Architecture - bâtiment - construction, 1 février 1953, Février
ARCHITKTIM v r***» i MONTRÉAL EDIFICES RELIGIEUX FÉVRIER 1953 m SS&H mîï; ¦sMêS Et le Saint-Nom-de-Jésus, autre église de style contemporain, d’apparence et de dimensions modestes, ses créateurs ont voulu en faire un autre témoignage à la vérité et à la droiture.Sans doute y ont-ils réussi; car, moins encore qu’à Saint-Jacques d'Arvida, n’y peut-on trouver de ces accroche-l'œil (colorés ou fionnés) qui ne disent rien de sérieux, de profond, comme il se doit trouver à la maison de Dieu.Ici encore, unité frappante du matériau : brique, aussi bien à l'intérieur qu’au dehors; ligne droite, franche, ensemble digne, convaincant.En somme, une réussite pour l’éxiguïté de l'espace qui s’offrait aux architectes.Les dimensions en sont : 149 pieds de longueur, 56 de largeur et 48 de la base au sommet; avec un clocher unique de près de 102 pieds, élevant là-haut une monumentale croix de près de 9 pieds.La capacité de ce vaisseau est de 800 places.Par ailleurs, nos architectes se sont plu là à imaginer un intérieur sombre et harmonieux tout à la fois, de façon à mettre en lumière avant tout le point central naturel de ce lieu de prière : l’autel.Aussi, sera-t-il d'un pur granit de la région : une table en granit noir d’une longueur de 10 pieds, reposant sur deux piliers de granit rose, de quatre pieds de hauteur.Autour, la lumière y abonde.La nef baigne dans une pénombre douce et pieuse, par suite de l’agencement des fenêtres : généreuses au sanctuaire, très longues et teintées dans le corps du vaisseau.Pour ce qui est de l'éclairage artificiel, il s’opère par projecteurs à incandescence dans le chœur et par de longs cylindres à fluorescence de haute tension dans la nef.Cette église est aussi à l’épreuve du feu, grâce à sa charpente métallique, recouverte de tuiles d’aérocrète puis de brique; tandis que le clocher et la toiture sont revêtus d'aluminium.« Enfin, comme a pu résumer un artiste critique saguenéen, M.René Bergeron, voilà une œuvre d’inspiration pondérée, neuve, sérieuse, solide et qu’il nous plaira de faire voir à nos visiteurs, comme preuve de notre volonté progressive et du talent certain de nos artistes.» A droite, la façade de l'église Saint-Nom-de-Jésus, à la Rivière-du-Moulin.Style contemporain dont le matériau de base est la brique.En haut, étude d'une partie de la façade.Conception architecturale qui permet de créer une verrière très originale.MONTREAL, FEVRIER 1953 23 mm œwmtem ;ffljpMf» 41dLs' if "k ' ¦ ¦ f :%4§ÉS mss*3& A, t if f V ai 2 4 Sainte Table tout en brique avec portes de fer forgé à motif symbolique.La brique sert de décoration intérieure partout dans l'église.Plan de l'église Saint-Nom-de-Jésus.Autel en pur granit de la région, table en granit noir reposant sur deux piliers de granit rose.Immense crucifix bien à la vue.Un des côtés, regardant vers l'arrière.Revêtement de brique sur les murs intérieurs, confessionnaux sobres et riches.ARCHITECTURE - BATIMENT - CONSTRUCTION SYNAGOGUE MODERNE A QUEBEC Architectes : ELIASOPH ET BERKOWITZ Éclairage, ventilation, chauffage : MENDEL, BRASLOFF, LASSMAN ET SIDLER Constructeurs : C.JOBIN LTÉE La synagogue Beth Israel est située sur le boulevard Crémazie, angle de Salaberry, dans la Vieille Capitale.L’immeuble épouse la forme d’un « L », dont la partie la plus longue consiste en un auditorium au sous-sol et une synagogue au rez-de-chaussée.Construit il y a quelques années, le sous-sol a du être réorganisé; on refit les escaliers, on ajouta un vestiaire et une nouvelle cuisine et on rénova l’auditorium.On trouve également au sous-sol les logements du concierge et on y pénètre, ainsi que dans l’auditorium, par des portes donant sur la rue de Salaberry.Le rez-de-chaussée loge la salle principale de la synagogue — où 350 fidèles y prennent place — la salle des chantres, la tribune des chantres et le bureau du rabbin.On accède également à ce dernier par la partie la plus courte du « L » que forme l’édifice.Cette dernière partie sert d’école.Elle loge deux classes situées au même niveau que l'auditorium dans l'aile principale, on trouve une chapelle pour usage quotidien ainsi que le bureau des professeurs qui peut également servir de salle de réunion.Cette synagogue est la première construite à Québec.L’immeuble a été conçu par les architectes montréalais Eliasoph et Berkowitz.On remarque, parmi les particularités de construction : une structure d’acier, des murs extérieurs de pierres et de briques chamois, une toiture de poutrelles d’acier supportant des dalles de béton précontraint, recouverte de gravier goudronné, du granit poli à 1 entrée principale.