Architecture - bâtiment - construction, 1 janvier 1955, Janvier
ENT - CON BÂT WïSpgî PRDJETS D'ARCHITECTURE r^ f.¦ mm 'i MONTREAL JANVIER 1955 SIEGES BLANCS Maintenant! des ILS NE TERNISSENT PAS ILS SOM IMBRISABLES l.es sieges blancs Anti-Ch ocs Olso-nile ne ternissent Is conser vent, sous usage normal, cette ap parence sanitaire que donne le blanc, pour iou la durée du bâtiment.Les sieges Anti-Chocs OIso nite sont pratiquement im-brisables.Ils sont cinq fois plus robustes que les sièges monopièces ordinaires.A N T I - C H O C Un siège blanc est plus propre, a fiî£iâppa EànrçvjV jinjnJi\y; vraiment une salle.Et il est mamten^fij P'Rfiljhj .tlNlftenirî uîi siège blanc qui restera blanc la vie durant sous usage normal.Les nouveaux sièges blancs Anti-Chocs Olsonite sont tout indiqués pour les installations dans l’industrie et les salles de toilettes publiques.Des laboratoires de recherches impartiaux ont prouvé par des tests l’absence de décoloration visible, après des années d’usage.Et ces tests ont aussi démontré que ces sièges étaient cinq fois plus robustes et plus résistants aux chocs que les sièges monopièces ordinaires.Même un usage abusif délibéré dans les toilet- Il se vend plus de sièges Olsonite au Canada que toutes les autres marques ; ^.publiques et les installations industrielles ne peut craqueler, * fe*î(/iler ou briser les nouveaux sièges Anti-Chocs Olsonite qui, de plus, n’absorbent pas l’eau.Ajoutez à ces nouveaux avantages les caractéristiques suivantes : les pentures sont cachées, donc absence de métal qui peut rouiller ou se corroder; les pièces sont d’un seul matériau, avec couleur blanche de part en part; ils sont monopièces, donc aucun fini appliqué qui peut craqueler ou peler.Spécifiez le siège qui peut rester blanc — qui peut encaisser les pires coups même dans les toilettes publiques — les sièges ANTI-CHOCS Olsonite.CANADIAN BATTERY & BONALITE CO., LTD (DIVISION DES PLASTIQUES ) WINDSOR.ONTARIO Source : Bureau Fédéral de la Statistique.Catalogue complet Olsonite disponible sur demande.S.V.P.écrivez sur papier portant votre en-tête de lettre Le viaduc de Dorval SliRifa INSTALLATION ÉLECTRIQUE PAR METROPOLE ^ Plus (le vingt années d’expérience dans les constructions commerciales, industrielles, éducationnelles et résidentielles.^ Une main-d’œuvre qualifiée entraînée depuis des années dans toutes les spécialités du métier.MONTRÉAL QUÉBEC OTTAWA MONTRÉAL.JANVIER 1955 Une surveillance constante exercée par des ingénieurs professionnels bien au courant des matériaux pratiques modernes.Une fidèle interprétation des plans et devis à la satisfaction de l’architecte et de l’ingénieur conseil.1260 EST, RUE JEAN-TALON MONTRÉAL - TÉL.GR.93 5 8 % ~w Ov U3 «¦¦¦* crrrrrr I iMT'OUVc ' ouvant produire 80,000 livres de vapeur par heure .avec des avantages, au point de vue efficacité, économie de fonctionnement et entretien, qu'une année complète de service a mis pleinement en valeur.telle est la chaudière Vickers-Keeler C.P.qui a été construite et installée pour Donahue Bros.Limited, à Clermont, P.Q., par.A ARCHITECTURE BATIMENT C ?N STR U CTI ?N Concours International CALVERT HOUSE pour la “Maison Canadienne de Demain” __ «bu» #r'4AT10NAL oem»n r o c h.Brochure illustrant les Plans primés envoyée sur demande Gagnant du Prix européen Calvei Les projets primés du Concours international Calvert House, tenu sous les auspices de l’Ecole d’Architecture de l’Université McGill, représentent le talent créateur des architectes non seulement du Canada mais aussi de la Grande-Bretagne et de l’Europe.Les projets primés ont été choisis par un jury distingué parmi les travaux de 661 concurrents de 17 pays différents, et des prix au total de $12,000 ont été distribués par la maison Calvert Distillers Limited.Une brochure illustre tous les projets primés et fournit, aux entrepreneurs et aux particuliers intéressés à se faire construire une maison, tous les renseignements sur la façon d’obtenir les plans d’exécution, etc.Vous pouvez vous procurer cette brochure gratuitement en écrivant à Calvert Distillers Limited, Amherstburg, Ontario.Gagnant du Prix canadien Calvert House Gagnant du Prix international Calvert House CALVEET DISTILLEES LIMITED AMHERSTBURG.ONTARIO MONTREAL, JANVIER 1955 5 AIR VICIÉ?Dâbarassez-vous-en avec les ventilateurs de toiture SHELDON La poussière, la fumée, la chaleur et les gaz dangereux sont éliminés en peu de temps des lieux où l'on travaille.Pour usage avec un système de tuyauterie et où un fonctionnement silencieux est requis - uti- lisez l’unité H2 Sheldon.Pour assurer les meilleurs résultats dans les différentes situations qui peuvent survenir, nous avons conçu et fabriqué trois modèles qui répondent aux demandes les plus communes.Le Sheldon FR est illustré directement ci-dessus avec Faction de l’air tel qu’indiqué.Utilisez-le pour expulser l’air impur dans les grands espaces.L’air de l’usine est peut-être dangereusement contaminée dans certains départements, alors utilisez l’unité YR Sheldon.Elle a une décharge verticale à une grande vélocité.Cette unité et son action sont illustrées en haut à droite.Les ventilateurs de toiture Sheldon vous sont livrés complets et empaquetés — et prêts à être installés.Nouveau catalogue No 6001 sur les ventilateurs de toiture Sheldon.Ecrivez dès aujourd’hui pour en recevoir une copie.MONTREAL, TORONTO, HAMILTON, LONDON, OTTAWA ENGINEERING LIMITED GÂLT .CANADA HALIFAX : Austen Bros.Ltd.ST.JOHN, N.B.: H.Avard Loonier & Co.MONTREAL : Labrador Supply & Equipment Co.Ltd.HAILEYBURY : John H.Brumell.WINNIPEG : E.H.Price Ltd.CALGARY & EDMONTON : Gorman’s Ltd.VANCOUVER î C.C.Moore & Co., Engineers Inc.VANCOUVER : E.H.Price (B.C.) Ltd.6 ARCHITECTURE BATIMENT CONSTRUCTION ' .