulté à trouver des préteurs.De plus, comme le rem boursement du principal et des intérêts ainsi que le paiement des taxes et des assurances représen tpnt des mensualités d’environ $25.00, ils pourront sans surcharge éteindre la dette dans moins de 15 ans.En fait, cette mensualité est inférieure au loyer mensuel que chacun devait payer et leur famille jouit d'un confort autre ment plus grand.Ce sont des maisons unifamiliales, suffisamment grandes pour loger une famille nombreuse et un mobilier convenable: le carré est de 28 x 30.Par ailleurs, ces maisons sont faites pour durer plus qu'une génération.Si le revêtement extérieur est actuellement en papier, on a prévu le jour où il sera possible d’y ajouter un revêtement I en briques.A l'intérieur, tous les planchers sont en bois dur de pre-! mière qualité.On a accordé beau-1 coup de soin aux matériaux de ' finition.MAISONS SPACIEUSES Ces habitations comptent 8 piè ces spacieuses et bien disposées ; La cuisine est vaste et pourvue de 1 toutes les commodités modernes.Il en est ainsi de la salle de bain Salon et salle â manger sont à l'avenant.Au deuxième, on trouve quatre chambres à coucher de bel les dimensions et une petite salle de couture.Garde-robes et lingeries sont nombreuses et favorisent Tordre.11 ne faut pas oublier l'éclairage.Le soleil y entre à profusion et leur donne un cachet de gaieté communicative.Bref, comme Ta dit un visiteur: ' Si Ton excepte l’installation d'un système de chauffage central, tout ce qu'on pourrait ajouter à ces habitations ne serait plus du confort mais du luxe".Incorporée le 12 octobre dernier, lo Coopérative d'Hobitotion d'Eost-Angus commençoit lo construction de cette maison le lendemain; à l'heure actuelle, elle est pratiquement terminée.La coopérative germe à Baie Comeau Depuis le m >is de mai 1948, l’idée coopérative travaille les gens de Baie Comenu qui s'appellera Hauterive, à partir du mois de septembre prochain.En effet, à cette date, naissait une coopérative d'habitation pour réfondre aux besoins de logement qui se font de plus en plus pressants On Ta baptisée: la Coopérative d’Habitation de Manicouagan.En 1950.on va construire 20 maisons unifamiliales au coût de ÿ6,000 chacune pour lesquelles la mise de fonds sera d’environ $1,200.Ces maisons auront 1*4 étage et auront une cave cimentée.L'extérieur sera en blocs de béton imperméabilisés et la finition intérieure en panneaux verticaux de cèdre.Les terrains mesurent 70 x 150 et la municipalité va fournir les services de l’eau et des égouts.Comme Hauterive n’a été incorporée qu’à la session provinciale qui vient de se terminer, c’est donc une ville nouvelle qui se construit.Pour tout dire il n'y a que 8 maisons qui sont actuellement construites sur le site actuel de Hauterive.C’est donc dire qu’à la fin de l’année 1950, les sociétaires de Manicouagan composeront la majorité des contribuables de la municipalité.La principale difficulté pour cette coopérative, c’est le transport, mais les coopérateurs ont déridé de le résoudre eux-mêmes en établissant un service qui leur appartiendra reci augmentera le coût de la construction d’environ $500.FEMMES ET FILLES DEMANDEES Faites de l'argent sans effort Dans votre localité et aux environs sans même vous déranger.Casier 65 Station “R" Montréal Ecrivez dès aujourd'hui Ltlln affranchi* Mar rfponta M.P.Côté Boivin & Cie, Inc.Chicoutimi et Roberval, Qué.GROSSISTES Matériel électrique, de construction, de plomberie et chauffage; Ferronnerie et accessoires électriques.LE FINANCEMENT C'est ou mois d'août 1947 que l'idée germa de fonder une coopérative de construction.Le président de lo L.O.C., M.Gustave Beaulieu, employé des pouvoirs hydrauliques St-Maurice réunit un groupe de travailleurs dons le but de jeter les bases de l'organisation.On discute des possibilités d'une telle réalisation, on analyse ce qui s'est fait ailleurs, on souligne l'importance de l'épargne afin d'être en mesure de commencer les travaux au plus tôt.On étudie la possibilité d'obtenir des lots à bon marché; le maire et un échevin qui assistaient à cette réunion, se montrent favo râbles.LA FONDATION Le 4 septembre on forme deux ce clés d’étudea de 15 membres chacun.Les cours de coopération par correspondance de l'Université d'Ottawa serviront de guide.Les intéressés s'initient à la pratique de la coopération par l'étude en coopération.Ce régime d'études à raison d une et de deux séances par semaine durera longtemps, el il se continue toujours.Le 18 décembre 1947, on forme le premier bureau de direction pour ensuite établir les règlements de la coopérative.Le 3 février 1948, la Constitution est approuvée et le 9, l’avis d’incorporation parait dans la Gazette Officielle.La coopérative qui groupe une quarantaine de membres est officiellement fondée.O On construit à East-Angus Pour améliorer leur existence en étant mieux logés.30 citoyens d East-Angus se réunirent pour étudier les principes de la coopération et chercher un moyen pratique de devenir propriétaires en ajustant le coût d'un tel projet à leur salaire.C'est ainsi que débutait la Coopérative d’Habitotion d’Eost-Angus qui fut incorporée le 12 octobre dernier Quelque jeune encore, elle a déjà réalisé la construction de sa première maison.Montée sur un carré de 30 x 30, cette maison unifamiliale est en K>i« lambrissé en papier brique avec toiture vive, ce qui donne un air d« vie et de gaieté.En ce moment, les coopérateurs sont en pourparlers avec le Conseil de la municipalité en vue d'ouvrir un quartier, lequel serait entièrement construit par la Coopérative.La ville serait prête à céder les terrains au prix coûtant et à accorder une diminution de taxes de 50 pour 100 pour une période de cinq ans.Marchant de pair avec les autorités les coopérateurs veulent le bien-être de leur famille et ce'ui de U> communauté en général.» UNE COOPÉRATIVE EXEMPLAIRE: ST-ZÉPHIRIN DE LA TUQUE 6 MAI 1950 PAGE 5 LE FRONT OUVRIER 58 maisons V “ 1 à Victoriaville C« furent d'abord 10 pionniers qui voulurent loger confortablement leurs familles alors que certains propriétaires triaient les locataires sans enfants.Le 4 mars 1945# à la suite de plusieurs cercles d'études, sous l'impulsion de M.l'obbé Albert Dumas, aumônier des Syndicats catholiques et d'autres dirigeants, le projet était définitivement lancé.Le 15 Juin 1945, la première cave des 10 premières maisons était commencée et le 15 décembre de la même année, le dernier des 10 nouveaux propriétaires s’installait chez lui.Au début, plusieurs observateurs disaient: ‘ce sont des fous qui se vouent à la banqueroute”.‘ Ils ne réussiront pas”.Mais les travaux menés rondement eurent raison des prédictions pessimistes.étions pauvres et 11 nous a fallu nous gratter la tête à certains moments, mais nous avions fol en notre étoile.Grâce â leurs efforts et à l’appui reçu de la Caisse, Ils sont parvenus k parachever les constructions commencées.” DEVELOPPEMENT DE LA COOPERATIVE D’autres ouvriers se joignirent bientôt aux 10 pionniers.On acheta un nouveau terrain ¦ .~ • .•> , • ¦ V ~ > ~ k A, rue Collège Magog, Q«é- Tél: 2666 Meilleurs voeux de succès aux Coopératives l CODERE LIMITEE .Ferronnerie, grec et détail.Matérlanz de censtmction, charbon, article! de sport.SHERBROOKE, QUE.Marche au ralenti à Marieviile Après de brillants débuts, soit la construction de 4 maisons uni familiales, dès l'année de son incorporation, la coopérative “Les Foyers Ste-Marie Inc.” de Merievil-le a dû se mettre au pas en 1949.23 membres font actuellement par’.ie de la coopérative et tous sont désireux d'entrer dans leur .“home” au plus tôt.C'est pour-I quoi l'on a dû se remettre à l’étude et asseoir la coopérative sur des bases solides: recrutement vigilant et propagande mieux faite ILes 4 maisons construites ont coûté en moyenne $7,500 et l'on a obtenu des prêts de $8,000.Toutes les maisons construites ont 14 étage et sont finies en gyproc à l’intérieur et en bardeaux d’amiante à l’extérieur; les plafonds sont en ten-test.Ces maisons sont pourvues de l’eau, dea égouts et les rues sont pavées mais les trottoirs inexistants.La coopérative n’a reçu aucune faveur de la municipalité.Néanmoins, on veut aller de l’avant et après quelques hésitations, on va se remettre à la tâche pour le plut grand bien des familles ouvrières avec un projet de 8 maisons en 1950.La Coopérative dHabltation POIVRIERE de Sherbrooke, tout comme ses soeurs de l’union locale a déjà fait ses preuves.Incorporée seulement en 1948.elle construisait 3 maisons unifamiliales en 1949 et a des projets pour 20 autres en 1950.Ces maisons ont 14 étage et sont finies en brique à l’extérieur; l’intérieur est en gyproc mais le haut de la maison n’est pas terminé.Le coût moyen de chicune des maisons est de $8,#00 et le prêt h> po-thécaire est de $4,800.Actuellement 4 terrains de 50 x 100 sont sans construction.Les principales difficultés énumérées par cette coopéra^ tlve ont trait au financement temporaire; par ailleurs, la municipalité de Sherbrooke accorde des remises de taxes et cède des lots pour $1.M.Voeux de succès aux Coopératives U CAISSE CENTRALE DESJARDINS DE SHERBROOKE 116, King, ouest.G.-E.BELISLE, gérant PAGE 8 LE FRONT OUVRIER ¦I m m 1IIIIIIIH 1 mam /cf r,\m/r ÇUElf C Lts Chontiers St-Joseph de Gronby ont construit 20 maisons.emptlon totale de taxes pour la première année, 75% la 21ème année et une exemption décroissante jusqu'à la cinquième année où elle reste de 25%.Le nouveau propriétaire de cette maison de 1/2 étages ou 2 étages, au goût du sociétaire.Ces maisons qui sont finies en brique, en bols ou en pierre, coûtent en moyenne $9,000; leur carré, sur cave cimentée est de 24 x 24, 32 x 24, 30 x 32 et 48 x 32; ces der' nières sont du type Bungalow.Ces modèles de maisons comprennent tous trois chambres à coucher; elles sont finies en plâtre, bien Isolées avec laine minérale, les planchers sont en bols franc et le toit en bardeaux d’asphalte; pour ce prix, une quincaillerie de bonne qualité est fournie, un bain tombeau, toilette en porcelaine, chauffage à eau chaude avec radiateurs convecteurs.Chaque terrain a une superficie moyenne de 8,000 pieds carrés en face de la Cité Universitaire avec service d’eau, d'égouts, électricité, téléphone pour la somme de 0.06 cents le pied carré.Les sociétaires sont libres de faire construire par la coopérative ou par leur propre constructeur mais Ils doivent faire accepter leurs plans et devis par la société; la Société sert aussi d’intermédiaire entre les compagnies de prêts et les sociétaires.En plus des maisons préfabriquées dont nous avons donné la description ci-dessus, la Société construit aussi des maisons du type conventionnel.Mais comme nous l'avons dit, toutes ces maisons sont finies au complet et possèdent, leur cuve à laver, un chfmffp-çau éleçtriqup, .un système de chauffage à eau chaude ou .