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Titre :
Le front ouvrier
Journal officiel de la Ligue ouvrière catholique (LOC), à laquelle se joint la Jeunesse ouvrière catholique (JOC). Ces deux organisations sont issues d'un mouvement social et religieux pour l'amélioration des conditions de vie matérielles et morales des populations ouvrières.
Éditeur :
  • Laprairie :[s.n.],1944-1954
Contenu spécifique :
samedi 28 octobre 1950
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Jeunesse ouvrière ,
  • Mouvement ouvrier (1939)
  • Successeur :
  • Jeunesse ouvrière (1955)
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Références

Le front ouvrier, 1950-10, Collections de BAnQ.

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"OutM l'apostolat individual, bien sauvant caché, mais extrè-moment utile et efficace, c'est la rôle de l'Action catholique de répandre largement, par la parole et par la pluma, tels qu'ils émanent des documents pontificaux, les principes fondamentaux qui doivent servir è la construction d'un ordre social chrétien." PII XII ( Dlvlnl R«4«mptoria> Vol.6, No 48 mwn LE FRONT 7 c le numéro ^ • Rédaction et administration t 1*'- Saint-Denis, __ Montréal * ~ è Ottawa.*r’OBRE 1950 r * ______ JAPAN»* mit nm AM QK.W® » ¦% »y.¦uaMHimuiaïuuuus S’OCCUPER DE SES AFFAIRES NOS DELEGUES A BRUXELLES |IL PRECHERA UNE HEURE SAINTE La délégation jociste canadienne devant le séminaire CARDINAL MERCIER à Braine-l'Alleud où eurent lieu les assises de la Conférence internationale de la J.O.C.Sur la première rongée, de gauche à'droite: Yvon Lacaille, propagandiste diocésain de Sherbrooke; Gracia Brassard, présidente fédérole de Chicoutimi; Hélène Poisson, présidente diocésaine de Joliette; Jeanne Turcotte, présidente diocésaine de Sherbrooke; Angèle Chagnon, présidente nationale de la J.O.C.F.Sur la deuxième rangée, Jacques Thomassin, président fédéral de Showinigan; le R.P.Victor-M.Villeneuve, O.M.I., aumônier national de la J.O.C.; Maurice Bouchard, président national de la J.O.C.; Mgr Baudoux, évéque de Saint-Paul en Alberta et représentant de l'épiscopat canadien au Congrès international de la J.O.C.le R.P.Léopold Godbout, O.M.I., aumônier national adjoint de la J.O.C.; Léonce Dal-laire, président fédéral de Chicoutimi; Roméo Maioni, de Montréal, représentant la J.O.C.canadienne de langue anglaise, et M.l'abbé Léon Drapeau, aumônier diocésain de la J.O.C.de Sherbrooke.Le R.P.Victor Lelièvre, OiM.I., prêchera une heure sainte en l'église Saint-Pierre Apôtre, ongle Visitation et Dorchester, la veille du premier vendredi du mois de novembre, soit jeudi le 2 novembre, à I 1 heures du soir.Cette heure sainte sera suivie de la messe et de la communion A LIRE DANS CE NUMERO: COMMENT L'ON PROCEDE A L'HABILLAGE DU LIVRE Pages 8-9 T PAGE 2 LE FRONT OUVRIER 28 OCTOBRE 1950 U PRO! Une grève qui dure à la Classon Malgré des nouvelles contraires publiées dans certains Journaux, la grève des employés de la Classon Knitting de Sherbrooke se continue.L'employeur, un Dr Reinhart, qui demeure aux Etats-Unis, a complètement ignoré les demandes des employés; ces demandes sont parfaitement justes puisque les employés de la Classon réclamaient les salaires et les conditions de travail actuellement en vigueur dans des compagnies similaires où le coût de la vie est moins élevé qu'à Sherbrooke.L'arbitrage a donné parfaitement raison au Syndicat qui est affilié è la Fédération du Textile.Ce que voyant, M.Reinhart a fermé les portes de son usine et on ne l'a pas revu jusqu'à ces derniers jours.La semaine dernière, il tentait de rouvrir son usine, en pensant que les grévistes, las de faire la grève, affamés, céderaient et rentreraient au travail.Sur un total de 120 ouvriers, seulement 27 employés rentraient au travail sous la protection de la police; ce groupe comprenait le Dr Reinhart, les contremaîtres et les personnes proches de l'administration.C'est pourquoi la grève n'a pu être encore brisée et les piqueteurs se "relèvent davant l'usine.Une gréviste de la Classon nous assure que les ouvriers vont tenir bon et qu'ils espèrent toujours en la justice de ceux qui sont chargés de la faire respecter.L’insécurité sociale et la lettre de nos Evêques Dons leur Lettre pastoral* nos Evêques ont insisté sur l'insécurité dans laquella se trouve la grande majorité des travailleurs — Remarques de Mgr Douville et de Mgr Garant h coût de la vie dans M pays GENEVE (Nouvelle du BIT.) — l,e tout de la vie a augmenté dans 22 pays et diminué dans 12.Tels sont les faits qui ressortent de chiffres publiés aujourd'hui par le Bureau international du Travail, et qui ont été établis d'après les données les plus récentes fournies par 34 pays.Ces statistiques concernent la période de 12 mois échouée en août 1950, pour certains pays, et en juin et juillet 1930.pour quelques autres Pays où une hausse a été enregistrée Le coût de la vie, enregistré en juillet et août 1950, a subi une hausse de plus de deux pour cent, par rapport i l’année précédente, dans les pays suivants: Autriche, 9 pour cent; Canada.4 pour cent; Ceylan, 7 pour cent; Danemark, 5 pour cent; Finlande, 15 pour cent; France, 10 pour cent; Inde, « pour cent; Mexique, 4 pour cent; PaysBas, 10 pour cent; Norvège, 6 pour cent; Paraguay, 55 pour cent; Pérou, 11 pour cent; Rhodé-sie du Nord, 4 pour cent; Rhodé-sie du Sud, 8 pour cent; enfin l'Afrique du Sud, 4 pour cent.Comparé à juin 1949, le coût de la vie accusait en juin 1950 une hausse de 11 pour cent au Chili, à Costa-Rica et en Espagne.Pays où le coût de la vie a baissé Par contre, selon les prix rele Vés en juillet et août 1950 et comparés à ceux de l'année précédente, le coût de la vie a baissé de plus de deux pour cent dans les pays ci après: Allemagne (bizone), 6 pour cent: Birmanie, 