Le front ouvrier, 1 mars 1951, samedi 24 mars 1951
maison jo- •- f* / ’ )M1N "Nous ivmi proclamé comma exigence* de U concord* loclal* co* aiplratioai que voua avea tant à coeur: un salaire qui aaaur* 1’exUtence de la famille, qui rend* possible aux parents l’accomplis-tement de leur devoir naturel ds faire croître une famille ealnement nourrie et vêtue." Fie XII (Le dimanche de la Pentecéto IMS) 1 Réduction ut udn 1019, Suii Montr Publié è C \ -1 c s * O • n 2 O x» r-* O • » n "V -4 "»• — ?f~ x c » » » n o # H /» 24 MARS 1951 PIE XH DEMANDE DE PARTAGER On aime mieux détruire que partager Le 12 murs dernier, le jour même où Su Sainteté Pie II demandait un partage plus équitable des richesses naturelles, la British United Press livrait la dépêche suivante : "Le gouvernement fédéral a ordonné la destruction de plus de 15,OM,OOé de boisseaux de pommes de terre, dans le Maine, a révélé samedi dernier, le secrétaire exécutif sortant de charge du Conseil de l’in* dustrie de la Pomme de terre iu Maine.M.Herbert W.Moore a déclaré qu'on n'avait aucune raison de détruire ces pommes de terre d'une valeur du tt.M9.Md.Avec cette quantité de pommes de terre a révélé Moore, on pourrait fabriquer I.Mt.tM de gallons d'alcool commercial, dont les civils ont tant besoin par suite du programme de Défense nationale.'' Voilà pour le moins des gens qui ne veulent pas partager, qui aiment mieux détruire que donner.Alors que des nations entières sont sous - alimentées du par le monde ut que, de ce fait, elles sont dus proies faciles pour le communisme, que ne leur donne-t-on pas ses denrées?Les Indus, par exemple, manquent de céréales, manquent du blé, manquent du pain ut des millions du personnes ne mangent pas à leur faim, vivent dans une misère dégradante, sont dans un état physique déplorable à la suite d’une sous-allmentatlon prolongée telle qu’en fent fol des photee comme celle cl-dessus.Le combat contre le communisme, le soulagement de la misère sont loin d'étre menée efficacement et sans arrière-pensée.Dans une allocution à la radio, la semaine dernière, Pie XII rappelle les exigences de la doctrine sociale de l'Eglise.-Un juste salaire et une meilleure répartition des richesses.Sa Sainteté Pie XII vient de rappeler les droits des travailleurs et de demander des relations plus humaines entre les patrons et les employés.Le Souverain-Foutlfe lançait cet appel dans une allocution à la radio à l’adresse des travailleurs espagnols.Il a rappelé que l'encyclique Rerum Novarum dont nous célébrons le ,olxante-dlxlème anniversaire cette année, constitue la charte des travailleurs et il a aussi demandé une meilleure protection pour les travailleurs et les classes pauvres.Il a en même temps mis les travailleurs en garde contre le matérialisme, la lutte des classes et les faux espoirs que l'on faisait Les gens ne se nourrissent pas de beaux discours La téult femme député à la Chambre des Communes, Mme Ellen Fairclough < Hamilton -Ouest) s'est attaquée, l'autre jour, à l'inertie du gouvernement pour enrayer l'inflation et résoudre le problème du logement souvent briller k leurs yeux.LE JUSTE SALAIRE Il est contraire à la nature dit le Pape qu’une “énorme masse de gens pauvres” vivent en présence d’un “petit groupe de riches et de privilégiés.Le Juste salaire et une meilleure distribution des richesses naturelles sont deux des plus pressants besoins dans le programme social de l’Eglise”.Et le Pape d’ajouter: “le Juste salaire est l’un des principaux moyens d’en arriver à une meilleure distribution des richesses’’.LA RECONCILIATION DES CLASSES Pie XII a ajouté que la lutte des classes ne saurait Jamais être une fin sociale.Au contraire , “ la réconciliation des classes, la disposition au sacrifice et au respect mutuel, la simplicité de la vie et le renoncement au luxe, Impérieusement requis dans la situation économique actuelle, toutes ces choses et bien d’autres ne peuvent être obtenu» sans le secours de la Providence et la grâce de Dieu.Soyez donc des hommes de prière Elevez vos mains vers Dieu pour que, par sa miséricorde, et nonobstant les difficultés, cette grande tâche ¦accomplisse." Des petites vides l*t rapport* prélhalaslm éu recensement • méritais montrrn( ua nombre croissant éo femllle.qui vlvoat dan» des logement, trop étroits.Par rostre le» petites mateone que l’oa construit ertuel lement empêchent la famille do *e développer et do s'accroître.I.o* statistique* démontrent que plu* do l.èM,-Ht do logement* mat surpeuplé*.Cette situation prdvaat sartout rites les Incstairo*: ta sffst, las propriétaire* d# leur moines occupent en meyoaa* 1.3 pièce* d'un logement taudis que cette moyenne tombe à M chas le* locataires.La layer moyen ont actuellement do Ml par mol* nus Etate-Uuli •tors qu'il était de gtl sa IN#.LE SALAIRE NE SUFFIT PLUS Mme Fairclough.qui est mère de famille, n’y est pas allée par quatre chemins pour montrer la situation économique du foyer: “La plupart des ménagères de nos Jours, qu’elles comprennent ou non la pression économique qui provoque la situation économique où nous nous trouvons, sait fort bien que son dollar ne suffit pas k acheter ce dont elle a heroin.Le salaire du mari ne suffit plus.Elle est obligée de se priver et de priver ses enfants de tout confort et de bien den r hones essentielles; il ne reste plus qu’à s’endetter." des frais médicaux, hospita-11ers et funéraires élevés, envisagent d’un oeil triste un avenir dominé par des dettes.“Ce n'est plus le temps de faire et de se livrer à des conjectures.Les théories ne nourrissent pas les affamas, n'habillent pas les gens et n'abritent pas les familles." LE GRAND ARGENTIER LE PAS DES PERSONNES AGEES Parmi ceux que la hauvse du coût de la vie a atteints le plus durement, signalons les pensionnés et ceux qui doivent vivre à même un revenu fixe.La situation est fort angoissante pour cea gens dont un bon nombre sont au déclin de leur vie.Il me semble qu'lia ne volent guère d'autre solution que d’en finir avec la vie Mais Ils craignent également de mourir car le coût des funérailles a aussi augmenté.Je ne veux aucunement plaisanter avec des cho ses aussi sérieuses, et J’affirme sérieusement que ces familles qui doivent acquitter M.Deugles C.ABIOTT, ministre des Finance* éu Ce ne-de, qvi e soumis le semeine dernière, sen budget de guerre d‘un mentent glebel de $},-•00,000,000.Levietien, è elle seule, se veR attribuer un millierd.Que de moisens en peurreit construira ovoc cele I 3949 PAGE 2 24 MARS 1951 Vol.VII No 17 LE FRONT 24 mon 1951 POUR UN MONDE OUVRIER PLUS CHRETIEN Journal d'éducation ouvrière indépendant de tout parti politique Propriété du Centre Social Ouvrier Inc.11 nengage que sa direction.Ilil».RLE SAINT-DENIS.MONTREAL 11 LA 0931 Imprimé par |« Syndicat d'OauvSucialn Ltéa, 3**, rua Dalhouala, Ottawa.