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Titre :
Le parler français
Organe de la Société du parler français au Canada qui y publie des études de linguistique et des réflexions sur les conditions de l'évolution de la langue française au Québec et au Canada.
Éditeur :
  • Québec :Société du parler français au Canada,1914-1918.
Contenu spécifique :
Nisard: l'art classique et l'esprit français
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin du parler français au Canada
  • Successeurs :
  • Nouvelle-France ,
  • Canada français
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Le parler français, 1918-04, Collections de BAnQ.

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NISARD : L’ART CLASSIQUE ET L’ESPRIT FRANÇAIS a) «5 Nisard, qui est né à Châtillon-sur-Seine en 1806, et qui mourra à Paris en 1888, fut pendant dix ans, à l’École Normale Supérieure, le professeur le plus rigide de la tradition classique, l’adversaire du romantisme le plus vigoureux, le plus logique, le plus pressant qu’il y eut à une époque —- après 1830—où déjà le romantisme se condamnait par ses propres excès.En 1833, à vingt-sept ans, Désiré Nisard publiait un manifeste intitulé Contre la littérature facile, où il prenait à partie les méthodes, les engouements, les œuvres de l’école romantique.Il y raillait l’admiration exagérée des romantiques pour le moyen âge, la brutalité criarde de leurs couleurs, leurs mièvreries et les clichés inévitables de leur poésie, de ce style où “ front appelle pur, où œil appelle -bleu ”.Le romantisme qui avait commencé par les Méditations mélancoliques et religieuses de Lamartine, qui s’était continué par les Orientales colorées de Victor Hugo, et par ses Feuilles d’automne, avait vu malheureusement surgir et se grouper autour de ses maîtres, des poètes inférieurs, des excentriques, des aboyeurs au rêve et à la lune, qui ne copiaient de leurs modèles que les pires défauts, et qui avaient bien vite appelé sur l’école un large discrédit.Quelle distance de Lamartine à Pétrus Borel ! Les maîtres eux-mêmes avaient souvent dépassé la mesure, les bornes du bon goût français.Les ma- Extrait de l’une des conférences sur la critique littéraire données par M.l’abbé Camille Roy, à l’Institut Canadien, cet hiver.Ces conférences paraîtront prochainement en volume.346 nisard: l’art classique et l’esprit français 347 nifestes du romantisme qui revendiquaient pour 1 art la plus grande, et une extrême liberté, qui appliquaient le talent du poète à des inspirations exotiques, venues des littératures du Nord, qui provoquaient l’étalage le plus indiscret du “ moi sensible, langoureux, poitrinaire, et qui autorisaient une langue où 1 image et 1 audace, et les mots crus et vulgaires, suppléaient souvent à 1 insuffisance du fond .vous vous souvenez, à propos de cette langue, des vers de Victor Hugo : Je fis souffler un vent révolutionnaire.Je mis un bonnet rouge au vieux dictionnaire.Plus de mots sénateurs ! plus de mots roturiers î Je fis une tempête au fond de l’encrier.toutes ces théories qui avaient pu séduire en quelques œuvres supérieures et nouvelles la génération de 1820, risquaient fort d’introduire l’anarchie au royaume des lettres, et de provoquer bientôt une décadence inévitable.Les excentricités n’ont qu’une heure de vogue.Seuls, l'ordre, la mesure, la raison générale peuvent durer.On vit donc l'école romantique se disperser.J^es plus malades allèrent se réfugier dans les doctrines sociales et ineffables de Saint-Simon, du Père Enfantin ou de Fourrier ; les autres, plus artistes, s’orientèrent vers les nouvelles formules du réalisme ou de l’école parnassienne.Nisard contribiia pour sa bonne part à cette réaction.Mais au lieu que bien d’autres, que la plupart, comme Sainte-Beuve, se fixèrent dans une opposition plutôt antiromantique que classique, Nisard alla