Le front ouvrier, 1 novembre 1953, samedi 7 novembre 1953
On nr saurait refuser au Journal catholique le droit dr s'occuper des questions publiques.Rien, au contraire, n’est plus dans ses attributions que l'étude et la critique dr la législation publique ou privée, faite av»c mesure et pondération, et en dehors de toute personnalité blessante.I.| raison en est que toute législation implique des principes et s'ap pnie sur des conceptions et des doctrines que la religion ne peut regarder d'un oeil indifférent.(Le cardinal Bégin.) FRONT Journal d'éducation ouvrière, indépendant de tout parti politique.Vol.9, No 49 Imprimé à Ottawa, Ont.^ ’fier maw 7 NO V.953 La coopération est une oeuvre chère à l’Eglise C'est ce qu'affirme l'évêque de Trois-Rivières au congrès de la Fédéra- ?• fion des coopératives d'habitation.- Banquet en l'honneur du chanoine j programme^du Chamberland, "thaumaturge de la coopération", décoré de la médaille u,mcncfle ac ld B!l)lc du 4e degré de l'Ordre du mérite coopératif.A l’occasion du banquet de clôture du congrès de la Fédération des coopératives d'habitation du Québec, qui a eu lieu dimanche à l'école Chamberland de Trois-Rivières, S.Esc.Mgr G.-L.Pelle- (irr a affirmé que la coopération de chacun.“Plus qu'une oeuvre était nne oeuvre chère à l'Eglise d'entraide matérielle, a-t-il dit ,' parce qu'eHe groupait des indivi elle est une école qui associe les dus.faibles en tant qu’individus.! esprits dans la charité, fait join pour leur faire donner des résul- dre les esprits et les coeurs d'a tats bien supérieurs à la rapacité bord, pour réaliser ensuite." On prévoit une .Aide accrue des Caisses et de la CTCC aux coopératives d'habitation Demande d'octroi pour financer le nouveau seevice d'inspection des coopératives — Démarches en vue d'obtenir l'exemption d'impôt — Opposition à des amendements à la loi provinciale de l'habitation Au cours du congrès annuel de la Fédération des coopérativeso- habitation du Québec, tenu à Trois-Rivières en fin de semaine, M.demande que la Fédération des ouis Allyson, président de cet organisme, a révélé que des démar- coopératives d'habitation fasse IPS Pnti'Pnrises en vue il’nrtfinicer des piIum réelAnaloa DreSSÎOn auurès du ffnnvprnpmpnt d Louis miysoo, prrsioeni ue cei organisme, a révélé que des démar- uuauuauon ias»e ches entreprises en vue d’organiser des caisses régionales d’habitation Pression auprès du gouvernement étaient sur le point d'aboutir; il a affirmé, par ailleurs, que la Confé- Provincial pour que ce dernier dération des travailleurs catholiques du Canada était prête à collaborer avec la Fédération des coopératives d’habitation, collaboration qui dépasserait le plan moral et irait même jusqu’à la possibilité d'une aide financière directe.Parmi les réalisations les plus importantes de la Fédération au cours de l’année, mentionnons l'or- ganisation d'un service d'inspec , lllclll „ ,, tion et d’impôt; la Fédération a en thécaires évite de mettre en vigueur un amendement à la Loi provinciale d'aide à l'habitation, amendement qui aurait pour effet de limiter aux cités et villes le remboursement d'intérêt sur les prêts hypo- effet confié au Service social et économique de Sainte-Anne de la j » 9ua,nt a 1 amendement ayant Pocatière le soin de procéder à1 ,* la, évente des propriétés, «•f 11 • 1.nar IPflIlPl IP nmivol nonilAPAiiv nn Pocatière le soin de procéder .l'inspection des livres des coopératives d’habitation.La Fédération s’est aussi efforcée de soumettre, en collaboration avec le Conseil de la coopération du Québec, des demandes de finances à plus de 10 institutions par lequel le nouvel acquéreur ne pourra profiter de la ‘‘ristourne-’, la Fédération reconnaît qu’il importe d’empècher la spéculation et elle n’en accepte pas d'ailleurs dans les coopératives; elle n’a pas d’objection à cet amendement, à condition que dans les cas de force FELIX LECLERC reviendra en tant que chansonnier au réseau français de Radio-Canada jeudi soir prochain, à 9 h.30.La prochaine émission de “Baptiste et Marianne” marquera cette rentrée sur les ondes.On sait que Leclerc a gagné le Grand Prix du Disque, qu’il a été la vedette des principaux chansonniers de Paris et qu’il jouit maintenant d’une réputation internationale.(Cliché I.» Droit) - — — — — r — • » s’est tournée vers les Caisses popu laires pour l'organisation de cais ses régionales d'habitation; l’Union régionale de Québec étudie présentement avec ses caisses lo- d'assurances; ce travail se poursui-j majeure et lorsau’iî nourri éïrî D'autre part, Fédér.tiun 32K,'“ulTtÏÆ™ £ sans but de spéculation, le nouvel acquéreur puisse continuer à profiter des avantages de la loi.Quant à la ristourne elle-même, cales les moyens à prendre pour La Fédération a déjà demandé, lors réaliser cette participation à l’ha du rete"t co"8res du Conseil de la bitation.“Nous avons raison d’es- C0°Perat,°n du Québec, que le gou-pérer, a dit M.Allyson, que ce vfrne7le"t Provincial paie le sur- sera une réalisation d’ici la fin p de 2 P' d *!,teret *ur les de 1953.” prêts en autant que le taux d'inté- Quant au financement du ser- ne dépasse pas 6 p.100; si le vice d'inspection, la Fédération a S°uv®rn®me”t acceptait cette de-déjà fait des démarches auprès du ,Tîfnd®’ la ristourne pourrait donc gouvernement provincial en vue , , Jusqu à 4 p.100 alors qu elle d’obtenir un octroi qui lui per- ?e,?‘ que de,3 P 100 au maximum mettrait de maintenir le service i à J hc|ire actuelle, sans être obligé de prélever l’ar , La fédération collabore presen gent nécessaire à même scs reve- *t!TCnt- avec» f 9ons?' de la conus indispensables à son organisa ‘>Pcra,lnn toutes les organisation.“Nous espérons, a dit à ce 'lons coopératives qui s occupent 1.Allyson.au'au cours do du pr.ob,ème.«uyner, a la redac- sujet M.Allyson, qu'au cours de la prochaine session le gouvernement apportera à la Fédération cette aide indispensable.” Parmi les résolutions adoptées au congrès, mentionnons celle qui tion d’un mémoire qui sera pré senté à la Commission d’enquête ( sur les relations fédérales-provin- ! dales, au début de 1954.(Suite à la page 15) C'est à l’occasion de ce banquet que 51e René Paré, président du Conseil de la coopération du Québec.a remis la médaille du le de gré de l'Ordre du mérite coopératif à 51.le chanoine L.-J.Chain-berland, curé de Sainte Margue rite de Trois Rivières.D’autres orateurs, dont l'hon.Anloine Rivard, solliciteur général de la province et représentant du pre mier ministre, ont également rendu hommage au chanoine Uham berland.THAUMATURGE DF I.A COOPERATION Me Paré a présenté le chanoine Chamberland comme un coopérateur de premier ordre, le 'Thaumaturge de la coopération’, en rappelant les réalisations presque surhumaines de cet homme qui a agi avec constance, voyant très loin devant lui.Au début de la Coopérative d'habitation Sainte Marguerite en 1943, M.le chanoine Chamberland.curé de la paroisse, n'a pas commencé par bà tir mais par former un groupe d’élite avec lequel il étudia durant deux ans le système coopératif; il a compris qu’il fallait d’abord faire l'éducation des coopérateurs avant de passer à l’action.La Coopé rative d’habitation Sainte Margue rite, dont le chanoine Chamber land fut le fondateur et l'àme.a bâti en 10 ans, 193 maisons de deux logements chacune; la paroisse, qui comptait 167 familles lors de sa fondation en 1927 par le curé Chamberland, en compte maintenant 1,800.PENCHES SUR LES FAMILLES PAUVRES M.le chanoine Chamberland a déclaré qu'il porterait l’insigne reçue avec fierté, à la gloire des coopératives d'habitation de chez nous.Il a tenu à ajouter que la Coopérative Sainte-Marguerite n'était pas l'oeuvre d'un homme, mais l’oeuvre de plusieurs hommes sin cères et chrétiens qui ont décidé un jour de faire du bien à leurs semblables.“Le premier responsable du succès obtenu, a-t-il dit, c’est Dieu à qui nous avons confié notre travail et dont nous avons senti l'aide chaque jour.La coopérative est ensuite l'oeuvre d’une vingtaine d'hommes qui ont mis deux ans à étudier avec ferveur la coopéra-lion, en commençant par étudier l'Evangile, qui enseigne l’amour de Dieu et du prochain.” “Je vois encore, a-t-il poursuivi, les 20 premiers coopérateurs qui ont bâti de leurs propres mains chacune de leurs maisons; ils se sont lancés parce qu'ils avaient foi S.Exc.Mgr C.-O.Garant prononcera une intéressante rauserie lors du dimanche de la Kihle, le 8 novembre.Cette causerie sera radiodiffusée sur tout le réseau français de URF de 6 h.15 à « h.30 p.m.en Dieu et une grande confiance clans leur curé.Et je vois aujourd'hui ces 200 pères de famille qui ont réalisé le rêve de leur vie r»« ayant un foyer bien à eux; je vois ces épouses priant avec leurs petits enfants pour le succès de l'oeuvre; je vois ces familles heureuses.dans un foyer bien à elles; elles n'ont pas tant travaillé a eonstruire des maisons qu'à établir des familles chrétiennes.Nous avons lait tout simplement ce que l'Eglise fait tous les jours, nous pencher comme elle sur les malheureux, sur les familles pauvres, pour leur donner la joie et le bon.heur.” L’hon.A.Rivard a félicité le (Suite à la page 15) Dans ce numéro .Pages interview avec un missionnaire laïc au Pakistan .3 Un nouveau “pocket book” d'une valeur exceptionnelle 8 - 9 Que penser des cartels intersyndicaux?.1?Ecoles d'action ouvrière dans la région de Shawi-nigan et au Saguenay 5 Programmes éducatifs à la radio .4 el 5 Pages féminines, sportives, courrier des problèmes du foyer, coin des jeunes, etc. PAGE 2 LE FRONT OUVRIER 7 NOVEMBRE 1953 uthiète Aur l'actualité SEPT JOl'RS .sept crimes .Au moins .Pas une semaine qui ne se termine sans que chaque jour apporte la nouvelle d'un attentat quelconque.Montréal mérite son titre de métropole et n'envie plus aucune grande ville américaine.Situation honteuse.Aucun office de