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Titre :
Le front ouvrier
Journal officiel de la Ligue ouvrière catholique (LOC), à laquelle se joint la Jeunesse ouvrière catholique (JOC). Ces deux organisations sont issues d'un mouvement social et religieux pour l'amélioration des conditions de vie matérielles et morales des populations ouvrières.
Éditeur :
  • Laprairie :[s.n.],1944-1954
Contenu spécifique :
samedi 18 août 1951
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Jeunesse ouvrière ,
  • Mouvement ouvrier (1939)
  • Successeur :
  • Jeunesse ouvrière (1955)
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Références

Le front ouvrier, 1951-08, Collections de BAnQ.

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£2 6 "Si notre monde ne foit pea A le f«mille ouvrière de» condition* normolet de vie, s'il disloque le famille, c'est toute la masse ouvrière qui en souffre, car le levain lui fait défaut.(Lettre pastorale sur la problème ouvrier) FRONT MAISON _ MW 17 7 C le iBlëlîiefl-H -QUE Rédaction •* mJ « *-** r 1 * O » r -> Z • *¦ •< Xf TO -H f* 9 • *.1-4-0 Vi r < • • oi/i U» • -4 O MONTREAL Vol.7, No 38 " POUR UN MONDE OUVRIER PLUS CHRETIEN" - i - »5I c ?9 O Contrôler les loyers, cest Construire des logis, c'est mieux Deux organismes importants réclament la construction de plus de logements .Suggestions pratiques à nos gouvernements.Don du club Richelieu La Société canadienne d’urbanisme (section du Québec) at les dirigeants de la National House Builders’ Association viennent tous deux da récla-; mer laide gouvernementale pour la construction de plus1 de logements.La première, dans un mémoire adressé au premier ministre de notre province, a demandé que le gouvernement provincial prenne les mesures nécessaires pour construire des logements en collaboration avec le gouvernement central et les municipalités.Les seconds ont réclamé des adoucissements A la fol fédérale sur l’habitation.d’un sixième du coût total de la maison.t • - Le président de cette association, M.Mage-, déclare que les propriétaires ayant un revenu modeste sont présentement Incapables de faire la mise de fonds nécessaire pour la mise en chantier d’une maison.De la sorte, ajoute-t-il.la loi nationale sur l’habitation perd de son efficacité, étant donné que ceux qui veulent se construire n’ont pas les moyens de déclencher la construction.Suivre l’exemple de l’Ontario La Société canadienne d’Urbanisme a réclamé la collaboration des trois gouvernements, telle qu’on la pratique en Ontario.On sait que dans cette province, les municipalités vont, en collaboration avec le gouvernement provincial fournir 23% du coût de la construction, tandis que le gouvernement fédéral va fournir la balance, soit 75%.Les maisons ain si construites seront louées à des Des suggestions Depuis longtemps; nous avons réc’amé la collaboration des divers gouvernements qui nous régissent.Le mémoire présenté au gouvernement fédéral par la Fédération des Coopératives d’Habl-tat'on en fait preuve.Souhaitons que les interventions de la Société canadienne d’urbanisme et de la' National House Builders Association aient plus de succès que les nôtres.C'est le résultat qui compte.Tout de même, pourrions nous suggérer que les maisons ainsi construites par les gouvernements puissent être vendues i ceux qui voudront les acheter pourvu que ces maisons soient des nuisons unifamiliales ou des duplex, comme le fait actuellement la Central Mortgage and Housing à l'égard des vétérans.La question est dans l'air.Ne la laissons pas tomber, nous souvenant que les régies qui nous sont imposées à tous, locataires et propriétaires proviennent du fait que la construction à bon marché est rare.Le club Richelieu-Montréal vient de faire don au Service des Camps ouvriers de St-André d’Argenteuil de ce camion et de 12 chaloupes pour les familles ouvrières qui vont passer 15 jours de vacances dans ces camps qui leur sont fournis pour $10.00 par semaine.Près du camion, M.J.Vanier, un employé de la compagnie de Thé Salada.75 FAMILLES DE MONTREAL À ST-ANDRÉ D’ARGENTEUIL loyers très bas, selon la capacité - - Tif d* payer des locataires.S'il y a des déficits d'opération, ce sont les gouvernements qui les solderont.Comme les contribuables du Québec seront appelés sans doute à payer des taxes pour ces constructions en dehors du Québec, pourquoi ne profiterions-nous pas de cette loi?Le seul problème à résoudre, c’est que notre gouvernement soit autorisé à négocier une entrnte avec le gouvernement central et les municipalités.Le session d'automne qui va a'ouvrir bientôt est une occasion foute trouvée pour nos députés pour voter une loi en ce sens.La mise de fonds Par ailleurs, les dirigeants de la National House Builders Association se sont attaqués au problème de la mise de fonds qu’ils trouvent trop élevée, surtout depuis les restrictions imposées der-alèrement qui privent l'acheteur I Groupe de Jésus en d’Argenteuil ébats dans 1 de pique-nlqueurs de la paroisse St-Nom train de prendre le lunch à St-André pendant qua les enfants prennent leurs eau.Cinq autobus et de nombreuses automobiles transportent les familles.visite des autorités religieuses et civiles aux camps ouvriers.SAINT-ANDRE D’AROENTEUIL — Près de 75 familles ouvrières de Montréal avaient envahi St-André d’Argenteuil dimanche dernier.Il s'agissait de 17 familles de la paroisse St-André Apôtre, de 20 familles de la paroisse St-Nom de Jésus de Malsonnneuve qui remplissaient 5 autobus et de plusieurs autres familles venues en automobiles ou qui se trouvaient logées dans les 12 camps mis à la disposition des familles ouvrières de Montréal par le Service des camps Ouvriers de la L.O.C.13 de ls méms famille Parmi les familles de la paroisse St-Pierre Apôtre, se trouvait entre autres, celle de M.J.Dupuis de la rue Eaplonade.Cette famille de 11 enfanta dont le plus Igé a seulement 19 ans, avait profité du glaue nique familial organisé par U «action locis te de St André Apôtre pour aller passer la journée du dimanche à St André d'Argenteuil.Sur le chemin du retour.M Dupuis qui est un ouvrier dans la construction et qui est actuellement à se construire une malson sur la rue Esplnnade à Ahunt-sio ne cessait de louer les orge-(Suite I la page I) r TT -L PAGE 2 LE FRONT OUVRIER 18 AOUT 1951 U E FR ON T 18 eeêt A 1951 ti^ 3 "POUR UN MONDE OUVRIER PLUS CHRETIEN Journal d éducation ouvrière indépendant de tout parti politique Propriété du Centre Social Ouvrier Inc.11 n'engage que ta direction.Le Front Ouvrier 4911, Chemin de la Cote des Neiges.Imprima (tr la Syndical d'Oauvra* Sociaiaa I Ida.Ml.EXdale 9391 raa Dalhoaata, Ottawa (Autorisé comme envoi postal de 2e classe.Min.des Postes, Ottawa) Directeur gérant .Marcel Charbonneau Rédacteur eu chef Fernaad Bourret ABONNEMEST, Canada 1250 par on.Etats-l/nis *3.40 Une autre taxe sur le dos des salariés Les travailleurs en ont plein le dos de supporter des taxes et des hausses de prix injustifiés.N est-ce pas M T.Taggart Smythe, gérant-général de la Banque de la Cité et du District de Montréal, qui déclarait l’autre jour que si le salaire de l'ouvrier a doublé depuis 1939.on retire aujourd'hui, en salaire réel, moins qu'en 1939.Quand les gouvernements arrachent par l'impôt et par des taxes de toutes sortes, prés du tiers du revenu du travailleur.comment voulons-nous que les augmentations de salaires obtenues par nos unions ouvrières représentent des gains pour les salariés ?Mais une autre taxe menace encore les salariés.Elles ressort d'une dépêche de la Presse Canadienne de lundi dernier.Cette dernière annonce que le gouvernement canadien veut, lors de la session d'automne présenter un budget spécial pour le financement du plan universel des pensions de vieillesse qui entrera en vigueur le 1er janvier prochain.Ce qui avait été prévu va se