Bulletin du parler français au Canada, 1 octobre 1902, octobre
Yol.I OCTOBRE 1902 N° 2 /fc/f P'3 of -J*- r; BULLETIN DU SOMMAIRE L’anglais en France.Epître à Boileau (extrait).Terminologie : Lés chemins de fer:.Lexique canadien-français : Archaïsmes, Néologismes, Barbarismes.Mots anglais.Mots français.Ce que disent nos grèves.Echos et Nouvelles.Ouvrages lexicographiques.Liste des membres au 1er septembre 1902 (suite).Adjotor Rivard Viennet J.-E.Prince Le Comité du Bulletin (< IC a u Mme V.Demont-Breton RÉDACTION ET ADMINISTRATION LA SOCIÉTÉ DU PARLER FRANÇAIS AU CANADA UNIVERSITÉ LAVAL QUÉBEC ALPHABET PHONÉTIQUE (Signes conventionnels pour la figuration de la prononciation) a = a ouvert (avis) œ=eu nasal (un) j=j (jet) â = a fermé (aine) u = u (lu) k=k (À-épi) à = a nasal (an) û = ou français (cou) 1=1 ((a) e = e muet (le) ü=u consonne (nuit) (=1 mouillée (ai((eurs) é = e fermé (dé) w = \v anglais (oui) m=m (mat) è = e ouvert (mer) y=i palatal (yeux) n=n (natte) è = e nasal (pin) n=gn français (agneau) i = i (nid) b=b (béau) p=p (pas) o = o ouvert (port) c = ch français (chou) r=r (d?-u) ô = o fermé (dos) d = d (rfent) s=s dure (soie) a OTT'PT' 163 a l7l> Rue St-Joseph, H (U TELEPHONE : 2394 Ë.fc Toute commande faite par la poste sera exécutée avec promptitude.U H.BEAÜTEY IMPORTATEUR DE Uin$, de Liqueurs et de Conserves françaises les plus recherchées.Nous détenons les meilleurs crus: CLARET, SAUTERNE, BOURGOGNE, PORT et vins SHERRY.Le meilleur CAFÉ GEORGE PATRY «" que (pron.d abo:r ke).acc.dét.|| Puisque.V Au sens de dès que, cette locution est française (Littré). 28 Bulletin du Parler français ' v t u Elle est usitée clans le Centre de la France comme ici, au sens de puisque : D’abord que vous êtes mon voisin, j’irai vous voir souvent (Jaubert).Abre (pron.â:br).s.m., arch.pop.l| Arbre.Ex.: Abattre un âbre.—La rue du grôs-t-âbre (rue de Québec oiVil y avait un gros arbre).' Prononciation autrefois reçue en France, même à la cour O AUGELAS, 403e observation).Cette prononciation paraît avoir été d'un usagé général du temps de Monet ; il définit arbre, qu’on prononce abre', “une plante fruitière ou non fruitière” (La Curne).—On lit dans le roman de Blanchandin: “ La Pucelle descent sos labre; Si le trova frdit come mabre ”.— Dans les comptes de la Sainte-Chapelle de Bou rges (1402-1405), on lit : “ A Gilbert Corbat pou r un âbre contenant quatre toises.à 4 sols la toise” (cité dans Jaubert), — Un proverbe du moyeu-âge, reproduit par Leroux de Lincy et par Du-Bois, disait : “ Pour l’amour du buisson va la brebis à labre”.On trouve aussi abre dans la Muse Normande de David Ferrand (cité dans Clapin et dans Lacombe).— On prononce encore abre dans la Normandie (DuBois), dans la Bourgogne et dans la Picardie (Littré), et âbre ou aie'dans le Centre de la France (Jaubert), notamment dans le Berry (Littré), dans le Bas-Maine (Dottin), et dans la Saintonge.* A brier (pron.a-briyé).v.tr., arch.1° || Abriter, mettre à l’abri, couvrir.Ex.: S’abrier sous les couvertes, = se mettre à l’abri du froid, de la pluie, sous les couvertures-se couvrir, au lit ou en voiture.—S’abrier sous un parapluie, = se mettre à couvert sous un parapluie.