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Titre :
Le front ouvrier
Journal officiel de la Ligue ouvrière catholique (LOC), à laquelle se joint la Jeunesse ouvrière catholique (JOC). Ces deux organisations sont issues d'un mouvement social et religieux pour l'amélioration des conditions de vie matérielles et morales des populations ouvrières.
Éditeur :
  • Laprairie :[s.n.],1944-1954
Contenu spécifique :
samedi 8 novembre 1952
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Jeunesse ouvrière ,
  • Mouvement ouvrier (1939)
  • Successeur :
  • Jeunesse ouvrière (1955)
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Références

Le front ouvrier, 1952-11, Collections de BAnQ.

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"Militante syndicaliste*, sons devez vous efforcer de promouvoir et de développer l'éducation de vos membres sur les problèmes ouvriers, sans cesse plus completes; car c'est de vos efforts et de votre compétence toujours .plus grande que dépend l'avenir du syndicalisme catholique.” (Son Exc.Mgr Maurice Roy, le 2 novembre 1992.) LE FRONT i» •si" * O r r % % • + S \ a « ?I d éducation \ V s \ indépendant d« ti politique.tonde ouvrier rétien", uméro Vol.8, No 48 4911, Côte des-Neiges, Montréal 26 — Tél.: EXdale 9391 mb-i \ NOVEMBRE 1952 Piquet aux magasins qui violent la loi > •->., ¦'¦ ¦¦ ÉW an# I *> m < Collaboration nécessaire sur le front familial Une conclusion de la semaine de la Famille ouvrière, dont les manifestations ont atteint plus de 40,000 personnes.Une union ouvrière et une association d'employeurs s'entendent à ce sujet La semaine de la Famille ouvrière, organisée par la L.O.C., a pris fin dimanche dans les que’que 50 centres ouvriers de la province où diverses manifestations eurent lieu Nous apprenons du Secrétariat national de la L.O.C.que.d’après les rapports préliminaires, l’objectif des organisateurs a été dépassé On prévoyait que 40.000 pères et mères de famille prendraient part aux assemblées populaires forums, dîners-causeries, débats, etc.; cette prévision était certainement conservatrice.Dans le seul diocèse des Trois Rivières, plus de 10,000 personnes ont été atteintes; à Montréal, il y eut 38 assemblées populaires, réunissant chacune plusieurs centaines de personnes, notamment à StZo-tique et à St Etienne où eurent lieu des réunions générales de district A St-Sauveur de Québec, la conférence de clôture a attiré 900 personnes.Ce ne sont U que quelques exemples.En général, on a noté que la participation des homm s avait été moins grande que celle des femmes, mais ceux-là ont tout de même répondu dans une forte proportion.Partout les parents ont reconnu que l'éducation des enfants était difficile, surtout à cause des courants modernes qui atteignent tant les parents eux-mêmes que les enfants.En conséquence, on s’est rendu compte de la nécessité d'une réaction des parents contre ces courants, réaction qui n'eat pas syno- I nyme de sévérité plus grande mais \d une mise à la pagEn maints | endroits aussi, on a insisté sur la nécessité de l'union, de la collabo-1 ration entre associations qui s'occupent des problèmes de la famille, en vue de rendre plus facile la tâ che de l'éducation.Cette conclusion, la collaboration sur le front familial, s'inspire d'ailleurs du mot d'ordre que S.S.Pie XII donnait l'an passé: ''Pères de famille, coalisez vous donc, sous la direction de vos évéques., Que toutes les familles du monde s'unissent p>ur s'entraider, pour contenir et maîtriser les forces mauvai- as de fantaisie! Tour simplement du sucre à la crème, des petits gâteaux faits à la maison et du pouding au pain avec du sirop.Maintenant, ces jeunes vont chez d'autres amis, mais ils ont toujours hâte que la soirée se fasse chez nous: ils apportent même parfois un petit cadeau pour me remercier.lorsqu'elle était plus Jeune?En un mot, avei-vous fait vous même, comme vous deviez le faire, son éducation sexuelle?Sinon, n'attendez pas plus longtemps pour faire comprendre i votre fille les dangers qu'elle court.Vous n’y rééussirez pas par de longs sermons, mais plutôt en essayant de gagner la confiance de votre fille.Votre mari l'a chicanée, dites-vous, et ça n’a servi à rien.A cet âge, la rigueur, est en effet un bien mauvais remède.Votre fille vous traite d'arriérés, son père et vous?Faites donc l'impossible pour être à la page, particulièrement en montrant que vous approuvez les rencontres en groupe entre jeunes gens et jeunes filles, pourvu que ces rencontres se fassent dans une atmosphère saine, et c’est encore le foyer qui est le meilleur endroit.Quand votre fille verra que vous lui permettez une activité sociale raisonnable, que vous collaborez même k rendre cette activité intéressante, elle quittera — du moins nous l'espérops —le chemin des grills.Si, au contraire, vous lui défendez toute sortie, elle s’entêtera et vous n’aurez réussi qu’à élargir le fossé qui la sépare de vous et du foyer.Evitez les reproches quand vous parlerez à votre fille de ses sorties; tâchez plutôt de lui manifester de la confiance et de l’amitié, et n’hésitez pas à lui faire comprendre doucement, avant qu’il ne soit vraiment trop tard, que les contrefaçons de l’amour compromettraient son bonheur.Enfin, puisqu’elle travaille à la manufacture et subit probablement l’influence de certaines de ses compagnes de travail, vous pourriez peut-être trouver dans ce milieu même, d'autres jeunes filles qui auraient une meilleure influence que la vôtre et qui vous aideraient à la ramener à une meilleure conduite.Surtout, que vos paroles et vos actes manifestent bien qu’en vous intéressant à son sort, vous ne cherchez pas tout simplement à garder votre emprise sur elle, à vous faire obéir pour le seul plaisir de sauver votre autorité, mais bien que vous voulez son bonheur.Je comprends que cela fatigue une maman; mais moi j’ai dix enfants, dont cinq qui vont en classe et une fille mariée qui vient le dimanche avec so.mari et leurs deux enfants.Enfin, je vous suggère de faire partie d’un mouvement familial, où vous trouverez de b( >* conseils et où vous ferez provision de courage.Madame A.B.Cette réponse d une lectrice est juste.Elle souligne d'abord la nécessité d’intéresser les grands