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Titre :
Le parler français
Organe de la Société du parler français au Canada qui y publie des études de linguistique et des réflexions sur les conditions de l'évolution de la langue française au Québec et au Canada.
Éditeur :
  • Québec :Société du parler français au Canada,1914-1918.
Contenu spécifique :
Vocabulaire du Typographe
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin du parler français au Canada
  • Successeurs :
  • Nouvelle-France ,
  • Canada français
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Références

Le parler français, 1916-06, Collections de BAnQ.

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Accolade.— Signe formé d’une ou deux lignes courbes servant à rapporter à un tout ses différentes parties ou à un genre ses espèces.Il y a l'aeeolade verticale, l’accolade horizontale, et l’accolade brisée.Mot anglais : brace.Accolader.— Joindre par une accolade plusieurs objets formant un tout ou ayant entre eux des rapports d’analogie.Ne pas dire brêcer (to brace).Alinéa.— Commencement d’un nouveau passage dans un article ou un écrit.On distingue trois sortes d’alinéas : l’alinéa rentrant (paragraph in den lion) l’alinéa saillant (hanging indention) par une ligne en marge des autres lignes; l’alinéa aligné (squared indention,) cpii commence par un alignement avec les autres lignes Bande perforée.— Pas ruban (ribbon of paper).Bardeau.— Boîte, grande casse cpii renferme les sortes survidées d un caractère ; casse dont les cassetins sont, les uns vides, les autres pleins.En anglais : hell-box.Bécheveter des brochures.— Mettre tête-bêche, le pied ou la partie inférieure de l'un contre la tête ou la partie supérieure de l’autre.On dit abusivement : béjoiter (Larousse).On peut dire aussi : mettre barbes et dos.Populaire : empiler des brochures tête-bêche.Bilboquets.— Certains petits ouvrages de ville cpii s’impriment, tels que billets de faire part pour un mariage, pour un décès, pour le premier de ’an, cartes de visite, en-têtes de lettres, etc.Ne pas dire Jobs.Synonyme : travaux de ville.Biseaux.— Morceaux de bois entourant les pages de caractères, et dont un côté est taillé obliquement pour recevoir les coins (quoins) qui servent à serrer la forme.Les coins se placent entre les biseaux et les fers des châssis.Bon à tirer.— Mots que l’on écrit sur la dernière épreuve pour permettre de tirer la feuille : L’auteur a donné son bon a tirer.Ne pas dire : L’auteur a ohé.(O.K.) les épreuves.— non plus : épreuves finale (final proof).(1) Avec la collaboration de M.Fortunat Bourbonnière, C.R., rédacteur du Court House Journal (Montréal).440 7094384^^5120602 VOCABULAIRE DU TYPOGRAPHE 441 liourdon.— Faute d’un compositeur qui a passé un ou plusieurs mots ou même plusieurs lignes de copie.Mot populaire: un passé.Brocher.— Pas stitch (er).Brucelles.— Pinces.Mot anglais : tweezers.Bulletin de commande.— Order blank.Cadrat.— Petit morceau de fonte, plus bas que les lettres, qui maintient le caractère sans marquer le papier.Cadratin.— Petit cadrat.Camelote.— Ouvrage mal fait.Ne pas dire : de la botch.Caractères de fantaisie.— Ne pas dire job fount.Casse.— Table coupée horizontalement en deux compartiments appelés casseaux.L’un se nomme haut de casse (pas haute casse, de upper case) et l'autre bas de casse (pas basse casse, de lower case).Chacun est divisé en compartiments appelés cassetins (boxes).Ils servent à contenir les caractères d'imprimerie à l’usage des compositeurs.Le haut de casse contient les grandes capitales, les petites capitales et différents autres caractères.Le basdecasse contient les minuscules (qu’on nomme aussi lettres de bas de casse) les chiffres, les blancs (espaces, interlignes, cadrats et cadratins).Chasser.— Espacer la composition, remplir beaucoup d’espace avec peu de lignes ; renvoyer d’une page ou d’une colonne dans une autre page ou une autre colonne.Mot pop.parcourir la matière.Châssis.