produire d'après l'agence de presse “Pour défrayer les frais annuels de $230,000,000 pour l'application de ce plan, on prévoit que le ministre des Finances recommandera au gouvernement des déductions hebdomadaires ou mensuelles dans les enveloppes de paie des salariés canadiens.Ces déductions ne seraient pas connues comme taxes, mais comme contribution au fonds de pension".Elle est bien bonne ! Contribution A l’effort de guerre ou taxes pour financer la guerre, c'est la même chose pour le salarié.L’argent vient de son travail, de ses poches.Il en est de même pour le plan de pension.Que ce prélèvement prenne le nom de contribution ou d'impôt, c'est le salarié qui va payer.C'est le salarié et le salarié seul qui va payer le financement de ce plan, d'après la dépêche.Le danger signalé par la C.T.C.C.et principalement par M Gérard Picard se précise de plus en plus: seuls les salariés dont les noms figurent dans les bordereaux de paie seront ainsi taxés: .les professionnels, ceux qui travaillent à leur propre compte, les cultivateurs semblent devoir être épargnés.Le principe de la pension de vieillesse k tous est bon.Mais si la méthode de financement de ce plan reste telle qu'on l'assure, ce sera une autre charge sur le dos des travailleurs salariés.Nous espérons que le gouvernement y songera davantage avant d'imposer un tel fardeau aux travailleurs canadiens.Pourquoi, par exemple, ne pas se servir des surplus que réalise chaque année le ministre des Finances et dont la somme atteindrait les $300.000.000 cette année, d'une toute autre méthode de financement qui soulagerait les travailleurs | salariés qui en arrachent pourtant bien assez à joindre actuellement les deux bouts ?Votre enfant est-il vacciné?Dans une causerie qu’il prononçait k la radio, la semaine dernière, le Dr Charest, du Service de la Santé de Montréal, posait cette question en rappelant aux parents le règlement municipal numéro 324 qui s'applique aux enfants d’Age scolaire.D'après ce règlement, tous les enfants d'âge scolaire qui font leur entrée aux écoles, doivent avoir été vaccinés au moins une fois.Il n’y a pas d'exception.Les directeurs et i directrices des écoles sont tenus de fermer la porte aux enfants qui ne possèdent pas de certificat de vaccination.Le Dr Charest rappelait qu'au cours du mois d'août le Service de la Santé de Montréal donnait dans toutes les parties de la ville des consultations pour permettre aux parents d’y conduire leurs enfants pour y être inoculés.Comme il faut sept jours avant que le vaccin ne devienne effectif, le Dr Charest conseillait aux parents de ne pas attendre & la fin du mots d'août pour accomplir ce devoir.Dans certains cas, il faut recommencer la vaccination et comme la rentrée des classes aura lieu le 4 septembre prochain, ceci aurait pour effet de retarder la rentrée des enfants k l'école.% * * > , * Des prêts sans intérêt pour construire des maisons • » Le Directeur des Etudes de l'Institut Supérieur et International d'Urbanisme Appliqué, de Bruxelles, M.Gaston Bardet, fait cette suggestion .Un point qu'il faudrait étudier.* Le Dr O.J.Firestone, conseiller économique à le Société Ceo traie d'Hypothèque* et de Logements vient de publier à Toronto un livre eur le problème du logement au Canada.Dans ses conclusions, cet économiste canadien estime que même si le Canada construit 800.000 logements d'ici 1960.il y aura encore plus de 500,000 familles qui devront cohabiter avec d'autres.C'est de nouveau remettre en question le problème de la construction de plus d< logements, et de la recherche d'issues possibles à cet angoissant problème.Le prêt sans intérêt Le problème du logement chez nous est lié à un problème financier.Comment faire la mise de fonds nécessaire?Quel sera le taux de l'intérêt et de la remise mensuelle’ Qui va me financer, se demande-t on?En 1943, l’économiste américain Stuart Chase, soulignant que le manque d’argent n'avait pas arrêté la production d'une seule bombe recommandait le prêt sans intérêt pour la construction de maisons pour les Américains.Dans la province de Québec, le principal avantage de la Loi de l'aide à l'habitation, c'est jus tement de faire baisser le taux de l'intérêt à 2% pour l'emprunteur.Dans une récente livraison de la revue mensuelle de l'Habitat populaire de France C I.L., M.Gaston Bardet pose la question dans toute son ampleur.Nous présentons une partie de cet article à titre documentaire pour ceux qui cherchent des moyens de faire baisser le coût de la construction.(Les sous-titres sont de nous).Le crédit bancaire "Comment construire les 200.000 logements annuels qu'on claironne i tous les échos, écrit M.Bar det?Demandons le.dit-il, au mécanisme utilisé par les banquiers eux mêmes, pour eux mêmes.Que fait une banque lorsqu’elle veut se construire un bâtiment?Va-t-elle emprunter à une autre banque?Bien sûr que non.Le problème réel de la construction n'est II pas de transformer ces organismes en usines de fabrication de crédit plutôt que de compter sur des usines 4e préfabrication 4e matériaux â payer avec usure?(.) Elle s'ouvre un crédit de compte courant â elle-même, sur lequel elle ne paiera pas évidemment d'intérêt.Elle achète le terrain, paie les entrepreneurs au moyen de chèques garantis par l'immeuble lui-méme.Elle touche ensuite le loyer et au bout d'une trentaine d'années l’argent rentré balance le crédit ouvert.L'opération est annulée, mais la banque garde l’immeuble qu'elle possède désormais sans jamais avoir déboursé un seul sou.(.,) Argent créé et détruit Ainsi la banque par le seul fait du crédit moderne utilisant la monnaie scripturaire, autrement dit du credo en sa solvabilité éventuelle a pu créer de la monnaie fantôme pour la transformer en moellons, tout ce qu'il y a de plus palpable, les chèques émis rentrant dans le néant au bout de trente ans.une fois l'opération magique accomplie.(.) A l'heure présente, les banques sont les seules sociétés à ne pas payer d'intérêts, alors que ceux-ci, au taux de 5% seulement, doublent toute dette en 20 ans.Les banques ne sont en réalité que des usines privées de fabrication de signes monétaires: les chè ques et la monnaie scripturaire que constituent les avances bancaires.reconnaissances de dettes, ouvertures de comptes-courants, etc.EMes ont, actuellement, le monopole exclusif de leur fabrication.Pourquoi ne pas étendre ce monopole privé au secteur semi-pu blicdes organismes (d’habitations), D.H.L.M., par exemple?Des exemples En Allemagne, par exemple, les logements sociaux sont financés à près de 50% par des fonds publics dont les 4/5 sont remboursables en 194 am sans istérét.Seuls les fonds provenant du plan Marshall portent intérêt à 6%, les autres fonds publics sont prêtés pour 100 ans sans intérêt.Déjà nous savions que durant l'entre deux guerres.l'Allemagne avait financé un programme de i construction à taux d’intérêt faible, de l'ordre de 1H%.Cette fois, l'immensité du désastre conduit à la raison, à savoir la suppression de l’intérêt dans le prêt de consommation.Avantages pour la constructien Avec des prêts sans intérêts, la charge résultant de la construction d’une maison passe de 50% des heures de travail i 25%, pourcentage voisin de ce qui se cons-j tate en divers pays; mais étant donné la faiblesse du pouvoir d'achat du salarié français, et le fait qu'aux 25% doivent s’ajou-; ter les frais d'entretien, on doit tenir compte de la durée des I habitations.Les habitations doivent être construites solides, durables, afin que le remboursement puisse s'é-i taler sur trois générations, soit 90 ans, ce qui réduit à 5.000 heures de travail la charge de remboursement.D’où la conclusion- Si l'on veut sortir de l'impasse, il faut pratiquement, obtenir des prêts sans intérêt remboursables eu 94 ans.Lettres à la rédaction (Sous c offre rubrique, nous