enfants au budget; ce qui est une excellente chose Précisons qu'il est bon que les enfants, à mesure qu'ils grandissent, reçoivent des responsabilités dans l'affaire du budget familial, et que de plus, ils apprennent à faire eux-mêmes leur propre budget.La solution qui consiste à attacher les adolescents au foyer en y invitant leurs amis est également très opportune.Pour compléter la réponse au problème, disons que la jeune fille en question, qui court les grills à 16 ans, a probablement manqué de l’éducation si nécessaire aux grands problèmes de la vie et de l’amour.Une autre lectrice nous le signale d’ailleurs dans sa réponse.Si les jeunes filles savaient ce qui les attend dans les grills, elles ne commenceraient jamais à y aller.L'at-\ mosphère de ces salles, les boissons alcooliques - qu'on y consomme, la promiscuité qui s’y trouve favorisée, tout concours à préparer des erreurs tragiques.Maman découragée, avez vous éclairé votre jeune fille sur les problèmes de la vie et de 5e CAS On lire le «liable par la cjueue Nous avons six enfants.Mon mari ne gagne pas un gros salaire et on tire le diable par la queue.Il n’y a vraiment plus moyen d’arriver, car tout coûte de plus en plus cher.Il faut bien habiller les enfants pour l’hiver et nous sommes obligés d’acheter ces vêtements à crédit pour ne pas trop priver les enfants de manger.Mon mari songe sérieusement à retirer les deux plus vieux de l’école: s’ils travaillaient, ils pourraient nous aider.Croyez-vous que ce serait une bonne solution?Madame R.L.La réponse à ce cas sera donnée dans deux semaines.Bienvenue à nos lecteurs qui auraient des problèmes à nous soumettre, problèmes d’époux ou de parents.Nous publierons leurs cas; la meilleure réponse venant d’un autre lecteur sera publiée; et, de son côté, l’Equipe étudiera le problème et complétera, au besoin, la réponse donnée.On s’adresse à: PROBLEMES DU FOYER.“Le Iront ouvrier", 4911, C'ôte-des-Neiges, Montréal 26.^ n P~n r ii 0 n ^ n^iimrurnd— ir i serait-elle nas observée?Ici.nous semble-*-!!, se pose le vrai problème! Bien des Jeunes ne peuvent pas apprendre un métier, bien des Jeunes ne peuvent nas fréouenter l'école aussi longtemps ou’!1* en auraient besoin, parce eue leur famille n’en a pas les movens.Pour eux, l’apprentlssare, même l’instruction primaire est un luxe.C’est tragique, mais vrai! Il faut donc commencer par donner au père de famille les moyens de faire vivre ses enfants Jusqu’à ce qu'ils aient acouls une Instruction suffisante, et lui fournir aussi les moyens de faire donner cette Instruction à ses enfants.Nous n’avons qu’effleuré Ici les problèmes soulevés par notre correspondant.Nous y rc lendrons certainement et nous Invitons aussi nos lecteurs à nous écrire pour nous dire ee qu’ils en pensent.Germain BRIERE 8 NOVEMBRE 1952 P«H ?-LE FRONT OUVRIER-m Un lecteur nous demande de faire Le procès de l’apprentissage dans la province de Québec Notre province, dit-il, remporte le championnat de l'ignorance.- Il nous faudrait l'enseignement obligatoire jusqu'à 16 ans, et ensuite l'apprentissage d'un métier dans une école durant trois ans.Nous recevons d’un ouvrier de Montréal une longue lettre oui soulève, à notre avis, plusieurs problèmes Importants.Nous ne pouvons la produire au complet parce qu’elle est trop , longue et aussi parce qu’elle comporte des répétitions.Nous essaierons tout de même d’en dégager les grandes lignes, en raison de l’Intérêt que cette lettre est de nature à susciter.’•LE FRONT OUVRIER, dit-il devrait parler plus souvent de la coordination de l’enseignement, parce que c’est la classe ouvrière qui a le plus grand besoin d’un enseignement le plus complet possible, et que.d’ailleurs les salariés représentent les trois quarts de la population de la province.” Championnat de l’ignorance Notre correspondant cite des statistiques pour prouver que notre province est la plus ignorante du pays Le Bureau fédéral de la statistique établit ainsi le pourcentage de ceux qui ont moins de 8 ans d’école: Colombie-Britannique .35.4%; Ontario .40.1%; Alberta .-.-.45.0%; Manitoba .49.6% ; Nouvelle-Ecosse .50.5%; Ile-du-Prince-Edouard .50.6% ; Saskatchewan ,.51.6%; Nouveau-Brunswick .- 58.0%; Québec .62.5%.Constatant que 62.5% de la population du Québec sen tient au atage élémentaire en fait d’instruction, notre correspondant conclut à la nécessité d’une réforme de l’enseignement.Réformes proposées Voici les changements que eet ouvrier propose: 1__Cn cours complet dans toutes les écoles publiques des villes; 2— L’instruction obligatoire jusqu'à l’Ige de 1< ans; 3— Gratuité entière des cours et des manuels de classe: 4— Enseignement dans toutes les classes, du dessin industriel et commercial, au lieu du dessin artistique à main levée, parce que l'on se sert du premier tous les jours; 5— Enseignement de la dactylographie et de la sténographie; C—Apprentissage obligatoire d’un métier à l’école, durant trois ans.Apprentissage d’un métier C’est cependant au sujet de l’apprentissage d'un mi.ier que notre correspondant donne le plus de détails.“En quittant l’école à 16 ans, dit-il, les jeunes devraient être obligés d'aller encore à l'école technique ou spécialisée pendant 3 ans, pour y apprendre un métier."Telle est la loi pour tous les apprentis en Ontario et en Colombie-Britannique, ce qui est cent fois mieux que dans 1a province de Québec, où il n'existe pas de loi pour l’apprentissage.