-air climatisé à l’huile ou au chaxbon.- * ¦' WWW 947 AVE.ROYALE, B EAU PORT TÉL’.66 3 506 BOIS ET MATERIAUX DE CONSTRUCTION GROS ET DETAIL Rés: 182, Ave.Plante Québec-Ouest Tél: 7-8677 CHS.GRENIER PEINTRE DECORATEUR ESTIMES FOURNIS SUR DEMANDE Atelier 120 A, rue St-Germain, Québec LAURENTIAN SALES CO.PEINTURES ET PINCEAUX LOOMEX ET AUTRES FILS ELECTRIQUES KALISTRON (plastique) POUR RECOUVRIR DADOS — TABLES — COMPTOIRS — MEUBLES — VALISES 490, St-Cyrllle.• 1 Québec, P.Q.= ; 6 MAI 1950 LE FRONT OUVRIER PAGE 11 Le Centre coopératif d’habitation Notre-Dame des Champs Les fidèles lecteurs du "FRONT OUVRIER" sont, depulso longtemps, familiers avec les multiples aspects du problème du logement et de l'habitation.Presque chaque semaine, en effet, leur Journal s’efforce de les mettre au courant des efforts tentés en divers milieux pour encourager l'ouvrier à quitter sa condition de petit locataire parqué comme dans une caste Inférieure, dans des “quartiers ouvriers” pas toujours salubres, pas toujours propices à l’éducation familiale et si contraires & l'idéal de plusieurs Jeunes ménages ouvriers.Il suffira donc de donner les grandes lignes du projet du Centre coopératif d’habitation Notre-Dame des Champs pour que l'on en saisisse les attrayantes caractéristiques.LE LIEU CHOISI I.e Centre coopératif d'habitation Notre-Dame des Champs est le rêve d’un groupe de Jeunes montréalais de condition moyenne désireux d’installer leur foyer à demeure dani la banlieue de Mont-tréal.L’endroit qu’ils ont choisi s’appelle présentement Repentigny-les Bains, cette station de villégiature sise à deux milles en deçà du village de Repentigny, à la sortie du pont Le Gardeur de Repentigny (pont du Bout-de-L’Ile).Là, juste au carrefour des routes Montréal-Québec et Montréal-Jo- * liette (via Charlemagne), s'offrait un terrain d'une trentaine d’arpents en superficie.Un endroit stratégique s’il en est un: à proximité du fleuve Saint-Laurent et de la rivière L'Assomption, à la jonction de deux grandes routes nationales; liaison directe par le pont Le Gardeur avec les principales artères de l’Ile de Montréal.rues Sherbrooke et Notre-Dame; communications faciles en hiver comme en été; à une demi-heure du terminus de l’Est de la Cie de Transport Provincial (Dupuis Frères).Une chapelle d’été est déjà construite à Repentigny-les-Bains et pourrait éventuellement être érigée en desserte permanente.En attendant, on est à un mille de l’église de Charlemagne, ou à deux milles de celle de Repentigny.L’école de cet arrondissement de Repentigny est bâtie sur le terrain du Centre coopératif.AMÉNAGEMENT Voici comment a été imaginé l'aménagement domicilaire du lieu, avec la collaboration de M.Charles-Edouard Campeau, l.e., chef du Plan Directeur au service d'urba nisme de la ville de Montréal.Comme on peut voir par le dessin ci-joint, l'emplacement comporte une soixantaine de lots qui mesurent en moyenne 100 pieds de largeur sur 150 pieds de profondeur, soit de cinq à six fois la superficie du lot officiel de la ville de Montréal.A part deux ou trois, qui sont réservés à des fins communautaires o u commerciales, tous ces lots sont destinés à porter des habitations unifamiliales, c’est à-dire qu'on n’y tolère aucun duplex ni maisons semi-détachées.Une partie de l’érablière qui borne l’emplacement à l’Est sera conservée intacte et, plus tard, trans formée en un parc magnifique.La subdivision des lots répond à des fins bien définies.Il s'agit de profiter au maximum des routes déjà exisUntes et de créer une atmosphère de quartier bien résidentiel.Les lots extérieurs s ou vriront sur les deux grandes routes nationales.Il suffira d'une simple avenue pour desservir ceux de l’intérieur.Chaque lot fera face à une allée de gravier, large de 20 pieds, bordée d'arbustes, réservée aux piétons, promeneurs, cyclistes, enfants se rendant à l’école, etc.Les routes et l’avenue donneront accès à l’entrée princi pale de chaque habitation, tandis Sue les allées, pour des raisons 'urbanisme et d’intimité, longeront les terrasses, pelouses, pota gers, terrains de jeux, etc.Les belles pièces de la maison, salon, vivoir, pourront ouvrir leurs grandes fenêtres sur cet espace isolé où l’on peut travailler et se reposer dans le calme et la paix.RÉALISATIONS Où en est ce projet, à l'heure actuelle?Une première section du terrain a été achetée par le Centre, en juin 1949.Le reste est sous op tion.Chaque lot coûte $500 seulement et les frais d’aménagement sont relativement peu élevés Pour l'aqueduc, on s’en tient à la pra tique suivie à Repentigny: un puits de surface desservant de cinq à dix maisons, selon le débit de la source, pouvant fournir l’eau potable en abondance en tout temps de l’année.Pour l’égoût, chaque lot a son puisard construit en pierres des champs, conformément aux ordonnances du ministère de la santé.L’électricité est fournie par la Cie Shawinigan Water & Power (courant ordinaire, et entrée de 100 ampères et 220 volts).Lo première maison construite par la Coopérative d'Habitat.on ''N°tr^Dow des Champ*, à Repentigny Elle est habitée par le secrétoire de la cooperative, M Jean Deschamps, promoteur du projet.Le service de téléphone est assu tion de plusieurs maisons à la loUjOueU *ÿ°J*d* ré par des lignes rurales au coût elc.ÜSo?du ESTà MontSal coûtées sous TYPES DE MAISON système de chauffage Disons, encore une fois, que cha INVITATION cun est libre d’adopter le plan de Une famille est sur les lieux depuis l’automne dernier, celle d’un jeune professeur à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal.M.Jean Deschamps, gérant du Centre et grand promoteur du projet dès le début.D’autres iront l’y rejoindre au cours de l’été.L.1 P.ROBERT MATERIAUX DE CONSTRUCTION - Spécialités Peinture, vernir, émaux Bots de finition Bois de plancher Pharmacies Bois de construction Planches i repasser Papier à couverture Sheetrock Vitr* Papier-brique Serrurerie Bardeaux d’asphalte Amiante en feuilles ou Portes en bardeaux Matériaux d’isolation Bordures de métal Planche murale Tamis de cuivre Laine minérale Clous, mastic Bois plaqué Tuile d’asphalte Arborite et masonite Etc., Etc.Rue Fontaine (La Providence) ‘ML • 8T-H Y ACINTHE LA COOPÉRATIVE Un mot maintenant de l’organisation coopérative du mouvement.En aucun cas la cooperative n’en treprend de construire des mai sons, ni n'impose-t-elle aucun plan en particulier.Chacun reste libre de se construire comme il l’entend,1 au coût qu’il prétend pouvoir por j ter de confier les travaux à un en trepreneur de son choix ou les di-1 riger lui-méme.On lui demande | toutefois de soumettre son plan ; au comité d’urbanisme de la co- j opérative qui voit à préserver] l’unité du cadre résidentiel et à éviter qu'aucune maison ne puisse déprécier ses voisines.A part cela, chaque membre assume ses responsabilités financières personnelles quant à la construction et au financement de son entreprise.Le membre peut se prévaloir des avantages des lois fédérale et provinciale sur le logement.La coopérative lui offre certains services techniques et financiers.En tant que membre, la responsabilité de chacun est limitée à ses parts sociales et à sa quote-part des frais dans les services communs.Partout où la coopérative peut agir pour faire épargner de l’argent à ses membres, elle le fait: achat de matériaux en commun, conatruc- maison qu'il préfère, quitte à le soumettre au comité d’urbanisme.| Cependant, la coopérative a étu-] dié deux pians de maisons dont le coût varie autour de $7,000 (système de chauffage exclus).Lun est un cottage avec toit pointu à quatre faces, de 25 pieds par 24 pieds et 9 pouces, six pièces (en bas, vivoir de HT x 15'0", salle de ll’O” x 11’6 ”.cuisine de 11’6” x 12’0”; en haut, trois chambres dont la plus grande mesure 11’8” x 13 0 ”, salle de bain et toilette; cave de 7* de hauteur).Mur extérieur en stucco ou imitation de pierre sur bloc de ciment, ou encore lambris de brique sur carré de madriers.Mur intérieur fini en plâtre, boisures en pin, planchers de bois franc.Le second plan sc rapproche du style de la maison canadienne: un étage et demi, di mensions de 40’6" x 25’5”, bas complètement terminé (cuisine, vivoir, trois chambres et chambre de bain et toilette), haut comportant deux chambres futures Le loyer mensuel de ces maisons (intérêt 2% et capital.20 ans, taxes et assurances) sera d'environ $32.50 pour la première et $39 00 pour la deuxième, montants aux- 11 va sans dire que ceux que cette initiative intéresse sont invités à visiter les lieux (1).Le Centre fera tout en son pouvoir pour leur faciliter l'acquisition d'une propriété vraiment familiale dans un milieu urbanisé ou le bon air ne manquera jamais! Car, s’ils ont pensé à profiter des mul-! tiples avantages économiques de la vie en banlieue, les pionniers du Centre ont songé surtout a leur famille, présente ou à venir, à la vie normale dans un centre rural, à l’éducation des enfant* dans un milieu ou l'on a eu certaine latitude de choisir ses voisins.