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Titre :
Architecture - bâtiment - construction
Principale revue québécoise s'intéressant à l'architecture après la Deuxième Guerre mondiale. Elle s'adresse aux ingénieurs, aux entrepreneurs et aux agents immobiliers, en plus de constituer une solide revue professionnelle pour les architectes.
Éditeur :
  • Montréal :[Architecture - bâtiment - construction],1945-1968
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Architecture - bâtiment - construction, 1952-11, Collections de BAnQ.

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C ?N T R U BAT C T I ?N i' 'îÉT '"T Iptfll ksk.MONTRÉAL 79 I NOVEMBRE 1952 A R C H 1 TECTE 5 .1 N G E N 1 E U R 5 ¦ c ?N ST R U C T E U R S It! WG* TERREBONNE LIMITED DOOR CANADA FLUSHWOOD LE BOIS EST SELECTIONNE D’AVANCE.PORTES CELEBRES D’ t'rrrfKfV: ¦ Toutes les portes manufacturées par Canada Flushwood H • Door Ltd.sont munies d'une garantie absolument "loyale".Cette garantie UNIK est si complète, qu'elle atteste notre pleine confiance en l'excel-lence de nos portes, ainsi que dans l'art / consommé des artisans qui les construisent et dans la / y surveillance rigoureuse qui suit de très près leur fabrication.Les illustrations ci-contre montrent d'un seul coup d'oeil le bien fondé de cette confiance que nous portons en nos pro-duits et pourquoi nous répondons fortement de leurs \ L hautes qualités.1 Q'fe FOURS SOUS CONTROLE ^^^ELECTRONIQUE.ÉPREUVE FINALE DE LABORATOIRE.CONTROLES ET ESSAIS.INSPECTIONS CONTINUELLES.ANALYSE DE LA TENEUR EN HUMIDITE.MODELES DESSINES PAR DES TECHNICIENS ARTISANS EXPERIMENTES La porte que nous montrons à droite est l’une des plus étrangement glorieuses qu’on puisse imaginer.C'est la porte de la chapelle de Saint-Michel d’Aiguilhe, qui marque un des plus anciens pèlerinages de France et que beaucoup de voyageurs connaissent.Cette chapelle, située au coeur de l'Auvergne, remplaça probablement un temple de Mercure.Notre photo donne une bonne idée de sa construction d'inspiration nettement orientale.Elle date de la fin du onzi ème siècle.Le plan intérieur de cette petite et illustre église n'a pas d'équivalent en France.Ses colonettes, se dressant autour de la courte nef, sont placées de façon unique, puisqu'elles épousent les contours du rocher, haut de 260 pieds, sur lequel elle est construite.999 FONCTIONNENT TIÇUEMENT P R A SEULS ASCENSEURS n , 'WJ F/37 S^anô vyjjérciteur AUTOTRONIC (R Les passagers poussent simplement le bouton pour l’étage désiré Les ascenseurs “Autotronic” — SANS OPÉRATEUR — maintiennent un service de bas en haut et retour prédéterminé, et conséquemment, moins de perte de temps.Des signaux “En haut” guident les passagers vers le prochain ascenseur disponible.Lorsque les passagers pénètrent dans la cabine, ils pressent le bouton pour l’étage désiré.Un signal se fait entendre lorsque les portes se ferment, l’ascenseur accélère sa marche et “pense” à son prochain arrêt, allume le signal au plancher où il arrêtera, modère et ouvre ses portes tout en se nivelant doucement au plancher — tout cela automatiquement.Les ascenseurs “Autotronic” — SANS OPÉRATEUR — répondent aux besoins d’édifices, nouveaux et modernisés, depuis deux ans.Ils permettent les seules économies réalisables de nos jours.En effet, ils épargnent jusqu’à $7,000 par cabine, chaque année.Pour plus de détails, adressez-vous à l’une des 21 succursales à travers le Canada, ou écrivez directement à Otis Elevator Company Limited, Siège social et usines : Hamilton, Ontario. .£Çï3jT^ po® BBSS 8 .P».USINES ENTREPOTS MAISONS D’ÉDUCATION EGLISES ¦ " -< a m GARES DE MARCHANDISES B® l/$u4pm% construire dès^um^uui^/f Vous n’avez pas à retarder la construction ou l’agrandissement d’un immeuble faute de charpente.Vous pouvez construire dès maintenant, à l’aide de notre bois lamelle et collé ( glulam ) disponible à bref délai.Ce matériau n’est pas un substitut.Depuis longtemps, le bois de charpente est employé avec grand succès, avec des murs de béton ou de maçonnerie, dans les structures du type appelé “mill construction”.Les bois de charpente la-mellés glulam, parce qu’ils sont entièrement traités et séchés avant l’installation, constituent une nouvelle amélioration.Les dimensions sont exactes, la charpente reste bien en place, les surfaces sont lisses et fermes.Ces charpentes permettent donc d’ériger de belles constructions solides et durables, économiques de montage et d’entretien.Les bois de charpente lamel-lés glulam sont préfabriqués suivant la forme et les dimensions désirées.Ils sont formés de lamelles de bois d’oeuvre, “soudées” sous pression à l’aide de colle plastique aussi permanentes et résistantes que le bois lui-même.Ils dureront indéfiniment, à l’intérieur d’immeubles normalement protégés contre les intempéries.Si une protection spéciale est nécessaire, dans les conditions particulières, on leur fait subir le traitement approprié.Les charpentes de bois la-mellé offrent une grande résistance au feu.Il est évident que le bois peut brûler; cependant, ces charpentes ne faiblissent que lentement, progressivement, permettant ainsi aux pompiers de mieux combattre les flammes.De plus, il est bien souvent possible de les réparer sur place même après un gros incendie.Pour cette raison, les assurances sont moins onéreuses.Timber Structures, Ltée peut vous fournir des colonnes, poutres, fermes et cadres (arches) préfabriqués en bois lamellé glulam .en n’importe quelle quantité .L’expérience de nos ingénieurs est constamment à la disposition des constructeurs et architectes qui ont des problèmes à discuter.Permettez-nous de vous montrer comment ces charpentes modernes et permanentes répondent à vos exigences en matière de construction.Adressez-vous au plus proche bureau de Timber Structures ou écrivez-nous pour obtenir gratuitement nos brochures illustrées : “Industrial Buildings” et “Engineered Timber Construction”.FERMES — CADRES (arches) — CADRES RIGIDES COLONNES — POUTRES MAITRESSES ÉDIFICES COMMERCIAUX TORONTO • MONTREAL • LONDON VANCOUVER • CALGARY • WINNIPEG 4 ARCHITECTURE BATIMENT CONSTRUCTION ?Pour le contrôle précis du chauffage, de l aerage et du conditionnement de Pair Spécifiez le relais pneumatique de recalage automatique HONEYWELL Arrêtez l’oscillation de la température et les retards de débit Ce relais d’une précision magique, fabriqué exclusivement par Honeywell, établit un nouveau standard de performance dans le domaine du contrôle pneumatique de la température.Son emploi permettra à vos clients de contrôler la température de plus près sans se soucier des variations du temps.Ce régulateur Honeywell remarquable élimine virtuellement l’os-cillation de la température parce qu’il se met au travail dès l’instant qu’elle dévie du degré fixé par le thermostat.Le relais-recaleur peut être installé sur n’importe quel système pneumatique modulant où l’on désire un contrôle précis de la température.Renseignez-vous sur ce régulateur exclusif à Honeywell.Téléphonez au bureau Honeywell de votre localité ou écrivez à Minneapolis-Honeywell Regulator Co.Ltd., 637 ouest, rue Craig, Montréal.W '¦r MINNEAPOLIS > Honeywell g Cette installation typique montre le relais-recaleur accouplé à un thermostat Honeywell à insertion pour contrôler le degré de température débitée par l'appareil.Ici, le relais-recaleur accroît la précision du Grad-U-Stat Honeywell qui contrôle d'autres dispositifs pneumatiques tel un servo-moteur de registre.ÇoÙJv €*0 (2- SUCCURSALES : HALIFAX - QUÉBEC - MONTRÉAL - OTTAWA - TORONTO - HAMILTON - LONDON - WINDSOR - WINNIPEG - CALGARY - EDMONJON - VANCOUVER MONTRÉAL, NOVEMBRE 1952 5 Appareils de Chauffage à Soufflage d'Air Chaud Trane Ailettes de Chauffage Mural Trane U Appareils de Chauffage à Projection Trane OUÔ connaiôôez TRflflE/ Derrière chaque produit Trane, on découvre le souci de perfection des ingénieurs Trane — un effort constant et sans relâche dont le seul but est de maintenir tous les produits Trane exclusivement au premier rang.Peu importe l’appareil Trane que vous exigez pour le chauffage, le refroidissement, la climatisation ou le contrôle de l’air .vous êtes assurés qu’il a été conçu, dessiné et usiné correctement.Vous êtes sûr également que vous pouvez obtenir, en tout temps, les informations techniques exactes et appropriées dont vous avez besoin pour faire le choix et l’installation qui s’imposent.Vous connaissez Trane ! Demandez Trane en toute confiance.Pour recevoir toutes les informations complètes sur n’importe quel produit de Trane, consultez la succursale Trane la plus proche, ou écrivez directement à Trane à l’adresse ci-dessous.Radiateurs Convecteurs Trane Appareils de Ventilation Trane Climatisateurs Trane Ventilateurs Trane Spécialités pour Chauffage à Vapeur Trane Serpentins Trane NOUVELLE BROCHURE 'Ce qu'il vous faut considérer lorsque vous construisez achetez VOTRE NOUVEL LE MAISON" contient une foule de conseils et de sug gestions dans le domaine architectural, compilés par éminent écrivain-architecte canadien.Demandez votre copie GRATUITE de ce livre fort pratique en écrivant à : Trane Company of Canada Limited, 5303, avenue Western, Montréal, Qué APPAREILS CONÇUS, FABRIQUÉS ET RECOMMANDÉS PAR COMPANY OF CANADA LIMITED 5303 Ave WESTERN, MONTRÉAL, P.Q TRANE Les plus importants manufacturiers d’appareils de chauffage au Canada BATIMENT - CONSTRUCTION ARCHITECTURE , ' minces fiable mm & m&s Le tube rigide d'acier Triangle comporte le meilleur fini électro-galvanisé au Canada, avec en PLUS un revêtement spécial qui protège la galvanisation contre l’oxydation et rehausse l'apparence du tube.Le tube Triangle est fabriqué d’un acier spécial de haute qualité, contrôlée par nous, de sorte que le tube est toujours entièrement uniforme.Pour cette raison, le tube Triangle est plus facile à plier, couper et fileter sur les lieux; de plus, l’emploi de ce tube permet d’épargner du temps, éviter des ennuis et l’usure des gabarits et des moules.Le Tuyau Métallique Electrique (E.M.T.) possède la même galvanisation de haute qualité, avec revêtement protecteur spécial contre l’oxydation, et la couche intérieure de laque dorée qui facilite l’éclissage des fils et assure une apparence plus propre.Pour renseignements techniques, information quant à la livraison et aux prix, adressez-vous à votre représentant Triangle le plus proche.Commandez tous les produits Triangle de votre