À l’intérieur : des murs de plâtre, le plafond de la synagogue en plâtre acoustique, des moulures de chêne sur la partie inférieure des murs de la synagogue et de la salle d'entrée.Vue de l'immeuble principal logeant la synagogue et l'école.Le sous-sol déjà existant a dû être réorganisé et l'auditorium rénové.350 personnes peuvent s'assoir dans la synagogue.A l'extrême gauche, le portique de l'auditorium.MONTRÉAL, FEVRIER 1953 1 < ISS! ml EJ; i!K > »w h" iIHiliiüiW 25 Hip vy' : i^Sspac à&j À droite, l'école attenante à la synagogue.L'école loge deux classes et est située au niveau de l'auditorium, c'est-à-dire au sous-sol.4—4—K.pffia IsSSsaVR ' ilililii SÉÉÎ ARCHITECTURE - BATIMENT - CONSTRUCTION 26 Façade et entrée principale.Revêtement de pierre calcaire décoré de granit rouge et murs latéraux en brique.Plan du rez-de-chaussée : 1 — Vestibule principal 2 — Entrée principale 3 — Vestiaire 4 — Synagogue 5 — Salle des chantres 6 — Estrade de l'Arche 7 — L'Arche 8 — Bureau du rabbin 9 — Toilettes des hommes 10 — Bureau et classe 11 — Chapelle 12 — Entrée de l'école. ***** Hip;* iWHl tlS*!»*! *’* »Ti isi " _.i ¦ ' '•' .-ïmin&vqÊ&Sà sméé n S3-.-« Vue de l'intérieur de la synagogue.L'Etoile de David sert de motif décoratif pour les vitres des fenêtres.Des moulures de chêne recouvrent la partie inférieure des murs de la synagogue.MONTREAL, FEVRIER 1953 2 7 Les architectes ont créé eux-mêmes les dessins de l'ameublement en chêne de la plateforme de l'Arche et les sièges de la salle principale de la synagogue, ainsi que les Arches et les rayons de bibliothèque de la synagogue et de la chapelle.L'éclairage artificiel du temple donne une impression de profondeur et de hauteur.Le puits de lumière naturelle au-dessus de l'Arche de la salle principale fait ressortir la beauté de ce meuble et les fenêtres des murs latéraux de la synagogue sont garnies de verre dépoli de dessins divers qui en font ressortir le motif principal.Les bancs de la synagogue.Remarquez la barre pour déposer les paletots et les compartiments pour les livres de prière.L'intérieur de la synagogue et au fond, l'Arche.Le mur de chêne ajouré de gauche ouvre sur la tribune des chantres, celui de droite, sur le bureau du rabbin. EGLISE SAINTE-MADELEINE-SOPHIE DE MONTREAL Architecte : EDGAR COURCHESNE Ingénieur-Béton : J.-M.EUGÈNE GUAY Constructeurs : J.-L.GUAY ET FRÈRE LTÉE Eglise moderne inspirée du style Dom Bellot, Ste-Madeleine-Sophie-Barrat est l’œuvre de l'architecte Edgar Courchesne, qui étudia à l’Abbaye de Wisques, en France, sous la direction du regretté moine bénédictin et architecte, Dom Paul Bellot.Le temple est d’une architecture rationnelle et fonctionnelle; le plan composé d’après un système spécial de proportion tel que l’enseigna Dom Bellot.L’exécution du travail a été fait par les Constructeurs J.-L.Guay et Frère, de Montréal et la charpente de béton par J.-M.Eugène Guay, ingénieur.L’église est avec transepts formant croix latine et le sanctuaire à sept côtés avec déambulatoires.Au centre, un autel en marbre.Charpente apparente, arches et voûtes en béton armé.Le revêtement des murs extérieurs est en pierre à chaux, des murs intérieurs en brique de couleur.Clocher sur le côté donnant l’impression de légèreté et hauteur, deux sacristies et une serre.On remarque qu’à Ste-Madeleine-Sophie, les matériaux sont employés suivant leur nature et l’angle de leur beauté.La longueur totale de l’église est de 165 pieds, la largeur de 80 pieds à la façade et de 108 pieds aux transepts, la hauteur de la voûte de 45 pieds.936 personnes peuvent prendre place dans la nef, 75 au chœur de chant et 40 dans le chœur.L’architecte a également conçu une grande salle au sous-sol, diverses salles pour cercles d’étude, des salles de jeux avec douches, une bibliothèque, une salle pour les enfants de chœur et un petit restaurant.Coupe sur la nef.A À S##*?3 HMH GA ; ' v*-'* ZB Extérieur de l’Eglise Ste-Madeleine-Sophie-Barrat.Eglise moderne inspirée du style Dom Bellot, avec transepts formant croix latine.Grande salle au sous-sol avec scène bien éclairée.ARCHITECTURE - BATIMENT - CONSTRUCTION Détail de la voûte — Le béton armé, formant la char* pente de l'édifice, reste apparent et tout en donnant la forme intérieure de l'édifice contribue à sa beauté.¦ SE-BDt- iACûbrit CHOE-UB 5ACDi5TiE- ! Plan de l'église.Charpente apparente, arches et voûte en béton armé.Au fond, le jubé qui peut assoir 75 personnes et les magnifiques verrières.Chemin de croix très original en fer forgé.;¦ ; î.'¦-ÿjBWWt mr%.