19 pour cent; Israël, 8 pour cent; Iran, 23 pour cent; Japon, 10 pour cent; Liban.7 pour cent; Uruguay, 7 pour cent.Le mouvement du coût de la vie accuse des différences de deux pour cent ou moins dans neuf pays.Dans la République dominicaine, en Suède, au Royaume-Uni et aux Etats Unis, la hausse n'excèêe pas deux pour cent.En Belgique, dans le Honduras britannique, en Italie, au Luxembourg et en Suisse, la baisse est inférieure è deux pour cent DELEGUES OUVRIERS A L HOTEL DE VILLE Le Conseil des Métiers et du Travail de Montréal a choisi, la semaine dernière aes trois représentants au Conaeil municipal pour le terme 1950-53.Les trois élus siégeront au Conseil municipal après les élections du 11 décembre 1950 à titre de conseillers de la classe “C” qui sont choisis par différents corps publics dont les unions ouvrières.Ce sont MM.Claude Jodoin, Roger Provost et G.N.Barron.Le Conseil central des Syndicats nationaux de Montréal doit choisir ses représentants dans quelques jours.CONTRAT AVANTAGEUX A LA CANADA» Les machinistes de la Canadair, représentés par la loge 712 de l’Association internationale des machinistes, ont accepté en assemblée.le 15 octobre, les dernières offres de la compagnie.Un nouveau contrat a donc été signé qui accorde aux quelque 3,000 employés concernés une augmentation générale de 7c l'heure, trois fêtes payées additionnelles pour un total de six fêtes payées, deux semaines de vacances après cinq ans, et des reclassifications qui va lent à certaines catégories d’employés des augmentations additionnelles de 10c et 11c.Après avoir reconnu que la situation économique de notre pays se compare avantageusement à celle de la plupart des autres pays du monde, à cause surtout de la générosité de la Providence, qui a doté notre sol de richesses considérables et qui lui a épargné les dévastationi de la guerre.“Cette constatation générale ne doit pas noua faire oublier toutefois les maux dont souffre encore notre classe ouvrière.D’abord, U existe de nombreux groupes, règionaui, ou professionnels, de travailleurs dont les revenus ne sont pas suffisants; nul ne saurait soutenir que la richesse nationale est équitablement répartie ni qu'on a réussi à “mettre d’une façon stable, A la portée de tous les membres de la société, les conditions matérielles requises au développement de leur vie culturelle et splriutelle”, ee qui est, comme l’affirme Pie XII, le but de la vie économique”.Et puis, cbes-Doas pas plus qu'ailleurs, n’a été résolu le problème fondamental de la vie ouvrière, le problème de la sécurité économique et sociale du travailleur et de sa famille.” DES EXEMPLES Cette insécurité est particulièrement palpable chez les familles dont le revenu hebdomadaire est moins de $50.00 par semaine car le coût actuel de la vie réclame un salaire aussi élevé pour vivre dans des conditions décentes.L’insécurité, elle existe chez les personnes âgées et qui doivent se contenter d’une pension de $40 00 per mois; elle existe encore chez les veuves, les mères nécessiteuses qui doivent vivre d’une allocation de famine.Inquiets sont encore ceux qui doivent vivre dans des logis exigus et malsains; inquiets sont ceux qui font face i des évictions de leur logement et qui ne voient pas possibilité de se loger i moins de payer un loyer de plus de $60.par mois en achetant des meubles pour des milliers de dollars; inquiets sont ceux qui doivent faire face A la maladie et qui sont incapables d'assurer les frais médicaux et d’hospitalisation; inquiets sont ceux qui sont obligés de se chercher du travail et qui ne trouvent plus que des employeurs qui leur offrent un salaire de moins de ÀLLÀTTS Fabricants de bons pains, roulés, gâteaux et tartes SHERBROOKE Téléphone 724 199 Alexandre Rés.129 Laurier Tél.: 2 9993 Tél.: 2 2898 POUR ECONOMISER FAITES VOS ACHATS CHEZ LACROIX & FILS MARCHANDS DE MEUBLES Pianos, réfrigérateurs, laveuses électriques, etc.Conditions faciles Nos prix sont les plus bas A cause é« nos dépenses moindres.SHERBROOKE, P.Q.L'une des clauses les plus importantes du contrat prévoit l'arbitrage des griefs avec décision finale et obligatoire.La clause de séniorité a été sensiblement améliorée, et les chefs de groupe jouissent d’une augmentation de 10c l'heure Les augmentations cide&sus sont rétroactives au 1er octobre, date d’entrée en force du nouveau contrat.Le comité de négociations de l'union était formé de MM.G.Désilets, secrétaire-financier de la loge 712, M.Giroux, président de la loge et président du comité de l'usine numéro 1, Robert Lavoie, président du comité de l'usine numéro 2, Louk Roberge, agent d'affaires et président du comité de négociations.L’atmosphère des négociations a été des plus cordiales.Tous les contrats précédents avaient été signés A la suite d'un arbitrage, alors que cette année il n’y a eu en tout et partout que cinq séances de négociations.Les salaires minima établis par le nouveau contrat varient entre 80c et $1.29 l’heure.J.A.PIGEON Enrg.U WM «I tiart Ptiw v *VAI.I8KS - IAUH.HU Aimt i.u de ci un as.ras • ¦ < $30 00 par semaine; inquiets sont encore les personnes âgées de plus de 45 ans auxquelles on répond qu'elles sont trop vieilles pour travailler; inquiets sont les jeunes qui n’ont pu apprendre un métier parce qu’ils se' trouvaient obligés de gagner leur pain et celui de leur famille alors qu’ils auraient encore fréquenter les écoles ou les centres d'apprentissage.90% SOUFFRENT D'INSÉCURITÉ Le problème de l'insécurité sociale de tant de travailleurs ne cesse de préoccuper ceux qui ont charge des âmes de ces travailleurs.Lors d'une conférence qu'il prononçait, il y a quelques jours devant le Syndicat catholique des institutèurs de la ville de Québec, Son Excellence Mgr Orner Garant, auxiliaire de Québec, déclarait: “Si grice aux