publicité ne pourrait faire mieux pour la faire connaître que ces criminels bien servis par toute une presse soucieuse de “bien informer’’.Devant une telle situation, combien de citoyens prêts à faire quelque chose se sentent impuissants.Mieux vaut ne pas y penser devient presque la solution.C'est dans la classe ouvrière, c'est chez les mal logés, c’est chez les moins instruits que se rencontrent le plus grand nombre de criminels.C'est bien accidentel qu'un fils de famille à l'aise entre dans la voie du crime.Alors pourquoi faire la sourde oreille, manifester du mépris, crier à l'impossibilité quand on fait campagne pour l'abolition des taudis, pour faciliter aux ouvriers l'accès à la propriété, A l'instruction plus avancée.AcceptCHA-hCUA le A immigrant A ?Notre pays accueille un grand nombre d'immigrants chaque année.11 en est qui voudraient voir le flot des nouveaux citoyens canadiens grossir toujours davantage, tandis que d'autres aimeraient l'endiguer.Quant aux ouvriers, ils ne sont pas portés naturellement à favoriser ( immigration, car ils craignent que les nouveaux venus prennent leur place sur le marché de la main-d'œuvre; ils se disent aussi que les logis étant si rares, ce n'est pas le temps d’accepter ici des familles étrangères.Que faut-il en penser ?Il n’est pas inutile d'attirer tout d’abord l'attention sur ce que dit le SaintPère à ce sujet.Dés 1941, il soulevait la question des migrations et souhaitait alors, en pleine guerre mondiale, "une distribution plus favorable des hommes sur la superficie terrestre, que Dieu créa et prépara à l'usage de tous".Depuis, S.S.Pie XII a encouragé l'immigration à plusieurs reprises et il a demandé aux pays plus fortunés, disposant de plus d'espace et de ressources naturelles plus grandes, d'accueillir le trop-plein des pays surpeuplés et plus pauvres.S.Exc.Mgr lldebrando Antoniutti, qui vient d’être nommé nonce en Espagne après avoir passé 15 ans au Canada comme délégué apostolique, disait naguère dans un discours qu'on cite même à l’étranger: “Aux hommes sans terre, donnons des terres sans hommes!" Et tout dernièrement encore, l’observateur du Saint-Siège au congrès sur les migrations européennes tenu à Venise, rappelait cette vérité fondamentale: “Le Créateur a destiné les biens de la terre à tous les hommes.Vous avez là la base de l'éducation de l'opinion publique.Celle-ci, en effet, sera formée comme nous le souhaitons tous quand elle sera consciente de cette exigence, à savoir que les biens créés par Dieu pour tous les hommes parviennent équitablement à tous, selon les principes de ia justice et de la charité." Si nous sommes vraiment chrétiens, nous ne pouvons donc nous opposer à l’immigration, surtout nous, Canadiens, qui vivons dans un pays immense dont les richesses inexplorées sont encore si considérables.Certes, il est légitime de demander que l'immigration soit réglementée, qu’on ne laisse pas entrer au pays n’importe qui et n’importe quand, en période de chômage par exemple.Mais il vaudrait encore mieux que l’opinion publique réclame de l'autorité civile des mesures qui permettent à tous ceux qui le désirent, citoyens canadiens ou immigrants, d’acquérir ici du pain et un toit.N’est-ce pas possible ?Ne trouve-t-on pas les moyens de dépenser des milliards pour la guerre ?Les oeuvres de paix, comme l'immigration, ne mériteraient-elles pas au moins autant d'attention ?Ajoutons que le Québec est loin de faire sa part dans ce domaine.De récentes statistiques publiées par le Service d'information de la Conférence catholique canadienne nous apprennent qu’au cours des six dernières années, le Canada a accueilli 874,573 immigrants, dont 27,652 seulement de pays de langue française; pour sa part, le Québec a reçu 99,590 immigrants depuis 1950, alors que l'Ontario en a accueilli 246,447, soit deux fois et demie de plus environ.On l'a souvent dit: l’immigration joue contre les catholiques au pays, contre les Canadiens français en particulier, parce que ceux-ci ne s'en occupent pas.Le gouvernement provincial pourrait jouer un rôle dans ce domaine, qu’il n’a pas encore songé à occuper; mais, auparavant, il faudrait que l’opinion publique soit favorable à l'immigration.Le temps ne serait-il pas venu de mettre de côté nos préjugés et de nous montrer plus chrétiens ?Il y va d'ailleurs de notre intérêt bien comprln comme groupe ethnique.- Germain BR1ERE LE COI'RS CLASSIQUE .n'est accessible qu'aux enfants des familles à l’aise, affirmait récemment Me Pierre Ranger devant quelque 500 gradués du collège Jean de Brébeuf à Montréal lors d'un banquet offert aux anciens par cette institution.Me Ranger ajoutait qu'un appui du gouve^ nement aux collèges classiques est actuellement le seul remède pour rendre passible à la masse l’accès aux plus hauts degrés d'instruction.“Le gouvernement remplirait un devoir et aiderait & pourvoir l’Industrie des techniciens compétents dont elle a un si pressant besoin de nos Jours." Si, par exemple, un fils de professionnel ou un fils d'agriculteur ou de commercant peut se tourner du côté de l’Industrie, 11 est logique de croire que c’est dans la classe ouvrière que pourrait normalement se recruter le plus grand nombre de techniciens dont l’Industrie a besoin.Cela revient à dire qu'il faut faciliter aux enfants de nos familles ouvrières l’accès de nos collège classiques.L’accès plug facile ne servirait pas que l’Industrie.Elle servirait la classe ouvrière qui a besoin de chefs formés dans ces institutions d’enseignement où l’on cherche d’abord à développer les valeurs humaines.LE CONGRES DE L’AJ.C.vient de se terminer 11 se tenait dimanche dernier A Montréal.C est avec beaucoup d'espoir que nous voyons renaître une association patriotique s'adressant aux Jeunes canadiens français.Il y a des maris qui vont jusqu'à oublier la date de leur anniversaire de naissance.Faut pas se surprendre s'ils oublient celui de leur femme ou de leurs enfants.Le jour passe comme tous les autres et ils sont bien surpris quand, à leur retourna la maison, le soir, quelqu'un de la famille se charge de le leur rappeler.Mais quand on aura dix ans, il est admissible non seulement de savoir la date exacte de sa fête, mais aussi de manifester un peu d’impatience devant la lenteur des semaines qui ne nous y amènent pas assez vite à notre goût.Le Front Ouvrier entrera dans sa dixiéme année dans trois semaines.Je ne puis résister à l'envie de vous l’annoncer.J'attends ce four avec un peu d’impatience, non pas tant pour ce qu’il peut apporter de changements dans le cours normal du travail quotidien, que pour ce qu'il peut rappeler de souvenirs.Je n'ai pas connu les tout débuta du Front Ouvrier, ni comme lecteur ni autrement.J’étais alors en Angleterre, en service militaire.Je me suis laissé dire que bien des gens l'ont vu naître avec un gros brin d’incrédulité sur sa viabilité.Je sais qu’un dirigeant de la J.O.C.— ce sont les efforts de la J.O.C.et de la L.O.C.qui ont mis le Front Ouvrier sur pied — ne lui donnait pas plus de cinq ans de vie tant il trouvait l’entreprise audacieuse.C’a été un coup d’audace.La comptabilité du temps me fournit des révélations renversantes.C’est elle qui m’a appris que lorsque le premier numéro du Front Ouvrier est sorti des presses, le compte de banque ne renfermait que $2,500, somme empruntée pour faire face aux toutes premières dépenses.Le Front Ouvrier a continué à vivre.Par quels miracles ! Toujours est-il que j’attends avec impatience le numéro du 5 décembre qui marquera le début d’une dixième année.D’ici là, j’essaierai de ramasser des souvenirs afin de vous rappeler ce qu’ont été les premiers pas de votre hebdomadaire.Il s'agit bien, en effet, d’une renaissance.L’A.J.C., l'association de la Jeunesse canadienne française, hérite des préoccupations de l’A.C.J.C.dissoute vers 1935.Ce que nous espérons de 1’A.J.C.c'est qu’elle puisse secouer l'apathie de notre Jeunesse dans toutes les classes de la société devant le problème national tel qu’il se pose actuellement.La t&che de cette association est lourde.Elle n'a pas qu’à former une élite de Jeunes intellectuels capables d'accéder A la législature ou A la direction de nos multiples associations pour y défendre nos droits.Elle doit se tourner du côté de la classe ouvrière.Elle doit prendre conscience de son Importance numérique, des Influences qui la dominent et qui conditionnent son comportement.Elle doit surtout prendre conscience que, dans ses rangs, une élite est à se former, non pas A l'école de la littérature, mais A l'école de la vie de tous les Jours.SI le congrès de.dimanche dernier n'émeut pas les ouvriers, que les dirigeants de l’AJ.C n’en soient ni surpris, ni découragés.Elle ne réussira A atteindre un tel objectif que lorsque le milieu l’aura acceptée et pour qu’il en soit ainsi U lui faut étudier & quelles conditions elle doit se soumettre.L.L.Peut-ch AaftuAer à la mai Ac h ?Au cours de la récente semaine de la Famille ouvrière, on a insisté particulièrement sur ies loisirs familiaux, qui permettent aux parents et aux enfants de se connaître et de s'aimer davantage, tout en leur évitant, aux jeunes surtout, les dangers qu'ils courent en allant s’amuser dans certains endroits de loisirs commercialisés.De l’idéal à la réalité, la distance est parfois considérable; c’est le cas dans l’organisation de loisirs familiaux Aujourd'hui, il faut bien se rendre à l’évidence que les logis des villes sont habituellement étroits et que, de plus, on ne permet pas toujours aux locataires d’y prendre leurs ébats.Alors, ceux-ci vont s'amuser ailleurs.Dans une conférence prolongée à Trois-Rivières.M.le chanoine L.