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Titre :
Bulletin du parler français au Canada
Organe de la Société du parler français au Canada qui y publie des études de linguistique et des réflexions sur les conditions de l'évolution de la langue française au Québec et au Canada.
Éditeur :
  • Québec :Société du parler français au Canada,1902-1914
Contenu spécifique :
mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Parler français
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Bulletin du parler français au Canada, 1906-05, Collections de BAnQ.

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MAI 1906 No 9 £ vol.IV BULLETIN DU Pages SOMMAIRE 321—Ce que m’ont dit mes vers revenus de la Nouvelle-France.323—Le français administratif.330—Les annonces-réclames.334—Bibliographie du Parler français au Canada.j 347—Lexique canadien-français (suite).351— La propriété littéraire.352— Livres et revues.359— Sarclures.360— Anglicismes.Gustave Zidler.Antoine.Eugène Rouillard.James-Geddes, jr.Adjutor Rivard.Le Comité du Bulletin.A.R.À.Rivard.Le Sarcleur.Le Comité du Bulletin RÉDACTION ET ADMINISTRATION LA SOCIÉTÉ DU PARLER FRANÇAIS AU CANADA UNIVERSITÉ LAVAL QUÉBEC Editeur-dépositaire, à Paris: H.CHAMPION, libraire-éditeur, 9, Quai Voltaire. ALPHABET PHONÉTIQUE (Signes conventionnels pour la figuration de la prononciation) d’après MM.Gilliéron et l'abbé Rousselot Lettres françaises.Les lettres a, e, i, o, u, b, d, n, f, j, k, l, m, n, p, r, t.v, z, ont la même valeur qu’en français.g — g dur (gateau); s = s dure (sa) ; œ = eu français (heureux); w — ou semi-voyelle (oui); g = i semi-voyelle (pied); iô — u semi-voyelle (huile); ê — e féminin (je); h marque l’aspiration sonore.Lettres nouvelles.11=011 français (coucou) ; c — ch français (chez).Signes diacritiques.Un demi-cercle au-dessous d’une consonne indique que cette consonne est mouillée: / (son voisin de l + y, l mouillée italienne), k (son voisin de k + y), g (son voisin de g + y), y (gn français de agneau).—Un point au-dessous d’une consonne indique que cette consonne est prononcée la langue entre les dents: t, d (sons voisins de t + s, d + z; c’est le / et le d sifflants canadiens de : ti, du).Les voyelles sans signes de quantité ou de qualité sont indéterminées (tantôt ouvertes, tantôt fermées), ou moyennes: a (a de patte), e (e de péril), o (o de botte), œ (eu de jeune).—Les voyelles marquées d’un accent aigu sont fermées : à (a de piite), é (e de chanté), o (o de pot), cé (eu de eux).— Les voyelles marquées d’nn accent grave sont ouvertes : ù (a de il part), è (e de père), ô (o de encore), cé (eu de peur).—Les voyelles surmontées d’un tilde sont nasales : à (an de sans), ê (in de vin), ô (on de pont), cè (un de lundi).—Suivies d’un point supérieur, les voyelles sont brèves: a-, r, etc.; de deux points, elles sont longues: a:, i:, etc.; d’un accent, elles sont toniques: a, T, etc.Deux lettres qui se suivent, et dont la seconde est entre crochets, représentent un son intermédiaire entre les deux sons marqués.Ainsi, ô[o] = 0 demi-nasal.Les petits caractères représentent des sons incomplets.11 n’y a pas de lettres muettes dans la prononciation figurée; chaque son n’est représenté que par une lettre, et chaque lettre ne représente qu’un son. Vol.IV.N 9-Mai 1906.CE QUE M’ONT DIT MES VERS REVENUS DE LA NOUVELLE-FRANCE à MM.Adjutor R hard et J.-E.Prince C’est vous, mes vers?Je vous promis Uu bel accueil, de bonnes brises.—« Oui! nous voici bien, sans surprises, « Revenus, escortés d’amis ! » Avez-vous senti cette transe Qui déchire un cœur d’orphelin?—« Non ! parmi les tils de Champlain « Nous restions en pays de France! » Vous n’avez point vu d’étrangers?—« Non, mais seulement d’anciens frères, « Et nous rentrons, sans vents contraires, « De tendresse un peu plus chargés! « Nous avons vu de vastes plaines, « Des 1 orêts aux épais couverts, « Et des lacs, grands comme des mers, « Où s'en vont de libres baleines, « Et là, des chrétiens, comme toi, « Qui, sans rien oublier des pères, « Penchés sur les sillons prospères, « Poursuivent leur œuvre de foi! 321 322 Bulletin du Parler français « Et si loin, on se croit en songe, « Quand autour de vous chante, heureux, « Un vieux parler très savoureux « D’Anjou, du Maine ou de Saintonge! « Et lus là-bas, peut-être appris, « Avec un peu de leur pensée « A chacun de nous fiancée, « Nous prenons pour toi plus de prix.» —Oui, mes'vers, d’un rivage à l’autre Allez, venez, très fraternels ! Les vieux liens sont éternels Qui joignent leur âme à la nôtre.Qu’ainsi souvent vous leur portiez De nos bois quelques violettes !.Serrez encor, serrez, navettes, Les chères trames d’amitiés ! Gustave Zidi.er.Versailles, mars 1906. LE FRANÇAIS ADMINISTRATIF ii « Imprimé par ordre du Parlement », un volume de 495 pages in-8° parut naguère à Ottawa.Ce bloc de papier s’appelle, en français administratif, un «document ».Titre : Les fermes expérimentales —Rapports cl a directeur, de l'agriculteur, etc., pour 190 h.11 vous paraît d’abord, si vous n’êtes averti, que cet ouvrage pourrait bien être écrit en français.Détrompez-vous de cette illusion : le français, le véritable français n’entre pas dans la composition de cette masse indigeste.Je vous entends :—« Eli quoi ! dites-vous, ce titre serait-il trompeur ?Nous donnerait-on sous cette couverture la version anglaise du rapport sur les fermes d’expérimentation du Canada?» Vous tombez dans une autre erreur, mais moins grave.Ces pages sentent l’anglais ; mais, au vrai, elles ne sont pas écrites en anglais.—« En quelle langue le sont-elles donc, et quel conte nous faites-vous ?» Eh ! en quelle langue voulez-vous qu’un livre bleu soit écrit?Notre langage officiel est le produit monstrueux d’un croisement du français et de l’anglais, idiome hybride qui n’aurait pas de nom, si l’on ne pouvait l’appeler le « français administratif ».C’est en français administratif que la plus grande partie de ce « document » est écrit.Le français administratif est la forme que prend le français ordinaire employé comme langue officielle du Canada.Cet idiome est bien commode.Ceux qui le savent manier trouvent le biais d’exprimer de certaines nuances délicates qui ne se pourraient rendre dans le parler barbare des Canadiens français.Exemple : A Agassiz, il y a une succursale de la ferme d’expérimentation, et à Indian-Head, il y en a une autre.Chacun de ces établissements est administré par un régisseur.Comment, en français ordinaire, en franco-canadien, distinguer les attributions 323 324 Bulletin du Parler français de 1 un et de 1 autre ?.En français administratif, ça va tout seul : à Agassiz, M.Sharpe est « régisseur pour la ferme » ; à Indian-Head, M.Bedford est « régisseur de la ferme ».A la ferme centrale, il y aurait, d’après le « document », un directeur, un agriculteur, un horticulteur, un chimiste, un entomologiste et botaniste, un expérimentateur et un régisseur de la basse-cour.Eh bien! je me défie que tous ces gens-là n’existent pas.Pour le directeur, nul doute possible: il est quelque part en chair et en os; car il se dit «LL.I)., E.L.S., F.C.S.», et cela suffirait pour identifier une demi-douzaine d’animaux raisonnables.Mais les autres, le chimiste, l’expérimentateur, le botaniste, etc., est-on bien sur qu’ils existent réellement, que ce ne sont pas des êtres de rêve, des avatars d’un même individu?.J’ai îles doutes là-dessus, et je dirai sur quoi ils se fondent.Le style, c’est l’homme.