posieroni les lettres d'un intérêt général, tons toutefois engoger la Direction de notre journal.Pour notre protection toutes les lettres qui nous parviennent pour publication doivent êtra signées) L'ALIMENTATION SAINE Monsieur le rédacteur, Je me permets de signaler à votre atten-tlon l’excellente brochurette publiée par le Ministère de la 8anté (Ottawa) sur l’hygiène alimentaire et qui s’intitule "Alimentation sain*”.Devant la carence de principes alimentaires dans la plupart de nos familles, la brochure "Alimentation saine” mériterait de votre part une large publicité.Ce serait aussi une occasion de faire constater au gouvernement fédéral que les publications en langue française sont appréciées par les Canadiens français et ne sont pas publiées Inutilement.La brochure “Alimentation saine” est envoyée gratuitement et sans aucun frais de poste en s’adressant au Ministère de la Santé, A Ottawa./ Un lecteur assidu.LA REGIE DES LOYERS M.le rédacteur, Dans l’une de vos récentes éditions, vous formulez des voeux à l’adresse de la régie , in».VALISES —’SACOCHES M ARTICLES DE CUIR ChauMurea *’8laltr” pour k«a«M Cordonnerie nodorno 88, rve Wollinjton-Nord.Sherbrooke Tdl.8-8484 OUTILLAGE COMPLET Menuiserie — Outils de préeislen Cadeaux — Bibelots J.R.GREGOIRE QUINCAILLIER AGENT DISTRIBUTEUR PEINTURE C.I.L.1605 EST, ONTARIO — FA.1167-8 É i 1 Wi w Le Foyer de charité * remercie le Front Ouvrier L'aumonier de l'oeuvre nous écrit que le reportage du Front Ouvrier a déclenché tout un courant de visiteurs intéressés.Grande corvée le 8 septembre prochain .Présence de Son Exc.Mgr Léger.• O Le reportage que le Front Ouvrlar faisait le 28 Juillet dernier sur l’Oeuvre du "Foyer de Charité", a déclenché lm-médiatement vers le Foyer de Charité tout un courant de visiteurs Intéressés.Cela fait écrire à M.Bélanger que nos lecteurs lisent avec soin leur journal.Cela ressort d’une lettre que ce dernier faisait parvenir à la rédaction de notra journal, le 10 août dernier.Corvée ouvrière M l’abbé Ovlla Bélanger qui, à la demande de Son Exc.Mgr Léger, vient de quitter son poste d’aumônier du Nous avons lu avec beaucoup d'intérêt le reportage paru Conseil central de Montréal dans le Front Ouvrier du 28 juillet dernier sur l'oeuvre du J pour se consacrer uniquement “FOYER DE CHARITE".Nous vous en remercions bien sin-cêremenf.Texte de la lettre de remerciements ‘FOYER DE CHARITE’’ 3478 — 32e Ave.Pte-aux-Trembles Le 10 août 1951 Monsieur Fernand Bourret, Le Front Ouvrier, 4911 Chemin de la Côte des Neiges Montréal.Cher monsieur, à l’Oeuvre du Foyer de Charité, profite de cette lettre Vous pouvez être sûr que votre journal est lu avec soin j p^,.annoncer qUe je g sep.par vos lecteurs parce que ce reportage a déclenché immé-1 diatement vers le Foyer tout un courant de visiteurs intéressés.__„ .„.___________________.____ d’oeuvre ouvrière qui viendra Nous préparons pour le 8 septembre prochain une gran- \ de corvée de la main-d'oeuvre ouvrière qui viendra s'ajou- j s aJout«r dons de ceux qui ter aux dons de ceux qui possèdent.A cette occasion, nous, possèdent.D’autre part, noua voulons donner un exemple vivant de l’harmonie qui peut apprenons de source sûre, que tembre prochain, il y aura une grande corvée de la main- exister entre capital et travail lorsque tous et chacun veu lent entrer dans l'esprit large et compréhensif de la doctrine sociale de l'Eglise.Veuillez croire, cher monsieur, en mes sentiments les plus respectueux, Ovila BELANGER, prêtre.son Exc Mgr Léger, archevêque de Montréal viendra sur les chantiers pour constater l’état des travaux, encourager (Suite à la page S) V'".- * .:,v ÿ y yWk* v» *Vs î: >*- I M* Photo prise lors de la réception qui suivit la visite des camps par les autorités religieuses et civiles.De gauche à droite, M.l'abbé Descari; M.et Mme Charbon-neau, cette dernière présidente diocésaine de la L.O.C.F.; M.Jos.Dubois, responsable des Camps ouvriers; Mgr Valois, P.A.V.G.; M.W.Cottingham, M.P-député d'Argenteuil; M.l'abbé A.Dulude, curé de St-André d'Argenteuil; Mgr Roger Marien, aumônier de la J.I.C.«t M.l'abbé Dé-sorcy.EXAMEN DI LA VU! Emile Brière, 0.0.CoiwalUtlo» totSI.74M, St Hubart DO.13M BREVETS D’INVENTION MARqUES DE COMMERCI Daaaina a* fabrlin mi lm Wl MARION 4 MARION Rarmat-A.RaMa — J.-AlfraS Baatlaa III*.ra« Draarnont.TR.i LA.Itlt-ma — MONTREAL C'est si facile de faire du thé délicieux avec les SACS DE THÉ SA1AM OPTOMETRISTE PAGE 4 Les mains qui travaillent bâtissent le monde.Le coeur et la tête sont libres de bâtir un idéal quand les mains sont occupées ou bien-être de l'humanité.Ma chère José, J'ai 17 ou* et je travaille dans une manufacture.C’est un travail qui me plaît.Mes compagnes ne pensent pas toutes comme moi.Elles expliquent toutes leurs bêtises par cette excuse: “Comment peut-on avoir de l'idéal quand on tramille dans une usine?” Moi, je pense, je fais des projets dans ma tète quand mes mains sont occupées Je leur dis cela, mats ce n'est pas assei.Qu'est-ce que vous leur diriei à ma place?Ouvrière Ma «hère amie, vous reportes José aux snnéeV «te manufacture qu’elle a vécues.Et je vous crois quand vous affirmes qu’oti peut avoir de l’idéal à la manufacture.Ceux qui ne découvrent rien de beau à l’usine sont ceux qui «’arrêtent à l’écrasante routine, au mécanisme des gestes reproduits sans cesse par les mains devenues habiles dans le métier, au bruit étourdissant des moteurs.Pourtant, les gestes qu’on fait par habitude laissent, comme vous le dites si bien, libre cours à la pensée.Que de plans d’action et d’avenir ont germé dans des cerveaux pendant que les mains travaillaient! Que de trucs on a trouvés pour rendre service aux autres! Que de problèmes familiaux ont trouvé leur solution durant les longues heures de travail! Les gestes mécaniques n’en produisent pas moins des articles d’utilité indispensables au bien-être de l’humanité.Avec quelle fierté on peut faire le bilan des objets créés chaque Jour pour le service du prochain! Le travail manuel supporte le travail de la pensée et donne de l’idéal tout autant que lui.Les poètes diraient: Les moteurs chantent la chanson du travail, les roues d’engrenage prêchent la collaboration.Le bruit rythmé des machines enseigne la longue entente.Mais laissons dire à leur façon aux poètes, la poésie du travail.Après tout, si nous regardons la vie, telle qu’elle est, nous découvrirons qu’elle est constituée de répétitions, d’habitudes.Qu’on ait le souci de perfectionner ces répétitions et on est à coup sûr sur le chemin du bonheur dans le milieu qui est nôtre.Puisse cette petite contribution de José vous aider à éclairer vos compagnes de travail, ma chère Ouvrière.Sincèrement vôtre.Q.—Y a-t-il un moyen facile de dévernir des meubles?Les grat-1 ter à sec pourrait abimer le bois, | il me semble.J'ai dix-huit ans R.Voici un truc qui vous fa- | cilitera la tâche.Prenez 4 verre d’alcool à brûler, Mi verre d’ammoniaque, Vs verre de térében- José thine.Chauffant ce mélange en plaçant le récipient qui le contient dans de l’eau très chaude (loin du feu).Appliquez chaud avec un tampon de linge*.Passez ensuite au papier de verre.Vous devriez obtenir de bons résultats.* es * Q.—Connaissez-vous le véritable Roman du Front Ouvrier MADAME SOUS-CHEF -par COLETTE YVER___ No 42— Et l’enfant qui ne s’était jamais | vu à pareille fête se redressait, vainqueur, fier de se trouver enfin dans ces bras après lesquels, j dans son inconscience passée, il avait souvent pleuré sans le savoir., Le parfum des cheveux de sa mère sentait bon.La joue de sa mère sur laquelle il collait la sienne était douce.Il n’éprouvait plus de fatigue, se trouvait bien, le déclara à sa façon : — Elle est gentille, maman! Mademoiselle est méchante! — Comment?Comment?s’écria Rousselière qui, à ce mot tressaillit comme éveillé d’un sommeil.Elle est méchante, Mademoiselle?A-t-elle fait du mal à Pierre?A-t-elle fait pan-pan?