à la vie familiale, enfin tellement menaeee en ville par cent habitudes dont peu sont vraiment essentielles Georges-Noël FORTIN (1) Ceux qui déaideraient plus do renseignements pourront communiquer avec M.Jean Deschamps, secrétaire-gérant du Centre coopératif Notre-Dame des Champs, à Montréal, en s’adressant a l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales, 535, avenue Viger, Tél.PL 3486.ou à sa résidence à Repentigny.75, Boulevard Notre Dame, Tél 613-s-16.LES TRAVAUX D’ELECTRIC ITE DE "LA MAISON FAMILIALE" ont été exécutés par ABEL ST-SAUVEUR ENTREPRENEUR ELECTRICIEN / % 5545, PETITCLERC St-Hyaclnthe annex PAGE 12 LE FRONT OUVRIER 6 MAI 1950 Ce qu’il faut savoir avant d’entreprendre la construction d’une maison Considération utiles avant de choisir un plan de maison La maison doit principalement répondre aux exigence! de ceux qui l'habiteront.Avant de préparer les plans d'une maison, il faut se représenter la famille qui l’occupera, faire une liste des exigences et établir exactement le nombre de pièces requises.Il est toujours préférable de faire un plan prévoyant quelques grandes pièces.Selon les principes modernes, certaines pièces d’une maison doivent servir à plus d'une activité.Ainsi, par exemple, un vivoir peut être conçu de façon à remplir le rôle d'une salle à manger.Cette disposition est plus économique en espace et en argent que deux pièces séparées.Il est plus facile d’avoir une section paisible dans la maison en groupant les chambres à coucher.Il faut se rappeler également que les filles et les garçons doivent avoir leurs propres chambres séparées.Une pièce servant comme salle de jeux ou de travail et pouvant servir, au be- soin, comme chambre 4 coucher additionnelle est toujours d'une grande utilité dans une maison.Il n’y aura jamais trop d'armoires ou de garde-robes dans une maison.11 faut au moins une garde-robe par chambre à coucher et une armoire réservée principalement à l’entreposage.Le grenier op le sous-sol d’une maison peut également fournir de l'espace pour l’entreposage.Il est possible d’éliminer beaucoup de plomberie si la cuisine et la salle de bain sont groupées.Les passages doivent être réduits au minimum et éliminés s’" ne sont pas néce/.aires.Il faut toujours considérer l’espace requis pour ouvrir une porte conduisant à une pièce, afin de prévoir la disposition des meubles.Les portes de sortie doivent être disposées d’une façon pratique.Une maison doit assurer l’intimité et p-ofiter avantageusement de la lumière et du paysage.Il est très important de bien considérer la ventilation des chambres à coucher et de ne pas les disposer afin qu’elles donnent sur un passage de cour étroit (Ceci est le quatrième d’une série d’articles publiés dans l’intérêt de nos lecteurs qui songent i construire ou acheter une maison.) LA MAISON D'AUJOURD'HUI La qualité du bois est importante dans la construction d une maison Il sera inutile d’employer une main-d’œuvre spécialisée, si vous n'utilisez pas des matériaux de bonne qualité dans la construction d’une maison.Le bois servant à la structure doit être fort, sec et susceptible de bien retenir les clous.Toute boiserie exposée à l’humidité du sol doit être traitée «fin de résister à la pourriture.Le choix des matériaux devant servir à la finition dépend grandement de la facilité avec laquelle ils pourront recevoir une couche de peinture ou d’autre revêtement de ce genre et de la localité dans laquelle la maison doit être construite.Evidemment, les considérations au sujet du coût doivent tou- jours être présentes 4 l’esprit.Contrairement, 4 la croyance populaire, le bois se contracte dans le sens contraire du grain et non sur la longueur et c’est ce qui cause le gauchissement du bois, soit toute déviation de la surface plane.Il est donc très important que le bois soit bien sec et protégé de la pluie et de la neige avant et après son installation.Il y a plusieurs catégories de bois, selon les noeuds et les défauts que noi.s pouvons y rencon trer.S’il s’agit d’utiliser du bois pour un fini extércur naturel, il est préférable de choisir un bois de bonne catégorie, tandis qu’une catégorie moindre peut suffire si Du 14 au 21 mai La Semaine de la Famille Ouvrière N’oublions pas que c’est du 14 au 21 mai que se tiendra la Semaine de la Famille Ouvrière qui a pour but d’amener la famille 4 poser les actes qui l’aideront à reprendre sa place, la place 4 laquelle elle a droit.Ce sera une occasion unique pour la famille ouvrière de prendre conscience de ses besoins vitaux, de ses possibilités de relèvement et de sa mission proviendentielle.A ctte occasion, le Front Ouvrier va consacrer son édition du 13 mai prochain 4 l’étude des besoins, des devoirs et des responsabilités de la famille ouvrière dans la société.Qu’on ne tarde pas à réserver son numéro ! Dernier appel aux sections pour des réservations de cette édition.La Direction.le bois doit être pei.ituré.Il est possible d’utiliseç un bois ayant de légers défauts pour la charpenterie et un bois de catégorie moindre encore sera habituellement acceptable pour la planche de doublure.Les matériaux de première catégorie sont habituellement utilisés pour les travaux de menuiserie, tel que les portes, fenêtres, encadrement de portes et autrt* pieces du genre.Un marchand de bois de bonne réputation sera toujours heureux de vous aider dans le choix des matériaux et de vous expliquer le sens de ces diverses catégories de bois.(Ceci est le sixième d’une série d’articles publiés dans l’intérêt de nos lecteurs qui songent 4 construire ou acheter une maison.) HïC fjsallkji c Service de Librairie de la J.O.C.1037 Saint-Denis, Montréal it, Krpr***nUti«n> i Editions Ouvrières de Paris Economie et Humanisme QUELLE MAMAN n’aimerait pas recevoir Le fameux missel de l’abbé H.Godin AVEC LE CHRIST préface par Dom Lefebvre Magnifiques illustrations en couleurs 384 pages L’édition ordinaire : S3.30 (par la poste S3 60) (rouge vin, vert, grenat) L’édition de luxe: $6.00 (par la poste $6 10) (chamois, rouge vin, vert, bleu) Demandez notre catalogue La fêta des miras approcha Le modèle de maison suggéré ici répond à la conception que l’on se fait habituellement d’un plan de maison idéale pour la famille moyenne.Ce plan de maison, conçu pour être construit sur un lot Intérieur asses large, offre un vivoir de trèe bonnee dimension*, une salle 4 dîner séparée, une cuisine, deux chambres à coucher et une salle de bain.Contrairement 4 plusieurs autres modèles, l’entrée principale conduit à un passage communiquant directement avec toute* le* ., pièces.Le vivoir mesure 11'8'x 18’et il est agrémenté d un foyer.U propriétaire de la maison illustrée n changé la grande fenêtre pour en faire une fenêtre en saillie, ce qui ajout* beaucoup 4 l’apparenca extérieure d* cette maison.- Lee chambres à coucher sont complètement isolées des autres pièce* de la maison et elle* sont séparées par la asile de bain.11 y a trois garde-robes dans cette maison, en plus d’une lingerie et d un porte-manteau a l’entrée.La cuisine n’est pas trèa grande, mais elle est bien située.LU# communique facilement avec la salle 4 dîner et avec la porte de service.Du stuc fut utilisé pour le revêtement extérieur d# ln malwn illustrée.Cependant, tout autre genre de fini extérieur peut être utilisé.Pour fins d’évaluations, lea dimensions extérieures de cette maison sont de 87’8*x27' et la superficie de parquet est de 906 pieds carrés.Il eat possible d'obtenir le* épure* complète* de ce plan d* maison, connu bous le nom de plan no 60-1, pour un coût modique, de tout bureau de la Société centrale d* Hypothèques et de Logement.LA SOCIÉTÉ D'ASSURANCE DES CAISSES POPULAIRES Mutuelle d'assurance-incendie Elle est représentée par près d'un millier d'agents compétents, disposés à vous bien servir.SIEGE SOCIAL: Lévis Albert (ôté, l.(.Surintendant d’agences Laval Chartré Chef de bureau J.0.Roby Gérant général J 6 MAI 1950 LE FRONT OUVRIER PAGE 11 “L’esprit de coopération est constructif, éducatif et moralisateur” (Sén.Cyrille Vaillancourt) Extrait d#un discours du sénateur Vaillancourt au Sénat du Canada, le 6 octobre 1949.Les sous-titres sont de nous._________.— -— .— i LA MAISON D'AUJOURD'HUI ARME CONTRE LE COMMUNISME ".Le premier »ujet que je veux traiter est celui de l'habitation.C'en est un, nv semble-t-il, de toute première importance.SI l’on veut combattre le communisme, le moyen le plus efficace, c’eat bien de rendre nos propriétaires mai ties chez eux.Permettre à chacun de posséder un foyer où il fera bon de vivre, dlimer et même de mourir.Quel beau rêve! Peut-il être réalisé?Ce problème de l’habitation n'est pas seulement un pro blême fédéral, c'eût un problème rational et qui relève également des provinces et d*-* municipalités et ceux qui sont les plus atteints par ce problème de l’habitation, ce sont les ouvriers qui gagnent de quarante à cinquante dollars par semaine.REVENU INSUFFISANT Le Conseil du Bien-être social estime qu'il faut $50 dollars par semaine pour maintenir un niveau de vie respectable et conserver un minimum de santé chez une famille de 5 personnes, payant un loyer de $40 par mois.C’est après une en quête de six mois sur les besoin* d’une telle famille que le Conseil en est venu à une telle conclusion.programmes récréatifs en famille, $1.33; le nettoyage, .68 cents; le chauffage $8.65; l'eau chaude, 3.82.ÉPARGNE INSUFFISANTE L'épargne serait ainsi de $24.00 par année.La famille prendrait presque quarante ans à mettre de cêté $1,000, en supposant que ces $24.00 épargnées soient placées à la banque a un taux d’intérêt de lVk p.cent.J’ai bien peur qu’il n’y ait pas beaucoup d’ouvriers qui de viennent propriétaires â ce compte-U.Avec la nouvelle loi de l'habita tlon, n’y aurait-il pas moyen de trouver une solution à ce problème des ouvriers qui gagnent un sa lalre comme celui que je viens de mentionner, qui pourraient payer un loyer raisonnable et, un jour, devenir malttes chet eux?On nous laisse entendre qu'il y a une loi par laquelle le gouvernement fédéral est prêt à avancer 75 p.cent d’une maison i logis multiples i condition que la province consente à fournir le solde de 25 p.cent.«il se* *- Désirez vous savoir comment se répartissent ces cinquante dollars par semaine?Le Conseil calcule qu'une famille de cinq enfants doit dépenser $82 98 par mois pour la nourriture; $3468 pour le vête ment; $3.54 pour les réparations de vêtements; $4.24 pour le trane port; $15.64 pour les amusement*, les allocations personnelles, les services religieux.Pour l’ameuble ment de maison.$2 50; la buande rie, $2.10; les dépenses d’électricité et de gaz, $2.02; les remèdes, .20 cents; les journaux, 92 cents; les LA MÊME CHOSE FOUR LES COOPÉRATIVES N’y aurait-il pas moyen de faire la même chose pour les coopérât! ves d'habitation?J’admets que si l’on accordait pareille faveur à chaque Individu, on s’exposerait à des abus.Avec les coopéiatives d’habitation.on peut prévenir à peu près tous ces abus, parce que, dans ces coopératives d’habitation, il se fait une sélection, un choix parmi les membres.U première sélection que l'on pratique dans le choix d'un nouveau membre d’une coopérative, on regarde d'abord sa valeur morale, aon honnêteté, son In tégrité et quoiqu’on en dise, ces vertus asoraies représentent quel que chose, cela vaut même mieux que des billets à ordre.1 DES MAISONS FAMILIALES Dsns la province de Québec, sur un capital de $6,000 le gouvernement paie un intérêt qui peut aller jusqu'i 3 p.cent.Or si ces prêts consentis par les coopératives d’habitation étaient garantis par les deux gouvernements, les compagnies prêteuses pourraient réduire quelque peu leur intérêt, line maison de $6.000 à 4tt p.cent, remboursable en 20 ans p'exige qu'un déboursé mensuel de $37.96; et si vous mettez un capital de $7,000, ' i 4V4 p.cent, remboursable en 25 ans.on obtient un loyer mensuel ; de $38.91.Vous me direz peut-être que des nuisons de $6,000 ou $7,000 ne sont pas des chiteaux.C’est vrai, mais ce ne sont pas des châteaux que nous vouions bâtir mais des maisons familiales.