(Cette pensée est nouvelle et mériterait d’être exprimée en français administratif du Canada.) Où il y a deux hommes, on peut donc s’attendre, encore que ce ne soit pas rigoureux, à trouver deux styles; et où il y a sept fonctionnaires, il serait logique de rencontrer sept styles.Or, dans le livre bleu des fermes d’expérimentation, il n’y a pas sept styles, il n’y a pas trois styles, il n’y a pas deux styles : il y a un style, le style administratif canadien.N’est-ce pas étrange ?D’un rapport à l’autre, et de celui du directeur qui est le premier à celui du régisseur de la basse-cour qui humblement a pris la queue, c’est partout même charabia, même amphigouri, même cacologie ! Bien ne ressemble tant aux barbarismes du chimiste que les barbarismes de l'horticulteur, et l’entomologiste parle des insectes dans des termes aussi bizarres que l’agriculteur des cochons.C’est à croire qu'une seule tête a conçu et rédigé ces sept rapports.A coup sûr, une même plume les a écrits.Pour le trancher net, admettons que directeur, agriculteur, horticulteur, chimiste, entomologiste et botaniste, expérimentateur et régisseur de la basse-cour existent réellement, et disons qu’un seul traducteur leur a prêté le secours de son ignorance foncière du français.Donc, tous ces messieurs de la ferme d’expérimentation ont un goût commun et très vif pour les expressions baroques: « Les résultats.des travaux de recherches (pourquoi pas: «le résultat des recherches », tout simplement ?) dans le laboratoire de chimie, dit le direc teur, en rapport avec diverses branches de l’agriculture., .» (p, 3.) Le français administratif 325 Et plus loin : «La question de 1 altitude est des plus importantes en rapport avec la rusticité des arbres.)) L’agriculteur ne parle pas d’autre sorte : « Une bonne partie de leur temps est occupée aux charrois en rapport avec les différents départements ainsi que pour la construction des chemins et le service du commissionnaire.» (p.42.) Le chimiste affirme: « M.J.-F.Watson.a exécuté à ma parfaite satisfaction la grande somme de travaux d’écriture en rapport avec la division.» (p.139.) Quant au régisseur de la basse-cour, il a vraiment conçu un amour immodéré pour la locution en rapport avec : « Les demandes de renseignements reçues soit par lettres ou de vive voix en rapport avec toutes les branches de l’industrie de la volaille.» (p.278.) « Un autre sujet en rapport avec la mue d’été .» (p.281.) « En rapport avec ce sujet, on lira avec intérêt.» (p.281.) « Notre expérience en rapport avec l’éclosion des poulettes.» (p.282.) « •• des détails sur le travail expérimental.en rapport avec la germination des œufs.» (p.287.) Etc.Toutes ces manières de parler ne sont-elles pas, comme j’ai dit, bien en rapport les unes avec les autres ?En français ordinaire, on dirait: relativement à, par suite de, relatif à, concernant, à la suite de, à propos de, au sujet de, sur, pour, etc.Notre parler officiel est plus simple ; il dit, dans tous les cas : en rapport avec, de sorte que, par exemple, l’expérience du régisseur de la basse-cour se trouve en proportion avec l’éclosion des poulettes, c est-à-dire plus ou moins conforme à cet événement ! Étrange idiome ! L’agriculteur écrit : « Le tableau suivant fait voir.les résultats quant à ce qui s’agit de gain ou de perte en poids des chevaux.» (p.45.) Et le chimiste : « La fosse septique.nous paraît résoudre le problème quanta ce qui s'agit de disposer des matières d’égoùt.» (p.138.) Est-il possible que deux esprits, si beaux soient-ils, se rencontrent ainsi, fassent en même temps la trouvaille de quant à ce cpii s'agit ?Ou bien l’agriculteur et le chimiste ne sont qu'une seule et même personne, ou bien l’un des deux est un effronté plagiaire. Bulletin du Parler français 32(i On sait que dans l’administration et dans l’épicerie, « aucun » a le sens de « tout », de « n’importe lequel ».« Ce groupe a fait aussi bien qu’aucun des cintres, » dit l’agriculteur, (p.44.) De son côté, l’horticulteur, qui fait des phrases plus savantes que son confrère, n’oublie aucun barbarisme important; il baragouine aussi bien que tout autre fonctionnaire : « Il y a cependant deux semis de prunier Red June produits à la ferme expérimentale qui ont les boutons à fleurs plus rustiques qu’aucun des autres que nous ayons essayés.» (p.112.) (Je note avec volupté que ces deux jeunes plants ont été nommés Togo et Oyama.Vive le Nippon !) Le soin que prennent les officiers de la ferme d'expérimentation de parler aussi mal les uns que les autres est touchant.Le directeur invente un mot: sèlectionnement (pour « sélection ») : « Les résultats d’investigations scientifiques en rapport avec le sélectionne ment des céréales.» (p.3.) Et l’expérimentateur s’empresse de recueillir cette expression: « Le sèlectionnement des céréales.» (p.251.) Le lecteur pensera peut-être que, pour relever ces étranges façons de parler, j’ai dû feuilleter longtemps le volume.Eh bien! ouvrons-le au hasard, ici et là, et lisons.p 278.« Tant dans le pays qu’à l’étranger la demande est toujours plus de meilleurs produits et de ces produits en plus grandes quantités.» Plus a ici la valeur d’un adjectif.P.117 : « A peine y avait-il nulle part un raisin des Niagara et des Brighton qui fût sain.» En effet, il devait y en avoir à peine, s’il n’y en avait nulle part.P 5 ; ((L’hiver rigoureux a beaucoup nui au blé d’automne dans 1 ouest de l'Ontario, et on y en a labouré près d’un quart de la superficie.» Cette phrase m’a donné beaucoup de mal ; elle est susceptible de plusieurs interprétations différentes, mais la plus plausible est celle-ci:.« On a labouré dans l’ouest de l’Ontario du blé d’automne sur près d’un quart de la superficie de l’hiver rigoureux.» P 19 : « En fait de sel ordinaire.il a été prouvé qu il est extrêmement ment utile pour augmenter le rendement.» Le FRANÇAIS ADMINISTRATIF 327 Eli fait de veut dire, ici : pour le, quant au.P.107 : « Laissant pénétrer la lumière sur le fruit.» C’est-à-dire : jusqu'au fruit, à travers le feuillage.P.12 : « On les cultive dans les différentes climatures de chaque province.» Climature est formé de « climat » comme sélectionnemeni de « sélection », comme mesurement (p.107) de « mesure », etc.Les forces linguistiques de notre français officiel n’ont pas de limites.P.13 : « Distribution d’échantillons depuis les fermes expérimentales succursales.» P.14 : « Ces échantillons, ajoutées à ceux distribuées depuis la ferme expérimentale centrale, font un total de 137,174.» Il faut savoir que dans le langage des fonctionnaires du gouvernement, une ferme expérimentale est une date.C’est comme qui dirait : « Depuis le 15 janvier 1904.» L’anglais from ne serait-il pas le père de cette nouvelle acception attribuée à notre préposition depuis ?P.280 : « Le fournisseur éveillé s’assure du nombre des poules du producteur.» En effet, il serait inhumain d’exiger d’un fournisseur plongé dans un profond sommeil qu’il aille visiter les poulaillers et compter les poules.Le fournisseur le plus avisé ne peut prendre ce soin que s’il ne dort pas, c’est évident.P.287 : « Les germes sont restés faibles jusqu’à ce que les poules ont eu accès aux parcs extérieurs.».« Elles ont été enfermées dans ces loges depuis le commencement de l’hiver jusqu’à ce que le temps a permis au printemps de les laisser sortir dans les parcs extérieurs.» Le français administratif est pourvu d'une grammaire complète ; ces deux phrases illustrent admirablement la règle de la concordance des temps.La dernière fait voir en outre que le printemps est un fonctionnaire du gouvernement, qui reçoit directement ses instructions du temps ou de la climature.P.280 : « La saveur et l’aspect extérieur des œufs ont pour raison d'étre l’alimentation soigneuse des pondeuses.» En langue vulgaire : « La saveur et l’aspect extérieur des œufs ont pour cause, sont le résultat, la conséquence.» Mais si la saveur est détestable et l’apparence extérieure repoussante, est-ce bien un signe que l’alimentation des pondeuses a été soignée ? 