- feîJ A MONTREAL, FEVRIER 1953 29 PS ¦ 8 » \É i±! M Huirim : ES ELI a EXTERNAT, CHAPELLE ET COUVENT, À LONGUEUIL Architecte : ROGER CHALIFOUX Ingénieur-Mécanique : GUY BÉLANGER Ingénieurs-Structure : BASTIEN & BASTIEN Constructeurs : ROLAND CHALIFOUX LTÉE En novembre dernier avait lieu à Ville Jacques-Cartier l'inauguration de l’Externat Classique de Longueuil, dirigé par les Révérends Pères Franciscains.Cette construction, la première du genre pour la communauté des Franciscains, comprend l’Externat proprement dit, à gauche, la chapelle conventuelle, au centre et le monastère, à droite.L’Externat peut loger 250 élèves.Il comprend dix classes, un laboratoire et un cabinet de physique, une salle d'étude, une magnifique salle de jeux, un cafétéria et une salle de réception.L’église conventuelle contient 10 autels et 8 confessionnaux.Elle peut recevoir 450 fidèles et 35 religieux.C’est la partie la plus intéressante de l’immeuble, tant par la forme que par le fonctionnement intérieur et le mobilier.Quelques matériaux employés à l’intérieur : fer forgé, chêne blanc américain, acajou africain, chêne blanc canadien.Sous l'église, un auditorium de 700 places, très moderne avec climatisation, acoustique parfait, machinerie et ameublement dernier cri.Le monastère est très simple.Il reflète un calme serein et invite au recueillement.Il comprend les parloirs, la sacristie, la salle du Chapitre, la bibliothèque, les salles de récvréations, le réfectoire, les cellules des Pères et les différents services.Cette œuvre a été réalisée par un nombre imposant de collaborateurs pour les Pères Franciscains et les gens de la rive sud de Montréal.Le Révérend Père Flavien Vary est le Supérieur.Détail de l'entrée de la chapelle.La statue est l'oeuvre du sculpteur Armand Filion.A gauche, l'entrée de l'externat.3D ARCHITECTURE - BATIMENT - CONSTRUCTION DI€ü 6T m - ¦ ,v ¦ fâtuâi Intérieur de la chapelle conventuelle.Tout contribue à rehausser l'atmosphère de piété et de recueillement de ce temple.La grille à l'arrière de l'autel est de fer forgé.L'autel principal en chêne blanc américain avec décoration en acajou africain, les confessionnaux et les bancs seront en chêne blanc canadien.Bureau du Recteur Cellule du Recteur Salle des Enfants de Chœur Loges des acteurs masculins Chœur des Religieux Préau Couvert.Cloître Sacristie Salle du Chapitre Salle de Références Bibliothèque Foyer du Monastère Salle des Frères Vestiaire Barbier Galerie Salle des Pères Portier Entrée du Monastère Confessionnal Salle d'attente Bureau Parloir Petits Parloirs Grand Parloir Ascenseur 1 — Eglise Conventuelle 2 — Entrée de l'Externat 3 — Parloirs 4 — Eléments français 5 — Eléments latins 6 — Méthode 7 — Belles-Lettres 8 — Galerie 9 — Rhétorique 10 — Versification 11 — Syntaxe 12 — Syntaxe Spéciale 13 — Directeur Spirituel 14 — Foyer de l'Externat 15 — Sciences Naturelles 16 — Bureau du Procureur Corridor principal du monastère MONTREAL, FEVRIER 1953 in * in • • .:#V*j Extérieur de St.Mary’s Church, Ottawa.Détail de la verrière et du clocher.32 Architecte : AUGUSTE MARTINEAU Ingénieur-Structure : RENÉ FORTIN Constructeurs : HÉROUX & ROBERT Vue générale de la nef.La décoration intérieure de cette église amplifie l’impression de paix et d’unité qui se dégage de l’ensemble.ARCHITECTURE - BATIMENT - CONSTRUCTION Plan de St.Mary’s Church.Autel en marbre pâle et foncé appuyé sur un ratable ogival.Situé à l’angle des rues Bayswater et Young, à Ottawa, ce temple catholique est de style gothique très pur.Il possède une structure de béton armé, les murs extérieurs sont en béton recouverts de pierre de la région à surface rugueuse et de couleur gris foncé, mariée avec du granit rouge et de la pierre de Des-chambault autour des fenêtres et de l'entrée principale.Autres caractéristiques de construction : revêtement de plâtre sur terra-cotta sur les murs intérieurs, plafond de plâtre acoustique, plancher en terrazzo sous les bancs et en tuile caoutchoutée dans les allées, prie-Dieu, portes des confessionnaux et retables en chêne.Les murs intérieurs et les arches sont de couleur bleu pale, l’autel est en marbre pale et foncé et une fresque décore le mur situé à l’arrière du sanctuaire.Cette magnifique église est l’œuvre de l'architecte Auguste Martineau, d’Ottawa, de l'ingénieur Renée Fortin, pour le béton armé et des constructeurs Héroux et Robert, de Montréal.La verrière du jubé diffuse un éclairage naturel abondant qui met en relief, dans un jeu d'ombres et de lumières, la simplicité du dessin architectural de la voûte, des fenêtres et des bancs.MONTREAL.FEVRIER 1953 33 RÉFECTION DE L ÉGLISE ST-VINCENT-DE-PAUL, QUÉBEC Architectes : LÉVESQUE ET VENNE Ingénieurs-Béton : ARCHER ET DUFRESNE Constructeurs : ALBERT BÉDARD LTÉE Le 15 mai 1949, un incendie détruisait entièrement l’intérieur de l'église St-Vincent-de-Paul située côte d’Abraham, à Québec.Aujourd’hui, elle a gardé son aspect primitif car seuls les murs avaient été préservés par le sinistre., mais l’intérieur a été habilement refait sous la direction de M, Pierre Lévesque, de Lévesque et Venne, architectes.Le style est moderne bien que les larges voûtes sphériques rappellent le style byzantin.Refaire l’intérieur de l’église en utilisant les murs épargnés était une tâche difficile.En effet, l’église fait partie d’une communauté et est étroitement encastrée entre les hauts bâtiments de l’école et du Juvénat St-Vincent-de-Paul.Cependant M.Lévesque a su tirer le meilleur parti de cette délicate situation et il a pu ajouter, de chaque côté du chœur, deux transepts tous deux de 12 pieds.L’église