( A utomé comme envoi postal de 2e classe.Min.des Postes, Ottawa) LE FRONT OUVRIER Les droits du propriétaire de reprendre son logement En donnant les avis nécessaires et se conformant à la loi, le propriétaire, s'il est de bonne foi, peut reprendre son logement pour lui ou pour des parents.- Le recours à la Commission des loyers.Directeur gérant .Marcel Charbonneau Itedacteur en chef .Fernand Bourret Notre foi est vaine si le Christ n'est pas ressuscité Quatre grandi document* historiques relatent les événements qui précédèrent la mort du Christ, ceux de sa mort et de aa résurrection.Les quatre documents sont parfaitement d'accord sur les principaux événements bien qu'ils diffèrent quelque peu dans les détails.Ls semaine dernière, nous avons tâché d’expliquer le cas d'un locataire ayant reçu un avis de cessation de bail pure et simple.Dans ce cas il s’agissait de la cessation d'un bail actuel mais l’avis ne spécifiait pas que le propriétaire entendait reprendre son logis g telle data.En d'autres termes, le propriétaire laissait une porte ouverte aux négociations et permettait 1a signature future è'un antre bail tous certaines conditions.Et dans ce cas.même si l'entente s'avère impossible, disons sur le taux du bail, noua avons montré que le locataire, s'il se conforme à la nouvelle loi provinciale instituant la régie des loyers, n'est pas obligé de quitter les lieux.I.a grâce et l’influence divines présidèrent la préparation de ces faits historiques de même que la protection de Dieu s'est manifestée depuis dix-neuf siècles pour préserver intactes ces faits historiques afin que les générations futures sachent parfaitement comment est mort et est ressuscité le Christ.La véracité historique de ces quatre récits évangéliques est du plus grand intérêt poifr les chrétiens.Notre foi est vaine si le Christ n est pas ressuscité.Mais la valeur historique des quatre évangiles qui relatent les événements de la vie et de la mort dq, Christ est incontestable.Avec les quatre évangélistes, noua pouvons suivre le Christ dans ses souffrances, dans son agonie au jardin, voir son arrestation, sa flagellation, son couronnement, sa sentence de mort.Nous pouvons le suivre pas à pas alors que, chargé de sa Croix, il gravissait la montée du Calvaire; nous le voyons couché sur la Croix puis suspendu entre deux voleurs pour expier les péchés des hommes puis, finalement mourir.Les souffrances et la mort de Jésus sont attestées par l'histoire; il est encore certain qu'il fut enseveli, que les gardes romains remplirent jusqu'au bout leur devoir qui était de garder l'entrée du sépulcre afin d'empêcher que le corps ne fût enlevé par les disciples qui auraient ensuite proclamé sa résurrection.les documents historiques disent parfaitement que les gardes ne quittèrent leur poste que lorsque le Christ, vainqueur de la mort, renversa de sa propre puissance la pierre qui gardait l’entrée du sépulcre; à ce moment, Ica gardes, épouvantés, s'enfuirent.S.Matthieu.S.Marc, S.Lue et S.Jean, quatre hommes honnêtes.intelligents et sincères, qui étaient des contemporains du Christ, avaient vécu avec lui pendant des années; ils l'avaient suivi tout le long de son voyage à Jérusalem, ils l’avaient assisté à la dernière 1 Cène Je Jeudi saint, et ils furent aussi les témoins de ses souffrances.Ce sont ces quatre hommes qui écrivirent l'histoire du Christ.Ils l’écrivirent pour que les générations futures puissent être les témoins des plus grands événements qui se déroulèrent sur la terre.L'Eglise du Christ nous rappelle la mémoire du Christ; les messes innombrables qui sont célébrées sur les autels du monde nous rappellent la mémoire du Christ; de même le signe de la Croix; de même les crucifix.Mais par dessus, tout, nous avons un témoignage important entre tous: le témoignage incontestable des quatre contemporains de Jésus qui écrivirent les Evangiles.Dans ces grands récits que nous venons de lire et vivre durant la Semaine sainte, puissions-nous découvrir et sentir complètement que notre foi n'est pas vaine, puissions-nous être pénétrés des grandes vérités qu ils contiennent et surtout, conformer notre vie aux enseignements qu'ils nous donnent si nous voulons jouir de la félicité promise.“Quelles attitudes” prendre * devant “le problème ouvrier?” L'ESPRIT DE LA LOI Cependant, cela ne signifie pas que les propriétaire! ne peuvent paa reprendre leur logement a'ils ont de bonnes raisons à faire valoir.Et nous croyons que le législateur a été sage en agisaant ici.D'ailleurs, tel que le dit l'article 36 de la loi, “l'esprit et les buta de la loi sont de rendre justice â tous les intéressés et d'assurer un régime de loyers équitable pour le public en général en tenant compte des circonstances, et elle doit, dans son application, recevoir une interprétation large et s'inspirant de ces principes ” Or il s'agit de rendre justice à tout les intéressés.Les propriétaires qui, souvent ont lait construire ces logements au prix de grands sacrifices sont certainement "intéressés” dans l’application de la loi.Et si la loi doit assurer un régime de loyers équitable pour le public en général, elle doit aussi tenir compte des circonstances particulières dans lesquelles se trouve souvent le propriétaire.LES DROITS DES PROPRIÉTAIRES La loi ne confère donc pas des droits qu'aux locataires mais aussi aux propriétaires.Mais quels sont ces droits?Voyons l'article 23: "Nonobstant toute autre disposition de la présente loi et tout règlement passé, ordonnance émise ou décision rendue sous son empire, le propriétaire d’une maison occupée par un locataire en vertu d’une prolongation de bail décrétéa par un administrateur ou imr la commission, ou, avant l'entrée en vigueur de la présente loi, sous l’autorité, décret, ordonnance, loi ou décision de l’autorité fédérale.peut m reprendre possession pour l’habiter lui même ou pour y loger sa mère, son père, son fils, sa fille, sa bru, son gendre ou tout autre parent dont il est le principal soutien.Pour l’une de cet fins, le propriétaire d'une mciijon louée en vertu d'un bail expiré, peut aussi en reprendre possession à l’expiration de ce bail."Toutefois, cette option accordée au propriétaire ou concernant ses parents mentionnés au présent article, doit être exercée de bonne foi et ne peut jamais servir de prétexte ou de motifs i d'au très fins que celles spécifiquement mentionnées au présent article.” L'INTERPRÉTATION DE CET ARTICLE * “LE PROBLEME OUVRIER’’ Les cours organisés par le Conseil rentrai des Syndicats nationaux de Montréal en collaboration avec le Service En d'autres termes, cela signifie que même ai ' vous obtenei la prolongation die votre bail par un administrateur de la régie ou par la commission, le (ftopriitaire pourra toujours se prévaloir do l'article ^dessus pour reprendre possession de son logement en se conformant aux exigences plus haut déclarées; besoin de son logement pour lui-méme ou pour des parents.La loi s'appliquera encore en dépit de toute autre loi ou toute autre réglementation passées par le fédéral ultérieurement.Cependant les motifs devront être avouables et le propriétaire de bonne foL Ainsi le propriétaire ne pourra se servir de faux prétextea et alléguer qu'il a besoin de son logement quand, en réalité, U n'en a pas besoin et que son seul désir en se servant de cet article, c'est de vous faire déguerpir et de voua remplacer par un autre locataire._ LES CONDITIONS QU'IL DOIT REMPLIR Mais pour reprendre possession de son logement pour lui même ou pour des parents, le propriétaire doit remplir certaines formalités prévues par la loi.Si vous détenes actuellement un bail ou si vous êtes en possession, lors de U demande du propriétaire, d'un bail signé pour la durée d'une année ou plus, le propriétaire devra vous aviser au moins M jours avant de prendre possession de son logement; si votre bail n'est bon que pour aix mois, trois mois ou si vous êtes au mois, un avis de 30 jours lui suffira.Et si nous saisissons bien la portée de la loi qui n'a guère été expliquée sur le sujet, il faut ajouter la remarque suivante; Lan de l'entrée an vigueur de la loi, ai vous êtes en possession d'un bail non expiré, le propriétaire devra voua donner un avis de 90 jours avant l'expiration du bail si ce dernier est d’une année ou plus et de 30 jours si la durée est moindre.Mais dans tous les cas, l’avis que veuprecevret du propriétaire et dans lequel U vous avise qu’il entend rrprendre possession de son logement pour lui-méme ou pour un membre de sa famille, devra mentionner la date où le propriétaire entend reprendre possession de son logement et le nom de U personne à qni U le destine et ton degré de parente avee cette dernière.Et ne paa oublier non plus que “nul ne peut, sens l’autorisation de la rommiasion, convertir en établissement commercial une maison d'habitation”.De sorte qu'un propriétaire ne pent Invoquer cette raison pour envoyer un locataire, à moins de détesir et de vous faire voir une telle autorisation de la commission.• Enfin, dans tous les cas, le locataire peut refuser de se rendre à la demande du propriétaire, surtout quand il a des doutes sur la bonne foi du propriétaire, et porter le tout devant la commisaion; cette dernière étudiera le caa et rendra un jugement, si le propriétaire a le droit de rrprendre possession de son logement, la commiaaion déclarera que vous occupes le logement sans droit, ce qui donnera au propriétaire le droit de voua faire mettre à la porte; d'autre part, si vous obteaes gain de cause, ls commission prolongera votre bail.d Education de la C.T.C.C.se poursuivent régulièrement en l’Ecole Cherrier, tous 1rs mercredis soirs, à I h.M.Mercredi, le 14 mars, M.Gérard Pelletier, directeur du Journal “Le Travail” a étudié le problème ouvrier dana la famille qui peut se résumer en un seul mot: INSECURITE.Insécurité provenant du revenu, de la mobilité de l’emploi à cause de l'industrialisation de notre économie.Insécurité à cause du manque de logement, du manque de préparation au mariage et de l’impoosibllité de prévoir avec toutes leur» conséquences sur le mariage, sur la bonne entente entre les parents, sur l’éducation des enfants, sur la santé physique et sur la natalité.Merrredi soir prochain, le 2t mars, M.Gérard Picard, président général de la C.T.C.C.dira LES ATTITUDES uue nous devons prendre devant ees problèmes.I.'admission est rra-tuite et tout le monde est Invité.Il faut payer le salaire familial L'Action (athellque du 19 mars dernier rappelle pertinemment que le salaire minimum doit être familial et souligne que toute hésitai ion doit tomber sur le sujet Entre vingt, elle cite ces textes- •Dans Qusdragrtlmo Anno.Pie XI écrit: On croit paver à l’eu vrler un solaire qui lui permette de pourvoir à aa subsistance et à celle des siens." “Dans Divinl Krdemptoris.le même Pape déflore: “La justice sociale demande que les ouvriers puissent assurer leur subsistance et celle de leur famille respective, par uu salaire proportionné." “I.'Episcopat canadien pouvait évidemment affirmer | son tour: “On n'épargnera donc aorun effort en vue d'assurer sus pères de famille une rélributiea suffisamment abondante pour fairo face oui i hsrgrs normales du ménage." J tuques à quand dira-t on que l'on ne doit payer aux travailleurs1 que le salaire qu'lia méritent par leur travail ou leur productivité?Où est passé le beurre ! U y a actuellement une grande rareté de beurre et cette rareté fait le déseapoir de* consommateurs et sans doute, la joie des spéculateurs.Pourtant, U u'y a pas «i longtemps, on nous annonçait que le gouvernement fédéral avait en entrepôt plus de 23 millions de livres de beurre; d’autre part, nous en recevions de la Nouvelle-Zélande Comment se fait-il que 1a rareté soit actuellement si grande?Le gouvernement, pour sa part, prétend que tout son beurre a été vendu.Maia à qui?fl serait très important de aavoir qui a'eit porté acquéreur de ce beurre.La réponse éclaircirait peut être U mystère actuel.On nous assure que les entrepôts de certaines entreprises regorgent de beurre?Serait-il possible que certaines entreprises aient pu acheter le beurre que détenait le gouvernement et l'aient entreposé afin de causer une rareté artificielle?Cette opinion émise par plusieurs personnes a d'autant plus de poids que le prix du beurre a augmenté là ou il ne devait pas augmenter, attendu que les consommateurs peuvent acheter de la margarine, soit dana les autres provinces du Canada; par contre, dana • le Québec, où le margarine n'e pas droit de cité, le , beurre devrait être plua rare, donc plu* «ber.C'est le contraire qui ae produit.Cette situation aérait voulue per le trust de le margarine qui Voudrait détruire complètement le marché du beurre daaa les autres provinces afin de peu voir vendre 1a margarine à ua prix plus élevé; U but à atteindre serait de créer un gigantesque monopole Noua espérons que les gouvernements auront l'oell ouvert et qu'ils scruteront attentivement la situation.Le chapelet dans les usines à Granby La grande croisade du chapelet laaeée l’an dernier par nos autorités religieuses et qui a connu un si grand succès grâce à la coopération des journaux et ées postes de radie, notamment du poste C.K.A.C.de Montréal, se prolonge jusque dans les usines.Ainsi des travailleurs ayant pris rbabitude de réciter leur chapelet, le soir à la maison, conservent cette habitude et continuent de le réciter même quand ils sont à l'usine à faite du travail supplémentaire.De Granby, par exemple, nous apprenons que des jeunet fillet ne ae gênent paa peur ('agenouiller et réciter le chapelet en commua durant dix minute* de repos qui leur tout accordée* per les propriétaires de l’usine qui les emploie.Et reel ae pâme, souligne autre cerrespoudeut.chaque foie qu elle* seul appelé** à faire du travail supplémentaire le soir, et qu'elles ne peuvent pas réciter leur chapelet en famille chet elle*.Ce* Jeunes filles confiantes, sincères, aux convie-liens solides, seul à l’emploi de la ORANRY ELAN-TIC WEB OP CANADA, induatrt* dirigée par M.P.H.Hence Reivtn.maire d* Granby.Il faut deuc féliciter le propriétaire de retta Industrie de l'esprit chrétien qui l'aalme eu permettant à ses employés ds prendre 16 minutes de repos pour réciter leur chapelet durant les heures de travail; d'autre part, ces jeunes filles méritent netre admiration el noua lee prep seen* en exemple aux travailleurs et Ira*ailleuees d’autree usines do la province. 