328 Bulletin du Parler français P.a9 : «Nous pouvons considérer les opérations du nourrissage comme avant bien réussi au point de mie spéculatif, car le prix de vente a défrayé le coût des bœufs, le coût des aliments aux prix du marché et a laissé une bonne marge de profit.» Le point de nue spéculatif vous paraît peut-être toucher plus à la théorie qu’à la pratique- Quelle erreur est la voire ! Spéculatif n’est pas ici un mot français.A Ottawa, au point de vue spéculatif veut dire « au point de vue pratique, au point de vue de la spéculation, au point de vue du rendement ».P.fi : 397.—f hie bonne campagne.Ibid.398.—Du français, s’il vous plait.Ibid., 16 février 1902. 338 Bulletin du Parler français 399.— La réclame en anglais à Saint-Roch de Québec.Ibid., 19 février 1902.400.—Le nouveau théâtre et la langue française.Dans la Vérité, Québec, 15 mars 1902.401.—La Société du parler français au Canada.Dans l'Evénement, Québec, 29 mars 1902.402.—Les peureux.Ibid., 31 mars 1902.403.—Encore les peureux.Ibid., 2 avril 1903.404.—Les sceptiques.Ibid., 4 avril 1902.405.—Encore les scej>tiques.Ibid., 5 avril 1902.406.—Les scrupuleux.Ibid., 9 avril 1902.40T.Les gens pressés.Ibid., 12 avril 1902.408.—Incorrigibles.Ibid., 13 septembre 1902.409.—D'un « Auditorium» et d’un ((Business College».Dans la Vérité, 13 septembre 1902.410.Littérature barométrique.Ibid, 27 septembre 1902.(Réponses à Antoine, dans te Quotidien, Lévis, 27 septembre 1902, et dans le Soleil.Québec, 29 septembre 1902.) 411.—Divers.Articles, notes et observations s.s.sur la langue française au Canada, dans divers journaux : Dans l’Evénement, Québec, 22 et 29 mars, 5 avril, 2 et 5 mai, 21 juin 1902.—Dans le Soleil, Québec, 8 juin 1902.—Dans la Défense, Chicoutimi, 17 juillet 1902.—Dans la Patrie, Montréal, 22 février, 5 et 28 avril, 20 et 24 mai, 14 juin 1902.- Dans Y Oiseau-Mouche, Chicoutimi, 4 septembre 1902.—Dans le Progrès du Saguenay, Chicoutimi, 22 mai 1902.- Dans le Quotidien, Lévis, 22 et 29 mars, 11 avril 1902.—Dans la Nation, Saint Jérome; le Trifluvien, Trois-Rivières; le Courrier de Montmagny, Montmagny ; les Débats, Montréal ; l'Avenir du Nord, Saint-Jérome; l’Union des Cantons de l'Est, Arthabaska ; la Presse, Montréal; mars-juin 1902, passim.Mouvement suscité par la fondation, en février 1902, à Québec, de la Société du parler français au Canada, sous les auspices de l’Université Laval.1903 412-439.- -La Société du parler français au Canada (siège social: Université Laval, Québec).Le Bulletin du parler français au Canada.Québec (Marcotte) et Paris (Champion), septembre 1902-septembre 1903, t.I, in-8, 5111+207 pp. Bibliographie nu parler français au Canada 339 (Nous enregistrons sous ce titre les principaux articles concernant la langue française au Canada paru dans le Bull.P.F.Les articles sans signature sont du Comité du Bulletin, composé de l’Abbé S.-A.Loutie, Eugène Rocii.lard et Adjutor Rivard, chargés par la Société de la direction de la revue.) 412.—Passim.Lexique canadien-français.223 mots.C'est l'œuvre de la Société, dont le Bulletin est l’organe.413.—Passim.Echos et Nouvelles.414.—Passim, le sarcleur.Sarclures.Relevé de fautes de français rencontrées dans les journaux canadiens.415.— P.75.A.Rivard-Laglanderie.Compte rendu des Couleurs canadiens-français de E.-Z.Massicotte (N° 382).416.R.75.In.Comple rendu de Y Atlas linguistique de la France de Gilliéron et Edmont, fasc.I.L’auteur examine I Atlas surtout au point de vue de l’avantage qu’il offre pour l’étude du franco-canadien.417.— PP.133-136.Id.Compte rendu de Y Atlas linguistique de la France de Gilliéron et Edmont, l’asc.II.418.—P.95.In.Comple rendu de YAtlas dialectologique de Normandie de Ch.Guerlin de Guer, fasc.I.419.—PP.112-115.Id.Compte rendu de American French Dialect comparison-Paper No 1 de James Geddes jr.(N° 207).420.—PP.176-180.Id.Compte rendu de American French Dialect comparison-Paper No 2 de James Geddes jr.(N° 276).421.— P.156.Id.Compte rendu du Mémorial sur l'éducation au Canada de C.-J.Magnan.Remarque sur l’emploi du mot mémorial.422.- PP.115-116.Id.Compte rendu de Une vieille question, article d’Edouard Fabre-Surveyer (N° 445).423.—PP.37-39.Mgr J.-C.K.-Laflamme.La Société du parler français au Canada et les Collèges.424.—PP.40-41 et 157-159.L’Abbé H.-R.Casgrain.Lettre ouverte.Plusieurs expressions populaires sont relevées.425.—PP.5/-60.L Abbé J.-Camille Roy.Conservons le génie de notre langue.426.—PP.172-174.In.M.de Labriolle et le Parler français au Canada.Au sujet des articles notés aux N»- 446 et 447.V.aussi, p.156, une note sur le même sujet.427.—Passim.J.-E.Prince.Terminologie—Les Chemins de fer.428.—Passim.Observations sur le parler canadien-français. 340 Bulletin du Parler français 429.PP./7-/8.Ch.Guerlin de Guer.Lettre ouverte.Sur les études philologiques au Canada.430.PP.121-123.Id.Note sur le mot «cheniquer».(Y.Nos 366 et suiv., et N ° 439.) 431.—PP.160-165.L’Abbé S.-A.Lortie.De l'origine des Canadiens français.(.1.Guerlin de Guer, Hernie des Purlers populaires, II, p.96; N 455.432.—PP.177-120 et 139-143.L’Abbé E.Chartier.Le Parler français dans nos collèges.Cf.G.de Guer, Revue des Parlas populaires, II, pp.95-96.433.PP./9-80.Ch.Langei.ier.Emprunts de la langue anglaise.434.— P.42.Eugène Rouii.lard.La langue gue nous parlons.435.—PP.100-101.N.Levasseur.Larmes et réjouissances de commande.436.—P.192.L.-Z.Bourges.Le recensement du Canada.437.—PP.21-23.Adjutor Rivard.L'anglais en France.Au Canada, il serait dangereux d'adopter les mots anglais que la langue accepte en Prance.438.—PP.81-85.Id.L'hiatus dans notre langage populaire.439.—PP.144-146.Id.Question d'étymologie.Pour établir que cheniquer vient de l’anglais to sneak.(V.Nus 366 et suiv.et N° 430.) Pour figurer la prononciation, le Bulletin a adopté l’alphabet phonétique de Gilliéron et Rousselot, avec quelques modifications empruntées au système de l’Association phonétique internationale.Cf.sur le Bull.P.F.et sur l’œuvre de la Société du parler français au Canada: Romania, 1904, t.XXXIII, p.138; la Nouvelle-France, 1803, t.II, p.79; la Semaine religieuse de Québec, 1902, t.XV, pp.106-107; le Terroir breton, décembre 1902; la Revue de Saintonge et d'Aunis, novembre 1902; l'Enseignement chrétien, décembre 1902, p.765; la Revue de philologie française et de littérature, 1903, t.XVII, p.157 ; la Revue de Linguistique et de Philologie comparée, janvier 1904, t.XXXVII, pp.83-84 ; la Vie normande, la Revue picarde et normande, la Revue du Nivernais, la Province (le Havre), le Mois littéraire et pittoresque, la Revue des Traditions populaires, le Polybiblion, le Pays normand, le Bulletin des Purlers de la Suisse romande, la Tradition, la Revue des Parlers po/>ulaires, etc., 1902, 1903, 1904, 1905, passim.440.—Ch.Guerlin de Guer.Notes s.t.sur le mot canadien cheniquer.Dans la Revue des Parlers populaires, Paris, 1903, l.II, p.43-44 et 95-96.Cheniquer vient de l’anglais.(Cf.Nus 366 et suiv., 430 et 439.) 341 Bibliographie du parler français au Canada 441.—Ajutor Rivard.La Phonétique normande au Canada.Dans la Revue des Parlers populaires, Paris, 1903, t.II, pp.39- 442.—Id.Note sur « a jet s ».Ibid., p.44.443.Id.Bibliographie du parler français au Canada.Ibid., pp.50-31.444.Id.L U latin dans le parler français populaire du Canada.Ibid., pp.68-71.445.Edouard IH abre-Surveyer.[ ne vieille question.Dans la Revue canadienne, Montréal, janvier 1903, t.XLIII, pp.91-96.Les anglicismes des Canadiens français sont «le résultat d’une connaissance insuffisante de l'anglais», et «le seul remède contre l’anglicisme, c’est l'anglais» Cf.Bull.P.F., I, pp.115-116.(N® 422.) 446.Pierre de Labriolle.Au Canada.Dans la Revue latine, I ai is, 1903, t.II, X" 3, pp.168-183, et dans la Revue canadienne, Montréal, 1 juin 1903, XXXIXe année, N° 6, pp.187-195.Caractère de la langue des Canadiens français.La langue des citadins, même cultivés, est « beaucoup plus douteuse» que celle des simples habitants.Le grand mal est l’infiltration de l’anglais dans le français.Cf.N«s 447 et 426.447.