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Titre :
Le front ouvrier
Journal officiel de la Ligue ouvrière catholique (LOC), à laquelle se joint la Jeunesse ouvrière catholique (JOC). Ces deux organisations sont issues d'un mouvement social et religieux pour l'amélioration des conditions de vie matérielles et morales des populations ouvrières.
Éditeur :
  • Laprairie :[s.n.],1944-1954
Contenu spécifique :
samedi 1 décembre 1951
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Jeunesse ouvrière ,
  • Mouvement ouvrier (1939)
  • Successeur :
  • Jeunesse ouvrière (1955)
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Le front ouvrier, 1951-12, Collections de BAnQ.

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Iril “Que Im apôtrrs «fteii* prêtre» •I lain, rtf*blent de **!£*¦» revendiquons pour eux 1a liberté de signaler le* abu* de notre régime économique, dan* le renpect «le la vérité telle qu’il» U connate-sent aprè* avoir utUteé tous lot moyens d’information dont 11* peuvent disposer, 1a liberté aussi do proposer des remède» aux meta dont souffre notre vie économique et ioriilc>N (Lettre pastorale »ur le problème ouvrier) _ Vol.8, No 1 -m- 7 c le n' ~ ' a>, ° »r / * L * "• « -v Rédaction et * r- •* e - o r?* 4911, i C n.* * ^ IS mj " POUR UN MONDE OUVRIER PLUS tHRETIEN 1er £ 1951 U CT.CC NE S'AFFILIERA A AUCUN PARTI POLITIQUE Mgr Léger s'adresse aux jocistes Déclaration de M.Gérard Picard, président de la C.T.C.C.- Action politique légitime que peuvent exercer les syndicats de travailleurs - Aucune décision quant au choix des comtés et des candidats Dimonch.d.rnrar, Son EM.ll.iK.Mgr Po.l-lmil.Ug.r, archovéguo d.Montràol, .'.rt odr.,.* aux dirigeants d.la J.O.C., lara du Consail national da cat organisme.(Voir en page 3 le compte rendu do l'allocution do Mgr Logor.) ____________ Dont une communication remise aux journaux, undi dernier, M.Gérard ’icard, président général de la C.T.C.C., a démenti o rumeur voulant que certains comtés aient été marqués en orévision des trochaines élections provinciales.M.Picard o de plus précisé que la C.T.C.C.ne songe nullement à fonder un parti politique ni à s'affilier à aucun parti.Par ailleurs, il a soutenu que les syndicots de travailleurs peuvent exercer une action politique légitime; "il ne faut pas oublier, dit M.Picard, qu'un syndiqué ne perd pas ses droits de citoyens parce que syndiqué".TROIS COMTES MARQUES Lo nouvelle qui a fait l'objet des commentaire^ de M.Picard, émanait de Sherbrooke.Le jour n a I "La Tribune" avait laissé entrevoir la semaine dernière que la C.T.C.C.présenterait au moins trois candidats aux prochaines élections.Ces candidats Des commissions scolaires invitent parents et maîtres à collaborer L'Association des Commissions scolaires du diocèse de Chicoutimi vient de réclamer des rencontres plus fréquentes entre les parents et les maîtres et ils ont demandé aux parents de prendre leurs responsabilités vis-à-vis la question scolaire.Ces résolutions et ces voeux font suite au con-arès des commissions scolaires du diocèse de Chicoutimi qui groupaient plus de 100 commissaires de ce diocèse, la semaine dernière Autonomie réclamée Dana une résolution, les commissaires d’écoles ont demandé l’autorisation de préparer un mémoire complet sur la situation financière des Commissions scolaires et à préparer un plan de redistribution des pouvoirs de taxation qui assurerait l’autonomie des commissions scolaires qui pourraient ainsi fce passer des octrois de l’Etat.On comprend que le nouveau projet de taxation devrait veiller à ne pas grever davantager la propriété Individuelle.Rencontres entre parents et maîtres commissaires d’écoles ont aussi exprimé le voeu que les parents et les maîtres se rencontrent plus souvent: “Que les rencontres entre parents et titulaires soient plus fréquentes et qu’une semaine d’éducation soit tenue dans le diocèse et à la même date dans toutes les paroisses étant donné Us résultats avantageux qu’ont donnés ces semaines dans les paroisses où elles ont été tenues.'* "Que les parents prennent davantage conscience de leurs responsabilités vis-à-vis la question scolaire afin qu’un sain équilibre soit établi dans la répartition des responsabilités entre l’Eglise, la famille et l’Etat.” _ / _ Hasard ou trésor?Tel sera le thème de la prochaine Semaine nationale des fiancés qui aura lieu du I au 13 Janvier prochain.Cette communication que viennent de nous transmettre les responsables nationaux du Service de Préparation au Mariage de la J.O.C., M.Emile Naud et Mlle Blanche Lepage, a été émise à la suite du dernier Con-sel National de la J.O.C.tenu à Montréal, samedi et dimanche derniers.Par ce slogan, on cherchera à faire comprendre aux jeunes qui se destinent au mariage et aux époux, le sens de l’amour et du mariage chrétiens.Dos réunions populaires, des émissions radiophoniques, enfin tous les moyens d’éducation possibles seront mis à contribution pour faire ressortir cette Idée, nous précisent les dirigeants nationaux du Service de Préparation au Mariage.choisis parmi les dirigeants de la C.T.C.C.se présenteraient comme "ouvriers" dans les comtés de Richmond, Saint-Maurice et Chicoutimi -Lac Saint-Jean.On sait que ces trois comtés constituent en quelque sorte des châteaux forts du syndicalisme catholique et que par ailleurs, les régions d'Asbestos, d'Arvi-da et de Shawinigan ont eu à se plaindre de la législation actuelle et à endurer toutes sortes de vexations.TEXTE DU COMMUNIQUE “Une dépêche publiée ces Jours derniers laisse entendre que non seulement la C.T.C.C.aurait décidé de faire de l’action politique directe, mais encore que certains comtés auraient été marqués en prévision de la prochaine campagne électorale provinciale.Il convient d’indiquer immédiatement qu’aucune décision n’a été prise dans ce sens.“Ce qui est exact, c’est qu’à l’occasion des Journées d’études tenues récemment, les permanents syndicaux ont discuté cette question comme bien d’autres.Pour une meilleuje compréhension de la situation, il est à propos d’expllquér qu à l’occasion de Journées d’études les sujets les plus épineux et les plus délicats sont abordés.Il y a échange de vue entre le dirigeants syndicaux, mais aucune conclusion définitive n’est arrêtée par vole de résolution.Si le sujet doit être de nouveau soulevé, U le sera par les organismes réguliers formés par le Congrès.“La direction de la C.T.C.C.se rend parfaitement compte que l’action politique par les syndicats de travailleurs est un sujet délicat et controversé, mais, par ailleurs, le fait que ce soit un sujet épineux n’est pas une raison pour éviter de l’aborder sous tous ses angles."Ici et là de par le monde, un bon nombre de syndicats de travailleurs ont fait et font de l’action politique directe.Ce n'est pas, en sol, une raison suffisante pour les imiter.Mais l’on peut retenir que les syndicats de travailleurs ne se sont engagés dans l’action politique que pour faire valoir des revendications légitimes dont on ne tenait pas compte.Lorsqu’on fait la revue des mémoires accumulés par les organisations syndicales durant le dernier quart de siècle et que l’on constate le peu de cas que l’on en a fait, 11 ne faut pas se surprendre si l’Idée vient aux travalUeurs de prendre des moyens plus efficaces pour se faire comprendre.“Il ne faut pas oublier qu’en 1951 un bon nombre de travailleurs ne peuvent encore exercer librement leur droit d’association.Les suspensions et les congédiements des syndiqués se multiplient depuis deux ou trois ans.Il ne s agit là que d’un point.H y en a bien d’autres qui pourraient être cités.Et les travailleurs sont Inquiets.Il est vrai que, dans un bon nombre d’industries, les salaires ont augmenté durant les dernières années, mais les travailleurs ont à peine réussi à maintenir leur pouvoir d’achat antérieur, à cause de la hausse constante du coût de la vie.Et on en est rendu, dan* (Salle à la page 4) Av ( « J PAGE 2 LE FRONT OUVRIER î«r DECEMBRE 1951 V Vol.VIII No 1 LE FRONT KLEcnima 1 décembre 1951 "POUR UN MONDE OUVRIER PLUS CHRETIEN" Journal d'éducation ouvrière Indépendant de tout parti politique Propriété du Centre Social Ouvrier Inc.U n'engage que ta direction.Le Front Ouvrier 4911, Chemin de la Côte des Neiges.EXdale 9391 lnprtmt pai l« Syndicat d’Uaurraa Social* LU*.Ml ni* Dalhooala.Ottawa.(Autonsé comme envoi postal de 2e classe.Min.des Postes, Ottawa) Directeur gérant .Marcel Charbonneau Rédacteur en chef Feraaad Bourre! ABONNEMENT, Canada fSJO par an.Etats Unis f3 00 Le Front Ouvrier a l'âge de raison Avec la présente édition, le Front Ouvrier entre dans sa huitième année d’existence.C'est donc dire qu’avec ses sept ans révolus, le Front Ouvrier a aujourd’hui l'âge de raison.• Dés son origine, le Front Ouvrier a voulu être un journal d'Action catholique au service de la classe ouvrière, un journal qui donnerait une vision chrétienne des problèmes de la famille ouvrière dans leur relation avec le spirituel partout où ce dernier est impliqué dans le temporel: économique, social, culturel et politique.Aujourd'hui, plus que jamais, grâce à l’élan reçu dans sa jeunesse et aux expériences du passé, le Front Ouvrier entend garder cette ligne de conduite et pourra faire davantage pour réaliser son idéal.Pour cela, il comptera d'abord sur ses amis de la première heure qui l’ont vu à 1 oeuvre et & l'épreuve; et qui n’ont plus aucune raison de douter de nous.Quant aux autres foyers ouvriers que nous n'avonfepas encore atteints, la propagande discrète mais efficace de nos milliers de fidèles lecteurs, saura nous en faire découvrir le chemin.Nous remercions donc nos bienfaiteurs, nos amis, nos lecteurs et nos annonceurs de leur encouragement passé et nous espérons que, ne les ayant pas déçus, leur sympathie et leur générosité ne nous feront pas défaut dans l’avenir.Pour nous, nous resterons leurs serviteurs, leurs amis, leurs guides ’’pour un ordre social plus chrétien’’.La chanson “productivité” et le problème du logement De toute part, on nous demande d’augmenter la "productivité”.S’il est vrai qu'aucune définition précise de la ‘ productivité” n'ait encore été donnée, nous saisissons toute la portée du problème.Nous comprenons que le relèvement de la productivité exige que les usines modernisées remplacent les usines-taudis dans-lesquelles le travail s’effectue dans des conditions aussi impropres au rendement qu’au bonheur de l’homme.Ce qu’il y a de plus étrange, c’est que les gouvernants, les capitaines d’industries ne semblent pas avoir compris que le relèvement de la productivité, c'est-à-dire de la production horaire du travailleur ou de toute l’industrie, dépend, non seulement des machines et des usines ou des outils modernisés mais aussi des conditions physiques et psychologiques dans lesquelle les travailleurs se trouvent quand ils sont en dehors de l’usine.Quel serait le rendement de cet