“Vous allez me dire que le Centre d’apprentissage de la rue Laurier est ce qu’il y a de mieux au monde.Oui! mais les apprentis ne sont tout de même pas obligés d'y aller.De plus, l’apprenti y passe 6 mois; c’êst mieux que rien, mais à Toronto, l'apprenti suit des cours du jour durant 3 ans et c'est obligatoire."Dans notre province, l'apprenti travaille 4 ans; il n’est pas obligé d’étudier, ni de suivre des cours, même pas des cours du soir ou par correspondance, pour se perfectionner dans son métier.Il n y a ici aucune loi qui oblige l’apprenti électricien ou plombier à étudier et à passer un examen tous les ans.Après avoir travaillé durant 4 ans.l’apprenti électricien, plombier ou autre passe un examen tant bien que mal, et il obtient sa carte de compétence ou sa licence presque sans avoir de théorie.” Il faut que c* change L’ouvrier en question dit-il, après avoir longuement comparé notre système avec celui de l’Ontario, qu une telle infériorité joue contre i'ouvrier canadien-français, car les immigrants, qui possèdent plus de théorie sur leur métier, obtiendront les meilleures places.Il nous demande, en conséquence, de réclamer des lois énergiques en matière d’apprentissage.Lois qui devraient obliger les apprentis de tous les métiers à étudier et à passer des examens tous les ans durant quatre ans.A défaut de cours du Jour, la loi devrait au moins obliger les apprentis à suivre des cours du soir ou par correspondance.Notre correspondant souhaite aussi que les manuels techniques et lea cours par correspondance soient mieux connus des ouvriers."Ces manuels, dit-il, devraient être en vente dans toutes les villes et dans toutes les librairies, ainsi que dans les locaux des syndicats ouvriers.Le gouvernement devrait charger un homme de parcourir la province pour répandre ces livres et faire connaître les cours par correspondance.Si l'on veut que l’ouvrier s’instruise, il faut lui en fournir les moyens en les mettant à sa portée.Il ne suffit pas que les livres en question soient en vente dans les écoles spécialisées; U faudrait les trouver au magasin du coin.” “Il faut que ça change, conclut-il, si l’on veut relever le niveau Intellectuel des gens du Québec, surtout de la classe ouvrière.C'est à se demander s’il y a des gens qui sont intéressés à ce que les ouvriers ne soient pas trop instruits!” Ces jeunes apprennent leur métier dans la section de l’électronique de l’Ecole technique de Montréal.Combien ont le privilège de faire ainsi un bon apprentissage?— ¦ J : 9 S Ce tableau est-il exact?Et les réformes demandées?Quelques mots d'explication en marge des problèmes que soulève un lecteur.- Y a-t-il lieu d'améliorer l'apprentissage chez nous ?La lettre d’un lecteur, dont nous publions la substance dans cette page, soulève des problèmes sérieux.Nous ne pouvons répondre immédiatement à tous les points que cette lettre contient.Nous croyons cependant opportun d’apporter sans tarder quelques précisions.Une loi de l’apprentissage Disons tout d’abord qu’il existe dans la province une loi de l’apprentissage, ou, pour être plus précis, la Loi de l’aide à l’apprentissage et de la mise en valeur du capital humain.Le projet en a été présenté & l’Assemblée législative par le ministre du Travail, M.Antonio Barrette, au mois de mal 1945, et la loi a été sanctionnée à l’unanimité le 24 de ce mois.Cette loi donne à l’entreprise privée, par l’Intermédiaire des comités paritaires et des Commissions d’apprentissage, le pouvoir d’établir un système d’apprentissage qui soit le mieux adapté à ses besoins.Elle permet la formation de commissions d’apprentissage ayant les pouvoirs de s'occuper de l’entra’nement des jeunes travailleurs et d’administrer des écoles à cette fin.Dans un article publié dans la dernière livraison de la revue RELATIONS INDUSTRIELLES de Laval, M.Charles-E.Thé-rien, du Service de l’aide & l’apprentlssave du ministère provincial du Travail, souligne que cette loi constitue un pas franc dans le sens de la promotion de la classe ouvrière et de l’organisation professionnelle complète."Les commissions d'apprentissage issues de cette loi, dit-il, sont for- mées de représentants patronaux et ouvriers.qui siègent autour d une même table et sont responsables de l’administration des centres d apprentissage et de la préparation des programmes .Nulle part ailleurs n'existe une formule aussi riche du point de vue professionnel et démocratique." Réalisations de cette loi Depuis l'adoption de cette loi.14 commissions d’apprentissage ont été formées clans l’Industrie du bâtiment, de la chaussure.de l’Imprimerie, de la coiffure, de l’horlogerie et de l’automobile.Près de 17.500 Jeunes ont bénéficié des cours donnés par des commissions d’apprentissage, sans qu’il leur en coûte un sou.Notre correspondant mentionne le Centre d’apprentissage de la rue Laurier.Ce n’est là tiu'un des 6 centres d'aoprentlssn-ge pour les métiers du bâtiment, dans la province.En plus de celui de Montréal, on en trouve en effet en opération actuellement à Québec, Sherbrooke, Hull, Chicoutimi et Jollette.Seules les commissions d’apprentissage de l’industrie du bâtiment possèdent leurs propres écoles.Dans les autres Industries mentionnées: chaussure, lmnrlmerle.coiffure, horlogerie et automobile, les commissions d’apprentissage travaillent en collaboration avec les écoles spécialisées nour la formation des Jeunes travailleurs.Chaque commission d'apprentissage a prévu une entente, soit avec une école d’arts et et métiers, soit avec une école technique, (Suite à la page 6) Puq* 8 8 NOVEMBRE 1952 LE FRONT OUVRIER s U Crin § 4e* l'école Philippe Aubert-de-Gaspé, Montréal.Prix: La brochure “Philippe s’est battu”.Par l'Institut culturel Jeunesse le* benne* npen*e* Voici les réponses au 2* concours, qui s'adressait aux élèves des 5e, 6* et 7* années 1) Le tennis est un sport de garçon et de fille, qui se Joue surtout en plein air.Dans les pays sans neige, on peut y jouer toute l’année.Il vient de l’ancien jeu de paume français, et son nom vient du vieux mot "tenetz” (tenez) que criait le joueur qui lançait la balle.Importé en Angleterre par un officier anglais nommé Winfield, 11 se jouait d’abord sur gazon, d’où son nom de “lawn tennis’’ 2) La chasse est surtout un sport de garçon.Les femmes pratiquent parfois la chasse à courre (à cheval).Ce sport se pratique en plein air toute l’année, selon la saison du gibier que l’on chasse.Avant d’étre un sport, la chasse était une nécessité.Du temps de Noé, on n’allait pas chez le boucher acheter un rôti; il fallait que le père de famille aille tuer un animal, souvent au péril de sa vie.De même chez nous, aux premiers temps de la colonie.3) Le ballon au panier (pas de noms anglais, s.v.p.) est un sport de garçon et de fille, qui se joue en plein air ou dans la maison, toute l’année.D’après le costume des joueurs sur la vignette, c’est le jeu d’intérieur qui est illustré.Ce Jeu a été Inventé aux Etats-Unis vers 1891, par les jeunes gens du Y.M.C.A.