24 MARS 1951 LE FRONT OUVRIER PAGE 2 En combattant la misère, on combat le danger de guerre Déclaration du Directeur du Bureau international du Travail, M.David Morse, concernant les migrations de travailleurs en surnombre dans certains pays.— Le rappel de Sa Sainteté le Pape Pie XH.NOUVEAU VICE-PRÉSIDENT AU CNJL GENEVE (Nouvelle* du B.I.T.)—C'est un véritable appel à la conscience des peuples que vient de la.tcer M David Morse, directeur général Ju Bureau international du Travail, en demandant une action efficace en vue de surmonter les difficultés qui s’opposent aux migrations de travailleurs en surnombre dans certains pays de l'Europe.TRAGIQCE8 PARADOXES M.Morse a notamment déclaré: "Il peut sembler au premier abord que la situation internationale, marquée par des mesures de défense et une activité Internationale accrue, ait modifié les données du problème des migrations.En fait.Il n’en est rien.C’est un problème permanent dont l'acuité s'accralt sans cesse.“C’est l'un des plus tragiques paradoxes de notre épo- que que cette surabondance de bras et de cerveaux dans certains pays alors que, dans d'autres, ces bias et ces cerveaux pourraient contribuer à l'exploitation des ressources non encore utilisées." LA MISERE: UN DANGER DE GUERRE M.Morse a aussi fait ressortir la grandeur des sommes dépensées chaque année pour! | venir en aide aux millions de chômeurs et la petitesse des sommes dépensées pour permettre aux travailleurs d’im-' migrer vers des pays où leurs services seraient requis II a aussi souligné le danger social que constituent ces mas-, ses désoeuvrées, aptes à capter le message que leur font entendre certains prêcheurs en eau trouble: \c\*euvoge su péri eu* Chaque capsule DENIS représente une valeur réelle “L'action Internation a I e dans le domaine des migrations exige certes, des moyens financiers considérables mais ces moyens sont peu considérables en regard des sommes qui sont utilisées au soutien des travailleurs en chômage , e n comparaison des ressources Inemployées.Ils ne représentent qu'un faible pourcentage des milliards dépensés par les na* tions pour prévenir la guerre.” Il faut aussi ajouter, de dire M Morse, que “l'injustice so-claie et la misère comportent i également de multiples et réels dangers de guerre et que le mandat de l'OJ.T.est de s'attaquer A ces dangers.En-1 treprendre une distribution plus Judicieuse des popula-1 tions nous semble un des moyens de combattre les causes profondes de la guerre.” LA PENSEE DE PIE XII * La pensée de M Morse se rapproche sensiblement de celle exprimée à plusieurs reprises par 8a Sainteté Pie XII au cours de nombreuses allocutions.Dans son radio-message du 1er Juin 1941, 11 disait: * "Notre planète, avec ses immenses océans, ses mers, ses lacs, avec ses montagnes et ses plateaux couverts de neige et de glaces éternelles, avec ses grands déserts et ses terres Inhospitalières et stériles, ne manque cependant pas de lieux propres à la vie, abandonnés aux caprice d’une végétation spontanée.alors qu’ils s'adapteraient bien à être cultivés par la main de l'Homme, à ses besoins et aux activités de la civilisation; et plus d’une fols, Il est Inévitable que certaines familles, émigrant d’ici ou de là, cherchent ailleurs une nouvelle patrie.Alors selon l'enseignement de RERf'M NOVA-Rl’M, Joue le droit de la famille à un espace vital.Là où II en sera ainsi, l’émigration atteindra son but naturel, comme souvent le confirme l’expérience.Nous voulons dire une distribution meilleure des hommes sur la surface terrestre apte à la colon Isa t:on agricole, surface que ~leu a créée et préparée pour l’usage de tous.” M.Alistair Eraser, MA'., C.K., (ft gnui'he) très connu duns les milieux ferroviaires de l’Amérique du Nord, prend sa retrnlte rotniu* vice-présldent, directeur du trafic du Canadien National.Il «ot remplacé ft la vice-présidence par M.John I’ullen (ft droite» autrefois gérant général du service des marchandises du réseau national, et lut aussi très avantageusement connu dans le monde du transport.La C.T.C.C.demande la libération de René Rocque rigarrilN mu rWi teia-stri., IMO» H UJ * M aartn t« prl»aa DBNIg.La fameuse grève de l'amiante fait encore parler d'elle.On se rappelle qu'un des organisateurs de la C.T.C.C.René Rocque, avait été arrêté pour ses activités syndicales lors de cette grève et con damné à la prison.De son côté, U C.TC.C.ayant intenté certaines poursuites légales contre la Police provinciale et ses agents.Il arrive que le procureur général voudrait que la C.T C.C.abandonne ces poursuites; en retour, le gouvernement abandonnerait les siennes contre certains grévistes.Mais on veut exclure Rocque de ces négociations.Las mineur* de l’amiante, mis 1 au courant de la situation ds leur ojtNjs confrère de travail qa’on a empri «si»* sonné à Bordeaux avec las crlmi-'• * " nels, “de* gens de son espèce", dit M.Duplessis, ont unanimement réclamé la libération de Rocque.M Armand Larrivée, président du Syndicat des mineurs, a déclaré: “Nous n'allons pas rester endormis et abandonner Rocque sans lever le petit doigt pour le défendre " On se propose de faire circuler une requête dans toute la province pour demander la libération de Rocque.Les coopératives d'habitations ¦ marquent-elles le pas?Depuis quelques Jours, nous recevons de nombreuse* lettres de personnes Intéressées au mouvement coooératlf dans le secteur de l’habitation.Par exemple, un secrétaire d’une coopérative que nous ne nommerons pas, nous décrit les embarras de sa coopérative et nous raconte dans les détails les refus que cette coopérative a essuyés quand elle a demandé des prêts.Les Caisses populaires n'ont plus d'argent, les Artisans sont sourds aux demandes, la Société centrale d'HvDothèoua se fait tirer l'oreille et se fait mettre des bâtons dans les roues par le gouvernement fédéral Interrogé sur le sujet, M Georges VoukirakLs.secrétaire de la Fédération des coopératives du Québec a déclaré due.pour sa part.Il n'avait pas de difficultés à financer la construction des maisons du "Centre Laurentlen" à Vil|e Saint-Laurent.dont il est le président actif.M.Vouklrakls se met à la disposition de toutes les personnes Intéressées à construire selon les principes coopératifs et prie les organismes intéressés de lui écrire afin de soumettre leurs problèmes.