- Suspension plus rapide ! 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Ecole St-Thomas Apôtre, rue Clark, Monl Hôpital Ste Jeanne d Arc, rue St-Urbain, Montréal Holy Cross Church, Cornwall, Ontcrio.Catalogue de radiateurs-convecteurs fourni sur demande.Nous nous ferons un plaisir de faire parvenir à tout architecte, contracteur ou plombier des photostats des documents officiels émis par le Département du Commerce de U.S.A.sur le C.S.140-47.ILS ONT ÉTÉ ÉPROUVÉS DANS DES MILLIERS DE NOUVELLES CONSTRUCTIONS lût 4/yuiteil'/etu# chaque destin, Choix de modèles de plancher avec dessus droit ou incliné, modèles encastrés ou semi-encas-trés, modèles variés de cabinets, suspendus ou appuyés au plancher, panneaux muraux, etc.d/t/taÆe/ds "cede-lestés* " La Cie Rosemount Industries Ltée est le seul manufacturier de radiateurs-convecteurs du Québec dont les radiateurs ont été classifiés en vertu de CS.140-47 par la Division du Trade Standards du Département du Commerce des Etats-Unis.CfO/icuifte d'un out, sect ItUS tuts r&d/dfèurs-ccnu/ecfëttrs Couvre-planchers en Vinyl PERMALIFE Amtico.• Tout vinyl .avec couleurs de part en part ! 9 Permalife .résiste durant des années • Flexible, résilient, silencieux ® Résiste à la graisse et aux acides ° Ne peut craquer ou déchirer • Ne peut pourrir ou moisir • Résiste au frottement Disponible en dessins terrazzo et mosaïque.en couleurs unies ou jaspées (en tuiles ou en feuilles) Les plus importants manufacturiers au monde de couvre-planchers en caoutchouc AMERICAN B I LT RITE RUBBER CO.(CANADA) LTD.SHERBROÇK E, QUEBEC Des échantillons ?Amtico, Dépt A-l, Sherbrooke, Que.Faites-moi parvenir des échantillons et détails complets sur le couvre-planchers en Vinyl Permalife Amtico.NOM .COMPAGNIE .ADRESSE .VILLE .PROV.S.V.P.attacher à votre ea-tête de lettre ou carte d'affaires.MONTREAL, JANVIER 1955 .sui : -Ïrf §§ijpil — TL^-^I SS SE»-’ -CS®! m** *«B| '*' fail'll 1-s—••¦! wëfêgïèl ¦mie SyiJSIJ1 STRUCTURE DE L'HÔPITAL DE HAUTE-RIVE, PRÈS BAIE-COMEAU, P.Q.Architectes : Desgagné et Boileau Ingénieur (structure): S.Trépanier CHARPENTE FABRIQUÉE ET ÉRIGÉE PAR LORD ET CIE LIMITÉE Président : HENRI LORD, Ing.P.ENTREPRENEURS EN CHARPENTES MÉTALLIQUES 4700, rue Iberville, MONTRÉAL FAIkirk 3048 îo ARCHITECTURE BATIMENT CONSTRUCTION 4911, Chemin de la Côte des Neiges, Montréal — REgent 8-9423 1835, Yonge Street, Toronto — HUdson 8-9009 T CETTTE MACHINE FRANKI a été spécialement conçue et réalisée pour le fonçage des pieux-caissons FRANKI.Sa grande mobilité et son transport facile sont ses principales caractéristiques.Cette machine peut, en effet, se déplacer par elle-même et en toutes directions, grâce à un système de vérins hydrauliques.Sa jumelle de fonçage pouvant s’incliner de 5° vers l’avant et 25° vers l’arrière, permet la réalisation de .pieux inclinés.Elle est actionnée par un moteur Diesel et la chute de son dameur peut développer une énergie allant jusqu’à 320,000 livres-pieds.De montage facile, elle - peut être mise en opération le jour même de son arrivée.,11! 11! if /T FRANKI COMPRESSED PILE COMPANY 4911, Chemin de la Côte des Neiges, Montréal, Qué.Veuillez m’envoyer votre catalogue illustré et tous les renseignements concernant la méthode FRANKI.NOM.PROFESSION .ADRESSE .VILLE.PROV.MONTREAL, JANVIER 1955 11 VOL.4 NO 7 PORTES EN VERRE (EXTÉRIEUR) CHARNIÈRE PORTE (INTERIEUR) COUPE DU CHAMBRANLE (LE LINTEAU DOIT AVOIR LA MÊME LARGEURI La surface dépolie d’une porte en verre “Armourcast” laisse passer les rayons lumineux .mais les diffuse de telle sorte qu’elle empêche complètement de distinguer au travers, tout en permettant de constater si la pièce est occupée ou non.Ces portes sont faites en verre coulé et durci, de %" d’épaisseur, dépoli sur un seul côté; le côté dépoli se place à l’intérieur de la pièce.LES PORTES “ARMOURCAST” PROPAGENT LA LUMIÈRE .ARRÊTENT LA VUE Les portes en verre “Armour-cast” sont fabriquées en deux dimensions standard : 78" X 30" et 78" X 33" — et en d’autres dimensions, sur commande.Normalement elles sont à un seul battant et s’ouvrent vers l’intérieur; pour ouvrir vers l’extérieur, on doit leur ajouter un support d’angle spécial.Elles sont faites en deux types, selon la largeur “A” du chambranle indiquée sur le plan.La porte pivote sur des charnières en saillie posées à l’usine et qui peuvent être réglées, sur demande, pour tenir la porte à 90°.Le ferme-porte automatique, si l’on en veut un, est posé sur place après que la porte a été installée.Cette page fait partie d'une série de renseignements réunis par la division technique de la compagnie Pilkington Glass.Les étudiants en architecture et les architectes peuvent en obtenir d'autres exemplaires, sur demande.S'ils le désirent, ils peuvent aussi se faire inscrire sur la liste d'envoi de la "Monographie du verre", en écrivant à : Pilkington Glass Limited, Division technique, 647 ouest, rue Craig, Montréal, P.Q.K I N N I M I 647 OUEST, RUE CRAIG, MONTRÉAL, P.O.¦t ¦ 12 ARCHITECTURE - BATIMENT CONSTRUCTION ÀRGHTECTIM Vol.10 — No 105 JANVIER 19 5 5 CONSEILS D'AVISEURS ARCHITECTES Paul-H.Lapointe, M.R.A.I.C.dir.technique Louis-N.Audet, F.R.A.I.C.—• Randolph C.Betts, B.Arch., A.R.I.B.A.