Bulletin du parler français au Canada, 1 juin 1914, juin
No 10 fa /5 Vol.XII JUIN, JUILLET et AOUT 1914 BULLETIN DU Couronné par l’Académie française Organe officiel du Comité permanent du Congrès de la Langue française au Canada SOMMAIRE Pages 365— Son Eminence le Cardinal Bégin .La Société du Parler français.366— Prix de Pat 1er français.Le Secrétariat Gén.du Parler français.367— «Le Parler français».Le Bureau de Direction.368— La demeure (poésie).Blanche Lamontagne.369— Notre langue populaire dans « Les Anciens Cana- diens ».Fortunat Charron, ptre.375—Ligue des Droits du français (Lr rapport annuel du Secrétaire).Dr Joseph Gauvreau.381—Sarclures.Le Sarcleur.382 — La «balle au camp » en France.Abbé Et.Blanchard.387—Les livres.Adjutor Rivard.389—Au service des intérêts français : I.Ce qui se dit dans la presse : — La défense du Canada fran- çais en Europe.— D’autres témoignages précieux.— Notre langue pour notre foi.— Bons conseils pratiques.— Pour la langue française.— L’« Amitié de France ».II.Ce qui se fait chez nous: — L’organisation française eu Al- berta.— Une autre intervention irlandaise en faveur des revendications canadiennes-françaises.— A la gloire de l’école confessionnelle.— Nouvelle forteresse d’influence catholique et française.— Nos gens aux États-Unis.A.D.398— Noies de littérature.A.R.399— Lexique eanadien-frauçais (suite).Le Comité du Bulletin.401— Revues et journaux.A.R.402— Ligue des Droits du français : Liste d’exnressions pour le commerce et l’industrie (suite et fin).405—Tables des matières.REDACTION ET ADMINISTRATION LA SOCIÉTÉ DU PARLER FRANÇAIS AU CANADA UNIVERSITE LAVAL QUÉBEC Editeur-dépositaire, à Paris: H.CHAMPION, libraire-éditeur, 9, Quai Malaquais. AVIS Læs membres de la Société du Parler français au Canada sont priés de se rappeler que les séances de l’Assemblée générale ont lieu le quatrième lundi de chaque mois, et que tous sont invités à y assister.Ceux qui désirent recevoir, pour chaque séance, une lettre de convocation voudront bien en avertir le secrétaire.Les membres de la Société et les abonnés du Bulletin du Parler français au Canada trouveront, sur la bande du Bulletin, la date de la prochaine échéance de leur cotisation ou de leur abonnement.Cette indication sert de quittance à ceux qui sont en règle avec l’administration et rappelle aux autres qu’ils doivent acquitter des arrérages.Cotisations et abonnements sont payables d’avance, le 1er de septembre, pour les 12 mois suivants.La liste des adresses est révisée le 10 de chaque mois.Comité du Bulletin.Le Mois littéraire et pittoresque, Paris, rue Bayard, 5.Abonnement : 14 francs.• * * Polybiblion.Revue bibliographique universelle, publiée sous les auspices de Société bibliographique.Paris, rue Saint-Simon, 5.Partie litt., 16 fr.; Partie lechn., 11 fr ; les deux parties réunies, 22 fr.i * * • Le Courrier de la Presse.Bureau de coupures de journaux.Dir., M, Gallois, Paris, boulevard Montmartre, 21.Fournit à ses clients les articles de journaux et de revues, les concernant personnellement, ou sur un sujet quelconque auquel ils s’intéressent.Par coupure de journal ou de revue, 0 fr.30; tarit réduit pour 100 coupures.—Catalogue de 13,000 journaux et revues : 3 fr.50. Vol XII, N° 10—Juin, Juillet et Août, 1914.SON ÉMINENCE LE CARDINAL BÉGIN La Société du Parler français au Canada, avec les sentiments d’une grande allégresse et d’une sincère reconnaissance envers notre Saint-Père le Pape Pie X, acclame le plus illustre de ses membres, créé Cardinal de la Sainte Église Romaine, le 25 mai 1914, et dépose aux pieds de Son Éminence l’hommage d’une profonde vénération, d’un respectueux attachement et d’une vive gratitude.365 PRIX ni; PARLER FRANÇAIS Cette année, comme en 1913, le Comité Permanent de la Langue française distribue dans les maisons d’éducation, collèges, couvents, etc., un certain nombre de « prix de parler français ».Le Congrès de 1912 avait émis ce vœu : Que, dans toutes les classes de nos écoles primaires et de nos maisons d’enseignement secondaire, les municipalités scolaires ou les autorités des collèges et des couvents, suivant le cas, veuillent bien fonder, si elles ne l'ont déjà fait, un prix de Parler français pour récompenser les élèves qui, habituellement et durant tout le cours de l’année scolaire, se distingueront le plus par un parler correct, purgé de tout anglicisme, nettement articulé et libre de tout accent.Pour assurer la réalisation de ce vœu, le Comité Permanent invita d'abord toutes les Commissions scolaires de la province de Québec à fonder des prix pour encourager, dans leurs écoles, l’étude de notre langue.Puis, il distribua lui-même, à la fin de l’année 1912-1913, au delà de huit cents médailles de bronze, comme (( prix de parler français ».En 1914, le Comité donne encore quelques médailles et il y ajoute, des livres : le Cantique du Doux Parler, de M.Gustave Zidler ; les