• 4) L’équitation est un sport de garçon et de fille, qui se pratique en plein air, en toute saison.Quelquefois en manège.Aujourd'hui, les concours hippiques sont très populaires, ainsi que les courses de chevaux.Autrefois, on montait & cheval par nécessité: pour faire la guerre, pour voyager.Le train et l’auto ont remplacé le cheval dans un grand nombre de cas.5) Le gouret est un sport de garçon, surtout; ici au Canada, de plein air ou d’intérieur, et d’hiver.Le gouret vient d’un ancien sport français, nommé crosserie, croche ou gouret.En Angleterre, on y joue avec une balle, sur gazon.C'est au Canada qu’on a d'abord pratiqué ce jeu sur glace; aussi est-il considéré comme notre sport national.6) Le jeu de quilles est un jeu de garçon et de fille, qui se pratique généralement à l’intérieur, au Canada; il peut donc se Jouer toute l’année.Le Jeu de boules, ou de quilles, est populaire dans tous les pays et depuis toujours.En Europe, 11 se pratique surtout dehors, parfois sur terre battue, souvent sur gazon.7) La balle dure est un sport de garçon, qui se pratique en plein air, toute l'année dans les pays sans neige.Ce jeu, dérivé d’autres Jeux tels que la balle au chasseur ou le cricket des Anglais, a débuté vers 1865 aux Etats-Unis La balle dure est devenue le sport national de nos voisins.' 8) Le golf est un sport de garçon et de fille, qui se pratique en plein air, toute l’année dans les pays sans neige.CLAUDE REGNIER.7 »¦».de La Tu*ae, élève de 2e année à l'école Deableat, qui a rem porté le 1er prix de notre ton coan de septembre.NICOLE RENAUD.8 ans, 6703A.rue Boyer, Montréal, élève de 3e aaaée à l’école St-Arsène, 3e gagnante de notre concours de septembre.NICOLE BLAIS, 8 ans, 829, rue S te-Thérèse, Québec, élève de 3e année, à l’école St-Malo, qui a remporté le 6e prix de notre concours de septembre.Dans une gentille lettre, Nicole nous remercie du livre qui est très intéressant et instructif ainsi que des magnifiques crayons, qu’elle a reçus en prix.' Denise Trudel gagne le prix du coupon Comme nous vous le disions en présentant ce 2e concours le 11 octobre, nous accordons un prix de participation.Parmi tous les coupons que les concurrents ont découpés dans LE FRONT OU VRIER et nous ont envoyés avec leurs réponses, nous en avons tiré un au sort.Malheureusement, nous n’avons pu faire ce choix entre tous les concurrents, mais seulement entre ceux qui ont utilisé le coupon du journal, ainsi que nous le disions en présentant le concours.La gagnante de ce prix est Denise Trndel, 12 ans.98, rue Saint-Paul, Shawinigan, élève de 7e année à l’Académie Saint-Marc.Denise recevra un “Faites ça”.iettte curette Bonjour, mes jeunes amis! Que devenez vous?Je n'ai pas tris souvent de vos nouvelles.Permettez que je m'en plaigne un peu.' Vous savez pourtant que je suis heureuse de répondre à vos questions.Justement une petite fille me demande ce que signifie mon pseudonyme: "Mouette Ardente".Que voilà une curiosité qui me plait! D’abord, une mouette, c’est un grand et bel oiseau blanc qui vit au bord des larges étendues d’eau.Cest une merveille de la voir planer, portée par la brise! Elle effleure la crête des vagues, put* remonte vers l’azur en généreux coup d’ailes.J’ai passé, au bord de la mer, des heures entières à admirer son vol.le plus gracieux qui soif.Quant à “ardente”, j’imagine que je n’ai pas À l’expliquer! “Mouette ardente”, forme donc ce qu’on appelle, chez les guides, un TOTEM.Le fondateur du scoutisme, lord R.Baden-Powell, (B.P.comme on dit couramment), avait remarqué la facilité des enfants à affubler leurs camarades de surnoms généralement cruels et qui peinaient souvent ceux qui les portaient.Par exemple, Ti-Roupe", “Fouine”, “Tire-Bouchon” (pour celui qui avait les jambes croches.'», et nombre d’autre* encor* plus flagellants.B.P.a donc utilisé cette tendance, mais de façon à ce qu’elle aide l’enfant, au lieu de développer en lui un complexe.Car les surnoms, trop souvent, montent en épingle une infirmité ou un défaut physique, qu’il est très pénible de voir ainsi souligné.Alors, tant chez lez scoyts que chez les guides, on donne au petit garçon ou à la petite fille, un totem, c’est-à-dire qu’on le ou la baptise du nom d’un animal qui caractérise plutôt son caractère que son aspect extérieur (il arrive cependant que toute la personne soit P****' te eu son totem) ou un trait caractéristique de son tempérament.On accolle à ce nom d’animal, un adjectif qui rajoute à la peinture.Rien d’humiliant.rien de flatteur non plus.“On est comme on est.", voilà tout! * C'est ainsi Que j'ai reçu comme totem, “Mouette Ardente et ce totem, par ce qu’il évoque de souvenirs, m'est devenu aussi cher que son véritable nom., , ,__ _ .Je reste donc, pour nombre de mes amis et amies, et particulièrement pour me.jeune, amis.MOUETTE ARDENTE p_ j__g, vous avez des questions à poser sur le sujet, ne vous gêne: pas! — M.A.LE FEUILLETON DU “FRONT OUVRIER” Pat tette et pat eau Par Claude Mélançon PaMM »¦ Editions JnMM.ST1S.m Ortonnn.Montréal 4.«oerWKtinn mUHmo p«i Lire tableau d’honneur eu page 4 No—6 11 prend au aérieux son rôle de voyageur.Aucun touriste américain.membre d'une caravane en culotte de golf, n'étudie plus consciencieusement le guide illustré où sont catalogués les points d'intérêt.Dans le vieux Montréal historique, le plus curieux et le plus pittoresque, il s'arrête aux bons endroits pour évoquer let vies aventureuses et chevaleresques des Maisonneuve, des d’Iber ville, des du Luth, des Lamothe-Cadillac, de tant de missionnaires, fondateurs de villes et découvreurs qui habitèrent ces lieux, aujourd'hui livrés au commerce, mais toujours imprégnés de leur souvenir.Les vieilles pierres scellées par des ouvriers français dans un ciment tenace lui racon tent l’épopée de sa race croyante, la persévérance de ces preux chrétiens décidés à fonder Ville-Marie “dussent tous les arbres de l'ile se changer en autant d’Iro-quois!” Place Youville, il croit assister à l’arrivée de Maisonneuve, voir les bouteilles pleines de lucioles, luminaire de la première messe.Plus loin, en fermant les yeux, il reconstitue le départ pour le Long-Sault de Dollard et de ses compagnons, celui de Cavelier de la Salle allant à la découverte du Mississipi.Ici une maison vénérable lui parle de l'oeuvre de Jeanne