—Abrier les jardinages, = recouvrir un jardin potager pour le mettre à l’abri du froid.H Abrier, au sens de mettre à l’abri, est vieilli; il est maintenant remplacé par abriter (Darm.).On peut regretter ce vieux mot, avec Besch.et Littré.Dans l’ancien français, abrier, au sens propre, signifiait mettre à l’abri, couvrir (Du Cange), et s’abrier, se mettre à couvert sous un arbre (Cotgraye).Pasquier, dans ses lettres (t II, p.378) reproche à Montaigne le trop fréquent usage de ce mot.—“Je luy dis qu’il n’ou-bliast de rejeter nia robe sur son lict, en manière quelle nous abriast tous deux ” (Montaigne, I, 96).—r “ Dès le soir, les assiégés, sans beaucoup de peine, abrièient le roulage de fascines gouildronnées ” (D’Au-bigny, Hist., Ill, 179). Lexique—Mots anglais 29 On dit encore abrier pour abriter, mettre à couvert, couvrir, dans la Normandie (DuBois, Littré), dans la Picardie (Littré), dans le Centre de la France (Jaubert), notamment dans le Berry (Littré), et dans le Bas-Maine, où ce verbe signifie aussi: vêtir chaudement (Dottin).—Dans le Centre de la France, abrier le feu, c’est le couvrir de cendre ; abrier le linge, c’est le garantir de la pluie (Jaubert), 2° || Protéger, défendre, justifier, excuser.Ex.: Il est de mes amis, mais je ne peux pas Yabrier, il a tort.1i Abrier, pris figurément, a eu cette signification, dans l’ancien français (Cotgrave, La Curne, Lacombe).Le Comité du Bulletin.) .S .(à suivre) Mots Anglais Aft (prôn.a: ft).' Terme de marine ang.Il A l’arrière.Ex.: Un capitaine de navire dit: Larguez, aft! = A l’arrière, larguez, ou lâchez les amarres ! AH aboard (pron.o:l abô:i’d).Loc.ang., sign, littéralement: tout le monde à bord, usitée pour inviter les voyageurs à monter en voiture de chemin de fer, ou à s’embarquer à bord d’un vaisseau.Il En voiture (s’il s’agit d’un train de chemin de fer); embarquez (s’il s’agit d’un navire).i Au lieu de : all aboard, on peut donc dire : “ Messieurs les voyageurs, en voiture, s'il vous plait”, ou “ embarquez, s’il vous plait", suivant le cas.Angels’ cake (pron.é:ndjœ-lz ké:k).ang.il Espèce de pain de Savoie, qu’on peut appeler, en français, gâteau des anges.Back-store (pron.ba-k sto:r).s.ang.Il Arrière-boutique.Ex.: Je n’ai ici que des échantillons; mes marchandises sont dans le buck-store, = dans l’arrière-boutique.Une boutique est une salle dans laquelle les marchands exposent et vendent au détail leurs marchandises; une arrière-boutique est une pièce qui se trouve en arrière d’une boutique (Darm.), 30 Bulletin du Parler français Back-water (pron.ba:k wo-.tce-r).Terme de marine ang.|| Machine en arrière.| Faire du back-water, = revenir sur ce que l’on avait résolu, renoncer à un avantage acquis.Le Comité du Bulletin.(à suivre) Mots Français * Abonter, v.tr.Ce verbe, au sens de mettre, de joindre deux choses bout à bout, est français (Littré, Besch., Darm.).* Arbitration, s.f.Acad.—Peu usité cependant.= Action d’arbitrer, de décider, d’évaluer comme arbitre (Darm., Besch.).* Arrow-root (pron.arôrû:t).c ang.Mot non admis par I’Acad., usité cependant en France (Darm.), et contre lequel Besch.proteste.= Fécule comestible qu’on extrait de la racine de la maranta imedica.* Billetcr (pron.biyté), v.tr.Acad.— Munir des soldats de billets de logement (Darm.).* Boycottage, s.m.