Épis, Êvangéline, Contes vrais, etc., de M.Pamphile Le May ; les Propos canadiens et Nouveaux essais sur la Littérature canadienne, de M.l’abbé Camille Roy ; les Discours et Conférences, de l’honorable M.Thomas Chapais ; U Instr uction publique au Canada, de Mgr Amédée Gosselin ; etc, etc.Généreusement, ces écrivains ont mis à la disposition du Comité des exemplaires de leurs ouvrages.Nous tenons à signaler tout spécialement l’envoi considérable du poète des Epis et des Gouttelettes.Nous devrons à ces amis de la bonne cause de pouvoir distribuer, cette année, comme « prix de parler français », dans toutes les pro-* vinces du Canada et aux États-Unis, plusieurs centaines de volumes.Qu’ils veuillent bien agréer l’expression de notre vive et profonde gratitude.Nous espérons pouvoir publier ici même, à l'automne, grâce aux renseignements que nous sollicitons à cette fin et qui nous seront vraisemblablement fournis, un édifiant Palmarès d’honneur des lauréates et lauréats des “ Prix de Parler français ” dans l’Amérique française.Le Secretariat général du Parler français.366 “LE PARLER FRANÇAIS” Notre Bulletin se présentera, au mois de septembre prochain, avec quelques changements.Le nom de notre revue, un peu long et presque embarrassant, sera changé : le bulletin de la Société du Parler français au Canada s’appellera, à l’avenir, tout simplement : Le Parler français.Il est du reste déjà connu sous ce nom abrégé, et cela ne changera rien à son caractère.Il aura même format, même couverture (sauf le nom), mais le volume de chaque livraison mensuelle sera augmenté.Organe de la Société du Parler français au Canada, dont l’œuvre se développe, notre revue doit élargir ses cadres et consacrer un plus grand nombre de pages aux travaux de ses collaborateurs et de ses comités d’étude.Devenue aussi l’organe du Comité Permanent de la Langue française, elle doit rendre compte du mouvement inauguré au Congrès de 1912 et qui s’étend de plus en plus.Quarante pages par mois ne suffisent plus ; et nous nous sommes vus, cette année, dans l’obligation de retarder la publication de travaux importants, d’omettre des renseignements utiles, etc.L administration du Bulletin se propose donc d’augmenter le volume de chaque fascicule.Les Membres de la Société et les abonnés du Bulletin y trouveront, nous l'espérons, quelque avantage.D’autre part, membres de la Société et abonnés du Bulletin ne critiqueront pas, nous l’espérons bien aussi, si nous élevons le prix de l’abonnement.Déjà on avait constaté que notre Société avait peine à vivre avec le produit des cotisations de membres adhérents à $1.00 Comme nous l’avons annoncé, il y a quelques mois, l’Assemblée générale de la Société a modifié l’article 5 du Règlement : à partir de septembre prochain, il n’y aura plus dans la Société de membres adhérents ; tous devront être membres titulaires, et par conséquent verser chaque année — à moins qu’ils soient bienfaiteurs — une cotisation de deux piastres.Nécessairement, l’abonnement au Parler français est aussi porté à deux piastres par année.On voudra bien tenir compte de ce changement, à l’époque des renouvellements.Le Bureau de Direction.367 LA DEMEURE Pour vivre heureux pas n'est besoin de grandes choses, Amis, car le bonheur réside au fond de nous.Un rêve, un souvenir, quelques chants, quelques roses, Et, si nous le voulons, les jours nous seront doux.Que nous sert de bâtir des châteaux en Espagne, Que nous sert de pleurer nos bonheurs d’autrefois ?Ne sommes-nous donc pas des rois, à la campagne, Au sein des plaines et des bois ?Avons-nous oublié l’exemple de nos pères, Qui vécurent sans bruit, au milieu de leurs champs ?Amis, ne pouvons-nous goûter des jours prospères, Où nos aïeux ont eu des jours gais et contents ?Sachons être vaillants, n’abusons pas des heures, Et n’usons pas nos jours en désirs orgueilleux.Vivons en paix chez nous : les plus simples demeures Sont celles où l’on vit heureux.Ah! nous ne savons pas ce qu’une maisonnette, Dont les murs défaillants clament la pauvreté, Ce qu’une humble maison, misérable retraite, Peut cacher de grandeur et de félicité! Nous ne le savons pas, car c’est dans la pensée Qu’est la source du grand et solide bonheur.Car la misère est douce et la tâche est aisée Quand le courage est da?is le cœur! Nous ne le savons pas, car l’ardente tendresse Peut changer en palais le plus morne séjour ; Car ils n’ont pas besoin des biens de la richesse, Ceux dont les jours sont faits de croyance et d’amour ! L’hôte de nos forêts, l’oiseau joyeux qui chante, Dans la clarté du jour, son cantique béni ; L’oiseau, que la splendeur des collines enchante, Dore-t-il l’herbe de son nid ?Blanche Lamontagne.368 NOTRE LANGUE POPULAIRE DANS “LES ANCIENS CANADIENS” Le roman de mœurs canadien se prête mieux, semble-t-il, que tout autre ouvrage à l’étude historique de notre langue
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