— John Bland, B.Arch., A.R.I.B.A., A.M.T.P.I., F.R.A.I.C.— Ernest Denoncourt, B.A.A.— Léonce Desgagné, A.D.B.A.— Jean Damphousse, A.D.B.A.Georges de Varennes, B.A.A., F.R.A.I.C.-— Roland Dumais, A.D.B.A.— Gaston Gagnier A.D.B.A.— J.-Y.Langlois, A.D.B.A.-— Eugène Larose, B.A.A., F.R.A.I.C.— Lucien Mainguy, A.D.B.A., F.R.A.I.C.— J.C.Meadowcroft, F.R.A.I.C.— Pierre Morency, A.D.B.A., M.Arch.— Maurice Payette, A.D.B.A., F.R.A.I.C., — Lucien Sarra-Bournet, B.A.A.SOMMAIRE Editorial Ce que les statistiques ignorent Eugene Charbonneau, éditeur.6 à 18 Vœux et commentaires des présidents .Orientation Lucien Mainguy, A.D.B.A., F.R.A.I.C., président de l'A.A.P.O.INGENIEURS — Rôle de l’Ingénieur Regards vers l’avenir Gérard-O.Beaulieu, Ing.P., prof., Ecole Polytechnique — Armand-E.Bourbeau, Ing.P.Ignace Brouillet, Ing.P.— Henri Goudefroy, Ing.P., dir., Ecole Polytechnique — Paul E.Morissette, dir.adjoint, Travaux Publics, Ville de Mtl — L.Nadeau, Ing.P., sec.-gén., Corp.des Ingénieurs Prof, de Québec — G.Lome Wiggs, Ing.P.Georges Demers, Ing.P., M.E.I.C.président de la Corporation.Raymond Brunet, B.A., O.B.E., président de la C.C.A.Projets d Architecture 19 à 32 CONSTRUCTEURS — Le projet d’habitation du Comité Dozois Le Service d'Urbanisme de la Ville de Montréal.Jacques Boileau, vice-pres., Damien Boileau Limitée — L.-Elzéar Dansereau, prés., Métropole Electric Inc.— Fernand Guay, vice-prés J.L.Guay & Frère Ltée — Gaston Jouven dir.gén., A.Janin Ltée — René Thomas vice-prés., Collet Frères Ltée — A.R.Thomson, vice-prés., construction.Foundation Co.of Canada Ltd mmeuble commercial à Montréal Jean Ouellet, architec e CONSEILLER JURIDIQUE — Me Bernard Sarrazin, c.r.ADMINISTRATION — Projet d’une maison de repos pour couples âgés Jean Damphousse, architecte.Projet d'une église Yves Bélanger, architecte.Le monument Laurier à Québec Emile Brunet, sculpteur et André Gilbert, architecte.Eugène Charbonneau Claude Beauchamp RÉDACTION — Odilon Gagnon Olivier Chambre Antoni Joly Bernard Légaré PUBLICITÉ — Lome F.Treger J.A.Babineau R.DesRosiers A.H.Halladay Pierre Rocray éditeur gérant-général Génie et Technique 33 à 37 Géotechnique et fondations Jacques-E.Hurtubise, Ing.P.rédacteur en chef Québec Applications du béton précontraint Chicoutimi René Martineau, Ing.P.Ottawa-Hull Article 38 Montréal Montréal Montréal L’architecte dans la société contemporaine Lucio Costa, architecte.Toronto Page frontispice secrétariat Maquette du projet d’habitation Dozois.Éditeurs : Eugène Charbonneau & Fils, 1448, rue Beaudry, Montréal 24.Canada, Tél.: HO.2528.— Aussi éditeurs de : "Le Fournisseur des Institutions Religieuses" — "Le BÏ[outier" — À Toronto: 73 Adelaide St.West, Ch.342, * Imprimeurs: Paradis-Vincent Limitée, Montréal.* Abonnements: Pour les architectes, ingénieurs et constructeurs du Canada, des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne: $4.00 par année.Toute autre personne.$6.00 par année.Autorisée comme envoi postal de la seconde classe, Ministère des Postes, Ottawa, Ont.* Droits d'Auteurs: Tous droits de reproduction et d’adaptation réservés pour tous pays.* Tirage certifié: Membre de la Canadian Circulations Audit Board.CCAIi hm JietÊL \ ‘â/l^tr-*fas«k ; 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vœux et commentaires que nos lecteurs peuvent lire dans ce numéro.Les nouvelles constructions atteignent cette année une valeur sans précédent de près de 4.8 milliards, soit une augmentation de 250 millions sur 1953.Le volume de la construction de 1955 égalera, s’il ne le dépasse pas, ces chiffres.Ce qui fait de l’industrie de la construction l'élément stabilisateur par excellence de l'économie de la nation.Comme au début de 1954, les pronostics de la Canadian Construction Association, et sous ce rapport tous les pronostics de ceux qui sont placés pour tater le pouls de l'économie canadienne et déterminer son état de santé, nous signalent la plus grande prudence.Les choses vont bien, l'économie se stabilise et le progrès est le mot d'ordre.Mais les rouages du progrès et de l'économie canadienne sont complexes et un simple grain de sable dans les engrenages peut ralentir la machine.La prudence reste toujours de mise.Il ressort de toutes les statistiques qui inondent actuellement la presse de la nouvelle année que nous avons lieu d être per — et d’espérer beaucoup — de nos réalisations.Mais ces statistiques ne peuvent nous montrer, et encore moins expliquer, un aspect dynamique de la vie canadienne qui peut sembler de plus pur intangible parce qu’il relève de l humain, mais qui existe avec une vigueur qui ne fera que s'accroître avec les années : nous voulons parler de l'état d esprit et des goûts de la clientèle de l industrie de la construction.Car il ne faut pas oublier que l industrie de la construction doit compter sur ses clients, un peu comme un grand magasin à rayons, et que ceux-ci changent d année en année.La clientèle de l industrie de la construction.ce sont les gouvernements fédéral et provinciaux, ce qui en dernière analyse revient à dire le grand public : ce sont les grandes entreprises qui assurent la stabilité du pays, qui elles aussi doivent compter sur l’esprit d'entreprise du grand public; ce sont, enpn, les acheteurs de maison, et ceux-ci sont vraiment corps et âmes le grand public.Que représente ce dernier groupe, le plus palpable, le plus analysable et le plus organiquement compréhensible des trois ?Quantitivement, il absorbe 30 pour cent des 4.8 milliards de ïindustrie de la