réalisatlana opérées dans le domaine de la aécurité sociale depuk le* vingt dernières années, les conditions de la vie ouvrière î***sm On nous apprend de Hull que le R.P.Léon Courchesne, O.M.I., aumônier des Syndicats catholiques nationaux du diocèse d'Ottawa et aumônier des Caisses populaires de la ville de Hull, vient de reprendre ses fonctions après quelques mois de maladie.se sont améliorées sensiblement, Il n’en demeure pas moins vrai que 90 pour cent de nos travailleurs souffrent d’insécurité sociale”.Et Mgr Garant exhorta ses auditeurs de s’intéresser A la question soriale et de l’étudier A trovers la Lettre pastorale de nos évêques sur le problème ouvrier qui, comme on le sait, se divise en trois parties: ce qu’est la vie ouvrière chez nous dans les conditions actuelles, ce qu'elle devrait être et les moyens A prendre pour réaliser la sécurité sociale des travailleurs.IMPORTANCE DE LA LETTRE Quelques jours plus tard, Son Excellence Mgr Douville, évêque de Saint-Hyacinthe s'adressant A l’Association patronale des services hospitaliers de Québec Inc., insista sur l'importance de connaître la Lettre pastorale de nos évêques.“La Lettre de nos évêques, dit-ll, favorise l'adaptation de la doctrine sociale de l’Eglise aux conditions qui prévalent en 1959 dans la province de Québec." La Lettre de nos évêques n'est donc pas un document à laisser dormir sur les rayons des bibliothèques, mais A mettre entre les mains de tous, A la diffuser, A la faire comprendre A tous, à s'en pénétrer et la faire passer dans la pratique.L'O.N.U.peut gagner la paix Entrevue accordée à un directeur italien de l'agence américaine Associated Press — en mars 1947.QUESTION: — Les perspectives d’une paix juste étaient sombrea il y a un an.Votée Sainteté a toujours eu une vue claire et réaliste de la situation internationale.On l’a constaté dans ses importantes déclarations qui ont été accueillies avec un vif intérêt dans tous les pays.Les événements de l’année passée ont-ils dissipé le sentiment général d’incertitude et d'anxiété (Suite *à U page 13 ) e Aide-Memoire s OCTOBRE 1950 Achetât (96/fÿalïon Jfyarùmepâtir ûeorfyed: Fér~a Aut-même P&4-aufiêé- [/emiernentf.Q'haéctfWui a Pcâ-n&mUer’.MMXP 28 OCTOBRE 1950 LE FRONT OUVRIER PAGE 3 La ville de Port-Alfred à l’honneur "LE CHEZ-NOUS IDÉAL" Un des grands problèmes de ceux qui se coni-o_ truisent et particulièrement, c'est celui de la finance I temporaire en attendant que les prêts des organismes ^ de finances soient versés aux coopératives ou aux coopérateurs.Cela empêche souvent la démarrage d'une coopérative.L'an dernier, la ville de La Tuque avait donné l'exemple en avançant l'argent nécessaire pour le financement temporaire de la construction de la coopérative Saint-Zéphirin.Cet exemple vient d etre imité par la ville de chez Nous idéal” qui compte »c Port-Alfred.: tuellement 130 membres coopéra .j .« s h.1 teurs a réalisé des progrès cette UN RtOLIMINT | Jiï“S5î ï JJA“‘ kur ”“rt' r*' Il y ¦ rl Coure D*r correapondanco < ) et aimerais avoir plus de détails aano aucune obligation.NOM ADRESSE VILLE TEL.F.O.28-10-5» e PAGE 0 LE FRONT OUVRIER 28 OCTOBRE 1950 ?japoaa%e^a\s rexrei oassmiî JfAMPAPt YANKEES .TON.XERRE DE TONNERRE'JE VtENSD gA/7gNl>GBUN0BU/T DE EEU/LlES ERDSSEES/Su-REMENTUN JAP QU/ VEÜT J— JOUER AU PLUS MAL /N SJ SEULEMENTHA 54V6 ETÂ/f CE L A r U// 0U' CONN4S j£C CA, Mo/Tl ECO USA TA CESSE1 .ASLMS YAXnEES savent ^_ i£ jap esttoujourslApre^- RANTDAKSl OH3RE QuEuDlE ENCORE______ sa/t tqu$l'es co/nsetrsc'C»\d II NOUÉ AiiBArrsOffJS DE CE T EN} à rr>t>r/t/anr A/ICAOlB PapDeuent, Steve vase pus 7ERSuRlECHEM\ Su/vp* R L OMBRE SUSPECTE.Tu le vos 3ouly PJAttends.Q^EST-CEQL'E YrCEST&ZAP- £FF£Cr/VEJIENT.UN£\ SJLHÛUET7E ÊTE»N-(3ESEPROPLE AU MILIEU DESPCUR-RES [ AO\ pEPGEN-rPEGAPDEZ \lÀAGAuChE\>AuN .HOMMEf LE 1 RE T/l AVANCE toujours VERS NOUS ET il A ESTAIS ARME/.ûu \ Mon veuxered.d’où sors-tu P Que SONY DEVENUS L ES CT DE SA T tRA/u-ET/E ASSENE UN COJp» OlEA.p~eTED- \M U ho.h he WfS'AAmsss SA\S UROPERER ~ \ < : Xqy» D UN Chien.CES TERSD.ET JE L A.ASSO i l UE A_ ! ChARl E.PATETLES Au très I I h TAuvRE VEUX, JE VOUDRAS TE DiRE Des PABOlES bu/ PUISSENT TE CO\ -XER.WAjNTkNANrJ}jN ES PLUS ULETNOUS E RAMENERONS AlEC SO/SEN SLO?T Quel DRAME AP hpeux.ad.se £T DE QUEL PRP NAuOA-hONPAS PAVERA DES T/OA'DEL PEDOuTAP^E EASE EN SM P ! MAlHEuG LES CAAS lES JAPSl ÙNT pendu muet nslO\ t torture.PARTE Qu‘'LN À pas voulu nous TPAh.PT PRED PESTE S'lEAJE*- \ .A CH PE LA BOUCHE CO U llE PO.R PAR-LER.HA/S AUCU\SOS \E\SORT « y il % LA SEMA/NE PROCHAINt M STEVE A TORT! TOUS LES DIMANCHES, DE 12.55 À 1.00 P.M.LE POSTE C.K.A.C.PRÉSENTE LES NOUVELLES DU FRONT OUVRIER 28 OCTOBRE 1950 ri r .LÇ CÔWRRÎC0 ¦ 1 T\t ( J^/ T>E Très jeunes, les enfants ont besoin de s'affirmer et de connaître la confiance des adultes en accomplissant des tâches que ceux-ci leur confient A/h chère Joué, Mire de 7 enfants dont l'ainée a 15 ans et le plus jeune 3 ans, j'ai beaucoup de difficulté à me faire aider.Il n'y a pas à dire, j’ai fait mon possible pour leur faciliter l'existence.Jamais je n'ai permis aux garçons de travailler dans la maison.Je ne veux pas qu'ils aient des allures de fillettes.Mes garçons ont 12 ans, 10 ans, 9 ans, et je n’arrive pas à obtenir du premier coup qu’ils me /assent une commission ou qu'ils rentrent une brassée de bois.Mes petites filles ne sont pas toutes pareilles, les plus jeunes font leur possible mais les plus grandee se plaignent toujours quand je leur demande de m'aider aux menus travaux, lavage de vaisselle, repassage, table, etc.Je croyais que le fait de ne leur demander aucune aide quand elles étaient plus jeunes leur éviterait de se dégoûter de ces travaux.Aujourd'hui, je me sens moins forte, plus fatiguée et cela me décourage, j’ai beau les disputer, je n'obtiens pratiquement pas d’aide.Mes enfants sont pourtant tous intelligents.Seraient-ils des petits ingrats?Us ne se rendent pas compte qu'autre-fois ma sont» me permettait de me passer de leur aide.V a-t-il un moyen de les prendre?