— Non, pas pan pan Pierre aime pas Mademoiselle.On n’eût pas mieux défini une antipathie irraisonnée! Geneviève éprouva, à cette confi- j dence sans détour de son petit garçon une contrariété visible.En j réalité, il existait entre elle et son ¦ mari un procès clandestin, mais | terrible, où lui était le demandeur et elle la défenderesse.L’une des têtes du procès se trouvait justement le cas de leurs enfants confiés sans cesse à des nourrices étrangères.Elle attendait que Denis éclatât lâdessus.Mais il avait déjà porté bien des roups sur ce point qu’il avait regrettés ensuite.Cet homme, plein de sensibilités diverses, gardait surtout au fond de lui la crainte de perdre totalement l’amour de sa femme.Il serrait les lèvres pour que n’en sortit pas un mot malheureux.— Pierre aime maman! continuait avec une conviction bien masculine le petit homme, comme pour jeter une chaîne subtile à celle dont il s'emparait à cette minute avec l'instinct de la reprendre pour toujours, de l’accaparer .Ces chaînes étaient, au fohd délicieuses à la jeune mère orgueilleuse.C’était la première fois que son petit garçon — qui chaque jour à cet âge acquérait de nouveaux moyens d'expression — prenait conscience de nouveaux sentiments.lui faisait une confidence, lui laissait voir son coeur puéril.Elle eut un petit rire guttural très doux, comme un chant dp tourterelle, lui donna un baiser vorace: — Tous les jours, tant que nous serons ici, mon petit trésor, tu te promèneras ainsi avec ta maman, comme aujourd’hui! Et comme pour prendre un engagement plus solennel, elle se tourna vers Denis avec ce mot de femme du peuple française qui sur- LI FRONT OUVRIER 18 AOUT 1951 nom dt Gabrielle d’Ethampes.Ses livres sont ils recommandables?Maman de Suzette R.Mademoiselle Marie de la Nicollière écrit sous le pseudonyme de Gabrielle d'Ethampes.Tous ses romans sont dans la catégorie des très bons.Ils sont absolument inoffensifs.* •* « Q.—Je finirai mes études l'an prochain et je devrai choisir une carrière.Mes parents ne sont pas ' millionnaires, mais ils peuvent me permettre d'étudier quelques années encore.Le Service social t m'intéressera peut être, cependant, je suis loin d'être fixée.Pournez-rous me dire exactement le but que poursuit l’école du Service social et les débouchés qui s'offrent aux diplômés?Jeune sérieuse R.Je vous trouve très «âge, ma jeune amie, de penser ainsi de longue main à votre avenir.Voici la réponse à votre question concernant l’Ecole de Service ' social.Le but de l’Ecole est de i I former des auxiliaires sociaux pour régler: les problèmes de i i’enfance: loisirs, éducation, etc.; les problèmes des familles: dé-sacrords, mauvaises moeurs des I parents, etc.; les problèmes des i adultes (moraux): rêveurs, dé-I séquiltbrés, etc.Les auxiliaires 1 ! sociaux sont en très grande demande.Voici les principaux dé! bouchés: Société d’Adoption, Assistance aux familles, Clinique sociale de la Commission scolaire de Montréal, Service civil, Aide aux Vétérans, Allocations familiales.Ministère de la Santé et du Bien-être (fédéral), Ministère du Bien-être social et de la Jeunesse (provincial), etc.Achetez du lait > en poudre HAMILTON — Un bon nombre de ménagères canadiennes qui s’a-| perçoivent de l’augmentation incessante des vivres aujourd’hui, ' ont recours à la poudre de lait | écrémé, maintenant en boites corn-[modes d’une livre, pour réduire le coût de la vie.I.’American Can Company, principal fabricant des boites métalli-1 ques lu pays, rapporte cette tendance.“Le lait écrémé en poudre devient de plus en plus populaire, soit comme breuvage reconstituant, soit pour servir à la cuisson,” dit Mme Iris Grigg Gillespie, Les Mots Croisés du Front 12)4 5 6 7 B 9 10 U 1 1 i ÜJ ?1 j rwm r 1 n i 1 rm ¦¦¦m i 1 ¦ n r JLU i J I I 1 HH 1 ¦ ¦ r i c JL ¦ L ! i nOmZONTAI.XMSN» 1 — Rendre «ombre 3 —Lieu plant* de aaule* - fnieve 3 — Marque la conditionnel — Deu* royal les — Cal.Solution du problème de la semaine dernière |r|e|c|o|m|p|éTn V|A|I|S|S|E|L|I| iilUtie sMvl UUUULJUUUU 4- S- « 3.S — S — 10 11- t- B « lO- ll- -Dlphton«ue — Filât pou» prendre iaa alouattaa .__ _ poaaaaalf — Comble d un Cdlflra — Lattre «rerque - Première* lettrea de milord — Instruit, tarant - Métal Jaune — Allaa.en latin — Du verb# rlrt.- Arant-mldl — Conjonction n«satire — Meuble aur lequel on aa coucha.Ordres prescrits des cérémonies dt rBellas — Inflammation des orellltt.Métal Jauna — Atome «areux.Animal têtu — Petit mlareau — Fileta pour prendre lea polaaona.VKRTIC ALEMKNT Débit de boissons dt baa états Sorts dt «In«a américain—Atmee->hér« — Atoms (areux.,'onnu — Foyer de cheminée - Qui a la constatants de l'bulle - Mois de l’année — Titra ansIsM.- Marqua la répétition — Oenre d'auphorblacéaa — In quai endroit.- Action de réciter.- Prénom féminin.-Liste, esta lot vie — Parcourir des vaux.___ - Bnlerer la rie — Ordre prescris daa cérémonies «la rxttllse - - Possessif — Inflammation des oralllaa -R économe ménagère de Canco.“On fait une économie d’environ 50 pour cent quand on calcule qu'une boite d’une livre de poudre de lait écrémé est équivalente à quatre pintes de lait maigre liquide.” La bonne méthode de le mélanger, dit Mme Gillespie, c’est de mettre la quantité requise d'eau tiède dans un plat creux, une jarre ou un bol, répandre la poudre de lait sur le dessus et agiter rapidement avec une cuiller, une fourchette ou un batteur d'oeufs pour parfaitement mélanger.Retour de chasse Le voisin.— Allô, monsieur Latour, avez-vous pris du gibier celta fois-ci ?M.Latour.— Pas mal.j'ai tué douze canards.Le voisin (moqueur).— Etaient-ils sauvages ?M.Latour.— Non.mais le fermier â qui iis appartenaient, l’était | lui ! prenait sur les lèvres de Mme Sous-Chef: — N’est-ce pas, papa?Le mari sursauta légèrement, comme arraché à une somnolence: — Mais oui, certainement, se seront toujours deux bonnes semaines gagnées sur le sort.Il eut peur d’en avoir, pour si peu, encore trop dit; il interrogea le visage de Geneviève: elle ne I montrait aucun courroux.Tant que dura la présente lunaison, ils eurent de belles journées, partait ainsi tous les trois dès le déjeuner, allaient goûter dans une autre "hostellerie’’ à trois ou quatre kilomètres de li, avec Pierre tantôt aux bras de Geneviève, tantôt à califourchon sur les épaules de Denis, tantôt trottinant sur les bas-côtés de la Srand’route sylvestre empestée d’o-eur d’essence, envahie par la ruée des voitures, assourdissante des cascades de klaxons.On prenait le thé dans une salle de ver-j dure, sous de vieux hêtres au feuillage de mousseline d'avant le grand Roi.Pierre sidérait ses parents par chaque nouvelle expression de ses sentiments, de ses petites pensées courtes mais aiguës.Ainsi, quand il se trouvait béat, en train de boire une tasse de lait devant une table habillée d’une nappe rose, s’interrompait-il pour dire avec une pointe d’anxiété: — Mademoiselle va venir, non?Ou bien: — Pierre paitira avec maman?Pas rester tout seul ici?Denis bourrait une pipe, se renversait au dossier du fauteuil rustique et, lançant de petites auréoles de fumées vers la voûte verte: — Est-ce que Geneviève n’entend pas tout cela?se demandait-il.Est-ce qu’elle n’est pas assez subtile pour prendre à tous ces in- dices le degré de la fièvre inquiète qui mine ce pauvre gosse: cette crainte latente de sa gouvernante, cet accablement d’une ai sèche autorité, cette privation de l’enveloppement maternel irremplaçable?Comme il s'accroche à sa mère! Quelle puissance d’appel dans ces deux petits bras qui se tendent?Se peut-il qu elle résiste encore?Mais voilà: ces instants si alourdis par le drame de sa vie conjugale, si pathétiques de poser une fois de plus le problème de la double existence pour Geneviève, se passaient dans ce décor léger