-J.Chamberiand a précisément attiré l’attention sur cette situation.L'organisation des loisirs dans nos familles, a-t-il dit, est difficile parfois.Si l'on est locataire, au deuxième étage d’une maison, et que l'on invite les amis des enfants à venir veiller pour se divertir, sauter, etc., le propriétaire d'en bas prend sa canne et dit d'aller se coucher .Même des gens qu’on a tiré de la misère et qu'on a sorti des caves, ne donnent par la permission aux gens d’en haut de descendre dans la cour, etc.Ce n’est pas la majorité.mais je crois que le temps est venu de le dire et de mettre ces gens-là en face de leur conscience et de leur responsabilité devant Dieu.” Ces paroles sont claires; elles ne demandent pas d’explication.Il est assurément légitime de penser à sa tranquillité, mais la charité a aussi ses exigences.Les familles ouvrières qui sont devenues propriétaires, en particulier, l’oublient parfois, comme l’a fait remarquer le chanoine Chamberiand, et elles agissent envers leurs locataires comme on agissait envers elles autrefois, ce dont elles se plaignaient pourtant Pour que chaque famille puisse réaliser cet idéal qui consistent à passer au foyer une bonne part des heures de loisir, il faut lui en donner la chance.Les propriétaires peuvent faire beaucoup dans ce sens et ils en seront sûrement récompensés, sinon sur cette terre, du moins dans l'autre monde; n’est-ce pas une réalité que cet autre monde ?On se conduit souvent comme si l'on n’y croyait pas .De plus, ceux qui construisent des maisons doivent aussi songer à le faire en fonction des besoins de la famille, c’est-à-dire assez spacieux pour assurer l’espace vital.Si les loisirs familiaux ont leurs exigences à ce sujet, c’est l'épanouissement de la famille à tous les points de vue qui est en cause, jusqu’à la natalité et à l’observance des lois morales du mariage.Les évêques di» pays le rappelaient dernièrement, en invitant instamment les autorités civiles et les propriétaires d'immeubles à faire tout ce qui est en leur devoir pour favoriser l’accomplissement des devoirs sacrés de la vie familiale.Le problème du logement, on le constate, va beaucoup plus loin qu'on pourrait le croire à prime abord.Quel que soit le malaise familial auquel on s'attaque, celui des loisirs ou un autre, on se bute toujours contre le même obstacle en définitive: la crise du logement sous une forme ou sous une autre.Qu’on ne s’étonne donc pas si ceux qui ont à coeur les intérêts bien compris de la famille ouvrière reviennent sans cesse à la charge en vue d’obtenir une solution à ce problème.Germain B RI ERE 7 NOVEMBRE 1953 PAGE 3 r -LE FRONT OUVRIER Sur fe front Mjnchcaf CRABTREE MILLS — “Si le* ouvriers demandent la semaine de 40 heures, ce n'est pas parce qu'ils sont paresseux mais c'est que les heures de travail, si elles ne sont pas réduites dans la même proportion que les techniqueo industrielles sont améliorées, engendre- _ ______________ ront le chômage”, déclarait M.Jean il doit passer quelque temps dans Marchand, secrétaire général de la la famille de sa femme Pierrette, C.T.C.C., aux ouvriers en grève de M.Jacques Dubuc, ingénieur mis-cette localité.On sait que les tra- sionnaire, a ble-> voulu nous ac-yailleurs du papier i l’emploi de corder une interview, poussant la la Howard Smith font la grève gentillesse juqu'à venir lui-même aux usines de Crabtree et de Beau- à la salle de rédaction du “Front harnois.Ils réclament principale-1 ouvrier”, ment une réduction d’heures de Nos entrevues .Un jeune papa et une jeune maman missionnaires laïcs au Bengale La famille Jacques Dubuc compte retourner en décembre au Pakistan, où elle a déjà passé ans et demi — Elle espère y amener d'autres jeunes couples désireux d'y porter un témoignage tien sur le plan de l'amitié trois chré- Avant de partir pour Lévia où travail.La petite Catherine (Madhouri en bengali, c'est-à-dire "douce comme le miel'') accompagnait MONTREAL — L'Ecole ouvrière “x" **pi*!.**!£ en relations humaines a fait der- -aij n con^n^ri» nantît nièrement l'ouverture de ses cours.J5,, «imitonsQu’elle «P .n» • d'“" •* « *»l fhanul métiers et du travail, cherche prin-|p M ^ cipalement à combattre toutes les .avons cau*f ave* ®u- manifestations d’intolérance racia- 7* son ® adoption, des |e conditions de vie et de travail M, l'abbé François Hout.rt, 11- !£"£*£ îhrSîaae^t'!: ccncié en sciences politiques et rm|#P famiiiaa ranaHirnnp sociales de l'Université de Louvain ! ‘*is* I»?, 1 «KS fit (Belgique), donnera une série de u SSOn “ ?rler Jet hlmmê oui vl r'Tnr™rS“ds, s ^ VPmbMle«ueïer'd^em’breU 10 "" UB pinnnirl d« «ett« nnuvrllr vembre au 1er décembre.[forme d’apostolat qui répond à ., ^,railera problèmes de so- un besoin et qui *e développera ciologie religieuse et d'apostolat.beaucoup sans doute: le Voici le programme des confé- missionnaire, rences: 10 novembre — Ce que la sociologie religieuse peut apporter à l’apostolat; 17 novembre — Connaître le milieu urbain pour l'évangéliser; 24 novembre — Comment analyser une paroisse; 1er décembre — La structure paroissiale à Bruxelles, Chicago et Montréal.Pierrette et Jacques Dubuc, Jeune couple missionnaire au Bengale, ont pris part à une fête organisée en leur honneur, avant leur départ, par les employés de la compagnie pour laquelle le mari travaille.On leur a mis un collier de fleura naturelea, comme on fait d’habitude, au Bengale, lorsqu'on veut honorer le héros d’une fête.La famille Dubuc retournera en décembre dans son pays d'adoption employés Le travail syndical qui I se fait est dirigé contre les Euro-j péens; c’est malheureux, car le* compagnies européennes sont re-I poussées peu à peu hors du pava et tout sera à recommencer.ON NE MANGE PAS ASSEZ —La capacité de travail dn l’ouvrier bengali est faible.Cela tient au manque d'aliments et aussi d'hygiène.On ne mange pas assez car la production alimentaire est insuffisante: par ailleurs, on mange mal: ainsi la ménagère bengali fait bouillir le rix à deux reprises et jette l’eau chaque fois.Les Bengalis ont besoin de beaucoup d’aide aux points de vue économique.social, industriel, médical.Notre adaptation?Elle a été assez facile matériellement.Nous nous sommes Installés dans une ma'sonnclte convenable, au milieu des Bengalis.Au début, on se méfiait de nous, on nous prenait pour des exploiteurs puisque nous sommes blancs.Mais bientôt nous nous sommes faits des amis de ces gens; le fait que nous vivions tout simplement au milieu d'eux et que nous leur parlions TIMMINS — La grève des ni ¦eurs d’or du nord de l’Ontario et du Québec coûte environ 960.900 par semaine à l'union des métallurgistes unis d’Amérique.C’est ce que des eatimés conservateurs per mettent de déterminer.Cette somme est principalement affectée à aoutenir les grévistes en accordant une allocation hebdomadaire de SS par semaine aux célibatairea et de S14 par semaine aux hommes marié*, plus S4 par enfant.L’u nion, de plus, consent aux travail leurs des prêts sans intérêt que ceux-ci devront rembourser à la reprise du travail.Cette aide sans précédent est possible grâce à l’appui des 75,000 membres de l'union des métallurgistes et à l’appui des 175,000 membres du Congrès canadien du travail.LE FRONT KusauiMa Journal d’édncatioa ouvrière Indépendant de tout parti politique.— Propriété du Centro social ouvrier Inc.—D n'engage que ta direction.Rédaction et administration, 4911, chemin de la CAte-des-Nelgea, Montréal 26.Tél: EXdale 9391 liaprlmi pu k SrndU-,1 4'Oawrra* SmIiIh LtU.>11, m Dalhoaaft.Ottawa.4 Salariat rom ma aurai aaatal 4a S* tlaaaa.Min.4aa Paata*.Ottawa.) Abonnement: Canada, $2.50 par an; Etats-Unis, $3.Lt numéro, 7c.Directeur gérant LOUIS LAMONTAGNE Kédactenr en chef GERMAIN BR1ERE Nous «vions quitté le Canada le tous les jours avec eux On ne Jjamf lèùr^ïanéue’Vs^â conauis’ liïcit \emr mème de noire mariage 'peut parler de Prolétariat dans Nous nou, sommes aperçus qu’il „- IX x .'fvnnf' K il' îga°u îrur CfS’Iima,S plut*‘d€ sou*pr°- fallait nous laisser vivre; ces gens Nous sommes arrivés à Chit- *Yons d abord habité chez les letariat.Ils gagnent deux roupies n’aiment nas ou'on essaie de le* tagong ville située au sud du Père, de s.nte^roix.mjtsionn.i- par jour, ce qui équivaut à 70 convertir ou d" les amener à v’ Bengale, dans le Pakistan, le 10 res là-bas.Je devais obtenir du cents, ou encore à 4 fois un re- vre comme des Occidentaux mais janvier 1950.Vous savez qu’en travail du gouvernement, mais la pas là-bas.Ce n’est pas beaucoup qu-on v;ve avec eux en COmmun 1947, les Indes furent morcelées chMe ne s'est pas réalisée; quel- pour faire vivre une famille.'comme des amis- iis ne s’atten-en deux pays: la république de Qu« temps plus tard, j'ai obtenu De plus, il y a beaucoup de chô- dcnt pas pour autant nous vi-l’Inde et le dominion du Pikis- un emploi dune compagnie an- mage.Ivions exactement comme eux.tan.Nous en sommes repartis le Qui construit des édifices.; Dans des compagnies européen »«ic«invv*n»r 18 juin de cette année et nous «te.Je puis donc exercer ma pro- nes et wrvices du gouvernement.TRAVAIL MISSIONNAIRE comptons y retourner en décem- fission d’ingénieur, à laquelle je ouvriers sont protégés par1 —De loin, on comprend mal la bre, après avoir pris au Canada m'étais préparé à l'Ecole poly- des unions, ce qui garantit les travail missionnaire.Les conver- des vacances qui nous ont permis technique de Montréal.1 salaires, les renvois définitifs et sion-s s'imposent pas.Si on es- de visiter nos parents et amis, 70 CENTS PAR JOUR (parfois un fonds de pension.Ail- *ai« de faire du prosélytisme (zè-peut-étre aussi de ramener avec —Vous décrire les conditions de leurs, il n’y a aucune sécurité: les 1* en vue d'amener les autres à nous d'autres jeunes couples du travail des ouvriers du Bengale?;employeurs ont pratiquement le changer de religion), on ne réus-Canada.