• < = ang.—Néologisme reçu en France.— Mise en interdit (Lar.), mise à l’index (Maurice Block, Petit Diet.pol.et social, 1896).“ On a adopté ce mot à la suite d’une mise à l’index, extrêmement rigoureuse, d’un M.Boycotte.Il faut distinguer le boycottage, qui est une sorte de mise au banc de l’humanité, de la grève, simple abstention de travail ”.(M.Block, op.cil).* Boycotter, v.tr.ang.—Néol.reçu en France.= Mettre en interdit (Lar.), mettre à l'index (M.Block, op.cit.).Le Comité du Bulletin.(à suivre) CE QUE DISENT NOS GREVES °’ Il arrive quelquefois que parmi les barques couchées sur le flanc qui attendent la marée montante, pour partir en pêche, il s’en trouve une dont le mât se distingue joyeusement des autres, par un drapeau tricolore flottant à son sommet.Surpris de cette chose inaccoutumée! vous vous demandez si c’est jour de fête patriotique ou sacrée.Mais non! cest un jour ordinaire, ce n’est peut-être même pas un dimanche.Le mât, pavoisé ce matin-là, était celui du Sa hit-Nicolas, et je supposai qu a 1 occasion de son anniversaire, l’équipage rendait ainsi hommage à son bienveillant protecteur céleste______ Mais non! On était au printemps et je me souviens bien que c’est le 6 décembre que le grand saint des petits enfants s enveloppe d’un manteau d’hermine pour descendre avec son baudet sur la terre et y secouer sa robe pleine de joujoux, c’est-à-dire trois semaines avant la bûche de Noël.Que signifiait donc cette bienheureuse flamme bleue, blanche et rouge, qui clappait au vent de mer avec un si réjouissant bruit d’ailes?Le télégraphe du village avait-il vibré d’une glorieuse nouvelle, d’une victoire de la France dans quelque expédition lointaine?Mais alors pourquoi toute la petite flotte ne s’unissait-elle pas à cet élan d’enthousiasme ?Aussi, 1 idée que ce devait être en l’honneur de saint Nicolas me revenait-elle comme la plus plausible.Après tout, je ne connaissais pas toute l'histoire de cet illustre évêque.N’était-cepas un jour de printemps qu’il avait accompli ce fameux et touchant miracle de faire sortir du saloir, vivants et souriants, trois petits enfants qui depuis sept ans, dit la légende, réduits en chair à pâté, y reposaient, douces victimes de la cruauté d’un atroce boucher?Le premier dit : “ J’ai bien dormi Le second dit : “ Et moi aussi Et le troisième répondit : “ Je croyais être en Paradis Cette stance de la vieille ballade, modulée sur un air si tendrement champêtre, fredonnait tout au fond de ma mémoire tandis que je regardais venir vers son bateau le patron du Saint-Nicolas, le (ils du vieux Louis-Marie.— Vous allez partir?lui dis-je.Oui, j espère la marée, — puis il se dirigea vers l’ancre pour la décrocher. 32 Bulletin du Parler français Commie il est bien marin, ce mot espérer, traduction de notre mot terrien attendre! Le paysan attend l’aurore pour labourer ou ensemencer sa terre; les petits enfants attendent la moisson faite pour s’en aller glaner aux champs; le berger attend la nuit pour parquer son troupeau, mais le matelot espère la marée.Car elle sera pour lui généreuse ou avare, elle remplira ses paniers de poisson ou bien rendra inutile la nuit passée au large, et vaine toute la peine qu'il s’est donnée à fouiller le sable pour y chercher