industriel, de ce chef de personnel, de cet ingénieur-conseil, de ce député si, la Journée terminée, il devait regagner un taudis étroit, mal aéré, surpeuplé, impropre à toute détente et à tout repos physique véritable ?Il est vraiment étrange que nos gouvernements qui favorisent les investissements de capitaux dans des mines, dans des usines, dans de l’outillage en leur accordant des privilèges de toutes sortes, ne songent pas à favoriser davantage les investissements de capitaux dans la construction de maisons pour les travailleurs.Pourquoi, par exemple, le gouvernement fédéral n’accor-drait-il pas des exonérations de taxes en faveur des bénéfices non distribués et qui seraient appliqués au financement de la construction de logements ?La vérité, c’est que parmi nos députés, il se trouve de nombreux défenseurs des investissements privés dans l’industrie mais que les investissements de capitaux privés dans l'habitation, en leur accordant des réductions de taxes, n’ont pas encore fait l’objet de leurs préoccupations.Assurément qu’il faut produire davantage puisqu’on nous le dit.Mais le problème du logement ne peut pas attendre plus longtemps.S’il n’est pas réglé, la chanson "productivité” risque de trouver des spectateurs ennuyés et endormis.Pourquoi tolérer tant de débits d’alcool?Coïncidence dont nous pouvons tirer parti, Informations Sociales, revue bimensuelle des Services sociaux de France, consacre son numéro de novembre & la "défense contre l’alcoolisme.” L’ALCOOL N'EST PAS UN ALIMENT L’alcool n'est pas un aliment.Ingurgité jusqu’à une certaine limite, il procure une sensation de chaleur, mais l'organisme n'est pas en état de transformer cette chaleur en énergie musculaire.Par exemple, malgré toutes les publications qui vantent "le soleil en bouteille” en France ou “le pain liquide” au Canada, pas un gérant de boxeurs ou d'équipes de hockey ne conseille à ses protégés de se nourrir à l'alcool, à la bière ou au vin.ALCOOL ET POLITIQUE Pourquoi les gouvernements ne combattent-ils pas avec plus de vigueur un fléau qui s'allie à la tuberculose et aux taudis?"Un homme mal logé, écrit U revue, est porté à boire et un homme qui boit n'a plus d'argent pour améliorer son logement.Cercle vicieux qui se termine par le sanatorium et la mort prématurée.” Les brasseries, les distilleries ont intérêt, cela se comprend, à la vente de l'alcool, de la bière et du vin.Mais pourquoi les gouvernements favorisent-ils leurs agissements, soit par leur action ou leur omission?Ncs gouvernements dépensent des millions pour la santé, pour dépister les maladies, pour construire des hôpitaux, pour soigner les malades, pour garder les aliénés.Pourtant, dans leurs services, ils encouragent l’alcoolisme: par exemple, on sert des rations d’alcool dans les, cantines de nos armées et les boissons, la bière s’y vendent à prix réduit.L’ALCOOL PAIE LES GOUVERNEMENTS Nous ne dirons pas que les distilleries et les brasseries versent des subventions directes à la caisse électorale: mais indirectement les partis politiques au pouvoir retirent des bénéfices de la vente de permis des débits de liqueurs alcooliques.En tout cas, ce qui est certain, c’est que l’alcool permet la rentrée de $30 millions dans les coffres de la province, par les ventes de la Commission des Liqueurs, par l’émission des permis de tavernes, de clubs, etc.Le gouvernement a sans doute besoin de cet argent.Mais il pour- .Il U IrAimar ailleurs IIIIP (II) DS Ifl multiplication des débits de boissons enivrantes.Et quand le député Hanley, par exemple, se demande où la ville de Montréal prendra l’argent pour boucler son budget si l’on ferme les cabarets ou si l’on restreint leurs activités, on peut lui répondre que c’est à lui, aux députés et aux conseillers municipaux de résoudre le problème, mais qu'ils trouvent une solution autre que la multiplication des débits.L’EDUCATION A FAIRE Informations Sociales dit encore que l'éducation antialcoolique doit être entreprise dans les écoles.Non pas en s'inspirant d’une peur des mauvais effets d’une vie contraire à l’hygiène mais en démontrant aux enfants les avantages positifs résultant d’une conduite conforme à ses enseignements.Ne pourrait-on pas faire la même chose chez nous?Mais chacun doit jouer son rôle dans cette campagne contre l'alcoolisme.Les mesures gouvernementales sont sans doute indispensables: c’est lui qui fait les lois, qui dispense les permis, qui réglemente les heures de vente.Mais attendrons-nous qu’il agisse?Comme dans les autres pays, notamment en France dont II est question dans la revue que nous venons de citer, nous risquerions d’attendre longtemps et nous connaîtrions de nouveaux déboires.Nous possédons déjà une législation antialcoolique et elle n'est pas appliquée.Nous savons aussi que les réformes et les lois ne sont efficientes que lorsque l'opinion est avertie et qu’on ne fait rien sans elle.Ce ne sont pas les pouvoirs publics qui informeront l’opinion, hélas! mais c’est elle qnl devra secouer l’apathie des pouvoirs publics”.Ouvriers communistes (Xotre collaborateur, Claude Ryan, actuellement en voyage d’études à Rome, nous décrit d’une main sûre, une rencontre avec des ouvriers italiens qui ne J ont aucune différence entre Staline et Mussolini) Nous rentrions de Bagnoli à Naples.Une distance d une dizaine de milles.Le train s'arrêta pour laisser monter une centaine d’ouvriers qui regagnaient la ville après leur Journée J de travail, dans un chantier de construction de la banlieue.I Deux d’entre eux vinrent s’asseoir sur la banquette de bois ! que je partageais avec mon camarade.Mon voisin de droite, — le plus âgé des deux ouvriers — me fit signe de regarder à gauche par la fenêtre.J’aperçus l’un de ces magnifiques tunnels qu’on rencontre souvent en Italie.Mon interlocuteur était fier de m’avoir dévoilé cet I aspect de son pays.Il attendait un commentaire.—Admirable, remarquai-je d’un ton très convaincu.C’est encore un souvenir de Mussolini ?Cette dernière question peut rendre un son étrange à des oreilles canadiennes.En Italie, le voyageur est appelé à se la poser tous les Jours.Le dictateur a laissé derrière lui de nombreux et magnifiques monuments matériels: ponts, gares, tunnels, routes, édifices — qui, autant que ses erreurs passées, contribueront à perpétuer son souvenir.En guise de réponse, les deux ouvriers acquiescèrent spontanément, d’un même geste, un geste positif de la tête.J’avais déjà constaté que plusieurs Italiens aimeraient retourner au régime de Mussolini.Je demandai donc aussitôt: —Vous souhaiteriez le voir revenir ?—Sûrement.Mussolini ou Staline.Nous voulons quelqu’un qui nous sortira de notre misère et donnera du travail à nos camarades ! Je m'identifiai comme Canadien.Celui des deux ouvriers qui n’avait point encore ouvert la bouche, se mit soudain à AAné.rénée — ‘ Qu'en pensez-vous?Un récent communiqué du Ministère du Travail à Ottawa, informe que la main-d’oeuvre féminine est appelée à augmenter pendant les mois à venir.Actuellement 1,100,000 femmes sont employées dans les usines et manufactures canadiennes; mais en raison des contrats de guerre, on va faire appel à un plus grand nombre.Dans le cas des femmes mariées ou des célibataires devant s'occuper d’enfants, on suggère que la semaine de travail ne dépasse pas 36 heures.Voilà de quoi faire taire ceux qui sont opposés au travail de la mère de famille dans les usines, pense-t-on.Est-ce là votre opinion ?Nous ne le croyons pas.De toute façon, voici notre pensée: une économie qui exerce de telles pressions pour faire entrer les mères de famille dans les usines et se sert de toutes sortes d’arguments pour arriver à ses fins est antifamiliale, antisociale et se détruit par elle-même en sapant les bases de la société.—Les Américains ne recherchent que la guerre, récitait-il.Leur politique capitaliste vise à affamer les peuples pacifiques.Staline est le grand ami de la paix.Comment pouvons-nous vivre à supporter notre famille avec 1,500 lires ($2.00 environ) par jour?Nous devons manger continuellement du spaghetti, du pain et des pâtes alimentaires.Nous n’avons rien pour nous chauffer, rien pour nous vêtir, rien pour nous soigner ! La première partie de son discours m’était déjà familière parce que des millions d’êtres inconscients ont appris à la réciter dans tous les coins du monde.Il y ajouta ses propres commentaires sur les derniers discours de MM.Vishinsky et Acheson, prêtant au premier des propos tenus par le deuxième et vice-versa.Je n’étais pas intéressé à discuter de politique.Je m’informai plutôt longuement des conditions des ouvriers à Naples.Je posai des questions sur la situation des chômeurs.Je citai quelques faits pour assurer nos compagnons de la volonté de paix du Canada.Ces deux ouvriers eurent l’impression d’être compris.En cinq minutes, nous étions devenus amis.Arrivés à la gare de Naples, nous n’avions que quelques minutes pour trouver le train qui nous ramènerait de Naples à Rome.Ne sachant sur quelle voie le train nous attendait je demandai à nos deux compagnons de nous l’indiquer.Le plus dur des deux, laissant là ses camarades, s’offrit à venir nous reconduire.“Je ne veux pas que nos amis manquent leur train”, ajouta-ll.“Ces ouvriers napolitains qui ne font même pas de différence entre Mussolini et Staline, ne sont pas des communistes”, murmura mon camarade quand nous fûmes montés sur le train de Rome.Ils n’étaient pas des communistes.Ils avaient seulement faim et soif de justice.C’est ainsi que sont des milliers d’ouvriers en Italie aujourd’huL Claude RYAN Rome, 18-11-51. N s 1er DECEMBRE 1951 -LE FRONT OUVRIER- PAGE 3 Au Conseil national de la J.O.C.Groupe de dirigeants de la J.O.C.discutant de l'orientation du Service de Préparation au Mariage lors du dernier Conseil national de la J.O.C.à Montréal, samedi et dimanche dernier.La Semaine nationale des Fiancés aura lieu du 6 au 13 janvier prochain.Vous êtes les responsables authentiques de votre milieu n Allocution de S.Exc.Mgr Léger aux dirigeants jocistes - Ce que signifie l'engagement du jeune travailleur - La masse sera remuée par des manifestes vivants et non par des manifestes sur le papier seulement -Résolutions des dirigeants nationaux de la J.O.C.