d'opéra-comique, dans ce mélange de la nature et de l’auberge qui leur ôtait leur gravité.La jeune femme mettait ses soins à paraître leur dénier toute importance.Sa physionomie un peu plus fermée que de coutume refusait tout aveu.Dès que le soleil déclinait, elle reprenait Pierre dans ses bras et il s'y blottissait comme un être qui a peur.Puis on refaisait la route qui menait à l’hôtel.Malheureusement, la seconde semaine fut pluvieuse.Les parents demeuraient une partie de leur journée dans la chambre.Mlle Hedwige promena de nouveau dans leur carrosse à double place les deux enfants bien abrités de la pluie.Ce ne fut pas sans les pleurs amers du petit Pierre qui se souvenait des radieuses promenades au cou de sa maman.La première fois qu'un le ceintura dans la caisse de .la voiture il poussa d’affreux cris.Mademoiselle triompha: — Madame se rend compte du résultat obtenu par ses promenades en compagnie des grandes personnes! — Evidemment, pensa Geneviève, Mlle Hedwige a raison, j'ai été faible avec mon petit.J'ai cédé à un entrainement de l'instinct.C'est lui qui en souffre aujourd'hui.Mais cette réflexion, elle ne la confia pas à son mari, sachant trop bien ce qu'il aurait objecté.Son tout petit garçon la connaissait â peine.Un jour qu'elle eut le caprice, en dépit de Mademoiselle, de lui donner son biberon, il fit une scène et le refusa.Pierra ne laissa pas la chose inaperçue.Scandalisé, il met son petit doigt en l'air: — Jacques méchant! Jacques vilain! Pierre pas vilain.Aime maman! • Alors le coeur de Geneviève fondait.Cette mère sevrée s'emparait de son trésor méconnu, serrait son tout-petit sur sa poitrine, lui disant ces douceurs qui viennent toutes seules aux lèvres des femmes Mais quand arrivait le soir et que Mlle Hedwige s'enfermait dans la chambre voisine pour le petit repas de Pierre et le coucher des deux bébés, la mère qui lisait auprès de son mari aux dernières lueurs de la fenêtre laissait tomber le livre quand elle entendait la voix de son enfant qui disait de l’autre côté de la cloison: — Maman! Maman! Pierre veut maman! Maman coucher Pierre! Tout l’être physique de la jeûna femme, dans un élan, sous un ressort bondissait à cet appel.Mail elle se dominait.“Je ne suis pas, se disait-elle, sous la dépendance d’un mouvement irréfléchi de la nature.Si je cède ici à Pierre, lui-même en pâtira le jour où j’aurai repris mon service.C’est â moi de décider si je le sacrifierai à mon plaisir, à mon désir d’un jour, de quelques jours de vacances ., (à suivre) IS AOUT 1951 LK FRONT OUVRIER RAGE 5 Lf fromage cottage est idéal pour les salades d'été Ce fromage relèvera l’éclat et le goût de toutes voa aaladea, qu’elles soient constituées de légumes ou de fruits — et son goût est si rafraîchissant ! UN TRESOR DE VITAMINES Les salades apporteront à tous les membres de votre famille un trésor de vitamines, et elles sont si attrayantes — Fraîches, croustillantes aux couleurs variées — le mets idéal pour l’été.Le fromage "Cottage’* se prête admirablement bien comme pro duit laitier pour rehausser la valeur nutritive aussi bien que l’apparence de vos salades.Au centre d’un mélange de feuilles vertes croustillantes et entouré de légu mes frais, le fromage cottage rai liera tous les suffrages AVEC LES FRUITS Si vous voulex provoquer les félicitations de vos invités, servez du fromage cottage entouré de petits fruits: fraises, framboises, bleuets mélés i des cubes de melon ou quelque autre fruit que vous aurez à la maison — vous verres comme l'ensemble est invitant — Utilisez votre imagination et vous éprou verez une joie à servir aux mem bres de votre famille des salades au fromage cottage — ils y feront honneur.Ce fromage, qui est un produit laitier, renferme les éléments nu- POUR ETRE CHIC .MADAME EXIGEZ LA MARQUE JUNIOR CLASSIC MODES Quand vous achetés MANTEAUX COSTUMES FabQqués par J.-C MARC1L.Mfg.SIS* Fabre FAlklrk 2988 MONTREAL tritifs essentiels du lait, moins le gras — donc il n’engraisse pas — c’est pourquoi il est si populaire auprès des dames — et vous serez aussi très populaire en servant un aliment si sain, si riche en valeur nutritive.UNE SUGGESTION Nous vous suggérons une salade qui vous aidera à combattre la chaleur — elle se prépare en un rien de temps et ce qui est avantageux, vous pouvez la préparer à l’avance, au cours des heures fraîches de l’avant-midi.Cette salade moulée, mélange le fromage cottage avec des feuilles vertes croquantes et un peu de tomates—Si vous servez cette salade accompagnée de petits pains chauds ou de muffins, et comme dessert des fruits frais avec de la crème, vous aurez un menu corn plet.Salade moulée au fromage et aux tomates.(donne 8 services) 1 boite (10 onces) de soupe con densée aux tomates 1 tasse de fromage cottage défait en crème Vi tasse de mayonnaise Vk tasse de crème fouettée Mi tasse de piment vert haché Xk de tasse de céleri haché Mi tasse d’oignon haché V« tasse d’eau froide 1 c.è table de gélatine 1 petit concombre coupé en eu bes Sel au goût.Tremper la gélatine dans l’eau froide.Chauffer la soupe aux to mates jusqu'à ce qu'elle devienne chaude, y verser la gélatine en brassant.Ajouter le fromage cottage, battre, refroidir.Lorsque refroidi et épaissi, ajouter la mayonnaise, la crème fouettée, le piment, céleri, oignon et concombre.Assaisonner.Verser dans un moule rond humide ou dans de petits moules.Refroidir.Tourner sur un lit de laitue fraîche ou d’autres feuilles vertes.Servir accompagné de mayonnaise.PELERINAGE ' à SAINTE-ANNE-DE-BEAUPRE et au CAP-DE-LA-MADELEINE par C.P.R.samedi le ¦ septembre à 11 h.p.m.' ADULTES: $7.M — ENFANTS: * J* Billets eu vente aux gares : Windsor, Jean Talon et chez les Pères Rédemptoristes, 5M, boul.Crémnzie, E.DU.1181 ENDROIT DEAL POUR VOYAGES DE NOCES Vous connaîtrez une Atmosphère agréable, gale, Familiale .Cuisine excellente.Chambres spacieuses, eau courante.Prill Mil M' jwar sa' pnwM — UI.M sar sir prr««nnr (era prli eaaiprrnnrni la chamfer' a* la panafeiai PENSION LALONDE STE-AGATHE des Monts Cise postale 014 Tél: 7498 Dirigeante jociste La J.O.C.F.canadienne vient de se nommer une nouvelle secrétaire nationale dans la personne de Mlle Monique Routhier, ex - dirigeante du diocèse de Sherbrooke.Félicitations et voeux de succès A ce nouveau chef ou- Les expositions de peaux L’été, cette aatson qui nous rend témoins de toutes ces beautés que nous prodigue la nature: les soleils d’aurore, les couleurs vives, les couchers majestueux, la magnificence des fleurs qui émalllent la verdure de nos pelouses et de nos parcs, l'àpre parfum des montagnes et la fraîcheur de l’onde I Dons généreux d'un Créateur attentif aux besoins de ses créatures.Rendons-Lul grâce ! L’été qui fait s'ouvrlr portes et fenêtres à la brise parfumée, aux chants des’ oiseaux.L’été qui assouplit nos membres engourdis par une longue saison froide, nous Invite à bénéficier de ses trésors.L’astre lumineux nous offre ses rayons pour dorer notre épiderme et accumuler les vitamines nécessaires pour combattre les rigueurs de la froide saison.La saison des bains de soleil dont 11 ne faut pas abuser toutefois et qu’U faut prendre dans une tenue qui ne choquera pas la décence ni notre entourage.La saison estivale nous fait mettre au rancart les lourds vêtements et nous permet de revêtir des toilettes légères qui mettent en valeur la grâce féminine: partout dans les faubourgs comme dans les grands centres urbains, c'est un défilé continu de toilettes nouvelles.Le bon goût et la tenue digne des femmes de chez nous sont à souligner.Toutefois, devons-nous déplorer le laisser-aller de quelques-unes qui manifestent plus d'inconscience que de malhonnêteté.Quelques-unes des plages qui entourent Montréal y regagneraient en exigeant une meilleure tenue de plusieurs de leurs habitués.vrler.Pour votre petite Juste ce qui