| LA COOPÉRATION.UNE GARANTIE ROSAIRE PETIT ENTREPRENEUR PLOMBERIE — CHAUFFAGE PEINTURES — EMAUX — VERNIS ?Distributeur "PEINTURE NATIONALE’’ 2658, St-Joseph — ST-HYACINTHE.Tél: 1950-W POUR LES PRÊTEURS Pour revenir â ces coopératives d’habitation, parmi toutes celles que j'ai vues, chacun des membres faisait une partie du travail â l’intérieur de la maison, qui la peinture, qui la menuiserie, qui la plomberie.Tout ce travail produit une économie dans le coût de la construction et en même temps une meilleure garantie pour les pré-1 leurs; car celui qui, dans sa maison, y a mis de son temps, de son labeur, de son travail, y reste beau coup plus fermement attaché et veut que sa maison lui reste, parce j qu’il y a mis une partie de lui-méme.APPORT DES MUNICIPALITÉS Les municipalités pourraient aussi contribuer, sans donner directement de l'argent aux constructeurs.Par exemple, pour les coopératives d'habitation, les autorités municipales peuvent préparer le terrain, le niveler, creuser peut-être la cave, ce qui coûterait très peu cher aux autorités municipales et qui serait d’un appoint considérable pour les coopérateurs.Ce serait aussi un moyen de pratiquer l’urbanisme.Vous ne sauriez croire que cet esprit de coopération est constructif, éducatif et moralisateur.’’ Ce bungalow do deux chambres à coucher, avoc son parement extérieur éblouissant d'aluminium, saura allécher lea petites famillee aspirant à devenir propriétaire de leur maison.La disposition dos pièces do cette maison est aussi agréable que le laisse deviner aon apparence extérieure.„ L'entrée principale, munie d’un vestibule, nous conduit directement dans le vivoir.Une des particularités de cette pièces ont la série de grandes fenêtres à angle qui lui donne un aspect tout à fait moderne.Les pièces de la maison sont divisées de façon à procurer toute l'intimité possible au* deux chambres à coucher, g la droite, tandis que la cuisine-salle à manger et le vivoir sont à gauche.La cuisine moderne est disposés de .H .façon â procurer amplement d'eepace pour la salle â manger d une petite famille.Des garde-robes et des armoires sont distribuées a profusion par toute la maison., ._ , L’entrée de service conduit directement au sous-sol et élimine a nécessité de passer par la cuisine.U forme rectangulaire de cet e maison et la disposition des pièces de plomberie de la cuisine et de la salle de bain sont des facteurs importants pour réduire le coût de construction.Un revêtement extérieur en aluminium fut utilisé pour la maison illustrée id, mais tout autre genre de fini extérieur Pcutfanlementctre employé.Les dimension* extérieures du bungalow sont de 30 par -4 4 et la superfide de plancher, pour fins d’évaluation», est de 7.i opérateurs qui veulent des services publies adéquats.D^Ulcurs oet entêtement réussit puisque déjà, l’ingénieur de la CHé «et è préparer lee estimée du coftt des travaux à entreprendre dons cette son* D’ici leur satisfaction, les coopératsnrs assistent en groupe aux séances du Conseil municipal et suivent de près 1a marche des événements et font entendra leurs revendications au Comma te fortune sourit aux audacieux et à ceux qui persévérant, on peut s’attend à de belles réalisations de te pert ds “Le Maison Familiale’’ en I860 et pour lee année* à venir.OUTILLAGE COMPLET Menuiserie — OutUs 4c précisioa -Cadeau — Bibelots J.R.GREGOIRE QUINCAILLIER Voici le type de la maison unifamiliale construite par la Coopérative "La Maison Familial# de St-Hyocinthe".Les coopérateurs ont construit 19 maisons semblables, l'an dernier, au coût de $5,500 chacune.AGENT DISTRIBUTEUR PEINTURE C.I.L.3605 EST, ONTARIO — FA.1167-8 Veiti an vieux missionnaire qui a passé plusieurs années dans les provinces de l’Ouest à travailler à la tant* spirituelle des âmes, après avoir étudié la botanique une grande partie de sa vie; il s’occupe main tenant à faire des remédee pour te santé n’a jamais voulu permettra aucune annonce dans les lour ne»*, et cependant eee remèdes sont connus dans toutes les provinces du Canada et même aux Ktata-tals.Ce n’est qu’à force d’instance de te part de ses nombreux omis, qui eut bénéficié du secours de ses bens remèdes, qe’fl • consenti à les faire connaître peur le plus grand bleu de l’humanité.Le CONSTRUCTION • • Résidentielle • Commerciale • Industrielle Spécialité POSAGE DE TEN-TEST DONACONA — GYPROC TUILE ACOUSTIQUE R.& B.CONSTRUCTION Cie Ltée LUCIEN RIOUX, président ' 716$, Papineau — MONTREAL.CR.$549 MnuueeeusguÉ^upspiipnii.l .Él.srh-nsnàs La Coopérative d’Habitation Ouvrière de St-Hvacinthe a construit 97 maisons 6 MAI 1950 LE FRONT OUVRIER PAGE 21 65 maisons en trois ans à Drummond ville NAISSANCE DU SERVICE D'HABITATION Drummondville, situé* le long du St-Françoia comprend 9 municipalités, formant ainsi le grand Drummondville, avec une population de 35,000 habitants composée en majeure partie d’ouvriers.De toute nécessité, il fallait une amélioration pour obvier à la crise du logement qui sévissait à cause de l’accroissement constant de la population.C’est à la suite de réunions et de cercles d’études organisés par la L.O.C.de Drummondville que 300 membres acceptèrent les clau ses de la constitution du Service d’Habitation Ouvrière Inc.de Drummondville, laquelle demandait à chaque membre un dépôt de $2.10 par semaine pour une pé- Maison construite par Le Service d'Habitation Populaire de Drummondville.riode de 8 ans environ, ce qui permet le financement temporaire de chaque construction.65 MAISONS EN TOUT En 1947, soit l’année de l’incorporation, on construisait 6 maisons; l’année suivante, on en construisait 21; en 1949 on en parachevait 38 et en 1950 on va en construire 50 autres.Les maisons construites par la coopérative de Drummondville comprennent 2 logements de 5 pièces plus une cuisinette et ‘ une chambre de bain sur un carré de 30x30 et un terrain de 50x100.Les premières maisons coûtèrent $8,500.Depuis les expériences apportées par les premières tentati ves amenèrent des changements, tels que les planchers en bois dur et l’extérieur de la maison en brique, ce qui a eu pour effet de faire monter le coût de la maison è 87,500 environ.Mais le coopéra-leur possède alors dne valeur de $9,000 pour laquelle il paie $7,500, par une hypothèque de $6.500 à une compagnie prêteuse qu’il rembourse par versements mensuels, sous forme de loyer.C’est de cette façon que Drummondville compte 65 propriétaires de plus; ces 130 nouveaux loge ments permettent i quelque 650 personnes de vivre dans des maisons confortables et saines.Le Chez-Nous Canadien Au moment de son incorporation en 1948, le Chex-Nous Canadien comptait 15 membres; il en compte 100 aujourd’hui, A la différence du Comité d’Habitation de Montréal qui accorde la construction de ses maisons à des contrac-teurs, le Chez-Nous Canadien construit ses maisons grâce au travail df ses membres.Mais c’est un lourd handicap à surmonter, parce que les sociétai res ne peuvent consacrer que peu de temps à la construction de leur maison à cause de la distance qui les sépare de leur lieu le travail et des chantiers de la coopérative a Montréal-Nord.Ce facteur joue encore dans le cas.de l’éducation des membres qui ne peuvent se rendre assidiment aux cercles d’étude.Or, nous l’avons dit à maintes reprises, les coopératives d'habitation ne peuvent réussir sans l’éducation coopérative, une éducation complète et poussée.Ceci explique le fait que Le Chez-Nous Canadien n’a pu construire qu’une maison unifamiliale à date; deux autres sont en cons truction.On exige aussi une mise de fonds trop élevée, puisque pour des maisons qui coûtent en moyen ne $7.000, le montant du prêt îi’est que de $4,000.Les plans de ces maisons différent; les unes n’ont qu’un seul etage, les autres Hi étage, les autres 2 étages; l’intérieur des maisons est fini en plâtre ou en gyproc.Les terrains mesurent 50 x 100; la ville fournit les services d’eau et d’égout, mais les rues et trottoirs sont inexistants.L’espace vital de la famille “C’est rester dans l’esprit de Rerum Novarum d’affirmer qu’en régie générale, seule cette stabilité puisée dans la propriété d’un bien foncier fait de la famille la cellule vitale la plus parfaite et la plus féconde de la Société, cette possession réunissant dans une progressive cohésion les générations précédentes à celles de l’avenir.Aujourd'hui l'idée d'espace vital et la création de tels espaces est au centre des buts sociaux et politiques: mais ne devait-on pas, avant toute chose, penser à l’espace vital de la famille et libérer celle-ci des liens que lui imposent les conditions de vie ne lui permettant pas même de concevoir l’idée d'une maison à elle." PIE XII, 15 mai 1941 Le Chez-Nous Canadien à Montréal.: | - ¦ H » v* H) " Ténacité et persévérance des coopérateurs de Màckayville Mackayville est une localité située â 4 milles de Montréal et que l’on peut atteindre en quelques minutes par les nombreux services d'autobus.Justement à cause de cette proximité de la métropole, Mackayville reçoit chaque année de nouveaux citoyens qui cherchent la tranquillité de la campa gne.Cela cause un problème aigu dv logement.C'est pourquoi en 1948, 170 ci toyens de Mackayville se formaient en coopérative qui prit le nom de Notre-Dame de Mackayville.Cette année-là, on construisait une maison, l'année suivante, on trouve dans l’impossibilité financière de construire ces services essentiels.Mais des pressions s'exel^ cent du côté du gouvernement provincial pour qu'il vienne en aide à cette municipalité.Puisque le gouvernement provincial est capable de construire des routes en pleine forêt, à travers les marais, ei de percer des montagnes, il serait logique qu’il vienne en aide à cette localité pour la construction d'un système d'égout adéquat.Outre que cela réglerait le problème sanitaire qui se pose lorsque les égouts sont inexistants, dea améliorations dans ce sens incita- qtr ' V Grâce à leur travail et à leur ténacité, les coopérateurs de Mackayville ont réussi cette jolie maison.en élevait deux autres et l'on se propose d’en construire 23 en 1950.Le carré des maisons construites est de 28 x 32; les