“Vous devei vous engager dans la J.O.C.parce que vous deves porter le message du Christ dans le milieu qui est le vôtre, la masse des Jeunes travailleurs dont vous êtes les responsables authentiques”.Tel est la consigne apportée L’ouvrier peut lui-même améliorer son propre sort "Si la grande majorité des ouvriers du bâtiment faisait partie de leurs syndicats, nous pourrions accomplir de grandes choses et revendiquer avec plus de force ce que ceux-ci croient justs et honnête d'obtenir." Voilà ce que déclarait M.Wallace Prévost, organisa -teur de la Fédération du Bâtiment dans une causerie radiophonique prononcée la semaine dernière à Chicoutimi.M.Wallace a en outre déploré le fait qu’un trop grand nombre d’ouvriers de la construction demeurent indifférents aux appels de leurs chefs.Certains laissent à leurs confrères le soin de se débattre, d’y aller de leur temps et de leur argent et même quelquefois met t r e en danger une position qui leur fournit le pain de tous les Jours, se contentant de récolter les avantages gagnés par ceux qui luttent et font partie du syndicat.LA FORCE DU SYNDICALISME M.Prévost relata ensuite deux faits qui démontrent comment l’union de tous est avantageuse aux ouvriers: Au cours de l’année, dit-il, deux compagnies de construction exécutaient des contrats pour le compte du ministère de la Défense nationale à l’aéroport de Bagotville.Bien que ces travaux fussent exécutés dans la zone III du décret et que les employeurs étaient parfaitement justifiés de ne payer que les taux en vigueur dans cette zone, les ouvriers désiraient néanmoins être rémunérés selon les taux de la zone I”.Une délégation d’ouvriers auprès du ministre du Travail, l’hon.M.Gregg porta fruit et les ouvriers gagnèrent leur point, con élut-il.lecteurs Lorsque vous envoyez un changement d'adresse, veuillez ne JAMAIS oublier de nous transmettre votre ANCIENNE adresse en même temps que la nouvelle.Vous faciliterez grandement notre tâche en nous faisant parvenir EN MEME TEMPS que votre changement, la bande d’étiquette jaune qui apparaît sur votre journal et qui, en plus de vos nom et adresse, nous fournit tous les détails supplémentaires pour donner suite à votre demande dans le plus bref délai possible.“SUIVEZ BIEN CETTE PRESCRIPTION ET VOUS AUREZ SATISFACTION:” Votre tout dévoué, Henri BLE AU, Bureau de la circulation, Le Front Ouvrier.aux dirigeants nationaux de la J.O.C.par Son Exc.Mgr Paul-Emile Léger, archevêque de Montréal, dimanche dernier.Monseigneur Léger a tout d’abord noté combien l’engagement est une question de vie dans la J.O.C.puis il a donné les raisons de cet engagement et la nécessité pour les Jocistes de s’engager totalement afin de contrebalancer l’influence de la mystique terrestre que l’on présente au milieu ouvrier.Mgr Léger parlait alors devant les délégués jocistes de 25 fédérations de la J.O.C.et de la J.O.C.F.des différents diocèses de la province de Québec et de Cornwall, Ont.et Moncton, N.B.subi l’influence de vos amis, écouté les appels de l’Eglise; mais finalement, votre engagement, c’est la foi que vous avez en votre mission.“Vous vous engagez dans la J.O.C.parce que vous voulez port or le message du Christ dans le milieu ouvrier, dans celui des jeunes travailleurs dont vous êtes les responsables authentiques.” L’ENGAGEMENT, CNE AFFAIRE PERSONNELLE “Dans ces quelques heures de rencontre, de dire Mgr Léger, vous avez mis en commun vos expériences et vous avez étudié les problèmes qui figurent à votre ordre du jour.Mais à cet ordre du jour, je remarque une page blanche qui porte ce titre: Engagement.Cette page blanche est très significative parce que ce ne sont pas les chefs qui peuvent la remplir, ce ne sont pas vos dirigeants qui peuvent la dicter.C’est que per sonne ne peut vous remplacer ni exprimer en votre nom la formule de l’engagement L’engagement, c’est une affaire personnelle.” L’engagement, c’est ce pourquoi ] chacun vit, que cet engagement soit exprimé ou non, légitime ou illégitime.LA MYSTIQUE MATERIALISTE Actuellement, d’ajouter Mgr Léger, le milieu uvrier est agité par une mystique terrestre; le monde ouvrier pirte dans son coeur la rancoeur de ces années alors qu’il n’était qu’un rouage, qu’un essieu de cette machine qu’est la civilisation matérialiste.Le communisme développe cette mystique matérialiste en faisant apparaitre aux ouvriers la possibilité d’être les chefs de cette civilisation matérialiste.Ils ont réussi à gagner des millions de gens à cette mystique terrestre avec une telle ardeur, une telle conviction, une telle foi qu’un prêtre chinois a onfessé son admiration de l’engagement communiste; toutefois, quinze jours plus tard, il mourait martyr pour démontrer que la mystique des catholiques vaut celle des communistes.Devant la montée et la ferveur des militants du matérialisme, il faut une force militante qui s’oppose et dans laquelle les catholiques seront totalement engagés.(Suite à la page 4) L’ENGAGEMENT JOCISTE Vous, vous êtes engagés dans la J.O.C.Pourquoi ?Peut-être parce que vous avez BREVETS D’INVENTION MARQUES DE COMMERCE Dmaina de fabriqua an lova paya MARION & MARION Raymond-A.Robic — J.-Alfr*d B»ti*n ISIS, ru* Drummond, TM.! LA.ZISI-SISS — MONTREAL Cuuo immUI* SSS Station “H" LES MEMBRES FONT LA FORCE DU SYNDICAT M.Prévost relata ensuite cet autre fait: Il y a trois ou quatre mois, le Syndicat de la Construction " de \ T / /-s °* têr* - -0UVRl£R£5 L’Adulte des milieux ouvriers Service de librairie de la J.O.C.1019, St Deals, Montréal LA.0852 RoprdaontaUon* • Editions Ouvrières de Parle Economie et Humanisme Essai de Psychologie Pastorale par SIMON LIGIER $3.75 ( par la poste $3.85) LES EDITIONS OUVRIERES 101$, Saint-Denis.Montréal Saint-Félicien avait demandé que cette ville fasse partie du terri toire soumis à la zone I du décret 1743.Cette demande refusée lors des négociations de juin dernier, lui fut accordée par l’arrcté en Conseil du 9 octobre 1951.Le résultat de cet amendement se traduisit par une hausse générale de salaire se chiffrant à 25 cents l’heure pour tous les ouvriers as sujettis au décret 1743 dans cette localité.Et M.Prévost de conclure justement: “Il faut bien se rappeler que ce n’est pas le Syndicat qui conditionne les membres'mais bien les membres eux-mémes qui fbnt le syndicat.Ce syndicat, il sera fort et vivant en autant que les mem bres qui le composent seront nombreux, convaincus et intéressés ” Exigez toujours les Produits "BOYEX MATELAS MEUBLES REMBOURRES // Bovpi* Limita» 3761, rue Ruskin, Montreal.GK.8226 On est rarement pessimiste quand on a de l’argent en banque OPTOMETRISTE EXAMEN DE LA VUE Emile Brière, O.D.Consultation* 6 I t l 7988, St Hubert DO.1359 Pourquoi attendre à demain pour ouvrir Voire compte d'épargne J LA BANQUE ROYALE DU CANADA Une banque vraiment royale 020153010202010000021000000001020200000200020100 02010101110001020200000202010000000000010200020101000102 PAGE 4 ce COM Rfcte© T>E Les ospirotions de la jeunesse sont merveilleuses mais elles ont besoin d'être guidées pour porter fruit Chère José, Je désirerais avoir quelques conseils.Je suis un garçon de 19 ans, j’ai fait ma Sème année et une année d’Ecole Technique (en fonderie)., .Actuellement, je travaille au journal local, dans la photogravure.Ce n'est pas un travail difficile, mais je n’aime pas ce métier.Si je voulais, je pourrais travailler avec mon père qui est étalagiste, mais cela ne me dit rien non plus.A mon âge, il faut penser à l’avenir.Mais il n’y a qu une chose que j’aime, c’est la musique.Je crois qu'avec de la pratique, je parviendrais à chanter assez bien.J'aimerais beaucoup apprendre le piano, car je crois que J apprendrais facilement.J’entends un air deux ou trois fois et je le sais presque aussitôt.Je dois vous dire cependant que nous n avons pas de piano et que je n’ai jamais étudié le chant, sauf pendant un peu plus d’un an alors que je faisais partie de la chorale de I école.U y a autre chose qui me tracasse, c’est que je suis gêné.Ce n’est pas ma faute, car j’ai essayé de me raisonner, de me dire que les gens ne me mangeront pas, c’est plus fort que moi.Si ce n’était de cette gêne, je pourrais me présenter aux concours d'amateurs.FLAPSO Mon cher Flapso, vous ave* 19 »ns et vous songe* à votre «venir.Vous rêve* de beauté, d’harmonie, de succès.Votre vie actuelle vous semble pâle, fade.Vos aspirations vous transportent dans le monde merveilleux de la popularité et des adulations.Vous rêve* de musique.Vous ave* raison, mon jeune ami, d’envisager une carrière.Mais voilà, on n’y arrive pas tout de go.Il vous faudra étudier patiemment la musique.Le fait d’avoir des aptitudes n’est pas la preuve que vous bâtire* votre avenir avec la musique.Le métier que vous exerce* actuellement peut vous aider a atteindre votre but.Il vous assure l’argent nécessaire à l’étude.Consi-dérei-le comme un échelon dans votre ascension vers le but.On ne vit pas souvent avec la musique, à moins de la connaître à fond et Il faudra y mettre le temps, la persévérance et le sérieux nécessaires au succès.’ ._ "Tout ce qui brille n’est pas or".Vous connaisse* ce proverbe?I.es musiciens peuvent sembler vivre une vie facile parce qu’ils sont applaudis.C’est la vie du soir, celle qu’on connaît d’eux.Que font-ils de leurs journées?A quoi gagnent ils véritablement leur vie?La question est là.Les chanteurs travaillent dur pour apprendre non seulement 1 air d’un chant, mais le rythme, la vie, la signification, et bien souvent en une langue étrangère, comme l'allemand, l’italien, qu'ils doivent aussi approfondir.L'interprétation d’une chanson présente des tas de difficultés, il faut lui donner tout son sens.Les concours d’amateurs, si vous ave* le courage de les affronter, pourront sans doute vous permettre de juger si vous ave* un véritable talent.On vous conseillera.Mais la meilleure façon d’être renseigné, c'est sans contredit de consulter un professeur de chant.Il vous fera passer une audition et vous dira exactement vos possibilités.Quand on est gêné comme cela semble être votre cas, on trouve plus facile ordinairement de consulter une seule personne que d'affronter un auditoire.La Jeunesse est un âge merveilleux, elle est l'âge du courage, de l'espoir.Les obstacles trouvent en elle un maître puissant.Pendant cette période, par contre, il faut accepter d’être guidé et orienté.En d’autres mots, écoute* vos aspirations mais domine*-les de façon à les empêcher de vous faire faire des faux pas.Vos études de chant et de piano devront être appuyées par le salaire que vous assurera un bon métier.Les deux devront nécessairement aller de pair pendant un certain nombre d'années.Voilà, Flapso.Je vous souhaite le courage de suivre votre voie.Mes voeux vous accompagnent.JOSE Q.—N'y aurait-il pas un endroit à Montréal où on peut passer une radiographie complète de l’organisme?Merci.Une lectrice R.—Je crois que la plupart des grands hôpitaux de Montréal répondraient à votre attente.Si vous ->arle* d’un service gratuit, certains dispensaires radiographieront vos poumons ou votre coeur.Un examen complet impose l’hospitalisation.On doit La C.T.C.C.n garder une personne sous observation quelques jours pour cet examen complet dont vous parlez.Votre médecin pourrait vous indiquer exactement l'endroit qui convient.* * * .Q.—J'aurais du linge usagé à donner.Si vous vouliez m’indi-auer une adresse.Je l’enverrais à qui paierait les frais de poste.Mme Léger Jobin, Pont-Rouge, Cté Portneuf, Qué.s'affiliera.