des vers à amorcer, vain tout l’effort de son dos à pousser sa bai que à la mer.Espérer, n’est-ce pas le mot de toute sa vie ?Comme le patron rapportait sur son épaule l’ancre, symbole d’es-pérance, et la jetait par-dessus bord, je lui demandai pourquoi son mât se trouvait pavoisé.A cette question une joie fière brilla dans ses yeux : — C’est parce que le jeune homme est arrivé par nuit ! “ Le jeune homme ” c’était l’enfant, c’était le petit nouveau qu’on avait espéré de longs mois.C’était le futur marin qui venait de faire son entrée dans cette vie, et puisque la maisonnée se réjouissait de cette éclosion, il était juste que le bateau, le pauvre bateau couché au grand vent sur le sable de la grève, le rude bateau qui donne, la vie et ne connaît que ce qu’elle a de,laborieux et de pénible, il était juste que le fidèle bateau, après tant d’épreuves inquiètes, eût sa part de cette joie.Lorsqu’il naît un fils aux rois, le canon gronde, le peuple,crie, les drapeaux flottent et la rue le soir s’illumine.Lorsqu’il naît un fils au matelot, sa pauvre barque est en fête.Ce jour-là, c’était le tour du Saint-Nicolas et sans doute, dans l’esprit de ce père, le bon saint qui plus qu’aucun autre a gardé la poésie des naïves croyances des simples et des petits, le protecteur des marins, des esclaves, des travailleurs, des écoliers et des orphelins, devait, du haut de la Gloire d’or du Paradis, regarder cette barque qui lui était vouee.Ce doux évêque au visage d’aïeul attendri qui, d’un geste de son doigt épiscopal, réveillait à la lumière les petits martyrs innocents endormis dans la mort, devait, sous sa mitre dorée, sourire au futur mousse et le bénir de toute la puissance sacrée de sa main vénérable et bonne.! Virginie Demont-Breton.]___Nous empruntons à la Revue Septentrionale (normande, picarde et flamande) ce récit de Mde Demont-Breton.L’emploi, à la fois archaïque et populaire, du mot espérer au sens d’attendre, est général chez nous.Pour inviter quelqu’un à attendre, on dit: “ Espérez un instant ”, quand on ne dit pas : “ Fumez donc ! ECHOS ET NOUVELLES Le 25 septembre, la Société du Parler français au Canada a réélu les directeurs et continué dans leurs charges les officiers choisis le 18 février dernier.* * * Nouveaux membres de la Société du Parler français au Canada (admis le 9 octobre): * Mgr C.-A.Marois, P.A., V.G., Québec; * l’hon.P.-A.Choquette, juge C.S., Québec; * Mme Jules Tessier, Q.; * l'abbé F.-X.Burque, Clair Sta., N.-B.; * IL-A.Bélanger, M.D., Mastaï; * l’abbé J.-H.Cinq-Mars, vicaire, Jacques-Cartier, Q.j l’abbé Benj.Demers, curé, St-Jean-Baptiste, Q.; l’abbé Eugène Frenette, Chicoutimi; * J.-A.Frigon, Westmount; * Rév.Père J.-E.Foucher, C.S.V., Outremont; * l’abbé Jos.Gignac, Séminaire de Québec; * Henri Grandbois, St-Casimir, comté de Portneuf ; l’abbé F.-C.Gagnon, Séminaire de Québec; * l’abbé C.-E.Gagné, aumônier des Rév.Dames Religieuses Ursulines, Q.; * Faudier Lefèvre, Q.; * l’abbé Eug.Lafiamme, Q.; * J.-I.Lavery, avocat, Q.; F.-X.Lavoie, protonotaire C.S., Percé; * Félix Leclerc, Q.; M.-A.Montminy, photographe, Q.; J.Morin, pharmacien, Q.; * Rév.Soeur M.-Cornélie, supérieure, Sœurs des SS.NN.de Jésus et de Marie, L’Assomption; F.