distributeur.5205 F - REV.A TRIANGLE TRIANGLE CONDUIT fr CABLE ( CANADA ) LIMITED 4006 DUNDAS STREET WEST, TORONTO 9, ONTARIO fi actones Scarborough and Toronto C.M.ROBINSON COMPANY 207 SCOTT BLOCK WINNIPEG, MANITOBA C.M.ROBINSON COMPANY 550 BEATTY STREET VANCOUVER, B.C.1100 CRAIG STREET E.MONTREAL, QUE.fflHilrwT DAV CHOIX DE 120 MODELES FIXTURES FAITES SUR DEVIS L-v.v.v: ÉCONOMIE D'ÉLECTRICITÉ UN ÉCLAIRAGE PARFAIT rvnrnirurr i\r 4 n nir ^ a aa a nvir a^vaiaa a ta ^aaaa Plus de 4,000 établissements religieux, commerciaux, industriels et résidentiels s'éclairent exclusivement avec les fixtures fluorescentes N U - DAY.Demandez notre catalogue illustré et notre liste de prix.Aucune obligation de votre part.NU-DAY FIXTURES CIE LTÉE.M.BEAUMONT, président 2098 rue MOREAU, Mtl.CH.2146 Succursale de Québec: 146 boul.CHAREST Succursale d'Ottawa: 227 rue BLACKBURN LA PLUS IMPORTANTE ORGANISATION DU GENRE AU PAYS B ARCHITECTURE - BATIMENT ?CONSTRUCTION 1M : kL: Jl S"'-1' ; ;w\ ; .cJdeS Syitèmeô de Cdhauj^j-c ac^e TISLET” ci (dhnahôation d ^Jdiuee Autrefois, tout ce qu’on exigeait d’un système de chauffage était une production de chaleur.Les expériences pratiques d’ingénieurs réputés ont démontré que la chaleur, à elle seule, ne pouvait assurer le véritable confort.De ces expériences est née la Climatisation de 1 Air.L air que nous respirons au foyer doit être non seulement réchauffé — mais il doit être aussi purifié et mis en circulation constante.Il doit également posséder le degré d’humidité approprié.C’est le secret du vrai confort.Les systèmes de chauffage “L’ISLET” à Climatisation d Hiver fonctionnent sur ce principe et vous assurent le maximum de confort, des conditions hygiéniques parfaites et un bien-être absolu.Une intéressante brochure • DEM AN DEZ notre nouvelle brochure illustrée sur la Climatisation d’Hiver.8 pages de précieux renseignements — le premier ouvrage du genre publié en français au Canada.Gratuit sur demande.Cependant ils coûtent moins cher d’achat et d’installation, ils sont plus économiques en ce qui concerne le combustible, que vous utilisiez l’huile ou le charbon.Nous invitons tous les architectes à rencontrer nos représentants avant de prendre une décision, ils pourront ainsi se rendre compte des immenses avantages que leur offrent ces systèmes à Climatisation d Hiver, de l’économie qu’ils comportent et de l’entière satisfaction qu’ils procureront à leurs clients.Apportez vos plans et devis — nous vous fournirons une estimation gratuite — cette démarche ne vous engage en rien et elle vous sera certainement profitable.La fonD£Ri€D£ LIslct LT££.^ A A/SIST STATION no.50 MAGASINS ET PLUS DE 1000 AGENCES POUR VOUS SERVIR MONTREAL, NOVEMBRE 1952 9 TflcttoqtaLpliie du\4wie, POUR LES ETUDIANTS EN ARCHITECTURE VOL.Il No 12 Divers usages des BLOCS DE VERRE I N S U L U X Hôpitaux Contrôle de la lumière Une lumière abondante est une nécessité pour maintenir la propreté et l’hygiène d’un hôpital à leur plus haut degré d’excellence.Des panneaux faits de blocs de verre Insulux, dans les murs extérieurs, transmettront la lumière du jour sans cet éclat éblouissant qui est souvent si pénible lorsque des fenêtres ordinaires sont laissées sans volets ni rideaux.Les blocs de verre Insulux No 365 (8") et No 465 (12"), qui diffusent la lumière, sont en général recommandés pour les hôpitaux.Translucides, ils assurent une transmission lumineuse plus uniforme .et pendant plus d’heures de la journée.U Insulux a rendu la lumière diurne possible dans les salles d’opération, sans le risque de courants d’air provenant de fenêtres non hermétiques ni de la dangereuse pénétration des poussières ambiantes.Grâce aux blocs de verre Insulux, ces locaux sont, pour ainsi dire, scellés contre ces périls — tout comme si les murs étaient en pierre ou en brique massives.Des panneaux combinés (blocs Insulux et fenêtres) conviennent admirablement aux pièces où sont logés les malades.l'extérieur /// Amortissement des bruits Dans un hôpital, les bruits de l’extérieur ne doivent pas être entendus.L’Insulux offre aussi de grands avantages à ce sujet.Des essais de transmission sonore ont démontré, en moyenne, un amortissement du son sur une gamme de 9 fréquences de 40.7 décibels (amortissement comparable à celui d’un mur de brique de 8").r HH -* - B* ¦¦ Püp Basse condensation Dans toute salle d’opération ou de traitements, le degré d’humidité relative doit toujours être élevé.Il est indubitable que cet état de choses produit de la condensation sur une fenêtre à vitre unique, avec ce résultat que les rebords ou tablettes d’appui sont toujours mouillés (ce qui n’est pas hygiénique et accroît les travaux d’entretien).Le diagramme ci-dessous fait voir deux pièces — l’une éclairée par une fenêtre ordinaire, l’autre par un panneau de blocs de verre.L’humidité relative (55%) et la température (75%) sont les mêmes dans l’une et l’autre.Etant donné un mouvement anémométrique normal, il n’y aura pas de condensation sur la surface (côté chambre) du panneau de blocs de verre jusqu’à ce que la température extérieure baisse au-dessous de 18°.D’autre part, il y aura de la condensation sur la fenêtre ordinaire dès que la température extérieure tombera au-dessous de 50°.en surface S LIMITED * ADMINISTRATION — 165 EST, RUE BLOOR, TORONTO, ONTARIO * SUCCURSALES : SAINT-JEAN, N.-B., HALIFAX, MONTRÉAL, KINGSTON, TORONTO, HAMILTON, ST.CATHARINES, LONDON, FORT-WILLIAM, WINNIPEG.REGINA, CALGARY, EDMONTON, VANCOUVER.AGENTS : TAIT GLASS CO.LTD., KITCHENER * O'NEIL GLASS and PAINT, LTD., VICTORIA * PETERS & SONS, ST.JOHNS, agents à TERRE-NEUVE depuis ld90.ID ARCHITECTURE BATIMENT CONSTRUCTION AfOITtCTIM DIRECTEUR TECHNIQUE : PAUL H.LAPOINTE, M.R.A.I.C.Vol.7 — No 79 NOVEMBRE 19 5 2 SOMMAIRE onieil cl aviieuri : LOUIS N.AUDET, ERNEST DENONCOURT, Activités du Comité d'Urbanisme 12 Depuis quelques années, le Comité d’Urbanisme fut l’invité de municipalités dans la Province.Compte rendu d’une visite à Shawinigan Falls.Maurice Payette, A.D.B.A., F.R.A.I.C.LÉONCE DESGAGNÉ, GEORGES DE VARENNES, ROLAND DLIMAIS, Activities of the Town-Planning Committee 13 For a few years, the Town-Planning Committee has been invited to visit a few towns throughout the Province.A report of a recent visit to Shawinigan Falls.Maurice Payette, A.D.B.A., F.R.A.I.C.GASTON GAGNIER, J.Y.LANGLOIS, EUGÈNE LAROSE, Un anniversaire 15 “Architecture” est réorganisée depuis un an.Une revue des progrès durant cette année.J.-Eugène Charbonneau.LUCIEN MAINGUY, a.d.b.a, J.C.MEADOWCROFT, f.r.a.i.c.HENRI MERCIER, a.d.b.a, PIERRE MORENCY, A.D.B.A., M.Arch.MAURICE PAYETTE, f.r.a.i.c.LUCIEN SARRA-BOURNET, b.a.a, Magasin à rayons Pollack 16 On érige à Québec un magasin à rayons d’un style entièrement nouveau.Eliasoph et Berkowitz, architectes.Efflorescence à la surface extérieure des murs en maçonnerie 22 Cause de l’efflorescence.Efflorescence contrôlée.Enlèvement de l’efflorescence.M.J.Goodwin.GÉRARD O.BEAULIEU, in.Professeur à l’Ecole Polytechnique.ARMAND E.BOURBEAU, ,Ni Directeur du Centre d’Apprentissage des Métiers du Bâtiment de Montréal.Syndicats Catholiques de Québec 26 Nouveau bureau général d’un groupement ouvrier de la ville de Québec.Gabriel Desmeules, A.D.B.A., architecte.Instruction du Saint-Office sur l'art sacré 30 L.ELZÉAR DANSEREAU, Président, Métropole Electric.Un document important du Saint-Office sur la conception et réalisation des églises.L'Art Sacré.A.R.THOMSON, Vice-prés., Foundation Co.of Canada, Division de la Construction.Me BERNARD SARRAZIN, c.r.Aviseur légal.Page frontispice Une des entrées du magasin à rayon Pollack.Eliasoph et Berkowitz, architectes.DIRECTEUR-GÉRANT : CLAUDE BEAUCHAMP Éditeurs : Eugène Charbonneau & Fils, Eugène Charbonneau, Éditeur-Propriétaire, 1448, rue Beaudry, Montréal 24, Canada, Tél.: HO.2528 — Aussi éditeurs de : "Le Fournisseur des Institutions Religieuses" — "Le Bijoutier" et "l'Industrie Hôtelière".* * Imprimeurs : Paradis-Vincent Limitée, Montréal.* Photographies : Architecte Photos.* Publicité Nationale : (Québec) L.Treger, HO.2528 — (Ontario) A.H.Halladay, 73 Adelaide Street, West, Toronto, Tél.: EM.3-0655.* Publicité locale : J.A.Babineau, R.Charette, R.DesRosiers.* Abonnement : Pour les architectes, ingénieurs et constructeurs du Canada, des États-Unis et de la Grande-Bretagne : $4.00 par année.Toute autre personne : $6.00 par année.Autorisé comme envoi postal de seconde classe, Ministère des Postes, Ottawa, Ont.* Droits d'Auteurs : Tous droits de reproduction et d'adaptation réservés pour tous pays.* Tirage certifié : Membre de la Canadian Circulation Audit Board.CCAB MONTREAL, NOVEMBRE 1952 11 Un article du Président de F Association des Architectes de la Province de Québec.iHTii >5 K m a TS © ACTIVITES DU COMITE D’URBANISME Depuis plusieurs années, un certain enthousiasme existe au sujet des projets et activités de l’urbanisme des villes de la province.Un programme de visites fut préparé en vue d’en faire connaître les problèmes aux membres du Comité d’Urbanisme de l’Association des Architectes de la Province de Québec.En 1949, le Comité se rendit à Ottawa pour examiner les projets de la Commission d’Urbanisme du District Fédéral exhibés dans le hall de la Chambre des Communes.Monsieur Jacques Greber et les membres de son personnel se tinrent à la disposition du Comité pour expliquer le principe du plan représenté par une maquette élaborée.Le Comité et les membres du Conseil se rendirent, en 1950, à Sherbrooke afin de prendre connaissance de l’agencement des immeubles de diverses catégories et de l’aménagement des espaces libres, et constater aussi l’essor progressif de cette ville.En 1951, le Comité et le Conseil se rendirent à Granby où le maire, M.Horace Boivin, commenta le progrès extraordinaire de cette ville, ses nouvelles industries et ses diverses activités civiques.Il fit ensuite visiter la ville aux visiteurs, le quartier des usines, les zones domiciliaires, le site des immeubles importants, les parcs et le jardin zoologique.Nous sommes d’opinion qu’une appréciation marquée se fait sentir au sujet des principes et du but de l’urbanisme touchant la ville et la région rurale, ainsi que le rôle qu’il doit jouer durant la période d’expansion actuelle des centres ruraux.Ceux qui sont persuadés que les architectes devraient embrasser un plus vaste champ d’action en s’occupant de l’étude de plans d’ensemble, jugeront de bonne augure le courant d’idées actuelles.Il est probable qu’une telle activité rehausse la profession et engendre, au bénifice de chacun, les plans nouveaux d’action tout en augmentant leur influence dans la société.Le 11 octobre dernier, les membres du Comité, dont le Président, M.John Bland, et MM.E.Denoncourt, Jean Savard, Leslie Watt, Paul Fleury, A.Lacoursière, Robert Johansen, Henri Mercier, Gérard Léger, P.Colangelo, Pierre Morency, Paul Trépanier, Paul L’Hérault, Jean Chicoine, Jean Isalys, G.Paulet, D.J.Spence, ainsi que moi-même, fûmes les invités du maire de Shawinigan Falls qui nous reçut à l’hôtel de ville.Ensuite, M.A.Lacoursière nous accueillit à l’Hôtel Shawinigan et au Cascade Inn.Une visite des sites les plus marquants de Shawinigan et de Grand’-Mère, ainsi que de la banlieue, suscita un vif intérêt.Il est intéressant de noter que les employés des industries de Shawinigan Falls possèdent la troisième moyenne de salaire hebdomadaire la plus élevée au Canada, et que 80% des taxes foncières sont payées par les industries établies dans l’enceinte de cette ville.Sa population globale est d’environ 39,000 âmes, tandis que Grand’Mère compte près de 10,500 âmes.Le maire, M.François Roy, reçut le groupe de visiteurs à ses bureaux.