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Titre :
Le parler français
Organe de la Société du parler français au Canada qui y publie des études de linguistique et des réflexions sur les conditions de l'évolution de la langue française au Québec et au Canada.
Éditeur :
  • Québec :Société du parler français au Canada,1914-1918.
Contenu spécifique :
Glanures
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin du parler français au Canada
  • Successeurs :
  • Nouvelle-France ,
  • Canada français
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Références

Le parler français, 1916-02, Collections de BAnQ.

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GLANURES De la Revue de Philologie française, 2e trimestre 1915, p.159 : Dans sa dernière session, le Conseil supérieur de l’Instruction publique a eu à examiner un projet d'arrêté où il était question des « instituteurs et des institutrices publics ».Un des membres de l'Assemblée a fait remarquer avec raison que le masculin « publics », à côté d’un nom féminin, bien que tout à fait conforme à une règle bien connue, avait quelque chose de désagréable, et on a « tourné autrement » en adoptant comme texte : les instituteurs et les institutrices de l’enseignement public.Si court qu’ait été cet incident, c’est déjà trop qu’il ait fait perdre quelques minutes au Conseil.S’il ne s’agissait que de l’adjectif public, on pourrait se borner à regretter qu’au moment où publiais a été introduit dans le Dictionnaire français, on ne lui ait pas donné, comme à tragicus et à comicus, transcrit en tragique, comique, une forme unique pour le masculin et le féminin.Mais la question est plus générale, et trop souvent nous prenons la peine de tourner autrement, non point pour éviter une équivoque ou pour aboutir à une meilleure formule, ce qui est parfaitement légitime et louable, mais par un scrupule de correction provoqué par une fausse règle de grammaire, qu’on n’ose ni violer ni appliquer, et c’est alors une lamentable perte de temps.En ce qui touche l’accord de l’adjectif avec plusieurs substantifs, il faut chercher la véritable règle dans des exemples où la langue la fournit elle-même par une différence de prononciation, c’est-à-dire des adjectifs dont le féminin se prononce autrement que le masculin.Nous ne dirions assurément pas : « il a trouvé pour agir un motif et une occasion nouveaux », ni : « il portait le manteau et la couronne royaux »; mais beaucoup n’oseraient pas se laisser aller à la tendance évidente de la langue, qui appelle (comme souvent le latin) l’accord avec le nom le plus voisin, et auraient la faiblesse, en écrivant, de chercher une autre tournure, par respect pour la mauvaise règle apprise dès l’enfance, et en dépit de l’exemple autorisé de Racine : Armez-vous d’un courage et d’une foi nouvelle.Il eût été vraiment dommage que Racine, pris du même scrupule, eût « tourné autrement ».271 272 LE PARLER FRANÇAIS M.l’abbé Rousselot a inventé la phonétique expérimentale.Grâce aux progrès de cette science et aux précieuses constatations qu’elle a permis de faire dans le domaine des parlers romans, M.J.Gilliéron a pu créer la géographie linguistique, dont les développements conduisent chaque jour à de nouvelles découvertes.Et voici que le même savant nous donne une nouvelle série d’études, dont le titre seul est un programme : Pathologie et thérapeutique verbales.En rendant compte du premier fascicule de cette série, dans la Revue de Philologie, M.Albert Dauzat s’exprime ainsi : M.Gilliéron nous annonce que le langage peut être affligé de véritables maladies contre lesquelles son organisme s’efforce de réagir par des moyens appropriés.Il y a des organismes sains et actifs, d’autres passifs ou délabrés.Même au point de vue purement linguistique, tous les idiomes ne s’équivalent point, comme l’avait cru l'école des néo-grammairiens.Un patois ne diffère pas seulement d’une langue littéraire par son infériorité sociale ; il éprouve, plus ou moins, une déchéance constitutionnelle qui explique son impuissance littéraire.A vrai dire, nous sommes ici en présence d’un retour aux anciennes conceptions françaises, trop sacrifiées, pendant une longue période, aux conceptions allemandes rigoristes et absolues.Certes tout n’est pas à rejeter, loin de là, dans les méthodes germaniques, mais on commence à s’apercevoir, même en linguistique, qu’elles s’étaient imposées à nous avec trop de tyrannie.Les travaux de M.Gilliéron comptent donc parmi les meilleurs symptômes d’une saine réaction.Nous y trouverons des éloges du français littéraire qui ne nous ramèneront pas à trois quarts de siècle en arrière, parce qu’ils sont nourris de tout le suc distillé par cinquante ans de philologie.Albert Dauzat.*** De M.A.Jourjon (Remarques lexicographiques, Revue de Philologie française et de littérature) : Faut-il en croire V.Hugo quand il écrit :
de

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