-X.Petitclerc, marchand, Q, ; l’abbé Eugène Roy, curé, Jacques-Cartier, Q.; * Rév, Sœur Ste-Marie-Caroline, S.S.'A., Villa-Maria, Montréal; * Rév.Mère St-Raphaël, supérieure, Religieuses Crsuliiies, Roberval; * Ed.Gignac, courtier, Q.; * Rév.Père Forest, C.S.V., collège St-François-Xavier, St-Denis du Richelieu; * l’abbé Amédée Robert, Petit Séminaire de Ste-Marie de Monnoir, Marie-ville; * Edmond-J.-P.Baron, Paris; * Ant.Drolet, Q.; l’abbé J.-R.-L.Hamelin, Q.; * J.-A.Poisson, Arthabaskaville; * Melle Adrienne Roy, Académie du Bon-Pasteur, Rivière du Loup; * le chanoine Laflèche, curé, Ste-Anne de la Pérade; * Edmond Mallet, Washington, D.C.; * le chanoine J.-R.Ouellet, supérieur, Séminaire de St-Hyacinthe; * D.-J.Montambault, C.R , Québec; * l’hon.E.-.J.Flynn, Q.; * Jos.Ahern, avocat, Q.; * Geo.Lefaivre, Q.; * A.Lachance, avocat, Q.; * le Rév.John Giasson, D.D., Rustico, I.P.E.; * l’abbé J.-B.-G.Boulet, curé, St-Lazare de Bellecliasse; * l’abbé A.Filteau, Ecole Normale, Q.; * Mgr Ls Richard, P.A., Séminaire de Trois-Rivières; * l’abbé A.Robert, Séminaire de Québec; * l’abbé F.-X.Laplante, N.-D.de la Garde, Q.; * l’abbé Frs Bergeron, Baie St-Paul.* * * Le 16 octobre, les élèves du Petit Séminaire de Québec ont formé un Cercle du Parler français.Plusieurs membres de la Société du Parler français au Canada assistaient à la première réunion: Mgr J.-C.-K.Lafiamme, Mgr Thos-E.Hamel, l’hon.P.Boucher de la Bruère, MM.les abbés A.Gosselin, F.Pelletier, S.-A.Lortie, C.Roy, MM.J.-E.Prince, Eug.Rouillard, Adjutor Rivard, etc.Ce 34 Bulletin du Farter erançais cercle est affilié à notre Société.Son principal objet est le relèvement de nos fautes de langage.Nous voudrions voir se former un Cercle du Parler français dans chacun de nos collèges et de nos couvents.» * * Le Bureau de direction de la Société a décidé de réduire de moitié le prix de l’abonnement au Bulletin pour les élèves des collèges et des couvents canadiens.Ces élèves pourront recevoir le Bulletin pour cinquante centins par année, mais tous les exemplaires destinés à une maison d’éducation seront expédiés à un élève qui en fera la distribution.Ces abonnements, comme les autres, sont payables d’avance.* * * Nous croyons devoir rappeler aux membres de la Société que les séances de l’Assemblée générale ont lieu le deuxième et le quatrième jeudi de chaque mois, à 7| heures du soir, à l’Université Laval, à Québec.Tous, membres actifs et membres adhérents, sont invités à y assister.* * * Le Comité d’étude se réunit au même endroit le lundi qui suit chaque séance de l’Assemblée générale, à 7i heures du soir.* * * La presse canadienne-française a fait au Bulletin un accueil sympathique.Tous les grands journaux de la province ont signalé l’apparition du.premier numéro de Dotre revue et ont invité leurs lecteurs à devenir nos abonnés.Merci! * ¦* *- Deux journaux de Québec, le Soleil et XEvénement, ont entrepris de se corriger l’un l’autre.Le Soleil reprend les fautes de français de IEvénement, et celui-ci relève celles de son adversaire.Ils ne sauraient se rendre meilleur otfice.C’est un agréable échange de bons procédés.En morale pratique, un service qu’on rend Est d’avance le prix d’un autre qu’on attend.* * * A l'article Attorney (Bul., sept., p.15), on peut ajouter: “ Aforné, atomy vx franç.