« Votre visite nous réjouit » dit-il, « car les architectes sont, dans une grande mesure, responsables de l'apparence d’une ville.J’ai une grande estime pour votre profession, mais je crois que vous n’êtes pas encore assez nombreux pour couvrir toute la province comme il le faudrait.Durant trop longtemps, pour notre part, les architectes ont été éloignés de notre ville.Je le regrettais même avant d’être maire.J’ai tenté et réussi, cette année, à faire adopter des règlements en vue de sauvegarder l’esthétique de notre ville.» La ville de Shawinigan Falls est remarquable par l’envergure des travaux exécutés par une population entreprenante.En effet ses aménagements hydroélectriques produisent plus d’une demi-million de c.v., soit assez d’énergie pour actionner toutes les industries de cette localité et aussi, grâce à un bon réseau de transmission, celles d’une bonne partie de la province.La ville possède des terrains de jeux et des parcs; les rues domiciliaires sont propres, le quartier commercial actif, ses boulevards longent la rivière et concourent avec les édifices publics, hôpitaux, écoles et églises à créer une atmosphère agréable.Shawinigan Falls est au centre d’une des régions les plus industrialisées de la Province de Québec, avec sa population de 170,000 âmes dans un rayon de moins de 25 milles.Les produits chimiques, les textiles, l’aluminium, le papier et le bois occupent des milliers de citoyens; ces industries sont de caractère stable et permanent.La ville de Shawinigan Falls a un rayonnement économique dans la région et dans le pays tout entier.Ainsi elle fournit de l’énergie électrique, des produits chimiques et de l’aluminium qui permettent à d autres usines de la province de mettre sur le marché mondial des produits ouvrés.Ces visites en vue de promouvoir l’intérêt que l’administration municipale doit porter à l’urbanisme semblent être précédées, fort heureusement, dans la plupart des cas, par des travaux dignes d’attention et par un souci d’épargner et de faire ressortir le côté pittoresque de la nature, des agglomérations et des centres ruraux.Le champ de l’urbanisme est immense et le défrichement en est à peine commencé.C’est dire qu’il ne faut pas s’endormir à la tâche et qu’il est indispensable d’aborder sans tarder l’étape suivante sous peine de s’enliser dans une routine débilitante.L’urbanisme, c’est l’action conjuguée de tous les administrateurs, de tous les architectes, de tous ceux qui, constructeurs à divers égards, modèlent la cité de demain, puisqu’aussi bien ce que l’on construit ne regarde pas trop hier, mais ce que l’on construit engage toujours l’avenir.*yYlaurice f^aijelte, A.D.B.A., F.R.A.I.C., Président, Association des Architectes de la Province de Québec.12 ARCHITECTURE BATIMENT CONSTRUCTION ACTIVITIES OF THE For a number of years, a certain amount of enthusiasm has existed concerning the projects and activities of town-planning for beautifying the cities of the Province.A programme of visits was laid out in order to make known the problems to the town-planning Committee members of the Province of Quebec Association of Architects.In 1949, the Committee went to Ottawa to examine the plans of the Federal District Town-Planning Committee displayed in the Hall of the House of Commons.Mr.Jacques Greber and the members of his staff were at the disposal of the Committee to explain the principle of the plan reproduced in a model.In 1950, the Committee and the members of the Council went to Sherbrooke in order to get acquainted with the disposition of buildings of various categories, the use made of vacant spaces and ascertain the progressive trend of this city.In 1951, the Committee and the Council visited Granby where the Mayor, Mr.Horace Boivin, made comments on the extraordinary progress of the city : new industries and various civic activities.He then took the visitors for a tour of the city : industrial and residential districts, the area covered by the most important buildings, parks and the zoo.We all agree that a marked appreciation is manifested concerning the principles and purpose of town-planning in relation with the city and the rural region, and also the part it must play during the present period of expansion in the rural centres.Those who are of the opinion that the architects should cover a wider field of endeavour through the study of a comprehensive plan, will judge auspiciously the present trend of ideas.It is very likely that such activity will enhance the profession and foster, for the benefit of one and all, new plans of action while increasing their influence on the public.Last October 11, the President, Mr.John Bland, and the members of the An article by the President of the Province of Quebec Association of Architects.TOWN-PLANNING COMMITTEE Yd © Committee : Messrs.E.Denoncourt, Jean Savard, Leslie Watt, Paul Fleury, A.Lacoursière, Robert Johansen, Henri Mercier, Gérard Léger, P.Co-langelo, Pierre Morency, Paul Trépa-nier, Paul L’Hérault, Jean Chicoine, Jean Isalys, G.Paulet, D.J.Spence, and myself were invited by the Mayor of Shawinigan Falls and were received at the City Hall.Later, the visitors were the guests of Mr.A.Lacoursière at the Shawinigan Hotel and at the Cascade Inn.A visit of the most picturesque spots of Shawinigan Falls and Grand’-Mere, and their suburbs, proved of great interest.It is worth mentioning that the industrial workers in Shawinigan Falls enjoy the third highest mean weekly salary in Canada and that 80% of the land tax is paid by the industries established in the city.The global population is about 39,000, while Grand’Mere counts nearly 10,500 people.The Mayor, Mr.François Roy, received the group of visitors in his office.« Your visit delights us, said he, for the architects, to a great extent, are responsible for the appearance of a city.I hold your profession in a very high esteem ; however, I believe that the number of architects is not large enough to cover all the Province of Quebec as it should be.As far as we are concerned, for too long a time have the architects bypassed our city.This is a fact I was complaining about even before I was elected Mayor.This year, I tried and succeeded in having by-laws adopted in order to safeguard the aesthetic of our city.» The city of Shawinigan Falls is remarkable for the extensive public works programme being carried out for the benefit of an enterprising population.As a matter of fact, their hydro-electric plant produces more than half a million horse-power, which supplies enough electricity to operate all the plants in this locality and also, through an efficient network of transmission, a sizeable part of the Province.The city has playgrounds and parks ; the streets in the residential district are clean, the commercial district is thriving, its streets skirt the river and contribute with the public buildings, hospitals, schools and churches to create a most agreeable atmosphere.Shawinigan Falls is located in the centre of one of the most industrialized region of the Province of Quebec, with its population of 170,000 living in a radius of less than 25 miles.Chemical products, textiles, aluminum, pulpwood and paper provide employment for thousands of people; these industries ore of a permanent character.The city of Shawinigan Falls has an economic influence in the region and throughout the country.It supplies electric power, chemical products and aluminum, making possible for other plants in the Province to sell finished products on the world market.These visits, meant to promote interest by the civic administration towards town-planning seem to be preceded, fortunately in most cases, by work worthy of mention and by an obvious concern in view of emphasizing the picturesque beauty of nature in communities and rural centres.The field of town-planning is immense and the preliminary work has hardly begun.Needless to say that this is no time to relent in our effort and that it is indispensable to take, whitout delay, the next step in order to prevent our sinking into a debilitating routine.Town-planning is the conjugated action of all the administrators, all the architects, of all those who plan and design the pattern of the city of tomorrow, with the understanding that what we build now has no effect on the past but always engages the future.