• Il Invite aussi les coopératives qui ont actuellement des difficultés à venir visiter le Centre Laurentlen afin de s* rendre compte des résultats obtenus à date.D'içi quelque temps, le “Front Ouvrier" fera un reoor-tage sur les activités de cette coopérative qui va de l'avant.'Entre-temps, on pourra communiquer avec M.Georges Vou-kirakis 53.boul.Décarie, téléphone BY.5142.OUTILLAGE COMPLET Menuiserie — Outils de précwioa tadesus — Bibelets J.R.GREGOIRE QUINCAILLIER AGENT DISTRIBUTEUR PEINTURE C.I.L 3605 1ST, ONTARIO — FA.1167-1 JEAN-L ARCAND CHIROPRATICIEN Consultation* TOCS LES JOCRS t à 4 MB.et 1 à * pan.M, rue Alrd — CL.IM* l«l (l èn.il 4)01 *01***"** S3 000 par année?INITIEZ-VOUS A L UN DE NOS METIERS PRATIQUES * w k I.Auto-mécanique 5.Réfrigération L Soudure •• Machinisme T.Blue Priai et dessin mécanique I.Electricité COI MS du JOUR et du SOIR (01 RS par CORRESPONDANCE (1ère bcon gratuite) pratique 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procession organisée du Jubilé de son diocèse.Cette grande manifestation rappelait en quelque aorte le célèbre pèlerinage de saint Charles Borromée dans les rues de Milan pour conjurer le Ciel de faire ces aer les ravages de la peste.LA CROIX NOIRE DE L'ANNEE SAINTE La procession a'eat formée à la cathédrale, où Son Excellence, après avoir exhorté son peuple à puiser aux trésors infinis de l'Année sainte et récité les prières d'usage, a pris la croix noire du Pardon au fameux pèlerinage de saint Charles Borromée, archevêque de Milan, dans les rues de sa j ville épiscopale, pour conjurer le Ciel de faire cesser la peate qui décimait son peuple.Aujourd'hui, a dit Mgr Léger, nous allons faire ce pèlerinage de propitiation pour prier Dieu d'épargner à notre monde des calamités encore plus grandes Noua allons le prier pour la paix, pour toutes les Intentions du Souverain Pontife."Cette procession ", a-t-il souligné, “est un acte d'humilité et c'est avec des coeurs contrits et repentants qu'il nous faut l'entre prendre.Noua devrons en sortir meilleurs et plus militants au service de notre aalAte Eglise.Car celle-ci, plus que jamais, a besoin d'apAtres sans peur et sans reproche devant l'audace de ses ennemis.” Félicitant les dirigeants de l'Ac tion catholique d'avoir organisé cette manifestation.Son Excellence a exprimé le voeu que cette procession soit suivie de nombreu SON IXC.MGR PAUL-EMILE LKGIR, photographié en tête de lo procession, ou moment où cello-ci débutait en foc# do lo basilique-cathédrale.Il porte lo croix de bols noir du pèlerin, entouré de NN.SS.ALBERT VALOIS, P.A., V.G.(è gaucheI, et LAURENT MORI N, R.A., V.G., respectivement directeur et assistant directeur diocésain de l'Action catholique.On remorque également, ou premier pion, Mo VICTOR CARTIIR, C.R., président diocésain de l'Action catholique, et Mme FRANCINI-WILLIE MAJOR, co-présidente.(Cliché La Presse) pèlerin, pour diriger ses fidèles I»** du même genre, afin vers les églises Saint Patrice, Gesu ! que tous les fidèles soient ainsi et Notre Dame afin d'accomplir les incités à bénéficier des largesses quatre visites traditionnelles de spirituelles du Jubilé.l’Année sainte.Tout au long de Tous les mouvements de l'Ac- cette procession dans les rues de tion catholique étaient largement la ville, les participants ont récité représentés.Le directeur et l'aa- des prières et chanté des cantiques.IJ! PELERINAGE DE SAINT CHARLES BORROMEE C'est Son Excellence elle même qui a comparé cette marche du Combien de paires de souliers dans la cruche de whisky?sistant-directeur diocésains de l'Action catholique.Mgr Albert Valois.P.A., V G, et Mgr Laurent Morin.P.A.V.G., en particulier, entouraient l’archevêque à la tête du défilé - Dana une causerie qu’il prononçait au poste C.J.8.O.de Sorel, M.Edouard Farly, courtier, directeur-secrétaire de la Caisse Populaire de 8orel, citait nombre de faits pour démontrer que “la tempérance assure le succès familial, le succès en affaires, le développement paroissial et une jeunesse forte.LA LA Mgr Léger au Conseil fédéral de la J.O.C.¦« M %."' Dimanche dernier.Son Excellence Mgr Léger, archevêque de Montréal, o rehaussé de sa présence la réunion du conseil fédéral do lo J.O.C.Sur la photo, on romarque Mgr Léger, entouré du président national de le J.O.C., Emile Neud, et de lo présidant# nationale, Angèle Chognon, et de nombreux euméniers et dirigeants nationaux roprésontont 28 fédérations.POTINS ET COMMENTAIRES SUR LA SCENE.1 joueurs de la section Ligue (Québec.T Rivières.Drum-mondville et St Hyacinthe) affronteront alors les as de la section sud (Farnh«m, St Jean, tiranby et Sherbrooke), Voici quelques prérlslons ou corrections à l'article de la page le sur la situation dans le monde du hockey Senior et Junior à (Suite de la page 11) nord de la, travers le C anada.Après le* par- .Air.tie* de lundi soir, Charlottetown mène por 2 parties à séro dans sa série finale de 4 do 7 contre le St.Mary de Halifax.Dana les éliminatoires Junior* de l'Ontario, Rarrie a remporté sa aérle quart de finale par S parties à 0 contre Galt; Guelph mène par I gain* contre 1 défaite sur Déborrossox-vous pour toujours do lo constipation, dos flatulences ot dos malaisos gostro-intostinaux — Seulement un dollar ts L'INSTITUT DIETETIQUE rue Notre-Dame-est Montréal, P Q.le St.Catharines; le Windsor a egalement 2 gains contre 1 échec dans sa série contre Oahawa et les Merlboroa Junior de Toronto mènent par S victoires i 0 contre le Stratford.Dans la série entre les Pals de Régtna et les Mintna de Prince-Albert, lea Pats mènent maintenant par 2 gains è séro.Correction à l'article de la page IS; Dans la ligue Senior Majeure de l'Ontario, les Marlboro* de Toronto n'ont pat fini la saison régulière en téta de la ligue, mais bien en troisième place, derrière le St.Michael ot lo Hamilton.OPTOMETRISTE EXAMK* UE LA VUS Emile Brière, O.D.fonsultatlo* mOOI.7SSS, St Hubert DO.ISM SURVIE DE FAMILLE L'alcool, dit-il, ruine les individus et détruit la famille; “J'ai étudié le budget familial d’uno famille ouvrière et j'ai constaté qu'il ne restait que 90 cents pour la boisson.Si les parents en achètent quand même, c’est nécessairement aux dépens des choses nécessaires à la vie L'histoire du petit gars qui a brisé la