construction au pays.Qualitivement, il représente l'élément de la population le plus stable et le plus ancré dans ses croyances et ses institutions parce qu'il désire «s’établir » dans sa propre maison, ou bien posséder de la propriété.Or cette partie de la population change énormément.De plus en plus elle apprend à détester les bicoques, à désirer de ïarchitecture et de la construction comme elle en voit quelques fois chez-elle et souvent ailleurs dans les revues.Elle comprend davantage les problèmes de la construction et de l’habitation.Le futur propriétaire désire maintenant plus pour son argent, il croit en l’esprit de concurrence et il cherche parfois très longtemps avant de se décider d’acheter sa maison ou de se choisir un architecte.Ce qui frappe cette année dans le secteur habitation de notre industrie, c’est cette prise de conscience du grand public quant à l’aspect moral du problème de l'habitat.Voilà auelaue chose de difficile à définir.Mais ce quelque chose existe, et il prend de l'ampleur et il se peut qu'il devienne tellement marqué d'ici quelques années que nos professionnels, nos constructeurs et nos dirigeants devront en tenir compte jusque dans leurs statistiques.A problème moral, solution humaine, économique et pratique.C'est ce que nous souhaitons pour le plus grand bien du public.Et aussi pour le plus grand bien de l’industrie de la construction et de l'économie canadienne.EUGÈNE CHARBONNEAU, Editeur.MONTRÉAL, JANVIER 1955 15 ORIENTATION Grâce à l’hospitalité de la Revue « Architecture », il m'est très agréable de souhaiter à tous, au nom de l’Association des Architectes de la Province de Québec, une Bonne et Heureuse Année.Que les liens cordiaux qui unissent les spécialistes du bâtiment se resserrent en vue de mieux servir le pays et pour le plus grand bien de chacun.Cette nouvelle année s’annonce prometteuse dans le domaine de la construction, et des projets considérables seront entrepris pour satisfaire les besoins de l’habitation et de l’industrie.La période d’urgence qui a suivi la guerre étant passée, je souhaite que chaque problème soit maintenant considéré à son mérite, sans empressement compromettant.Il ne s’agit pas de bâtir pour bâtir; la satisfaction que nous avons de voir sans cesse s’accroître l’industrie du bâtiment ne doit pas nous faire oublier sa fin qui est de « mettre l’homme à l’abri dans les conditions les plus favorables à son développement sous toutes ses formes », qu’il s’agisse de l’habitation ou de l’usine .À cette fin, l’art de construire devra rejeter la standardisation (qu’il ne faut pas confondre avec normalisation) et éviter de se pétrifier dans des méthodes désuètes ou impropres, sous le seul prétexte qu’elles sont économiques.Les techniques de construction devront être plutôt adaptées à l'expression formelle des besoins aussi divers et différents que la société d’aujourd'hui les présente.Et ainsi, le bâtisseur contribuera à conserver à l’homme le sens de sa personnalité, et facilitera son épanouissement.A la revue « Architecture » et à son rédacteur j’offre mes sincères félicitations pour le magnifique travail accompli et mes meilleurs vœux de succès et de prospérité.Thanks to the hospitality of « Architecture » magazine, it is my privilege to wish to one and all a very Happy New Year on behalf of the Province of Quebec Association of Architects.May the friendship uniting the specialists of the building field evolve further in order to better serve the country and contribute to the welfare of everyone.This new year is full of promise in the construction field and projects of considerable scope will be undertaken to meet the needs for living accomodations and industrial plants.The emergency period which followed the war being a thing of the past, I hope that every problem will be considered according to its merit, without undue eagerness.One should not build for the sake of building; the legitimate feeling of satisfaction we have in seeing the steady growth of the construction industry must not make us overlook its ultimate purpose, which is « to shelter man in conditions most favorable to his development in every possible way », be it in the home or at the plant .Toward this end, the art of building must reject standardization (which should not be confused with basic norms) and evade the danger of finding itself petrified in obsolete or inadequate methods, under the pretense that they are more economical.The construction techniques must rather be adapted to the formal expression of needs as varied and different as the present day society may require.Thus, the builder will contribute to the preservation of the personality of man and promote his progress.To « Architecture » magazine and its editor, I present my most sincere congratulations for the outstanding work achieved and my best wishes of success and prosperity.ARCHITECTURE - BATIMENT * C ?N-STR U CT IP N ROLE DE L'INGÉNIEUR ÔürTJSs mm & m\ /*• s > _ : f= esta W.