Mance, fondatrice de l’Hôtel-Dieu; là, Saint-Sulpice, appuyé à Notre-Dame, raconte la vie exemplaire de Monsieur Oiler.Cette chasse aux fantômes, où chaque pas dans l’une des rues tracées vers 1672 par l’arpenteur Bénigne Basset fait lever de gran- des ombres, est interrompue par l’appel impérieux d'une sirène de navire Brusquement Jacques est ramené dans la métropole canadienne, premier port du monde pour l’expédition du blé, grand centre bancaire, industriel et commercial.Le charme est rompu.Les vieilles maisons dans lesquelles il imaginait tantôt des hommes à justaucorps, portant l’épée au côté et plume au chapeau, ne sont que des magasins aux façades enfumées, dont les portes basses livrent passage à des clients en complet veston.La poussière qui couvre ses habits n’est pas celle du passé, c’est la poussière qui roule dans une grande ville moderne, trop occupée à s'enrichir pour s'épousseter et se faire belle.Jacques continue sa promenade, au hasard.Il monte des rues, en descend d'autres., si bien qu'il s’égare.Au lieu de s’énerver comme d’autres l'auraient fait dans son cas, il décide de chercher un agent de police qui le mettra dans le chemin du retour.Il enfile la première rue à droite et tombe au milieu d’une bande de jeunes voyous.Ils entourent un petit garçon blond, dépenaillé, mais l’air intelligent, qui tient entre ses jambes un épagneul crotté et proteste: —C’est mon chien! Je ne veux pas qu’on lui fasse mal! Pour toute réponse, l'un des gamins lance une pierre qui arrache au pauvre toutou un hurlement de douleur.(à suivre) Page 9 LE FRONT OUVRIER 8 NOVEMBRE 1952 C’est à cause des fruits Chaque )our je perds de l'argent avec ce* fruits-là! \ 7^ Ce dont vous aveu besoin, r'eat ~~ un petit true sorti de la tête de Jeannot Lapin! t Eh! qu'eat-ce qui ne que je ne vends pas! va pas?Vous aves l’air abattu! J'ai trouvé! VoicA Quelle la proposition qu'elle Faire! iTu emploies là de grands mots, mais signifient ils quelque chose?Vous devei faire usage de psychologie! Cette marchandise manque d’attrait pour \ H l'oeil! J(\ Je sais que je ne devrais pas, mais.OUI! SI je vous montre comment vendre ces fruits que personne n’achéte, me paierez vous en carottes?1 T, M.a«t.U.i.>«?.o«- B ¦mi Voici Elmer et son neveu Philibert! Regarde-les bien faire! ft Ces fruits vont paraître si appétis sants que les clients vont se battre pour en acheter! Puis-je avoir une banane, Oncle Elmer?, Oh Quel magnifique étalage de fruits Jeannot, mon petit, tu es un artiste! f./rpv A wsmt §mmsk mm w&itâm JE SUIS RUINE! calme! Ne perdes pas *) U tète! / Et mes carottes?Fainéant! Vaurien! Celle-ci semble la plus grosse ! Certainement, Philibert I Sers-toi ! Csat tnt m w.m r'i f&PæP AUTRES TEMPS.AUTRES MOEURS ! RffiNfi d«nr ce qui pari* alnai! Quand on poite un ^ accoutrement comme le tien.Le* fille* ne devraient pas parier d'habit* masculins ! Ecoute tan Ja n'aime pn* 4M tu p#rtaa 4a cas blauaaa d’appa- rence masculine.ma fille! bon vieux atcfrique Pagj 10 En scrutant I horizon du monde des sports Par P A I L Gl ERTIN I K GRAND MERITE DE FRANK BYRNE La Liçue Junior A du Quebec semble destinée à connaître une autre saison exceptionnelle, cette année.Les premières Joutes disputées Jusqu ici ont attiré de belles foules et la lutte contestée qui s'annonce pour la première position, plus la nouveauté des Joutes inter-ligues, nous laissent croire qu'on enregistrera peut-être un sommet dans la popularité du hockey Junior chez nous.Le fait est que depuis 4 ans.la scène du hockey Junior chez nous a complètement change.De quantité négligeable ou quasi négligeable qu'U était auparavant, il est devenu un phénomène qui s’impose a l'attention du reste du pays.Nos clubs ont deux fols remporté la coupe Memorial en ces 4 dernières années, et deux fois, ils ont forcé les clubs de l'Ontario a la limite avant de s'avouer vaincus.Frank Bvine pourtant qu'il a transformation.Evidemment, te changement avait été préparé depuis une roupie d'années ou plus.Il reste que reus qui ont été à son origine, que ceux qui ont décidé, un jour, de développer cette branche de notre sport national n’ont pas perdu leur temps, une fois qu'ils se sont attelés à la besogne.Parmi ees artisans d'un extraordinaire déve loppemrnt, deux noms s'imposent.Ce sont ceux de Frank Selkr, alors récemment nommé gérant général du Forum de Montréal, et de Frank Byrne.propriétaire et président des Citadelles de Quéher.Le mérite rie Selke a été reconnu et à plus d'une occasion.Celui de Byrne l'a été moins souvent et avec moins d'emphase.Nous croyons droit à une part égale du mérite pour cette Celui qu'on appelle, peut être avec exagération, le millionnaire de Québec, le bouillant Irlandais de la vieille cité de Champlain a fait plus qu'on ne semble croire pour taire du hockey junior une entreprise d'envergure.En mettant sur pied à Québec, une organisation solide et digne de la ville qu'il voulait représenter.Byrne a élargi les cadre» du circuit, en a fait une entreprise capable de retenir l'attention de toute la province.Avec un club de première force à Québec, les deux grands centre du Québec se trouvaient de la pprtie.Et quand on sait quel esprit sportif anime le* citoyens de Québec, on comprend combien l'addition d'un tel club était essentiel à l'essor de la ligue.Byrne qui était associé au hockey depuis une vingtaine d’années, avait toujours rêvé posséder son club dans le Circuit junior du Québec Quand il a jugé le temps venu de réaliser son rêve, il s'est lancé dans le jeu, avec la fougue qu'on lui connait.avec beaucoup de foi en l'avenir, et surtout avec un grand réalisme.C'est sur ses deux clubs qu'il possédait déjà chez les Juniors "B" et dans une ligne indépendante de Québec, qu'il voulut greffer sa nouvelle entreprise.C'est en 1946 que Byrne faisai* son entrée dans le Junior A, soit à pou près en même temps que Selke prenait les rênes de l’administration du Forum, à Montréal.Coniine Selke a Montréal, Byrne se dit alors que si nos clubs voulaient connaître le succès, il fallait ne pas reculer devant les déboursés nécessaires, et s'occuper sérieusement de son affaire, t "est ce qu’il fit.De plus, travaillant en collaboration avec Selke dans les domaines ou une saine émulation le