jusqu’au bout de la réaction, et retourna au véritable classicisme.Après avoir publié les Poètes latins de la décadence, où, à propos de Stace et de Lucain, il fustigeait Victor Hugo, il entreprit ces leçons de littérature à l’École Normale d’où sortirent de 1844 à 1849, les quatre volumes de Y Histoire de la littérature française.Cette histoire, en dépit de toutes les intransigeances de doctrine littéraire qu’elle contient, et par conséquent malgré l’étroitesse de certains points de vue où s’est arrêté l’auteur, reste comme l’une des œuvres de critique les plus puissantes qui aient paru avant 1850.Et d’abord, remarquons une fois pour toutes l’un des principes essentiels de la méthode de Nisard.Elle consiste à étudier les œuvres elles-mêmes, et non pas ce qui les entoure ; elle étudie les livres et non pas leurs auteurs.Et si Nisard se prive ainsi de faire sur le compte du prochain tant de médisances où se délecta Sainte-Beuve, 348 LE PARLER FRANÇAIS il assure à sa critique une vue moins dispersée, une pénétration plus directe de la valeur des œuvres, des jugements où l’art lui-même est plus objectivement apprécié.Sans doute, Nisard tiendra compte, lui aussi, de l'influence des hommes et des choses ; il ne déracinera pas tout à fait les écrivains de leur pays et de leur époque, et il aura soin de rattacher au sol de France, et à la vie de France bien des manifestations de l’esthétique littéraire ; mais jamais il n’encombrera de détails plus curieux qu’utiles ou nécessaires ees considérations d’ordre historique ou biographique.Il fera de la critique et de la littérature, et non pas, sous prétexte de critique ou de littérature, de brillants tableaux ou de ressemblants portraits.D’ailleurs, il fonde sa critique sur une définition de la littérature qui exclue tous les bavardages, et qui retient .dans le domaine des idées générales l’esprit du critique.Et c’est sur cette conception très haute de l’art, qu'il va construire, comme un monument magnifique, l’histoire de la littérature de France.L’art, dit-il, l’art littéraire, c’est “ l’expression de vérités générales dans un langage parfait.” Les vérités générales sont celles qui intéressent tous les hommes, tous les peuples, tous les siècles.Et le langage parfait, c’est celui qui est conforme au génie du peuple qui le parle, mais qui est capable aussi de plaire aux esprits cultivés de tous les pays.Il faut donc qu’un livre soit écrit en un tel langage pour être une œuvre d’art, et il faut aussi que dans les formes sensibles de ce langage il contienne le plus possible de la substance immatérielle des idées générales.Une œuvre vaut donc dans la proportion même où elle s’est remplie de vérités universelles exprimées dans un style parfait.Une telle définition pourrait bien raccourcir l'histoire de la littérature et en faire tomber bien des ouvrages de discutable valeur.Aussi Nisard fait-il au début de son Histoire une distinction qui lui paraît nécessaire entre l’histoire de la littérature et l’histoire littéraire.L’histoire littéraire embrasse tout ce qui a été écrit ; l’histoire de la littérature ne retient que les œuvres d'art.Beaucoup d ouvrages, et même des siècles entiers de vie intellectuelle doivent donc sortir de l’histoire de la littérature française pour se réfugier dans l'histoire littéraire.Tout le moyen âge ne deviendra qu’une vaste introduction, ou un chapitre préliminaire, de l’histoire de la littérature française ; celle-ci ne commencera qu’avec la Renaissance, puisque ce n’est qu’à partir de ce moment que l’esprit français exprime dans un langage définitif des idées générales.Mais ces retranchements d’œuvres et de siècles ne sont pas pour effrayer Nisard.Us ne le feront que se concentrer avec plus d’ap nisard: l’art classique pT l’esprit FRANÇAIS 349 plication, et plus d’amour, sur ces périodes classiques de la littératuie