cruche de whisky de son père ivrogne, pour avoir des souliers parce que sa maman lui avait dit que ses souliers se trouvaient dans la cru Iche, est toujours d'actualité ” LE SUCCES EN AFFAIRES “Pour entrer au temple du succès, dit-il, il faut travailler fort, avoir de la persévérance.Or l’alcool brûle, sabote toutes les éner-! gies, ramollit les volontés."Sur 100 jeunes gens en excellente santé qui débutent dans la vie à 29 ans, il n’y en a qu’UN de riche i OS ans: 4 sont à l'aise, 9 vivent de leur salsire, 30 sont j ; morts et 94 ne se suffisent pas à eux mêmes; quel est l’ennemi , qui détruit toutes ces ambitions, 'toutes ces promesses?l'alcool." LES MAISONS QUI MANQUENT ' Dana la plupart des régions comme la nôtre, les citoyen* dépensent.absorbent en boissons fortes, l’équivalent de 4 maison» de $0.000 chacune par semaine, soit deux cents maisons par année.Imagine! les conséquence» désastreuses pour nos familles, nos paroisses présentes et futures, rur no» écoles, pour no* villes, cause du tonneau national! “Lorsque le* gen* boivent tant de maisons dans une année, il s'ensuit que la crise du logement iest insoluble, que la prospérité de nos villes est illusoire, ajoute M.; Farly."D'ailleurs, souligne t-il, noi ; évêques l'ont parfaitement compris lorsqu'ils ont dit; ! "L'alcool est le grand ennemi du foyer chrétien.Il fait du buveur une bruto, de sa femme, une mar: tvre.de ses enfants, des dégénérés : Mais plu* tristes et plus pitoyables , encore sont lea foyer» où c'eat ; l'épouse, la mère elia-méme oui est devenue l'osclave do l'alcool." CONSEILS AUX JEUNES Le conférencier raconta onauite set impressions do voyage avac la 1 Marine marchanda canadienne."J’ai été en contact avac la vio, avec ce comme on net aux prlaea avec la bolsaoa, l'impureté et aei suites lamentables.J'ai connu trois de cet Jeunet qui sont morts à New-York après une traveraée en provenance d'Auatralie.Sur le chemin du retour, alors qu'ils se sentaient finis, lia m'ont fait des confidence! qui partaient du coeur; "Ne prends pas de boisions fortes, "Frenchy” et tu évitera» notre sort.Quant à nous, tu le sala, noua sommes finis à cause de la boisson." Puissent lea jeunet ae rentrer dans la tète que pour vaincre dans la vie, il faut être tempérant! nms \e breuvage supérieu* Chaque capsule DENIS représente une valeur réelle (luntlM WMMlk ______ ¦I u Hsbi 4m arlam DENIS, «ttn IM* *• xft»M DENIA.Cil WIIIMVS ae» e qu’il y a de "tough” dit.Jrai vu des jeu itot ntn Iwnilwmr.CaOMtM DEMI* kkuinMN m 1114.IM M*mo4 Im mmréU •* JfoÔ».è» Sh.S Sfc. 24 MARS 1951 LE FRONT OUVRIER Le lancement officiel des cours sur la Bible -PAGE 5 Une femme débrouillarde Par John Ranrk Piques 1951 sera une date mémorable pour le diocèse de Montréal en ce qui a trait au service diocésain des Cours sur la Bible.Ce jour-là, Mgr l'Archevêque en annoncera le lancement officiel.Il parlera en français et en anglais, aitt postes CKVL (de 5 à il 29 hres) et au poste CJAD (1 30 12 hres).Ces cours de Bible ont pris naissance l'an dernier dans une paroisse du diocèse Son Excellence Mgr l'Archevêque en ayant vite reconnu l'efficacité et la nécessité, décida en Janvier dernier de consacrer exclusivement l'abbé .lean-P.Bourre! à cet apostolat.A cet effet, il le nomma directeur de ces cours avec résidence à l'Archevêché.Cet apostolat pour le moment comprend un article tous les samedis dans la Page religieuse de la Presse; deux émissions à la radio tous les dimanches: de 9.30 à 9.45 hres (CHLP).de 300 à 5.15 hres (CKVL); un vaste cours par correspondance (au-delà de 600 correspondants actuellement) et à partir de Pâques des cours oraux Idans les principaux rentres de Montréal: Tous les lundis, à Saint Jean Baptiste, dans la salle des loisirs, 485 est, Rachel — à partir du 2 avril où Mgr l’Archevêque présidera.Tous les mardis, au sous-sol de l'église Saint Nom de Jésus de Maisonneuve — à partir du 10 avril.Tous les mercredis dans l'audi torium de la paroisse Saint Alphonse d'Youville — à partir du 28 mars.Tous les jeudis dans la salle des tertiaires franciscains, 1379 est.Lagauchetière — à partir du 29 mars.Toutes ces soirées commenceront à 8 h.30 et seuls les adultes seront admis.Entrée libre.Mgr l'Archevêque invite tous ceux qui le peuvent à suivre ces cours qui leur feront mieux connaître et aimer N.-S.Jésus-Christ.“Ignorer les Saintes Ecritures c’est ignorer le Christ", répété sou vent Pie XII à la suite de saint Jérome.Ecoutons Mgr l’Archevêque le jour de Piques à lh.30 (CJAD) et à 5 heures (CKVL).J.-A.PIGEON Enrg.I WM *t Alton Piston.»»».V Al.ISM — S AKM MKR tt ' A XT K I M lllt CCI* < Saraarta "Malar” aaar toanaaa < arSannaria ataSarat SS.raa WaHlastsa-NarS.TA.S-S4S4 POUR ETRE CHIC .MADAME EXIGEZ LA MARQUE JUNIOR CLASSIC MODES Quand vous arhelet MANTEAUX COSTUMES Fahrteués par J.-C MAKI IL Mfg.5139 labre lAlhirb 29811 MONTREAL SCANDALES DE L'ECONOMIE L'auteur de cet ouvrage trèi discuté, eit un travailleur ordinaire qui a refusé d'accepter les prétention! dai économistes élastiques.Il nie que la misère ouvrière soit une conséquence inévitable de la marche ou du progrès de notre économie et s'efforce d'éclairer la routa vers une conception plus juste du monde économique.SCANDALES DE L'ECONOMIE discute de l'évolution économique du monde depuis l'csclovoge jusqu'au salariat modern#.A l'aide d'une documentation très considérable, l'auteur s'arrête ensuite à nous décrire las ploies do l'économie actuelle: surcapitalisation, crises, répartitions inadéquates dos biens, conséquences du machinisme.Cette étude s'appuie sur des statistiques officielles du Conodo, des Etats-Unis, de l'Angleterre, do la France et de quelques outres pays industrialisés.Cetts succsssion de faits psut à silo ssulo réveiller Iss esprits les plus endormis dons las théories supposées scientifiques du libéralisme.La seconde moitié de ce livre de 225 pages constitue un énoncé do principes à sauvegarder dans l'établissement d'une économie qui sera vraiment et on premier lieu concentrée sur les besoins humains.¦ Nous devons reconnaître que cat ouvrage est né d'une inquiétude profonde et que de ce fait, il suscitera l'attention des ouvriers conodions et particulièrement de ceux qui se sont engagés dans l'oction syndicale.SCANDALES DE L'ECONOMIE est en vente aux Editions ouvrières, 1019, rue Soint-Denis, Montréal.LA.0852 — $1.50 (par la poste.$1.60).Veuve avec ua enfant, ae disposant que de quelque* effet» person aela, LENA BRYANT ouvrit uno petite lingerie dan* la ville de New-York.I.