«s.Vœux et commentaires du Président de la Corporation des Ingénieurs Professionnels de Québec.GEORGES DEMERS, Ing.P., M.E.I.C.Je suis heureux de pouvoir adresser mes meilleurs vœux de Bonne et Heureuse Année aux Ingénieurs Professionnels et aux lecteurs de la Revue « Architecture ».Les membres de la Corporation des Ingénieurs Professionnels de la Province de Québec sont conscients du rôle important qu’ils doivent remplir lorsque la société demande, comme aujourd’hui, l’invention et la construction de machines, l’exécution de travaux d’arts publics ou privés, la création de nouvelles usines et d’entreprises industrielles plus nombreuses et plus variées.Les grands travaux de ponts, barrages, développements hydro-électriques, canalisations, exploitations minières et industrielles ne sont possibles que par les Ingénieurs.Avec un légitime orgueil pour ses membres, la Corporation veut que le prestige de la profession ne soit pas amoindri en accordant plus de mérites aux caractères utilitaires ou commerciaux de ses œuvres plutôt que d’en faire ressortir les véritables valeurs sociales, scientifiques et intellectuelles.De plus, la Corporation insiste pour que les projets de Génie dans la Province de Québec soient confiés à des Ingénieurs Professionnels de la Province de Québec.Ayant reçu une haute instruction scientifique, bien entraînés aux travaux pratiques, très familiers avec les conditions de climat, de terrain, de méthodes de construction et de matériaux disponibles les Ingénieurs Professionnels de Québec possèdent un savoir et une expérience inégalés au monde pour contribuer au développement de la Province.Au début de 1955, je formule le vœu que les Ingénieurs puissent toujours exercer leur profession pour le plus grand bien de la société et que leur collaboration dans tous les projets soit reconnue et appréciée partout comme l’exprcssicn de leur compétence et de leur savoir."h.MONTREAL, J A NV' ER 1954 17 'CQN?'mm REGARDS VERS LAV E N I R Au début de la nouvelle année, il m'est particulièrement agréable d’être l’interprète de mes collègues de la « Canadian Construction Association » et de profiter de l’occasion qui m’est offerte par la Rédaction de présenter les bons souhaits d’usage au personnel et aux lecteurs de la revue « Architecture », et nos salutations cordiales à nos bons amis, les membres de l'Association des Architectes et de la Corporation des Ingénieurs Professionnels de Québec.L'industrie de la construction et du bâtiment constitue peut-être le plus grand élément stabilisateur de l'économie nationale, et tous ceux qui y contribuent de près ou de loin, architectes, ingénieurs et constructeurs peuvent être fiers des réalisations de l’année qui vient de se terminer.D’après les plus récentes données de la statistique fédérale, environ 4.8 milliards de capitaux auront été investis dans ces divers projets de construction, dépassant de 6% le record établi en 1953 et égalant la totalité du budget fédéral de l'année courante.Si nous songeons qu’en 1939 la valeur totale de la construction au Canada était de 800 millions, nous réalisons mieux le progrès quasi phénoménal accompli durant ces dernières années.Que nous réserve 1955 ?Chez-nous, comme aux Etats-Unis d'ailleurs, tout porte à croire qu'une autre période d’activité intense nous attend, car les principaux facteurs qui ont stimulé l'industrie durant l’année é-coulée restent toujours les mêmes.La stabilité relative du coût de la construction depuis quelques mois, la participation des banques aux prêts hypothécaires en vertu de la Loi Nationale 1954 sur l'Habitation, la canalisation et les projets hydro-électriques du St-Laurent, les nouvelles installations pétrolifères, les travaux de voirie et autres entreprises publiques sont à l'ordre du jour et vont continuer, sinon accélérer, l’élan déjà acquis.C'est du moins le pronostic qui découle des récentes déclarations faites par les dirigeants de notre monde financier et politique, et l’opinion partagée par la majorité des membres de l’Association Canadienne de la Construction.Cependant, cet avenir prometteur n'exclut nullement de notre part certains éléments de prudence et la solution de plusieurs problèmes, quelques-uns plus anciens, d’autres relevant de la situation particulière que nous traversons.Ainsi, il est absolument urgent que le professionnel par l’application de nouvelles techniques, et le constructeur par une plus grande productivité sur le chantier maintiennent à un niveau raisonnable et stable le coût de l'entreprise, afin de rendre attrayantes pour le client les mises de fonds nécessaires à la vie et au progrès de l’industrie.Ce but est déjà partiellement atteint par la concurrence intense qui se manifeste actuellement dans toutes les sphères de la construction.Cette concurrence assure au propriétaire, sinon toujours la meilleure valeur pour son placement, du moins la variété dans le choix de son entrepreneur; et elle est désirable pourvu qu’elle soit loyale et demeure dans les bornes des procédés reconnus.Malgré les progrès considérables réalisés en ces dernières années dans l’exécution de travaux de construction, en hiver, le chômage saisonnier dans l’industrie est encore aussi aigu que par le passé.C’est une situation paradoxale mais réelle.En moyenne 25% des travailleurs de la construction chôment en février comparativement à septembre, le mois d'activité maximum.Cette anomalie fait actuellement le sujet d’une étude approfon- mSÊÊÊ f.