française où le génie de la France a traduit en des formes les plus heureuses les vérités permanentes qui seules font les œuvres impérissables.C’est, d’ailleurs, ce génie lui-même, avec ses qualités natives et ses puissances de généralisation qui a édifié 1 admirable construction du classicisme.L’esprit français est essentiellement ordonné vers le bien commun, intellectuel ou moral, de l’humanité, et la grande littérature du dix-septième siècle ne fut que le produit merveilleux de ces vertus, de ces générosités de l’âme de la race.Et alors, tout à côté de sa doctrine sur l’art littéraire, et comme pour l’illustrer et pour en faire resplendir toute la France, Nisard expose sa théorie, sa définition de 1 esprit français.Et sur cette définition il ajuste si bien l’art classique, que celui-ci n’est plus en somme que l’épanouissement en vérités humaines et universelles de l’esprit de la France.Seulement Nisard prévoit une objection qu’on lui peut faire.On lui peut reprocher de fabriquer à loisir, et pour ses fins de classique irréductible, une définition toute artificielle, ou pour le moins tendancieuse, de l’esprit français.Aussi bien, cet esprit n’est pas facile à définir.Chaque génération, et pour ainsi dire chaque école s’y est essayée, et a voulu faire passer dans les termes de la définition ses propres préférences, ses conceptions variables de l’art et de la vérité.Les courtisans du romantisme qui, en 1824, se réunissaient à l’Arsenal, chez Charles Nodier, ou plus tard chez Victor Hugo, et ' qui préconisaient des théories négatives d’après lesquelles l’esprit artistique n'a pas d’autres règles que sa fantaisie particulariste ; tous ceux-là qui réclamaient tant de libertés pour l’esprit français, et qui croyaient ces libertés essentielles à la puissance de cet esprit, ne le concevaient pas évidemment, et ne le définissaient pas comme on l’aurait pu faire au temps de Ronsard, de Pascal ou de Boileau.Seulement, explique Nisard avec ingéniosité et à propos, pour apercevoir l’esprit français en son naturel et en sa perfection, il faut le prendre quand il est bien lui-même et en santé, et non pas quand il est altéré, travesti ou malade.Il faut le prendre aussi au moment où il a trouvé pour s’exprimer une langue juste, adéquate, aussi parfaite que possible, où se montrent avec force et clarté ses vertus essentielles. 350 LE PARLER FRANÇAIS Le véritable esprit français ne sera donc pas encore celui du moyen âge qui balbutie en formes inachevées ses naïves ou ses hautes pensées ; ce ne sera pas, au seizième siècle, l’esprit italianisé qu’ont rapporté d'au-delà des Alpes, de Florence et de Naples, les officiers galants et les artistes de Charles VIII ; ce ne sera pas non plus l’esprit augmenté d’emphase castillane que la cour de France, après les guerres de religion, est allé chercher par delà les Pyrénées ; ce ne sera pas davantage, au XIXe siècle, l’esprit qui s’est laissé pénétré des influences septientionales et qui a réglé sa poétique sur les rêveries ou les fièvres morbides de Childe Harold ou de Werther, et en qui s’exaltent sans mesure les facultés inférieures de l’imagination et de la sensibilité.Non, tous ces esprits furent des modalités passagères de l’esprit français ; ils en furent des images plus ou moins ^déformées ; ils n’en sont pas le type profond et éternel.Et il faut donc, pour voir en sa vertu permanente, en sa force originale, en sa splendeur inamissible l’esprit français, il faut le chercher, le considérer, l’analyser au moment où il se recueille dans la plénitude de ses facultés, dans une France magnifique et souveraine, indépendante de l’Europe, et assez grande, assez rayonnante, assez admirable pour imposer à toutes les nations l’admiration de sa gloire.Il faut prendre l’esprit français à ce moment unique où, libéré de toute sujétion intellectuelle étrangère, ne