St-Vincent-de-Paul a 126 pieds de long.Sa façade s'étend sur 70 pieds.La pointe de la flèche se dresse à 115 pieds du sol.Les anciens murs sont de pierre ébauchée de la côte de Beaupré.Peu de modifications ont été apportées à la façade.Seuls les frontons et les corniches, jadis en tôle, ont été refaits en pierre de Deschambault.Où que vous soyez dans l'église, vous avez toujours une visibilité parfaite sur le chœur.Ceci grâce aux colonnes de soutien qui ont été déplacées et raprochées des murs.Voilà un avantage certain pour une église qui peut recevoir 1330 fidèles.Les voûtes de la nef sont éclairées par deux abat-jour qui donnent un éclairage parfait.Le toit est plat et recouvert de feutre et de graviers.Des greniers accupent les emplacements laissés libres entre le toit et les voûtes.Ils sont desservis par un ascenseur monte-charge situé sur le côté est de l’église.La voûte centrale est cintrée et s'incurve à 51 pieds du sol.Les voûtes latérales, cintrées elles aussi, n’ont que 41 pieds de 34 ' ’ ï.'.'; Un article de Olivier Chambre ;,4 L'autel.Remarquer les décorations et la verrière qui encadrent le crucifix.Vue générale d'une partie de la nef et du chœur.Elégance sobre du panneau et de la niche de St-Vincent-de-Paul qui surplombent l'autel.ARCHITECTURE - BATIMENT - CONSTRUCTION PRidJSt Vï rs: r pacTnè-’, r î r T r titf 1111 J UVtKJ^T sa Le jubée de la chorale.A droite, l'un des emplacements réservés aux orgues et sur le fond de la voûte, un des emblèmes qui la décorent.hauteur.Leur dégagement donne à l’ensemble une légèreté accentuée encore par la floraison des colonnes et des arcs de soutènement délicatement ornés de motifs en plâtre.Les larges jubés courent tout autour de l'église sauf, bien entendu, au dessus du chœur.On y monte par deux escaliers en calimaçon situés dans chaque transept.Au dessus des trois portes d’entrée, le jubé réservé à la chorale.De chaque côté de ce dernier, des emplacements surélevés d'une dizaine de pieds recevront, plus tard, les orgues.Le chœur est large et dégagé.Un abat-jour laisse tomber la lumière directement sur l’autel.D’un luxe discret, l’autel est en marbre Botticino orné de motifs en bronze.De bronze aussi est le Christ sur sa croix de marbre.De chaque côté du crucifix une magnifique ver-vière représentant la Vierge et St-Jean s’illumine.Au dessus de l’autel une niche en forme d’ove a reçu une statue de St-Vincent-de-Paul éclairée au cold cathode.Autour de la niche finement décorée rayonnent des motifs en plâtre, et des étoiles, moulées en plâtre également, parsèment tout le mur où s'appuie l'autel.L’ensemble donne au chœur une imposante sérénité.La table de communion est en fer forgé avec un rebord en marbre Botticino.De ce même marbre sont les deux petits autels qui encadrent le chœur.Les sacristies se trouvent sous les jubés, de chaque côté du chœur.Dans le transept ouest, un baptistère ferme par une très jolie grille en fer forgé.La décoration est sobre.Piliers et pilastres de soutènement ainsi que les arcs des voûtes sont décorés de motifs en plâtre.Des emblèmes symboliques éclairent de leur tache blanche le fond beige des voûtes.Les voûtes sont finies en plâtre acoustique fixé sur des lattes métalliques.Des tuiles acoustiques recouvrent les murs.Elles sont beiges ainsi que les briques des bas-lambris qui entourent l’église.Décorés de briques brunes, ces bas-lambris soutiennent avec bonheur cette harmonie de blanc et de beige.Deux peintures murales seulement, de chaque côté de la nef : l’une représente la vision aux trois globes et l’autre entrée de St-Vincent-de-Paul dans la gloire.Tout le mobilier : bancs, confessionnaux, lambris qui garnissent le chœur sont de merisier teint.Les quatre rangées de bancs reposent sur un plancher de terrazzo gris clair.Les allées sont en tuiles de caoutchouc noires et beiges.Entièrement reconstruite à l’épreuve du feu l'église St-Vincent-de-Paul a une structure d’acier sauf le clocher qui est en béton armé.Il existe un système de sonorisation.Toutes les canalisations électriques courent sous les murs et sont facilement contrôlables.Bien que la lumière soit largement dispensée par les trois abat-jour ouverts sur le chœur et la nef, des réflecteurs électriques assurent l'éclairage pendant la nuit.Enfin l'église est dotée d’un système de ventilation et le chauffage est à la vapeur.La communauté de St-Vincent-de-Paul a maintenant retrouvé son église et grâce à M.Pierre Lévesque elle comptera parmi les plus intéressantes de Québec.M ?NTREAL, FEVRIER 1953 35 L'INFLUENCE DE L'ABBÉ CONEFROY SUR NOTRE ARCHITECTURE RELIGIEUSE Un article de Cjérard 7Ijariisel de la Société Royale du Canada Quand on étudie avec attention, à l’aide de plans et de photographies, notre architecture religieuse du XVIIIe siècle, on constate aisément que deux types d’églises se sont développés parallèlement sur presque tout le territoire.Même si nos bâtisseurs ont emprunté à l’un de ces types des éléments qu’ils ont adaptés à l’autre, il n’en reste pas moins que chacun d’eux garde une certaine autonomie et conserve la plupart de ses caractères.L’un, l’église à la récollette, a été mise à la mode par l’Ordre religieux qui lui a donné son nom : c’est un long vaisseau rectangulaire, dont la muraille orientale se termine par un chevet plat qui affecte, à l’intérieur, la forme d’un arc de triomphe à l’antique — voyez les sanctuaires du Sault-au-Récollet, de Ver- SAINT-MARC (Verchères) — Eglise construite en 1801 d'après le devis de l'abbé CONEFROY.Façade transformée en 1908.