* Vœux et commentaires du Président de la Canadian Construction Association.RAYMOND BRUNET, B.A.O.B.E.die de la part des autorités fédérales et préoccupe tous les industriels canadiens.Il est admis que les conditions climatiques du pays ne nous permettent pas d’espérer que ce problème soit un jour complètement résolu, mais nous pouvons tous tenter de l'alléger.Fondamentalement, il appartient au propriétaire ou aux architectes et ingénieurs dont relève la conception du projet de déterminer dans la plupart du temps la période où commenceront et s'efFectueront les entreprises.Le succès de tout programme tendant à réduire le chômage saisonnier dans l’industrie dépendra largement de leur participation.Certes, il suffit de jeter un regard rapide sur les vastes sommes déboursées en prestations d’assurance-chômage, l’hiver dernier, à cause du chômage saisonnier, pour se convaincre qu’il y a décidément de l’intérêt public de répartir aussi également que possible l’activité industrielle durant toute l’année, et par suite de stabiliser un des facteurs les plus importants de notre économie nationale : la construction.Au nom de mes collègues, c'est le vœu que je me permets d’exprimer au début de cette nouvelle année.IB ARCHITECTURE - BATIMENT - CONSTRUCTION '$J>-V' -***•«» LE RAPPORT DU A l'été de 1952, cinquante-cinq associations civiques de Montréal entreprirent une campagne pour obtenir la construction de logements à loyer modique.Cette campagne eut comme résultat la formation d'un comité consultatif dont M.Paul Dozois, membre du Comité Exécutif de la Ville de Montréal, fut nommé président.Ce comité a préparé et présenté un rapport qui fut rendu public à l'automne de 1954.D'où le nom de Rapport Dozois.La préparation du rapport a été faite par le Service d'Urbanisme, division du Plan Directeur.Les analyses statistiques et le texte original sont d'Ernest Langlois, Ing.P., et les plans de Roland Gariépy, architecte.COMITÉ DOZOIS Projet de rénovation et de construction d'habitat à loyer modique pour Montréal Parce qu’il touche aux problèmes extrêmement aigus de l’élimination des taudis et de la construction de logements à loyer modique dans une ville qui a vraiment besoin des deux, ce rapport est un document social de première importance.Parce qu’il représente une dépense de près de 19 millions de dollars — dont environ $15 millions pour la construction des bâtiments — le rapport du Comité Dozois intéressera architectes, ingénieurs et constructeurs.Ce projet tombe à point.Montréal possède environ 23,000 logements de 80 ans et plus et elle doit construire à peu près 5,700 nouveaux logements chaque année pour répondre à l'accroissement du nombre de ses familles et pour remplacer ceux devenus vétustes.De plus, 57.5 pour cent des chefs de famille salariés gagnent $2,500 par année ou moins, et devraient payer des loyers en fonction de leurs revenus.Ce projet de rénovation d’une zone d'habitat défectueux et de construction d’habitations à loyer modique a pour but de résoudre ce problème dans un secteur choisi de la ville de Montréal.Manifestement à l’étape préliminaire, ce projet intéressera les architectes et les constructeurs surtout par ses grandes possibilités.Les projeteurs ont établi des statistiques très poussées pour le secteur où l’on espère réaliser le projet et ils ont tracé une implantation qui a beaucoup de mérite.C’est dans les perspectives du principe, des solides données de base qu’il contient et de la conception à la fois morale et pratique de l’ensemble qu’il faut le considérer.De tous les secteurs étudiés par le comité, celui borné par les rues St-Urbain, Ontario, St-Denis et Ste-Catherine a été choisi.MONTREAL, JANVIER 1955 19 PROJET DE RÉNOVATION ET DE L'étude du projet de réaménagement nous démontre qu’on peut diviser le territoire en deux parties principales bien distinctes.L’une, formée des principales voies commerciales, telles que les rues Saint-Denis, Sainte-Catherine et le boulevard Saint-Laurent, reste pratiquement inchangée.L’autre, réservée en majorité pour l’habitation, peut se subdiviser en trois sections : la première, comprise entre les rues Saint-Urbain, Ontario, Clark et de Montigny; la seconde, bornée par les rues Sanguinet, Ontario, Saint-Denis et de Montigny; enfin, la troisième, et la principale, est comprise entre les rues Saint-Dominique, Ontario, Sanguinet et de Montigny.C’est dans cette dernière section que va demeurer, autour du grand parc et terrain de sport central, la majorité de la population vivant actuellement dans ce secteur.Il conviendrait d’y placer les familles les plus nombreuses, pour que le plus grand nombre possible d’enfants aient un accès direct à cet espace, sans traverser aucune voie de grande circulation.La surface construite La superficie totale du secteur est de 2,165,000 pieds carrés, ou 49.70 acres.La superficie exclue du projet est de 13.70 acres, ce qui fait une superficie brute de 36 acres à réaménager.Il y aura évidemment des rues, des stationnements, des parcs, etc.Les bâtiments d’habitation occuperont 3.15 acres sur un total de 15.34 acres, donnant un pourcentage d'occupation du sol de 16.18 pour cent, ce qui est conforme aux exigences modernes pour ce genre de développement.Un des buts principaux du projet est d'ailleurs de réduire la surface construite et de créer le plus d’espaces libres possible.Une telle diminution de la surface bâtie signifie évidemment qu’il faudra construire en hauteur, puisque le nombre de familles à reloger doit rester le même qu’au-paravant.Les voies de circulation Dans le système proposé, les rues sont nettement divisées en deux classes.Il y a d’abord les artères qui traversent le secteur en entier, et qui servent à la grande circulation : ce sont les rues de Montigny, Sanguinet, St-Dominique, Clark et le boulevard St-Laurent.Ensuite, il y a les artères secondaires qui ont pour but de permettre aux véhicules de desservir les bâtiments en bordure de ces rues : l’une d’elles, allant de