permettait — c'est grace à Selke, croyons-nous, en effet, que Byrne a pu obtenir qu'amun autre club junior A ne puisse être mis sur pied à Québec — il a vu à ce que nos bons prospects demeurent dans la province.!.c brillant homme d’affaires a monté toute une organisation, dépensant largement peur encourager le développement du hockey bantam, juvénile et junior H dans la région du Québec.Il voyait la une source de talents à cultiver, talents qui finiraient un jour par assurer la suprématie de son club principal.C’est d’ailleurs ce qui s'est produit, ce qui continue de se produire.De plus en plus.Byrne possède un empire qui s'étend sans cjsse sur le hockey mineur dans la région de la vieille Capitale.Cet empire n'est peut-être pas encore aussi vaste que celui du Forum, mais il permet à Québec de tenir son rang, de tenir tète à la Métropole Byrne a su s'entourer de collaborateurs clairvoyants.Ceux-ci lui ont aide à découvrir les joueurs dont il avait besoin, à en faire ensuite des étoiles.Déjà, plusieurs ex-Citadelles ont fait leurs preuves dans le» circuits supérieurs Mentionnons: Jean Béliveau, Butch Houle, Marin* Groleau, Bernie Lemonde, Bruce Cline, Gordie Haworth, et autre».L'obtention de quelques-unes de ces étoiles a d'ailleurs réussi à prouve! que Byrne s’y connaissait en affaires.Frank commence à récolter les fruits de son inlassable travail.Il a ‘vendu' ie hockey junior a la vieille cité de Champlain, il a même réussi a supplanter, à l'occasion ses "rivaux", les As de Québec dans la faveur populaire.Et avec »es clubs combattifs et remplis de couleurs, avec sa personnalité débordante de dynamisme, il a suscité partout dans la province un enthousiasme sans précédent pour le hockey junior Nous croyons qu'il n'est pas exagéré de dire que sans lui, le travail de Selke n'aurait pas produit les résultats qu'on lui reconnaît aujourd'hui.Donc, chapeau bas devant Frank Byrne.Byrne et Selke sont les deux grand» responsables de l'essor du hockey junior chez nous.Ils ne sont pas les seuls.Une étude complète ne pourrait Ignorer, en particulier, la grande contribution de personnages comme Alphonse Thérien.le président de la ligue à l’époque du renouveau, et de Jack Toupiu, à Trois-Rivières.Mais les deux Grands restent et resteront pour nous.Frank Byrne et Frank Selke.LC FRONT OUVRIER- 8 NOVEMBRE 195£ Les clubs montréalais tiennent la vedette dans le sport du hockey Le Canadien talonne les meneurs dans la N.H.L., tandis que le Royal Sr et le Cm-nadlen Jr sont en tête de leurs circuits.— Lutte acharnée dans le Senior et le Junior., (Par J.-P.LEBULS) MONTREAL, 4 (DNC) — Les clubs montréalais tiennent véritablement la vedette dans le sport du hockey.En effet, au moment d écrire ces lignes, le Canadien de Dick Irvin n est qu'à 2 points de la 1 première position de la L.N.H., landis que le Royal senior et le Canadien Junior détiennent la tête de leurs circuits respectifs.La métropole, qui n’a pas été gAtée dans le domaine du football, cette année, ’n'a donc pas à se plaindre de ses porte-couleurs dans le sport national du pays.Evidemment, on parle plus du Canadien et de son incomparable étoile, Maurice Richard.Le mélange de recrues et de vétérans sur l'alignement du Bleu Blanc Rouge en fait un club exceptionnel et I déjà l'on entrevoit un autre championnat pour les équipiers de Dick Irvin II faudra, toutefois, qu ils remportent ce championnat de haute lutte, car les autres équipes sont toutes de la partie, meme les Bruins et les Rangers.Mais le Royal senior, habilement piloté par Pete Morin, jouit aussi et grandement de la faveur du publie.A preuve, la belle assistance de dimanche après midi, au Forum, alors que le Royal a défait les Sénateurs d'OUawa.Morin a, il faut le reconnaître.une pléiade d’étoiles sous sa houlette, mais il fait preuve d'une belle stratégie, et il a eu sa part de difficultés à surmonter.Sa présence au timon de l'équipe n'est certainement pas étrangère à la popularité dont Jouit l'équipe, cette année.La popularité du Canadien junior n'est peut-être pas un fait nouveau, mais on ne peut tout de même pas l’ignorer.La présence des jeunes Richard, Rousseau, Goyet- te, Boileau el Provost sur l'alignement, cette année, est un facteur qui aide considérablement aux guichets Le Canadien a toujours été populaire, depuis quelques années, mais on appréciait le calibre de jeu qu'il offrait sans peut-être, toutefois, toujours souhaiter nécessairement sa victoire.Cette année, il semble que ce soit différent.L’on veut voir gagner le Canadien, l’on aime davan-¦ tage le Canadien.Si l’on fait ex-1 ception des joutes Royal-Canadien, où 1a foule encourage le club plus faible, il n’y a pas de doute que les spectateurs sont du côté du Canadien.On est fier d’avoir un ' club de fort calibre, dans lequel on se reconnaît un peu plus., Dans le Junior, les Citadelles de Québec qui partagent la première position avec le Canadien, sont aussi de première valeur.Mais nous croyons que le Canadien est mieux balancé, que ses joueurs | ont plus d’expérience et de fini et que.à la longue, ils réussiront | à imposer leur supériorité.Les deux autres clubs ne sont pas quantité négligeable et même le Royal , fera la vie dure à ses rivaux, si Bélanger réussit à mettre la main ' sur une couple de joueurs qu’il désire obtenir.Actuellement, la dé; fense du Royal eat un peu faible et ses avants manquent de fini en ! face des buts.Quant à Broadbelt, | il est, selon nous, à la hauteur de la situation.Les Braves de Yalleyfield se font maintenant valoir; Cline se signale (par J.