— Cadre de fer, ordinairement traversé d’une barre, dans lequel on place les caractères assemblés en pages, en les serrant de tous côtés avec des coins.Quand il n'y a pas de barre au milieu on l’appelle ramette.Circulation.— Total de la vente d'un journal.Ne pas confondre avec tirage.Clavier perforateur.— Pas key board.Cliché.— Ne pas confondre avec vignette, qui est un ornement que l'on place au haut des pages ou au commencement ou à la fin des chapitres.Mot anglais: eut.Colophon.— Note finale d'un livre, complétant les énonciations du titre.Commandite.— Société de compositeurs travaillant en commun.Anglais : chapel.Composteur.— Petite règle en métal sur laquelle le compositeur assemble les lettres qui forment les lignes.En anglais: composing stick. 442 LE PARLER FRANÇAIS Conscience.— Travail pour lequel on s’en rapporte à la conscience de l’ouvrier ; travail non taxé pour la quantité, mais seulement pour la durée.La conscience d’une imprimerie est l’ensemble des compositeurs qui travaillent en conscience.Ex : La conscience corrige ordinairement les tierces (troisièmes épreuves).Se dit aussi de l’endroit où se fait le travail de conscience.Se réunir dans la conscience (job department).Les ouvriers en conscience sont parfois payés à salaire fixe, mais à un prix plus élevé que les taux ordinaires des compositeurs engagés dans les labeurs.Travailler en conscience (aux travaux qui exigent des soins exceptionnels).Ne pas dire : travailler dans les jobs.Copiste.— Ouvrier en conscience (pas jobber).Faute de copiste et non erreur cléricale (clerical error.) Correcteur.— Ce mot seul suffit .Correcteur d'épreuves est un pléonasme.Anglais : corrector, proof reader.Le correcteur est la personne chargée de lire les épreuves et de corriger ou signaler les fautes au moyen de signes conventionnels.Ne pas confondre avec corrigeur.Corrigeur.— Typographe qui exécute, sur les épreuves typographiques, les corrections indiquées par l’auteur ou le correcteur.Coupoir.— Cutter.Couverture.— Pas le couvert.Cran.— Petites cannelures ou petits sillons faits sur un des côtés d’une lettre pour empêcher le compositeur de tourner les caractères.Ne pas dire nick.Créner.— Marquer d’un cran.Lettre crénée (pas kerned letter).Décognoir.— Outil qu’on emploie pour serrer ou desserrer les formes typographiques en chassant es coins sans risquer de gâter le marbre {stone) sur lequel reposent les formes.Mot pop.chasse coin.Anglais : shooting-stick.Décompléter — Décompléter un ouvrage et non briser (break) un set de livres.Défets.— Se dit des feuilles superflues et dépareillées d’un ouvrage dont on ne peut former un exemplaire complet, et que l’on conserve pour remplacer au besoin les feuilles tachées: conserver les défets.Anglais : waste sheets.Deleatur.— Signe indiquant une suppression à effectuer.En anglais : dele.Dentelle.— Ornement servant d’entourage aux pages ou de vignette au titre des chapitres VOCABULAIRE DU TYPOGRAPHE 443 Dépâtisser.— Distribuer les caractères d’imprimerie mêlés, mis en pâte.Pop.distribuer du bijf Dépliant.— Pas folder.Doublon.— Répétition vicieuse d’une lettre, d’un mot, d’une ligne, d une partie quelconque de la copie.Le doublon est le contraire du bourdon.Encadrements.— Pas bordure (de borders).Épigraphe.— Sentence ou citation mise en tête d’un livre ou d’un chapitre pour en indiquer l’objet ou l’esprit.Angl.: motto.Épreuve.— Feuille imprimée sur laquelle l’auteur ou le correcteur indique les changements à faire, les fautes à corriger.On dit plutôt épreuve chargée que épreuve sale (foul proof).Espace.