lui faut I Très iratlque quand 11 fait chaud t complètement de mise uand elle prendra le chemin e l’école.Le patron 9033 se vend dans îs grandeurs 2, 4, 0, 8 et 10.,a grandeur 0 prend 1% ver-e de matériel de 35 pouces.Pour vous procurer ce pa-rcm, envoyez 35 cents en ar-ent.Les timbres ne sont pas cceptés.Adressez clairement n caractères moulés votre om, votre adresse, la gran-eur et le numéro du patron De grandes chaleurs nous sont sans doute réservées pour la fin de l'été.Sachons par notre propre tenue protester contre celles qui sont trop osées.Avec quelle Insouciance, par exemple, certaines mères de famille affublent leurs bambins et bambines ! Une petite culotte retenue par des bretelles, c'est bien peu.Sans doute que la vue de ces enfants ne scandalise personne et que la vue de leur épiderme satiné fait plaisir au coeur, mais c'est un moyen de faire perdre à jamais à l’enfant, le sentiment de la pudeur.Elles sont tellement gentilles et féminines, les petites filles revêtues de robes fleuries, un peu décolletées, avec un soupçon de manche et pas de manche du tout pour les plus petites.Mais que le torse soit habillé ! Le ridicule apparaît aux moments les plus Inattendus.On a vu ces Jours derniers, sur le toit d’un garage, une exposition de peaux mixtes, quelque part à Montréal ! Les ‘‘roof gardens” sont fréquents, mais une plage au 2e étage, c’est une innovation Indésirable.Ce fait ainsi que des protestations envoyées far des lecteurs et lectrices du Front Ouvrier, ont suggéré ces quelques réflexions qui, nous l’espérons, feront leur chemin.* G.L.GRAPHOLOGIE Juliette Mottet, 1429 rue Bishop.Appartement 7, Montréal, publie dans cette page moyennant U somme de 0.33 une étude de votre caractère d’après votre écriture.Si vous voulez obtenir une analyse graphologique plus détaillée vous n'avez qu’à inclure la somme de UN DOLLAR.Dans ce cas la gra phologue répond directement à votre adresse.ROSELINE —• Vous promettez beaucoup pour l’avenir si vous continuez de développer les dons réels, innés, que vous possédez pour les arts en général, et si vous donnez une orientation sé rieuse à vos études.Votre esprit s'adonne facilement à tout ce qui peut alimenter votre esprit.Votre coeur se donne généreusement à toute cause qui le réclame.L'as surance et la connaissance de vos aptitudes réelles vous aideront aus- si i vous affirmer, à devenir uns aide précieuse dans la profession que vous déciderez d'embrasser.Vos désirs de vous rendre utile sont sincères.HELENE X*XX — Cette petite j note me dit que vous avez reçu une culture intellectuelle et morale de haut calibre et que vous mettez en pratique les principes solides que vous continuer de développer non seulement dans votre intérêt mais avec la conviction intime que vous êtes ainsi utile.Quelle délicatesse, quelle souplesse, quelle largeur de vues au service d’un esprit réfléchi, d’un coeur non seulement bon mais apôtre, d’une âme généreuse dans sa pondération de chaque instant, d'une personnalité rayonnante, en un mot.Continuez d’étre fière et heureuse de ce patrimoine que vous avez su faire bénéficier si largement.désiré.Envoyez votre commande à Marian Martin a/s Le Front Ouvrier, 60 ouest, rue Front, Toronto, Ont.OMER BLANCHARD Distributeur d’huile à chauffage IMPERIAL Na 1 $0.18 Mi le gallon CL.4503 Cours PAR CORRESPONDAY CE — Enseignons Français Anglais.Arithmétique.Compta bilité, Sténographie.Dactylogra phie.Diplôme accordé pour cha que matière.Propertus gratuit sur demande.Adressez: COURS PRATIQUES BILINGUES Enrg., Casier: 66, STHYAC1N THE, P.Q.FERNAND PION Assurances générales 584 rue Cadillac, Mnntréal Tél: TU: 2839 Ex dirigeant jocista Avec 25 cents de plus vous pouvez obtenir le catalogue d'été des patrons de Marian Martin.Vous recevrez en plus, d'une façon tout à fait gratuite, un patron de robe de plage pour Jeune fille.MEDICAMENT Un traitement efficace en quelques Jours.Pour faire disparaitre vos taches de rousseurs employez ROUGAX, $1.25.Pour faire disparaître vos rides appliquez RIDEX, $1.25.(C.O.D.accepté).PRODUITS MODERNES 444 Bruno, Drummondvillo PAGE 6 Ll MONT OUVftlIE ^^fVVWWVjV,.l.DEPUIS LE MOIS "CENTRE BLEURY BÂTI 60 MAISON On construit toujours ou "Centre Bleury" d'Iberville malgré le coût élevé de lo construction.On volt deux.ouvriers en train de "couvrir" la maison de M Latronce, président du Centre Bleury que l'on aperçoit sur la droite.mm mmm mm ¦ ¦ i • fi! Vit SS » *# *£set Vu\ Une vue de l'autel et de la nef de la chopelle construite por les sociétaires du "Centre Bleury".On peut asseoir 140 personnes.M.l'abbé Robert L'Heureux est le desservant de la nouvelle desserte qui porte le nom de "Sacré-Cœur d'Iberville".Les coopérateurs suivent des cours d etu< à l'Ecole des Arts et Métiers - Les coopér et construisent cinquante-quatre maisons A Iberville comme dans les autres centres urbains de la province, la crise du logement n’a pas tardé à se faire sentir; mais comme les ouvriers des autres villes, ceux Tlberville ont trouvé le moyen d’atténuer cette crise du logement en formant une coopérative d'habitation.Et les résultats sont probants: depuis Juin 1949 au début de l’année 1951, les coopérateurs du “Centre Bleury’’ ont construit 59 maisons et une chapelle.Et aujourd’hui, huit autres maisons sont en construction.Etudier d'abord Il faut dire que devant la crise du logement qui sévissait À Iberville, de même que pour répondre aux désirs de plusieurs ouvriers qui désiraient devenir propriétaires de leur maison, c’est la L.O.C.d’Iberville qui a orienté les bonnes volontés en leur apportant la solution au problème du logement: la coopération.Au cri de ralliement qui équivaut k tout un programme: “A chaque famille, sa maison”, les énergies se groupèrent et l’on se mit à la tâche.A partir du mois de Juin 1948.des ouvriers d’Iberville se réunirent deux fols par semaine pour étudier la coopération en général et les principes qui régissent les coopératives d’habitation en particulier.Le 9 septembre suivant, avait lieu l’assemblée de fondation de la coopérative d’habitation et de construction “Centre Bleury’’.On devient apprenti Pour diminuer le coût de sa maison, l’ouvrier est parfois obligé de donner beaucoup de son temps, surtout s’il ne dispose pas de grosses sommes d’argent.N’étant pas riches et voulant devenir propriétaires de leur maison, les ouvriers d’Iberville ont pris tous les moyens à leur disposition.Par exemple; dés l’ouverture des cours du soir de l’Ecole des .¦ ¦>:< TW* * a • S**** L'extérieur de la chopelle con du "Centre Bleury" d'Ibervill valeur de $15,000 n'a coûtd 'taires.Aux yeux des sociét< lions.Arts et Métiers d’Iberville en septembre 1948.75 sociétaires du “Centre Bleury’’ s’enreglstrè- , rent comme élèves.En Juin c 1949, ces sociétaires étaient capables de dessiner à l’échelle le c plan de leur future maison et e se mettaient résolument à l’oeu- f vre.: s _ —___ PAôi f Il AOUT Ifÿl - ' 1 - -.mmmmmmw DE JUIN 1949 LE " D'IBERVILLE A S ET 1 CHAPELLE les sur la coopération et s'enregistrent ateurs surmontent toutes les difficultés en quatorze mois «*» U ¦* -z ; ¦ ” ?^9tM k *0 .truite par les sociétaires ».Cette chapelle d'une que $5,000 aux socié-lires, elle vaut des mil* M maison* en 18 molt Construites sur des lots de 75 120 qui ne coûtent que $20.tacun, 00 maisons unlfamilia-s témoignent de la valeur de la x>pération bien comprise.Chaîne des maisons a 1V4 étage t mesure 30 x 30; l’extérieur est >it en brique, en pierre, en bar- deaux d’amiante ou en bois et l’intérieur est en pl&tre ou en gyproc Le coût de ces maisons dont on peut apprécier la coquette apparence, varie entre $5.500 et $6.500.En 1950.