-Je suis découragée.LA VIE EST DURE Vous Aies bien fatiguée, ma pauvre maman, et cela vous empêche de regarder froidement la situation qui est la vôtre.C’est toujours la même chose.Quand on est trop prés d’une situation, on ne la voit pas.Il ne sert à rien de regretter votre attitude dans le passé, mais c'est elle la coupable.Par amour pour vos enfants et par fierté personnelle à cause d’une bonne santé, vous n’avei pas habitué, Jeunes, vos enfants à collaborer à la bonne marche de la maison.Vous les avez privés du plaisir de se sentir quelqu'un.Ils n'ont pas goûté la Joie de rendre service à cet âge où l'enfant a tellement besoin de connaître la confiance des adultes.Rien ne les sert mieux que le sentiment d'accomplir une besogne utile.Vous constatez que les plus jeunes sont mieux disposés.Cela s'explique justement parce que vous leur demandez leur part.Votre santé étant amoindrie, vous exigez plus des derniers que vous ne l’avez fait pour les premiers.Et vous leur rendez un grand service et les faites très heureux.Vous pouvez encore changer l’atmosphère du foyer si vous agissez en gardant votre sang froid.D'abord il faut vous débarrasser du faux principe, que trop de mamans de votre génération entretiennent, au sujet des travaux de la maison pour les petits garçons.Faire un lit, laver la vaisselle, mettre le couvert, balayor, etc., n’a'jamais efféminé un garçon.L'homme marié qui ne sait rien faire dans sa maison est bien embarrassé quand sa femme est malade.Vos garçons auraient avantage à savoir se tirer d'affaire.La vie est tellement plus facile pour la femme dont le mari est une aide à la maison.L’homme qui sait travailler chez lui, peut juger la somme de travail que représente la tenue d'une maison.Mieux que les autres il sait apprécier sa mère, ses soeurs et sa femme.N'ayez pas peur de confier des travaux d’importance à vos plus grands enfants, ils apprendront vite à apprécier les plus petits travaux.Faites pleinement confiance et ne paraissez pas vous rendre compte de leurs hésitations occasionnelles quand vous leur demandez d'accomplir certaines tâches.Ne manifestez pas .de dégoût devant eux pour l'accomplissement de certains travaux.Faites appel à leurs talents pour leur demander d'aider les plus jeunes.Etudiez bien vos enfants et essayes de découvrir les goûts et les aptitudes de chacun dans l'accomplissement des différents travaux que vous avez â leur confier.Encouragez leurs efforts.Ne leur ménagez pas vos appréciations.N’ayez pas peur de demander.Vous serez peut-être tentée de vous laisser rebuter pour une attitude de refus des enfants au début.Qu'ils ne vous trouvent pas désarmée.Ayez l'air de croire qu'ils badinent.Amusez-vous de ces attitudes.Ne les prenez pas au sérieux.Autrement, vous leur donnez l’impression qu’ils sont dans un état de tort qu’ils pourront difficilement corriger.Vous comprendrez que ce sera plus facile pour eux de se reprendre si vous leur gardez votre confiance et le leur manifestez en ne leur gardant pas rancune.Cest une partie difficile dans l’éducation que de garder son sang-froid quand on est une maman déjà si fatiguée.Croyez bien que la pente peut être remontée.Ce sera probablement difficile parce que la personnalité de vos enfants a commencé i s’affirmer sérieusement, mais rien n’est perdu.Travailles â leur ré-éducation dans cet état d’esprit.Ayez con- ' fiance au succès.Je, vous prie de me croire votre amie, JOSE FERNAND PION Assurances générales 584, me Cadillac.Montréal Tél: TU: 2839 Ex dirigeant lociste OME-t BLANCHARD Distributeur d’huile â chauffage IMPERIAL ne 1 CL: 4592 - ANGLAIS par correspondance.Pratique, rapide prononciation, 26 ans d’expérience, t cours élémentaires conversation flS.99.Paiements faciles.Renseignements Collège Providence, 914 Chemin St-Michel, Montréal .Cours PAR CORRESPON DANCE — Enseignons Français Anglais, Arithmétique.Compta bflité.Sténographie.Dârtylogra phie.Diplôme accordé poor chaque matière.Propectus gra trait sur demande.Adressez COURS PRATIQUES BII.IN GUES Enrg., Casier : 66.SI HYACINTHE.P.Q.-T—*-“ VOUS VOULEZ connaître votre caractère d’après votre prénom ?Envoyez $0.10 â Artisanat, 3612, | Mentana, Montréal.- LE FRONT OUVRIER Q.— Pourriez-vous, s'il vous plait, me donner une recette de croquettes au chocolat?NouvdIU cuisinière R.— Voici une recette que m’a remise une amie et qui a été bien des fois expérimentée.Elle est simple et je vous la donne avec plaisir.Ingré-diens: 2 carrés de chocolat non sucrés; 2'h tasses de biscuits secs écrasés; 1 boite de lait condensé; 1 tasse de noix grenoble.Faire fondre le chocolat au bain-marie, ajouter le lait condensé.Tourner jusqu'à épaississemeut, ajouter les miettes de biscuits et 1s moitié des noix.Beurrer un plat profond et saupoudrer le fond d’un peu de noix.Etendre dans ce plat le mélange de chocolat.Jeter le reste des noix dessus et faire refroidir dans la glacière pendant quelques heures.Couper en carrés.• * * # Q.—Que veulent dire les noms Claire et Georges?Gogcura R.— Cea noms veulent dire: Illustre et cultivateur.# # * Q—Quelles sont les fleurs de naissance et quel est leur sens?At-on vraiment désigné des fleurs pour chaque mois de l’année?On m'a dit R.— Voici habituellement le nom des fleurs pour chaque mois de l’année et J’ajoute la signification qu’on leur donne puisque vous me la demandez: janvier: oeillet, amitié; février: violette, modestie; mars: jonquille.affection; avril: pois de senteur, amour; mai: muguet, pureté; juin: ruse, passion; juillet: pied d’alouette, arro gance; août: glaïeul, prévoyan ce; septembre: aster, loyauté; octobre: cyclamen, optimisme; novembre: chrysanthème: charme; décembre: narcisse, vani té.