^fYlaurice A.D.B.A.F.R.A.I.C., President, Province of Quebec Association of Architects.MONTRÉAL.NOVEMBRE 1952 13 ÉGLISE DU TRÈS S AI NT-S AC R E M E NT DE LACHINE, QUE., DONT LES TRAVAUX ONT ÉTÉ EXÉCUTÉS PAR ; \ - -5^0 JlfedS •i.i J t - - - ' • • n f-' - ' ;• s ARCHITECTE : LUCIEN PARENT, A.R.C.A., F.R.A.I.C.INGÉNIEURS: BROUILLET ET CARMEL A.JANIN&CIE , , LIMITÉE ENTREPRENEURS GENERAUX 1460 ouest, rue Sherbrooke, Tél.: MA.2214 MONTRÉAL 14 ARCHITECTURE BATIMENT CONSTRUCTION ÉDITORIAL Un anniversaire «ARCHITECTURE» célèbre un anniversaire.En effet, il y a un an que Eugène Charbonneau 6 Fils en partage la responsabilité avec M.Paul-Henri La-pointe, M.R.A.I.C., éditeur-fondateur.Durant cette année, nous nous sommes efforcés de publier une revue qui soit vraiment représentative de la noble profession d'architecte.Un architecte peut toujours innover et tracer des devis sans le secours d'un éditeur, tandis qu'un éditeur ne peut publier une revue d'architecture sans le concours étroit d’architectes, d’ingénieurs en construction et de constructeurs.Nous désirons donc vous assurer que les succès et le progrès réalisés par la revue « Architecture » n'auraient jamais été possibles sans la splendide coopération de nos lecteurs.Nous avons de grandes ambitions pour la revue « Architecture » et nous ne ménageons ni notre temps, ni nos efforts pour en faire une publication qui, à la longue, rehaussera davantage le prestige de la profession.Par le truchement de cette revue, vos œuvres sont illustrées et parfois mieux appréciées et comprises.En parcourant les pages d’« Architecture », il y aura toujours certains détails de construction qui vous frapperont, vous y trouverez également des reportages bien illustrés et détaillés sur les derniers développements de la construction dans le Québec.Comme vous le savez, les pages d’« Architecture » sont ouvertes à tout architecte, ingénieur et constructeur de la Province, sans distinction de race ou de religion.Mais ce que nous voulons en premier lieu, c’est mettre en relief les œuvres exécutées dans le Québec exclusivement, et croyez-nous, la Province de Québec est maintenant tellement progressive, il y a tant de nouveaux projets à l’horizon, que nous aurons toujours en mains le matériel nécessaire pour vous présenter un programme éditorial de premier choix.Pour les douze mois de l’année 1953, nous avons élaboré un programme éditorial qui, nous l’espérons, plaira à tous nos lecteurs.En effet, il a été décidé, après consultation avec plusieurs architectes, d’étudier dans chaque édition un seul genre de construction.Ainsi, le mois de mars est dédié aux hôpitaux; cette édition comprendra des articles susceptibles de faciliter la réalisation d’hôpital et aussi des études photographiques des hôpitaux les plus remarquables érigés dans le Québec durant l’année écoulée.À notre humble avis, il devrait plaire à tous nos lecteurs car il englobe, sur une période de douze mois, tous les genres de construction.Nous le mettrons donc en œuvre dès janvier 1953.Comme par tout nouveau projet, l’on y trouvera avec le temps certaines lacunes sujettes à modification et c’est là que vos suggestions nous seront encore très utiles.Grâce à l’appui que nous recevons de toutes parts, nous pouvons assurer nos lecteurs que « Architecture » jouera un rôle de premier plan dans l’avancement et la prospérité de ïarchitecture et de la construction dans notre province, pour le succès et le bénifce de tous ceux qui y exercent leurs talents et leurs activités.J.-EUGENE CHARBONNEAU, Éditeur-propriétaire.MONTRÉAL, NOVEMBRE 1952 15 MAGASIN A RAYONS POLLACK ELIASOPH ET BERKOWITZ, architectes.MENDEL, BRASLOFF, LASSMAN ET SID LE R, ingénieurs-conseils.ANGLIN-NORCROSS CORP., LIMITED, constructeurs.La ville de Québec est dotée depuis quelque temps d'un magasin à rayons aux lignes modernes et élégantes.Plusieurs facteurs contribuent à attirer la clientèle : apparence moderne, éclairage abondant et discret, décoration intérieure aux couleurs sobres et chaudes.En un mot, les architectes ont réalisé un édifice qui fera époque dans le domaine de la construction de la ville de Québec.l§;M Mm '***»%% | : ' I* - WÊÊMm ¦ ' : r/-.; ' L'vtr ¦an / ; * I.16 ARCHITECTURE BATIMENT CDNSTRUCTICN ÉÜiiif Détails d’une des entrées sur le Boulevard Charest.Lorsque les architectes Eliasoph et Berkowitz se virent confier la réalisation du nouveau magasin Maurice Pollack Limitée, de Québec, ils décidèrent de créer un édifice dans lequel seraient incorporées les toutes dernières tendances pour ce genre de construction.À cet effet, ils se rendirent dans les principales villes américaines pour étudier sur place les problèmes qu’ils avaient à résoudre.La conception d’un magasin à rayons est basée essentiellement sur six problèmes de merchandising : 1 — Réception des marchandises.2 — Entreposage de ces marchandises près de leur rayon respectif.3 -—- Laisser suffisamment d’espace pour permettre un étalage attrayant des marchandises.4 — La vente des marchandises.5 — Espace suffisant entre les comptoirs afin que les clients puissent circuler librement dans le magasin.6 — Expédition des marchandises.Avant d’avoir résolu ces problèmes, il est impossible de faire le choix de l’emplacement des portes d’entrée et sortie, d’exécuter le tracé des allées pour le trafic et d’attribuer l’espace pour l’entreposage de la marchandise des rayons.Situé au cœur du district commercial de Québec, avec entrées sur la rue St-Joseph, le boulevard Charest et la rue du Pont (cette dernière entrée conduit également à une épicerie située au sous-sol), ce magasin a dû être incorporé à trois édifices existants ayant chacun une structure différente.De là naquit le problème du niveau des planchers.En autant que possible, les architectes conservèrent le même niveau, tel que pour le rez-de-chaussée.Un fait intéressant à noter est que ce plancher a une inclinaison de 1/10 de pouce au pied car il y a une différence de niveau de 2 pieds du trottoir sur les 160 pieds de la façade du magasin.Les architectes, après consultation avec le client, ont décidé d’éviter les marches pour pénétrer dans le magasin, donc inclinaison nécessaire du plancher du rez-de-chaussée.D’ailleurs plusieurs personnes que nous avons consultées à ce sujet n’ont même pas remarqué cette inclinaison après avoir circulé longuement dans le magasin.Cet édifice est érigé sur des piliers d’acier et la structure exécutée en béton armé.Quoiqu’il est pratiquement à l’épreuve du feu, on a installé dans tout le magasin un système de gicleurs afin de protéger la marchandise en cas d’incendie.L’extérieur du rez-de-chaussée est en granit canadien et le reste de la façade en brique de parement pâle et brune foncée.Nous remarquons également quelques effets décoratifs en pierre calcaire.Tous les murs et plafonds sont en plâtre à l’exception des plafonds des bureaux qui sont en tuile acoustique avec éclairage fluorescent et incadescent encastré.Le plancher du rez-de-chaussée a été exécuté en terrazzo afin de faciliter l’entretien.Ce genre de plancher s’est avéré le plus propice à cause du va-et-vient continuel auquel il est sujet.Le premier étage étant réservé aux divers rayons des articles pour dames, le plancher est recouvert de tapis.Le deuxième et MONTREAL, NOVEMBRE 1952 17 MlZou ' '-;v m-hMJ II i le troisième étage ont un recouvrement de tuile de caoutchouc et celui du quatrième de tuile d’asphalte.Il est à remarquer que le service de l’impôt sur le revenu du gouvernement fédéral occupe ce dernier étage.L’emplacement des ascenseurs et des escaliers mobiles fut choisi après un relevé du nombre de clients qui entrent dans le magasin par les différentes portes.Le centre du magasin est donc dans la partie ouest qui est la plus près du centre commercial de la ville.A côté des ascenseurs, nous remarquons deux tours dans lesquelles passent tous les conduits du système de ventilation.Ces tours vont jusqu’à un apprentis sur le toit où sont situés tous les appareils pour la ventilation.La ventilation est faite au moyen ARCHITECTURE - BATIMENT - CONSTRUCTION L’éclairage du magasin contribue pour une large part pour le succès des ventes.Tous les comptoirs ont été aussi conçues par les architectes.Vue que préscente l’intérieur du magasin en entrant par la porte du Boulevard Charest que nous reproduisons sur la page précédente. .- Ci-dessus : Un des rayons situés au rez-de-ehaussée.de 12 éventails de 12 pieds chacun, soit 2 éventails pour chacun des étages lesquels sont zonés en deux parties.La plus grande innovation de ce magasin se trouve sans doute dans l'éclairage qui fait maintenant partie intégrale de toute étude du merchandising.Les ingénieurs-conseils, MM.Mendel, Brasloff, Lassman et Sidler, travaillant étroitement avec les architectes, ont conçu une gamme complète de fixtures pour toutes les parties du magasin.Des 2,000 fixtures conçues, celles du rez-de-chaussée méritent tout spécialement d’être mentionnées.Ce sont des fixtures de 16 pieds carrés avec six tubes fluorescents de 48 pouces ainsi qu’une ampoule de 300 watts placée dans un réflecteur central.Ces fixtures furent conçues pour fournir le plus d’éclairage possible sur les comptoirs où est étalée la marchandise, sans éblouir ou fatiguer la vue des clients.Un système d'éclairage d’urgence a également été pourvu au moyen d’un moteur Diesel de 100 c.v.Cet éclairage d’urgence fournira, au besoin, de l'éclairage normal du rez-de-chaussée et 1/6 de celui des autres étages.Il fera fonctionner un ascenseur, le système pneumatique pour les caisses ainsi que toutes les pompes.Ci-dessous : Le rayon de la confection pour hommes.-j*-.mi».Un autre facteur digne de mention est l’absence de fenêtre pour les premier et second étages.« Pourquoi dépenser de l’argent pour des fenêtres alors que l’éclairage qu’elles peuvent diffuser dans le magasin est supprimée par les tablettes de marchandises placées tout le tour du magasin.» Les deux étages qui ont des fenêtres sont des locaux loués ou occupés par des bureaux.MONTREAL, NOVEMBRE 1952 19 u .: v *• 0^ ¦' x > iPi Ci-dessus : L’espace alloué à l’entrée et à la sortie des escaliers mobiles est suffisant pour éviter toutes bousculades.Ci-dessous : Un éclairage discret et un étalage approprié du rayon de verrerie et argenterie rehaussent la valeur de ces objets.g** -SS?