|Certainement, puisque je travail- droit de vie et de mort sur leurs *>t pas.L’apostolat missionnaire est très lent.Il faut respecter ces gens, les aider à découvrir en eux-mémes et dans leur religion ce qu'il y a de bon, afin qu'ils s'acheminent ensuite vers le christianisme Nous arrivions avec des idées d'Action catholique.les Bengalis ne sont pas prêts pour ce travail Il est pratiquement impossible de faire du travail de conversion directe sur chaque individu; c'est le milieu qu'il faut changer; on y arrivera, non seulement par un clergé missionnaire mais aussi par des professionnels et des techniciens, des laïcs qui vivent au milieu d'eux sur le plan de l'amitié en donnant un témoignage chrétien et en transformant peu à peu l'ambiance.Il ne s'agit pas de leur imposer notre culture, car Ils en ont une, plus ancienne que la nôtre.Si nous n’avons pas eu de dif ficultés à nous adapter au point de we matériel, nous avons souffert de l’isolement Dans ce pavs de 15 millions d'habitants, surtout des musulmans, il n'y a guère que 1,000 Blancs, des Anglais pour la plupart Comme prêtres missionnaires, il n'y a qu’une quinzaine de Pères de Sainte-Croix ca nadiens.Vous connaissez le Père Picard?AUJOURD'HUI devenez membre de t L'Enfralde Immobilière ' “ DEMAIN Vous posséderes votre maison 1*44, est me Sherbrooke.Tél: AM S6N Au cours de la récente semaine de la Famille ouvrière, on a présenté un peu partout des sketches très vivants sur le pro- SOUTIEN D'UNE EQUIPE —Le père Picard, c’est lui qui nous a donné l’idée de partir blême des loisirs.Ci-dessus, une ll Ben*a,.«- où i’ se ,rouvai' , .déjà.Nous faisons heureusement Scene dun sketch présenté à la nartie d'une énuine miceinnnaire présenté soirée de clôture du District centre de Montréal, en la salle des loisirs Saint-Jean-Baptiste.Mme Simonne Cayer jouait le rôle de la mère, tandis que M.Dominateur Vanchestein incarnait le père de famille.(Voir article en page 5).partie d'une équipe missionnaire, j composée de prêtres et de laïcs; dans l'équipe, on ne fai' pas de différence entre les uns et les au-très.III y a, en particulier, un très chic type, originaire du pays de Galles (Iles Britanniques); administrateur du pays avant que celui-ci n'obtienne son indépendance, il est demeuré au Bengale (Suite à la page 4) ^42724 PAGE 4 LE FRONT OUVRIER- 7 NOVEMBRE 1953 Courrier des .Problème* 4u foyer (JL HSTIOM — Puis-je permettre à ma fillette d'aller garder l J'ai une fillette de 12 ans qui aimerait aller "garder" le soir; de lait, on le lui a demandé quelquefois.J'hésite à la laisser aller, car on raconte toutes sortes d'histoires à propos des "gardiennes".S'il fallait qu'il lui arrive quelque chose.je me le reprocherais.Pensez-vous qu'à cet âge, je pourrais la laisser aller “garder” ?Elle se ferait un peu d'argent, ce qui nous aiderait à arriver, car la vie coûte si cher pour une famille.Merci d’avance de vos bons conseils, que je trouve toujours remplis de bon sens.Mme R.G.REPONSE — Vous pose?là, Madame, un cas iwi compliqué, qui exige plusieurs distinctions.Chose certaine, c'est que votre fillette ne doit pas aller garder n'importe ou et n'importe quand, d'autant plus qu'elle est encore bien jeune.En premier lieu, il importe que vous connaissiez les gens qui demandent \ rire fillette comme gardienne.Si vous êtes sûre qu'ils ont bonne réputation, c'est une inquiétude de moins.Il nous semble qu'à cet âge, votre fillette ne devrait pas aller garder ailleurs que chez des voisins que vous connaissez bien, ou encore chez des parents ou amis de votre famille.Le prochain problème Pourquoi avons-nous la triste habitude de fêter Noël arec la bouteille ?Je suis une maman qui serait très heureuse si la bouteille n’avait pas la place d'honneur au foyer.Dites, ne pourrions-nous pas faire un changement ?Tous ceux qui ont l'habitude de donner une bouteille d’alcool pour cadeau de Noël, ne pourraient-ils pas donner autre chose ?Ce n'est pas le choix qui manque.Il y a tant de beaux articles dans nos magasins ! • MAMAN ENNUYEE.LES MOTS CROISES DU FRONT « s < i • » ta h 10 U TTTTT nr i ¦ i 111 i i tt: 11 Tl nr 1 1 l » ¦TU 1 r 11 1 1 I U ¦ TTTTT 1 l 1 Nous répondrons k ce cas .dans un prochain numéro.Nous parlons de voisins, car alors le problème du retour à une v.„ j.ahnrj heure tardive ne se pose guère.En effet, c’est peut-être à ce moment ^OU *n que votre fillette serait le plus exposée, si elle devait faire un trajet le .Par* a nw lecteurs, en leur moindrement long par les ruelles ou les rues sombres, ou même demandant de nous écrire ce en auto avec des gens que vous ne connaissez pas très bien.! qu'ils en pensent.La meil- leur ce qui est du séjour à la maison ou elle garde les en leure réponse sera publiée et faiils, il ne faudrait pas qu i! se prolonge outre mesure; U nous M auteur recevra un volume semble qu il ne faudrait pas, en tout cas.dépasser minuit.-±___________ lu autre facteur à considérer, ce sont les études de votre fil comme recompense.Icite.Sans doute va-t-elle encore à l'école.Il ne faudrait pas que i Toutes les difficultés d’é-sous prétexte de gagner quelque argent, elle néglige ses études.Si1 poux et de parents sont bien- elle a le temps détudicr auparavant ou si elle peut le faire tout venues au Courrier des pro- en gardant les enfants, ce qui suppose qu'ils dorment et ne la dé du fov-, i*.Front rangent habituellement pas.il n'y a peut-être pas de problème de Dlemes au ,0>er- w rronl ce coté Il faudrait vous assurer également qu'elle ne va pas garder dans une maison isolée; s'il survenait quelque chose, elle pourrait faire appel aux voisins.Il serait préférable, toutefois, comme nous l avons mentionné plus haut, que cet endroit soit rapproché de votre maison, car, alors, vous pourriez au besoin apporter vous-même l aide requise.Votre fillette a-t-elle le sens des responsabilités ?Question im-nortante que vous devez vous poser.Bien que jeune encore, elle peut être sérieuse et s'acquitter convenablement de la tâche qu'on lui confie; sinon, il vaudrait mieux qu'elle n'accepte pas pareille charge, surtout le jour alors qu'elle devrait prendre soin des enfanta.Enfin, n'insistez pas pour qu'elle aille garder contre son gré.Si elle a peur, par exemple, ce n'est pas en l'envoyant passer la suirée ailleurs, seule avec des enfants, que vous parviendrez à lui faire surmonter ce sentiment.t omme vous le voyez, il y a bien des “si'*.Nombre de conditions doivent se réaliser pour que vous puissiez permettre à votre fillette d'aller garder.Vous semblez prudente et, à notre avis, vous ne l'êtes pas trop.D'un c6té, il y a certes des avantages: le service à rendre à des parents qui aimeraient sortir de temps en temps, ce qui est bien légitime, et aussi le léger soulagement que votre fillette apporterait ainsi au budget familial.Mais d'autre part, votre fillette doit demeurer en sécurité; cela nous semble plus important encore, sans compter que les enfants qu'elle garde doivent eux aussi être en sécurité.A mesure que votre fillette vieillira, les désavantages seront de moins en moins grands; mais, pour le moment, il est de votre responsabilité de maman de bien vous assurer que votre enfant ne sera exposée a aucun point de vue.Vous pourrez lui permettre plus facilement d’aller garder le jour, en dehors des heures de classe, si elle sait prendre soin des enfants.Nous vous remercions de la confiance que vous nous faites et nous souhaitons qu’à l'aide des éléments de solution que nous vous donnons, vous saurez résoudre avantageusement le problème posé.Reprise des émissions ou .*.________________________ Jwuin 4c £a4fo-PareHt* Ces importantes émissions du réseeu fronçais de Radio-Canada feront connoître les points de vue des odolescents et des parents — A la fin de choque émission un spécialiste donnera son avis sur les problèmes discutés Le forum de Radio-parents reviendra à l’horaire du réseau français, le vendredi soir, de 9h.30 à 10 heures, à compter du 13 novembre prochain.La série se poursuivra jusqu'au 14 mai 1954 inclusivement.La discussion portera sur des problèmes d’éducation et mettra en présence deux adolescents: un garçon et une fille, et deux adultes: un père et une mère de famille.A chaque émission, les équipes de participants, toujours ano- nymes, seront renouvelées.L'année dernière, la première partie de l'émission, (les 20 premières minutes), était réservée aux adolescents, qui exprimaient leurs opinions et leurs griefs; et vers la fin du programme, les parents étaient invités à discuter avec les adolescents.Cette année, la discussion se fera, dès le début de l’émission, entre parents et adolescents, et vers la fin du programme (soit pendant les 6 eu 7 dernières mi ouvrier", 4911 Côte-des-f si-ges, Montréal 26.nutes), un spécialiste sera invité à venir donner son avis sur le problème discuté au cours de l'émission.Comme on peut le constater, la formule sera sensiblement modifiée.Le programme s'intitulera L’âge de raison et, tomme les années passées sera préparé en collaboration avec l'Ecole des Parents.M.Jacques Landry en sera l'animateur.Tous les auditeurs et les jeunes en particulier, sont invités à soumettre des problèmes et des sujets de discussion.Les plus intéressants d'entre eux par leur acuité constitueront le thème de l'un ou l'au tre de ces forums.L'animateur de cette importante série démissions était tout désigné en la personne de M.Jacques Landry.Après ses études classiques au Séminaire de Sherbroke, Jacques Landry occupa, durant un an.le poste de directeur adjoint de Vie Etudiante, l'organe de la Jeunesse étudiante catholique.Plus tard, il s'inscrivit aux cours des Sciences sociales de l'Université Laval, section relations industrielles, d’où il sortit diplômé, en juin 1930.A sa sortie de l'université, il entra au service de la “Dominion Textile" à titre d'officier de placement au bureau du personnel de cette compagnie à Magog.Permuté récemment au bureau chef de cette même industrie à Montréal, il est présentement affecté au Service des relations industrielles où il s occupe de l'entrainement et de l'éducation du personneL Mais, cette courte biographie de Jacques Landry serait incomplète ai nous omettions de mentionner ses activités radiophoniques.A Radio-Collège, il fut l’interlocuteur du Père Adrien Malo, O.F.M., à son émission de caractère religieux de la saison 194047.Durant l’été 1948, il fut annonceur au poste CBV de Québec et, plus tard, annonceur et réalisateur au poste CHLT, de Sherbrooke.L’Age de raison, qui remplacera eette année la populaire émission Ce qu'ils disent quand vous n’Hes pas là, servira une fois de plus de complément au Courrier de RadioParents entendu tous les mardis HORIZONTALEMENT 1 — Fauvcui- des rmnui.2 — I urge allkm - Rn quel tnOrelt.3 — Affirmer, attester.Solution du problème de la semaine dernière Û A P | E | R c E | V | A | N | C | E lu R.a i 0 T | A a É j 0 | N T i U a R | HI 0 1N IE o M 0 P L | A | T|E a T|E P | E T A U | D11 | E | R | E a L|U E ur p girie a vi jÂlRl E ¦ E | U|L|E|M|A| Halle pour Jouer t la pauma — Conjonction nCgatl»#.F ara al te aur ira racine* dea plan* tea .