##41- Q.—Laquelle des saintes Catherine fêtet-on le 25 novembre et pourquoi est-elle la patronne des vieilles filles?Célibataire R.— Le 25 novembre esl la fête de sainte Catherine d’Alexandrie.Elle est morte à l’âge de 18 ans.Elle est en fait la patronne des philosophes à cause de la grande science qu’elle a possédée.On l’a sans doute fait connaître comme patronne des vieilles filles à cause de b maturité de son esprit puisqu'elle n’avait que 18 ans à l'époque de sa mort.Q.—Quel jour tombait le 18 mai 1916, s'il rout plait'’ Simone R.— C’était un jeudi.* * * Q.—Auriez-foui l'obligeance de me di e où je pourrais avoir tous les renseignements au sujet de cours en dessin industriel, et aussi quel cours est exigé pour poursuivre des études en architecture?Cette fois j’espére être plus chan ceux que la première fois .car je n’ai jetnais eu de réponse à ma demande.Un abonné R.—Mon cher ami, je ne sais vraiment pas â quelle demande vous faites allusion.Cette lettre dont vous me parlei n’a pas dû me parvenir.Voici lez personnes auzqnelles vous devet vous adresser pour obtenir les renseignements qui vous intéressent concernant les cours de dessin industriel et le cours ezigé pour poursuivre des études eu architecture: Monsieur Neveu, a/s de la Direction Générale, Les Etudes de (-Enseignement spécialisé, 1265, rue St-Denis, Montréal, II, Qué.GAGNEZ DE L'ARGENT |â do nii< lie Faites de l'argent â temps complet ou partiel: ap prenez â faire des bonbons â la maison: gagnes en apprenant Premier outillage fourni gratul tentent: Cours par correspou dance: Institut Nnlioual de Con flserle Enrg., bureau de poste Delorimier, case 152, Montréal.PAGE 7 GRAPHOLOGIE JULIETTE MOTTF.T, 1429, rue Bishop.Appartement 7, Montreal, publie en cette page, pour la somme de 0.35 une analyse de votre écriture.Elle répond directement à votre adresse et d'une façon de-taillée pour la somme de UN DOLLAR.Marcel L.— Jeune homme ambitieux qui agit souvent sous l’impul sion du moment.Il est aussi très actif et enthousiaste et semble assez ferme dans ses principes.11 peut s'attacher sérieusement et pour longtemps, mais il faut que de son côté il sente qu’on est sincère envers lui et qu’on agit avec franchise en tout.Il est plutôt docile et soumis à l’autorité compétente tout en ne cédant pas au premier venu quand il s’agit d'affaires personnelles.Il a du sens pratique.« « » Corona B.— Vous possédez une grande persévérance et vous savez varier les moyens nécessaires pour arriver à votre but.Vous surveil lez vos intérêts personnels d'abord et faites facilement converger vers vous tout élément qui pourrait con tribuer à vous donner non seulement le nécessaire mais aussi tout ce qui peut vous permettre une vie plus facile.Vous vous donnez cependant le trouble nécessaire et faites vous-même les démarches et le travail voulu pour atteindre le succès désiré car vous avez de l'initiative et le sentiment de vos ics ponsabilités.* * * Marcel B.— Vqus êtes un jeune homme très sensible et vous avez besoin d'encouragement et d’être stimulé pour continuer d'avancer dans la vie.Vous recherchez meme l'approbation avant de vous aventurer plus â fond, mais vous savez aussi lutter et vous exercer à aguer rir votre caractère et votre tempérament dans le but sincère de vous éloigner le plus possible de la mé diocrité et jusqu'à date, vous vous sentez heureux et satisfait de l'ascension réelle que vous avez obtenue dans votre estime et dans celle de votre entourage.Profondément ambitieux, vous réussirez sans doute.* * # Lucille P.— Votre volonté soumise en même temps que décide# et pratique dans ses désirs et ses aspirations, votre sens profond du devoir, votre oigueil bien placé, tout cela vous crée une personnalité convaincue et convaincante qui vous permet sans doute d'exercer une bonne influence dans votre entourage où vous devez être estime# et appréciée.Vous vous permettez toutefois des sautes d'humeur et votre activité physique autant que votre activité intellectuelle varie tout en revenant toujours dans le juste milieu et une certaine moderation dans laquelle vous vives #• # * Colette P.de LT.— V ou:* possédez une nature autoritaire et une volonté dominatrice en même temps que beaucoup das.su: ancc et d# confjanee en vous-méme.Ceci est l’effet naturel de la culture supérieure que vous avez reçue et de l’expérience acquise au contact des gens que vous avez fréquentes Vous êtes d’une grande ténacité et quand vous décidez de taire quelque chose, on peut compter que vous y réussirez car \ous pie-nez les moyens nécessaires pour arriver à vos fins et l’effort ne vous coûte pas.Malgré cette feiinelv, vous cédez quand voire point faible est en jeu.Juliette MOTTKT.Voici une autre adresse plus près de rhez vous: Monsieur P.Méthé.Directeur, Ecole Technique de Québec, 185.Boul.I.angelier, Québec.Qué.ATTENTION: *CLARIETTA.Ma chère amie, je vous prie d'etre patiente.Je pourrai peut-être vous donner des nouvelles un peu plus tard.Jr garde votre lettre.De toute façon, je vous donnerai signe de vie dans quelques semaines.* * *• Q.—J'aime beaucoup la lit 1 térature.Je voudrais faire une collection de tous les écrivains cavadiens-français, few t mes ou hommes.Auriez vous la bonté de me dire où je pourrais me procurer leur nom ou leur photo?Aussi je i désirerais environ dix lignes de texte de leur biographie, i Margeryff R.