unes ont lVi étage, les autres en ont deux; les unes sont construites pour loger deux familles, les autres sont unifamiliales.C’est pourquoi le coût varie entre $4,000 et $7,000 et le montant du prêt recherché varie entre $3,800 et $5,800.La mise de fonds se fait au moyen d'une cotisation hebdomadaire de $2.10 par semaine.Dès que la somme en caisse est suffisante pour faire une mise de fonds, on procède à un tirage et le gagnant devient le propriétaire de cette maison.C'est ainsi que des ouvriers peuvent devenir propriétaire de leur “home” et se libérer ensuite de leur hypothèque en 15 ou 20 ans.DIFFICULTES NOMBREUSES La Coopérative de Mackayville se heurte à des difficultés nom breuses et ce n'est que par la bon ne volonté, un travail ardu et de nombreux sacrifices que l'on peut passer au traders.Par exemple, il y a la question de l’eau.Comme il n’y a pas d’aqueduc, les coopé rateurs se font construire des puits artésiens qui coûtent $135 chacun; mais l'eau est abondante et excellente.Elle est pompée au moyen d’un moteur électrique; la capacité de ces puits est de 250 gallons à l'heure.Mais de cette façon, les nouveaux propriétaires n’ont pas de taxes d'eau à payer.Reste la question des égouts et des trottoirs.Malgré sa bonne vo lonté et sa sympathie manifeste à l'égard de la coopérative, le Con seil de ville de Mackayville se raient de nombreux citadins de Montréal à aller se construire à Mackayville, ce qui décongestionnerait les trottoirs, les rues et les logements remplis à craquer de Montréal.L’oeuvre accomplie par la Coopérative de Mackayville taut donc d’être soulignée: maigre des débuts pleins d’embûches, la ténacité et la persévérance des coopérateurs viennent à bout des difficultés; avec un peu d’aide des autorités competentes, ils pourraient prendre complètement leur sort entre leurs mains aguenies.Lue nouvelle histoire «lu Canada français Au début de mal.le chanoino Lionel Groulx, président de Un» titut d’Histoire d’Amérique française, fera paraître, aux éditions de l’Action Nationale, le premier volume d’une nouvelle Histoire du Canada.Cette Histoire comprendra quatre tomes.Le premier est consacré dbx débuts du régime français, jusqu'à 1713, date du Traité d U* trecht.Le deuxième conduira le lecteur jusqu'à la cession de Nouvelle-France.Les deux derniers porteront sur le régime anglais et la Confédération jusqu'à nos jours.1) y aura deux éditions: l’une populaire à $2.00 l’exemplaire, et l’autre de luxe, autographiee par le chanoine Groulx.On peut retenir un exemplaire de luxe en envoyant sa souscription à l'Action Nationale, 422 est, rue Noire Dame, Montréal.Walker Bros, and Forsyth, Limited Distributeurs en gros seulement de Tous genres de contreplaqués (Plywood) Planches murales - Masonite Moulures aluminium - Portes Bois franc pour plancher 2425, RUE REMEMBRANCE, LACHINE, QUE.WA-1185 " ¦ .—l'nfclii — Uii CONSTRUISEZ-VOUS?f Le choix d'un contrat leur général est très important.Pourquoi nr pu consulter d'abord un contractrur de Ion gue expérience! Il vous fera économiser sur vo tre future maison.Soumissions gratuites VOYEZ .P.& A.VILANDRE 3910, Parc Lafontaine.FAIkirk 2873 MONTREAL P AGI 22 LI FRONT OUVRIER 6 MAI 1950 Un curé se fait bâtisseur de maisons pour faire loger 2,085 personnes Le miracle de l'abbé Chamberland C'est sous ce titre que l'Osservatore Romano du 11 mars 1950 publiait un article consacré à l'oeuvre exceptionnelle de M.le chanoine L.-i.Chamberland: la Coopérative d'Habitation Ste-Marguerite.On y souligne entre autres que M.le curé Chamberland "a réussi à trouver et à mettre en pratique une solution chrétienne du problème du logement avec un prix de revient que l'on peut dire minime et à la portée de la moyenne des familles." LES REALISATIONS Citons dt nouveau l'article de l'Osservatore Romano: “La Coopérative paroissiale d'habitation, au cours des cinq dernières années a construit 140 maisons (aujourd'hui 1S3) capables de loger cha curie deux familles, au coût de $8.000 dollars pour chaque maison, ou $3.000 dollars par logement.Pourtant les dépenses de construction ont augmenté de $500.par année depti.s 1944 à aujourd'hui.Chaque logement se compose de quatre chambres à coucher, d un vivoir, d'une cuisine et d'une chambre de bain.En fait, avec $50.par mois, chaque maison ren contre ses dépenses d'amortisse ment, d'assurances, d'intérêts et de taxes.” 2 ANNÉES D'ÉTUDES Lorsque M.le curé Chamberland prit possession de cette paroisse et que celle-ci se mit à prendre de l’expansion, il comprit que le problème du *ogeinent allait devenir très grave et qu'il fallait y voir au plus tôt Mais il ne s'agissait pas seu ement de loger ces familles mais aussi d'améliorer leur esprit en leur offrant une véritable maison, propre à éveiller et i entretenir l'esprit familial chrétien et a faire de aes paroissiens de meilleurs catholiques, de meilleurs chrétiens.C'est ainsi qu'en 1942.il organi as un cercle d'études.Les cours ¦e poursuivirent pendant deux an nées: et ce ne fut qu'en 1944 que dix maisons furent construites et que 20 familles ouvrières se trouvèrent logées convenablement.En 1945.1946 et 1947 on construisit dix maisons par année; en 1948, on en construisit 53 et en 1949, 82 Le carré de ces maisons est de 85x32 et toute*, sont i deux logements, l'extérieur est recouvert de bardeaux d'amiante et l'intérieur de gyproc La grandeur du terrain est de 30x100 et la munici palité des Trois Rivières fournit tous les services publics essentiels en plus d'avoir cédé tous les ter rains nécessaires pour la modique somme de $10.00 chacun.TRAVAIL EN COMMUN Ordinairement, c'est le coût de la main-d’œuvre qui influe sur oelui de la construction.Mais les sociétaires, en apportant leur travail bénévolement ont pu épargner de $1,500 à $2.000 par maison en plus de s’attacher singulièrement à une maison fabriquée de leurs propres mains.Mais il ne faut pas croire que ces sociétaires n ont pas rencontré de difficultés.La première nous dit-on, c’est de conserver intact l’esprit de coopération et la deuxième, c’est la finance initiale.Laissons ici la plume aux coopérateurs eux-mémes.| L'ESPRIT DE COOPÉRATION La difficslté première d’une coopérative d’habitation nous partit être ceci: conserver indéfectible l'esprit de coopération chez les sociétaire et chez les directeurs, j li ne semble pas toujours facile ! d'oublier ce qui divise pour s’atta j cher à l'idéal commun qui unit.| Les coopérateurs si enthousiastes et si généreux soit-ils, n'abdiquent pas leurs personnalités: la coopération n’est pes un nivelage.La , personne humaine y garde le droit j à son tempérament, à ses opinions.; à ses tendances politiques et a ses ambitions l‘gitimea.En l'occurren ce, il faut beaucoup de tact, de souplesse et de largeur de vue pour éviter que des divergences d'opi nions entre citoyens ne deviennent des écueils où se brisent les ef forts généreux d'une entreprise communautaire II semble parfois uifficile de servir les autres en oubliant de se servir soi-même La nature humaine est souvent tentée d’accommoder la poursuite du bien commun aux exigences de l’intérét privé.Dans ces conditions le service d autrui devient paralysé par le désir du gain personnel et ce qui devrait être le trône du dévouement devient le tremplin de l'ambithn égoïste.L'esprit de coopération est avant tout une formule de charité sociale.C'est à ce prix seulement qu'une coopérative survit à ses premières il pes.Le poianard qui la darde au coeur, c’est l'égoïsme, l'exploitation déguisée, la commercialisation du dévouement.LA FINANCE INITIALE La seconde difficulté, c'est la finance initiale.Qui acceptera de prêter des fonds alors qu’aucune f-v M .^ wt.zH ! **.ü :.'-sa» ¦ ^ jV .f- %:ir- '• ' .-A ' -.-.>•••; ¦ — -¦'•'$ * .4 •• ' >¦ ' • >:¦ i ¦$&?’>.* * *¦;*** Un coin de quortier construit par la Coopérative Ste-Marguerite des Trois-Rivières.La Coopérative du Carré des Pins: une coopérative d’ouvriers d'usine Adrien Demontigny ENTREPRENEUR GENERAL •OS, St-Frs-Xavier TROIS-RIVIERES, Qué.Tél: Mit J La Coopérative du Carré des Pins est née en 1944 à la suite d'études faites par un groupe d’ou-viers de la Canada Iron aux Troi-Rivières.Sur un total de 900 employés, 110 en font actuellement Cie; la compagnie voit d’ails d'un bon oeil les activités de la coopérative et lui prodigue ses encouragements de différentes manières Ainsi Canada Iron prêta à la coopérative $20.000 dollars sans intérêt pour l’achat d’un terrain; ente somme fut remboursée par les coopérateurs par une r^enue sur leur salaire de $2.00 par ae-maine pendant 18 mois.AVANCE DE CRÉDIT Ce fut ensuite la compagnie qui fit les avances de crédit pour les achats de matériaux pour la cons- valeur matérielle ne peut encore servir de garantie.Quel créancier osera accepter comme hypothèque quelques feuilles de papier crayonnées de beaux plans?C'est ici qu’intervient le crédit moral d’une véritable coopérative.Ce qu’un seul individu ne peut obtenir, le groupe social l’obtient.Un individu peut mourir demain, la coopérative, non pas.Un individu peut perdre sa santé, la coo pérative, comme ensemble, non pas.En multipliant les bonnes volontés, en unissant les coeurs, en associant les personnes on peut, pour ainsi dire, multiplier les colonnes du temple et il n’y a plus de risque pour la coupole: elle tiendra triomphante au-dessus des piliers qu'elle couronne.Cest comme la vieille fable d'Esope: les tils de chanvre sont fragiles: une main d’enfant peut les briser.Mais qu'on les file et qu’on les tresse: le câble qu’ils formeront pourra retenir un bateau.Le véritable service financier de la Coopérative d’habitation, c’est l’obtention du prêt initial, grâce au superbe crédit moral d’une pyramide humaine, d’un faisceau chrétien d'un fraternel.” truction de 18 maisons en 1948 et 3 autres en 1949; cette année on va construire 10 nouvelles maisons.Elle a en outre “prêté” des ouvriers spécialisés, charpentiers, électriciens, plombiers; elle vend au prix coûtant lei matériaux dont elle dispose elle-même: ciment, fil électrique.En tout, on estime que les montants épargnés grâce à la collaboration ouvrière-patronale s’élève â $2.000 dollars par maison, ce qui baisse le coût de la maison à $8,300.TRAVAIL DES COOPÉRATEURS Ce sont les sociétaires qui font eux-mêmes le “gros oeuvre”, creu- sage des caves et coulage du so-'.age.On réalise ainsi une économie de $450.par maison.Quand la charpente est édifiée sur le solage, ce «ont des ouvriers de métier qui poursuivent le travail.Les sociétaires, en général, ne font que le travail non spécialisé â raison de 3 heures par soir.Puisque la Canada iron avance l’argent pour l’achat des matériaux, eela facilite les tractations aes coopérateurs avec les compagnies prêteuses.La coopérative est surtout un intermédiaire et permet ainsi au coopérateur de bénéficier de la loi provinciale du logement.