Le parler français, 1 avril 1918, Le ciseleur. Du poète à sa dame. Poésie
LE CISELEUR DU POÈTE A SA DAME Hommage a la langue française Pour votre coupe de vermeil Ai cherché, ma bien précieuse.Bijoux et trésor sans pareil ! Las ! Suis pauvre !.Et sous le soleil N’ai rien, que ma veille pieuse ! Lors, sans attendre, au doux travail Suis accouru, ma tant jolie ! Dédhignant les ors, le corail, De mes vers ai paré ma mie, Comme une sainte de vitrail ! Ciseleur à l’âme dolente, Prenant chaque heure au pur reflet L’ai changée en parure ardente.Amour est magique creuset ! Oh ! combien belle fut ma reine, Quand l’ode clajre aux doigts d’argent Sur votre front, ma suzeraine, Posa “ Chapel ” de diamant ! 339 340 LE PARLER FRANÇAIS De ma cantilène légère Glissèrent saphirs et rubis : Pour v-os blanches mains, ma bien chère Vos mains, fleurs aux parfums exquis ! Gente ballade aux tons de lune — D’humble ciseleur pur joyau ! — Vint scintiller à l’heure brune En fermail à votre manteau ! Voile d’azur fut la cantate Au bruissement harmonieux ; Et dans l’ombre, sur vos cheveux, Il mit les teintes de l’agate.Enfin, du sonnet magistral, — Pour orner le cou virginal De perles très fines et rares ! — Le ciseleur, en tendre amour.Fit collier plus beau que le jour, Eclipsant royales tiares ! Las !.Point ne fit trésor altier !.Et, n'ayant plus rien que son âme A vous offrir, ô noble Dame, L’humble ciseleur-chevalier, Dans un rayon d’étoiles pâles Pris à l’azur, — serti d'opales — Mit ce tendre don, le dernier !.Payse.
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