communiquant plus qu’avec l’esprit universel des littératures classiques, il produit en œuvres de raison, de puissance morale et de beauté splendide les fruits incomparables de sa vigoureuse santé.Et l’on voit alors que ce qui caractérise l’esprit français, ce n’est pas qu’il soit rêveur ou imaginaire ou palpitant de sensibilité, comme l’esprit des peuples du Nord, mais c’est qu’il est essentiellement positif, didactique et pratique.Il est fait pour l’analyse et la discussion des idées ; il est fait pour chercher la vérité, pour s’en pénétrer, et pour la publier.Il ordonne vers l’utilité commune, vers l’éducation de l’humanité, ses efforts, ses pensées, ses œuvres.Et l’on voit que ce qui le caractérise encore, ce n’est pas qu’il ait pu, de par certaines influences passagères, devenir amphigourique, maniéré ou emphatique, comme les esprits du Midi, mais c’est qu il est limpide, naturel, mesuré, harmonieux et sobre, adaptant à la pensée le verbe qui la porte et qui l’exprime.Un tel esprit répugne donc à l’individualisme romantique ; il se plaît aux disciplines sévères qui gardent des excès, qui protègent contre la fantaisie, et qui relient sans cesse le particulier au général, l’individu à l’universel. nisard: l’art classique et l’esprit français 351 Et c’est donc l’époque de la plus forte discipline littéraire qui sera pour l’esprit français la plus féconde et la plus représentative de sa vertu ; ce sera l’époque de Balzac et de Descartes, et de Corneille et de Racine, et de La Fontaine et de Boileau, et de Pascal et de Bossuet ; ce sera l’époque comprise entre la fondation de l’Académie (16&5) et les derniers chefs-d’œuvre du grand siècle.C’est de 1630 à 1690, ou à peu près, que l’esprit français a produit la plus grande somme de vérités générales traduites en langage le plus parfait.Cette littérature, selon la définition de Nisard, c’est l’expression de “ l’idéal de la vie humaine ”, de l’idéal qui convient à tous les pays et à tous les temps ; et l'art français ne fut donc à cette époque que l’ensemble des procédés les plus propres à exprimer cet idéal sous des formes durables.” 1 * * * Ces procédés, quels sont-ils ?Ceux-là mêmes qui trouveront leurs formules essentielles dans V Art poétique de Boileau.Et, pour Nisard, ils ne consistent pas tant dans telle ou telle réglementation technique de tel ou tel genre littéraire, que dans l’appel constant du critique à cette raison générale et à cette vérité universelle, qui furent les fondements solides des littératures classiques : Aimez donc la raison ; que toujours vos écrits Empruntent d’elle seule et leur lustre et leur prix ; Rien n’est beau que le vrai : le vrai seul est aimable.Les autres règles particulières des genres classiques sont fondées elles-mêmes sur ces principes généraux ; et c’est, d’ailleurs, à ces principes que devraient encore, au dix-neuvième siècle, se rattacher toutes les écoles qui voudraient renouveler la littérature.La poésie, au lieu de se faire sentimentale, capricieuse et frivole, doit être raisonnable, c’est-à-dire morale et philosophique.Boileau, sous l’influence de Descartes, introduisit dans la poésie ce principe de vie, et de ce jour, déclare Nisard, “ il n’y eut plus d’un côté des penseurs et de l’autre des poètes ; le poète fut le plus divin des penseurs ” 2.Voilà les procédés généraux du classicisme.Quant aux moyens d’expression dont ces procédés ont besoin pour contenir la pensée, ils étaient fournis au dix-septième siècle par cette langue française que 1.Hist, de la Lilt, fr., I, 15.2.Hist, de la Lilt, fr., II, 346. 