éxiimlueuaea Condiment - Deux toyelle* Ripoaer en vente- Puint cardinal.Mole da l’année.Qui a un rythma régulier.Final il *e — Deut vovellee Grand nombre — Fapéca d eatur- PIE|Ë|L V| N| T| Ajs M Tl EU up 11N | ri | AI IPIR | £ | V IU M N | 0 I £ | EmÂlElR j A j T11 j QfH j S r U - VERTH’tl.RMENT 1 — En rêvant 3 — Pronom Indéfini — Instrument r>ur serrer fortement les objet* Hmer 3 — Ocnre de lli-bene qui vivent aur la terre, Ira arbres, les rocher* 4—Humeur aqueuse qui sort de* pore* de la peau — Mesure de rapacité chinoise 5 — Outil de Jardinier (pt.J.S — T — Détruis — Partit Intérieur* du pain.S — Qui eat relatif an* finance# • — Régie nécessaire tt obligator* 10—Parcouru* dea yeux — Cnuver» d'herbe.IJ — Chemin bordé de malaona — Point cardinal Un jeune .où il dirige un collège non chrétien.L'équipe se rencontre périodiquement, ce qui nous apporte beaucoup de réconfort; mais nous vivons habituellement assez éloignés les uns des autres, isolement qui est assez dur.TROUVER DES COMPAGNONS.—L'équipe voudrait fonder une école de métiers; elle espère pouvoir trouver un groupe de médecins, un groupe de gens qui s'occuperaient des coopératives de pêcherie, etc.Je pense qu’un imprimeur canadien-français viendra nous rejoindre prochainement et aussi un vétérinaire.L’équipe tente de trouver du travail aux professionnels et techniciens qui voudraient venir au Bengale com- Semaine sociale à Rennes en 1954 LYON Spécial) — La Commission générale des Semaines sociales de France a tenu sa réunion d’automne, à Paris, sous la présidence de M.Charles Flory.Elle a décidé que la prochaine Semaine sociale aurait lieu à RENNES, du 20 au 25 juillet 1934 et qu’elle aurait pour sujet : CRISE du POUVOIR et CRISE du CIVISME.matins de 9h.05 à 9h.30.On sait qu'au cours de cet intéressant programme, M.Claude Mailhiot, psychologue et Mme Mailhiot, assistante sociale, répondent à l’important courrier des auditeurs relativement à tous leurs problèmes concernant l'éducation des enfants.Marcelle Barthe est l'animatrice de ce programme.L’Age de raison et le Courrier de Radio-Parents sont deux émissions éducatives à ne pas manquer.Les parents trouveront là de précieux conseils, un encouragement et un réconfort dans la lourde tAcbe qui leur incombe.(Suite de la page 3) me missionnaires laïcs; plusieurs en parlent, mais il faut tout do même leur assurer un moyen de • vivre.Vous savez qu’il existe à Montréal et à Quebec une équipe du laïcat missionnaire.Nous comptons beaucoup sur leur aide fra: ternelle.Et Jacques Dubuc continue à nous parler du Bengale, de l'équipe de là-bas, de l'équipe d'ici, de ses espoirs d’amener d’autres jeunes ménages au Bengale pour y porter simplemen’ le témoiguage de la vie chrétienne, sur le plan de Pamitié avec les Bengalis.L’AMITIE, voilà le mot qui revient le plug souvent sur ses lèvres; e’est qu’il l’a vécue.Nous apprenons aussi que la famille Dubuc comptera bientôt un autre membre, attendu avant le retour au pays d'adoption.que Madhouri joue avec les petits Bengalis.que les employés de la compagnie de construction où travaille M.Dubuc ont fait au couple, avant leur départ, une fête fraternelle, qui, contrairement à bien des fêtes organisées en l'honneur du patron, était très sincère.que Pierrette a fait alors un petit discourt en bengali, etc.Et nous avons examiné des photos montrant les Bengalis, petits, malingres parce que sous-alimentés.d’autres faisant voir Jacques et Pierrette Dubuc au milieu de ces gens, visiblement heureux d’être ensemble, comme des AMIS! G.BRIERE LUNETTES: CousuKatlous de • k.à • h.Refît taHfeiïn Iï OPTICIEN Réparation* de lunettes à domicile sur demande.150e.AUI ST HUintT • Cl I0A4 7 NOVEMBRE 1953- LB FRONT OUVRIER- PAGE S POUR DE LA BELLE MUSIQUE La photo ci-dessus montre anr partie de* musiciens qui compo-aaat entendu» chaque semaine sur lea pastes du réseau français, saut entendus chaque semaine sur les partes du réseau français, le lundi soir i 10 h.IS.Cet orchestre est dirigé alternativement par les meilleurs chefs d’orchestre canadiens et étrangers.Des solistes réputés participent également à ees concerts, qui sont diffusés de Tarante.Les pregramates sent consacrés à des oeuvres classiques et contemporaine*.Lundi soir prochain, ce sera Paul Schéma* qui dirigera l’orchestra et le soliste invité sera Jan Rubes, hasae; à cette émission de la semaine prochaine, au Jouera du Ravel, du Motart et du Beethoven.(Photo Radio-Canada) L’École syndicale de Shawinigan a commencé sa troisième année Au Saguenay, les Syndicats ont réorganisé leur service régional d'éducation ouvrière, en fondant un service local dans chaque centre.SHAWINIGAN-LES-CHUTES — (Spécial) — L'Ecole syndicale du Conseil central des Syndicats nationaux de Shawinigan a ouvert ses portes le 2 novembre, pour la 3e année consécutive.Le programme de l'Ecole, arrête par le Comité d’éducation du Conseil central, comprend une première année à Grand-Mère et à Shawinigan, ainsi qu’une deuxième année à ce dernier endroit.Cours de 1ère année La première année comporte un coura de formation syndicale proprement dits.On étudiera, en 22 cours, la question sociale, le problème ouvrier, la place de l'ouvrier dans l'entreprise, la démocratie st la discipline syndicale, la législation ouvrière, la convention collective, l'entreprise, l'action politique ouvrière et, enfin, la rêve.Au nombre des professeurs, signalons plusieurs officiers supérieurs de la C.T.C.C.MM G.Picard, président général; le che- Radio-Collège, instrument de culture même pour l’ouvrier Dos émissions nombreuses ef voriées qui peuplent utilement les moments de loisirs noine H Pichette.auniènier général; Jean Marchand, secrétaire general, F Jolicoeur, directeur du Service d’éducation: A.Roy, chef du secrétariat, et J.-P.Geoffrey, conseiller technique.A Grand-Mère, les cours ont lieu le lundi soir, de 7 h.30 à 0 heures A Shawinigan, les cours de 1ère année ont lieu le mercredi soir, de 7 heures à 8 h.30.L'après-midi, pour les ouvriers travaillant sur les équipes, le même cours que celui du soir se donne à Shawinigan, de 1 h.30 A 3 heures Les frais d'inscription ne sont que de fl pour les 22 cours.Cours de 2e année La 2e année, donnée à Shawinigan seulement, est un cours d’initiation à l’économie sociale; M.Jean-Robert Ouellet le donnera durant 22 mardis consécutifs.Ce cours est réservé aux personnes qui ont suivi le cours de l'Ecole syndicale ces deux dernières années.Les frais d*inscription pour ce dernier cours sont de |2, y compris les livret dont l'élève surs besoin.Le Comité d’dducatlon a aussi mis à son programme de Tannée deux dîners-causeries pour les élèves des cours et leur épouse; l’un, le dimanche 29 décembre à Grand-Mère; l’autre, le dimanche 10 janvier à Shawinigan.Les cours se termineront par une soirée récréative familiale, à Shawinigan.le 23 avril.Radio-Collège est revenu sur les ondes de Radio-Canada pour une 13e saison et y demeurera Jusqu'au 26 mars 1954.Comme on a beaucoup parlé, au cours de 1a récente semaine de la Famille ouvrière, des loisirs qui sont profitables et de ceux qui sont une pure perte, il importe d'appeler l'attention de nos lecteurs sur les nombreuses émissions de Radio-Collège, qui peuvent certainement peupler avantageusement les moments de loisirs.Se présentant au début comme AL MARIAGE EN ESPAGNE ET EN ALLEMAGNE Mouvement lancé par le Centre catholique de l'Université d'Ottawa i Service d'information de la C.C.) DESSIN ET PEINTURE Devenei artiste professieunel.Magnifiques livres explicatifs sur tous les sujets artistiques et commerciaux.Location par la poste.Renseignements gratuits en écrivant à: ART A COMMERCE.Dept.7; Casier 462.Montréal.son intérêt le porte.Radio-Collège se propose d'enseigner et d’ajouter à nos connaissances; il affirme la présence nécessaire des valeurs de l'esprit en fournissant à tous l’occasion d'entretenir certaines préoccupations intellectuelles, de conduire à la vie intérieure, surtout dépasser la matière.Nouvelles rubriques * La série d'émissions contient cette année de nouvelles rubri- ques: “Connaissance de l’homme" aborde la psychiatrie; “Reportages à travers le temps'' traite d'histoire; "L’avenir de la cité" est un forum sur les problèmes que pose l'évolution moderne, par exemple les problèmes ouvriers, les problèmes du syndicalisme, la signification du communisme, etc.Voici, d'ailleurs, le calendrier complet des émissions de Radio-Collège, c est-A-dire, les titres et horaires de chaque émission au cours de la semaine: Au Sagnenay-Lac-Saiat-Jean JONQl 1ERE (Spécial) — Le Conseil régional Saguenay-Lac-St-Jean des Syndicats nationaux a réorganisé, pour sa part, ton service regional d'éducation ouvrière, dans le but de diffuser l'éducation parmi un plus grand nombre de travailleurs.Auparavant, les écoles d'action ouvrière, dispensant