«raqu>l!e dé|»«H>n R Is bonqiio ISM qu elle Itlll en» prunte».elle si ¦v«R nerveueemeni "I.ANr* HryMMl.nam qu elle Réeyls par la o«lte.LA*t §*Y4Mr Mettant à profit Idée quelle avait Inraqu elle était enceinte, •Ile révolutionna la confection don robe* de maternité par des desaim ion veau fenre.Rien tôt aeo modèle* forent decouverte par le* grands saacaaino et nn-iaordhnl.elle ont à la tète d'nae entreprise qui fait an chiffre d'affaire* de 94.1 million* dan* ti ville# américaine* ^______________H_______________£) DE BEAUX, DE BONS LIVRES Joseph Spicht "AINSI VECUT JESUS" 236 p.$ 1.55 franco E.Montler "LA PSYCHOLOGIE DES GARÇONS POUR L'INSTRUCTION DES FILLES" 80 p.$0.65 franco M M Defrance "LA PSYCHOLOGIE DES FILLES POUR L'INSTRUCTION DES GARÇONS" 77 p.$0.65 franco "LE CODE DU BONHEUR" 95 p.S0 80 franco O.-A.Levasseur "LE SECRET DU BONHEUR CONJUGAL" 235 p.SI.30 franco LES EDITIONS OUVRIERES 1919.SAINT-DENIS MONTREAL Roman du Front Ouvrier MADAME SOUS-CHEF par COLETTE YVER 27- -Bien *ur! il ne taut pax y re- venir.Ce serait inélégant.Et puis, tu ne peux tou> de même, incriminer Mme Rousseliere, pour une cuiique de votre petit garçon! lia ont tou* de ce* malaises.Ma femme qui ne quitte pas notre petite fille n’a pas au la préserver d'une maladie du même genre c« printemps.Et Dieu sait le soin u'elte en prend! Ton toubib a edaré que votre petit garçon a été empoisonné.Le nôtre que la petite était victime d'un microbe halladeur oui sévissait sur Paris.Tu vois qu'il ne faut rien drama User.Mai» ces gens du Midi sont incorrigibles! Tout pour eux devient tragédie! Personne non plu» ne s'était plus réjoui de voir diaaipées le* craintes de* jeunes parents.Ua décidèrent même de (éter U (in de ceGOtichemar dan» une petite réunion boulevard de» Invalides et invitèrent le» Kuu»*eliére pour le prochain dimanche.Déni» en manifesta un ai grand plaisir que Geneviève ne put le laisser ina perçu: —Ah! s'écria Denis, tu n* peux savoir ce qu'ils sent chic! L'intimité de ce simple déjeuner fut charmante De peut» plats fma confecttpnne» par Uanisa; un pâté aux aromea exaui» après dts horsd'oeuvre très décoratif»; un vieux vin de Châteauneuf du Pape pour flatiar la gourmandise de i Rouaaelière; enfin une fricassée de poulet qui constituait l'un des succès ordinaire* de Denise.Roux achète se sentait heureux; éprouvait comme la plénitude du bon heur.Et dan* cette euphorie un rythme intérieur chantait dans le sang de ce fila du félibre.qui en tendait à ses côtés le rire discret de Denise: Ob! Denise aux cheveux de lin Ok! Denise anx cheveux de fée! Geneviève auasi renaissait.Par réaction contre l'accablement des mauvais jours, elle était aujourd'hui enjouée et rieuse, plaisantait sa propre déception de n'avoir pas été nommée aous-chef.Geneviève pouvait avoir beaucoup d'esprit quand Ica circonstance* cecouaient un peu sa disposition taciturne de Bretonne.Elle saisissait les petits travnrs de tous les bureaucrates qui- l'environnaient au Minisètre, les représentait finement tan» me chanceté.Put» elle raconta l'idylle de Ninette et du aergent de ville; aa peine d’avoir perdu celle gentille servante; I hisluire de Mme Poulul qui tenait à ion titre de "gouvernante" al aasommait le menage da ses principes, mai» prenait un soin méticuleux du petit Pierre Denise riait en silence Le» silence* de Denise plaisaient à Denis 11» lui semblaient une supériorité 11* lui donnaient envia de s* taire à ton tour par raaaemblance avec elle.Déjà ne portaient-ils paa le même nom: Deniae.Denis.Coïncidence.Est ce que Charleman se rendait compte de son bonheur d'avoir épousé Denise- Non.probablement.Oh! il ae trouvait certainement heureux.Mais est ce que ton bonheur n'avait pas quelque chose de surnaturel, de miracu leux qui tenait à l'eascnce poétique de Denise?Le savait-il, ce Charte man sans très profonde subtilité?Ce Charleman tout d'une pièce?.Ainsi allaient après le repas, dans la fumée des cigarettes, les pensée* de Dénia.Il écoutait en même temps la verve de Gene viéve et le» silence» de la timide Deniae.L'atmosphère était agréable.L’esprit de sa femme lui donnait de la vanité vis-à-via de Charleman.Il n'était pat fâché que ton ami la connût tous ce jour brillant.Evidemment elle éclipsait l'humble Deniae.Tout d'un coup un voile se (en dit devant aa vue intérieure, lui montrant une vérité claire comme le Jour: il était injuste à l'égard de ta femme, occupé tant cesse à faire ion procès.Un vrai Juge d instruction.—Pourtant je l'aime bien.Je ne pourrait me passer d'elle Que puis Je lui reprocher?Elle est d'un caractère égal, enjoué.Un peu ambitieuse peutètre Mai» n'en a-l-elle pas le droit, consciente comme elle eat de aa valeur?Je ne m'ennuie jamais dans sa com pagnic.Combien de maria peuvent en dire autant! Ainsi, Charleman .Je l'envie, c’est évident, d'avoir épousé cette jeune fée sauvageonne de Deniae qui eat.qui reste un enfant Mais, qui me dit que Charleman ne trouve pas quelque fois ses soirées un peu longues en tète à tète avec ce petit oiseau?Pour moi, au contraire, «n même temps qu'une épouse bien tendre, ma femme est mon ami.mon camarade intime, avec qui je puis pousser toutes les conversations, toute» les discussions bien plus loin qu'avec n'imparte quel homme de ma connaissance.Ai-je le droit H-méconnaître le don d’une créature pareille?Quel triate individu suis je donc pour demeurer dan» un malaise, une insatisfaction m>» te rie use auprès d'une telle compagne?Et il se mit à chasser le distique importun qui lui sonnair si ctran gement dans la tète, en regardum la femme de son ami.“Oh! Denise aux cheveux de lin .Non, non! Paa de cea imaginations dange reuses.Pas de ces sentiment» larvés, inavouables, qui se glissent invisiblement dan» le» ténèbre» de notre coeur, y font leur nid en silence: invasion secrète et redoutable.Au retour.Il s'accrocha au bra» de Geneviève comme un rescapé de quelque péril.Elle lui MB blait si forte, si invulnérable, si à l’abri de toute tentation -si droite, en même temps et si claire, qu'il aurait voulu lui confesser son trouble, cet attrait subtil pour Deniae.attrait périlleux »ou» sqn air d'innocence.Mais c'eût été »e 1 décharger lâchement d'un fardeau ! pour en accabler, en empoisonner I a jamais cette femme chérie.Non.non! Il se déchargerait seul, sans que la sérénité de “sa grande Braspartz", comme il l'appelait encore quelquefois, fût atteinte.Kl I Geneviève, toujours calma et Iran quille dans ta bell* conscience, traînait à son bras ce mari encore amoureux, sans se douter que celui-ci, dans le secret de son âme, subtilement, l’espace de quel que» secondes, venait en sa pré sene* même, de la trahir un peu VI Geneviève et Denis eurent cette annce-la.de maanitiqur» vacances dans le pays de» Rousseliere Denis le» désirait depuis longtemps.Genevieve établit un huJ-get de» dépense» de l'anncc et conclut qu'avmit vécu »i sagement, avec tant d'économie l'année entière.il» pouvaient l'offrir la realisation de ce iteau rêve Déni» ne devait lainai» oublier désormais cctle soiree, ou sa femme lui avait mi» sou» le» .veux ,1c bilan de» depen»'» éventuelles .du voyage —Cherie, lui avait-il demandé, pourquoi inscris tu trot* personne» puisque Mme Poulul reclame »nn conge pour la Normandie' !le.e ne compte fias' .