—Ma chère Margerytt, on on pourra vous renseigner aux adresses suivantes: Monsieur Jean Bruchési.Société des Ecrivains Canadiens, 535, rue Viger, Montréal, Qué., et Ma, demoiselle Louise Marchand, Les Ecrivains pour la Jeu nesse, 8739, rue Souligny, Montréal 5, Qué.Excuses moi de ne pas vous avoir écrit personnellement comme vous le désiriez.Votre question n’avait pas un caractère per sonnet.Le temps dont je dis pose ne me permet pas d’écrire à mes correspondants en particulier.Je ne le fais que dans de rares ras vraimrnl bien spèciaux.ATTENTION: ^DENISE G.Merci pour votre bon mot, ma chère amie.Avec vous je souhaite que le courrier dure longtemps.Il se fait de plus en plus d’amis et je sui« très heureuse d'être au ser.ive des eorre -pondants et des lecteurs du Front Ouvrier.* * * Q—Jt me fitneerai à Xoël.Je voudrais porter une robe en lamage ou un fictit costume eu velours.Je suis liriu-e et je mesure 5' 2".Quelle couleur me onviendrait et quelle toilette me suggéré: vous?2.Il -st contir e -'c taire un cadeau à son fiance a cette occasion.En es' il ainsi ;i.inr les beaux parents?Une qui croit au bonheur R.—I.Vous serez lout à fait à votre avantage dan- une pratique petite robe de lainage fin dans les teintes orangées si nouvelles.2.Il est normal que vous fassiez un radeau à voir# fiancé mais vous n éti-s pas du tout tenue de poser le même geste en faveur de vos beaux-parents.Réservez votre cadeau à votre belle mère à I occasion du premier repas que vous prendrez rhez elle après vos fiançailles.3.Je publierai la semaine prochaine la liste des articles du trousseau.¦* * # ATTENTION: ANXIEUX DE SAVOIR Voulez vous me faire con naître vos noms et adrrssr.je voudrais communiquer avec vous.v T / />j O V -> ° A, ' jfr- ' * ÆU VR If R£5 Service de librairie de la J.O.C.Abbè H.GODIN missionnaire du travail Avec le Christ MISSEL QUOTIDIEN de formule moderne présenté par Dom Lefebvre 1619, St Denis, Montréal LA.9852 Economie et Humanisme Râfr^NlRlieM t Kditione 7v *¦ Les fers à graver.L'Ecole des Arfs Graphiques de Montréal posséda la plus belle collection de l'Amérique du Nord.Ce n'est qu'à partir de la découverte de l'imprimerie que la reliure a fait des progrès.Les manuscrits du Moyen Age étaient simplement cousus les uns aux outres par leur dos puis insérés ensemble dans deux ais de bois recouverts de cuir naturel.La découverte de l'imprimerie en multipliant les livres donna un essor à l'habillage du livre, à la reliure.Aujourd'hui, même si elle est tirée à des milliers d'exemplaires, une publication doit être soigneusement présentée; le livre surtout exige une certaine toilette qui le préserve tout en le rendant agréable et plus commode à utiliser.C'est l'ensemble des opérations qui concourent à ce but qui constitue la reliure.Les bases du métier de relieur A la sortie des presses, les feuilles de papier doivent subir de nombreuses transformations.Si l'on excepte les circulaires, les annonces qui ne nécessitent aucun finissage particulier sauf la rognure les autres imprimés doivent être pliés, assemblés, assortis, collés, perforés, rognés, etc., soit encore annexés à des couvertures de papier, de carton revêtu de cuir ou de toute autre matière portant ou non des décorations.II est clair que toutes ces opérations nécessitent l'emploi d'objets et d'outils divers; quuand il s'agit de la production en série, on a même recours à des machines qui accélèrent la production.Reliure commerciale et reliure de bibliothèque La plupart des ateliers de typographie et d'impression possèdent leur atelier de reliure où l'on finit d'habiller le livre selon les demandes de la clientèle.II s'agit évidemment là, de la reliure commerciale; elle s'accomplit presque toujours en série par des employés spécialisés qui sont pour la plupart des femmes en raison de la délicatesse du travail et de la minutie qu'il demande: doigtage, posage des onglets, couture, numérotage, etc.Ces travailleurs sont sous la surveillance d'un contremaître dont la tâche consiste ! • • , ¦ jrM.s • K > • Quelques expositions de chefs-d'œuvre modernes de le reliure. ' 28 OCT0**1 1950 r/et « à l'habillage du livre être recouverte d'un corps, le texte doit être habillé d'une enveloppe qui fera du livre un cole des Arts Graphiques - Les possibilités du métier et les conditions d'admission .à prévoir et à diriger la fabrication.Le contremaître doit connaître les cartons, les papiers, l'impression et connaître toute la technique des opérations qu'il dirige afin de pouvoir établir un coût de production.La fonction de contremaître dans les ateliers de reliure commerciale convient à des gens méthodiques, appliqués, ordonnés et pourvus d'un esprit de réalisation, d'une imagination créatrice et de prévision.La reliure de bibliothèque Les livres sont ordinairement présentés au public soit simplement brochés, soit fixés à une couverture résistante à laquelle on imprime parfois un cachet artistique.Le façonnage, la mise en place et la décoration de ces livres donnent naissance à des métiers intéressants.Toutefois la machine qui fait 75% du travail a quelque peu modifié la reliure: elle a permis d'augmenter le rendement des ateliers, mais par contre, elle a enlevé au métier de relieuif son caractère artistique et exige surtout des artisans qui ont de bonnes dispositions pour la mécanique.La reliure d'art * En parlant du livre d'art, Roland Giguère a pu écrire dans le journal Impressions de l'Ecole des Arts graphiques les propos suivants: "Que l'on restreigne les grands tirages, mois que l'on serve du beau dut-on limiter un tirage à 200 volumes, mais que ces volumes soient réellement de beaux livres! L'éditeur n'en éprouvera aucun échec économique; deux cents livres d'art à des prix plus élevés rapporteront autant qu'un fort tirage de vulgaires bouquins qui, deux mois après l'édition, échoueront sur les tablettes des libraires, annoncés avec une baisse de 50% du prix original." Dans la reliure artistique comme dons la réparation des livres, la majeure partie des opérations sont conduites à la main et demandent plus de connaissances