à cause des embarras suscités par la ville d'Iberville qui se faisait tirer l’oreille pour accorder le service de l’eau et des égouts, l’ardeur des coopérateurs se ralentit et l’on ne construisit que 17 maisons.Cette année, les prix élevés de la construction, la difficulté d’obte-•nir des matériaux à des prix abordables, ne verra s'élever qu’une dizaine de maisons malgré les efforts des coopérateurs dont le président est M.Lachance.On construit une chapelle En septembre 1950, Mgr Descelles, curé de 8alnt-Athana.se d'Iberville obtenait de Son Exc.Mgr DouvHle, évéque de Saint-Hyacinthe, la permission dor-ganiser une chapelle pour desservir le “Centre Bleury”.Deux semaines plus tard, la construction de la chapelle débutait.Le 24 décembre dernier, M.l'abbé Robert L’Heureux, aumônier du "Centre Bleury ”, nommé desservant de la nouvelle desserte sous le vocable de “Sacré-Cœur d’ibervtlle’’, disait la première messe, soit la messe de minuit de Noél.La chapelle mesure 50 x 30 et est haute de 20 pieds.L’extérieur est en bardeaux d'amiante, l’intérieur en planches murales et les planchers en bols franc.Il y a une nef, un vestibule et un choeur; 140 personnes peuvent prendre place assises sur les bancs.La desserte comprend actuellement 60 familles, 150,communiants et 83 non-communiants et la capacité de construction est de 350 autres maisons.V: v :;v> *¦ • x jJM »•' magasin”.- Sauf les prix, marqués en dollars et en sous, dit la fillette en sortant Je me serais cru dans un joli magasin de n'importe quelle ville de province en France.- Tiens, des bonbons! Attendez-Mi je vais en acheter, dit Charles.—Il y a beaucoup plus de marchands de bonbons ici qu'en France.constate Anne.—Je vous dis que la bonne femme est désagréable, s'écrie Charles en sortant de la boutique; c’est rare, tout le monde est tellement gentil aux Trois-Rivières.—On va lui faire une farce! Qu'est ce que tu as acheté?—Des caramels.—Viens-tu, Anne?Laurence dissimule ses courts cheveux châtains sous son chapeau de toile et pénètre dans le magasin suivie de son amie.—Avez-vous des caramels?De derrière son comptoir la vcn- (SITTE) Chapitre f dense ne voit que la tète et les dant plusieurs années les pécheurs épaules de l'enfant; un chapeau en tendu leurs filets en vain, les de toile et un chandail de coton rayé.c'est le petit garçon qui sort de chex elle à l'instant —C'te question' Je viens de te vendre des caramels, petit farceur! —Ne me traitez pas de farceur s’il vous plaît! L'espiègle prend un air digne.C’est la première fois de ma vie que j'entre dans votre magasin.petits poissons ne passaient plus dans les chenaux.En 1864.un autre curé a pensé que c'était de valeur qu'ils aient disparu tout à fait et 11 a suggéré à ses paroissiens de demander leur retour.Le bon Dieu s'est fait prier plusieurs années avant d'accorder cette faveur.Maintenant il en vient tous les ans, mais plus tard, .__ ____ .après Noël, de sorte que personne P Tu navals nesl tenté de manquer la messe qu’à prendre deux sacs tantôt.j ninu t pour *ler * * P*0*1*' 'aurais aimé en goûter, dit parait vous dis que je n’ai jamais acheté de caramels chez vous.Laurence allonge la main vers les Mes de cellophane sur le comptoir.C’est combien?—Je ne change pas mes prix toutes les cinq minutes! ne peux pas deviner com- Anne; mais le menu me chargé de bonnes choses.—Prends-tu du thé ou du lait, chère?demande M.Bertrand.A cette question, Anne reste bouche bée._____________ _________ —Ne te gêne pas, les jumeaux bien vous les vendiez il y a cinq prennent du lait et moi du thé, minutes! La vendeuse est rouge de colère, Anne pouffe de rire.A cet instant la porte s’ouvre et Charles entre.—Il voua en faut du temps pour acheter quelques bonbons! A la vue du garçonnet, la vendeuse écarquille les yeux et se alors.—Mais, je.je.—Qu’est-ce que tu as coutume de boire, demande Laurence étonnée de l’embarras de son amie.—Chez tante Bernadette nous buvons de l’eau, elle est très bonne et tante dit qu'il n’y a pas de vin —Et là, reine de la paix —J'aime les églises gothiques, il me semble qu'on y prie mieux qu’ailleurs.—Allons au Séminaire, dit M.Bertrand en sortant de la cathédrale; j'ai là un ami à qui j'aimerais dire bonjour en passant.Par bonheur M.l'abbé Tessier | est chez lui II est heureux de voir les Bertrand et d'apprendre qu'ils font voir quelques beaux coins de la province à Anne.Après quel- ques instants de conversation 11 propose de visiter la chapelle.Les enfants acceptent avec joie; les jumeaux sont fiers de faire admirer le collège à leur petite amie.—C’est très moderne n’est-ce pas?Anne est impressionnée par le vestibule, l'escalier de marbre avec sa rampe en fer forgé et le luminaire à l'avenant.—Oui, cet immeuble a été inauguré en 1929.Il remplace le vieux séminaire construit en 1874.penche par-dessus sort haut comp- 'de table ici.toir Elle voit alors que l'enfant —Comme ça.en France tu bois qui vient d'entier èst vêtu d’une du vin; ivrognesse' taquine Char-culotte tandis que l'autre porte le* une jupe —Ah! vous avez voulu me jouer un tour! Sans attendre davantage les enfants se sauvent à toutes jambes.Us rient encore lorsqu’ils retrouvent M Bertrand au restaurant.—C’est de valeur que ce ne soit pas la saison des petits poissons des chenaux; Anne se serait régalée, j’en suis certain —Quelle est la saison poissons, monsieur?—L’hiver.Charles va vous raconter leur histoire.—U parait que cer-poisson» sont de la famille de la morue.En tout cas, ils ne passent ici que pendant —Le vin de table est très léger, intervient son grand-père; de plus, les enfants le boivent coupé d’eau, n'est-ce pas, Anne?—Oui, monsieur.—Justement parce qu’il n’est pas fort en alcool, il ne peut voyager et nous n’en avons pas ici.C’est seulement ce que vous appelez le vin cacheté qui vient jusqu'en Amérique; -il coûte cher et de ces il est trop lourd pour qu'on puisse en boire tous les jours.—Tu n’aimes pas le lait?—Si, mais pas avec la viande! —Nous avons un climat très dur, explique M.Bertrand.Les premiers celons dans leurs cabanes quelques semaines quand la rivière en rondins devaient sentir le be-est gelée, nageant presque à la sur- ; soin d'une nourriture différente de face.Les pécheurs font un trou i celle qu'ils prenaient en France dans la glace et laissent tomber " leurs filets qui se remplissent rapidement Autrefois les poissons commençaient à arriver pour l'A-vent, mais c’est surtout vers Noël qu'ils étaient abondants.A la messe de minuit de l'année 1856 il n’y avait que trois hommes dans l'église, tous les autres étaient à la pèche.Très fâché, monsieur le curé a prédit que le bon Dieu les punirait En effet, pen Us se sont donc habitués à boire soit du lait, riche en matières grasses.soit du thé chaud à leurs rapes; la coutume est restée.Dans Taprès mkti les voyageurs j visitent la cathédrale.—Oh! les beaux vitraux! murmure Anne.—N’est-ce pas?Vois-tu?ce sont les litanies de U Sainte-Vierge.—C'est vrai.Ici elle est reine des martyrs.Les Braves de .(suite de la page 11) 11 y a environ trois semaines, surprend agréablement les amateurs locaux depuis qu'il a commencé à ! expédier les balles des artilleurs adversaires par-dessus la clôture ; et tout le monde ici est d’avis qu’il sera une grande vedette dans les prochaines éliminatoires.Kolosna en effet, n’avait pas joué cette saison avant de se rapporter aux Braves et à mesure qu’il reprend sa forme, il s’avère eomme un second Werner par ses puissants coups.En 21 parties seulement, Kolosna a réussi 6 circuits, 1 triple et 5 doubles pour produire 19 points; au champ, quoique de forte stature, U a démontré beaucoup de vitesse et surtout un bras qu’apprennent graduellement à respecter les coure rs sur les buts.McQuinn, semble t il.possède une équipe capable de rivaliser avec toute autre du elrcuit et même s’il ne réussit pas à hisser ses Braves en tête, comme cela semble évident à date, il aura quelque chose de bien à présenter dans les classiques de fin de saison où tout peut arriver dans une courte série.Claude Henri FORTIN Le Foyer de.