—Saint-Denis.Causerie.Dans Paris-Canada, Paris, 15 avril 1903.L auteur reproche à de Labriolle (N" 446) de faire «une satire, une critique vaine et désobligeante» du langage des Canadiens français Cf.N« 426.448* Antoine.(V.N° 392.) La traite des blancs.Dans le Rappel, Montréal, 5 avril 1903.449.—Id.Un bon conseil.Dans la Vérité, Québec 17 octobre 1903.450.—Firmin Paris.Glane philologique.Dans la Semaine religieuse de Québec, 30 mai 1903, t.XV, pp.648-650.Les mots escousse, bcc, abutment. 342 Bulletin du Parler français 451.—Marius-Ary Leblond.Démographie.La langue française dans les colonies anglaises.Dans la Revue scientifique, Paris, 5 septembre 1903, pp.303-307.Fortune de la langue française et influence de la langue anglaise au Canada.452.—Ernest Gagnon.Notre langage.Dans la Nouvelle-France, Québec, février 1903, t.II, Nü 2, pp.79-84.Commentaires sur feu sauvage, dollar, etc., et sur quelques faits de la phonétique franco-canadienne.453.-L’Abbé Élie-J.Auclair.Articles et Etudes.Montréal (Compagnie de publication de la Revue canadienne), 1903, in-8, 314 pp.V.pp.87-92: Notre langue.454.—Anon.Etudions notre langue.Dans l’Album l niversel, Montréal, 1903, passim.Correction de quelques expressions vicieuses.Cf.Bull.P.F., I, p.159.455.—L’Abbé S.-A.Lortie et Adjutor Rivard.L'Origine et le Parler des Canadiens français.Paris (Champion), 1903, in-8, 37 pp.Tirage à part d’articles parus dans le Bull.P.F., I, p.160, et II, pp.15, 38 et 65.N's 431, 468 et 488.Origine de 4894 émigrants français arrivés au Canada de 1608 à 1700.Les Normands, premiers arrivés, sont aussi les plus nombreux.Conséquence, au point de vue de la langue.Examen des formes actuelles du parler franco-canadien, phonétique, lexique, morphologie et syntaxe.Conclusion: « Dans son ensemble, le parler canadien n’est pas, à proprement dire, un patois; mais il est le résultat de la fusion de plusieurs patois différents, greffés sur du vieux français.Ce n’est ni du patois pur, ni du français littéraire, ni du français corrompu ; c’est, pourrait-on dire, du vieux français patoisé».A la fin de la brochure, examen du langage des gens instruits.Cf.la Revue de philologie française et de littérature, 1904, t.XVIII, pp-79 et 308; la Province (le Havre), juin 1904, t.IX, p.50; la Tradition, juillet 1904 p 212 ; la Revue picarde et normande, avril 1904, VIe année, N“ 4, Pages normandes, N" 33, p.4; la Vie normande.IIF année, 7 avril 1904.p.4; la Revue des Traditions populaires, octobre 1904, t.XIX, p.445 ; Romania, janvier 1905, p.164; la Bibliothèque de l’École des Chartes, septembre-décembre 1904, p.621 ; University of Toronto Studies, t.X, p.105.456._E.-C.Hills.Notes on Canadian-French.Dans les Publications of the Modem Language Association of America, Baltimore, Md, É.-U., 1903, t.XVIII (nouvelle série, t.XI), pp.363-367. Bibliographie du Parler français au Canada 343 Observations sur la phonétique, le lexique et la syntaxe du français parlé à Clayton, N.-Y., où il existe un groupe de sept à huit cents Canadiens français.L’étude se termine par une liste de 76 mots d’usage courant à Clayton.Cf.Bull.P.F., Il, pp.189-191 ; Romania, janvier 1905, p.150.457-462.—P.-G.Roy.Bulletin des Recherches historiques.Lévis (P.-G.Roy), 1903, t.IX, in-8, 384 pp.(V.N° 211.) Titre de la revue pour ce volume et les suivants : Recherches Historiques.—Bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de bibliographie, de numismatique, etc., etc., publié par Pierre-Georges Roy.457.—PP.90-95.Mgl' Charles Guay.Le mot « Anticosti ».458.—P.185.Léon Ledieu.Baignets de Sainte-Rose.459.—P.190.Nom de la « Table à Roland ».460.—P.245.Eugène Rouillard.L’expression « round robin ».461.—P.255.Le nom de « Montréal ».462.—P.351.Les côtes.Cette expression dans les noms de lieux.463.—Serge Sculfort de Beaurepas.Le Panceltisme universel et pacifique contre le Pangermanisme envahisseur et l'Impérialisme anglais — Rénovation celtique.Paris (H.Champion), 1903, 2 vol.in-8, VII + 583 et 643 pp.V.vol.I, pp.371-376.La France canadienne—Le parler français au Canada.V.aussi p.369.Cf.Bull.P.F., II.p.104.463a.— Mgr O.-E.Mathieu.Allocution du Recteur à la séance de clôture de l’année académique 1902-1903 de l’Université Laval, à Québec.Dans l’Annuaire de l’Université Laval pour l'année académique 1903-19/H, N" 47, Québec (S.-A.Deniers) 1903, in-8, 186+LVII pp.PP.149-164.V.p.157.L’œuvre de la Société du parler français au Canada.Cf.Bull.P.F., II, pp.28-29.1904 464-492.—La Société du parler français au Canada.Bulletin du parler français au Canada.Québec (Marcotte) et Paris (Champion), septembre 1903-septembre 1904, t.II, in-8, 335 pp.(V.N" 412.) 464.—Passim.Lexique canadien-français.Suite.V.N" 412 266 mots. 344 Bulletin du Parler français 465.—Passim.Le Sarcleur.Sarclnres.V.X" 414.466.—Passim.Glanures.467.—Passim.Petites leçons.Observations pratiques sur la prononciation, le vocabulaire, la grammaire, etc.468.—PI3.17-18.L'Abbé S.-A.Lortie.De l'origine des Canadiens français.(V.Nos 431 et 455.) 469.—PP.97-193.Id.Les jeux et les refrains de France an Canada.470.—P.320.Id.Compte rendu de Education et Constitution de P.Bouclier de la Bruère.Les mots instruction et éducation.471.—Passim.L’Abbé Y.-P.Jutras.Lexicologie franco-canadienne—L'industrie du sucre d'érable à la Baie-du-hebvre.472.—PP.197-200.Id.Notes et observations — Les Bas, la traînée, la Commune, le temps des bandons.473.—PP.141-144.Mgr J.-C.K.-Laflamme.Variantes et variations sur les formulettes et jeux d’enfants (N° 469), et sur le lexique de l’industrie du sucre d’érable (N" 471).474.—PP.129-140, 290-303.L’Abbé Camille Boy.Etude sur l'histoire de la littérature canadienne.Les causes gui ont retardé la formation et le développement de notre littérature.V.pp.298-302.475.—PP.303-305.L’Abbé H.Simard.Le langage scientifique dans nos collèges.476.—PP.169-172.L’Abbé Amédée Gosselin.Le nom de « Québec ».477.—Passim.L'anglicisme, voilà l'ennemi ! 478.—PP.269-273.Olivar Asselin.Le parler franco-canadien.Observations.479 _p.6().O.A.Amiral-par la grâce d’un anglicisme.480.—PP.186-189.L.-Z.Bourges.Compte rendu de le Séminaire de Nicolet — Souvenir des fêtes du Centenaire de J.-E.Prince.V.pp.188-189: Le nom des habitants de la ville des Trois-Rivières: Trifluviens ou Trois-Riviérais.481.—PP.195-197.L’Abbé H.-R.Casgrain.Notes et Observations— Moucle, esponton, fligue, gaton.482.—P.169.Charles Daveluy.Le nom de « Québec ».483.—pp.260-266.N.-E.Dionne.Canada.Origine et étymologie du mot.484.—PP.257-259.E.R.(Eugène Rouillard.) Canada et Québec. Bibliographie du parler français au Canada 345 Origine de ees mots.485.—PP.203-206.Adjutor Rivard.L'agglutination de l'article dans notre parler populaire.486.—PP.107-109.Id.Pédagogie.Comprendre avant gne d'apprendre.487.—P.200.Id.Le temps des bandons.(Y.N° 472.) 488.—PP.38-46 et 65-73.Id.Le parler franco-canadien.(V.N" 455.) 489.—PP.161-168.Id.Le suffixe «eur» dans notre parler populaire.490.—PP.30-32.À.Rivard-Laglanderie.Compte rendu de l'Atlas linguistique de la France de Gilliéron et Edmont, lasc.III et IV.(V.' N° 416 et 417.) 491.—PP.287-288.Id.Compte rendu de Y Atlas linguistique, etc., lasc.V, VI, VII et VIII.(V.NÜS 416, 417 et 490.) 492.—PP.189-191.Id.Compte rendu des Notes on Canadian-French de E.-C.Hills (N° 456).(if.les comptes rendus cités au No 412, et la Renie de linguistique et de philologie comparée, 1904, t.XXXVII, pp.182, 273 et 347 ; ta Vie normande, 18 novembre 1903, p.4.493.—J.