l'éducation syndicale de base, étaient placées sous la responsabilité d'un seul homme, tâche beaucoup trop lourde.Maintenant, U y a dans chaque centre un aervice d'éducation local, chargé de l'entière responsabilité de la bonne marche de l'école d'action ouvrière.Ce service local (ou comité d'éducation) est formé d'un responsable ds chacun des syndicats de l'endroit.Tous les mercredis, à 8 heures du soir, les travailleurs de la région ont, dans tous les centres, l'avantage d’entendre des gens bien formés traiter de différents problèmes intéressant la classe ouvrière.Voici quelques exemples des sujets traités: Pourquoi fonder des syndicats?Pourquoi des syndicats catholiques?Qu’est-cs qu'une convention collective, un décret?Les prêtres ont-ils affair* aux Syndicats?Quels sont las devoirs de l'ouvrier A l'égard de son patron, ceux du patron en vers ses employés?Ces cours sont absolument gratuits."Contrairement A ce que pensent et disent plusieurs, fait remarquer à ce sujet un porte-parole du Conseil régional, les Syndicats ns font pas seulement parler des droits de l'ouvrier, mais ils lui parlent bel et bien aussi de ses devoirs.Oette initiative en est une autre preuve,” Le syndicalisme A 1a radio Dans le même domaine de l'éducation syndicale, ou annonça que M.Lionel Morin, du poste de radio d'Alma, a gracieusement invité le Conseil régional des Syndicats nationaux A donner au poste une chronique syndicale; pareil programme passe déjà aux postes CKRS et CHRL de Roberval.i- U 1 CALENDRIER DES EMISSIONS DE RADIO- * COLLEGE * LE DIMANCHE De l’adolescence A la maturité 1 1 h.—1 h.15 Thérèse Gouin-Décarte f Les institutions politiques 4 h.45—3 h.dans le monde Femmes célèbres Jeoti-Chorlej Bonenfant Claude Francis 1 h .SO—3 h.8 h.—8 h.30 L’art *t U vie Reportages A travers le temps Fernande et Jean Simard Eugène (Routier et 4 h.—4 h.30 André Dagenais t L’avenir de la Cité Paul Lacoste LE MERCREDI • 5 h.—3 h.30— 4 h.30—3 h.h La musique parmi noua Aventures scientifiques i- Jean Vallerand Fernand Séguin, Louis 8 h —8 h.30 Bourgotn et Léon Lortu i L'univers des personnages 10 h.30—11 h.t Guy Boulizon Nature du sol .Visage ' 0 h.—10 h.de l’homme 8 Sur tontes les scènes du Jean Sarrazin monde (théâtre de Radio-Collège) LE JEUDI LE LUNDI 4 h.30—4 h.43 Le cinéma 4 h.30—4 h.45 Gilles Sainte Marie La cité des plantes 10 h.30—11 h.¦ André Champagne, Roger Connaissance de l’homme Gauthier, James Kucyniak, Dr François Cloutier Jacques Rousseau et Marcel Fernand Séguin Raymond.4 h.45—S h.LE VENDREDI Le monde animal 4 h.0—5 h.Louis-Philippe Audet et Un chrétien devant saint Paul Claude Melançon Gilles Marcotte et LE MARDI Ernest Gagnon, S J.Initiation à l’orchestre 4 h.30—4 h.43 Roland Leduc i Bâtir des logements pour les familles, c’est faire oeuvre sociale importante Mgr P«ll«ri«r l'affirma en bénissant les 152 logements bâtis par la Société d'habitation Jacques-Buteux — Moyenne de $43.75 pour le loyer mensuel d'un logis osses grand pour la famille Société centrale d'hypothèque* et de logement, fl a affirmé que ces logements modernes, assez grands pour loger une famille, coûtent, comme loyer, $10 par mois de moins que le salaire hebdomadaire moyen payé A Trois-Rivières.Les charges de la Société par mois par logement se répartissent de la façon suivante: Remboursement du capital sur une base de 40 ans avec intérêt* A .$24 61 Taxes scolaires et municipales .835 Assurances .l.l« Trottoirs .860 Entretiens et réparations.3.00 Administration .2 18 Coussin pour vacances et imprévus .1.04 Invité A bénir, la aemaine dernière, les 132 nouveaux logements de la Société d'habitation J arque» Buteux A Trois-Rivières, résèque du lieu.S Exc.Mgr G-L.Pelletier, a félicité les responsables de cette réalisation domiciliaire et il a affirmé "Bâtir des logements qui correspondent aux besoins normaux de la famille, c’est faire oeuvre sociale de première importance.Travailler à établir des familles.c'est travailler A la paix sociale.” L'administrateur général de la Société, M.Frank Spénard.a donné à cette occasion quelques précisions sur le fonctionnement de l'entreprise, dont le nom—Jacques Buteux — honore la mémoire du premier curé de Trois-Rivières, tué par les sauvages il y a 300 an* cette année Le projet remonte à juillet 1932, il n'a donc pas pris de temps à se M S pénard a attribué pareil TOTAL .'.$43.75 N.DJ.R.—Il bous fait plaisir dr souligner cette initiative.Sans doute il s’agit là d'une entreprise d’affaires, mais il n’en reste pus moins qu'ils sont plutét rares les entrepreneurs en construction do miciliaires qui songent à bâtir des logis asset grands pour les fant'l les, et dont le loyer est à la portée de la bourse de la famille ou vrière en particulier. F T PAGE 6 LE FRONT OUVRIER- 7 NOVEMBRE 1953 Çah té et bien-être Par le Dr P.-E.Cloutier, D.H.P.Il nous faut un minimum de confort motériel ENTRE NOUS.i “La tête à rien faire” i j | CVst vrai! Pendant que no* deux efficace notre action de maman,, bien-être pour ceux que nous al-mains de ménagère époussettent et plus intelligents le support et mons et qui comptent sur nous.Le f les tables et les bibelots, qu'elles la compréhension que nous devons lavage des planchers, le cirage des j font briller les verres, ou promè- à nos maris.I meubles constituent une besogne De plus, tous ces travaux insi- abrutissante, à moins d'y voir une gnifiants, qui prennent souvent al- j façon de rendre la maison plus lure de corvée, nous apparaîtraient gaie et plus attrayante, où le mari nent le fer sur le linge humide qui sent bon et frais, notre tête, elle, La chronique précédente a démontré ce qu'on doit j n'a pas grand'chose à faire! Ou entendre par la santé.Aujourd'hui je vais plus loin.L’hygiê- plutôt, elle peut choisir son ouvra- sous un jour nouveau si nous pre-|et les enfants seront contents de ne et la prévention, non seulement visent à conserver notre Parce 1ue dans une téte de ni,,ns la P**"* de ,es regarder dans rentrer après le travail ou la clas- santé, mais également à donner à la personne humaine un i J.Py * Ivraie,p.elcr d« J**»-, N'oublions pas que le travail 'Y' chose qui trotte ou qui s attarde, mes, ce n est que malpropre et en- manuel nest qu'un instrument de minimum de confort matériel, du à notre qualité d hommes Devons-nous nous plaindre de nuyeux, si nous ne songeons, à vie au foyer; une chose plus impor* Vivant au XXe siècle.cette activité manuelle sans con- I mesure que la pelure vole, que tante que la vie matérielle est l’es- La civilisation a fait avancer le progrès matériel, dont ( trepoids intellectuel?Il me semble nous préparons du réconfort et du prit avec lequel on l’envisage.Les tous les hommes sans exception doivent bénéficier.Nous ne tiUH nous, parce que grâce à ce-i — occupations manuelles, ménagères sommes plus au temps des cavernes où les hommes s'habil- de Deration de 1 esprit laient de peaux d animaux, vivaient de la chasse et de la p,nMr notre mé,ier de femme de pèche et devaient tout fabriquer avec la force de leurs seuls • maison, notre rôle de maman éilu-bras.Avec le développement de la machine, il est devenu aussi catrice, notre vocation d'épouse.normal, aussi nécessaire aujourd'hui, par exemple, de creuser Nous sommes des privilégiées, les caves des maisons avec la pelle mécanique qu'autre f ois ,noys.femmes aux doigts ja- mais au repos, parce que nous avec la petite pelle à mains.Le niveau de l'ie des peuples s’est élevé avec les siècles, et leur minimum de bien-être matériel également.Certaines inventions qui, il y a des siècles, étaient considérées comme du luxe ou du surplus, sont devenues aujourd'hui des choses courantes et même nécessaires.La maison, considérée comme un chateau au temps des cavernes, est devenue aujourd’hui une nécessité vitale.Le système de chauffage, par poêle, calorifère ou autrement, était autrefois un luxe permis aux seuls riches; aujourd'hui c’est une nécessité pour toutes les familles.Et bientôt la laveuse électrique, l'automobile, la radio, etc., deviendront aussi nécessaires à la famille que leur propre nourriture.Il est difficile de délimiter le minimum de confort matériel dû à la personne humaine aujourd'hui.Parmi les nécessités de la vie moderne il faut compter: le logement salubre, les 3 repas par jour, le vêtement, une certaine partie du jour accordée aux loisirs et au repos, et même un temps consacré à des vacances annuelles.Le bien-être et la santé sont donc considérés, ù l'heure actuelle, comme des choses qui se complètent et s’identifient.L'Organisation mondiale de la santé appuie cette idée, en définissant la santé non seulement comme quelque chose de négatif, mais aussi comme une réalité positive.“La santé, dit-elle, est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité ” L’humanité ne doit plus se borner û faire disparaître la souffrance, mais également à augmenter le bonheur positif des peuples.Notons que le bien-être proposé par l’Organisation mondiale de la santé est triple.Le bien-être physique garantit ù toute personne la nourriture, le logement et le vêtement.Ce problème est partiellement réglé, grdee aux lois d’assistance publique et aux assurances sociales, comme l’assurance-chômage, les assurances-santé, etc.Le bien-être mental demande que tout individu, quels que soient son rang ou sa fortune, reçoive une instruction convendble; il réclame la disparition de l’état d’énervement, d'anxiété et de dépressions nerveuses dans lequel vivent les populations modernes.Enfin, le bien-être social exige que les troubles sociaux disparaissent, que les ouvriers soient traités comme des humains, qu’il y ait parfaite harmonie entre employeurs et employés, que les gouvernements passent les lois les plus favorables au peuple, et que même les guerres soient éliminées entre les peuples.La réalisation parfaite des buts proposés par l’Organisation mondiale de la santé amènerait l’humanité à une espèce de paradis terrestre.Cependant, si nous sommes encore loin de la réalité, les efforts de nos dirigeants s’orientent dans la bonne voie.avons le temps de réfléchir! Si nous savions utiliser ces moments, nombreux chaque jour, pour approfondir notre vie personnelle, con | jugale ou familiale, notre travail.I si banal en soi, si routinier, de '1 viendrait vite pour nous un moyen ' d’accroître notre valeur personnelle et, de ce fait, de rendre plus Simplicité et chic i 3709 MenUna .CHerrier 1147 prb Clwrrlw Graziella Cardin Corsetiire Spencer diplômée SUPPORTS SPENCER ëteelitda indMd«ellt»tnt Rédaction de $1.00 sur présen talion de cette annonce (.IAM0ND & FUS LIMITEE Manufacturiers de bijouterie Aussi insignes et boutons émaillés 1065, Bleury MA.7769 J.