(-«-s bas lat.atturnatus), procureur, celui qui agit au nom d’un autre ” (Du Cange).* * * Dans les parlera de France, le nom de la chauve-souris devient: souris-chaude, souritte-chaude, souris-chaume, souris qui vole, et même ratte-chaude.Le terme souris-chaude nous est connu ; c’est un archaïsme populaire ; on le trouve dans Roquefort (chaude-souris).Les autres noms de la.ehauve-souris se rencontrent-ils dans quelque partie de la Province T OUVRAGES LEXICOGRAPHIQUES cités dans le Bulletin Acad, désigne le Dictionnaire de l’Académie française, dernière édition (1878).Besch.—le Dictionnaire national et universel de la langue française de Besche-relle aîné.Bonn \Rj:>—le Lexique de l’ancien français de F.Godefroy, publié par J.Bonnard et Am.Salmon (1901).Borel—le Dictionnaire des termes du vieux françois ou Trésor des recherches et antiquités gauloises et françaises de Borel.Brachet—le Dictionnaire étymologique de la langue française de A.Brachet.Caron—le Petit Vocabulaire à l’usage des Canadiens-Français de M.l’abbé N.Caron (Can.).Chesnel—le Dictionnaire de technologie de de Cbesnel.Clapin—le Dictionnaire canadien-français de Sylva Clapin (Can.).Clifton—le Dictionnaire anglais-français de Clifton et Grimaux.Cot< ; R a v F.—le Dictionary of french and english tongues de Cotgrave.Darm.—le Dictionnaire général de la langue française de Hartzfeld et Darmes-teter.Dottin—le Glossaire des parler* du Bas-Maine de Georges Dottin (1901).DuBois—le Glossaire du Patois normand de Louis DuBois.Du Cange—le Glossaire fr nçois de Du Gange, faisant suite au Glossarimn mediœ et infiinœ latinitatis (1678).Dunn—le Glossaire franco-canadien de Oscar Dunn (Can.).Edgeen—le French and English word hook de H.Edgren et P.-B.Burnet (1902).Estienne—le Dictionnaire françois-latin de Robert Estienne.Eveillé—le Glossaire saintongeais de Eveillé.Favre—le Dictionnaire de la prononciation française de Louis Favre (1893).Flemming—le English and French Dictionary de Flemming et Tibbins.Furetiëre—le Dictionnaire universel de Furetière (1665).Gingras—le Manuel des expressions vicieuses de J.-F.Gingras (Can.).Godefroy—le Dictionnaire de l'ancienne langue française et de tous ses dialectes de Frédéric Godefroy (1880-1898).Guérin—le Dictionnaire des Dictionnaires de Mgr Guérin.Hospitalier—le Vocabulaire technique, industriel et commercial de E.Hospitalier.Jaubert—le Glossaire du Centre de la France du C’c Jaubert.Lac.—le Dictionnaire du vieux langage françois de M.Lacombe (1766).La Curne—le Dictionnaire historique de l’ancien langage françois de La Curne de Sainte-Palaye.Lar.—le Nouveau Larousse illustré (1900).Littré—le Dictionnaire de la langue française de Littré. 36 Bulletin du Parler français Nicot—le Thrésor de la langue française de Jean Nicot (1606).Oudin—les Recherfhes italiennes et françaises de A.Oudin.Petit L.Ai F.—le Dictionnaire français encyclopédique de Larive et Fleury (1902).Richelet—le Dictionnaire français de Riehelet (1680).Rinfret—le Dictionnaire de nos fautes de Raoul Rinfret (Can.).Roquefort—le Glossaire de la langue romane de J.-B.