-Edmond Roy.Histoire de la Seigneurie de Lauzon.Vol.IV et V.Lévis (chez l’auteur), 1904, in-8, 406 + IX + IY pp.et 525+LXIX+VI pp.V.vol.IV, pp.197-200.L’auteur cite deux lettres écrites en 1789 et en 1802, par des personnes habitant la seigneurie de Lauzon (province de Québec), lettres « curieuses parce qu elles reproduisent exactement la prononciation de l’époque ».En 1815, « l’habitant parlait encore le même langage que celui que Montcalm avait entendu.Les anglicismes n’étaient pas venus encore le polluer ni en souiller la forme et la pureté.Replié sur lui-même, ayant encore la nostalgie du passé, l’habitant canadien éprouvait une grande répugnance à apprendre ou à se servir du mot anglais.Pour peindre ou exprimer les choses nouvelles qu’il voyait, il cherchait dans son vocabulaire des expressions anciennes auxquelles il donnait un sens que la stricte grammaire n’admet pas, ou encore il inventait des idiotismes.» V.vol.V, pp.367-371 : les horse boats ; pp.380-399 : diverses expressions relatives à la navigation d’hiver entre Québee et Lévis.494.—El rie Barthk.Le Canadien français.Esquisses de ses principaux reliefs caractériels.Québec (Compagnie d’imprimerie commerciale), 1904, in-12, 152 pp.Traduction de l’ouvrage de Byron Nichoi.son (N" 380).V.pp.92-106, le chap.V : La langue française à Québec. 346 Bulletin du Parler français ^96.Arthur Laramée.L Art de plaider.Conférence donnée de\ant 1 Association du jeune Barreau de Montréal, au mois de février 1904.Dans la Revue légale, nouvelle série, Montréal, 1904, t.X, pp.101-117.V pp.115-11C.De 1 obligation de parler bon français dans les plaidoiries.496.—hélix Klein.Au pays de la vie intense, l'ne visite au Canada.Dans le Correspondant, mars 1904, t.214, pp.933-964.L’auteur constate que la langue française n’est guère employée ;'i la Chambre des Communes, à Ottawa.497.—Givan.4 coining New Republic.Dans The New England Magazine, New Series, Boston, Mass., É.-U., décembre 1904, t.XXXI, pp.498-504.Quelques considérations sur l’expansion du français dans la province d’Ontario.498.—Louis Aubert.Français d’Amérique.Dans la Revue de Paris, Paris, décembre 1904, t.VI de la XIe année, pp.565-582.La langue, la religion et les institutions des Canadiens français leur ont conservé un caractère national distinct.Cf.University of Toronto Studies, Review of hist.publ.relating to Canada for the year 190b, t.X, 1905, p.103.499.—Louis Herbette.La langue et la Littérature Française au Canada.La Famille Française et la Nation Canadienne.Introduction (pp.I-CIV) au livre de Charles ab der Halden, Etudes de Littérature Canadienne Française, Paris (Budeval), 1904, in-12, CIV+352 pp.Considérations générales sur la langue française au Canada.500.—T.-P.Bédard.A propos du mot « habitant ».Dans T.-P.Bédard, la Comtesse de Frontenac, Lévis (P.-G.Roy), 1904, in-16, 90 pp.V.pp.67-84.Réimpression de l'article N° 142.(la suite prochainement) LEXIQUE CANADIEN-FRANÇAIS (Suite) Cenellier (snelyé) s.m.|| Aubépine.Dial.Ceuelier — aubépine, dans la Haute-Loire, le Doubs, le Calvados, l’Orne, l’Eure, le Mans, E.Rolland, Flore populaire.Centin (sâté) s.ni.|| Sou, centième partie de la piastre.Cent (sèn, sè'n, sent) s.1.|| Sou, centième partie de la piastre.Centume (sâtuin) s.m.|| Centuple.Cérimonie (serimôni) s.f.|| Cérémonie.Yx fr.Cérimonie = cérémonie, La (.urne, Nicot, Ron.Estienne, Monet, Cotgrave.Dial.Cérimonie est en usage dans la Bresse Lonbannaise, Guillemaut.Cérimonieux (serimônyœ) adj.|| Cérémonieux.Yx fr.Cérimonieux = cérémonieux, La Curne.Cerise-à-grappier (sri:: a grapijé) s.f.|| Cerisier à grappes.Cerise de France (sri:: clé frà.s) s.f.|| Cerise.Cerise à grappes (sri:z a gràp) s.m.|| Cerisier à grappes.Cerner (sèmé), çarner (sàrné) v.tr.|| Cerner une pipe = culotter une pipe.347 348 Bulletin du Parler français Ceuses (les) (lé scr.r), ceusses (scé.s) pion, f Ceux.Ex.: Les ceuses qui veulent venir, qu’ils le disent = que ceux qui veulent venir le disent.Dial.Ceusses = ceux, en Picardie, Corblet; dans le Haut-Maine, Montesson, et en Normandie, Moisv, on dit: les ceux.Chacoter (càkôté) v.tr.1° [| 1 racasser, ennuyer, taquiner.Dial.Chacoter = chicaner, taquiner, agacer, dans le Bas-Maine, Dottin ; chacot = chagrin, préoccupation, tourment, dans le Poitou, Favre.2° || Donner une verte semonce, une mercuriale.Ex.: Se faire chacoter par le patron.Chadron (cadrô) s.m.1° || Chaudron.2° || Chardon.Chadronnet (cadronè) s.m.|| Chardonneret.Dial.Chadronnet = chardonneret, dans le Bas-Maine, Dottin.Chagriner (se) (sé eagriné) v.réfl.|| S assombrir en parlant du temps.Ex.: Le temps se chagrine = s’obscurcit, se gâte tout à fait.Dial.Se chagriner a le même sens en Normandie, Moisv, Bobin, Maze.Chainne (cé.n) s.b || Chaîne.Chaîner (cê.né) v.intr.|| Aller vite, courir, s’enfuir rapidement, se sauver à toutes jambes.Ex.: Je te dis que ça chainait = je te dis que ça allait vite.Chaise (ce:z) s.f.|| Chaire.Ex.: Monsieur le curé a fait la prière dans la chaise — dans la chaire.Yx fr.Chaise se rencontre avec ce sens dans les auteurs du XVIe siècles.« Les deux mots, dit Vaugelas, sont bons, mais il ne faut pas s’en servir indifféremment; » puis il pose les distinctions qui ont définitivement prévalu.Dial.Chaise se dit encore pour chaire, en Normandie, Robin, Orain, Maze, Moisy, et dans le Centre de la France, Jaubert. Lexique canadien-français 349 Chaland (eàlâ) s.m.|| Petite embarcation à fond plat.Fr.Chaland = grand bateau plat servant au transport des marchandises sur les cours d’eau, Darm.Dial.« Pour l’Académie le chaland est un grand bateau plat, chez nous c’est aussi un petit bateau », Jaubert, Centre de la France.Fr.-can.Au Canada, comme dans le Centre de la France, le chaland est une embarcation à fond plat, qu’elle soit petite ou grande.Chalin (calé) s.m., chaline (câlin) s.f.|| Eclair que l’on voit dans les soirées d’été, à l’horizon, sans qu’il y ail apparence d’orage.Vx fr.Chaline = éclair, LaCurne.Dial.Chalin = éclair sans tonnerre dans la Saintonge, Eveillé, dans le Poitou, Favre, dans l’Aunis, La Curne; Besch., Larousse et Guérin l’enregistrent comme dialectal.Dans le Centre de la France, chalines éclairs, « signe de chaleur pour le lendemain », Jaubert.Challer (calé) v.tr.|| Donner une semonce.Dial.Chaler = écaler, oter la coquille des noix, dans le Centre de la France, Jaubert, dans le Poitou, Favre, dans la Saintonge où il signifie aussi: faire tomber les noix de l’arbre en frappant sur les branches avec des gaules, Eveillé, dans le Haut-Maine, Montesson.Ch aile (càl) s.f.|| Semonce.Ex.: Il s’est fait donner une challe.Change (câ:j) s.m.et f.1° || Menue monnaie (que l’on donne pour de la grosse).Ex.: Rendre son change à un acheteur = lui donner la monnaie d’une pièce plus considérable ou d’un billet de banque, déduc:ion faite du prix d’achat.Avez-vous du (ou) de la change?= avez-vous de la monnaie?Vx fr.Change, m.s., Bescherelle.Fr.Change || ce qu’on donne pour une autre chose, Littré; en t.de finances, action de changer des valeurs contre des valeurs 350 Bulletin du Parler français équivalente ', Darm., prix que prend le changeur, Littré.—Au sens général du mot change, on peut donc dire: Avoir le change d’une piastre, mais non : Avoir du change pour une piastre.2° || Change pour change = troc pour troc.3° || Vêtement de rechange.Ex.: Je n’ai emporté qu’un change pour le voyage = qu’un vêtement de rechange.Dial.Cette acception est normande, Moisy.Changer (eâ.jé) v.intr.|| Echanger.Ex.: Ils ont changé de chevaux = échangé leurs chevaux.I Chandonnet (câdoné) s.m.|| Chardonneret.Chanteau (câto) s.m.|| Chanteau de chaise berceuse = patin de chaise berceuse.Fr.Chanteau : chacune des jantes d’un rouet, morceau coupé à un grand pain, special!, morceau de pain bénit envoyé à la personne qui doit rendre le pain bénit le dimanche suivant, Darm.Château (càtô) s.m.|| Patin (de chaise berceuse).Chalcir (calwà.r) v.impers.|| Avoir de l’intérêt (pour qqn ou qqch), importer, préoccuper.Ex.: Peu m’en chaut — je ne m’en soucie guère.Fr.Le verbe chaloir est vieilli, Darm.Chaloupée (eahipé) s.f.|| Charge de chaloupe.Chamaillerie (eamâyri) s.f.|| Querelle bruyante, chamaillis.Fr.Chamaillerie appartient au parler français familier, Besch., Lar., Guérin.Dial.Il se dit notamment dans le Bas-Maine, Dottin.Chamborder (câbàrdé) v.tr.