-A.PIGEON, Enrg.U bald tl Albert Finn or»».VALISES - SACOCHES ot ARTICLES DE CU1B riiooiuroo "Slolrr" pour hoMMM Cordonnrriu podnu ta rut Wrlllnflou-Nord.Sborbruubt T4Li 1-1414 FOYER LACORDAIRE FOYER HEUREUX Cardes Locordaira HArbour 4251 635, rue Rachel Est 9050 u-îajo-àr Cette robe, aux lignes si flatteuses pour votre silhouette, sera tout aussi chic en lainage qu’en crêpe.Sous le monogramme simulé, le corsage s'amenuise pour vous faire une taille fine, la jupe présente de gracieux godets, et le devant boutonné en fait une robe facile i confectionner et i mettre.Le patron 9050 se vend dans les grandeurs 12, 1%, 16, 16, 20; 30, 32, 34, 36, 38, 40, 42.La grandeur 16 ans requiert 3*4 vgs.de tissu de 45 pouces de largeur.Le patron de la broderie est inclus.Envoyez 35 sous en argent (pas de timbres) à: Marian Martin, a/s LE FRONT OUVRIER, Département des patrons, 66 ouest, rue Front, Toronto, Ont.Ecrivez en lettres moulées votre nom, votre adresse, le numéro du patron et la grandeur désirée.Connaissez-vous cette prière?Les siècles évoluent, les prières aussi.Mon cher neveu de cinq ans m'a appris une nouvelle prière.Avant de se mettre au lit, il me demande un soir de lui faire dire sa prière.D'un ges te rapide il est agenouillé à mes genoux.Sérieusement, il répète après moi les mots: “Mon Dieu, je vous donne mon coeur.afin que ja- mais aucune créature ne le puisse posséder que vous seul, mon bon Jésus”.Ici mon neveu s’arrête pour dire: “C'est bonbon Jésus, ma tante”.Cher petit, je viens de constater que sa prière n’est qu'un assemblage de sons.Jamais il n’a compris le sens des mots.J’entreprends donc d’expliquer.Sa figure illuminée par ses prunelles noires devient attentive.J'essaie de faire comprendre qu'il ne s’agit pas de bonbon pour manger.On veut dire au petit Jésua qu’il est bon, bon comme Gérald i qui maman dit de* fois: “Tu es un bon petit garçon”.Ça veut dire que Gérald est fin comme Jésus quand il écoute sa maman.Jésus est bon, Gérald est bon, papa est bon.“Toi aussi, ma tante, tu es bon comme Jésus” — Gérald vient de comprendre.Nouant ses bras autour de mon cou, il me souhaite le bonsoir, Je n’ai pa* jugé nécessaire de prolonger la prière ce soir-là.Violette DESCHAMPS.Pour rire LA RAISON , En classe, le professeur demande au petit lasse où il voudrait aller après sa mort?— "Chez le diable”, de répondre le fils d'Abraham.— Et pourquoi?quelle idée?— “Parce que papa ne cesse de dire que les affaires sont chez le diable”.UN VRAI TROU Deux anciens camarades se rencontrent après s'étre perdus de vue pendant dix ans.Le premier:— “Ç« va?” Le deuxième:— "Pas fameux!” Tu te rappelles en sortant du collège, on m’avait dit qu’il y avait de l’ouverture dans les mines J'ai écouté le conseil et depuis ce temps-là que j« suis dans le trou.sont des occasions d'aimer Dieu davantage, en aimant son mari et son foyer.Voilà un peu ce à quoi je pensais tout à l’heure en lavant la vaisselle, pendant que j'avais "la téte à rien faire”.Gertrude RR1ERE.Votre famille tient-elle son journal?Un “livre de famille” peut constituer pour un foyer une histoire vivante dont on ne saurait trop apprécier la valeur On peut lire dans un article du numéro de novembre de Sélection du “Reader’s Digest” combien il est facile de commencer un “journal de bord” familial et amusant de le tenir.Celui de l’auteur n’est en apparence qu'une banale reliure à feuillets mobilev bourrée de lettres, de souvenirs, de photos et de notations jetées à la hâte.Mais c’est tout autre chose en réalité.C'est le récit de joyeux Noëls en famille, des premières journées des enfants à l’éode, des difficultés de jeunes mariés.Consignés par écrit, les plus petits événements prennent de l’importance.Tenir un tel journal ne doit pas être une corvée.Le plus simple est de relier les souvenirs déjà accumulés et d'en ajouter d’autres toutes les fois qu’on en a envie.Ce sont les contributions spontanées qui font la meilleure histoire.Les enfants voudront y introduire toutes sortes de babioles.Laisse*-les faire.Ces choses-là gardent le parfum du passé bien mieux que les choses raisonnables.Raconter leurs histoires, collaborer au journal avec les grandes personnes, donnent aux enfants l'impression d'être compris et appréciés.En outre, le journal présente une économie de place.Au lieu d’avoir des lettres, des photos et des papiers qui traînent partout dans les tiroirs et sur les rayonnages, tout est soigneusement conservé, par ordre chronologique, dans les reliures.Le fait d’enregistrer tous les événements familiaux a encore un autre avantage.L’auteur de l'article de Sélection raconta que l'été dernier un de ses enfants a mis le pied sur un clou rouillé et s’est blessé.La question s'est posée de savoir la date de sa dernière piqûre antitétanique Le journal a apporté une réponse rassurante qui a évité le désagrément d'une nouvelle piqûre.Le “journal de bord” aide aussi tous les membres de la famille à avoir une juste idée d’eux-mémes par rapport à ce qui les entoure.Un des fils de l'auteur, par exemple, reprochait à son petit frère de s'amuser à prendre une voix de perroquet.Or il a découvert dans le journal que lui aussi avait fait la même chose quelques années plus tût.Maintenant quand le plus , eune se livre à quelque taquinerie, son frère se contente de lui dire; “Ça te passera, va! J’ai connu ça avant toi!” j .7 NOVEMBRE 1953 LE FRONT OUVRIER PAGE 7 .MESDAMES l,r Rlftei'k esl Exquis—Avec 4 cuil-erée à thé dr i» ver 1 (rua piment vert coupé en S ame'i» t oignon moyen coupé en trjnriies >4 ta**e de shortening I ionise d'ail hachée menti i Sotte fl H tame de aooor an* totuaiea /cooden«ée 1< tame d'eau ti cuillerée S Ihé de se I catnerdr S «ouïe de ins d- ure.I hars tranche* de cil ran Saupoudrez lé bifteck avei la Urine et l'assaisonnement; battez-le jusqu'à ce qu'il soit mince Coupez en 4 morceaux Faites cuire le piment, l'oignon et l'ail dans la gra sse chaude: retirez de la poêle Faites revenir le bifteck.Ajoutez l'oignon, le piment et l’ail cuits mélangez-' le re*te de« ingrédients, en plaçant une tranche de citron sur chaque *bifteck Couvrez I aissr?mi joter 1 heure ou jusqu'à ce que ce soit tendre 4 portions Nos évêques parlent aux époux .* Mariage, source de grâces A I occasion de sa réunion plénière annuelle, tenue récemment à Ottawa, l’Episcopat canadien a rappelé certaines vérités fondamentales sur le mariage et la famille.Nous nous proposons de publier ce texte complet en 4 tranches, en suggérant à nos lectrices de le lire et méditer avec lenr époux.Voici une première tranche, qui porte sur le caractère «ocré du mariage.Le sujet présente un caractère I heur de chaque foyer, le bien de gravité extrême, car le bon-1 commun de la société et le salut Cette éducation difficile Pour aider les parents dans la difficile tâche de l'initiation à la vie, nous vous présentons les petites brochures suivantes: .“CONFIDENCES A UNE JEUNE ADOLESCENTE", par Pauline Le Cormier Ce volume est indispensable aux fillettes de 12 à 15 ans qui désirent s’initier "à la vie” dans la vérité.On peut faire confiance à l’auteur de ces pages.Compétence, tact, délicatesse, franchise, telles sont les qualités dont fait preuve Pauline Le Cormier pour aborder le grand problème de l’initiation sexuelle et le rendre accessible aux jeunes.“CONFIDENCES A UN JEUNE GARÇON DE 13 A 16 ANS”, par Jean Viollet Cette brochurette, complément de la précédente initie les jeunes garçons à la vie, aux problèmes des sexes, à la connaissance de la femme.• Affa en temps opportun entre les mains des jeunes adolescents, ce petit-livre aidera les parents et les éducateurs à remplir un devoir qu’ils n’ont pas le droit d’éluder.Confidences à une Jeune adolescente et Confidences à un Jeune garçon de 13 à 16 ans sont deux brochurettes de 61 pages illustrées, en vente partout et d FIDES, 25 est, rue Saint-Jacques, Montréal, PL: 8335.