-B.Roquefort.Tolhausen—le Technological dictionary de,Alex.Tolhausen.Travers—le Supplément du Glossaire de Du Bois, publié par J.Travers (1856).Trévoux—le Dictionnaire universel dit de Trévoux.Webster—Y International dictionary de Webster.LISTE DES MEMBRES DK LA SOCIÉTÉ DU PARLER FRANÇAIS AU CANADA (par ordre alphabétique et d'inscription, au 1er septembre 1902) ( suite) L’abbé V.-A.Huard, Archevêché de Québec.—-Mgr T.-E.Hamel, Séminaire de Québec.— * Alphonse Huard, notaire, Q.— Ovide Hamel, Q.— * L’abbé Arsène Hudon, St-Dainase, l’Islet, P.Q.— L’abbé Jos.Hallé, Collège de Lévis.—L’abbé Pierre Hébert, Séminaire de Québec.Albert Jpbin, médecin, Q.— * L’abbé Jos.Jobin, L’Enfant-Jésus, Co.Beauce.—L’abbé V.-P.Jutras, St.Patrick’s Hill, Tingwick, Comté d’Arthabaska.Léonce Koenig, sténographe, Q.Mgr J.-C.-K.Laflamrne, Séminaire de Québec.—JCabbé S.-A.Lortie, Séminaire de Québec.—Nazaire LeVasseur, Q.— L’abbé Arthur Laçasse, Ste-Marie, Beauce.— Napoléon Legendre, Q.—-Léon Ledieu, traducteur français, Q.— L’hon.Philippe Landry, Q.— L’abbé Eugène Lapointe, Sém.de Chicoutimi, — L’abbé S.-J.Lecours, Collège de Lévis.— * Melle Alice Lanctôt, Bordeaux, Montréal.— Fortunat Laberge, étudiant, Chàteauguay.— L’hon.Charles Langelier, shérif, Québec.—J.-A.Lane, avocat, M.-P.-P., Q.— J.-B.-A;-Léo Leymarie, Montréal.—- * Mde J.-B.-A.-Léo Leymarie, Mont.—* Melle Haydée Labrie, Percé, Co.de Gaspé.—- (à suivre) TELEPHONE NO 788 B.DE P.BOITE 82 Lu H.GAÜDRY COMMISSIONAIRE ET ENTREPRENEUR Tôle d’acier pour plafonds, extérieurs et façades d’édifices.Plâtre, papier et cartond’amiante.Manteaux de cheminées en bois et en brique.Brique pressée, terre cuite.Parquets, tuiles, etc.Fer et métaux de toutes sortes.Appareils de plombage et de chauffage les plus perfectionnés.Bouilloires, calorifères, etc., etc 101, rue St-Jean .QUEBEC LeN VENTE A LA ibrairie montmorency-Laval PRUNEAU & KIROUAC 34, RUE DE LA FABRIQUE et 116, RUE SAINT-JOSEPH Du Geste artistique, par Harmant-Damien, 75 c.—Théâtre d’Eugène Labiche, en iO vols, §8.75.—Théâtre des Campagnes, en 8 vols, §7.00.—L’art de bien dire, par Dupont-Vernon, 90 c.—Diseurs et Comédiens, par le même, 90 c.—Déclamation, école du Mécanisme, par Paul Gravollet, 50 c —L’art de le conversation au point de vue littéraire et chrétien, par le R.P.Huguet,%0 c.—Traité de la prononciation française, par Jule» Maigne, 50 c.—Manuel de la parole, par Adjutor Rivard, relié, 75 c.—Méthode d’élocution et de déclamation, par Colonnier, en 3 séries, §1.55.—Livre de lecture et de récitation, par Couturier, 75 c.—Le livre des Orateurs, par Timon, beau volume, relié, §3.F.-X.PETITCLERC JULES CARNEAU AU BON MARCHÉ MAISON FONDEE EN 1878 N.GARNEAU & CIE i -IMPORTATEURS-— HAUTE-VILLE .QUEBEC Assortiment général de marchandises d’étape et de fantaisie aux plus bas prix du MARCHÉ SPECIALITE : Marchandises a l’usage du Cierge TEL.873 WS?SEÜÎ, FRÏ2E A.GRENIER EPICIER ET MARCHAND DE VINS SPECIALITE: ARTICLES DE CHOIX 94=96, RUE SAINT-JEAN QUEBEC TELEPHONE 241 6, rue (le la Fabrique Haute-Yille QUEBEC II Libraire- Editeur et Marchand d’Ornenients d’Eglise.Eb.Æ>arcotte ^ ^ , Imprimeur, Relieur ET REGLEUR 82, RUE SAINT-PIERRE ABRÉVIATIONS aec.dét.= acception détournée adj.= adjectif,—tivement adv.= adverbe,—bialement am.= américain auc.= ancien ang.= anglais, anglicisme arch.= archaïsme barb.— barbarisme can.= canadien, Canada ef.