-C.Charette) ' Les hommes de Toe Blake sont installés en tète du circuit senior — L’ex-Citadclle - Bruce Cline ne s’en laisse pas imposer — Le trio Bougie-Corriveau-Bisaillon à 1 honneur ¦ VALLEYFIELD.2 ( D.N.C.) j —Quoiqu'on fasse et quoiqu’on dise, nos Braves sont encore installés en première position, après la dernière fin de se- BRUCE CLINE maine.Ils ont ainsi prouvé à tous les amateurs de Valley-field de même qu’à tous les Joueurs des autres clubs qu’ils n’avalent pas l’intention de s’en faire Imposer et qu’ils ont l’intention de répéter leurs exploits d’il y a deux ans, alors qu’ils ont remporté la coupe Alexander.Nos joueurs ont pu conserver cette position grâce à leur importante joute contre Royal, durant la fin de semaine.En effet samedi dernier, à Valleyfield, notre club a défait le Forum dans une des plus belles parties que nous ayons vues.La joute a débuté à une vitesse extraordinaire et le Royal a été complètement déclassé.Le jeune Bruce Cline nous a prouvé qu’il était réellement de calibre senior par ses montées excitantes et sa fougue sans précédent.Il ne craignait rien ni personne.Pas même Roger Léger un joueur que l'on dit être la meillenre défense de la ligue, n’a pu faire hésiter Cline.Cet ex-Citadelle l’a tout simplement détourné et ne s’est jamais laissé prendre ni par lui.ni par aucun autre.A Sherbrooke, cet après midi, nos porte-couleurs ont évolué aussi brillamment pour décrocher une autre belle victoire contre les Saints.Nous sommes fiers de notre club et nous leur souhaitons de continuer sur ce chemin.Les autres clubs, par contre, semblent sortir de leur léthargie.Québec s'est enfin réveillé pour remporter sa première victoire de la saison aux dépens du Chicoutimi.Seul, Shawinigan héhite à commencer sa série de victoires, tuais attendons la fin.Samedi soir, à Valleyfield, nous avons été témoins J’une soirée spécaile, dite “soirée bazou".Le tout a débuté dans l’après-midi; les (Suite à la page II) BREVETS D’INVENTION makucks uk uiaMsau Draina da faUrtqa- an Mai car» MARION & MARION Rnrniand-A KaMr - J -Altran Baafltn Mit.rat Oruaimand.rdl.i LA Il 41-21 SI — MONTREAL Caaa paatal* IM.Btatian "H’" annonces (xasslïlees k Cours PAR COKRESPONDAN CE — Enseignons Français.Anglais, Arithmétique, Compta bilité.Sténographie.Dactylogra ohie.Diplôme accordé pour chaque matière.Prospectus gratuit sur demande.Adresser.COURS PRATIQUES BILINGUES Enrg, Casier: H, ST-HYACIN-THE, P.Q.ENCOURAGEZ nos annonceurs J.-A.PIGEON Enrg.(Jbald at Alton Plaaan pra».VALISES — SACOCHES at ARTICLES OE CUIR Chauaauraa •Sldtar"' poai towaaaa CdrOaanarla mndarna se, raa W allln* t on - N ard, Skarkrnakr TM MOI FERNAND PION Assurances générales 584, rue Cadillac, Montréal Tél-t TU.28» Exdlrigeant Jociste LE FRONT OUVRIER 8 NOVEMBRE 1952 Fogi 11 LE CLUB À BATTRE: CITADELLES On «n a «u la prtuva dans la dtrnièrt victoire contre le Canadian junior — Camille Henry et Henri Richard, deux joueurs gentilshommes — On ne vaincra pas les Citadelles par la rudesse — Foules considérables au Colisée (par JEAN POIRIER) QUEBEC, 3 (D.N.C.)—Une foule enthousiaste de plus de 13,000 amateurs a assisté, dimanche, à la partie la plus rude jamais disputée à Québec, et a vu les Citadelles battre le Canadien par le score de 4 à 3 et monter temporairement seuls en première position du circuit.Les gars de Watson ont prouvé, une fois de plus, qu'ils étalent le club à vaincre.Les Citadelles ont ainsi remporté leur 7e victoire consécutive, dont quatre à l'étranger, contre une seule défaite.Les Canadiens, par contre, subissaient leur 2e échec en deux parties à l'étranger.Les amateurs, les plus nombreux à encourager leur club, ont réalisé une fois encore qu'on ne peut espérer triompher des “Cits" en employant la rudesse Camille Henry, Michel I.arab:e.Marcel Paillé et J.J.Pichette se sont particulièrement distingués.Tant l'offensive que la défensive ont été i la hauteur de la situation.Potins .Aggie Kukulowuz et Lilley, Amodio et Pilon, Bob Chevalier et Prévost, Thibault et Mac Kay se sont livrés de violents combats de boxe qui n’ont cessé qu'avec l'épuisement des combattants.Les brillants jeunes joueurs Richard et Henry ne se sont pas mélés à I echaffourees qui a duré plus de 10 minutes .Amodio, des Cits, et Pilon se sont battus avec leurs patins.Amodio en fut quitte pour une profonde entaille de cinq pouces sur la cuisse gauche .I es deux joueurs seront probablement suspendus.Pollock qui a déjà employé la rudesse pour triompher des Cits devra changer son fusil d’épaule.Le Canadien n’a pas encore gagné une seule joute à l’étranger .CAMILLE HENRI a maintenant compté au moins un but dans les six dernières parties de son club.Camille a compté dans sept des huit parties des Citadelles et Ton peut dire, comme dans le cas du fameux Maurice Richard: “Comme va Henry, ainsi vont les Citadelles .Le jeune frère du Rocket, HENRI RICHARD est Sur le front .(Suite de la page 2) régler le différend survenu entre la Price Brothers et les Syndicats nationaux des travailleurs de la pulpe et du papier de Riverbend, Jonquière et Kénogami, a commencé à siéger la semaine dernière.* # * L'Ecole syndicale du Qonseil central des Syndicats nationaux de Shawinigan organise, comme Tan dernier, des séries de 25 cours gratuits.Ces cours ont débuté à Shawinigan le 5 novembre et à Grand-Mère le 3 novembre.* * * Le Conseil du travail de Toronto a protesté auprès du gouvernement fédéral contre "des efforts pour briser la grève” qui dure depuis 16 semaines à la Canadian Copper Refiners de Montréal.* * * La C I L.de McMasterville et le syndicat national des travailleurs en produits chimiques (CT.C.C.) ont signé la semaine dernière une convention collective qui comporte notamment des augmentations variant de.21 à 23 cents l’heure.* # * La Compagnie de transport St-Maurice a accordé vendredi dernier à ses employés syndiqués une augmentation de salaires de 12 cents l’heure, d’après une sentence arbitrale rendue récemment.g.-y.L Associated Textiles, dont l’usine de Louiseville est paralysée par la grève depuis 7 mois, a enregistré une réclamation en dommages de $243,130.40 contre le Syndicat national du textile et 4 de ses membres.# # -R- La Wabasso Cotton a intenté la semaine dernière une action en dommages au montant de $75,000 contre la Compagnie de radiodiffusion de Shawinigan, prétendant que celle-ci “aide, encourage, facilite et participe à une campagne de dénigrement et de diffamation” menée par des organismes et officiers syndicaux de la région.décidément un des meilleurs de la ligue.Il est régulier, et, ce qui est plus rare dans le clan Hi CAMILLE HENRY de Pollock, il s’en tient strictement au hockey.Agé seulement de 16 ans, il est le pins fameux aspirant de l’heure.Les 13,000 amateurs qui remplissaient le Colisée ont tous remarqué son jeu intelligent, ses passes savantes et son lancer précis .Marcel Paillé, un point d’interrogation au début de la saison, est , devenu une étoile de première 1 grandeur.Marcel a volé deux buts ' certains au brillant Richard, same-| di .Jean-Jacques Pichette a Demain .