*»JL \m .HXrn.xini .J Ci-contre : Vue du rayon de la confection pour hommes.Ainsi que dans tout le magasin, chaque rayon occupe une superficie attribuée après études approfondies de la part des architectes.2D ARCHITECTURE BATIMENT CONSTRUCTION 6 A ro qu6 üé fülP/CÉ E/16T A f>lr WÛNfIVt A L CûüR.MAGAS E2> l E\C£ EXISTANT Ci-dessus : Plan du rez-de-chaussé.Ci-dessous : Plan du troisième étage.MONTREAL, NOVEMBRE 1952 21 EFFLORESCENCE A LA SURFACE EXTERIEURE DES MURS EN MAÇONNERIE Un article de WJ.tvin Division des recherches du bâtiment Conseil National des recherches.PARTIE I — CAUSE DE L'EFFLORESCENCE 1.En quoi consiste l'efflorescence Lorsque l'humidité pénètre les murs en maçonnerie, les sels solubles présents sont dissous, et dès que la température devient favorable à l'évaporation de cette humidité accumulée, les sels en solution sont amenés à la surface extérieure du mur.La concentration des sels en solution augmente avec l'évaporation ininterrompue jusqu'à ce qu’ils se cristallisent finalement, formant un dépôt blanchâtre que l’on appelle efflorescence.Le point de cristallisation dépendra principalement des propriétés capillaires des matériaux.La concentration peut se produire en une couche immédiatement sous la surface ou directement à la surface.Dans le premier cas, la cristallisation peut amener l’éclatement et le smillage de la couche de surface; dans le second cas, la cristallisation enlaidit la surface.Bien que l’efflorescence se présente plus communément à bonne heure le printemps, alors que les murs saturés par la fonte de la neige ou les pluies hivernales, s’assèchent, elle peut se produire en aucun temps de l’année.L’efflorescence peut se présenter partout sur un mur ou encore se restreindre à de petites plages.Les deux conditions générales nécessaires à l’efflorescence sont, dans tous les cas : a) Sels solubles présents dans les matériaux du mur.b) Humidité pour transporter ces sels à la surface du mur.2.Nature des sels solubles Les sels que l’on trouve fréquemment dans l’efflorescence sont le sulfate de calcium (gypse), le sulfate de magnésie (sels d’epsom), le chlorure de sodium (sel de table), le sulfate de sodium et le sulfate de potassium.Ils sont tous solubles dans l’eau, mais le sulfate de calcium est beaucoup moins soluble que les autres et partant, ne se trouvera qu’en quantité moindre dans l’efflorescence.Dans les cas où l’on a rapporté des défauts étendus dans la brique par l’action des sels, l’on a constaté presque toujours, à la Building Research Station en Grande Bretagne, que le sulfate de magnésie était l’agent destructeur.La présence de nitrates et de chlorures indique habituellement une contamination provenant de sources extérieures, telle que l’eau du sol ou les matériaux entreposés en contact avec la maçonnerie affectée.3.Origine des sels Il n’y a à peu près aucun matériau de maçonnerie qui contienne des sels en quantité suffisante pour contribuer au développement d’une efflorescence perceptible, advenant que l'humidité imprègne le mur.Suivent, les sources habituelles de sels solubles : a) Matériau de fonds tel que pierre calcaire de construction, brique, tuile creuse, éléments en béton ou béton monolithe.b) Mortier et plâtre.Dans ce cas, les sels peuvent provenir d’un ou de plusieurs des ingrédients.Ciments Portland, certains sables, et certaines chaux provenant des sels solubles; et dans certains cas, l’eau servant au gâchage du mortier ou du plâtre peut contenir des sels solubles.c) L’eau du sol ou toute autre source extérieure.Les sels qui peuvent s’introduire dans le ciment au moment de la fabrication, proviennent tant de matériaux bruts que de la cendre du charbon.Une partie de ces sels peut être volatilisée dans le four et s’échapper avec la poussière; plus la chaleur sera intense, plus élevée sera la quantité ainsi volatilisée.Les sels dans la brique peuvent provenir de l’argile ou de l’eau de gâchage.Ils peuvent avoir été produits pendant la fabrication, par la décomposition des composés présents dans l’argile ou par l’action des gaz souflfrés dans le four.La quantité de sels solubles dans la brique varie considérablement, et cette quantité est très petite, même dans la brique où peut se produire l'efflorescence.De plus, l’effet de la teneur en sels solubles sur les matériaux de construction est tellement intimement liée aux propriétés capillaires et à la structure poreuse, qu’un matériau ne devrait pas être condamné à cause de la présence de sels, sauf dans le cas des sels de magnésie.Même si la brique de parement est choisie avec soin, les sels des éléments de fonds ou dans le mortier utilisé pour le jointoiement et le gobetis, peuvent être transférés au parement par le mouvement de l’eau dans les murs.Ceci pourrait porter un observateur fortuit à conclure erronément que la brique de 22 ARCHITECTURE - BATIMENT - CONSTRUCTION parement en avait été la cause directe, alors qu’en réalité la brique pouvait être à peu près exempte de sels solubles à l’origine.À ce sujet, il est intéressant de noter que le Bureau of Standards aux Etats-Unis a soumis à des épreuves 55 genres de briques de parement, provenant de plusieurs fabricants différents dans diverses parties du pays; des briques qui furent examinées pour des sels solubles, la majorité contenait moins de 0.05 pour cent d’anhydride sulfurique soluble, un montant insuffisant pour causer l'efflorescence dans des conditions favorables.Ils semblerait donc que les fabricants de brique de parement auraient réduit considérablement la tendance de leur produit à l'efflorescence.La Structural Clay Products Institute aux Etats-Unis prétend que probablement plus de 90% de la production de pièces d’argile de charpente dans le pays, ne tendra pas à l’efflorescence.L’on signale toutefois que la brique usagée, à cause de l’origine incertaine et des contacts antérieurs avec le mortier et le plâtre, peut être fréquemment une source d'efflorescence.4.Comment pénètre l'humidité L’humidité peut venir en contact avec les murs par la pluie, la fonte de la neige ou l’eau du sol et elle peut s’infiltrer dans les murs par la suite des conditions ci-après : a) Inattention de l’architecte aux précautions à prendre dans la préparation des plans.b) Mauvaise exécution et matériaux médiocres utilisés durant la construction.c) Entretien ou usage inapproprié du bâtiment parachevé.Le Bureau of Standards aux Etats-Unis a étudié en détail 250 cas d’efflorescence et de murs désintégrés, et l'on a conclu que l'on aurait pu obvier à ces défectuosités dans tous les cas, sauf un ou deux, par un plan et une construction appropriée ou encore un bon entretien.À la partie II du présent travail, on traitera de quelques-unes des méthodes généralement reconnues pour empêcher la pénétration de l’humidité dans les murs.Notons toutefois, que dans le cas d’un nouveau bâtiment une couche uniforme de sels peut apparaître même lorsqu’on a pris toutes les précautions raisonnables.Ceci résulte de la très grande quantité d’eau utilisée pendant la construction.Après que les murs ont eu l’occasion de sécher entièrement, un nettoyage final ou parfois quelques bonnes pluies laveront l'efflorescence, qui ne réapparaîtra que très rarement.D'aucuns prétendent que la brique neuve est tout particulièrement susceptible à la pénétration d'humidité et que l'exposition aux éléments en diminue la perméabilité, par le fait que les pores se bouchent par la saleté et la végétation.5.Pourquoi faut-il obvier à l'efflorescence Il faut obvier à l'efflorescence parce qu’elle enlaidit la surface et parce que la cristallisation, en couche immédiatement sous la face du mur, peut causer le smillage de la couche de surface de la maçonnerie.Un autre aspect beaucoup plus sérieux de l'efflorescence est qu’elle signale la présence d’humidité dans les murs.Cela n’a pas d’importance en général, dans les constructions nouvelles, comme nous l’avons mentionné ci-haut, mais dans les bâtiments plus âgés, l'humidité peut être la cause de bien des ennuis.En plus d’être la cause d’intérieurs humides, l'humidité diminue la valeur isolante du mur et provoque éventuellement la désintégration partielle ou complète du mur.Il est essentiel d'obvier à la pénétration excessive de l’humidité et en ce faisant, on éliminera à peu près toute possibilité d’efflorescence.PARTIE II — EFFLORESCENCE CONTRÔLÉE 1.Contrôle par les fabricants de matériaux de maçonnerie Les fabricants de matériaux de maçonnerie n’ont pas encore réussi à trouver une méthode simple, d’application générale, pour limiter la quantité de sels solubles dans leurs produits.L’on a tenté à plusieurs reprises de développer des mélanges qui se combineraient avec les sels solubles afin de former des composés insolubles.Le carbonate de barium est un de ces mélanges qui a été et qui est encore utilisé; cependant, les recherches jusqu’à ce jour, indiquent que les mélanges n’ont pas réussi effectivement à réduire l’efflorescence.En exerçant un contrôle rigoureux dans le séchage et la cuisson, les fabricants de brique à parement ont fait un grand pas vers l’élimination de l’efflorescence dans leurs produits.Par exemple, certains sels tendent à être décomposés et éliminées de la brique par une cuisson à haute température et, dans un four où l'on ne maintient pas un contrôle rigoureux de la température, les briques provenant des parties plus froides du four peuvent présenter de plus fortes concentrations de sels.Le contrôle relativement rigoureux maintenu par 1 industrie de la brique à parement justifie en partie le prix plus élevé de la brique à parement comparé aux produits d’argile moins coûteux, tels que la tuile creuse et la brique commune que l'on utilise généralement comme matériaux de fond.Du point de vue économique, les fabricants de ces produits moins coûteux ne peuvent pas toujours adopter les procédures suivies par l’industrie de la brique à parement.Présentement, le meilleur moyen d'empêcher 1 efflorescence est de ne pas permettre à l'eau de s infiltrer dans la maçonnerie.Ce facteur doit être contrôlé par l’architecte lorsqu'il prépare les plans du bâtiment, par l'entrepreneur lorsqu’il érige le bâtiment et par le propriétaire dans l’entretien et l’usage qu'il fait du bâtiment.MONTREAL, NOVEMBRE 1952 23 2.Murs secs par suite d'un bon plan et d'une bonne construction Les connaissances actuelles en bâtiment ne permettent pas une étude technique satisfaisante du problème des murs humides.Le problème est compliqué par le fait qu’on doit l'envisager différemment pour diverses formes de construction.Par exemple, les murs massifs en matériaux denses et non absorbants, tels que les murs en béton, exigent une étude différente des murs en matériaux poreux et absorbants tels que la brique.Certains des détails sont importants dans le plan et la construction des murs en maçonnerie en général si l'on veut tenir les murs secs.Fondations a) Installer des tuyaux de drainage adéquats le long de l’empattement.b) Établir une membrane imperméabilisante à l'extérieur du mur de fondation.c) Établir l’imperméabilisation à l’humidité dans une assise de maçonnerie immédiatement au-dessus du niveau du sol.Murs au-dessus de la fondation a) Commencer la première assise d’éléments de maçonnerie bien au-dessus du niveau du sol et étendre le tuyau du chute d’eau de