“L’Amicale” va construire 40 maisons en 1950 A la suite de pourparlers entre deux coopératives d’Ha-bltatlon des Trois-Rivières, une nouvelle coopérative va surgir dans la paroisse Ste-Marguerlte sous la direction du curé Chamberland.On n’a pas encore déterminé le genre de maisons que l’on va construire mais on laisse entendre que l’on va suivre les grandes lignes du programme réalisé par la Coopérative Ste-Marguerlte, laquelle coopérative ne construira pas de maisons en 1950 parce que l'on projette de construire une église dans la paroisse.La nouvelle coopérative qui porte le nom de “l'Amicale” va construire de 40 & 50 maisons en 1950.ETABLIE EN 1881 LA QUINCAILLERIE pjl&xttn POIRIER & FRERES Contract* un MENUISERIE - CHARPENTE FONDATION - FINISSAGE RR.Na $ — Sorcl J.ANT.GAUTHIER, prvp.Matériaux 4e cenatroctWo 1823, Royale — Trots-Rivières.Tél: S1S5 • iéiWrni* t*« % *r» nlui M « « « O h 6 MAI 1950 LE FRONT OUVRIER— ¦ • - ¦ ¦ - •AAV ¦ PAGE 23 La Coopérative Laflèche loge 81 personnes Chaque coopérative a sa formule.Ainsi la Coopérative Laflèche aux Trois-Rivières reste propriétaire du terrain et des maisons construites tant que la dernière maison n’aura pas été achevée et payée.Les choses ont commencé en 1944 alors que 50 chefs de famille se groupaient, après des mois d’études, en coopérative d'habitation.Ainsi Ils achetèrent un vaste terrain de 60 arpents pour $13,000.En août 1946, les 10 premières maisons étaient achevées et habitées; leur coût de revient se chiffrait à $7.500 chacune.Les terrains de la Coopérative mesurent 88 x 112.On a réservé des espaces suffisants pour l'aménagement de six parcs d’amusements et un centre communautaire qui sera pourvu, en temps et Heu d’un magasin coopératif.Tél.2016 ACCESSOIRES ELECTRIQUES LUCIEN DUCHARME ENTREPRENEUR-ELECTRICIEN 1031, Ste-Jnlie.Trois-Rivières TRAVAIL PERSONNEL Lorsque le coopérateur le peut et le désire, il peut travailler à sa ma bon Tout oe que l'on exige, c’est que les standards légaux de la construction soient respectés.On a aussi prévu la construction éventuelle d’in terra n de jeux et d'un centre communautaire avec magasin coopératif.Des pourpar lers sont d’ailleurs engagés avec ’a Coopérative d’Habitation du Carré des Pins pour une coopérative de consommation commune.Soulignons en passant que le gérant du Centre Mauricien n'est nul autre que M.Louis Allyson, président de la Fédératioii des Coopératives d’Habitation de la province de Québec.Nous avons eu le privilège par les années passées de fournir le bois et les matériaux de construction aux coopératives d'habitation en oeuvre aux Trois-Rivières.* Léopold Duplessis Ltée BOIS ET MATERIAUX DE CONSTRICTION 2093, rue Beliefeuille — Trois-Rivières.Tél: Méé Une année après son incorporation, le Centre Mauricien des Trois-Rivières, soit en 1945, construisait se première maison.Puis ce fut en suces-sion, 2, 4, 14 et 10 maisons; 5 autres sont actuellement en construction, et Ton projette d'en ériger 15 outres d'ici la fin de l'année : un total de 52 maisons unifomilialas.Tous las pions ont été expérimentés.Travail par les coopérateurs, contrats è lo journée, contrats sectionnés, contrats globaux.Le coût moyen de cas maisons est do $8,000; il n'axiste pas de pion typo non plus: 1 étage, 1 Va ou 2 étoges.Choc un so.construit selon ses goûts, ses aptitudes, ses moyens.Sas moyens surtout.La Coopérative Le Castor a construit 8 maisons en 1949 OUNE CAISSE DE PREVOYANCE Incorporée en mai 1949, la Coopérative Le Castor des Trois-Rivières a eu le temps de construire ê maisons, l’an dernier; ce qui fait 16 familles qui sont confortablement logées puisque ces maisons à deux étages sont à deux logements.' Moisons construites par la Coopérative Loflèche, des Trois-Rivières.Cette année, on projette de maisons pour loger le reste des membres de la coopérative.Grâce au travail des coopérateurs, ces maisons ne -coûtent que $6,000 chacune et le montant du prêt est de $6,000.La cave de ces maisons est en ciment, le haut est fini et l’extérieur est en Imitation de brique.La grandeur de chaque terrain est de 51 x 90, tandis que le carré de la maison est de 32 x 35.- Fait à souligner, même si les coopérateurs n'ont reçu aucune aide de la municipalité, le président de la Coopérative, M.Rolland Quay, nous confie que la Coopérative n'a rencontré aucune difficulté appréciable.On a passé au travers de toutes les difficultés sans s’en apercevoir tant -les coopérateurs "Castor” sont convaincus de l'excellence de la formule coopérative.Au Centre Maurici n.on a ton dé une caisse de prévoyai.ce; ainsi en cas de maladie ou autre malheur, on prête au coopérateur sans intér .La part socisiede chaque coopérateur est de $20.payée, ainsi qu’un droit d’entrée A $3.00; les coopérateurs se construisent ensuite moyennant approbation du Centre Mauricien qui étudie les plans et les possibilités financiè construire quatre autres ***.Lorsque la demande est acceptable et que le sociétaire apporte les garanties voulues, le con seil le dirige vers la Caiase Popu laire paroissiale avec leque le sociétaire contracte personnellement.ADMISSION ET PROJETS < Pour faire partie de la coopéra tive, il faut payer un droit d'entrée de $52 dollars.Toutes ces maisons dont le carré est de 32 x 32, sont unifamiliales et ont 8 pièces; la cave est cimentée et le haut de la maison est fini; l'extérieur est en brique et l'intérieur est fini en plâtre.Les ouvriers peuvent travailler à 1a construction des maisons de la coopérative et on leur crédite .50 cents l'heure sur le coût de leur maison.Projet de 60 maisons pour la Coopérative Pierre Boucher La coopérative Pierre Boucher du Cap-de-la Madeleine n'est vieille que d'une année et déjà elle compte 7$ membres décidés.En 19à0, on projette d'élever 50 maisons unifamiliales.Le nombre de» ter-Les mensualités qu'ont à verser rains achetés s'élève à 177 grace lea propriétaires à la coopérative varient entre $35 et $45; ce montant comprend les taxes, les assurances.les intérêts et l’amortissement.Cette année, cette coopéra tive compte ériger 0 maisons.CAISSE DE PRÉVOYANCE On a aussi fondé une caisse d'épargne que le sociétaire entretient en versant une contribution mensuelle de .50; les prêts aux socié taires sont accordés sans intérêt.Ce qui est à souligner, remar que-t-on, c'est l'esprit d'entr'aide qui anime les coopérateurs.“Corn me ils disposent d’un terrain pro pice i rétablissement d'un petit jardin, on travaille en commun à la mise en conserves.Des cental nés de dollars ont été ainsi épar gnées en victuailles.Et ce n'est que le commencement!" à la bonne compréhension du con-sell municipal La principale difficulté réside dan* le financement temporaire.Des compagnies prêteuses ont répondu qu'elles ne disposaient plus d’argent; c'est pourquoi l’ou devra passer par des contracleurs ce qui va augmenter le eoAt de la maison.Néanmoins les coopérateurs dost le président est M.C harles r’Iagéol el le secrétaire M Jean-Paul Lévesque sont décidés d’aller de l’avant, meme au pris de sacrifices pécunier*.I.o 13 avril deraier.la coopéraiivo Pierre Doucher tirait ses lots au tort après eu être venue à uno entente avec les autorités municipales.C’est M.Jean-Paul Lévesquo q-ti dirige le secrétariat, et l'on peut toujours communiquer avec in coopérative en adressant les messages à la case pastale 215, Cap-de-la Madeleine.Le Centre Mauricien loge 32 familles / PAGE 24 LE FRONT OUVRIER 6 MAI 1950 La femme et la vie j Le Bonheur en construction Construire des maisons, (a regarde les hommes, mais construire du Bonheur, ça regarde les femmes.Chacun son domaine, n’est-ce pas?Mais encore faut-il s’atteler à la tâche et ne pas lâcher aussi longtemps que l'édifice ne s’élève pas complètement achevé.Tout cela, pour vous dire, chère Madame, que vous ave* votre mot â dire lorsque transportée de Joie, votre mari et vous-même ave* décidé de bâtir votre maison bien à vous.La décision prise, 11 faut passer â l’action.Il s’agit d’abord de faire le plan de la maison.Ce fameux plan, première étape dans la construction, doit être mûri, travaillé et retravaillé surtout par la maman qui vit dans la maison, qui connaît les besoins de la famille et ses exigences.LA CUISINE Qui mieux qu'elle peut déter miner la grandeur de la cuisine?Elle sait par expérience que les enfanta, les petits surtout, vivent dans ses jupes.Ils la suivent pas à pas, étalent les jouets dans la pièce où elle se tient le plus souvent, c'est-à-dire dans la cuisine Alors elle n’a que faire de ces "kitchenettes” grandes comme un mouchoir de poche, où il n’y a de la place que pour elle et en core.Pas moyen de se retourner vite sans accrocher un objet quel conque ou de se baisser pour sécher les larmes du petit qu'un chagrin attriste.DU BONHEUR POUR TOUT LE MONDE — Après sa journée de travail, le papa est heureux de revenir à la belle maison qui est sienne et où l'ottendent son épouse et bébé.C'est cette joie que connaissent tous les sociétaires des coopératives d'habitation et la joie que pourraient connaître plus de familles si elles pouvaient construire leur maison.Où l'art et la charité prennent rendez-vous Un groupe de marchands de fourrure de la cité organise encore cette année une exposition de leurs plus belles créations.Même si l'exposition a un but publicitaire c'est avant tout pour servir l'Art que des modèles évolueront devant le public revêtues des plus somptueux manteaux de fourrures créés par nos marchands locaux.Ce sera un régal pour l'oeil et les centaines de personnes qui ont assisté à cette exposition l'an dernier pourraient nous en dire quelque chose.Mais le point à souligner particulièrement & propos de cet événement c'est que tous les projets de la vente des billets et des programmes de ces trois jours sont versés en entier à des oeuvres de charité.L'Art et la Philanthropie voilà deux buts plus que louables pour l’organisation d’une exposition de fourrures.Nous devons féliciter chaleureusement ceux qui y ont pensé.Le Mont St-Antolne, Les Féd.des Oeuvres de Charité, Can.fra, Can.Anglaises et Juives, la Ligue Ouvrière Catholique.et le Mont Thaber ont reçu chacun un montant assez important pour