— Est féminin en style typographique.Se dit des petites pièces de fonte, de même corps que le caractère auquel elles appartiennent, mais plus basses que la lettre, qui se mettent entre les mots pour qu'ils paraissent isolés dans l’impression.On doit dire : espace fine, plutôt que espace poil (hair space).Exemplaire.Exemplaire, et non pas copie (copy) d’un livre.Filet.Traits produits par de petites règles de fonte qui servent à séparer les colonnes d un tableau, les divisions d un livre, etc.etc.Ne pas dire rule (mot anglais).Flan.Sorte de carton mou qu on applique sur les caractères mobiles pour en prendre l’empreinte en vue du clichage.Ang.matrix.Fond eus e.— Casting machine.Frisquette.Châssis d imprimerie garni en papier et posé sur la feuille pour garantir les noirs et les blancs.Galée.Planche à rebords où le typographe met ses paquets de composition.Ne pas donner ce nom aux placards ou épreuves.Garnitures.Ne pas dire les fournitures (furniture) de la forme.Gravure au trait.— Pas line eut.Grebige, grebiche.La ligne où se trouve le nom de l’imprimeur sur une publication (en anglais : imprint).Interligne.Lame de métal mise entre chaque ligne pour les séparer ou les maintenir.Ne pas dire : plomb (lead).Justification.Longueur de la ligne d’impression comprise entre les marges.Labeur.Ouvrage de longue haleine, tiré à un grand nombre d’ex-empla res, par opposition aux ouvrages de peu d’étendue, auxquels on a donné le nom de bilboquets ou travaux de ville (Jobs). 444 LE PARLER FRANÇAIS Lettrine.— Lettres majuscules, ordinairement au nombre de trois, placées au haut de chaque colonne dans un dictionnaire ; lettre d’une force de corps supérieure au reste du texte, quelquefois ornée qu on place au commencement d’un chapitre ou d’un paragraphe.Ne pas dire: initial letter.Lézarde.— Raie blanche se produisant dans une page et provenant de la rencontre fortuite d’espaces placées les unes au-dessous des autres dans plusieurs lignes successives.En anglais : hound's tooth.Ligature.— Réunion de plusieurs lettres en un seul signe graphique comme fi.Lingot.— Morceau de fonte dont on se sert pour remplir les blancs d'une page et principalement pour maintenir le haut et le bas d’une page divisée en colonnes.Ne pas dire : slug.Maculature.— Feuille ma1 imprimée dont les caractères sont pochés et peu lisibles.Pop.-.feuille gâtée (waste sheet).Manchette.— Note mise en marge.Ouvrage à manchettes : livre dont les marges sont chargées d additions.Angl.: side-note.Maquette.— Modèle d’un livre {dummy).Marbre.— Pierre sur laquelle les imprimeurs posent les formes.Pop : pierre, de stone, mot employé en anglais.Marche à suivre.— Pas style du bureau (style of the office).Marger.— Placer la feuille à tirer sur la marge du tympan ou dans les pinces d’une machine.Ne pas dire ¦.filer.En anglais : to feed.Margeur.— Personne qui présente les feuilles à imprimer sur la presse mécanique.Pas fileur.En anglais : feeder.Metteur en pages.— Ouvrier chargé de rassembler les différents paquets de composition, pour en former des pages et des feuilles.Ang.: stoneman, maker up.D’aucuns disent: homme de pierre.Morasse.— Dernière épreuve d’un journal avant le serrage définitif.Morassier.— Typographe qui exécute les corrections indiquées sur la morasse.Oeil.— On dit l’oeil plutôt que la face (face) d’un caractère.Onglet.— Feuillet simple que l’on colle sur la marge d’un autre feuillet imprimé pour cause de corrections ; partie du pli qui dépasse la moitié du blanc de fond d’un seul feuillet d’impression, destiné à y faire recevoir une couture tout comme s’il y avait un feuillet entier.Ex : monté sur onglet. VOCABULAIRE DU TYPOGRAPHE 445 Pamphlet.— V.plaquette.Paquet.— Certaine quantité de lignes de composition, sans folio ni titres courant, liées avec une ficelle.Angl.: slip.Parisienne.— Voir sédanoise.Passette.— Châssis sans barre.Pâté.— Certaine quantité de caractères mêlés et confondus sans aucun ordre, comme cela arrive quand une forme se rompt par accident.Pop.du biff.Perdre.— Se dit d’une mise en page qui fournit moins que ce qui était prévu.Placard.— Epreuve imprimée en colonnes largement espacées et sans pagination, et sur le recto seul du papier, pour recevoir des corrections.Placarder.