(Suite de la page 1) certains milieux, à reprocher aux travailleurs ces hausses de salaires, comme si les syndicats avaient la moindre autorité sur les prix."Il est un fait historique constant, c’est qu’un bon nombre de progrès sociaux n’ont été réalisés qu’à la suite de conflits d’envergure ou dans la perspective d’une guerre.Les dirigeants de notre société moderne devraient cesser de nous servir de l’anticommunisme verbal et se montrer plus sensibles à l’application de la Justice sociale.L’on ne devrait pas agir de manière à se faire arracher ce qui raisonnablement devrait être accordé."La C.T.C.C.ne songe nullement ni à fonder un parti politique ni à s’affilier & aucun parti politique.Mais il est une action politique légitime que les syndicats de travailleurs peuvent faire, si les circonstances le Justifient.Il ne faut pas oublier qu’un syndiqué ne perd pas ses droits de citoyen parce que syndiqué.’’ GERARD PICARD, Président général de la C.T.C.C.—-1er DECEMBRE 1951 Propagandistes du Front Ouvrier Un groupa da no» propagandistes photographié an compagnie da notre directeur, M.Marcel Charbon neou.Ce sont de gauche à droite, MM.Gérard Vincent, Richard d'Auteuil, Roger Sarrasin, Jean-Paul Daigneault, Marcel Charbonneau et Patrick Potvin.À travers nos lectures "ESSAI DE PSYCHOLOGIE PASTORALE" par SIMON LIGIER -LE FRONT OUVRIER— R.—Je publie votre demande dan* l’espoir qu’on vous écrira.Pour plus de précisions, Je vous conseillerais d’écrire an Conseil des Oeuvres, 455, rue Saint-François-Xavier, à Montréal.On vous nommerait avec plaisir les oeuvres qui seraient heureuses de profiter de votre offre.Il me serait difficile de nommer Ici une oeuvre particulière.* # * Q.—Je suis née le 20 février 1932.Quel était ce jour et que signifie-t-il?2.—Mes cheveux sont bruns, presque noirs et j’ai les yeux bleus et le teint clair.Quelles teintes m’avantageraient pour mes toilettes et mon rouge à livres?3— Je sors assez souvent arec des jeunes gens, mais pas toujours le mime; j’ai 19 ans.Parmi ces garçons, quelques-uns m’intéressent, mais ne me redemandent pas de les accompagner de nouveau.tandis que ceux qui ne m’intéressent pas me redemandent! Pourtant, je suis assez jolie, intelligente (j’ai ma 12ème année), mais il faut dire que je suis assez indépendante.Après aroir reçu une première invitation, est-ce à moi de réinviter sans que ce soit déplacé?4— Je mesure 5 pi.2.po:, quel est mon poids normal?Joyce R.—Vous êtes née un samedi, 1932 étant une année bissextile.“On dit” que et Jour signifie “favorisée de la chance”.2.—Le rouge framboise devrait bien vous aller mais consulte* les comptoirs de parfumerie.Vous ave* le choix entre presque toutes les couleurs, les brunettes au teint clair ont ce privilège.Le bleu pâle devrait vous aile* à ravir.Tous les bleus, les rouges, les verts et les roses vous vont très bien.3.—La jeune fille peut faire les invitations futures quand, l’ayant accompagnée pour une soirée, un jeune homme vient la reconduire.Elle peut simplement lui signifier qu’il serait bienvenu s’il désirait prendre de ses nouvelles.La formule la plus simple et la plus vraie a toujours le plus de chance d’être appréciée.Toutefois, à dix-neuf ans, il faut être prudente si on ne veut pas passer pour légère.La camaraderie est acceptable mais elle ne doit pas prendre un caractère de flirt.Pour ce qui est de votre indépendance, ne la laissez pas vous empêcher d’être gentille avec un jeune homme qui vous plairait, vous comprenez?4.—Votre poids normal est entre 115 et 120 livres.Vous êtes.(Suite de la page 3) LE CHRISTIANISME CONFORTABLE Vous êtes libres de signer votre engagement, mais si vous le signez, c’est avec des ’ettres de sang.Les jocistes doivent être prêts à tout quitter pour porter le message du Christ et faire comme Mgr Cardijn qui, depuis 40 ans, porte son message dans tous les pays du monde.En J.O.C., il ne saurait être question d’un christianisme confortable, de continuer Mgr Léger.Pour i >rter le message du Christ, il faut faire des sacrifices, assister à des réunions, sacrifier des soirées, donner son temps.DES MANIFESTES VIVANTS Pour reconquérir le monde ouvrier que l’Eglise a perdu parce que ce dernier ne croit plus que l’Eglise soit la seule institution pour redonner au monde plus de justice et de charité, il faudra que vous soyez des manifestes vivants dans votre vie, dans votre action et non seulement des manifestes écrits sur le papier.Vous devez donc réfléchir à la lourdeur de votre tâche, vous dire que votre engagement ne vous laissera plus de repos possible.L’Eglise compte donc sur vous pour cette mission et celle de redonner à chacun le sens de ses responsabilités personnelles.Les mouvements d’Actlon catholique, dont la J.O.C., sont le prolongement de l’Evêque et de sa sollicitude pastorale dans le milieu | Que doit être le prêtre : éducateur, meneur d’un culte, homme de la prière, apôtre de la fol vécue, apôtre de la charité, militant de l’Eglise?Laquelle de ces tâches est la plus importante en général ?et dans les rencontres particulières ?Parmi les moyens suivants, lesquels vous paraissent les plus aptes à christianiser les adultes: sermon, discussion en groupe, conversation au foyer, conversation privée, direction donnée au confessionnal ?Pourquoi tel moyen est-il efficace ou non ?Voilà un bref aperçu du livre ESSAI DE PSYCHOLOGIE PASTORALE par Simon Ligier.Le prêtre est sans doute le premier des apôtres et des éducateurs qui ait mission d’aller dans le milieu ouvrier.UNE REVUE POUR TOUS La revue Filles et Garçons a ceci de particulier qu’elle s’adresse à toutes les catégories de jeunes, l’amour étant commun à toutes les classes sociales.C’est là son originalité conquérante d’avoir ouvrier, de conclure Mgr Léger.RESOLUTIONS DU CONSEIL NATIONAL A la suite du message de Mgr Léger, les délibérations qui avaient débuté la veille, se sont poursuivies durant toute la journée du dimanche sous la présidence de M.Emile Naud et de Mlle Angèle Chagnon, président et présidente de la J.O.C.et de la J.O.C.F.D’importantes décisions ont été prises relativement à la célébration du XXe anniversaire de la J.C.C.canadienne en 1952, au programme d’études et d’action de l’année qui vient et de la Semaine nationale des Jeunes Travailleurs qui aura lieu désormais au mois de novembre de chaque année.Quelles qualités et quelles aptitudes sont requises ches le prêtre ?Que doit être l’apôtre de ces hommes et de ces femmes ?Tels sont parmi d’autres, quelques-uns des problèmes qu’étudie Simon Ligier dans ESSAI DE PSYCHOLOGIE PASTORALE.Tous ceux qui se préoccupent du retour à l’Eglise des masses populaires, bien plus encore tous les membres des clergés paroissiaux, doivent lire ce remarquable ouvrage, douloureux par sa réalité mais réconfortant par l’esprit qui l’anime et l’ensemble des remèdes qu’il propose.ESSAI DE PSYCHOLOGIE PASTORALE par Simon Ligier est en vente aux Editions Ouvrières, 1019, rue Saint-Denis, Montréal.LA.0852.$3.75 (par la poste $3.85).compris que les problèmes fondamentaux se ramènent à la famille, au mariage, à l’amour.Elle s'adresse également i tous ceux qui s’intéressent à la jeunesse; les prêtres et tous les éducateurs y trouvent un puissant moyen d’approfondir leur influence sur elle.On peut s'abonner à cette publication bimestrielle pour la somme modique de $2.00 par année, en s’adressant au Service Général d’Abonnement Benoit Baril, 4234, rue de la Roche, Montréal-34.Un numéro spécimen sera envoyé contre envoi de 15 cents en timbres.Les Dames qui ont des vieux lainages et qui désirent faire faire des couvertures, veuillez téléphoner à HO: 4667.Filles et garçons Une revue jeune, faite par des jeunes, pour les jeunes Filles et Garçons est vraiment une revue unique au monde, ce qui n’a rien pour surprendre quand on sait que son fondateur est le chanoine Jean Viollet.Courageusement, lucidement, elle pose le problème de l’amour et du mariage devant les jeunes.C’est une école pratique de vertu et de réflexion, qui prend les jeunes où ils sont pour les conduire où ils doivent aller. Ur DECEMBRE 1951 LE FRONT OUVRIER- PAGE 5 Propos féminins Le gros chien va te manger \ i ?.Cauchemar d'enfant — Education négative La peur et ses conséquences Cris d'enfont L’autre nuit, chez les Dubois, toute la maisonnée fut éveillée par les cris du petit Paul.Le bébé, âgé de trois ans, faisait un affreux cauchemar.Sa jeune maman se précipite dans sa chambre et le trouve en transpiration et tout tremblant.—-Qu’est-ce Que tu as mon petit ?—Regarde, maman, le gros chien sur mon lit.Et, Paulo se jette en pleurant à chaudes larmes, dans les bras de sa maman.L'obéissance par les menaces Louise a la lamentable habitude des menaces pour se faire obéir.Hier encore elle se souvient avoir inconsidérément dit à son petit: "Le gros chien va te manger si tu ne veux pas dormir." Elle n'avait pas vu toute l'importance que prend dons l'imagination d'un enfant une phrase quelconque dite sans réflexion.Il ne vient pas à l'idée d'un garçonnet de trois ans que sa maman peut mentir.Tout est vrai quand c'est momon qui le dit.Elle s'en rend compte en ce moment.Rien ne peut calmer Paulo.Elle cherche dans sa tendresse tous les mots affectueux.Aucune preuve, aucun raisonnement ne peut convaincre l'enfant qu'il est impossible qu'un chien soit entré.Le chien, il doit être là sous le lit.Poul est certain de l'avoir vu.Poule lo peur Lo jeune Madome Dubois est consternée de constater que son fils connaît la peur.Elle n'aurait jamais cru que ce soit possible à son âge.Elle ! était si certaine que les tout-petits oublient à mesure, les choses qu'on leur dit.Et toutes ces histoires de bonhomme sept heures et de quêteux qu'elle raconte en fronçant les sourcils pour que l'enfant soit sage ! Que deviendrait Paulo ?Que deviendra Paulô se demande la maman, s'il grandit dans cette atmosphère de crainte, de peur ?Elle se rend compte que tout son avenir peut être influencé si sa méthode d'é-ducatiop ne change pas.Comme elle regrette! La nuit lui paraîtra longue tellement elle a hâte de se reprendre, de corriger les mauvaises impressions que ses attitudes négatives ont laissées chez son fils.Elle voudrait réparer, veiller toute la nuit sur lui pour être là à la moindre alerte.Elle se sent si péniblement coupable.Heureux cauchemar Heureux cauchemar pourrions-nous dire qui a lancé le signal du danger dans l'intelligence, le coeur et la volonté de la jeune maman de Paulo.Elle auroit pu si facilement nuire sérieusement à son fils .Mme Lucile Gauthier Joute saison 50 "JO PATRON EN FRANÇAIS C-5010 12-14-16-18-20 ans—Prix: 75c Voici un ensemble de belle allure, pouvant se porter en toute saison.Le gilet avec ses deux pinces à l’épaule est enjolivé d’une manche trois-quarts, terminée par un poignet.Un collet à pointes, pouvant se porter relevé, surmonte l’ouverture, retenue par trois boutons.La ligne de taille est très ajustée et permet un heureux contraste avec le plissé du corsage.La Jupe, très sobre, s’enjo