soutenir une part de leurs activités.Nous avons eu l'occasion d'assister à la remise d'un chèque de $2.000 00 au Rév.Père Krolikowski, prêtre polonais à qui a été confiée la garde de quelques 150 jeunes Polonais venus ici sur l'Invitation toute paternelle de Mgr Joseph Charbon-neau Ces jeunes déportés, arrivés Ici, dépourvus de tout ont trouvé des bienfaiteurs Insignes dans la personne de nos marchands de fourrures.Cette exposition de fourrures à but artistique et philan-throphique aura lieu les 9, 10 et 11 mai 1950 à l’hôtel Windsor.Des représentations seront données l’après-midi et dans la soirée * La commentatrice des modèles sera nulle autre que Mlle Huguette Oligny, jeune artiste canadienne dont la réputation n'est plus à faire.Nous invitons donc toutes les dames et les demoiselles à assister à cette exposition, assurée d’avance qu’elle passeront des moments plus qu'agréables et profitables à nos oeuvres sociales.Mme Gracia Charbonneau Le plan de sa future maison comprendra donc une cuisine spacieuse et remplie de commodi tés qui lui éviteront des pas et des pas inutiles.Cet appartement est, bien plus que le salon, le centre de la maison quand on élève sa famille.LES CHAMBRES La maman pratique et désireuse de conserver sa santé suggérera plutôt un plain-pied qu’un cottage ou logement à deux étages.Les escaliers, rien de pire pour éreinter une femme.Lorsqu’on a toujours vécu tassé, dans trois ou MONTMIS •• • AGUIS Slavics s o a JOUIS ATTENTION SPÉCIALE au\ commande» postales SERVICE DE 24 hres SIR RÉPARATION DE PLUMES • BRIQUETS • BRACELETS OUVRAGE GARANTIE I PRIX SPÉCIAUX AUX MARCHANDS /.BRASSARD, prof, 256 EST.STE-CATHERINB LANCASTER 6933 • MONTRÉAL C'est la fête des mamans Quand la vie est méchante, Quand mon coeur est brisé.et parfois coupable, Brisé du mal des autres et coupable du mien, J’aime à penser à toi, 6 ma maman du ciel.Je suis ton tout petit Et tu es ma maman.Et tu sais bien, toi, que je suis un enfant.Il n’y a que près de toi Que j'accepte d’étre un enfant.Tout comme ma maman Quand j’étais tout petit, Prends-moi sur tes genoux, Et dans mon cœur lassé Renaîtront l'espoir, la confiance naïve Et la simplicité.Extrait du missel “AVEC LE CHRIST” de l’abbé Godin.En vente aux Editions Ouvrières, 1037, St-Denis, Montréal 18, au prix de $3.50.L’édition de luxe (maroquin ou vrai cuir): $6.00 (par la poste: $6.10).GAGNEZ DE L’ARGENT à domicile.Faites de l'argent à temps complet ou partiel: apprenez à faire des bonbons à In maison: gagnez en apprenant.Premier ootillage fourni gratuitement: Cours par correspondance.Institut National de Confiserie Enrg., bureau à h quatre pièces, la tentation est bien forte de s’aérer un peu, de s’agrandir.Consultons plutôt sur ce point les jeunes mamans, qui vivent dans des maisons qui ne pôs-sèdent pas de chambre ' coucher au rez-de-chaussée.Elles vous en énuméreront les inconvénients souvent plus grands que les avantages.ET LE RESTE Non vraiment dans ce plan d’une maison, il n’y a que la femme pour prévoir ces détails.Sans importance souvent pour L’homme qui voit l’ensemble du projet, ces petits riens contribuent chacun pour leur part au confort, au bien-être de toute la maisonnée.Un petit coin discret, un peu en retrait, pour la machine à cou- dre toujours ouverte et les retailles qui traînent sur le plancher; une chambre de bain assez vaste pour faire la- lessive sans que la maison prenne l’allure d’une buanderie; des prisez de courant un peu partout pour le repassage que la ménagère aime mieux faire près d’une fenêtre plutôt que le nez collé à un mur ;pour la lampe que l’on installe temporairement, pour la radio que l’on veut écouter sans r ur cela réveiller les enfants qui dorment.Tout cela c’est du bonheur et c’est la femme qui le construira en donnant ses idées sur le plan de la maison familiale.Souvenez-vous, mesdames: "ce que femme veut .homme le veut".DAME MARIE I annonces CJuossUieesà A Vous voulez connaître votre caractère d’après votre prénom?Envoyez $0.16 à Artisanat, 3812 Montana, Montréal.Pierre Joncas, assurances générales.182 De l’Epée.Do 8618 et 507 Plate d’Armes.MA 2I2L OPTOMETRISTE EXAMEN DE LA VUE Emile Brière, O.D.OMET BLANCHARD I chauffage, Distributeur d’huile .18 le gallon .17 H passé 100 gallons, IMPERIAL no 1 CL: 4502 INSTITUT D’ENSEIGNEMENT MODERNE, cours par correspon dance, de la sixième à la douzième année primaire supérieure.S’adresser à CP.1293 (Place D’Ar mes), Mil.EXTRA ! 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Sa maison, il ne vou- drait pourtant pas pour tout l’or au monde s’en départir, la laisser aller .Un peu plus il se deman derait ai l’on ne se ligue point contre lui pour l’en dépouiller Le fait est qu’on aidt guère le petit propriétaire, qu’on lui fait porter les plus lourds fardeaux.Mais, au lieu de se décourager, de broyer du noir inutil lent, le nouveau “seigneur" ferait bi î mieux d’envisager la situation de façon résliste.S il ' -éussi l se bâtir un cher lui, c’est grâce â la coopération.Pourquoi ne rccourrsit-il pss â cette même arme dans sa lutte pour maintenir le bien acquis.La coopération n’est pas uniquement -* ^ • -10/ • COUTELLERIE 32 MORCEAUX EN ACIER INOXIDABLE -GRATIS- AVEC TOUT ACHAT DE $200.00 ET PLUS (cette offre est pour un temps limité) VOYEZ NOTRE VASTE ASSORTIMENT DE MEUBLES DE SALON, SALLES A DINER, CHAMBRES A COUCHER, CUISINES POELES - RADIOS LAMPES - TABLES CHAISES D'ETE Çpécial L#/ Mobiliers "Davenport 3 MORCEAUX — 2 COULEURS Le divan s’ouvre pour faire lit 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“promouvoir, développer et défendre les intérêts économique* moraux et sociaux de *r> membres.selon les principes de la justice et de la charité chrétienne”.L’article 3 des règlements de cette association stipule, en particulier, que la ligue “ne pourra s’affilier à aucun parti politique, mais pourra cependant proposer ou appuyer toute mesure ou campagne d’ordre politique de nature ! à promouvoir les intérêts de l’As; sociation”.“Celle-ci.lit-on â l’arti-I cle suivant, s’effor.era de renseigner le public sur les questions qui ! regardent les intérêt- communs.” Elle verra aussi, par tous les moyens à sa disposition, à proté ger le public “contre l’exploitation des gens non scrupuleux".Les "Propriétaires de maisons uniques" n’admettent dans leur association que les personnes “qui ne sont propriétaires que d’une maison unifamiliale et qui habitent ladite maison”.Le slogan bien connu: “A chaque famille sa maison” représente bien la mystique de ce groupement.En quelques mois d’existence, cette ligue a beaucoup fait pour ses membres.Ses protestations publiques ont attiré l’-tten'ion des autorités.Les échevins et les membres de l’exécutif de < métropole >nt été forcés de se “grouiller”.C’est grâce â cette ligue, en particulier, si les réglements municipaux 1881 et 1882 ont été rendus plus généreux.C'est encore cette ligue qui a fait bâter l'éclairage et le pavage temporaire de certaines rues du nouveau quartier d’Ahuntsic.Cette ligue a obtenu qu'un autobus de la compagnie des tramways midifie so J itinéraire pour accommoder les nouveaux propriétaires.Elle espère enfin que ses pressions amèneront bientôt une revision de 'a taxe d'eau qu’elle juge excessif et à bon droit.Tout cela montre ce que peut réaliser le travail en coopération.S’il est bon de s’unir peur se bâtir, U n’importe pas moins de demeurer unis pour rester dans ses maisons.Nous svons cité cet exemple des coopérateurs de Montréal, parce que nous avons pu l’observer de près.Peut-être existe-t-il d'autres groupements semblables ailleurs, us l’ignorons.Mais, nous croyons icèrement que s'il n’er existe s, il y aurait lieu de songer â créer.De telles ligues régio-les pourraient ensuite s'unir en e vaste fédération qui, â l'ins-de la CT*ode ligue des proprié res, pourrait avoir son mot â e dans l’administration de 1a ise publique.C’est une sugges-n que nous faisons icL Nous lyons qu'elle vaut d'étre étudiée, us pensons bien que lr “Ligue i propriétaires de maisons uni-as” fondée â Montréal ne demeurait pss mieux que de coopérer Bette fin Alors, qui veut ;tre la marche f zr ' i zjr ¦V «c .* * La Coopérative d’habitation Jésus-Ouvrier Les citoyens de Longueull ne laissent pas passer l'occasion unique qu’offrent les ressources des coopératives d’Ha-bltatlon pour résoudre le problème du logement qui est aussi aigu à Longueull qu’allleurs.C’est à la fin de 1947 que 250 citoyens de Longueull, après avoir étudié et compris les mérites de la coopération obtinrent leur Incorporation sous le nom de Jésus Ouvrier “en l’honneur de Celui qui s’est fait ouvrier pour relever la dignité du travailleur manuel’’ comme le disait M.l’abbé Roland Lafrance, aumônier de la L.O.C., section de Longueull, lors d’un grand forum public tenu dans la salle de l’Hôtel de Ville de Longueull.Pour faire partie de la coopérative, chaque sociétaire doit fournir $30 d’entrée et acheter une part sociale de $20; en outre, 11 doit fournir en argent ou en travail, une mise de fonds d’environ $1,500 pour une maison qui coûte environ $7,000.Mais comme la plupart des maisons de cette coopérative vont compter deux logements, le capital et les Intérêts peuvent être facilement remboursés par versements mensuels de $30 par mois.Le carré des douze maisons construites en 1949 mesure 30 x 36 pour les unes et 30 x 30 pour les autres; 9 ont deux logements tandis que les trois autres sont des maisons familiales; l’extérieur de chacune de ces maisons est en brique; la cave est cimentée et le terrain a une grandeur de 50 x 100.Malgré l’aide de la municipalité de Longueull qui a vendu des terrains A $1.00 chacun et installé les services publics d’eau, et d’égout en 1949 et les trottoirs et le pavage de la rue en 1950, la Coopérative Jésus-Ouvrier doit se faire financer temporairement par des particuliers; d’autre part, & cause du manque d’uniformité des plans, le coût de construction s’est trouvé un peu plus élevé que les prévisions faites.D’autre part, comme les travaux ont débuté tard en automne et que l’extérieur n’a pu être terminé complètement pour l’hiver, les propriétaires des nouvelles maisons ont du subir des dépenses additionnelles de chauffage.Mais il n’est rien de tel pour former l’endurance et les coopérateurs de Jésus-Ouvrier entendent bâtir 40 maisons en 1950.Puissent-ils voir leurs rêves se réaliser ! 50 coopératives.