|| Entourer, border.Ex.: Une maison cliambordée = lambrissée.Le Comité du Bulletin. LA PROPRIÉTÉ LITTÉRAIRE L’automne dernier, le romancier français Jules Mary intentait un procès à la Compagnie générale de reproduction littéraire, de Montréal, qui avait publié un de ses romans, Tante Berceuse, sans son autorisation.Ce procès était la suite de la campagne vaillamment entreprise par M.Louvigny de Montigny pour faire reconnaître ici les droits d’auteur français.Or, le 23 mars dernier, le tribunal a donné gain de cause à M.Mary, bien que celui-ci ne se fût pas conformé à la loi canadienne sur les droits d’auteur.M.le juge Fortin a décidé que « la convention de Berne est en vigueur au Canada, en ce sens qu’ellç lie le Canada comme le Royaume-Uni lui-même ».Si les intéressés, et en particulier les membres de la Société des gens de lettres, prennent les mesures nécessaires pour se protéger et font respecter leurs droits reconnus par cette décision, on ne verra plus les journaux canadiens reproduire, sans autorisation, les œuvres des écrivains français ; les éditeurs, forcés de faire des frais de copie, s’adresseront peut-être à leurs compatriotes : par quoi les lettres canadiennes-françaises, encouragées, pourront voir de meilleurs jours.Il sera impossible de donner, sans bourse délier, de grands coups de ciseaux dans les périodiques français, et nos revues deviendront nécessairement plus originales, plus nationales.C’est le but poursuivi par M.Louvigny de Montigny.« La protection des droits d’auteurs français, écrit-il dans la Revue canadienne (avril 1906, p.431), assure l’essor de la littérature canadienne-lrançaise.Donc, apprenons à écrire, mettons-nous au travail.» C’est aussi l’opinion, juste à notre avis, exprimée par M"e Françoise dans son Journal (7 avril, p.8), et par M.L.d’Ornano dans l’Album universel (3 avril, p.1480).Les journaux français, le Temps (27 mars), le National (29 mars), l’Aurore (27 mars), font connaître à leurs lecteurs la décision du tribunal canadien à peu près dans les termes dont nous nous sommes servis.« M.Jules Mary, qui ne veut pas être lu au Canada, ajoute l’Aurore, a pour une fois servi la cause de l’art.» A.R.351 LIVRES ET REVUES Canada.Dans les Lettres provinciales, Paris, 17 mars 1906 P- 12.« Les progrès qui vont s’accomplir au Canada d’ici à dix ans vont étonner le monde, et nous croyons fermement qu’ils seront plus rapides que ceux qu'ont accomplis les États-Unis.» Henry Bordeaux.La vie littéraire.Dans l'Énergie française, Paris, 17 mars 1906, IIe année, N° 63, p.163.Compte rendu du roman de M.Georges Lechartier, /'Irréductible force, qui vient de paraître en volume chez Plon.« C’est une peinture du monde canadien assez pittoresque et piquante, à cause du mélange des vieilles traditions françaises qui s’y sont conservées beaucoup mieux qu’en France, et de l’américanisme voisin qui, passant la frontière, cherche à envahir notre ancienne colonie.» Annales de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Saint-Malo, année 1905.Saint-Servan (J.Haize), 1905, in-8", 224 pp.Parmi les mémoires publiés dans ce volume, nous avons spécialement remarqué: Le Mont St-Michel et le pays malouin, par M.E.Dupont, président de la Société (pp.13-40); Le langage cancalais—vocabulaire des mots et expressions, par MM.Joseph Mathurin et Armand Daguet (pp.145-209); Les écrits et le parler de Jacques Cartier, par M.Georges Saint-Mieux.Voici un passage de cette dernière étude; « Au cours des belles fêtes récemment célébrées à Saint-Malo en l'honneur de l’immortel découvreur, un orateur, et non des moindres, n’a pas craint de nous parler incidemment de « Jacques Cartier c cri vain ».Cette qualification, appliquée au vieux pilote malouin, a pu surprendre queLque peu; j’avoue qu’à la réflexion, je persiste à la considérer comme légèrement aventurée, bien qu’il 352 Livres et Revues 353 m’en coûte de me mettre en contradiction avec le fin lettré, en même temps que puissant orateur, qu’est M.Adélard Turgeon.» Après avoir démontré que les Relations de voyages ne justifient pas la qualification d’écrivain appliquée au Découvreur, M.Saint-Mieux, se bornant à l’étude des manuscrits dont l’authenticité est incontestable, cherche à y découvrir des indications sur le langage de Jacques Cartier.Il conclue ainsi: « Jacques Cartier parlait le français, simplement ; je veux dire le dialecte français, particulier à l’Ile-de-France et à une partie de la région du Centre, en opposition avec les dialectes normand, picard, bouguignon.Ce qu’il y a d’intéressant, c’est que le parler canadien offre le même caractère; et cela n’a rien d’éton-nant, quand on se rappelle que la majorité des Français qui colonisèrent le Canada, venaient, un peu de notre pays, et de l’Ile-de-France, mais surtout de la Saintonge.» Anàdoli.L’Empire du travail.La vie aux Etats-Unis.Paris (Plon-Nourrit), 1905, in-18, XII-f-299 pp.Indications précises, mais sommaires, sur le « pays de la vie intense ».Au chapitre IX, comparaisons avec le Canada.Édouard Ron.Reflets d’Amérique.Paris (Sansot), 1905, in-12, 120 pp.Brève relation d’un rapide voyage aux États-Unis et au Canada.Deux chapitres sont consacrés aux «colons du Canada» et à la langue française en Amérique.N.-E.Dionne.— Québec et Nouvelle France—Bibliographie— Inventaire chronologique des ouvrages publiés à l’étranger en diverses langues sur Québec et la Nouvelle France, depuis la découverte du Canada jusqu’à nos jours—153^-1906.Tome II.Québec, 1906, in-8°, VIII+155+VI pp.Tirage à part, à 300 exemplaires numérotés, d’un travail présenté à la Société royale du Canada, et publié dans les Mémoires de cette Société, section lere, 1905.Dans ce deuxième volume, M.Dionne a catalogué 2000 ouvrages.Le troisième comprendra le relevé des « livres, brochures, journaux et revues publiés en langues anglaise, allemande, 354 Bulletin du Parler français danoise, etc., dans la province de Québec, de 1764 à 1006 » ; le quatrième, 1 inventaire des « atlas, cartes, plans publiés au Canada et a 1 étranger sur la Nouvelle France et la province de Québec, depuis la découverte du Canada jusqu’en 1907 ».J’ai dit, en rendant compte du tome 1er (Bull.P.F., novembre 190,), IV, pp.111-117), le bien qu’il faut penser de cette œuvre, les services qu’elle rendra aux chercheurs, la précieuse contribution qu’elle est à l’histoire du livre chez nous.Il faudrait répéter ici ces éloges.Même, M.Dionne paraît avoir dressé et rédigé cette deuxième liste avec plus de soin que la première.On y remarque un grand nombre de notes intéressantes sur les ouvrages les plus rares, par quoi 1 œuvre est moins austère.Une table des matières, encore qu elle eût pu être établie plus heureusement, facilite les recherches.D’autre part, il y a des indications bibliographiques incomplètes.L’auteur a prévu cette critique : « A d’autres, écrit-il, une besogne aussi ardue, aussi compliquée ! » Soit ! Mais, parce que M.Dionne était, mieux que tout autre, en mesure de dresser un inventaire définitif de nos richesses littéraires, on se prend à regretter qu’il ne l’ait pas voulu.Certaines descriptions sont en effet trop sommaires.Lisez l’article 1829 (année 1890) : 1829.Dialf.ct Notes.—Published by the American Dialect Society.Boston, 83 p.in-8.Dialect Notes, c’est le nom d’une revue, publiée par l’Ainerican Dialect Society, à Cambridge, Mass., et qui paraît encore.Dans la IIe partie du volume des Dialect Notes paru en 1890, aux pages 43 et suivantes, se trouve une étude de M.A.-F.Chamberlain, intitulée : Dialed Research in Canada.M.Dionne a-t-il voulu inventorier cet article ou un tirage à part de cet article ?Peut-être.En feuilletant l'Inventaire, on admire surtout le travail opiniâtre, persévérant, auquel l’auteur a dû se livrer.Un seul homme, et en si peu de temps, ne pouvait faire mieux sans doute.Des erreurs devaient nécessairement se glisser dans un relevé aussi difficile, et celles qui s’y trouvent en effet n'empêcheront pas les lecteurs de faire une juste appréciation de cet ouvrage, Livres et Revues 355 G.Bernard.Compte rendu de Choses d'autrefois par M.Ernest Gagnon.Dans le Polgbiblion, Paris, mars 1906, pp.259-260.