live d’un pli creux sur le de vant ainsi qu’au dos.Pour la confection de l’en semble, un 14 ans requiert verges Ai dans un tissu de 48 de largeur.Le manteau seu lement n’en prend que 1 verge %.Pour commander ce patron, inclure un bon de poste et bien indiquer le No C-5010, la grandeur désirée, votre nom et adresse au complet.Les timbres ne sont pas acceptés Adressez à: L’ELEGANTE C.P.No 54 Ville Saint-Laurent, Qué.Jubilé pour jeunes filles le 6 décembre Sous le patronage de Son Excellence Mgr Paul-Emile Léger Le Centre Maria Goretti, entreprise apostolique dont le but est de protéger, orienter les jeunes filles sans foyer à Montréal, organise un jubilé pour jeunes filles le .eudi, 6 décembre.Le ralliement se fera au Local des loisirs du Centre Maria Goretti, 3840 chemin Reine Marie (au bas de l’Oratoire Saint-Joseph), dès 7 heures du soir.Les autobus se met-(Suite à la page 10) Ni couleur ni drapeau Patriotisme et charité La charité et la reconnaissance n’ont ni couleur ni drapeau, ou plutôt elles se pratiquent sous toutes les couleurs et sous tous les drapeaux; la croix est leur étendard.Quelle que soit notre nationalité, nous sommes tous frères, et j’ai vu ce principe enseigné de façon admirable par une Institutrice à ses élèves.Permettez que je vous raconte: Une garde-malade canadienne-françaLse au service de la ville de Montréal dispensait ses soins dévoués dans une école de langue anglaise.Or cette garde-malade tomba malade et pour de longs mois dut garder le lit.Quelle ne fut pas sa surprise de recevoir une lettre d’une fillette, se faisant l’Interprète des compagnes de sa classe pour exprimer leurs regrets de la savoir tellement éprouvée et offrir des voeux de prompt rétablissement.Son émotion fut aussi très grande.L’institutrice était l’Instigatrice de ce geste.Deux races plusieurs fols séculaires vivent côte à côte dans un pays nouveau et d’avenir prometteur.Deux races appelées à former une grande nation.Les parents et professeurs bien pensants ont beaucoup à faire pour donner à la génération montante ce patriotisme Intelligent qui doit être basé sur la charité chrétienne.Le fanatisme sera alors un vain mot ! O L.LES _______ Madeleine biscuits a la guimauve RECOUVERTS DE CHOCOLAT PUR Nos spécialités GATEAUX MAY WEST — CROQUETTES PETITES TARTES COMPAGNIE DE BISCUITS STUART Liée ALFRED ALLARD Président 235, Laurier O., Montréal.MARCEL ALLARD Gérant général Cr 2165 *Tôufe la famille est -contente et mes repas sont vite préparés quand je sers les saucisses moRm tendres et dodues" 4 SAUCISSES 6622^290 PAGE 6 LE FRONT OUVRIER lér DE 'y fiaMP* Lorsqu'en 1945 se fondoit à Beouhornois lo Coopérative Cité ouvrière familiale, on était loin de prévoir les belles réalisations que l'on admire aujourd'hui: 46 belles maisons uni-fomilioles avec du soleil et le champ libre tout outour, sur des terrains de 150 pieds de profondeur par 50 pieds de largeur, permettant ou propriétaire de posséder, en plus d'une cour de jeu pour les enfants, un espoce amplement suffisant pour faire un jardin.Minimum de bien-être nécessaire Ce projet que plusieurs au début, qualifiaient de chimérique, était déjà bien ancré dans l'esprit des pionniers au coeur apostolique ouvriers de la L.O.C.qui n'avaient pas un sou vail-lont dons les poches, mais possédaient une confiance sans borne en la Providence, voulaient aider la classe ouvrière.Ils avaient compris qu'un minimum de bien-être matériel est nécessaire aux corps pour rooprocher les âmes de Dieu.Partant de ce principe, ils se dirent: "aidons l'ouvrier à se mettre chez lui, oidons-le à construire une maison qui sera la sienne dans un coin paisible et ensoleillé et nous ourons déjà gagné une partie de son coeur." Ma/gré les épreuves On se rappelle encore avec émotion le souvenir de ces quelques ouvriers de lo première heure, sacrifiant gaiement leur temps libre pour édifier la première maison qui servira de pierre d'angle à cette oeuvre éminemment sociale qu'est l'Habitation ouvrière familiale.On se rappelle encore l'unique maison qui semblait perdue sur cet immense terrain.Comme un phare cependant, elle attirait déjà le regard des passants.L'année suivante, une autre maison s'ajouta à la première et en 1947, avec la troisième maison, vint l'épreuve qui faillit faire crouler l'oeuvre: un matin d'octobre, les ouvriers étaient à travailler comme à l'habitude, lorsqu'un échafaudage croula sous leurs pieds; deux ouvriers dont l'un était le propriétaire de la maison en construction, furent transportés à l'hôpital, les jambes fracturées.Tout, jusque là, s'était fait à la bonne franquette, personne n'ayant pensé à prendre des assurances pour défrayer le coût des accidents probables et assurer la vie des familles éprouvées.Mais la charité fut plus grande que l'épreuve; Dieu n'abandonne pas ceux qui l'aiment.La maison s'édifia quand même et quand l'accidenté sortit de l'hôpital, ce fut pour entrer dans sa maison qui, sans être complètement terminée, était bien habitable.Le chantier grandit En 1948, on se risqua à construire trois maisons, toujours avec ie même procédé et la même bonne volonté: la coopération de tous les membres qui sacrifiaient leur temps libre.En 1949, on construisit 10 maisons; en 1950, 12 maisons et finalement en 1951, 18 maisons.En tout, 46 belles et grandes maisons de 28 pieds par 30, qui comptent les unes, sept pièces et les autres, huit pièces.Au premier plancher, il y a cuisine, salon, chambre, dépense et chambre de bain; au second plancher, il y a 4 grandes chambres.Le plancher de la plupart des maisons est en merisier et toutes ces maisons ont une cave de sept pieds de hauteur avec plancher de ciment.Ces maisons spacieuses sont alignées avec goût le long d'un boulevard très large comprenant deux rues à sens unique avec au centre, un large espace pour une pelouse.Ce boulevard grâce à la bonne coopération de la cité de Beouhornois, deviendra ovant longtemps l'une des plus belles rues de cette ville.Le respect des valeurs familiales Lo Cité ouvrière familiale de Beouhornois a pour but ultime le respect des valeurs familiales; elle veut amener ses membres à coopérer entre eux Dour protéqer leurs intérêts économiques et sociaux et particulièrement leur faciliter l'accès à la propriété d'une habitation familiale à logement unique, offrant toute garantie d'hvgiène et de confort.Mais elle veut tout d'abord faire ressortir la valeur sociale de la famille.Tout le monde sait que l'institution fami- Voici quelques membres de la CIT1 LIALE: de fauche à droite, MM.Jacqt Montpetit, Marcel Longtin, J -Paul Li l’abbé Thibert, aumônier, Martin Théri gérant, Réal Péladeau, Palma Thisdale, natlen Haches, Julien Gagnon et Jean Voici quelques-unes des 4t maisons unifamiliales de la Cité la magnifique Croix du chemin, don d’un groupe de citoyens de Beau viennent réciter le chapelet durant le mois de Marie.A remarquer une pelouse qui sera décorée plus tard par une rangée d’arbres et di ¦4—M.Florian CHARRON, président de la coopérative d’Habltation: CITE OU- VRIERE FAMILIALE DE BEAUHARNOIS.M.Antoine PROl membre de l’Instlt populaire et géra CITE OUVRIERE ALE DE BEAUHAI PRESIDENT LA CITEE OUVRIERE FAMII A CONSTRUIT 46 MAIS OUVRIER lér DECEMBRE 1951 PAGE 7 Ml DALE DE BEAUHARNOIS AISONS UNIFAMILIALES VÇf ; J - • • k » j, \ « f s r* ^ K'J-j-, V .jnillales de la Cité Ouvrière Familiale de Beauharnois.A remarquer de citoyens de Beauharnols devant laquelle les ouvriers et leur famille arle.A remarquer également la rue très large, séparée au centre par angée d’arbres et de fleurs.Florian CHARRON, nt de la coopérative atlon: CITE OU- E FAMILIALE DE LARNOIS.M.Antoine PROULX,-membre de l’Institut Social populaire et gérant de la CITE OUVRIERE FAMILIALE DE BEAUHARNOIS.GÉRANT tembres de la CITE OUVRIERE FAMI-droite, MM.Jacques Boudreault, J.-B.ongtin, J.-Paul Laberge, M.Lamothe, nier, Martin Thériault, Antoine Proulx, d, Palma Thisdale, Louis Thériault, Don Gagnon et Jean-Paul Bourassa.liole est battue en brèche et il est souverainement juste que l'on s'attache à lui redonner sa place d'honneur.C'est pourquoi l'on facilite à la famille l'accès à lo propriété de sa moison.Le père de famille o le devoir de loqer sa femme et ses enfants, comme il o l'obligation de les nourrir et de les habiller.Il est donc tout à fait raisonnable et souverainement important que ceux qui le peuvent fassent tout en leur pouvoir pour l'oider à se procurer sa maison.Les moyens matériels L'ouvrier, en général, est pauvre d'argent, mais il o bon coeur et bon bras; l'on sait aussi que l'homme apprécie lo valeur d'une chose d'après les sacrifices exigés pour l'obtenir.Aussi demonde-t-on à l'ouvrier de construire lui-même la plus grande partie de sa maison; et s'il y o plusieurs ouvriers, ils unissent leurs efforts pour construire autant de maisons qu'il y a de propriétaires et l'on éDorgne ainsi une bonne moitié du coût de la construction.Quelle occasion pour tous ces ouvriers de fraterniser! On a vu des exemoles touchants de charité fraternelle, comme par exemple: les sociétaires décident d'un commun accord de continuer les travaux de construction de la maison d'un compagnon malade, ou encore, de s'engager à terminer la maison d'un compagnon en cos de mort, afin aue so veuve puisse abriter sa famille.Les règlements de la coopérative demandent que chaque ouvrier fournisse un minimum de trois heures de travail par jour; ils demandent également, en cas d'obsence d'un ouvrier, qu'il pourvoie à se trouver un remoloçont pour ne pas retorder les travaux.Pour ce qui est des terrains et des matériaux de construction.après entente avec des compaanies de crédit et avec l'aide d'âmes généreuses oui veulent rester ononvmes mais aue Dieu bénit, la coooérotive s'est enqaoée o fournir le terrain à chacun pour un prix a lo portée de so bourse et à fournir les matériaux qui, étant achetés en gronde quantité à la fois, oboissent encore le coût de la construction de telle sorte au'en éparonont sur le coût de la main-d'œuvre et éoaronont aussi sur le coût des matériaux, on o réussi a construire ces maisons pour moins de $5,000.00.Des maisons unifamiliales On a construit des maisons unifamiliales pour lo bonne raison que le sociétaire veut être maître chez lui.L'Habitation familiale, c'est la maison à logement unique.Elle semble nécessaire o l'épanouissement de la famille normale.Cela découle du principe suivant: le but premier de la moison, c'est de loger la famille, non pas de rapporter des dividendes.D'ailleurs quand un homme possède so propre moi- son, il trouve de l'intérêt à l'entretenir, à l'embellir, à cultiver un parterre tout autour d'elle.Elle l'empêche de s'attarder ou club ou à lo taverne.Il s'y attache et y attache les siens.Il crée une tradition familiale qui est la plus sûre garantie de stabilité.Le gérant On ne saurait terminer sans dire un mot du gérant de cette coopérative: Monsieur Antoine Proulx qui a été et qui est encore d'un dévouement remarquable.Travaillant de nuit à l'usine, il s'est mis à la disposition des ouvriers à n'importe quelle heure du jour sans jamais avoir demandé la moindre rémunération pour les lourdes responsabilités que comporte nécessairement l'administration d'une telle entreprise.A lui et à tous ceux qui l'ont, de près ou de loin, assisté dans son travail, les ouvriers de cette coopérative doivent un gros merci.On plante une croix Dans le but d'attirer les bénédictions divines sur cette oeuvre, la Coopérative a eu l'idée de planter une croix à l'entrée de ses terrains.Pour cela comme pour tout ce qu'elle o fait auparavant, elle a recouru à la générosité des citoyens de Beau-harnois qui, comme d'habitude, répondirent avec enthousiasme à la petite souscription lancée à cette occasion.Les membres de la Coopérative, la Cité ouvrière familiale de Beauharnois tiennent à remercier chaleureusement tous les généreux donoteurs qui ont ainsi permis d'élever le magnifique calvaire à l'entrée de la Coopérative. PAGE 8 LE COIN DES JEUNES LE FRONT OUVRIER' Ur DECEMBRE 1951 Quel beau payjf i NI loi KM i: “EN VILLE" — Maman, maman! regardez, il neige’ Lentement de gros flocons duveteux tombent d'un ciel lourd.Madame de Boisfranc rejoint Ghislaine auprès de la fenêtre.