(Suite ée la page S) M.Malo de tous les renseignements qu’il a bien voulu nous communiquer pour la préparation de ce numéro et à lui assurer notre entière collaboration.COMME DERNIER MOT Pour que la Fédération soit forte et vivante, U faut que chacun de ses membres participe activement à son fonctionnement, qu’lia coopèrent avec ses administrateurs, qu’ils lui fassent part de ses problèmes, de ses malaises, de ses réalisations.Il Importe aussi que toutes les coopératives d’habitation se joignent à la Fédération si l’on veut en faire un organisme vraiment représentatif, l’on vent réellement être des coopérateurs dans la force du mot.Car si les hommes sentent le besoin de se grouper parce qu’isolés ils sont Impuissants, le même principe s’applique aux différents organismes, aux divers mouvements: L’Union fait la force.PAUL BRODEUR Entrepreneur en Excavation GERANT DEPUIS LA FONDATION DE LA COOPERATIVE D’HABITATION OUVRIERE DE ST-HYACINTHE ^æs 2305, Dnvernay.Tél: 1971-J St-Hyaclnthe, Qué.« Il.» Kl | .• 1I • '.(«• IM* I iSiti.s • C é if! i.?t 1 .*¦ J*.*r >> 6 MAI 1950 LE FRONT OUVRIER PAGE 27 Ouverture du baseball provincial «al mu vit»» c'Mt H |rîe* au* coara aa I1INSTITUT .TfCCMT al on n'a » J a'an foira »oar notra i avenir.lia Ians loot, al oa a*avait oao «taOII la roNla Jo M OooanOo ca a«'on forait l'oovrato dovlant Na Nlaa on aléa rora, Le» six club» du circuit Molini à l'oeuvre, dimanche, le 7 mai — Une saison d'importance capitale avec une nouvelle formule à l'essai — Correspondants dans toutes les villes du circuit C’est dimaqche que se fait l’ouverture officielle de la saison du baseball dans la ligue provinciale.Les six clubs du populaire circuit Molini seront à l'oeuvre, si la température le permet.Dans l’aprés-mldl, le Granby visitera le Sherbrooke, le Drummondvllle se rendra à St* Hyacinthe et le Farnham à St-Jean.Dans la soirée, Sherbrooke se rendra à Granby, St-Hyaclnthe à Drum* mondville et St-Jean à Farnham.Les deux joutes d’ouverture à Sherbrooke et St-Jean, dans l’aprés-mldl, auront Heu à 1 h.30, tandis que celle disputée à St-Hyaclnthe commencera à 2 h.Dans la soirée, ou plutôt au crépuscule, la partie disputée à Granby débutera à 5 h., celle à Drummondvllle à S h., et celle à Farnham à S h.30.La saison qui commence dans le circuit Molini en est une de grande importance.C’est la première année que cette ligue est incorporés au baseball organisé, et tous les amateurs ont hâte de voir comment cette nouvelle expérience tournera.Il nous semble que les clubs auront plus de chance ainsi d’étre bien équilibrés et que les villes du circuit verront du baseball en un sens plus intéressant, même s'il est moins spectaculaire.On verra moins de joueurs se désintéresser de leurs contrats, fuir sans motif en plein milieu de saison, ou ne jouer que pour la piastre.Comme par les années passées, le “Front Ouvrier” aura des correspondants dans toutes les villes de ce circuit.MM.Pat Roy, de Sherbrooke.Noël Sylvain, de Drummondvllle, Léon Racicot, de Farnham, Gilles Marchand, de Granby, Michel Beauregard, de St-Hyacinthe, et Gérard Hébert, de St-Jean reprendront leurs postes de chroniqueurs pour les activités de leurs clubs respectifs.Nous nous efforcerons de tenir nos lecteurs le mieux renseignés possibles, tout en donnant justice i tout le monde.A ST-HYACINTHE (Par MICHEL BEAUREGARD) ST-HYACINTHE, 1er (DNC) — Le St-Hyacinthe a joué deux parties d’exhibition en fin de semaine dernière, mais il a été assez difficile de constater la valeur réelle de notre club.Le club nous a paru assez bon défensivement, probablement aussi solide que n’importe quel autre club du circuit Molini, mais à l’offensive il y manque de fini, de beaucoup de fini.Nous trouvons étrange la récente déclaration de notre instructeur Kirke à l'effet qu’il ne s'attend pas de remporter le championnat.Le rôle d’un pilote ne consiste-t-il pas à viser aux plus hauts sommets?Mais attendons plutôt les événements.Le premier but, le plus important est de satisfaire la population.Le baseball mineur, croyons-nous, ne doit pas constituer uniquement ua apprentissage pour les majeures.Ce que nous vo-lons, c’est que les joueurs soient à la hauteur de la tâche et ne nous fassent .pas trop regretté le baseball de haut calibre que nous avons geftté par les années passées.Roland GlaJn, gérant du Sherbrooke, n'a pas pris son club pour une simple école do baseball, même s'il est dans la classe C II est â former nn club formidable avec de vieux joueurs qui feront honneur â Sherbrooke et sauront satisfaire la population.Farnham sa réorganise autour de Meeks, St-Jean avec 8tevens au Mise-rak, Ste Marie et autres; Drummond ville avec Pellet; Granby avec Montera, Kims, et autres.Seul St-Hyaclnthe nous semble faire exception â la règle.Dimanche, ce sera l'ouverture.Comme l’an dernier, le maire Picard lancera la première balle/Les champions de l’an dernier, le Drummondville, seront le club visiteur.Espérons que nous commencerons mieux que l’an dernier alors que nous avions perdu les 2 joutes de la journée d'ouverture contre Granby.A DRUMMONDVILLE Les Cubs de Drummondville, champions de 1940, ont subi plusieurs transformations.Les exigences du baseball organisé les ont obligés à laisser aller plusieurs des étoiles de l’an dernier.Par contre, notre nouveau gérant Raymond "Fido” Murphy nous promet une équipe gagnante et qui saura encore faire honneur à Drummond ville.Les Cubs ont déjà plusieurs joueurs sous contrat dont Barthel-son.White, Smith et Jeanneau, lanceurs, Peccerillo, Galucci, Peltot, Hockman, Watkins, Cunningham, champs extérieurs et intérieurs, Ashby, Debish receveurs.Quant à Conrado Peres il tente actuellement de se tailler une place sur l’équipe et la direction lui offrira peut-être un contrat.Il semble que les Cubs ne seront pas affiliés officiellement à un club majeur du moins pour cette année.Le deuxième but Roger Bréard, qui jusqu'à ce printemps appartenait à Drummondville, a été vendu aux Saints de St-Hyacinthe pour $200.Cette transaction se passe de commentaires.• On nous informe que le stade local sera doté cette année d’un tableau indicateur lumineux -du style le plus moderne.Cette innovation ne manquera pas de plaire aux sportifs locaux.PAUL MASNICK ED LITZENBERGER GORD COWAN Canadien Jr gardera a la coupe à Montréal Ses 2 premiers triomphes eu Forum en sont un gage è peu près assuré.— Trop d'expérience pour les jeunes Fats de Regina.— Le meilleur trio de l'Ouest: Mas-nick, Litxenberger et Cowon.— Goold en vedette.(par RAY ASSILIN) 2 e championat pour Québec Les Braves entreprennent la nouvelle saison avec confiance.— Les Royaux de T.-Rivières présentent peu d'anciennes figures.(Par C.-H.FORTIN) QUEBEC.1er (DNC) — Une autre excitante saison de baseball s’est ouverte mercredi dernier pour la ligue Canado-Américaine et les huit équipes qui font partie de ce populaire circuit envisagent avec beaucoup de confiance l’issue de la lutte «Léjà engagée.Les Braves de Québec, qui ont remporté le championnat en huit parties consécutives la saison dernière, entreprennent l’épuisante course a vec le sourire de ceux qui ac sentent forts.Et comment les en blâmer! N'ont-ils pas dans leurs rangs les-deux meilleurs frappeurs de la ligue en Peto Elko et Butch Lawing?Le meilleur lanceur en Hal Erickson et le meilleur producteur de points en Vernon Shet-ler?Et que dire de l’addition au champ intérieur de leur nouveau gérant George McQuinn, ex-étoile des Yankees de New-York?Une autre importante addition est le retour de James Younger qui fit si bien il y a deux-ans, pour les Alouettes d’alors.Et puis, il y a les deux noirs Adamson et Williams qui ajoutèrent de la puissance et.de la “couleur” à l’équipe locale! En somme, il y a lieu d’entrevoir d’autres succès éclatants pour nos porte-couleurs en 1950 et c’est U le voeu que formulent les milliers d’amateurs québécois à l'adresse du président des Braves, le Dr -, Bellemare, de la directieu et .feront cette année.MONTREAL, 1er (DNC) — Le Canadien Jr conservera vraisemblablement la coupe Memorial dans la métropole une deuxième année consécutive, s’il faut s'en tenir aux deux premières rencontres disputées au Forum, contre les Pats de Regina, champions de l'Ouest.Les représentants de la province de Québec nous ont semblé simplement trop puissants, trop expérimentés pour leurs adversaires qui sont, en majorité, de catégorie juvénile.Us ont dû, toutefois, batailler ferme pour l'emporter, revenant chaque fois de l'arrière.Le meil I e u r trio des Pats est sans contredit celui formé d e Masnick, Litzen -berger et Cowan.______Pour les Cana- k .diens, la ligne •.^ Moore-Goold-Ro - tf , se a été celle qui a permis aux nô-Billy Goold très de triompher dans ces deux parties, comptant sept des treize buts de son club.Le Canadien n’a pas évolué avec son brio de la saison régulière, tandis que les Patwious ont paru à leur meilleur, étant de plus très favorisés par les punitions décernées à nos joueurs qui, soit dit en passant, n’étaient aucunement habitués aux règlements des deux arbitres de Winnipeg.L’ailler droit Paul Masnick.le Joueur de défe^ * Money McNeil et le meilleur compteur du club de Regina, J.Dévia, ont été, selon nous, les étoiles individuelles des Pats.Masnick est un patineur rapide et un habile manieur de bâton, McNeil excelle à l’offensive comme à la défensive, Davis est agressif an possible.Comme la plupart des joueurs du Regina doivent demeurer avec le club, celui-ci a de belles chances de reconquérir son championnat de l’Ouest encore l’an prochain.Pour deux autres années encore même, son alignement demeurera à peu près intact.EN RACCOURCI .Jacques St-Pierre, des Leafs de Verdun au hockey, sera capitain* du Plateau M.-Royal au baseball .N.Neveu lancera pour Maisonneuve, cette saison .Fred Spada, du club Villeray Champêtre, vient d'abandonner son poste d'instructeur, pour cause d’affaires personnelles .la direction du.Forum a augmenté le prix de ses billets pour la série Canadien-Regina.U y- a eu,.jusqu’ici, soit pour les deux premières joutes, plan de 20,000 spectateurs.BOB TYLER Ap 1 ' ASSUREZ-VOUS UN BON EMPLOI EN ETUDIANT LA TECHNIQUE DE LA RADIO OUVERTURE DES COURS DU SOIR LE 3 MAI 1950 Radio et Télévision Le seul cours du jour en français est donné par INSTITUT TECCART in 5687 CHRISTOPHE-COLOMB Tel.Gï.2401-02 Montréal.10 Pour recevoir votre première leçon, remplisses ce coupon.¦ 3 Cours du jour ?Coure du soir ?Coure par correspondance Q Télévision ' Hmlvuit, t» ml* lntNrm*e *n rotr* cour» iqarquN N'i» X «t l'inclu* It< ,n timbre» pour rmvoir voir» «r.opvn.i, IllmtrO
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