« Personne n’ignore que le Canada a conservé religieusement ses attaches à la mère patrie, et qu’on y parle, avec une pureté admirable, le langage de notre pays.» François de Nion.Jeux français, noms anglais.Dans la Iiemie hebdomadaire, Paris, 24 mars 1906, pp.499-501.Sur la détestable manie de donner des noms anglais à des jeux d’origine française.On ne « marche » plus, on fait du footing ; la « voile » est devenue le yachting ; la « boule » ressemble étrangement au football, et le lawn-tennis n’est autre chose que le jeu de « longue paume ».M,ne John Van Vorst.L’Église, l'Etat et le peuple en Amérique.Dans l'Energie française, Paris, 31 mars 1906, IIe année, N° 65, pp.195-198.Mme Van Vorst, connue pour ses études sociales, expose la situation du pouvoir gouvernemental des Etats-Unis en face des religions.Développement économique et chances de débouchés au Canada.Dans les Informations et Renseignements de l'Office du Commerce extérieur, Paris, 27 mars 1906.Extrait d’un rapport du Consul général d’Autriche-Hongrie à Montréal.Charles-Richmond Henderson.La rencontre des races dans la cité américaine et ses conséquences morales.Dans le Correspondant, Paris, 25 mars 1906.M.Henderson, professeur de sociologie à l’Université de Chicago, cherche à définir les avantages et les inconvénients de la fusion des races, des langues, des idées et des sentiments aux Etats-Unis.« La civilisation qui sort de notre alambic, dit-il, ne sera ni celle de l’Angleterre, ni celle de la Nouvelle-Angleterre, ni celle de l’Allemagne ; elle sera américaine.» 356 Bulletin du Parler français Paul Barré.Le Canada.Dans la Revue de Géographie.Paris, novembre et décembre 1905.M.Sault-Sainte-Marie.Les Capitaux français au Canada.Dans les Lettres provinciales, Paris, 28 octobre 1905.(.harles Ihierry.Du sentiment traditionaliste et particulièrement régionaliste chez les Canadiens français.Dans l’Action régio-naliste, Paris, mars 1906, Ve année, N° 3, pp.340-343.L'Action régionaliste commence la publication du rapport présenté, le 10 novembre 1904, à la Fédération régionaliste française, par notre ami, M.Charles Thierry, avocat à la Collide Paris, sur le phénomène régionaliste au Canada.M.Th ierry écrit : « la Puissance canadienne », et en note : « Dans beaucoup d’ouvrages et de cartes imprimés en France, on trouve le terme le dominion du Canada.Il est déraisonnable de mêler ainsi des mots de deux langues.Il faut dire, ou bien : The dominion of Canada, comme les Anglais quand ils parlent anglais,—ou bien : La Puissance du Canada, comme les Canadiens français quand ils parlent français.» Nous attendrons que toute cette élude soit publiée pour en rendre compte.Pamphile LeMay.Les Rameaux.Dans le Journal de Françoise, Montréal, 7 avril 1906, p.5.Gracieux poème canadien.Le bon poète québecquois ne craint pas d’enchâsser dans ses vers de beaux (mots canadiens : Le matin rayonnait.A travers la prairie Où, poussière d’argent, roulait la poudrerie.Dans cette plaine blanche où tout est verglacé.X.Lettre de New-York.Dans le Gaulois, Paris, 3 avril 1906.Sur les rapports du Canada et des Etats-Unis.L’auteur constate que le Canada de l’Est, en majorité français et catholique, « supporte aisément la domination anglaise, qui respecte sa langue et sa religion », et « ne désire aucun changement à l’état actuel ». Livres et Revues 357 Lionel Montal.Le parler canadien.Dans l'Album universel, Montréal, 17 avril 1906, XXIIe année, N° 1147, p.1548.Le canadianisme doit avoir droit de cité dans notre vocabulaire.Georges Blondel.Nos cousins du Canada.Dans la Revue de Lyon, Lyon, 1er avril 1906, pp.51-57.Questions de politique commerciale.« N’oublions pas que nous avons dans ce nouveau monde, qui prend de jour en jour une plus grande place dans la vie de l’humanité, des amis, presque des frères, qui, par leur héroïsme et leur ténacité, conservent notre langue, notre religion, nos idées, un amour inébranlable pour notre pays.» Le mileage.Dans le Cri de Paris.8 avril 1906.Nous citons cet article pour relever le mot mileage employé sans italiques dans un journal français.« Cela se passe au Canada, dit le Cri de Paris.Le miléage, c’est l’indemnité de déplacement allouée aux députés, qui légifèrent gratis.On ne leur paie que leurs frais de route, tant par mille de parcours.» G.-A.Nantel.Parlons français.Dans l'Album universel, Montréal, 24 avril 1906, XXIIe année, N° 1148, p.1575.« Les critiques injustes parfois, mais trop méritées en bien des cas dont les Canadiens français ont été l’objet, proviennent des fautes de noire langue écrite plutôt que du langage parlé.» Lionel Montai.Le parler canadien.Dans l'Album universel, Montréal, 5 mai 1906, XXIIIe année, N° 1149, p.11.Des formes dialectales dans la littérature canadienne, et de leur légitimité.L’Album universel, qui est bien la meilleure revue illustrée qui ait jamais été publiée au Canada, a entrepris, sous la direction de M.Nantel, une campagne pour l’épuration de notre langue et aussi pour la nationalisation de notre vocabulaire.Nous 358 Bulletin du Parler français applaudissons, et avec tous ceux qui pensent comme nous, nous nous réjouissons de ce précieux concours apporté à une œuvre chère.A M.Lionel Montai, spécialement, nos félicitations.La vie poétique.Dans la Revue des poètes, Paris, 10 avril 1906, t.IX.N° 4, p.110.Compte rendu du recueil de vers de M.Zéphirin Mayrand, Gerbes d’Automne (Montréal, 1906, 110 pp.in-8°).L’Etat de Québec.Dans la Métropole, Anvers, 8 avril 1906.Récit d’une entrevue avec M.Jean Prévost, ministre de la colonisation.Ministre et journaliste disent Etat de Québec au lieu de « province de Québec ».Hélène Henrion.Canada français.Dans la Gazette, Neuilly, Seine, 8 avril 1906.Compte rendu, très sympathique mais tort mal écrit, d’une conférence de M.Léo Leymarie sur le Canada français.Adjutor Rivard. SARCLURES t*t On me communique un catalogue de cylindres pour phonographes et de disques pour gramophones, vendus par la « Columbia Phonograph Co.» à son « chef bureau, 107 Yonr/e rue, Toronto ».Chef-bureau n’est pas dangereux ; il ne s’introduira pas dans notre parler : la place est prise par bureau-chef.Mais ce dernier ne pourrait-il disparaître devant l’expression française « siège social » ou, si l’on veut, « bureau principal »?«% Comment «MM.X frères », marchands canadiens-français, représentant à Montréal la compagnie Columbia, peuvent-ils laisser leur nom sur ce lamentable Catalogue de Canadien Français Cylindre et Disc Archives 1 Ils prennent donc la responsabilité de ce qui y est imprimé?.Or, il y est imprimé des phrases comme celle-ci : « M.Henri Cartel eidretinissent milliers dans Sobmer Park pendant son engagement dans 1905.» Il y est dit que Henri Cartel est un « Comique Chanteur de Habitat Chansons Canadien Français ».Cela veut-il dire que ce bariton chante des chansons d’habitant canadien-français ?Mais, dans le répertoire de ses « Disc Archives », je ne trouve pas une seule chanson populaire canadienne.« MM.X frères » ont-ils souvent entendu chanter par nos paysans Madam' Pioupiou, qui serait l’œuvre d’un nommé Piouvilliers, et O Miledy qui n’est l’œuvre de personne ?Le catalogue de « MM.X frères » n’offre au sarcloir que de mauvaises herbes.En voici une touffe : « Il y a des milliers et milliers des Canadiens Française dans le Canada qui ont entendu parlé de Joseph Saucier comme le plus grand chandeur Canadien Française du jour, qui ne la pas ou qui ne l’entendra pas, mais maintenant ils ont capable de le faire entre dans leurs maisons et entendre les chansons qu’ils aiment.» Pour du Parisian French, voilà du Parisian French ! « MM.X frères » feraient bien de corriger, avant de les distribuer, les catalogues qu’ils reçoivent de Toronto.Le Sarcleur.359 ANGLICISMES ANGLICISMES Collection.