(cliché Inventaire des œuvres d'art).' .-A' ! >7 h7 * IM I i • M * f rCi'/ v I s (i I m I; I II Æ 1111 *»** chères et de Saint-Rémy (Napierville).L’autre type, l'église à transept, est l’humble église de la province française transplantée au Canada, vaisseau en forme de croix latine qui se ferme à l’est par une abside arrondie — voyez les églises de Saint-Mathias (Rou-ville), de Saint-Roch-de-l’Achigan et de Saint-Jean-Port-Joli.De ces types nettement accusés, le second est assurément celui qui offre la plus grande stabilité, à cause des croisillons du transept qui jouent le rôle de contreforts.Aussi bien l’église à la récollette a-t-elle disparu lentement à la fin du XVIIIe siècle, sous les coups que lui a portés monseigneur Briand jusqu’à la fin de son règne (1784).Cependant même sans l’action énergique de l’évêque de Québec, il est probable que ce type aurait été abandonné, précisément parce que l’église à transept prend alors une importance considérable.Voici pourquoi.En ce temps-là, le problème de la construction des églises suscite beaucoup d’intérêt chez quelques prêtres épris de belle architecture.Ce sont eux que l’Ordinaire charge habituellement de présider les enquêtes de commodo et incommodo qui précèdent légalement toute construction d’église.Les noms qui reviennent le plus souvent dans la correspondance des évêques sont ceux de Jacrau, prêtre du Séminaire de Québec; Montgolfier, sulpicien de Montréal et grand vicaire; Cherrier, curé de Saint-Denis-sur-Ri-chelieu; Féré-Duburon, curé de Varennes; Panet, curé de Rivière-Ouelle; Boucher, curé de Laprairie, enfin Conefroy, curé de Boucherville.Que ces ecclésiastiques se rencontrent parfois et devisent entre eux sur les difficultés qui se présentent dans telle ou telle construction, la chose est certaine puisqu'on en trouve des échos dans les lettres épiscopales.Au reste, pendant des années la construction de nos églises, sauf de rares exceptions, n’est point le fait de l’architecte — au sens que nous donnons de nos jours à ce mot.S’agit-il d’ériger une église en tel endroit, l’Ordinaire délègue ses pouvoirs à l’un de ses prêtres, de préférence à l’un de ceux que je viens de nommer.Rendu sur les lieux, le délégué procède à l’enquête de commodo et incommodo, s'informe de 36 ARCHITECTURE BATIMENT CONSTRUCTION la densité de la population, de ses possibilités d accroissement, de ses ressources financières et de son crédit; il s’informe encore de la qualité du terrain et des matériaux de la région, de la facilité des transports par eau, de la compétence de la main-d'œuvre, des particularités climatériques et de la direction des vents.Souvent il s’abouche avec un maître-maçon, un charpentier et un menuisier, et discute avec eux des problèmes qui se posent d’une façon particulière.Et ces quatre personnages, conjuguant leurs calculs personnels et leur expérience dans l’art de bâtir, sont véritablement Y architecte de l'édifice à construire.Le délégué de l’évêque fixe le site de l'église, son orientation et ses dimensions; le maître-maçon établit la hauteur des murailles latérales et répartit les vides et les pleins; le charpentier contribue à la silhouette de l’ensemble par l'inclinaison -— la flèche — de la toiture, le galbe du clocher et le dessin de l'abside; enfin le menuisier, maître de tous les ouvrages à mi-bois, en conçoit l’ordonnance et en choisit la mouluration.Dans cette manière de procéder, les réussites antérieures exercent une pression inévitable sur les décisions des maîtres d’œuvre.Cependant ils ne copient point des églises particulièrement soignées; ils s’en inspirent libéralement et cherchent à affiner davantage les éléments les plus dignes de perfection.