—Ecoute, Deni», fit Genevieve, qui parlait à »mi jeune mari un , peu comme à un fil», j'ai perso , que ce serait pour ta mere une joie folle de nous accompagner et i de retrouver »a Provence t’eut I été cruel pour elle de nous voir partir, vers le pa>» du lelibrig* I et de demeurer ai seule a Paria.Noue remmènera*» Tu le lut annonceras toi meme Tu lui diras; ! "Nous vous enlevons, ma cher» 1 amie.Il y a trop longtemps que i vou» n’avez vu votre Soleil," Tu ajoutera» même, s'il te plaît, et cela inc ferait plauir "l'est ma femme qui le desue " lh* (ail, cher Denis, Je souhaiterais que ce supplement de frai» fût impute a me» appointements Il e*l clair que.sans ma situai ion.nous n'aurions pas pu nous permettre celte pclitc folie d'emmener une personne de plut Voyons, chéri, avoue le donc, enfin! l'e n'est paa en vain que dan» un menage I» femme travaille, , .(à suivie) / 24 MARS 1951 PAGE 6 Ll FRONT OUVRIER- On le croyait mort et pourtant .II est ressuscité ! L histoire de la vie de Jê«u* nous raconte, qu'après « être donné sans réserve pour tous, un groupe de ses ennemis endurcis, Jaloux du prestige qu'il avait auprès du peuple, dé- Vous me faites rire! Ahl Ahl Vous me faites rire I Je ne suis pas encore majeure et vous me faites des prédictions pour le temps où je serai mère de famille." Habille - toi chaudement.' Plus tard tu paieras ça ma; petite fille.Tes petits sous-' vêtements légers, hiver comme été, ça ne mène à rien de bon'*.Oui.vous me faites rire ! Me faire des peurs avec les histoires de la fille du voisin qui passe un jour par mois àl se tordre dans le Ut parce qu'elle a pils l'habitude de sortir en bas de sole, dans les gros froids.La voisine c'est la voisine, et mol • 'est mol ! Jusqu'à me sortir l’exemple de la mère Chlcolne qui ne peut pas avoir d'enfant parce qu'elle s'est ruinée à un travail trop forçant, étant Jeune.Vous me faites rire ! Mol qui n'al même pas d'ami' sérieux.J'aurai bien le temps de penser à ca.En attendant Je fais de grosses payes et J>n profite pour avoir un “good tl-1 me".Pourquoi pas ?Vous me faites rire quand vous m'annonces, sérieuse- ment, que Je ne serai pas endurable plus tard, pour un mari, encore moins pour des enfants.Je suis nerveuse—Je chicane souvent — Je me lamente—c'est vrai.Mais ça se passera bien quand ça sera le temps, et que Je vivrai avec un petit mari à mon goût.Pour le dénicher cet oiseau rare là, faut bien que Je fasse comme les autres, que J'aille au grill de temps en temps, et que Je rentre tard me coucher.Mais ce qui bat tout le reste c'est de vous voir m'enterrer 50 ans avant le temps parce que Je retarde à aller voir le médecin, à passer chez le dentiste ou à me faire examiner la vue.Ça vraiment ça me dépasse ! Vous saves bien pourtant que Je saurai les trouver le docteur, le dentiste ou l'oculiste, quand ça fera assez mal pour que Je me décide.D'Ici là, calmes-vous ! Ça me fait rire de vous voir si pessimiste à mon endroit, pour si peu de raisons.Précaution ici, attention là.vitamine par cl.purgation par là .Plchez-mol la paix avec toutes ces histoires I Puisque Je vous dis que Je veux vivra avant de mourir, et que ça ma fait rire vos 70 mille prophéties.Un peu plus et vous me reprocheriez les petits que J'aurai dans dix ans et qui seront peut-être anémiques ou dyspeptiques parce que Je ma nourris mal ou que Je ne prends pas asotz d'air .Vous me faites rire, entendez-vous 7 Vous me faites rire I Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! .Ah ! Ah ! .Mal-s qu'est-ce que J'entends là 7 L'écho 7 Et c’est mon écho qui sonna comme ça 7 L'écho de mon rire ?Pas comique du tout.Ça sonne plutôt faux, un peu tragique, et voilà que ça m'obsède.Ça ne sera donc pas si drôle que ça mon avenir ?Ça se* ralt donc vrai que "demain" c'est tout proche, et qu'il faut tout de suite y penser 7 Qu'au-trement ce sera triste et décevant.et que Je souffrirai, et d'autres, à cause de mol ?Ça me faisait pourtant rire tout ça.Jusqu'à maintenant.k nti ridèrent de le mettre à mort.Les offices religieux, auxquels nous venons d'assister dans nos paroisses, nous ont rappelé toutes ces phases de la Passion d i Christ.8es souffrances prirent fin avec sa mort sur la croix, après quoi, on le délia pour le déposer dans un tombeau fermé d'une Immense pierre.Ses ennemis craignant un complot de la part des apôtres pour enlever son corps, font surveiller l'entrée du tombeau par des gardes.Comme le Père céleste devait se rire de toutes ces habiletés humaines.Il savait bien au fond qu'il triompherait et que les succès de ses ennemis n'étaient qu'apparents.Pendant ce temps, les apôtres, les saintes femmes, tous les fidèles amis de Jésus étalent Inquiets.Ils savaient tous nue leur Maître devait revenir parmi eux, mais de quelle taçon ?.Personne ne le soupçonnait.La tristesse envahissait alors le coeur de tous.Ils attendaient .Leur espérance était mêlée de crainte.Ils doutaient un peu au fond d'eux-mémes.Mais.comme toujours, le Christ a raison de tout.Il leur prouva par un acte surhumain, qu'il était vraiment lEtre supérieur, le Dieu de vérité, le Maître suprême.Le dimanche de Pâques, dès les petites heures du matin, avant même que le soleil empourpre le ciei, un grand tremblement de terre agita tout, avec violence.Un ange du ciel, renversa l'immense pierre qui fermait l'entrée du sépul< re et s'assit dessus.Il était l'envoyé dti Ciel témoignant de Celui qui semblait perdu et qui est revenu ! LE CHRIST EST RE8SUSCITI ! ! ! ! • Toute une leçon de vie se dégage, pour nous, de ces hauts faits.Nous sommes chrétiens, partisans du Christ, adeptes de sa doctrine, de son enseignement.Sa vie doit servir de modè.e a la nôtre.Notre existence sera un peu comme la sienne, tissée de mille et une souffrances.Comme Lui, nous aurons nos heures de luttes, d’angoisses, d'agonie, de délaissement.Mais.II y aura toujours un moment de résurrection suivi de grande* joies et de bonheur profond.“SI la croix nous fait peur, contemplons-la donc aux premiers rayons de la fête de Pâques.C'est à cette vue que les martyrs se sont sentis Invincibles, que les saints ont dompté les révoltes de la nature déchue.Appuyons notre courage et nos espérances sur le rocher de la Résurrection." Après, nous pourrons chanter tout au long de notre vie, le chant Joyeux d allégresse: ALLELUIA! ALLELUIA! Blanche LEPAGE.Temps de Pâques r»ur -nti .» d< hurriunt* oui tua* Sa hurtful, P.ur tm fluura, p.ur IM otaa-uua *lar • IM kran.-hM, •V-ir la rtwiMun d.» «lurKm
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