352 LE PARLER FRANÇAIS l’esprit avait faite à son image, et en qui se retrouvaient donc toutes ses larges et puissantes harmonies.Langue qui est alor§ la plus propre à rendre les idées générales, qui se plie aux abstractions avec toute la facilité qu’elle mettra plus tard à dessiner et à peindre, mais qui, de préférence, emplit ses mots de la lumière des idées.Elle est si bien faite, cette langue française, pour l’idée et pour la communication des idées, que le jour où elle trouva ses formes classiques — ce fut vers 1630, au moment où Balzac disciplina la prose — elle s’appliqua à régler surtout l’ordre de ses propositions, à les faire se suivre, s’enchaîner, se construire en périodes.La langue française, avec Balzac, qui fut son professeur de rhétorique, se fit oratoire.Le mot “ éloquence ” fut le seul, au commencement de l’époque classique, qui pût caractériser exactement la langue aussi bien que l’esprit français.Et l’éloquence n’est-elle pas, avant tout, l’art de persuader, c’est-à-dire d’enseigner, de démontrer, de faire paraître la vérité ?Tout le dix-septième siècle classique vase faire éloquent : et depuis Balzac, et depuis Corneille, et depuis Molière lui-même,— lisez le Misanthrope—jusqu’à Bossuet en qui s’incarne la majesté du discours, l’on verra la prose ou la poésie française se draper dans la période large, somptueuse, mais sobre encore et équilibrée, où la pensée se déploie, s’anime, s’ajuste, se balance, se fortifie, d’où elle jaillit lumineuse et s’envole vers le lecteur pour l’instruire, le séduire et le conquérir.* * * Tel fut l’art classique, et tout ce par quoi fut retenu le bon goût de Désiré Nisard.Comment, avec cette pensée maîtresse, a-t-il construit son œuvre de critique ?Il a consacré au dix-septième siècle deux volumes sur quatre de VHistoire de la Littérature Jrançaise.On peut croire qu’il y a disproportion des parties, mais cette disproportion est un effet de logique.Nisard néglige, ou il exécute rapidement, les auteurs qui n’ayant pas représenté avec assez de force l’esprit français, n’ont donné à l’histoire qu’une œuvre secondaire.Il concentre la lumière sur les œuvres principales.D’autre part, il faut reconnaître que Nisard a écrit sur l’art classique des pages qui comptent parmi les meilleures de la critique moderne.Il a fait magistralement ce que Faguet appelait “ l’Histoire de la grandeur et de la décadence des lettres françaises.” On lui reprocha, avec raison parfois, d'avoir été trop sèvère pour certains auteurs, pour les génies hasardeux, — tel Fenélon — qui manquèrent de cqt équilibre qui est la bonne santé de l’esprit français.Au surplus, ce classique ardent est parfois trop exclusif ; il tient la liberté pour trop suspecte, et il s’applique avec excès à limi- nisard: l’art classique et l’esprit français 353 ter les formes et les moyens de l’art littéraire.Parce que c’est la raison qui est l’ouvrière la plus puissante de la littérature, et que c’est elle qui a procuré le triomphe incomparable du classicisme français, il néglige trop la valeur esthétique et certaine de l’imagination et du sentiment, les ressources précieuses qu’ils peuvent offrir à l’écrivain, les nouveautés utiles dont ils ont enrichi la littérature moderne.Seulement, l’œuvre de Nisard, en dépit de ses défauts et de ses excès, fut une œuvre opportune à une époque où il était bon de rappeler aux romantiques que la littérature trop personnelle est périlleuse, pleine de faiblesses, toute pleine aussi de choses, sentiments ou fantaisies, qu’emportera avec elle l’heure de vogue qui les fit applaudir.Seuls subsistent, restent au compte permanent de la littérature, les ouvrages où s’est fixée une part inaltérable du beau et du vrai uni-sersels.Et Nisard pourra écrire avec assurance dans la préface delà deuxième édition de son ouvrage, et pour se défendre des attaques dont il fut l’objet : “ Je ne crois pas avoir fait tort à la littérature de mon pays en l’admirant comme l'héritière des deux littératures universelles, et en lui reconnaissant pour titre d’hoirie, la supériorité de la raison.” Camille Roy, ptre.
de

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