la rue Sanguinet à la rue St-Dominique, au sud de la rue de Montigny, permettra de desservir les établissements commerciaux de la rue Ste-Catherine.Quelques parties des rues de service en bordure du parc central permettront de desservir chacun des bâtiments sur son pourtour.za CONSTRUCTION D’HABITAT .Deux autres rues de service, situées à l’arrière des bâtiments de la rue Sanguinet et Clark, complètent ce système.Un des premiers effets du nouveau système de rues sera d'éliminer toute cause de dépréciation provenant du mauvais système actuel.Il permettra d'augmenter la rapidité et la sécurité de la circulation en éliminant les rues étroites et en augmentant la visibilité aux intersections.Les stationnements L’étude du stationnement doit se faire concurremment avec celle de la circulation, puisqu’en pratique ce sont deux questions connexes; la circulation est entravée le plus souvent par le stationnement le long des rues, lui-même causé par l’absence de stationnement hors-rue.Le plan de réaménagement procurera des espaces hors-rue, pour desservir le projet d’habitation, éliminer une partie du stationnement le long des principales voies de circulation et ainsi réduire l’encombrement actuel.De nombreux terrains publics de stationnement sont prévus à proximité des voies commerciales.Les principaux se trouveront près de la rue Sainte-Catherine et du boulevard Saint-Laurent.Leur premier but est évidemment de libérer les rues; cependant, ils pourront en outre servir de zones de transition entre les secteurs de commerce et ceux d’habitation.La superficie totale de tous ces différents terrains inclus dans le projet s’élève à 3.14 acres, permettant d’accommoder à la fois environ 500 véhicules automobiles.Les espaces libres Le projet prévoit un ensemble d’espaces libres en fonction de la population à desservir, selon les standards du plan directeur de Montréal.Ces standards prévoient qu’un minimum de 10% de la superficie de tout secteur domiciliaire doit être destiné aux différents genres d’espaces libres; ils prévoient aussi les minimums suivants : 1 acre de terrain de jeux, 2.5 acres de terrain de sports et 5 acres de parcs et d’espaces verts, pour une population de 5,000 personnes.On voit sur le plan de réaménagement que des terrains de jeux pour les petits enfants peuvent être aménagés tout autour des maisons, et qu'un espace destiné aux sports pour les adolescents a été prévu à l’intérieur du développement domiciliaire.De plus, le terrain qui peut être gazonné près des maisons, les mails plantés dans certaines rues et l'aménagement de quelques résidus de terrain en espace de verdure auront pour effet de procurer des espaces libres additionnels.ARCHITECTURE - BATIMENT - CONSTRUCTION Le plan d'ensemble du projet.On voit qu'il exclut du territoire entier les lots riverains des rues St-Denis, Ste-Catherine et du boulevard St-Laurent.L'orientation nord-sud des bâtiments (à part deux à droite du plan) permet l'ensoleillement de tous les logements à un moment donné du jour.De nouvelles voies de circulation seront créées et l'on aménagera amplement d'espaces libres autour des bâtiments.%.11 j \f\j a ?=L.uT Avantages du plan projeté Ce plan élimine toute pénétration d’occupations nuisibles ou de caractère mixte à l’intérieur du secteur d’habitation.Les bâtiments résidentiels sont prévus pour répondre adéquatement aux besoins de la population concernée et ils seront érigés selon les exigences du code du Bâtiment de la Ville de Montréal.La rénovation de ce secteur procurera à sa population des logements salubres et à un loyer modique, dans des immeubles bien orientés, largement éclairés et aérés et pourvus du confort nécessaire au bien-être de leurs occupants.Le secteur choisi.Le rapport du Comité Dozois a pour but de démontrer le degré d'infériorité de ce secteur et de formuler les recommendations qui s'imposent pour sa rénovation.1,383 familles résident dans ce secteur et elles seraient toutes relogées dans les bâtiments que la photo de la maquette nous montre, ci-contre.La démolition et la reconstruction se ferait par étapes, sans déplacer aucune famille.L élargissement de certaines rues, la circulation réglémen-tée des véhicules et des piétons dans les voies de desserte ou dans les voies d’accès aux habitations, les terrains de stationnement, les espaces libres prévus assureront la sécurité et le calme indispensable à un secteur résidentiel et serviront à protéger la santé morale et physique des enfants.it* r 4 - ¦ésgm MONTREAL, JANVIER 1955 21 PROJET DE RÉNOVATION ET DE CONSTRUCTION D'HABITAT .Les familles qui habitent actuellement ce secteur y seront relogées.Le secteur comprend 1.383 familles, mais l'étude détaillée du rapport n’a porté que sur 1,305 familles.La population comprise dans ces familles s'élève 4,645 personnes.Les logements projetés, comme en nous le montrent les tableaux ci-contre, le sont en fonction des familles et de leur composition.Implantation des bâtiments Le projet de rénovation comprend la construction de 16 bâtiments divisés en trois groupes bien distincts.Il y a d’abord les bâtiments du secteur central distribués autour du parc; ils sont au nombre de 10 et leur apparence est identique.Leur hauteur est de huit étages.Leurs dimensions extérieures sont de 220 pieds de longueur, par 45 pieds de largeur en moyenne.L’orientation nord-sud de ces bâtiments permet l’ensoleillement de tous les logements qu’ils contiennent, durant une partie de la journée.Le