À l’égard du plan des églises, aucune difficulté ne se présente, puisque l’église à transept a donné des preuves éclatantes de solidité et de souplesse dans les quelques douze églises qui ont été érigées de 1780 à 1800 et qui possèdent leur propre individualité.Il n'y a donc qu’à l’adopter, quitte à lui faire subir les retouches qui s’imposent.Les difficultés qu’éprouvent les délégués épiscopaux sont ailleurs.Elles résident dans la qualité, la préparation et la mise en œuvre > des matériaux, dans la manière de toiser les vides et les pleins, dans les mille et une prescriptions relatives aux divers corps de métiers, enfin dans les relations d’affaires entre les syndics et les entrepreneurs.D’où la nécessité d’un devis qui ne laisse rien au hasard.Ce devis existe encore dans les archives diocésaines de Québec.Il est l’œuvre de l’abbé Pierre Conefroy, qui en a entrepris la compilation et la rédaction entre les années 1790 et 1800 pour la construction de son église, Boucherville.Le texte en est si limpide et si complet que l’entrepreneur ne peut arguer du moindre oubli, de la moindre défaillance pour spéculer sur les extra.Il n'est donc pas étonnant qu’on l’ait utilisé, mutatis mutandis, dans l'érection d’un grand nombre d’églises canadiennes pendant la première moitié du XIXe siècle, même après 1850.Le plan Conefroy — car le devis est accompagné de planches et de dessins — n’est point une création de l'ancien curé de Boucherville.C'est la codification intelligente et méthodique d'un genre d'architecture parfaitement adapté à notre climat, à nos moyens constructifs et aux habitudes artisanales de nos maî- tres d’œuvre; c’est l’exploitation rationnelle et sensible d’un art de bâtir qui a produit des œuvres fortes, comme l'église du Cap-Santé, l’ancienne église de Varennes (1780) et l’église de Berthier-en-Haut.Et il est tout à fait probable que si le devis Conefroy n'avait pas existé, le gothique de Notre-Dame de Montréal aurait eu une copieuse et médiocre postérité.* * , Qui était donc Pierre Conefroy ?Après deux siècles d'oubli, il a droit qu'on se penche un peu vers lui et qu'on examine quelques-unes de ses œuvres.Son existence assez calme peut se résumer en quelques paragraphes.Il a vu le jour à Québec le 28 décembre 1752.Son père, le navigateur Robert Conefroy, était un Normand de la presqu’île du Cotentin; il venait du bourg de Quetelot, dans les environs de la charmante ville de Valognes.Arrivé à Montmagny en l’année 1744, il s’établit à Québec trois ans plus tard; et l’année suivante, 1748, il épouse une Québécoise, Marie-Josèphe Métivier.Pierre était le troisième enfant d’une famille qui en a compté dix.SAINT-MATHIAS (Rouville) — Abside de l'église construite en 1784.Grand clocher par les FRANCHERE en 1815.(cliché Inventaire des œuvres d'art).• —» v : - — ¦ - -.g» Il a fait ses études classiques au Séminaire de sa ville natale, à l’époque incertaine où les autorités de cette institution, après la brusque fermeture du Collège des Jésuites, ont entrepris la réorganisation de l’enseignement des humanités et des sciences.Puis il a fait ses quatre années de théologie; et monseigneur Briand lui a conféré la prêtrise le 21 décembre 1776.En ce temps où le recrutement du clergé est précaire, l’abbé Conefroy ne reste pas longtemps à Québec : de 1777 à 1781, il est curé à Lachine.Promu à la cure de la Pointe-Claire en l’année 1781, il y rétablit le couvent de la Congrégation Notre-Dame — et peut-être est-il l’auteur de l’édifice qui abrite aujourd’hui les religieuses.Nommé curé de Boucherville, il MONTREAL, FEVRIER 1953 37 prend charge de sa cure le 10 octobre 1790, devient grand vicaire en l’année 1808 et meurt dans sa paroisse le 20 décembre 1816.Si j’en juge par sa correspondance, et aussi par une phrase assez dure que lui adresse monseigneur Hubert à la date du 16 février 1790, l’abbé Conefroy avait l'humeur pétulante et le sarcasme facile; cet homme à l’esprit clair et droit ne s’en laissait pas facilement imposer.Au reste, ses lettres témoignent d’une culture étendue et d’une élégance de plume fort agréable.On peut légitimement se demander d’où venait son goût très vif pour l’architecture.Probablement de l’abbé Mathurin Jacrau, supérieur du Séminaire et plus tard aumônier de l’Hôtel-Dieu, qui a construit l’ancienne chapelle du Séminaire en 1750 et, en 1764, l’ancienne sacristie qu’a utilisée la paroisse Notre-Dame pendant la réfection de la cathédrale.Mais je > 'K LACADIE — Eglise construite en 1800-1801 par ODE-LIN et MAILLOU, d'après les dessins et devis de l'abbé Pierre CONEFROY.Clocher de Joseph NOLETTE.(cliché Inventaire des œuvres d'art).crois que ce sont les travaux même de la cathédrale qui ont absorbé son attention et qui l’ont pour ainsi dire jeté en pleins problèmes d’architecture.Ce chantier de construction, ouvert en l’année 1768, Conefroy a dû le fréquenter assidûment; il a certainement assisté à la réfection des murailles, à la reconstruction du clocher sud et au rétablissement des combles; il a été témoin des premiers travaux qu’on a exécutés à l’intérieur de la cathédrale, sous la direction de Jean Baillargé.D’ailleurs Québec est alors un vaste chantier de reconstruction; les ouvriers du bâtiment n’y manquent point de besogne; et les gens qui s'intéressent aux manœuvres de l’art de bâtir ont vraiment l’embarras du choix, tant les chantiers sont nombreux et actifs dans la vieille ville.Parlant de l’église actuelle de Boucherville, dont la construction remonte à l’année 1801, le Père Lalande écrit ces mots dans l’Annuaire