éternel des parents et des enfants dépendent du respect des normes immuables de la morale conjugale et familiale.La famille est la pierre angulaire de tout l'édifice social.Si la vie familiale est saine, l’Etat est fort et prospère.SL au contraire, cettf vie familiale est dissolue, ni les richesse naturelles ni Us progrès techniques ne pourront empêcher le pays de s’acheminer vers la ruine.L’histoire ne cesse d'enseigner cette leçon nous mettant en garde contre une foule de maux et d'abus qui sont actuellement répandus dans notre pays.Le mariage a été institué par Dieu pour perpétuer l’espèce humaine et permettre à l’homme de satisfaire légitimement son besoin naturel d’aimer et d’être aimé.Le caractère sacré du mariage ressort des Saintes Ecritures: “Et j Dieu les bénit et leur dit: “Soyez | féconds, multipliez, remplissez la 1 terre ” (Gen.1.28) "Il n’est pas bon que l'homme soit seul: je lui ‘ ferez une aide semblable à lui.” (Gen 2, 18).Adam lui même, en ropanf la compagne que Dieu venait de lui donner, ne put s'empêcher de s'exclamer: "Voilà maintenant l'os de mes os et la chair de ma chair’’.,, et l’Ecriture ajoute: L’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, (Suite à la page 10) Billet te A chat A A épiait ci peut Le génie inventif des Américains n’a pas fini de nous étonner.Les Yankees ont de ces trouvailles .Devinez un peu quelle campagne ils ont pu imaginer pour la semaine du 1er au 7 novembre?Vous donnez votre langue au chat?Vous brûlez, car c’est précisément la semaine du Chat (“Cat Week”).Eh oui! vous avez bien compris, la semaine du Chat.Nous, nous avons bien la semaine de la Santé, la semaine de la Famille ouvrière, la semaine de la Sécurité.Eux, ils ont la semaine du Chat.C’est idiot, mais c’est comme ça.En apprenant cela, moi j’ai dit: c'est une blague.Une bonne blague.Mais il a bien fallu me rendre a l’évidence lorsau’on m a mis sous le nez la "documentation” envoyée à la rédaction du journal par “The American Feline Society Inc." Pas n'importe quelle publicité, croyez-moi.Quelque chose de bien.Tout y est: jusqu'aux photos qui nous arrachent les larmes.Des photos de chats décharnés, squelettiques, rôdant autour de poubelles, cherchant leur maigre pitance à même les ordures.Pauvres, pauvres chats! C’est à faire pleurer.Pleurer de désespoir à penser que des adultes puissent ainsi se prendre au sérieux.Et c'est vraiment sérieux, je vous l’assure.Voyez plutôt.Le but de cette campagne charitable - venu cet automne alors qu il evu- j kiukny.Bo*u>n _ _ luait en Ecosse, a suscité beaucoup John»*.».Cgn.ai.-g - .de sympathie dans le nord de l'On- ' ™.r*Sini(?*n,,r* * tano in l’on a organisé une ÎOUS- Kriuwily.Toronto _ _________________ cription en sa faveur .Le dé->RKCORI>s DES GARDI,NÎ ¦l'/* sLj»»n, si.k-dui.part de Jackie Leelair affaiblira1 s-^buk._____* ii * i « ÊS°'B.%Uuî! les Sénateurs d’Ottawa .Gilles Wilson.Détroit - * # ° n.oo prun«>u, m'., mi j.,u Généreux, ex-Reds de Trois-Riviè-1 Di,r#“ “ L i i i?M**.Nü Vü u res, brille cette saison pour le T«t«u* ~ u s i.*7 i «rouit Saint-Jérôme de la Ligue provin-1 k u ciale .Normand SaintOngf ne Lumiey, Toronto____12 21 u s'est pas encore aligné avec les JJcN«i.]Montr#«i — 12 21 2 Marquis de Jonqulère depuis qu il R„nin,.( hir.t,o u 28 t a été cédé à ce club avec Jean Ho«»r.N»»-York — 10 s« o — s i Rousseau LIGUE AMERICAINE R.Matane Nadon J., Maltiw Gervaia, G.K.-du-L.I.7S Ra n court.R.-du-L.L93 Lim.sgra, B.Matane* *44 St-Hilaire, R .K-du L * ®4 Bclavance.N., Mt-Joli 3-40 Cagnon, P., Kimouaki | Sénéeal, M .Rimouaki Fi lion, M., Rimouaki NEW-YORK, 3 — Gaye Stewart H.y«, j., k du-L A Trois-Rivières on continue Je ,les B,sons df Buffa ° d^,lent en "HuL * chanter les louages du jeune et di- ‘ore la1prfm è!re P0*'1'»" des comP »»¦ « • , minutif Léo Fournier.On prétend ,curs de >« “e hockey amé- KJ1 également que le cerbère André r,ca,nt a'ec ® ^ ashistan- Crawford, r., Rimouaki Binette est supérieur à Claude Pro- p(*ur Rn„ ,aU de ,19 P01unt* “a.JiT"*11 novost du Royal.Les rédacteurs M,arsha11 é5*lemfn‘ du Bu,f0 k sportifs de cette ville sont d'avis fa ° es encore deuxieme avec 18 H.y/i»id h Mt-Joii que les hommes de Jack Toupin se F licitk aiiebicaink % 1 sruiiion.b.Rimouaki classeront en 2e position, immé-1 i r.>» m i» #- i'"»"1".t.utJoii de plus essentiel à la bonne marche de la famille: le foyer.Ainsi, nos familles seront de moins en moins le jouet des idées subversives, mais pourront davantage se donner i leur devoir .Nos coopératives continueront à marcher dans la voie du progrès matériel, dans la mesure où elles emploieront les moyens dont l’Eglise se sert pour édifier la grande coopérative de l’Eternité.” En plus des personnalités mentionnées plus haut, plusieurs autres ont pris part au banquet en l’honneur du chanoine Chamberland; mentionnons: M.Louis Ally-son, président de la Fédération des coopératives d’habitation, ainsi que les membres de son conseil; le maire Léo Leblanc, de Trois-Rivières, et plusieurs échevins; Mgr Paul-Emile Doyon, P.A., V.G.; M.Roland Leroux, président de la Commission scolaire; M.Laurent Létourneau, président de la Fédération des Caisses populaires; le notaire Eugène Poirier, président de l’Office du crédit agricole; de nombreux membres du clergé et les délégués des coopératives d’habitation de toute la province.nior Saguenay-Lac-Saint-Jean, les joueurs de défense Joe Lépine et Bill Arcand, etc.* * * Ovila Benoît, un ex-National junior, continue d’évoluer pour le Saint Oharles d’Eastview, de la Ligue junior "A” de la cité d’Ottawa.Maurice Chèvreflls, frère cadet de Rhéal des Briiins de Boston.évolue pour le même club .La région Rouyn-Noranda est fiè-re de ses joueurs qui se distin.guent avec le Cornwall de la Ligue de hockey provinciale, avec les Marquis junior “A” de Jonquière et les Citadelles de Québec.Avec le Cornwall, on voit Maurice Savant, Cliff Connelly, Normand Gui-mond et Nell Marcotte.Sur l’équipe de Jonquière, Rouyn-Noranda est représenté par Roland Richard et Keger Bastien .Avec les Citadelles, les joueurs de cette région sont; Stan Parker et Gilles La perrière .En parlant de cette région de Rouyn-Noranda, disons que tout indique qu’elle aura au moins du hockey de calibre intermédiaire, cet hiver.Les directeurs du hockey là-bas ont décidé de demeurer dans la N.O.H.A.Sam Pollock .La Ligue de hockey junior “B” de la province sera puissante et populaire .Il est question de fonder une ligue junior “B” à Trois-Rivières.Aide accrue .(Suite de la page 1) Enfin, la contribution des coopératives locales à la Fédération a été fixée à $75 pour l’année j G P N P C Pt* t Buffalo 12 H 3 l 48 30 17 Cleveland _ _ 10 6 4 0 40 32 12 Pittsburgh ._ 11 5 6 1 39 37 11 Herahey _ 11 4 6 1 41 37 » Providence _ 11 4 7 0 23 37 .8 Syracuse 10 3 6 1 26 44 7 LB8 COMPTEI RM J B A Pta Stewart, Buffalo 12 8 11 19 Marshall.Buffalo 12 8 10 18 Sullivan.Herahey 10 7 10 17 Slowinski.Buffalo 12 K M 16 Lund.Buffalo .12 6 10 16 McCormack, Buffalo — 12 6 10 16 Lewicki, TitUburrh - 11 8 7 15 K u Mm un.Herahey —.10 5 • 14 Fisher, Herahey 10 b 6 13 Olson, C leveland 10 6 7 13 Gordon, Cleveland 10 6 7 13 Jodoin, R., Kirmuiftki Gaudett**, P., Mt-Joli Gladu, K.Mt-Joli — « LIGUE PROVINCIALE SAINT-HYACINTHE, 2 - Clau- LIGUE QUEBEC MONTREAL, 2 — Léo Gravelle, .i .» _ i un ancien joueur du Canadien et 1954 et le congres a fait un près- ; ,e meilleurJ compteur des ^na.sant appel aux coopératives d habi teurs d’OItawa, a ajouté un but et tation pour qu’elles fassent tou quatre assistances au cours de la tes partie de 1a Fédération ainsi dernière semaine pour prendre la que du Conseil de la coopération du Québec.Tous les membres du bureau de direction de la Fédération ont été réélus.Ce sont: MM.Louis Allyson, de Trois-Rivières, président; Romer Gauthier, de Drum-mondville, vice-président; Gérard Dallaire, de Victoriaville, secrétaire; Charles Edouard Plouffe, de Trois-Rivières, directeur; Me François Jobin, de Québec, conseiller juridique; et M.Albert Côté, Ingénieur de Lévis, conseiller technique.tête des compteurs de la Ligue de hockey du Québec.t; P N P C PU Lachine 6 2 3 0 14 17 4 Ottawa — 6 3 1 82 22 11 LES COMPTE! RS Chieoutimi 4 2 S 14 30 11 B 4 Pu Québec 4 3 S 35 31 11 Claude Savarjr, St-Hyaeinthc .b If 17 Royal ¦ — 4 S 2 28 20 19 Gerry Gravel.Ste-Thérè^e 7 9 16 Valleyfield 4 ft 2 22 46 10 Spike Laliberté.8t-Hyacinthe 7 ft 12 Springfield - — 4 6 0 33 43 8 Rhéal Savard, Cornwall _ 4 7 11 Sherbrooke —- 8 < 1 29 81 7 Eddie Em berg, Ste-Thértne 4 7 11 dit contre 16 pour Ura\el.Sam Ky-naud, du Saint-Hyacinthe, cs> le meilleur cerbère du circuit avec sine moyenne de 2.63 points comptés contre lui par partie.Voici le classement des équipes et de.-compteurs: LIUUB PROVINCIALE gap m r c rt- Ste-Thérèse ___ 8 b 2 1 2» 2fi 11 St-Hyacinth._ 8 6 3 fl 30 21 Ml Cornwall______ 8 3 4 1 30 24 2 ftJMn«__________» 3 8 » 28 43 8 LES COMPTEURS Grnv.ll», Ottawa Cor ri v «au.Valleyfield Rio pel le.OtUwwi „ Perreault.Chicoutimi Powell.Québec _________ Buchanan.Chieoutimi Brown.Québec __________ Dussault, Chieoutimi Power.Sprint field .Moore.Chicoutimi _ H satines, Springfield Leelair.Ottawa - 9 9 8 9 8 7 < 7 8 19 18 8 10 18 7 » 18 8 • 1S 8 4 19 8 4 19 8 ft 10 4 4 10 9 7 10 Cille* Généreux, St-Jérôme ____ 4 Cliff Connelly.Cornwall _ ft Jimmy McKeown, Cornwall .4 I Johnny Mahaffy, St-Hyacinthe 4 jg Dave MeCready, Ste-Théréne ft Mi ft 10 3 ft ft ¥ 4 ¥ ¥ ¥ Moe Bavard.Cornwall .1 GARDIENS DE El TR Pj P Moy.Sam Renaud, Si-Hyacinthe _ 8 21 2.49 Paul Piquette.Cornwall .I» il 3.00 Mal Murphy.Sta-Thértsc « 8 24 3.26 André Payotto, Lachine .ft 17 * 40 Robert Bleau, St-Jérôme ^ I 43 4.77 f PAGE 16 LE FRONT OUVRIER 7 NOVEMBRE 1953 | i ! * F-A-N-T-A-S-T-l-Q-U-E! OUVERTS DE 9 H.30 A S H.30 — OUVERTS JUSQU'A 9 HEURES LE VENOREOI SOIR — 5 H.30 LE SAMEDI — PL.5151 >100,000 de BROADIOOM “WILTON” poils de laine • Tissage serré • Plus longue durée • Épaisseur remarquable Arrivant d'Europe .Dupuis vous offre 1rs doux plus bas prix pour les plus belles qualités de Broadloom Wilton poils de laine .non encore vus à Montréal.De tels rabais sont inespérés .tapis superbes .finis pour tous les goûts et toutes les pièces du foyer ., salon, salle à manger, chambre aussi bureau de professionnel, salons de clubs, de cercles .Économies de 30% et 40% DEUX EXTRAORDINAIRES BAS PRIX SEULEMENT NUANCES | INCOMPARABLES POUR CHAQUE PIECE gris vert 4 ;a 1 champignon rose turquoise bleu cacao rouge vin sable Deux largeurs 9 et 12 pieds pour tapis mur à mur ou carpettes .Prix ordinaires de ces lapis 11 95 12 95 13" 14" PRIX DE VENTE FANTASTIQUE .95 11.95 LA VERSE CARREE PAIEMENTS FACILES DUPUIS POUR CHAQUE BUDGET Apporter nous les dimensions des plan chers à couvrir, nous vous aiderons à calculer le nombre de verges requis.* Largeurs 9 et 12 pieds DUPUIS — SIXIEME TISSAGES DE SURFACE • Deux tons • Frisé • Ciselé lignes fines • Bouclé foliage • Bouclé Bruxelles • Surface unie ^Dnpilis%IHW«» * iv'ii /1 I i d ; s a ' m sd Dur uiS pm
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.