pluie jusqu'au sol afin d’éviter les éclaboussures sur la brique.b) Protéger les murs en construction afin d’empêcher la pluie ou la neige fondante d’y avoir accès.Lorsque les maçons ne sont pas au travail , couvrir le haut des murs avec une toile goudronnée assujettie de pesées, surplombant de un ou deux pieds de chaque côté.La brique entreposée à pied-d’œuvre doit également être protégée contre l’humidité.c) Il faut utiliser un mortier très plastique et retenant l'eau.La chaux vive en mottes éteintes et certaines chaux hydratées ont ces caractéristiques et assureront un mortier satisfaisant, si l'on utilise jusqu'à deux parties de chaux pour une partie de ciment.L’on améliorera la plasticité en utilisant un sable propre, bien uniforme et dont le module de finesse est d’environ 2.2.Le mortier doit être dosé exactement et être malaxé pour au moins deux minutes dans un malaxeur mécanique.Le mortier gâché depuis x/ heure à 2 heures aura la meilleure plasticité.Tous les joints dans les murs de maçonnerie doivent être remplis.Les joints doivent être jointoyés en forme concave; la première fois lorsque le mortier est mou et une seconde fois lorsqu'il commence à durcir.d) Si la chose est possible, choisir une brique dont l’absorption, à froid, en 24 heures est de 4 à 10%.Bien qu’il soit possible de construire un mur imperméable à l'humidité avec une brique ayant une absorption inférieure à 4% ou supérieure à 10%, les risques augmenteront et il faut prendre d’autre mesures de précaution.e) Il es préférable que la brique soit gardée et posée sèche, mais si l’on utilise une brique ayant une absorption supérieure à 10%, elle doit être mouillée.Cette humidité peut amener les sels solubles à la surface de la maçonnerie et contribuer par là à l'efflorescence; mais, en mouillant la brique, on obviera à l’absorption de l'humidité excessive du mortier qui aurait des conséquences beaucoup plus sérieuses en réduisant l’étanchéité du mur.S’il est nécessaire de mouiller la brique, elle doit être mouillée aussi uniformément que possible de 24 à 48 heures avant d’être utilisée, et le tas doit être recouvert d’une toile goudronnée afin d'empêcher la perte de l’humidité.Il ne faut jamais mouiller la brique lorsque le temps est au gel.f) Dans certains projets de construction, il peut être jugé désirable de faire une analyse chimique de la brique.L.A.Palmer mentionne dans son Technological Paper No.370, du Bureau of Standards, aux États-Unis, que la brique contenant 0.05% au moins d’anhydride sulfurique soluble dans Y& de pouce de la surface exposée, n'est pas apte à contribuer à l’efflorescence.Une épreuve que l’on peut maintenant faire beaucoup plus facilement qu'une analyse chimique, est l’épreuve de la mèche (wick test), originalement décrit dans Research Paper No.1015 du Bureau of Standards, par MM.McBurney et Parsons.L’on trouvera un résumé de cette épreuve à l’appendice 11 de « Tentative Method of Test for Suction and Efflorescence of Brick, A.S.T.M.Designation C67-42T.» g) Éviter de former un rejetteau au moyen de briques en saillie.Il est toujours dangereux de faire un encorbellement au moyen d’une ou de plusieurs assises de briques ou de tout autre matériau de maçonnerie, à moins que les assises en saillie soient situées de manière qu’elles soient protégées contre la pénétration de l'humidité.h) Établir des larmiers adéquats aux corniches, aux chaperons de cheminée, aux seuils et à toute autre maçonnerie en saillie.Les rainures doivent avoir au moins % pouce de lar- 24 ARCHITECTURE BATIMENT CONSTRUCTION geur et % pouce de profondeur, et ces pièces doivent saillir d’au moins 2 pouces afin d’éloigner l’eau du mur.i) Il faudrait placer un solin en métal inoxydable ou un solin bitumineux sous les corniches, les chaperons de cheminée, les seuils et les assises de maçonnerie saillantes.j ) Calfeutrer autour des cadres de fenêtres et de porte.k) Utiliser des seuils à nez aux fenêtres et partout où la chose est possible, afin d’éviter les joints aux seuils.l) Appliquer un solin dans les noues des frontons et des lucarnes.m) Lorsqu’il est possible qu'une forte humidité soit présente à l'intérieur des bâtiments en maçonnerie, il faut songer soigneusement au contrôle du passage de la vapeur d'eau afin d'éviter la condensation en temps froid.L’on peut obvier à la condensation en choisissant et en posant des coupe-vapeur avec soin, et lorsqu’il est possible, en ayant recours à une bonne aération afin d’évacuer l’air humide.Parapets a) Il faut éviter d’avoir recours aux murs de parapet chaque fois qu'il est possible.Si l’on doit y avoir recours, il faut les construire avec soin en utilisant de bons matériaux.Le solin doit recouvrir l’endos du mur de parapet, mais il ne doit pas être assujetti à joint serré, afin d’assurer une bonne circulation d'air dans l’espace entre le mur et le solin.b) Il faut utiliser un couronnement à basse perméabilité et résistant à la gelée et ce couronnement doit être installé sur un solin traversant le mur et s’étendant de pouce au moins au-delà de la face du mur de chaque côté.3.Murs secs au moyen d'un entretien soigné Les murs peuvent être convenablement construits mais il faut aussi qu’ils soient bien entretenus si l’on veut les garder secs.Il est très important que les so-lins, les gouttières, les tuyaux de chute et les chaperons soient maintenus en bon état de réparation et que les joints lézardés ou mal remplis soient grattés et regobetés sans délai.Lorsque l'efflorescence apparaît sur les murs du bâtiment, qui est en service depuis nombre d’années, il devient évident que l'humidité pénètre dans le mur.Il faut localiser la source de pénétration d’humidité et y remédier sans délai.« Le lieu de l’efflorescence ne signifie pas nécessairement que l'eau pénètre dans le mur en cet endroit, mais il indique souvent la source d'un défaut.Par exemple, une bavure depuis le haut du mur en descendant, ou parfois des grandes taches à une certaine distance de la partie supérieure porteraient à croire que les solins ou les gouttières sont défectueux.L’efflorescence sous les fenêtres porterait à douter de l’efficacité des seuils et du calfeutrage autour des fenêtres.L’fflorescence le long des assises d’une fondation, près du sol, tout particulièrement dans le cas d’une brique poreuse, indiquerait que l’eau monte du sol par capillarité.Une tache unique d’efflorescence sur un mur, sans rapport évident aux ouvertures dans la maçonnerie, peut s’expliquer parfois par un mauvais joint de mortier ou par une brique en saillie formant un rejetteau ».* Si dans la construction d'un mur, il est survenu une défectuosité sérieuse, il sera souvent difficile d’y remédier en permanence par une simple réparation à la surface.Une erreur d’omission peut être également sérieuse et difficile à corriger.Une membrane d'imperméabilisation contre l'humidité, par exemple, est à peu près impossible à installer après que les murs ont été construits.PARTIE III — ENLÈVEMENT DE L'EFFLORESCENCE Lorsque l'efflorescence survient par suite d’un usage trop libre d’eau durant la construction et que le mur a fini par sécher en expulsant entièrement l’humidité, les pluies laveront graduelemlent l’efflorescence qui disparaîtra avec le temps.L’on peut hâter le procédé en lavant avec de l’eau et une brosse raide; ou dans le cas de non réussite, mouiller le mur avec de l’eau et frotter avec de l’eau contenant au plus 10% d’acide chlorhydrique et, suivre immédiatement d’un bon rinçage à l’eau claire.Si l’on utilise de l’acide chlorhydrique, il est très important de mouiller le mur tout d'abord, et il est également important que la solution ne contienne pas plus de 10% d’acide chlorhydrique.Naturellement, si l'humidité pénètre dans un mur par suite d’un mauvais plan, d’une construction fautive ou d’un entretien inadéquat, les mesures décrites ci-dessus seront inutiles, parce que l’efflorescence réapparaîtra.Il faut remédier tout d’abord à la cause immédiate, afin de se débarrasser totalement de l'efflorescence.* "Brick Engineering, Handbook of Design", H.C.Plummer and L.J Reardon, Structural Clay Products Institute, Washington, D.C.1943 P.171.RÉFÉRENCES (I) "Principles of Modem Building", Volume I, R.Fitzmaurice; H.M.Stationery Office, London, 1939.12) "Wet Walls and Efflorescence", A.I.A.File No.5m.L.A.Palmer; American Face Brick Association, Chacago, 1928.(3) "Brick Engineering, Handbook of Design", H.C.Plummer and L.J.Reardon; Structural Clay Products Institute, Washington, D.C., 1943.(4) "The Chemistry of Cement and Concrete", F.M.Lea and C.H.Desh; Edwards Arnold and Co., London, 1935.(5) "Semi-Fireproof Construction" H.R.Staley; D.Van Nostrand Company, Inc., New York, 1948.(6) "Factors in the Resistance of Brick Masonry Walls to Moisture Penetration", C.C.Connor; A.S.T.M.Proceedings, Vol.48, 1948.MONTREAL.NOVEMBRE 1952 25 SYNDICATS CATHOLIQUES QUEBEC D E GABRIEL DESMEULES, Architecte Les Syndicats Catholiques de Québec ont terminé dernièrement la construction de leur nouveau siège-social sur le Boulevard Charest, angle Caron, à Québec.Cet immeuble mesure 170 pieds de longueur sur 75 de largeur.Le sous-sol est affecté à un centre de loisirs pour les salariés syndiqués; nous y remarquons 8 allées de quilles, restaurant, etc.Du rez-de-chaussée au sixième étage, l'édifice est divisé en deux sections, est et ouest; la section est étant entièrement occupée par la Commission d'Assurance Chômage et celle de l'ouest par les Syndicats Catholiques.'•O I; -nrm 26 ARCHITECTURE BATIMENT CONSTRUCTION Isp* Façade du Boulevard Charesl du nouveau siège social des Syndicats Catholiques de Québec.^ REPAS « Le lobby; à gauche l’escalier qui conduit au sous-sol; à droite, deux ascenseurs ainsi que les portes d’accès à la grande salle des spectacles.' • J MONTREAL, NOVEMBRE 1952 mœm taüÉa Ki 1 SHI ¦ .’ 