de Ville-Marie : « Les talents de M.Conefroy en architecture, comme d’ailleurs dans tous les arts et sciences, lui permirent d’en tracer lui-même les plans.» Si l’église de Boucherville était l’œuvre de prédilection de Conefroy, elle n’était pas son premier ouvrage d’architecture.En consultant la correspondance des évêques, les livres de comptes des fabriques et les redditions de comptes des syndics, on constate que Conefroy est mêlé de près à la construction de la plupart des églises de son temps; même après sa mort, ses plans et devis servent de base aux bâtisseurs de l’époque 1820 dans l’édification de certains monuments religieux qui existent encore ou que nous connaissons par la photographie ou la gravure.Parfois il intervient directement dans les pourparlers préliminaires à l’érection d’une église; par exemple à Saint-Roch-de-l’Achigan en 1803, imitation quasi intégrale de Boucherville; à Longueuil en 1811 — je parle évidemment de l’ancienne église, celle qui a été démolie en 1886 pour faire place au monstre actuel; à Saint-Roch de Québec en 1812, qui a été très éprouvée; et, naturellement, à Boucherville.La plupart du temps, il fournit des dessins et des devis; il prodigue les conseils; il trace même les détails de certains éléments d’architecture.Son influence se fait sentir surtout par la qualité des ouvrages qu’il a fait exécuter sous sa surveillance; et il n’est pas rare de trouver dans les livres de comptes paroissiaux des mentions du genre de celle-ci, que je transcris du premier livre de comptes de Saint-Marc (Ver-chères) : « L’an Mil huit cent dix-huit, dans une assemblée convoquée au prône de la messe paroissiale le jour de la Toussaint, et aujourd’hui le quinze novembre, après mûr examen, il a été décidé par la majorité de l’assemblée de faire faire un jubé dans le dernier goût, prenant modèle sur les jubés de Varennes, Boucherville et Longueuil .» Varennes, Boucherville et Longueuil, trois églises où l’influence de Conefroy a été prépondérante.Dans le devis de l’ancienne église de Chambly — celle de 1809, — nombreuses sont les références à l’église de Boucherville; par exemple, celle-ci : « Tout ce qui n’est pas exprimé ou excepté dans le présent devis sera entièrement conforme à l’église de Boucherville pour ce qui regarde la maçonnerie, la charpenterie, menuiserie, ferrure, vitrage, peinturage .» Il serait possible de citer un grand nombre de références de ce genre; elles prouvent l’importance qu’on attachait alors au talent et au goût de l’abbé Conefroy, à la précision de son devis et à l’excellence de ses dessins.C’était l’avis de Mgr de Fussala (Mgr 3 0 ARCHITECTURE BÂTIMENT - CONSTRUCTION Joseph Signay), coadjuteur de Québec; dans une lettre à l’abbé Masse, curé de Lauzon, il écrit à la date du 13 mars 1830 : « Je vous enverrai (.) un cahier assez bien écrit qui contient tous les devis et proportions qu’on a suivis dans l’église de Ste-Marie (du Monnoir), donnés par Mr Conefroy pour Longueuil et Boucherville; j’ajouterai : amendés d'après les connaissances de quelques défauts reconnus en icelles, après leur construction.Quoique ces notes rédigées telles quelles faisaient les Marchés des entreprises de Ste-Marie, peuvent encore être susceptibles d a-mendements, elles ne laisseront pas que de vous être d'une grande utilité pour rapprocher, sous un même point de vue, une quantité de petis articles qu’il est aisé d’omettre dans les marchés, qu'on ne saurait trop détailler pour prévenir les chicanes.Aussi Mr Bédard, de Charlesbourg, en a-t-il tiré un certain parti pour son église .» En guise de conclusion, je me contente de signaler les églises dans la construction desquelles on a utilisé les plans et le devis de l’abbé Conefroy; j’y ajoute des notes complémentaires qui révèlent le sort que nous avons fait à la plupart de ces belles œuvres d’architecture religieuse.Saint-Marc (Verchères), 1799.— Façade complètement transformée vers l'année 1910, et non pour le mieux.Lacadie, 1800-1801.— Sauf la couverture en tôle, peu de changements à l'extérieur.Boucherville, 1801.— Façade refaite après l’incendie de 1843.Clocher par Louis-Thomas BERLIN-GUET, 1843.Saint-Jacques-de-lAchigan, 1802.— Eglise agrandie par Victor BOURGEAU, détruite dans un incendie en 1914.Baie-du-Febvre, 1803.— Transformée en 1839 par Thomas BAILLARGE et démolie en 1898.Louiseville, 1804.— Démolie en 1917.Saint-Roch-de-l’Achigan, 1804.— Clocher refait en 1856 par Victor BOURGEAU.À peu près intacte.Champlain, 1808.— Démolie en 1879.Chambly, 1809.— Détruite dans un incendie en 1880.Longueuil, 1811.— Démolie en 1886.Saint-Roch, à Québec, 1812.— Détruite en 1816, reconstruite sur les mêmes murs en 1818 et abîmée dans le grand incendie de 1845.Saint-Jean-Port-Joli.— Eglise agrandie par la façade en 1815.À peu près intacte.La Présentation (Saint-Hyacinthe).1817-1820.— Oeuvre de l'abbé Louis-Martial BARDY, curé de la paroisse et ami de Conefroy.