—Nous n'avons pas encore nos vêtements d'hiver! Tante Bernadette a dit qu'il nous fallait ici des lainages comme en n'en porte pas en France.—Ne t’inquiète pas, ma chérie.Souviens-toi, oncle Louis a dit que les premières neiges ne restaient pas Nous avons encore le temps de faire nos emplettes avant que l'hiver ne s'installe définitivement.•—C'est vrai; il n'y a que le gazon Par Béatrice Clément Chapitre 17 I —Qu’est-ce que ça veut dire: i bordée de la Sainte-Catherine?i I questionne Aline.—Une bordée c’est une chute de neige, si tu veux.Souvent vers le I 23 novembre nous avons une grosse j bordée qui ne fond plus; c'est l'hiver.Madame de Grandpré déplie un journal.—Voici quelques réclames.C’est i un peu pour ça que je suis venue ( ce soir.Il ne faudrait pas atten , dre trop longtemps pour songer à I la tenue d'hiver de tout ce petit j monde.—Oh! tante, faites voir.C’est une ruée vers le fauteuil de tante Bernadette.Commentai-)¦ res et appréciations s'entne-croi- Les Mots Croisés du Front mm m if Le Concours de novembre Les réponses sont nombreuses et lo lutte est très serrée entre les concurrents du concours pour les élèves de 2e, 3e et 4e années.La semaine prochaine, nous serons en mesure de décerner les prix aux gagnants.to ir T mmr r un *1 HBT T _ j « JLLMXBL T ¦ 7 i JULU B i ¦ .JL juono r™ JEWJUJM 1 1 r TB 1 1 i 1 1 U 1 1 ¦JL M JLL HORIZONTALEMENT 1—Qui peut être corrigé * — Apre «u goût — Erreur» • — tort — Interjection qui mar- que 1» dégoût — Légumineuses.Solution du problème de U semaine dernière qui soit un peu blanc.Sur le trottoir et dans la rue la neige fond à mesure Tout de même j’ai hâte de voir comment seront nos costumes d'hiver! —Ma.man! (C’est Claude qui appelle.) Tante Bernadette, au téléphone.demande si elle peut venir ce soir.—Ne crie pas.mon petit lapin; je viens.Allô! Bernadette.Oui, viens ce soir avec ton mari, il y a longtemps qu'on ne vous a vus.Alors, à tout à l'heure.• —Oncle Louis, quand est-ce que la neige va rester?demande Gérard ce soir-là.Les Bertrand nous parlent tout le temps de ski, de glissades, j'ai tellement hâte.¦—Mon pauvre petit, ce n'est jamais à la même date deux années de suite.On parle beaucoup de la bordée de la Sainte-Catherine, mais il ne faut pas trop s’y fier.sent.—Oh, les jolis ensembles pour frères et soeurs! —Le chic costume de ski! —Regarde ici, on dirait une combinaison d'aviateur.—Ah, les drôles de vareuses à carreaux! —Tiens, des mouffles.—Tante Bernadette a dit que ça s'appelait des mitaines, ici.—Les amusantes bottes! Elles se mettent par-dessus la chaussure?Les mamans organisent une expédition chez Dupuis.—Nous pourrions y aller ensemble et nous diviser en trois groupes au magasin, propose madame de Grandpré.Inutile de faire assister les petits aux achats des grands et vice versa.—En effet, approuve madame d’Alcourt; ce serait trop long et fatigant.Je pourrais amener Alain et Philippe avec François et Hughes chez les garçons pendant.—Oh, tante! s’écrie Philippe; est-ce que je trouverai là un manteau bleu avec un ceinturon rouge comme ceux que vous allez acheter pour Bernadette et Aline?Je voudrais tellement être habillé comme elles! —Ne crains pas, si l’on vend de ces manteaux pour garçonnets de ton âge tu en auras un, lui promit sa mère, et le trio jubile.Samedi matin oncle Louis vient ! chercher ses belles-soeurs et les enfants.Tous ne pouvant prendre { place dans sa voiture, les aînée sont partis depuis un quart d’heure par le tramway.On se retrouve au pied du grand escalier, chez Dupuis.Là, oncle Louis régale ses neveux d'une glace, histoire de leur donner du courage pour la matinée.Puis on prend rendez-vous pour midi et quart à la chapelle Notre-Dame-de-Lourdes.Grâce à la division du groupe, les achats s'effectuent rapidement.—Pourquoi oncle Louis nous a-t-il dit de le rencontrer dans un chapelle?demande Philippe en sortant du magasin.• —Mais.une église est bien le meilleur endroit pour se retrouver, répond sa tante.Ceux qui arrivent les premiers ne risquent pas de s’ennuyer en attendant les autres.Et puis, ton oncle a voulu vous faire connaître cette chapelle pendant que vous êtes dans le quartier.—Oh.maman, s’écrie Hugues; regardez, il y a une grande église de l’autre côté de la rue! U U EI S IS IEIS — Cub* t Jouer — Mote.— Condition de* corpe teomérM.— Bxteter — Souverain.— Pronom personnel — Souverain — Ville de Chaldée.— Unité de travail — Triage — Téta d'une tira de blé.— ¦au congelée — Peut rutaaeau — Métal Jaune.— La planète que noua habltona — Chemin bordé do malaona — Condiment — *m ployer VERTICALEMENT — Sonnerie pour rallier — Principe de vie — Unité de metiire pour le bote de chauffage — Poeeeeair — Métal Jaune — Lieu oil l’on demeure.-Zpoque — Grande étendue d'eeu ¦elée — Gelée dea eaux.— Cube à Jouer — Enlever -Consolider — Peut rulaeeau.— Se dit d’un cheval à robe brune — Colères.-Parcouru des yeux — Qui a de gros os.— Saison — Défense de sanglier — Consonnes jumelles.Aller ç* et lt a l'aventure — Parasite de l’homme.Crochet de fer — Allonger.—C’est l’église Saint-Jacques, dit Louis de Grandpré qui irrive justement.—Quelle drôle d’idée de cons' truire une chapelle en face d'une église.—Notre Dame de-Lourdes a été construite spécialement pour la Congrégation d'hommes de la paroisse Saint-Jacques.—Ah, je comprends.—J’ai un manteau comme ceux de Bernadette et Aline! triomphe Philippe.—Bravo! J’espère que tout le monde est content.—Oh oui, oncle Louis! C’est amusant.nous avons des bas en grosse laine, à mettre par-dessus nos chaussures! et des caoutchoucs ensuite! Les plus jeunes ne sont pas encore arrivés.Après quelques minutes de prière les enfants se lèvent et font le tour de la jolie chapelle romane.Au-dessus du maître-autel il y a une statue de la Vierge Immaculée avec la bergère de Bar-très à ses pieds.Bernadette tient un cirge allumé.—Ce n’est pas un vrai cierge, souffle Philippe, c’est une petite ampoule électrique.—-J’ai retenu une table chez Pierre, dit oncle Louis quelques instants plus tard lorsque, le groupe au complet, on repart.C'est un agréable restaurant français à deux pas d’ici, où l’on mange très bien, (à suivre) ANNONCES CLASSIFIEES J A.PIGEON Enrg.Child et Albert PIinii, prop.VALISES - SACOCHES et ARTICLES DE Cl IR Chautaareo ‘’Slater” poor hommes Cordonnerie modern# • * rue Wellington-Nord.Sherbrooke TA.2-3424 LES TRIBULATIONS DU PERE LAFRAISE OMER BLANCHARD Distributeur d’huile à chauffage IMPERIAL Ne 1 CL.4502 Cours PAR CORRESPONDAN CE — Enseignons Français Anglais, Arithmétique Compta bilité, Sténographie, Dactylogra phie Diplôme accordé pour cha que matière.Propertus gratuit sur demande Adressez: COURS PRATIQUES BILINGUES Enrg.Casier: 66, STUYACTN THE, P.Q.FERNAND PION Assurances générales 584 rue Cadillac, Montréal T l TU: 2839 Fx dirigeant joeiste & BOZO- By Foxo Reardon Ur DECEMBRE 1951 PAGE 9 LE FRONT OUVRIER J It te demande par / don t Jf sais depuis ' longtemps des choses que tu n'appren____, dras Jamais à Fécole ! Ç) Tiens voiri encore le neveu d'Elmer qui s'en =a va à l’école ! ' Tu fais encore l'école buissonnière ?mm Tu es un ignorant, un paresseux, un irrespon- y~ ponsable I / Oh, le voiri Bonjour, vieille yj branche ! Si l’officier de poli ce t’aperçoit, tu vas payer plus que cela ! it Bonjour N.Dieutne-garde ! Passe-moi quel ques-uns de tes livret ! Encore des mots de trois dollars ! 221 ° T " Tu t’en vas \\ Certainement, à l’école ?/ voye* mes livres ! Je vais aller vous reconduire au cas où vous pourries vous égarer C'est difficile de lui échapper ! Ce sont mes livres, monsieur ! On ne sait jamais 1 jjiSIPg Voici l’école! pouvons plus nous égarer ! Nous ne » "U y avait une j \ ^7) 1ère année Adieu carottes, si je ne parviens pas à m'échapper! .t m /a C’est ma classe ! Vous .pouvez me laisser! WWW BROS CARTOO*S,~INC.*- Le St-François .(Suite de la page 11) A MONTREAL (Par Georges E.Lafortune) MONTREAL, 26.(DNC) — Le Royal, forcé de s’exiler du Forum à cause des Ice Capades, a terminé la première semaine de son voyage-suicide, avec le bilan: 1 victoire, 1 défaite en deux joutes.Ces deux parties les ont relégués au quatrième rang, dans le classement de la Ligue senior.Mercredi dernier, ils visitaient les Sénateurs de Bill Durnan.Après une période supplémentaire, les nôtres l’ont emporté au compte de 7 à S.Legs Fraser a été très faible dans ses filets et Bill déclarait après la partie, *110 poteau aurait fait mieux que Legs ce soir” ce qui laisse pré- voir un nouveau cerbère d’ici peu pour Ottawa.POTINS.Adjutor Côté sera probablement échangé pour Martial Pruneau des As après avoir été suspendu par la direction du Sherbrooke.Dollard St-Laurent, le meilleur joueur de défense du circuit Slater, fera probablement le saut avec les Canadiens dès jeudi contre les Maple Leafs de Toronto.Claude Dolbec et Gilles Tru-del, deux anciens porte-couleurs des Royaux et du Shawinigan, forment avec Renaud l’un des meilleurs trios avec les Alouettes de St-Jérôme de la Ligue provinciale.Réal Chèvrefils, ancien membre des Flyers de Barrie, se signale dans la Ligue américaine.11 a déjà été la propriété des Canadiens, mais son nom a été rayé de la liste du club local i la sugges- tion de Sam Pollock qui ne le croyait pas capable de se faire valoir dans les rangs professionnels.A VALLEYFIELD (Par Jean-Claude CHARETTE) VALLEYFIELD, 26 (DNC) — Une semaine, coûteuse pour nos Braves, vient de s’écouler.Mercredi matin dernier nos porte-couleurs partaient pour le fameux voyage-suicide; ils devaient Jouer le soir à Québec et le lendemain soir à Chicoutimi.Sur la joute de