(Suite de la page 1) Georges-Léon Pelletier, évéque des Trois-Rivières, sur le thème du dimanche de la Bible; enfin à 5 h 15, la causerie biblique dominicale de M.l’abbé Jean-Paul Bour-ret, directeur des cours de Bible à Montréal et membre du Conseil de la Société catholique de la Bible.De plus, il conviendrait, pour bien célébrer ce dimanche, de se procure des exemplaires des Textes sacrés.Collaboration .(Suite de la page 1) ses par leur vigueur saine et fé-| conde.” Plusieurs évêques ont adressé ! des messages aux parents à l’occasion de la semaine; LE FRONT OUVRIER en a publié six au cours des dernières semaines.Les autorités civiles ont également accordé, en plusieurs endroits, leur appui aux organisateurs de la semaine; j mentionnons les députés provinciaux Marquisr Boudreau et Hamel, les maires du Cap-de-la-Madeleine, St-Hyacinthe, Shawinigan, Chicoutimi, Port-Alfred, Sherbrooke, Jonquière et La- Tuque; nombre de présidents d'assocfhtions et d'éche-vins.Les postes de radi.ont accordé plus de 50 émissions à la semaine et nombre de quotidiens y ont consacré des éditoriaux.i remplacé Bruce Cline comme l’homme le plus travaillant du club .La semaine dernière, tout le monde parlait de la léthargie de Béliveau, alors 35e chez les compteurs; une semaine plus tard, soit le 3 novembre, il est en 3e position et à trois points seulement des meneurs.Ne vous inquiétez jamais de Béliveau, "MM.les connaisseurs”, il finira l'hiver à Québec et en première place des compteurs .Michel Labadie joue le meilleur hockey de sa jeune carrière .11.200 amateurs ont assisté à la partie Galt-Cits à Québec, et 12,800 au programme de boxe-hockey, samedi dernier .Les joueurs du Galt ont été émerveillés à la vue du Colisée rempli à sa capacité .Après la joute gagnée par les locaux j au compte de 6 à 3.plusieurs joueurs se sont serré la main.La foule a aimé le spectacle.Ce fut la meilleure joute de “hockey” de la saison.Quelle différence avec samedi dernier .Watson était l’homme le plus heureux du mon de.Ses Cits avaient gagné aux points et aux poings .,.Notrg classement final prévu chez les juniors: Citadelles, Canadien.Royal et Trois-Rivières.Les Braves.(Suite de la page 10) Scouts de Valleyfield avaient organisé une fête pour les enfants, consistant dans une course de “ba-zous”, c’est-à-dire une course d'autos pou enfants.Les juges de cette course étaient nos trois fameux porte-couleurs Bisaillon.Bougie et Corriveau.Le soir, à la joute Royal-Valley-field, c’est le vainqueur de cette course qui mit la rondelle au jeu.De plus, nos scouts ont présenté une auto à André Corriveau en guise d’appréciation pour les nombreux services qu’il ne cesse de nous rendre.Mais précisons: il s’agissait d’une auto miniature (un bazou) et cette auto fut présentée au jeune garçon d’André, un charmant aspirant de 3 ans environ.Le tout était très charmant.Nous félicitons la Troupe Scoute Sala-berry pour cette heureuse initiative et nous souhaitons bonne chan-à André.fÊt trj: vQ yg*.R'** «M Henri Richard b » J On demeure confiant malgré les échecs, à T.-Rivières Les Reds manquent de fini près des buts et leur défensive laisse un peu à désirer — Claude Roy serait encore plus merveilleux s’il parvenait à réprimer ses saillies (Par GILLES LACROIX) .TROIS RIVIERES, le 3 (D.N.C.) — Les Reds de Trois Rivières de l’instrurteur Jack Toupin qui, lorsque res lignes vous parviendront, auront terminé leur voyage-suicide à l’étranger, (enteront de reprendre le terrain perdu en reprenant pour de bon le rentier de la victoire.Comme on le sait, lea Reds ont été le premier club de notre province a visiter nos voisins de l'Ontario.S’il faut en juger par la tenue affichée par 1rs jeunes joueurs de Jack Toupin, nous pouvons en déduire que le circuit québécois peut se.comparer avec celui de la province voisine.Malgré les nombreux échecs su- de est doué d’un bon sang froid, bis par les Reds au cours des dix d’une paire de jambes et de mains derniers jours, les amateurs de ! de qualité supérieure, mais d'un hockey de notre ville, bien que caractère à la “Lumley” des Leafs désappointés, n’en restent pas de Toronto.Nous pouvons affir- moins confiants de voir la jeune mer à juste titre, que sans Roy, et eombattive équipe des Reds re les Reds auraient subi parfois d’éprendre bientôt le sentier de b crasantes défaites victoire.Le point d interrogation Au nom des nombreux sportifs de l’équipe est actuellement la dé nous remercions sincèrement la , fensive et le manque de fini au- Brasserie Molson qui défraie le ; t°ur buts.En effe|.T°n r*-, coût de la radiodiffusion de tou* |garde les sommaires des parties tes les parties que nos Reds joue- jouée par les Reds.Ton peut y ront j l’étranger.C’est une heu- j constater que les fins des périodes rouse initiative que d’apporter à sont funestes pour nos Reds.j tous les nombreux sportifs le D'où cela vient-il?Peut être de compte rendu complet des parties la nervosité de nos joueurs?Peut où les Reds évoluent sous d'autres être d’un abus de confiance?A cicux.Le commentaieur est nul tout événement, pour appuyer les autre que notre bon ami ADE-I dires de l’instructeur Jack Tou- I.ARD ‘DEL’’ DUGRE Cette série [pin, ce ne sont pas seulement de d’émissions est intitulée “HOCKEY j belles parties que tous et chacun CHEZ NOUS”.La Brasserie Mol-| des joueurs doivent jouer, mais si son dépense de lourdes sommes possible de quelquefois remporter pour cette initiative.Cette série la victoire.d’émissions coûtera plusieurs mil- Si le cerbèie Claude Roy des tiers de dollars et l’émission “Bon-Reds peut venir à contrôler son soir les Sportifs” qui passe sur tempérament belliqueux, il sera les ondes du poste de la Presse certainement un des joueurs les et sur C.H.L.N.de notre ville aitg-plus utiles du cluo.En effet, Clau mente aussi les dépenses.'CLIMATISEE' CLIMATISÉE, la bière Dow est protégé, contre tous les écarts de température pendant sa fabrication., elle retient ainsi tout le goto fin et toute lo saveur des ingrédients de qualité 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