À peu près intacte.BOUCHERVILLE — Façade de l'église construite en 1801 par l'abbé Pierre CONEFROY.Clocher construit en 1843 par Louis-Thomas BERLINGUET, après un incendie, (cliché Inventaire des œuvres d'art).Lotbinière, 1818.— Façade transformée dans le genre grandiloquent par David OUELLET, en 1888.Saint-Léon (Maskinongé), 1823.— Tripatouillage de la façade en 1916.Saint-Nicolas (Lévis), 1823.— Autre tripatouillage de la façade vers 1900.Charlesbourg, 1828.— Imitation de pierre à l’extérieur.Lauzon, 1830.— Oeuvre de prédilection de Thomas BAILLARGE et de Mgr Joseph SIGNAY.Probablement le chef-d’œuvre de notre architecture religieuse du XIXe siècle.Mutilée en 1950.Sainte-Croix (Lotbinière), 1836.•— Oeuvre de Thomas BAILLARGE.Démolie en 1910.Les Becquets, 1838.— Oeuvre de Thomas BAIL-LARGE.Intacte.Saint-Alselme (Dorchester), 1846.— Intacte.Ajoutons en terminant que l’abbé Conefroy, curieux de tout, s'est intéressé à l’architecture domestique, même à l’architecture conventuelle.J’ignore si les maisons qu’il a construites existent encore.Mais je connais un témoignage de son architecture conventuelle : c’est un dessin à la plume représentant le premier Collège de Saint-Hyacinthe; commencé en 1811 d'après les dessins de l'abbé Conefroy, il a été bénit par son architecte le 25 octobre 1816.MONTREAL.FEVRIER 1953 39 LA VIE DU CHRIST RACONTÉE PAR LES CHAPITEAUX DE STE-ANNE DE BEAUPRÉ Un article de Je OUlô f?._AuJet F.R.A.I.C.Les sculpteurs romans ont créé dans la pierre des figures naïves et charmantes.Ils ont fait des chapiteaux remarquables, tels ceux de la Basilique de Vezelay, en France, autrefois un des lieux célèbres de pèlerinage au moyen âge.Les architectes de la Basilique de Ste-Anne de Beaupré, près de Québec, ont voulu s’inspirer de cette forme de sculpture depuis longtemps oubliée et en traduire la simplicité et la beauté dans la pierre des chapiteaux de l’intérieur.Les Révérends Pères Rédemptoristes, qui dirigent ce sanctuaire, ont approuvé l’idée avec enthousiasme et ont choisi comme thème la vie de Notre-Seigneur pour les chapiteaux du chœur et d’un des côtés des transepts : ce sont les seuls sculptés actuellement.L’exécution du travail a été confiée au sculpteur canadien Émile Brunet, auteur de plusieurs œuvres fort remarquables.Le premier chapiteau représente la Naissance de Jésus, la Visite des Bergers et celle des Mages.Ailleurs, c’est la présentation au temple, la Fuite en Egypte.Continuant la merveilleuse histoire du Sauveur, on le voit au Temple où il émerveille par sa connaissance des écritures, tandis que ses parents le croyant perdu le cherchent partout.Ailleurs c'est le Baptême.Puis Jésus fais le choix de ses disciples, assiste aux Noces de Cana où il fait son premier miracle, telle la Guérison de l’Aveugle-Né représentée ici.Après c’est la Multiplication des Pains, puis l’entrée triomphale à Jérusalem où la foule l’acclame.Puis c’est la Cène où Jésus change le pain en sa chair.Près de Lui sont ses apôtres préférés, Jean et Pierre, ce dernier reconnaissable à sa clef.Ici un détail amusant.Sur chacun des 4 autres côtés du chapiteau, il y a trois figures donc douze pour l'ensemble, mais avec Judas il y a treize personnes.L’artiste l'a placé sous la table en train de filer en douce, mais un confrère relève la nappe et l'aperçoit à sa grande surprise.Ces chapiteaux sont de taille imposante, quatre pieds de hauteur par cinq de largeur à la partie supérieure et placés à environ 35 pieds du sol.Ils sont sculptés dans la pierre d'In- diana.Les sujets sont traités largement et avec cette naïveté qui charme tant dans les œuvres de la période romane.On admire la noblesse et l’ampleur des vêtements, la majesté de la figure du Christ, la grande beauté de la Vierge.Et quelle expression dans le regard de l’Aveugle-Né qui voit la lumière pour la première fois ! Cet ensemble remarquable nous fait voir un côté ignoré du caractère de son auteur : sa grande foi et sa façon de traiter dans une note personnelle, naïve et charmante des sujets déjà si souvent représentés.Un grand sculpteur français, alors qu’on lui montrait les maquettes à Paris, déclarait qu’il ne connaissait personne aujourd’hui capable de traiter ces sujets aussi remarquablement et exactement comme l’avaient fait les sculpteurs romans du Xllème siècle.Plusieurs artistes nous ont aussi fait cette même remarque.Il faut aussi reconnaître le mérite de l’exécutant, M.Lord, qui a si bien compris l’esprit de l’œuvre de Brunet.Line fois complété, l'ensemble comprendra 20 chapiteaux complets et 16 demis.Douze sont actuellement terminés.Le chœur de la Basilique de Ste-Anne de Beaupré.On y voit quelques-uns des chapiteaux déjà sculptés.*' ’ '¦ Uc via 4 ?ARCHITECTURE BATIMENT CONSTRUCTION LA NAISSANCE V; .«••Mi '«•'¦Vf' Le Christ est né.La visite des bergers.tùiiViV^fa 4 La visite des mages.La fuite en Egyp{e.LA VIE PUBLIQUE i l *
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