= comparez ex.= exemple f.= féminin r.= rarement usité s.= substantif sign.= signifiant,— fication sing.= singulier sol.— solécisme t.= terme teclin.= technologique tr.= transitif v.= verbè, voyez var.= variante vic.= vicieux vx= vieux fr.= fréquemment usité franç.= français intr.= intransitif lat =latin litt.= littéralement loc.= locution m.= masculin néol.= néologisme nouv.= nouveau pl.= pluriel pop.= populaire pron.= prononciation SIGNES ABRÉVIATIFS * Devant le mot qui forme la tête d’un article lexicographique, l’astérisque indique parfois que, si l’on a cru utile de présenter quelques observations sur ce mot, il ne s’en suit pas nécessairement qu’on ne puisse l’employer; ce mot peut être un mot reçu dans la langue française, un néologisme de bon aloi, un archaïsme qu’on aime à conserver, un mot étranger qui n’a pas en français d’exact équivalent, etc.-«-s La flèche indique l'étymologie, la filiation, l’origine d’un mot, d’une locution, d’une tournure, d’une prononciation.— Le tiret marque certaines subdivisions dans le texte d’uii article.= Le tiret double annonce la signification, la traduction, l’équivalent de ce qui précède.H Le trait double vertical indique les acceptions d’un mot, ou le sens attribué, dans le parler français au Canada, au mot qui fait le sujet d’un article lexicographique.Le terme propre français, le mot qu’on propose de substituer à celui qui forme la tête de l’article, quand il y a lieu, suit ce signe.Le trait vertical indique un emploi spécial du mot dont il s’agit, une locution particulière où il entre.H ou Rem.—Le pied de mouche, ou l’abréviation Rem.précède parfois les remarques dont l’objet n’est pas nécessairement de justifier l’usage d’un mot, mais qu’on croit intéressantes ou curieuses au point de vue philologique.(Les noms de lieux, à la suite d’un mot du lexique ou d’une acception, désignent les endroits où l’on a recueilli ce mot, relevé cette acception.) BULLETIN DU PARLER FRANÇAIS AU CANADA Le Bulletin, organe de la Société du Parler français au Canada, est dirigé par un comité spécial, nommé par le Bureau de direction.Conditions d’abonnement: Canada et Etats-Unis, $1.00; Union Postale.7 francs; réduction de moitié aux élèves des Collèges et des Couvents.On peut devenir membre de la Société et recevoir le Bulletin, en envoyant au Secrétaire une demande d’inscription et le montant de la cotisation annuelle ($2.00 pour les membres actifs ; $1.00 [Etranger : 7 francs] pour les membres adhérents).Les cotisations sont dues au 1er septembre; mais on peut s’inscrire en tout temps durant l’année, en payant les arrérages.Les membres qui n’ont pas payé le montant de leur cotisation avant le 30 septembre, chaque année, sont rayés des listes.Les membres sont priés d’avertir le Secrétaire de tout changement d’adresse et de lui signaler toute erreur qui pourrait se produire dans la distribution du Bulletin.Pour tout ce qui concerne la Société (demandes d’inscription, versements de cotisations, etc.) et le Bulletin (rédaction et administration), s’adresser : A MONSIEUR le SECRÉTAIRE de la Société du Parler français au Canada, Université Laval, Québec.Québec.Edouard Marcotte, Imprimeur.I
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