— Mettre en placards.Plaquette.— Volume de peu d’épaisseur (en anglais : pamphlet).En français, un pamphlet est un court écrit satirique et mordant.Ne pas confondre Platine.— Partie de la presse qui foule sur le tympan.Est féminin.Point.— Mesure qui vaut un sixième de ligne et qui sert principalement à déterminer la force des corps des caractères.Ex: Le Parler français est imprimé en 8 et en 10 points.On dit aussi : en oorps huit et en corps dix.Points conducteurs.—Servant à prolonger une ligne de manière à faire correspondre des parties qu'une disposition méthodique oblige à séparer.On fait usage de points conducteurs dans les tables et les index.Ne pas dire leader .Exemple : L age.9 La santé.12 L’énergie.16 Pointe.— Pas bodkin.Pointures.— Petites pointes de fer servant à fixer la feuille sur le cylindre d’une presse ; se dit aussi des trous que ces pointes font sur le papier.Police.— Evaluation de la quantité relative des lettres dont une fonte doit être composée pour imprimer un ouvrage.Proie.— Titre que porte celui qui, dans l’imprimerie, sous les ordres du maître, dirige les travaux typographiques.Ne pas dire foreman. 446 LE PARLER FRANÇAIS Prote à manchettes.— Représentant le patron auprès des clients on des ouvriers.Proie à tablier.— Qui remplit les fonctions de prote tout en prenant part au travail.Ramette.— Voir châssis.Rang.— Table en plan incliné que des typographes établissent sur des tréteaux pour y placer leurs casses.Ne pas dire : un rack.Réclame.— Le mot qu’on met au-dessous de la dernière ligne d’une page, et qui est le premier de la page suivante.En anglais: catch word.Voir le Code municipal, eh.46, des Lois revisées du Canada 1906.Relancement.— Méthode de — -.follow-up system.Remanier.— Arranger les mots et les lignes d’une page de manière à ce que tout soit dans l’ordre convenable.Pas parcourir (de overrun).Renfoncement.— Pas indention.Renfoncer.— Renfoncer une ligne, la faire commencer plus ou moins en arrière de celles qui suivent ou précèdent .Ne pas dire indent (er).Retiration.¦— Impression de la seconde surface d’une feuille de papier quand la première impression a été faite.Rerue bimensuelle.— Paraissant tous les deux mois.Revue semi-mensuelle.— Paraissant deux fois le mois.Sédanoise.— Petit caractère d’imprimerie immédiatement au-dessous de la nonpareille et dont le corps a cinq points.On dit aussi parisienne.Ne pas dire agate, ni ligne agate.Serrage.— Le serrage Hempel, plutôt que le coin Hempel (Hempel quoin).Serrer.— Pas loquer (de lock) une forme.Simili-gravure.— Half-tone.Sommaire en cul de lampe.— En anglais : inverted pyramid head.Sommaire.— Première ligne d’un passage qui sort au lieu de rentrer.Tableau.— Composition encadrée et divisée en compartiments séparés par des filets, des accolades, etc.Ne pas dire : de la matière tabulaire (tabular matter).Taquer.— Frapper sur le taquoir.Ne pas dire planer (plane) une for- me. VOCABULAIRE DU TYPOGRAPHE 447 Taquoir.— Morceau de bois de la grandeur d'une page sur lequel on frappe légèrement en parcourant toutes les pages de la forme pour abaisser les lettres trop hautes.Angl., planer.Teneur.— Qui lit la copie pour la correction de l’épreuve.Pop.assistant du correcteur.Texte non interligné.— Pas matière solide (solid matter).Tirage.— Résultat de l’action de faire passer les feuilles sous la presse pour les imprimer.En anglais : press run.Ne pas confondre avec circulation.Tiret.— Pas dash.Tympan.— Châssis g^rni d’étoffe sur lequel on pose les feuilles à imprimer.Typographique.— Il y a l’épreuve typographique et l’épreuve d’auteur.La première et parfois la seconde typographiques ne sont vues que par un correcteur de l’atelier.Au lieu de dire: les épreuves du bureau (office proofs), on doit dire : la première, la seconde, la tierce typographique, selon le cas.Vignette.— Voir cliché.Étienne Blanchard, p.s.s.
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