(Suite de la page 3) et remercier les généreux donateurs.En cas de pluie, la corvée qui doit amener des travailleurs de Sorel, de St-Jean, de St-Hyaclnthe, de Montréal et des environs, sera remise au samedi suivant.Oeuvre de prédilection de Mgr Léger On sait que le Foyer de Charité est l’une des oeuvres de prédilection de Mgr Léger qui désire que dans son diocèse, toutes les douleurs humaines trouvent une oreille compatissante.En somme, tous les déshérités, quelle que soit leur condition et qui ne peuvent actuellement obtenir du secours nulle part, trouveront à cet endroit, un “foyer" et des âmes dévouées, prêtes à les servir bénévolement, à leur venir en aide comme à des frères.TI-PUCE par LOU VAGI J« penae qe’U y a de l*haile sur notre ter rata! Ça à plein oez Chut ! Ti-Puce oe Mit H* qu’il est à bêcher le Jardin ! Viens lu à U pêche?Cher che des vers ! ?Ah! Cest an tear ! Hé! Papa! JEAN BRILLANT par TOM OKAY FAG1 t LI FRONT OUVRIER Il AOUT 1951 Pourquoi fait lu cela ?Je découvre toujour* quelque chose de nouveau ! Cet évanlail î Cent pour me rafraîchir quand II fail chaud ! Quand tu enten (Iras quelqu'un venir, déclenche l'éventail .Dan* ce cas là, Ne louche pas à cela ! C'est mon éventail ! Si tu veui jouir de cette brise, approche-toi de moi ?je te suis J’ai une autre idée ! Ne t'en fais W pas ! J’ai une idée qui va nous permettre de faire de l’argent ! /* Non ! Non ! Arrête l’éventail ! Le déplacement d’air fera s’envoler les chapeaux.Nous les remet irons à leur propriétai re qui nous récom-^, penseront ! J’entends quelqu'un venir ! C’est une idée splendide ! Tu seras honnête avec moi?\/S.mmm ____________,__________ Cours plus vite sinon \ tu connaîtras la fraîcheur des cellules ! / Est-ce à moi Sauve-toi I que lu t’adresses ?Que va-t-il se produire T RUE PRINCIPALE û 0*1.maman! J’ai ta* ail mouchee-ga reams •(cinq mooch**-fille* ! par JOE DENNETT Cm! facile.Il m tue lit mouche* qui mangeaient du •ocre et cinq qui_____/l ae trouvaient *ur \U miroir! 645 PAGE 10 LE FRONT OUVRIER 18 AOUT 1951 LES ETATS-UNIS TROP PUISSANTS En scrutant l'horizon du monde des sports Par PAUL GIERTIN L’riiquètc du congrès américain sur le baseball se continue.Jusqu’ici on s’est surtout intéressé au fonctionnement des organisations de clubs-fermes et au problème des droits territoriaux des divers clubs.La question de la clause de réserve n’a guère été touchée qu’en passant.Au sujet des clubs-fermes, le président du comité d’enquête, le démocrate Emmanuel Cellar, de New-York, a eu une remarque qui nous semble fort suggestive de son état d’esprit.Il a rappelé, en effet, que feu le commissaire Landis, un homme dont la sincérité et la dévotion au sport national des Américains n’ont Jamais été mises en doute, était opposé h ce système.Le president du comité a pri.- les magnats du baseball à partie à ce aujet II leur a clairement declare: “le but de cette enquête est de savoir ai nous devons exempter le baseball des clauses de la loi contre les trusts Mais si le baseball veut obtenir cette faveur, il devra donner des preuves de sa bonne volonté et ne pas s acharner à defendre uniquement le "statu quo' actuel.” Il nous semble avoir v )ulu expliquer âd pensee, quand il a dit en substance: It baiCMll majeur existe depuis des années et ries années et son empire a toujours été limité aux mêmes villes.Pourtant depuis cinquante ans, d autres villes ont grandi et sont sûrement en mesure de faire vivre de tels clubs Alors pourquoi s'acharne-t on à limiter toujours cet umpire ?• Une équipe de tennis jeune et brillante Los Américains ont émerveillé les amateurs de tennis montréalais — Une consolation.(par Vf.) MONTREAL.14 — Les Jou -eu» américains de la coupe Davis ont défait l’équipe canadienne, tel que prévu, en l'emportant dans tous les.matches.Comme on le sait,.Ils n’ont même pas perdu un seul set.Les nôtres n’ont guère eu de chance de se faire valoir non plus.Les porte - couleurs de l’oncle Sam se sont révélés des maîtres Incontestés du court, jouant avec force et fougue, faisant preuve de trucs que seule une longue habitude des compétitions Internationa 1 e s peut apporter.Ef c'nl ici que Ion a fait allusion aux droits territoriaux qui empêchent la formation de clubs rivaux dans un voisinage trop rappro ché d'un club déjà en operation Les enquêteurs trouvent que l'on met là trop d'obstacles à l'expansion du baseball.D'ailleurs Cellar a été catégorique quand il a dit que d après lui il devrait y avoir au moins quatre ligues majeures, dont l'une pourrait compter dans ses rangs un club le Montréal Cellar a critique aussi les salaires de famine payés à certains joueurs et il a voulu savoir de Ty Cobb ce qu'il pensait de la clause de réserve.Celui-ci a eu une réponse fort intéressante.“Je suis en faveur de celte clause, a dit Ty.mais je crois qu’elle pourrait être mitigée en faveur des joueurs.Ceux-ci devraient être protégés.On pourrait, par exemple, a-t-il dit instituer une sorte de tribunal d'arbitrage régulier, auquel un joueur pourrait s’adresser après cinq ans dans le* Majeures, s’il pretend que le club auquel il est enchaîné ne veut pas ou ne peut pas lui payer un salaire équivalent à son rendement.C’est au moins une suggestion constructive.IV toute façon, les recommandations de ce comité d’enquête auront grand poids, car les magnats du baseball, qui veulent sans doute continuer à être exemptés des clauses légales contre les monopoles, voudront faire tout en leur pouvoir pour se faire agréer des legislators américains.L’enquête se continue.?L’équipe qui a battu le Canada est.croyons nous, supérieure à celle qui, l'an dernier, succombait devant les représentants de l’Australie à Forest Hill.La coupe Davis sera sans nul doute rapatriée aux Etats-Unis à moins de surprises vraiment difficiles à prévoir.L'an dernier, les Américains alignaient une équipe plutôt âgée.Gardnar Mulloy, qui jouait en double contre les Australiens, était âgé de 37 ans.Son compagnon de jeu, Billy Talbert, à 34 ans.commençait à décliner et n’avait guère joué de la saison.Ted Schroeder n'était pas en condition, ayant accumulé trop de livres de gras.Tom Brown, le quatrième joueur, avait 26 ans et n'avajt jamais gagné de tournois majeurs.Son choix sur l'équipe par le capitaine Alrick Man avait d'ailleurs été fort critiqué.BOXEURS ET TELEVISION Sugar Ray” Robinson vient d exposer le point de vue des boxeurs dans le grand problème qui intéresse actuellement à peu près tous les sports celui de la télévision.Dans une entrevue qu'il accorde à la revue • Sport”, il dit des choses fort sensées à ce sujet.“La télévision, souligna-t-il.nous cause de terribles maux de tète, à nous les boxeurs Vous ne savez jamais quand vous devez l'accepter ou la refuser, lorsque vous avez le choix.Et lorsque vous n'avez pas cette liberté, vous ne savez que trop bien que la TV vous prive de sommes intéressantes et vous ne pouvez convaincre évidemment le promoteur de refuser de belles offres De la façon dont j'envisage la chose, la télévision peut être profitable à la boxe et pour tous les sports La seule chose que j'aie contre elle c’est la façon dont on s’en sert en ce qui concerne les boxeurs.7 Et Robinson de s'expliquer.Il arrive, dit-il, qu'un promoteur obtiendra *75.000 et même SHM'.ooh des droits de télévision.Or, le boxeur devra se contenter, la plupart du temps, de mille ou mille cinq cents dollars.Si vous êtes un boxeur de calibre, vous pourrez peutétrr obtenir un peu plus en marchandant, mais pour les autres boxeurs, la presque totalité, c'est tout simplement quelque chose à prendre ou à laisser.Or, lorsqu'un combat est télévisé, l'assislanoe diminue de proportion considérable et les recettes d'autant.61 votre central vous accorde 20 p.100 ou
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