expertes que la reliure industrielle.C'est qu'il faut avoir avant tout une culture générale et surtout de nombreuses sources artistiques et de vastes connaissances techniquès.Le relieur doit en outre avoir de l'esprit d'observation, le sens des formes et de l'arrangement, l'habileté manuelle, la sûreté de mains, la dextérité, la méticulosité et beaucoup d'ordre et de frié-thode.Au point de vue physique, le travail demande des jambes solides, de bons yeux et une force musculaire moyenne.Le doreur requiert à peu près les mêmes aptitudes en plus d'avoir de bonnes notions de l'arrangement typographique.Les conditions de travail Les métiers de la reliure se pratiquent debout dans une proportion de 90%; on travaille ordinairement dans des ateliers où la température est égale et où les accidents de travail sont plutôt rares pourvu que l'on prenne certaines précautions élémentaires.Lo semaine de travail est d'environ 44 heures.Dans les métiers de l'imprimerie, l'apprentissage, les salaires, la durée de travail sont régis par des décrets provincioux.L'apprentissage dure six ans; cette période est plus brève pour les diplômés de l'Ecole des Arts graphiques.Les tra-veilleurs de ces métiers sont groupés dans deux mouvements syndicaux qui s'occupent de leurs intérêts: le Syndicat catholique et national des relieurs et l'Union internationale des relieurs.Malgré l'évolution inévitable des métiers de la reliure, ils ne disparaîtront certainement pas; les livres, en effet, grâce justement à la technique qui laisse des loisirs plus nombreux sont appelés à jouer un rôle de plus en plus grand.Les générations qui montent liront certainement plus que celles du passé parce qu'elles auront plus de temps à consacrer à la lecture et parce qu'elles devront se cultiver dovontage.L'évolution la plus sensible se fera remarquer surtout dans les machines utilisées dans la reliure et surtout dans les matières premières employées dans la reliure: les couvertures de livres seront peut-être faites de matières plastiques demain ou d'autre chose, que sais-je ?Mais le bon relieur restera nécessaire et il devra toujours connaître la base du métier.Aujourd'hui grâce au gouvernement de notre province, tous les jeunes gens que ces métiers intéressent trouvent à l'Ecole des Arts graphiques les moyens de s'engager dans cette voie, de perfectionner leurs connaissances et d'abréger leur apprentissage d'une façon appréciable.Un vieil artiste de la reliure française manie la presse à roqner.La presse à relier. PAGE 10 LE FRONT OUVRIER 28 OCTOBRE 1950.?» Le COIN des JEUNES ?Les Ecrivains pour la jeunesse Les résultats de notre concours d’octobre LES SIX GAGNANTS ILS RECEVRONT LEUR PRIX SOUS PEU 1.Yvon Picard, 7 ans, 1224, rua Champlain, Montréal, Ecola Sainte-Brigide, 2e année D.2.Denise Demers, 8 ans, 18E, rue Galt, Sherbrooke, Ecole Immaculée-Conception, 3e année.3.Richard Tremblay, 7 ans, 108, rue Roy, La Tuque, Collège Saint-Zéphirin, 2e année." 4.Raymonde Charlebois, 8 ans, 896, rue Argyle, Verdun, Ecole N.-Dame de Lourdes, 3e année B.5.Micheline Dessureault, 9 ans, 225, rue Saint-Tite, Saint-Tite, Couvent de la Providence, 4e année.6.Jean-Pierre Bourassa, 8 ans, 63, rue Latreuille, Cap de la Madeleine, Jardin de l'Enfance, 4e année.il ENGIN il Dans le dernier concours, à la première question, il s'est glissé une erreur L'imprimeur a oublié de mettre entre parenthèses le mot "engin" que nous voulions faire remplacer par le mot juste locomotive.Pas un de rele- nos concurrents na vé cette erreur, et ont employé le mot gin " comme étant françois.N'oubliez petits amis, la prochaine fois que vous irez faire un beau voyage en train, vous direz "la locomotive" .tous "en- bien pas, réponses concours 1.Corrige* le mot entre parenthèses : a) Jacques a lancé la balle.b) La locomotive tirait un long train sur la voie ferrée.c) J’Irai me promener chez ma tante.d) Je suis sûr d’avoir bien du plaisir.2.Dites si chaque mot souligné est un mot d’action, un mot de qualité ou un nom: Ma petite compagne écrit bien ses devoirs et récite bien ses leçons.a) petite: mot de qualité ou adjectif qualificatif La troisième question La troisième question du concours demandait aux concurrents ce qu’lis entendaient par “écrivain pour la Jeunesse".Tous ont répondu correctement, mais chacun l’a fait à sa façon, dans ses propres termes.Voici quelques-unes des réponses: Un écrivain pour la jeunes** .1.—.c'est une personne qui écrit des livres pour les jeunes.2.—.c’esf une personne Qui écrit des histoires pour les jeunes.3.—.c’est un homme ou une femme qui compose des livres spécialement pour les jeunes.4.—.c'est une personne qui écrit des livres pour en- fants afin de les intéresser d ce qu’ils lisent de vrais livres et de former ainsi leur coeur et leur intelligence.5.—.c'est une personne qui compose des livres pour les jeunes afin de développer leur esprit et leur goût, les cultiver et leur faire aimer la lecture.6.—.c’est une personne qui écrit pour les enfants.7.—.c’est un auteur.f.—.c’esf celui qui écrit des livres, des histoires, des contes spécialement pour les jeunes.9.—.c’esf quelqu'un qui écrit des livres que les enfants peuvent comprendre.10.