Québec, nous ne sommes au courant que de ce que vous savez tous; les compteurs, le vainqueur et le nombre de personnes présentes au fameux Colisée.Mais le lendemain soir, nous avons appris que encore une fois la population de Chicoutimi prend une part trop active aux joutes dis- putées sur sa glace; nos Braves enregistrèrent un but que l’arbitre alloua puis, probablement sous une influence quelconque, changea son verdict en l'annulant.La discussion étant ouverte, Blakc eut le malheur de mettre le pied sur la glace et fut expulsé de l’Aréna.Est-ce que les lois du hockey sont justes, car ici, dimanche dernier, contre Ottawa, Durnan traversa la patinoire d’un côté à l’autre, pour ensuite se débattre autant qu'il le pouvait et enfin réintégrer sa place sans que l'arbitre lui dise même un mot.Toutefoil, pour Blake les règlements reprennent leur vigueur et Toe est expulsé; si Irvine, le capitaine, argumente, il reçoit une punition de mauvaise conduite; s'il continue, il reçoit une punition de match.N’est il pas notre capitai- ne et si, à son tour son assistant tente d’intervenir, il n'a même pas le temps de parler et, lui aussi, se voit coller une mauvaise conduite.Imaginez une mauvaise conduite au joueur qui, l’an dernier, recevait le trophée Bing de Vimy: Larry a dû beaucoup changer dans ce dernier voyage; nous avons peine à le reconnaître.Peut-être fallait-il que les Chics remportent cette victoire.?Blake a mis un protêt sur cette joute?Qu'arrivera-t-il?A chaque fois que Toe a mis un protêt sur une joute, on n'en a jamais eu de nouvelles par la suite.C'est vrai que c’était contre le Royal.Peut-être que les lignes qui concernent la joute de Chicoutimi ne sont pas l'exactitude même; nous tenons ces renseignements d'un partisan des Braves qui s'était rendu i Chicoutimi. LE FRONT OUVRIER PAGE 10 Wr DECEMBRE 195! Dessureault brille pour Saint-Jérôme Que faites-vous Deux milliards de Québec et Trois-Rivières supplanteront-ils le National de Pete Morin en 2e place?(par JEAN-PAUL LEBUIS) MONTREAL, 26.(DNC) — La ville de Québec est certainement très bien représentée dans le circuit llorwood.Phil Watson, instructeur des Citadelles de Québec, semble être très satisfait de la tenue générale de son club.Il est en train de devancer le National de “Pit” Morin, qui occupe la deuxième position du circuit.Le président du circuit Junior, Georges "Buster” llorwood déclare les incidents Bruce Cline et Jim Bartlett clos, d'après les rapports reçus de ses arbitres.Félicitations au président Horwood, pour la manière dont il dirige le circuit Junior.Ce cerbère est peut-être le meilleur du circuit Horwood — Mantha aligne des joueurs combattlfs — Belle tenue contre le Canadien junior et le National — Sympathie de l’assistance nécessaire (par ROBERT LIMOGES) SAINT JEROME, 26 (D.N.C.)— Malgré le pointage 4 2, le Cana- en jouant contre Il est déplorable de voir cer- ______________________________________________ __ ________ tains amateurs de hockey montrer «jien junior a triomphé avec beaucoup de difficulté peu d'esprit sportif a I egard des je c|ub |0fa| jors ,je joute disputée ici le 21 novembre.Boileau, T*-’ I|I>|1 assisté de Pilon enregistra le premier point.Rousseau, aidé de Pilon .*." " * et Beaupré, compta le second.On se rappelle que Pilon se signala particulièrement durant toute la partie.Sans PARTI-PRIS, le Saint-Jérôme junior, avec quelques chances “bien justes” de la part d'un certain officiel, remportait aisément la victoire.tons que des incidents de ce genre ne se répètent pas de sitôt.Le club Trois-Rivières de l’instructeur Jack Toupin va bon train.Avec des vedettes telles que Pierre Brillant, Claude Saint-Jean, et autres, il ne faut pas être surpris de voir d’ici quelques jours, cette (Suite à la page 11) Mais, dimanche dernier, les “IMBATTABLES” du National Jr essuyèrent une défaite, i leur grande surprise, en rencontrant les Jérô- Où cet argent va-t-il?Eb bien! par exemple., A U FIN DE L'ANNÉE 1951 DE LA B de M $«44,306,336.93 étaient prêtés à quelques vingtaines de milliers de Canadiens de tous les milieux .agriculteurs, pécheurs, marchands de bois, éleveurs .aux simples particuliers dans tous les coins du pays .aux entreprises commerciales et industrielles pour toutes sortes de production .aux gouvernements provinciaux et municipaux et aux commissions scolaires.Ces prêts accusaient le plus haut chiffre de fin d’année dans l'histoire de la Banque, en dépit d'un effort consciencieux pour restreindre les prêts étrangers à la 'défense, en collaboration avec la politique anti-inflationniste du Gouvernement $976,950,629.76 étaient placés en bonnes obligations du gouvernement et autres valeurs publiques ayant un marché étendu.Ce chiffre ne dépassait pas leur valeur sur le marché.En outre, la B de M détenait 1131,225,133.10 d'autres va* leurs, représentant surtout des crédits in- $2,085,187,091.60, pour être exact.C’est ce que nos 1,800,000 clients avaient en dépôt i nos 572 succursales, le 31 octobre 1951 — la fin de la 134e année de la première banque au Canada.Plus de la moitié de cet argent consiste dans l’épargne individuelle.dollars difficilement gagnés, qui vont assurer au déposant une réserve d’argent pour l’avenir.Et, aux mains de la B de M, ces deux milliardi de dollars sont une force puissante qui travaille en vue d’un avenir meilleur pour le Canada et pour tous les Canadiens.LE BÉNÉFICE DE 1951 Après avoir acquitté tous les frais généraux, y compris les salaires, bonis de vie chère et indemnités du personnel, et après avoir fait, provision pour l'imprévu, et pour ('amortissement des immeubles, du mobilier et du matériel de la Banque, la B de M accuse, pour les douze mois à fin octobre 1951, un bénéfice de.$10,356,373.66 Provision pour impôt sur le revenu fédéral et pour impôts provinciaux.5,001,000.00 Soit un bénéfice net de .•••••».$ 5,355,373.66 CETTE SOMME A ÉTÉ RÉPARTIE COMME SUIT: Dividendes aux actionnaires .$ 4,320,000.00 Solde au compte de Profits et Pertes .$ 1,035,373.66 miens, qui ont obtenu 6 buta contre 5.Les nôtres, du premier au dernier, ont donné un vrai beau spectacle de hockey.Pour commencer par le cerbère Dessureault, il fut tout simplement extraordinaire durant les trois périodes, malgré 2 blessures au genou.Rien de téméraire en le déclarant le meilleur gardien de buts de TOUTE la ligue.Pour peu qu'on l'observe, on verra que ses arrêts ne viennent pas “d'un adon' ou du hasard.Dana cette partie mémorable, Rousseau répliqua en 1.15 m.au point de Goyettedu National (.45); Plante s’occupa du 2e (6.42) et Boileau, qu'on peut citer “L’ETOILE” de cette joute, a fourni 2 buts à son club (2e période: 124; 3e période: 9.55).L’asSistance a bien applaudi son magnifique travail.Puis Lapointe, dominant une indisposition physique, accrut l’enthousiasme du public quant, à la 3e période, il favorisa son équipe d'un but.Enfin, Pilon, le “POINT DE MIRE” de ses coéquipiers et des spectateurs, enregistra un autre but pendant la 3e période (8.32).Il suffit maintenant de conclure que le jeu du St.Jérôme Jr prend un tournant encore plus prometteur.Ce qui l'aidera, c'est l'assistance.Nos joueurs demandent l'encouragement d’un plus grand nombre de partisans; c’est normal et légitime.On peut facilement admettre que le jeu de la ligue Jr, en général, captive plus que celui de certains grands clubs.Qu’on se le dise et qu'on vienne SOUTENIR nos joueurs dans toute leur fougue.Je vous garantis que vous ne le regretterez pas et que vous aurez la tentation de revenir à chaque fois qu'ils évolueront.Jubilé pour .(Suite de la page 5) tront en marche à 7.15 heures précises.Son Excellence Mgr Paul-Emile Léger adressera la parole aux jeunes filles à la visite de la Cathédrale.Ce jubilé veut grouper non seulement les jeunes filles du Centre Maria Goretti, mais aussi toutes celles employées, soit dans les bureaux, usines, magasins, restaurants, maisons privées, hôpitaux ou affleura qui n’auraient pu profiter encore de ce précieux avantage de l’Année sainte.Celles-là voudront bien ne pas retarder à retenir leur place en réclamant leur billet au bureau de l'administration du Centre Maria Goretti, 3840 chemin Reine-Marie, AT.5405.du'triel* 1 court terme.$216,011,232 69 étaient gardés en espèces dans les voûtes de la B de M et en dépôt à la Banque du Canada, toujours disponibles pour répondre aux demandes d'argent des déposants.EN TOUT, LA S de M A UN ACTIF DE .$2,221,630,314.45 POUR PAYER TOUT CE QU EUE DOIT A SES DÉPOSANTS ET AUX AUTRES, SOIT UNE SOMME DE .2,133,096,232.49 IA B de M POSSÈDE DONC, EN PLUS DE TOUT CE QU’EUE DOIT, UNE SOMME NETTE DE .S 86,534,081.96 Ce chiffre de $88.531,081.96 est fait de l’argent que les actionnaires ont souscrit et, dans une certaine mesure, des profits qui, de temps en temps, ont été gardés dans Centre, prise pour élargir les services de la Banque et mieux protéger les déposants.AU SEIVICS DES CANADIENS •ANS TOUTES IIS SPHitES •¦ IA VII 0EPUIS 1617 rmmmaKMi Banque de Montréal ^ld nduf tut f Pv^-vvw PV •F ^-TWWVVvq NOUS AVONS 53 SUCCURSALES POUR VOUS SERVIR DANS LE DISTRICT DE MONTREAL La guigne .(Suite de la page 11) sation devra se surveiller car la faible différence qui existe dans le classement risque, à chaque instant, de faire descendre une équipe de première division dans la seconde.A Québec, la confiance est revenue et les assistances sont toujours stables.Quand mangerons-nous lo tracteur ! Entendu dans le tramway—Dans les premiers temps de la colonie, on se servait des boeufs pour les travaux de ferme et l'on mangeait du cheval.Quand on a commencé à utiliser le cheval comme moyen de traction pour les travaux de ferme, on s’est mis à manger du boeuf; aujourd’hui, le tracteur remplace le cheval sur la ferme, il nous faut donc manger du chevaL Mais quand on remplacera le tracteur sur la ferme, devrons-nous manger le tracteur? 1er DECEMBRE 1951 -LE FRONT OUVRIER PAGE 11 Chicoutimi brille malgré ses blessés Il remporte quatre victoires consécutives sur sa glace — Précisions et témoignage sur l’incident Blake-Mathieu — La rondelle avait pénétré dans le filet — Potins et com- mentaires (par ROSAIRE BOUCHARD) CHICOUTIMI, 26 (D.N.C.)—Les Saguenéens de Roland Hébert ont remporté quatre victoires consécutives sur leur patinoire pour monter seuls en première place du classement Telle est, du moins, leur position, au moment où nous écrivons ces lignes.Ces victoires ont été remportées aux dépens du Sherbrooke, du Shawinigan.du Valleyfield et du Montréal.Contre Sherbrooke—qui soit dit en passant, aurait beaucoup plus de chances de triompher s'il pratiquait un jeu moins ouvert—la nouvelle ligne formée de Sherman White, Jimmy Moore et Pete Thachuck a enregistré six des huit buts des Chics.Dans cette joute terminée au score de 2 à 1, quatre buts furent enregistrés, mais le point égali- sateur de Jack Irvine fut refusé; l'intelligent Jack compta sur des passes de Kwong et Bessette.Le juge de buts alluma la lumière rouge, l’arbitre Mathieu alla au banc du statisticien et donna les noms des joueurs qui avaient participé au point.C’est alors que Pelletier, qui mineure .Blake, cependant, avait vu sortir la rondelle alla revint derrière le banc de ses Lutte serrée chez les compteurs du circuit Jr.