1 Une partie du sous-sol réservée aux loisirs.Une entrée sur la rue Caron, un escalier du lobby ainsi qu’un ascenseur en permettent un accès facile.ARCHITECTURE - BATIMENT - CONSTRUCTION Ci-dessus : La grande salle des spectacles qui sert aux réunions générales des divers syndicats.Ci-contre : Un des étages de la partie ouest lequel est loué au gouvernement fédéral.2B ! Ci-dessus : Plan du sous-sol.3/\LL E P/V30L./TSQV.CC.1 » I 1 ¦ « I # f » ¦ ¦ i Ci-dessus : Plan du rez-de-chaussée.Ci-dessous : Plan du deuxième étage.POPUL AirML 3EJLJL MONTREAL, NOVEMBRE 1952 29 INSTRUCTION DU SAINT-OFFICE SUR L'ART SACRE L'art sacré, en vertu même de sa dénomination, a la fonction et le devoir de contribuer grandement à la beauté de la maison de Dieu et de nourrir la piété et la foi de ceux qui se réunissent dans le sanctuaire pour assister aux offices divins et implorer les dons célestes.Aussi l’Église l’a-t-elle toujours entouré des mêmes soins assidus pour qu’il soit en pleine harmo-nie avec ses lois qu’inspire la doctrine divine et une ascèse irréprochable, et puisse ainsi revendiquer à juste titre le nom de « sacré ».C’est donc à bon droit que s’appliquent ici les paroles du Souverain Pontife, le Bienheureux Pie X, promulguant les normes sages de la musique sacrée : « On ne doit donc rien trouver dans le temple qui trouble ou même diminue seulement la piété et la dévotion des fidèles, rien qui donne un juste motif de dégoût ou de scandale, rien surtout qui soit indigne de la maison de prière et de la majesté de Dieu ».1 C’est pourquoi dès les premiers siècles de l'Église, le 2e Concile de Nicée, condamnant l’hérésie des Iconoclastes, a confirmé le culte des saintes images en menaçant de peines très graves ceux qui oseraient « inventer quelque chose de répréhensible qui aille contre l’ordonnance ecclésiastique ».2 Le Concile de Trente, dans la 25e session, promulgue des lois très prudentes sur l’iconographie chrétienne et, adressant une exhortation importante auà Évêques, la conclut ainsi : « Enfin, que les Évêques mettent en œuvre à ce sujet tellement de diligence et de soin, que l’on ne voie rien qui choque, rien qui sente l'inconvenance ou le mauvais goût, rien de profane, rien de déplacé, comme la sainteté de la maison de Dieu l'exige ».3 Pour que les prescriptions du Concile de Trente sur les images sacrées soient fidèlement exécutées, Urbain VIII ajoute des directives particulières en disant : «.que les choses mises sous les yeux des 1 Motu proprio T ra le solleciludini, 22 nov.1903; Acta Pii X, vol.1, p.75 2 Actio la et ultima definito Synodi II œ, MANSI, Sacr.Cone., XIII, col.730.3 Sess.XXV, De invocatione, vener, et Reliquiis Sanct.et sacris Imaginibus.Le Saint-Office, dans un document publié dans “L’Art Sacré”, caractérise le rôle de Vart sacré de deux façons : par rapport à la beauté de la maison de Dieu et à la foi et piété des fidèles.fidèles n’apparaissent ni désordonnées ni insolites, mais qu’ elles portent à la dévotion et à la piété ».4 Enfin le Code de Droit Canon rassemble et résume toute la législation de l’Église sur l’art sacré (can.485,1161,1162,1164,1178,1261,1268,1269 § 1,1279,1280,1385, 1399).Dignes d’une mention spéciale sont les prescriptions du can.1261 par lesquelles les Ordinaires des lieux sont tenus de veiller à ce que « surtout dans le culte divin, on n'accepte rien de contraire à la foi ou en désaccord avec la tradition ecclésiastique »; et le can.1309, 12°, par lequel « sont interdites par le droit lui-même.les images imprimées de n’importe quelle manière.contraires à l’esprit et aux décrets de l’Église ».Dernièrement encore, le Saint-Siège a condamné les formes extravagantes d’art sacré et réprouvé les déviations.Sans aucune importance est l’objection de quelques-uns qu’il faut adapter l’art sacré aux besoins et aux conditions des temps nouveaux.En effet, l'art sacré, né avec la société chrétienne, a ses fins propres dont il ne peut jamais s’écarter, sa fonction propre à laquelle il ne peut jamais manquer.C’est pourquoi Pie XI de sainte mémoire, parlant de l’art sacré à l’inauguration de la nouvelle Pinacothèque Vaticane, fit mention de cet art que l’on appelle nouveau et ajouta ces paroles sévères : « Nous l'avons déjà du reste exprimé plusieurs fois à des hommes d’art et à des Pasteurs Sacrés : Notre espérance, notre désir ardent, Notre volonté ne peut être que de voir suivie la loi canonique, clairement formulée et sanctionnée aussi dans le Code de Droit Canon, c’est-à-dire : qu’un tel art ne soit pas admis dans nos églises, et bien plus qu'il ne soit pas appelé à les construire, à les transformer, à les décorer; mais ouvrons toutes les portes et réservons l’accueil le plus sincère à tout développement juste et progressif des bonnes et vénérables traditions qui, pendant tant de siècles de vie chrétienne, dans une telle diversité d’ambiances et de conditions sociales et techniques, ont donné 4 Sacrosancta Tridentina, § 1, die xv mensis Martii anno MDCXLII, Bulla-rium Romanum, Taurinen.editio, XV, 171.3D ARCHITECTURE BATIMENT - CONSTRUCTION tant de preuves de leur capacité inépuisable d’inspirer des formes neuves et belles, toutes les fois qu'elles furent interrogées ou étudiées et cultivées à la double lumière du génie et de la foi ».5 Récemment Pie XII, heureusement régnant, dans sa Lettre encyclique sur « La liturgie sacrée », du 20 novembre 1947, exposa d’une manière précise et fouillée les devoirs de l’art chrétien : «.il faut absolument laisser le champ libre à l’art de notre temps lorsqu’il se met au service des édifices et des rites sacrés avec le respect et l’honneur qui leur sont dus.Ainsi il pourra joindre sa voix à l’admirable et glorieux concert que les hommes illustres ont chanté à la foi catholique pendant les siècles passés.Pour satisfaire aux obligations de notre charge, nous ne pouvons cependant nous empêcher de déplorer et de désapprouver ces images et ces représentations introduites récemment par certains, qui semblent une déformation et une dépravation de l’art sain, qui même répugnent parfois ouvertement à la dignité, à la modestie et à la piété chrétienne et qui blessent profondément le sens religieux; il faut les écarter tout à fait de nos sanctuaires et les en chasser, comme « en général, tout ce qui ne s’accorde pas avec la sainteté du lieu (can.1178) ».6 Tout cela bien considéré, cette Suprême Sacrée Congrégation gravement préoccupée de conserver par l’art sacré la foi et la pitié dans le peuple chrétien a décidé de rappeler les normes qui suivent à tous les Ordinaires de la terre pour que les formes de l’art sacré et ses principes répondent pleinement à la dignité et à la sainteté de la maison de Dieu.L’architecture.-— L'architecture sacrée, même si elle prend de nouvelles formes, ne peut en aucune façon être assimilée aux édifices profanes, mais toujours doit remplir son rôle, réaliser une maison de Dieu et une maison de prière.Dans la construction des églises, que l'on tienne compte de la commodité des fidèles pour qu’ils puissent mieux, par le regard et par l'attention, participer aux offices divins; que la nouvelle église se distingue aussi par une belle simplicité de lignes qui répugne aux ornementations de mauvais goût; mais qu’on évite tout ce qui manifesterait une certaine négligence de conception et d’exécution.Le can.1162 § 1 prévoit: «Qu’aucune église ne soit construite sans permission expresse de l’Ordinaire du lieu, donnée par écrit, que le Vicaire Général ne peut accorder sans ordre spécial ».5 Discours du 27 octobre 1932, A.A.S., XXIV (1932), p.356.6 A.A.S., XXXIX (1947), p.590 s.Au can.1164 § 1 : « Que les Ordinaires veillent, après avoir, même s’il est nécessaire, pris l’avis de compétences, à ce que dans la construction et la restauration des églises on garde les formes reçues par la tradition chrétienne et les lois de l’art sacré ».Cette Suprême Sacrée Congrégation ordonne strictement que l’on garde saintement les prescriptions des cc.1268 §2 et 1269 § 1 : « Que l'on garde la Sainte Eucharistie dans le lieu de l’église le plus en vue et le plus digne, et donc régulièrement au maître-autel, à moins qu’un autre ne semble plus commode et plus convenable au culte et à la vénération d’un si grand Sacrement.La Sainte Eucharistie doit être gardée dans un tabernacle inamovible placé au milieu de l’autel ».L’art figuratif.— 1.Selon la prescription du can.1279 : « Qu’il ne soit permis à personne de placer ou de faire placer dans les églises, mêmes exemptes, ou les autres lieux sacrés aucune image insolite, si elle n’a été approuvée par l’Ordinaire du lieu » (§ 1).2.« Que l'Ordinaire n’approuve pas les images sacrées qu’on doit exposer publiquement à la vénération des fidèles, si elles ne concordent pas avec l’usage approuvé par l'Eglise » (§2).3.« Que l’Ordinaire ne laisse jamais exposer dans les églises ou autres lieux sacrés des images d un dogme faux, ou qui manqueraient à la décence et à 1 honnêteté requise, ou qui donneraient aux gens simples l’occasion d'une dangereuse erreur» (§3).4.Si les hommes compétents font défaut dans les Commissions diocésaines ou s’il s’élève des doutes ou des controverses, que les Ordinaires des lieux consultent les Commissions métropolitaines ou la Com-cission Romaine d’art sacré.5.Selon les normes des can.485 et 1178, que les Ordinaires veillent à faire enlever des édifices sacrés tout ce qui répugnerait en quelque manière à la sainteté du lieu et au respect dû à la maison de Dieu; qu’ils interdisent sévèrement que des statues nombreuses et des images de peu de valeur, la plupart du temps stéréotypées, soient exposées sans ordre ni goût à la vénération des fidèles, sur les autels eux-mêmes ou les murs proches des chapelles.6.Que les Evêques et les Supérieurs religieux refusent la permission de publier des livres, journaux ou brochures périodiques dans lesquels sont imprimées des images contraires au sentiment et aux décrets de l’Eglise (cf.can.1385 et 1399, 12°).MONTREAL, NOVEMBRE 1952 31 Pour que les Ordinaires des lieux puissent avec plus de sûreté demander et recevoir de la Commission Diocésaine pour l’Art Sacré des conseils qui ne s’écartent point des ordonances du Saint-Siège et du but de l’art sacré lui-même, qu’ils veillent à n'agréger dans cette Commission que des hommes qui non seulement s’y connaissent en art, mais aussi qui adhèrent fermement à la foi chrétienne, soient formés à la piété et suivent volontiers les directives tracées par l’autorité ecclésiastique.Que l'on ne confie les travaux de peinture, sculpture, et architecture qu’à des hommes remarquables par leur compétence et qui soient capables d’exprimer une foi et une piété sincères, but de tout art sacré.Enfin il faut veiller à ce que les aspirants aux Saints Ordres soient, dans les cours de philosophie et de théologie, formés à l’art sacré d’une manière adaptée à l’esprit et à l’âge de chacun et qu’ils en apprennent le sens de maîtres qui respectent les traditions des anciens et obéissants