(En fr.: Assemblage d’objets de même nature; par ext.réunion de personnes ou de choses; recueil d’ouvrages ou de morceaux littéraires.) La collection est difficile.J'ai à faire la collection de tous les vieux comptes de la maison X.Collecter.(En fr.: Faire une collecte, une quête, réunir en collection.) J’ai passé une journée à collecter.Collecter des revenus, des cotisations, des contributions, des créances.Collecter des aumônes.Collecter qq’un.Collecter ses locataires.Collecteur.En fr.: Autrefois, officier préposé à la recette des impôts, des amendes, etc.—Aujourd’hui, personne qui fait une collecte, qui collectionne.) J'ai remis mes comptes à un collecteur.Notre collecteur passera chez vous et vous le paierez.ÉQUIVALENTS FRANÇAIS Perception, recouvrement, recette.Recouvrement : perception de sommes d’argent qui sont dues, démarches qu’on fait pour les recouvrer.Recette : action de recouvrer ce qui est dû.Le iecouvrement, la rentrée des fonds se fait difficilement.J’ai à faire le recouvrement de toutes les créances en souffrance de la maison X.Percevoir, recouvrer, encaisser, faire rentrer (des fonds), recueillir.J’ai passé ma journée à faire des recouvrements.Percevoir, encaisser, faire rentrer des revenus, des cotisations, des créances ; faire la recette, le recouvrement des contributions, etc.Recueillir des aumônes, faire une collecte, collecter.Demander le paiement d'une dette à qq’un.Faire la recette de ses loyers.Agent de recouvrements, garçon de recette.Agent de recouvrement : celui qui fait profession de faire rentrer les fonds dûs aux personnes qui s’adressent à lui.Garçon de recette : celui qui dans un établissement est chargé de faire la recette.J’ai remis mes comptes à un agent de recouvrements.Notre garçon de recette passera chez vous et vous le paierez.Le Comité du Bulletin 360 Atlas linguistique de la France, pnbliéa par MM.Gilliéron et Edraont.—M.• H.Champion, libraire, 9, Quai Voltaire, à Paris.—Le fascicule, 25 francs.Polybiblion.Revue bibliographique universelle, publiée sous les ausipces de la Société bibliographique.Paris, rue Saint-Simon, 5.Partie litt., 16 fr.; Partie techn., 11 fr ; les deux parties réunies, 22 fr.» ~\ L’Argus des Revues.Mensuel.Publié par l’Argus de la Presse.Paris, rue Drouot, 14.Contient l’indication des titres et des auteurs des principaux articles parus "dans les revues françaises et européennes.Chaque titre porte un numéro d’ordre ; il suffît d'envoyer ce numéro à l’administration de 1 Argus, pour recevoir l’article.Par article, 1 fr.; par coupure de journal, 0 fr.30; tarit réduit pour 100 coupures.Le Courrier de la Presse.Buréau de coupures de journaux.Dir., M.Gallois, Paris, boulevard Montmartre, 21.Fournit à ses clients les articles de journaux et de revues, les concernant personnellement, ou sur un sujet quelconque auquel ils s intéressent.Par coupure de journal ou de revue, 0 fr.30 ; tarif réduit pour 100 coupures.—Catalogue de 13,000 journaux et revues: 3 fr.50 J.P.ÛARNEAU LIBRAIRE EDITEUR Marchand d’Ornements d’Eglise 6, RUE DE LA FABRIQUE HAUTE-VILLE QUEBEC ass «Z.PAQUETf g ^ MAGASIN A RAYONS ^ || ^ Arrivage quotidien de ZY HAUTES NOUVEAUTÉS — POUR — • COUTUMES TAILLEUR, MANTEAUX, COLLERETTES, JUPES DE ROBES TOURS DE COU, FICHUS pour Dames .Etc., Etc.“ TWEEDS ” ANGLAIS et ECOSSAIS, SERGES DE HAUTE VALEUR POUR MESSIEURS oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo Le rayon fll|ll||0(?||n[ Pour Enfants, Dames et Messieurs, de la uHnU00UI\L est à lui seul un grand magasin.c*- NOS PRIX SONT DES PLUS BAS -*> oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo MUTTDT ro ^ une visite a ce rayon vous convaincra a MFURUFS ML U I)ljLk5 PT DE LA SUPERIORITE DE NOS MARCHANDISES 'C ML U l)JjLkJ oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo USTENSILES DE CUISINE, GRANDE YARIÉTÉ r— w» /attIjT' 163 3.171, Ru© St-Joseph, A QUEBEC.^ TELEPHONE r 2394: Toute commande faite par la poste sera exécutée avec promptitude. FEU VIE ACCIDENT ATRHUR MARCOTTE ^C3-E3NTT Commercial Union, Phoenix of Hartford, Canada Accident.82, rue St-Pierre — QUÉBEC TELEPHONE 1290 QUEBEC E.LIVERNOIS) IMPORTATEUR DE Produits chimiques, Drogues, Instruments de Chirurgie, Remèdes brevetés, Parfums, Articles de Toilette, Etc.(B.Sc>.£èl rçctot IMPORTATEUR ET FABRICANT D’ORNEMENTS D’ÉGLISE Chemins de Croix en bas relief et Peinture à l’huile, etc.—Vases sacrés, Statues, Candélabres, Soiries, Broderies, Passementeries, Mérinos à Soutanes, Articles religieux.—Spécialité : Bannières, Drapeaux, Insignes, etc., etc., etc. De la société Boulanger & Marcotte, éditeurs-propriétaires de “ L’Annuaire des Adresses de Québec & Levis ” ED.MARCOTTE IMPRIMEUR RELIEUR 82, RUE SAINT-PIERRE TELEPHONE 1290 QUÉBEC AVIS Les membres de la Société du Parler français au Canada sont priés de se rappeler que les séances de l’Assemblée générale ont lieu le quatrième jeudi de chaque mois, et que tous sont invités à y assister.Ceux qui désirent recevoir, pour chaque séance, une lettre de convocation voudront bien en avertir le secrétaire.Nous prions tous les lecteurs qui seraient disposés à faire pour le compte de la Société une petite enquête locale et qui n’ont pas reçu notre Bulletin d’observations No de nous l’écrire ; nous leur enverrons immédiatement un exemplaire de ce Bulletin.Nos correspondants voudront bien nous faire parvenir leurs réponses aussitôt que possible ; car nous attendons la rentrée des observations sur les mots en B pour publier le questionnaire sur les mots en C.Les Contemporains.1 avril: Sylvain Bailly; (5, rue Bayard, Paris).Hebdomadaire; un an, 6 fr.8 avril : Thomas Jefferson, Le Mois littéraire et pittoresque.Mensuel.Paris, rue Bayard, 5.Abonnement : 14Fr.Sommaire du Nu de mai: M.Félicien Pascal y a consacré une étude au dernier salon de Mme Réeumier.M.François Yeuillot y a étudié la saison dramatique ; A côté d'un article d’art sur Gérôme, on peut y lire des poésies d’un beau sentiment religieux, des articles pittoresques et industriels curieux, des pages oubliées de Lamartine, Verlaine et Musset, une biographie du vicomte d’Avenel et une variété scientifique où M.Fanton explique comment les huit res deviennent vertes.Bibliographie ; Illustrations, compositions originales, photographies, caricatures; concours ; supplément musical.Le numéro, 1 franc.Un spécimen (168 pages in-8," grand luxe) est envoyé gratuitement sur demande.(5, rue Bayard, Paris.) BULLETIN DU PARLER FRANÇAIS AU CANADA Le Bulletin, organe de la Société du Parler français au Canada, est dirigé par un comité nommé par le Bureau de direction.Il paraît une fois.par mois, sauf en juillet et août.Les abonnements partent de septembre.Conditions d’abonnement: Canada et Etats-Unis, $1.00; Union postale.8 francs ; réduction de moitié aux élèves des collèges et des couvents du Canada.On peut devenir membre de la Société et recevoir, à ce titre, le Bulletin, en envoyant au Secrétaire une demande d’inscription et le montant de la cotisation annuelle ($2.00 pour les membres actifs ; $1.00 [Étranger : 8 francs] pour les membres adhérents).Les cotisations sont dues au 1er septembre; mais on peut s’inscrire en tout temps durant l’année, en payant les arrérages.Les membres adhérents et les abon nés, qui s’inscrivent après le 1er février, doivent, pour recevoir les numéros du Bulletin parus depuis septembre, verseï un supplément de 50 sous.Les trois premières années du Bulletin sont en vente.Prix, chaque volume : $3.00; pour les nouveaux membres et les nouveaux abonnés : $2.00.—s.Pour tout ce qui concerne la Société et le Bulletin, s’adresser A MONSIEUR le SECRÉTAIRE de la Société du Parler f rançais au Canada (Université Laval (Bureau de Poste, casier 221) Québec Québec.Édouard Marcotte, Imprimeur
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