(Par Donat DESCHENKS) voir le juge de buts qui lui dit qu’il avait allumé la lumière croyant que la rondelle avait pénétré mais qu’elle n’avait pas dépassé la ligne rouge.Nos joueurs protestèrent auprès de l’arbitre Mathieu qui désavoua le but.La comédie des protestations commenta.Toe Blake sauta sur la glace à quatre reprises, poussa l’arbitre, éleva les poings que ses joueurs retinrent toujours à temps; Jack Irvine ne lécha pas l'arbitre d'un pouce pendant 13 minutes et il répéta les mêmes gestes que Blake.Les résultats que les Braves obtinrent: le pointage demeure 2 à 1, Blake fut chassé du banc de ses joueurs, Irvine retut une punition de match, Kwong et Redmond des punitions de 10 minutes et Gervais, une punition joueurs en gilet et sans chapeau.Personnellement nous sommes certain que la rondelle a pénétré dans le fond du filet avant d'en sortir, et nous croyons qu’il n'y a que le juge de buts qui ne l’a pas vu entrer.Si l’arbitre Scotty Morrison avait été â la place du vieillard Mathieu, rien de tout cela ne se serait produit, car il aurait été près du but.Normand Dussault est très utile aux Saguenéens.Il s'aligne avec son ancien coéquipier Dick Wray et Delphis Franche.Cette ligne a compté les deux points contre Valleyfield et ils en ont réussi cha cun un contre Royal.Les deux buts de “Ti-Nomme” ont été de toute beauté.La prochaine rencontre des Chics i Chicoutimi n’aura lieu que le 4 décembre; pendant ce temps, les nôtres visiteront Valleyfield, Sherbrooke et Montréal; bonne chance aux hommes de Roland Hé bert dans ce dur voyage.POTINS .Nous aimerions savoir de notre confrère Charette si Jackie Schmidt est blessé ou retiré .Si notre confrère de Montréal voyait évoluer Campeau à Chicoutimi, il ne se demanderait pas pourquoi on le force de ré chauffer le banc.Il en est de même de Plamondon .Gaston Gervais est supérieur i Saindon pour Valleyfield .Joe Lépine est un joueur ordinaire quand il ne cogne pas .Irvine est le joueur le plus malin de la ligue .Edgar Demontigny n’aurait pas dû être congédié par Jonquière, parce qu’il était supérieur à Marcoux et Gareau .Marcel Fillion, l'an dernier du Sherbrooke, est en tête des compteurs de la Ligue senior du Saguenay .Denis Brodeur est blessé pour au moins trois semaines.QUEBEC, 26 (DNC) — Après avoir remporté neuf victoires consécutives, les Citadelles ont subi un revers aux mains du T.-Rivières, samedi soir, grâce i la miraculeuse performance du jeune cerbère Le-bel qui a fait des arrêts sensationnels pour faire échouer les jeux les plus parfaits.Ses coéquipiers lui ménagèrent d'ailleurs une belle marque de reconnaissance en sautant tous sur la glace pour le féliciter chaleureusement à la fin de la rencontre.Paillé fut également brillant et les trois buts des Reds furent comptés grâce à des ouvertures alors que les cinq joueurs québécois étaient â l'attaque.Haworth évita le blanchissage à son équipe en comptant après une magnifique course individuelle alors que les Trifluviens s'étaient repliés autour de Lebel pour le protéger.Ce dernier ayant la vue obstruée par les joueurs ne put bloquer un coup facile.Camille Henry, qui avait figuré au sommaire de son club dans les douze dernières parties, fut étroitement surveillé par les hommes do Toupin et fut pratiquement paralysé.Il en fut ainsi, le lendemain, aux Trois-Rivières où il ne put même pas obtenir une assistance.Après ces deux rencontres.Henry se classe quand même au deuxième rang des compteurs de la ligue, sur un pied d'égalité avec Marshal, mais avec deux francs buts de plus que ce dernier.Ces statistiques no sont pas officielles, mais c’est ce que montre notre feuille de pointage.Ce trio meneur se compose de McCready (17 buts et 24 assistances), Henry (16 buU et 20 assistances) et Marshall (14 buts et 22 assistances).Le en Saint-François déçoit plus; les assistances de plus baissent (Par PAT ROY) SHERBROOKE, 26.(DNC) — La situation sportive â Sherbrooke est loin d’étre encourageante.Elle devient, au contraire, de plus en plus désespérée.La cause du baseball est déjà morte et celle du hockey n’est pas “forte”.On ne reconnaît plus la Reine des Cantons de l’Est.Pour commencer par le hockey, la situation n'était pas déjà rose, la semaine dernière, alors que nous n'avions remporté qu’une victoire en dix parties.Or, cette semaine, malgré que nos gars et la direction aient eu un congé assez prolongé, puisque nous n'avons joué que 2 parties et toutes deux .à Sherbrooke, nos gars n'ont pu triompher une seule Lis.Notre record est donc maintenant d’un gain en 12 parties qu’avec un déficit de 1,006 personnes par partie, la direction ne peut se permettre d’aller dénicher les étoiles nécessaires pour faire de notre équipe une équipe gagnante.Cela n’excuse pas les directeurs qui promettent un chambardement et n’en font pas, et cela excuse encore moins les joueurs qui sont payés et qui ne font pas leur possible.Actuellement nous avons 12 points dans le classement.Nous sommes assurés que si les mêmes joueurs avaient toujours fait leur La guigne semble enfin avoir quitté le Québec (Par D.D.) QUEBEC, 26 (DNC) — La guigne semble enfin avoir laissé les hommes de Punch Imlach et l’espoir renaît dans la vieille capitale.L’arrivée de Murdo McKay et l’addition dans les fileta de Gélineau pour aider Marois a semblé secouer la torpeur qui paraissait avoir envahi les porte-couleurs de la vieille capitale.Le trio Carnegie-Robert Leclair s’avère des plus redoutables pendant que Béliveau et Bonin travaillent à merveille avec McKay Celui-ci a surpris les amateurs par la perfection de son jeu et son habilité à capter les passes de Béliveau.Bonin, qui semblait patiner un peu trop, s’entend de mieux en mieux avec ses copains et les seconde à merveille.Marois, qui travaillait sans répit, pourra se reposer de temps en temps en évitant certains voyages alors que Gélineau le remplacera.Celui-ci a bien travaillé dans sa première apparition avec l’équipe et Imlach s’est dit enchanté de sa tenue.Il a promis aux supporteurs de Québec qu'ils verront Gélineau quelquefois au travail au Colisée.Après ces dernières victoires, l’équipe locale passe en première division du circuit Slater.IJ lutte dans cette catégorie semble s’annoncer très serrée.Aussi l'intérêt ne manquera pas et chaque organi-(Suite à la page 10) On nous promet du renfort.Nous avons eu René Pépin.C’est évidemment fort appréciable, mais, aux dires de certains directeurs, toute l'équipe devait être chambardée.Nous attendons encore.Entretemps, qui pouvons-nous blâmer pour ces insuccès?La direction, le pilote ou les joueurs?Pour le moment, nous croyons que personne en particulier ne peut être blâmé, si ce n'est peut-être la population.Car, le succès de l’équipe dépend en bonne partie de l'appui de la population.Or, jusqu’ici les assistances ont diminué du tiers, comparativement à l'an dernier, et l’on sait que l’an dernier nous n'avons pas établi de records â ce sujet.Nous n’avons pas de chiffres, mais nous pouvons dire, sans risque de trop nous tromper, que la moyenne d’assistance est d’environ 1,500.Nous avons déjà, dans ces pages, cité des paroles de “Doc” Dupuis, à l'effet, qu’avec 3,000 personnes à Sherbrooke, l’équipe pouvait vivre, et que pour boucler d’une façon satisfaisante, il fallait au moins une moyenne de 2,500 personnes.C'est dire Québec et.(Suite de la page 10) brillante équipe se classer dans la première division du circuit.A force de faire pratiquer ses joueurs régulièrement, l’instructeur Jack Toupin a fait de cette équipe une réelle menace pour les clubs National et Québec.Dire qu’au corn mencement de la saison, les experts considéraient le Trois-Rivières comme une équipe de deuxième ordre.A mesure que la saison du hockey avance, la lutte semble être de plus en plus serrée.D'ici quelques semaines, il sera plus facile de prédire le classement final des équipes du circuit junior.Amateurs de hockey, afin de vous aider à faire votre choix dans le classement final des équipes, venez en foule au Forum de Montréal, as-aister aux intéressantes joutes mettant aux prises les clubs du circuit junior.gros possible, nous en aurions au moins 20.et nous aurions plus d'un joueur parmi les vingt premiers compteurs du circuit.Les Dubé, Côté et Pépin y seraient.En particulier, le premier qui jouit d’une expérience professionnelle, devrait au moins ne pas se faire damer le pion par des Juniors de l’an dernier, ou des vétérans tels que Planche ou Tremblay.Et encore, cela n'excuse pas la population.Oui, si tous voulaient faire leur possible, dans un mois il y aurait une grosse amélioration.Dans ces conditions, d'ici au premier janvier, nous pourrions gagner 18 points dans les 16 parties que nous jouerons.Ce serait une amélioration très appréciable dans les circonstances AU BASEBALL.la situation n’est pas plus rose, puisque, à moins de résurrection soudaine et imprévue, le baseball est mort à Sherbrooke, du moins pour la prochaine saison.Depuis que le stade est brûlé, c'est un problème sans solution et tous les exeprts ont, tour à tour, fait leurs prédictions.Nous n’en avons commenté aucune, et nous croyons avoir bien fait.La direction du baseball met la faute sur le conseil municipal, et le conseil municipal met la faute sur les circonstances.Le public blâme l’un et l’autre et nous, en toute franchise, nous croyons qup la direction a agi sagement en décidant de ne pas opérer la saison prochaine.Nous ne pouvons non plus blâmer le conseil d’avoir agi de la sorte.Et le public, puisque c’est lui qui paie, on ne peut lui reprocher ses opinions.(Suite à la page 9) VENDU EN ROULEAU DE 100 LIVRES ET PLUS MARBOLEUM Prélart incrusté dans un grand choix de couleurs.Epaisseur de 1/16 .Calculez 6 Ibs à la verge carrée.Rég.51.95 la verge carrée.LB.BATTLESHIP (incrusté et uni) Prélart incrusté, choix de 5 couleurs : brun ¦ vert • gris bleu - noir, épaisseur 1/8” et 3/16” • calculez : 8 Ibs à la verge carrée pour 1/8” et 10 ibs pour 3/16”.Cette marchandise est sur toile.Régulier 1/8” • $2.50 v.c.1 ^ — 3/16” • $3.25 v.c.— La LB.* * .16 Nouveau grand spécial Linoléum incrusté moiré et linoléum incrusté marbré 2 verges de largeur se vendant régulièrement 1.95 la verge carrée en coupons de 6 pieds à 10 pieds pour seulement .QUANTITE LIMITEE 115 la Torgo rarréa GRATIS Une règle de 3 pieds donnée gratuitement avec tout achat d’un rouleau de prélart.Pour $12.00 couvrez tous vos planchers PRELART IMPRIME C« «.’Il von faut pour O MAISONS DE CAMPAGNE • SALLES DE JEIJX rout I* prélart
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