aux prescriptions du Saint-Siège.Donné à Rome, au Palais du Saint-Office, le 30 juin 1952.f Joseph Card.Pizzardo, Secrétaire.Alfred Ottaviani, Assesseur.Si grande fut ces dernières années l’agitation au sujet de l’art sacré que l’on s’attendait à quelque document officiel du Saint-Siège le concernant.L’instruction du Saint-Office est surtout un rappel des textes antérieurs.Quiconque y chercherait la condamnation de quelque tendance proprement artistique ou l’expression d’une préférence pour une telle tendance serait déçu.Le Saint-Office affirme sa position proprement religieuse.Il caractérise le rôle de l’art sacré de deux façons : par rapport à la beauté de la maison de Dieu et à la foi et piété des fidèles.Le mot qui se trouve ici traduit par « beauté » n’est pas pul-chritud.o, mais decor, qui signifie plutôt dignité (à partir de l’idée de convenance) et qui rappelle, bien entendu, le texte du Psaume : « Domine, dilexi decorem domus tuae.» La nuance peut avoir quelque intérêt, en ce que l’idée de « beauté » risque d’être conçue selon les conventions issues de la Renaissance, ce qui n’est pas le cas d’une « convenance » ou d’une « dignité », toute commandée par l’esprit de la Liturgie.Quant à la foi et à la piété des fidèles, elles aussi sont relatives à la liturgie, aux « offices divins ».L’art doit les « nourrir », en vue d’une participation plus plénière à la célébration, ce qui implique qu’il ne se contente pas de satisfaire la piété telle qu elle est : il doit l’élever selon l’esprit de la Liturgie, accomplissement dans le temps du Sacerdoce éternel du Christ.Il est impossible, on le voit, de donner aux mots employés par le Saint-Office toute la substance qui est la leur selon l’encyclique Mediator Dei, sans qu’apparaisse cette haute vocation de l’art sacré (cf L’Art Sacré, mai 1952, p.20), alors qu’une lecture superficielle risque de les faire paraître faibles.L’Instruction offre l’avantage de rassembler les références aux textes qui font autorité en matière d’art sacré, du Ile Concile de Nicée à S.S.Pie XII, en en citant les passages principaux.De tels textes mettent naturellement l'accent sur la nécessité de la soumission à l’autorité ecclésiastique, la fidélité à la tradition, le souci de la dignité de la maison de Dieu et celui de ne pas troubler les fidèles.Ces rappels sont particulièrement nécessaires, en présence des « déformations et dépravations » trop réelles dénoncées par S.S.Pie XII et dont nous-mêmes, quel que puisse être ici notre désir d'un art sacré vivant et même très précisément en raison de ce désir d’une vie authentique de l'art sacrée, ne pouvons pas ne pas voir avec crainte la dangereuse pullulation.Dans tout ce contexte, l'insistance mise par Pie XI et par Pie XII sur la nécessité de l’ouverture aux renouvellements inspirés par la « double lumière du génie et de la foi » est d’autant plus digne de remarque et riche de signification.Les canons cités regardent — nous le disons pour les artistes et amis des arts qui se demandent sur quels sujets relatifs à l’art sacré le Droit de l’Eglise contient des prescriptions— : 485, le respect dû à la maison de Dieu; 1161, l’église, définie comme le lieu du culte public, rendu par tous les fidèles; 1162, la nécessité d’une autorisation formelle de l’évêque pour la construction d’une église; 1165, la consécration ou bénédiction des églises et des autels; 1178, la propreté et la décence du saint lieu; 1261, la pureté du culte, exempt de superstitions, erreurs, etc; 1280, la nécessité d’une permission de l’évêque pour la restauration des œuvres anciennes; Les canons 1164, 1268, 1269, § 1; 1279, 1385 et 1399, 12° seront explicitement invoqués plus loin.Un passage des attendus paraît singulièrement abrupt à première lecture; ce sont les deux phrases qui commencent par les mots : «Sans aucune importance.» dans l’alinéa «Dernièrement encore.» Mais ce serait sans aucun doute trahir la pensée du Saint-Office, et de Pie XI invoqué aussitôt après, que de voir dans ce texte le refus des renouvellements de l’art et la canonisation d’une conception, en quelque sorte « byzantine », selon laquelle « l’art chrétien » existerait, à part du monde, n’obéissant qu’à ses lois intérieures, ignorant de son ambiance temporelle et notamment de l’état de l’art actuel.De telles craintes sont dissipées par la fin du texte cité de Pie XI et par toute la suite du document.Que signifient donc ces textes ?Us sont surtout, nous semble-t-il, le plus fort rappel de la vocation propre de l’art sacré, l’exclusion — sévère comme il convient — de cette contamination par un esprit « non exactement chrétien » que certains peuvent avoir la faiblesse et la naïveté de croire légitime (L’Art Sacré, juin 1952, p.22).Il est également trop clair qu’un art vraiment sacré — pas plus d’ailleurs qu’un art profane authentique — ne saurait s’accommoder d’un « esthétisme » de modernité dû à des modes ou à des engouements passagers.Dans les prescriptions relatives à l’architecture, plusieurs points méritent d’être soulignés : 1° La clause : «même si l’architecture sacrée prend de nouvelles formes » confirme explicitement l’interprétation que l’on donnait à l’ordinaire avec un peu d’embarras des mots du canon 1164 cité plus haut : « Les formes reçues de la tradition chrétienne.» Le Saint-Office suppose de la façon la plus nette que ces « formes traditionnelles » ne constituent pas une sorte de vocabulaire limité à leurs emplois passés, mais qu’elles peuvent accueillir des «formes nouvelles».S.S.Pie XII (Mediator Dei) avait parlé des «techniques nouvelles», lesquelles nécessairement entraînent de nouvelles formes.SUITE À LA PAGE 39 32 ARCHITECTURE BATIMENT CONSTRUCTION —viïitèy «îs?« §||i|Si|p8i||* Monkland High School — Vue montrant les fermes de 80' supportant le toit du gymnase.Archibald, lllsley & Templeton, Architectes.STRUCTURES D'ACIER FABRIQUÉES ET ÉRIGÉES PAR: LORD ET CIE LIMITÉE INGÉNIEURS ET ENTREPRENEURS EN CHARPENTES MÉTALLIQUES 4700, rue Iberville, MONTRÉAL FAIkirk 3048 Usine Salada Tea Co.— Vue générale de la structure.Ross, Patterson, Townsend & Fish, Architectes.*ip11!||1 ySCM»»" »i m Smbm» 1WM ' ip MONTREAL, NOVEMBRE 1952 33 LIMITÉE GROS eh DÉTAIL Comme distributeur autorisé des meilleures marques, RAYMOND vous offre un choix judicieux et complet : quincaillerie: de construction Serrurerie : Corbin — Belleville — Schlage - 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Les deux petits alinéas invitant à ce que nous appelons l’épuration des églises sont des plus remarquables.Ici encore ce sont les évêques qui jugeront.Jamais jusqu’ici un texte officiel de Rome n’avait exprimé cette réprobation de la « bondieuserie », sauf que, dans son encyclique sur la Liturgie, S.S.Pie XII s’était élevé contre le trop grand nombre des statues.Désormais les résistances rencontrées par l’œuvre d’« épuration » pourront céder plus facilement devant un texte romain aussi net.Trois autres dispositions sont nouvelles : 1° La recommandation formelle faite aux évêques de n’admettre dans les commissions d’art sacré que des personnes professant la foi catholique.Sans doute cette règle pourra-t-elle comporter des exceptions, et nous pensons précisément aux cas de tels ou tels hommes dont l’esprit est profondément respectueux et compréhensif, et dont il serait regrettable de ne pouvoir garder les services Mais la règle est désormais posée.2° Quant à l’exécution des œuvres et non plus l’appréciation de leur convenance, les termes sont très nuancés.Le Saint-Office se garde d’exclure à priori les « incroyants » des travaux pour l’église (cf.l’Art Sacré, juin 1952, p.26-28 et texte des évêques français, p.29, n.III).MILL EXHAUSTERS UTILITY SETS ROOF VENTILATORS AIRSCREW FANS PH BLOWERS UNIT HEATERS SILAVENT FANS EXIGEZ LES ÉVENTAILS Silcmmt DE SHELDON, SANS SURCHARGE POUR LES DISPOSITIFS CENTRAUX DE VENTILATION ET D'AIR CLIMATISÉ Ces éventails, d’un fonctionnement silencieux, donnent un rendement sans égal.Les éventails Silavent sont fabriqués pour durer et donner un service libre de toute inquiétude.Des modèles de largeur simple, d’entrée simple, ou de double largeur, d’entrée double, sont disponibles.AUTRES PRODUITS SHELDON Eventails Keith (Penchés vers l’avant) Aspirateurs industriels Aspirateurs medium (Fonte) Eventails à hélices Ventilateurs de toit (Motorisés) Radiateurs horizontaux Radiateurs verticaux Aspirateurs stationnaires Ventilateurs sous pression Filtreurs de poussière Nettoyeurs d’air Humidificateurs Eventails à air forcé Eventails à air induit Attrape-cendres !¦ lv =< ri n m rrr?CANADA G A L T 3° Enfin le Saint-Office fait une obligation d’ouvrir l’esprit des clercs à l'art sacré tout au long de leur formation.Cet enseignement doit présenter trois caractères : l’accommodation aux divers esprits (il y aura là-dessus beaucoup à dire), le respect des traditions et la soumission aux prescriptions du Saint-Siège.Manufacturiers d’appareils pour la ventilation depuis plus de 50 ans 5174, Côte des Neiges, Montréal 26 Représentants dans les principales villes MONTREAL, NOVEMBRE 195Z 39 I I M I T É E • LIMITED «/ 4 Gua&çr faète l I H I T £ E W UHITEO INGÉNIEURS CONSTRUCTEURS • 6900, COTE DES NEIGES, MONTRÉAL EX.3651 Spécialité : CONSTRUCTION D'ÉDIFICES RELIGIEUX Collèges - couvents - séminaires - hôpitaux - etc.ira Vue d'une classe de l'Ecole St-Louis de Terrebonne, dont les plans ont été conçus par Victor Depocas, architecte.Nos ameublements d’églises et d’écoles ont une renommée de qualité et de bon goût, grâce à MM.les architectes avec lesquels nous collaborons étroitement.• • H.BOISVERT ENRG.MENUISERIE Spécialité : AMEUBLEMENT D’ÉGLISE ET D’ÉCOLES 8521, 10e AVENUE DU.7132 VIUUE ST-MICHEL PLOMBERIE CHAUFFAGE VENTILATION ?ACIER INOXYDABLE ?Quels que soient vos plans, petits ou gros, nous sommes à votre entière disposition.?G.PAGE LTÉE ÉTABLIE EN 1898 914, RUE AMHERST BE.3937 MONTRÉAL UNE ÉCONOMIE D'ESPACE PIEDS CARRÉS PLANCHER GRÂCE AUX Portes "MODERNFOLD" Faciles à installer — solides — elles épargnent du travail et du matériel.Elles sont distribuées d’un littoral à l’autre.MODERNFOLD DOORS Division de RAYMOND MFG.CO.LTD., 1315, AVE GREENE, MONTRÉAL, QUE.40 ARCHITECTURE - BATIMENT - CONSTRUCTION Nous pouvons garantir le bois et le châssis en aluminium de notre fenêtre à double verre, parce que c’est nous-mêmes qui les manufacturons ! 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