—.c'est une personne qui aime les enfants, veut leur bien, et veut leur faire plaisir.qui écrit des choses spécialement pour eux.b) c) d) compagne: nom écrit: mot d’action verbe PHOTOJ - PHOTOS j: ATTENTION! ou récite: verbe mot d’action ou e) leçons: nom Le Coin des Jeunes sera toujours heureux de faire paraître les photos des gagnants.Ils n'ont qu'à nous les faire parvenir.Les enfants doivent cacheter leur lettre et mettre .03 de timbre pour ceux de la ville de Montréal et .04 pour ceux de l’extérieur.Autrement nous serons forcés de refuser les réponses.ftoinan du Front Ouvrier MADAME SOUS-CHEF par COLETTE VVER Xo 9 Pan." le choeur, d’un côté se pressait la famille du notaire Tourangeau — robes un peu desue tes, demoiselles d’honneur un peu guindées — mais qui baignait dans une sérénité de vieille Fran ce croyante et sure De l’autre se tenaient les grands industriels dé chus, parents de Denise; là, les hommes restaient fringants et le menton dressé en dépit de leurs petits emplois actuels de courtiers de commerce ou de démarcheurs de banque: et les femmes savaient vies.Apres tout, il ne tenait qu’à eux!.Ce jour là, leur rencontre avait été trop soudaine pour que la raison devançât leurs réflexes.Ce fut la première fois depuis six semaines qu’ils se sourirent.Et l’échange d'un sourire est une Valeur qu'on ne peut plus reprendre.A l'orgue, les harmonies du violon étaient trop douces; dans l’église, l'atmosphère trop apaisante; le bonheur de Charleman et de Denise trop éclatant en regard des duretés de leur renonce- toujours porter leurs fourrures et ment r>-nis oui était »n orarwt leurs bijoux sauves de l’adjudica- chrétien offrit l'eau bénite fot tion Au bénitier, en entrant.Denis Roussel iere, levant les yeux, se trouva devant Geneviève qu’il n’a x ait pas vue entrer.Dés que ces deux là se retrouvaient aux abords du Ministère ou dans les couloirs du service, en dépit de la ruptu re formel le qui anéantissait tous les projets échanges dans la poé tique soirée de la rue de Varen-ne.ils devenaient aussi frémissants l'un que l’autre.Le goût qu’ils avaient l’un pour l’autre, leur admiration réciproque, cette folle estime propre à l’amour qui ne se lasse pas d’admirer l’ètre choisi même dans ses défauts, s’emparait de nouveau de lui corn me d’elle Denis avait beau se dire qu’il haïssait l’orgueil de Genevieve, et Geneviève l’obstination stupide de Denis, une force aveugle unissait en secret leurs âmes Leurs regards se fuyaient et.en meme temps, eux défait laient du désir de se presser les mains, de marcher l’un vers l’autre en écrasant tout ce qui s’opposait à l’union ahsotue de leurs neviève.Tous deux se marquèrent de la Croix.Ils pénétrèrent dans les rangs des assistants, s’age nouillèrent l'un près de l’autre.“L* mariage, disait maintenant le prêtre à l'autel, est l’union la plus absolue des âmes.L’Apôtre Paul va jusqu’à l’assimiler aux noces spirituelles de l’Eglise uni verselle et du Christ qui sont intimement inséparables.Une mê me chair.Une même âme.Deux êtres?nop.un être double qui s'exprime deux fois.C’est un grand mystère.C’est souvent un grand miracle.Il n’y a rien de plus touchant que le couple humain ainsi conçu.Rien de plus mystérieux.Rien de plus noble.Il est construit sur le principe du renoncement de l’un en faveur de l’autre.Il est un holocauste de l'un à l’autre.Et il est aussi une récompense constante de l’un à l'autre.La Société du mariage est comme le principe, l’oeuf de toutes les associations; mais il reste’ la plus pure, la plus idéale, la plus substantielle de toutes les! Denise — sociétés humaines.’’ Denis et Genevieve qui.côte à côte, entendaient ensemble ce dis cours nuptial, en ressentaient plus d emotion que personne ici et que les intéressés eux mêmes.Us retenaient le souffle de leur poitrine et le moindre mouvement qui eût pu les trahir.Incapables même de s'entre regarder, de soutenir les yeux de l'autre Devant eux, là-bas, au pied de l'autel, sous la forme d'un nuage blanc bien va poreux, la petite Denise si frêle, si douce, si soumise figurait bien l'épouse idéale qui renonce tout égoïsme dans le mariage; et le loyal Charleman, follement amoureux de Denise, l’homme intrépi de qui n'a fait ni calcul bas, ni projet d'ambition personnelle en bâtissant sa petite cité intime.Quand le prêtre se tut après les compliments d’usage.Denis et Geneviève, d’un réflexe commun et incoercible, bannissant cette fois toute hésitation, se tournèrent l'un vers l'autre et se sourirent.Que voulait dire ce sourire?Est ce que Geneviève cédait enfin aux raisons de Rousselière?Est ce que Rousselière se rendait aux raisons de Geneviève?Ni l’un ni l’autre n'était en mesure de percer les pensées de son adversaire.Ils obéissaient à un tout-puissant rétlexe.simplement.Celui qui ab diquerait ses conceptions de vie serait celui qui aimerait davantage.Mais à partir de cet instant, de ce regard, de cet éclair, cha cun sut parfaitement que l'autre ne pouvait plus ne pas lui appartenir.Ce furent ensuite les cérémonies sacrées de la messe, les saints mystères que Denis, muni d'une formation spirituelle plus robuste que Geneviève, suivaU plus étroitement.Puis la cohue du défilé à la sacristie.Les chefs de bureau coudoyaient les expéditionnaires et les dactylos.Arrivé devant les jeunes mariés, le direc teur du personnel, fort littéraire, leur tourna N F.O.Ouvert de 9 h.30 à 5 h.30 samedi compris.Ouvert jusqu’à 0 h.le vendredi soir PALETOTS HIVER la plupart en tissu « "ELYSIAN 1res .‘ ' pour hommes et jeunes gens 4950 20* COMPTANT supplément équitable solde par mensualités, TISSUS: Elysians importés et canadiens de haute qualité; cou Sectionnés avec soin par des manufacturiers canadiens de grande renommée.D’autres tissus tout laine, au fini velours (beaver), ou en tweed tout laine, venant des maisons les mieux connues.MODELES : Choix populaires les plus récents tels que: devants simples, ou devants croisés avec longs revers; avec ou sans demi-ceinture; poches appliquées ou de biais.NUANCES: Les nouvelles nuances en vogue: bleu, gris, brun, gris-bleu et toute la populaire série des pastels k la mode.TAILLES : Pour hommes et Jeunes gens de statures courtes, élancées ou corpulentes.De 34 à 46.mm B rrr*n//^ •jrrznrt RAYMOND DUPUIS prit.dint | DUPUIS — Rez-de-chaussée St Christophe A ) DUGAL êice prctidtnt OU QUEBEC ^156
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