nombre de logements prévus, dans chacun de ces bâtiments, est de 82, donnant un total de 820 logements pour cette partie du projet; le nombre de pièces, par logement, y varie de 4 pièces à 7 pièces.Le deuxième groupe de bâtiments est situé à l’est de la rue Sanguinet; il comprend trois bâtiments, dont l’un fait front sur la rue Ontario, et les deux autres sur la rue Sanguinet.Leur hauteur est aussi de huit étages.Les 352 logements qui y sont prévus sont destinés aux familles les moins nombreuses.Le troisième groupe de bâtiments est situé à l’est de la rue St-Urbain.Il comprend trois bâtiments de 12 étages de hauteur, dont la base forme un carré de 60 pieds de côté.Nous obtenons un total de 216 logements pour cette partie du secteur d’habitation.Les logements prévus, dans les trois parties du secteur d’habitation, atteignent le total de 1,388, dépassant ainsi, de quelque peu, le nombre de familles résidant actuellement dans le secteur.Estimation L'estimation brute du coût du projet est de $18,789,100, dont $2,591,100 pour l’acquisition du terrain, $930,000 pour l’aménagement du terrain et $15,268,000 pour la construction des bâtiments.ENFANTS DANS LES FAMILLES A RELOGER Nombre d’enfants par famille Nombre de familles % Nombre d’enfants % 0 623 47.7 0 0 1 274 21.0 274 18.0 2 208 15.8 412 27.1 3 95 7.3 285 18.7 4 51 3.9 204 13.4 5 23 1.8 115 7.6 6 et plus 33 2.5 232 15.2 1,315 100.0 1,522 100.0 LOGEMENTS PROJETES EN FONCTION DES FAMILLES Personnes par famille Pieces par logement Chambres par logement 2 3 1 3 ou 4 4 2 5 ou 6 5 3 7 ou 8 6 4 9 ou plus 7 5 LOGEMENTS PROJETES SELON LE NOMBRE DE PIECES Nombre de personnes par famille Nombre de logements projetés Nombre de ¦pieces par logement Nombre de pieces 2 568 3 1,704 3 et 4 56S 4 2,272 5 et 6 182 5 910 7 et S 35 ° 210 9 et plus 35 _ 7 245 1,338 5,341 22 ARCHITECTURE BATIMENT CONSTRUCTION pgÏÉSj- Lr"r-v:- ï&mm*iÿus - ~ i=3 ÿ ft ¦'WÊ : ¦ sa* ; ¦ Sa* Vue en perspective de lâ rue San-guînet vers l'ouest.Ces maisons d'appartements jouiraient de tous les avantages collectifs possibles, tels que : eau chaude à l'année, chauffage central, salle de lavage, entretien des bâtiments, incinération, etc.23 MONTREAL.JANVIER 1955 Plan type d'un étage d'un des bâtiments.Les 16 bâtiments divisés en trois groupes (voir le plan d'ensemble) logeront 1,388 familles dans des logements de 3,4,5,6, et 7 pièces. 3E§5;, IMMEUBLE COMMERCIAL À MONTRÉAL Architecte : Jean Ouellet Ingénieur (béton) : Francis Boulva Voici un des rares cas où un matériau est employé au maximum de son rendement.En effet, cet immeuble qui loge une usine et des bureaux, rue Dickens, à Ville St-Michel, est constitué d’un voile d’acier mince ondulé qui serFà la fois "de structure, de couverture et de revêtement.Ce matériau voile structura] vient en plaques courbes et permet de composer un immeuble en segment de cercle, de sorte que la construction et le traitement architectural sont tirés du matériau même.D’où la grande simplicité de l'ensemble qui est fonctionnel — le terme ne peut être ici mieux choisi — et vraiment plastique.Si l’architecte a réussi une excellente intégration des matériaux, des volumes et de la fonction, c’est qu’il s’en est tenu essentiellement à un dépouillement et à une franchise d’expression peu communs.La beauté vient de la composition, non des apports.V;/' mm fill' m mm ; mm.24- ARCHITECTURE - BATIMENT CONSTRUCTION La façade est composée d'un voile polychrome : panneaux des fenêtres (qui sont les seuls éléments qui ouvrent, le verre étant fixe) verts, Jaunes et homards; pièces de contreplaqué verticales en sapin naturel; bandeaux d'amiante gris.Le support de l'abri est en acier, l'élément en V étant jaune, le droit vert.Module de 3'-4" en plan.If T HW - ssss rieaptlen aeerttulr l llHnt «MB Plan du rez-de-chaussée.L'atelier et l'entrepôt prennent les 2/3 de l'immeuble, sur toute la hauteur.Le traitement de la face arrière où se trouvent les grandes portes de l'usine est dans l'esprit de celui de la façade principale.Les éléments d'acier reposent sur une dalle de béton qui sert de tirant.L'immeuble a 60' sur les deux sens et s'élève en segment de cercle de 20' de flèche.L'acier ondulé de charpente et de revêtement vient en éléments de diverses longueurs qui peuvent être ou érigés l'un après l'autre, ou montés au sol et érigés à l'aide d'un treuil.Les pièces sont galvanisés avant coupure et boulonnées.Elles chevauchent.MH ¦ y.- •>; MONTREAL, JANVIER 1955 25 ÉrtTi't Cet édifice loge une usine et des bureaux au rez-de-chaussée et des bureaux à l'étage partiel.Les photos de cette page nous montre deux vues de l’espace intérieur, isolé, décoré et meublé.L'isolation se fait de deux façons : a) on érige des foulures en bois ou en métal qui sont attachées aux boulons d’assemblage de la structure (le voile d’acier ondulé), on y pose l’isolant qui peut être dans la catégorie des matériaux conventionnels et on érige ensuite un matériau de revêtement; b) on pose l’isolant au fusil directement sur le métal et cet isolant à base d’amiante sert en même temps de revêtement.Cette dernière méthode a l'avantage de conserver l’ondulation naturelle des arcs.La méthode des foulures de bois est celle employée à l'immeuble de la rue Dickens.Détail de l'escalier et d'une partie de la réception.Les coûts de construction de l'immeuble sont d'environ $0.51 le pied cube, y compris la mécanique et la finition, ou de $6.59 le pied carré, en considérant que 2/3 de l'immeuble sont occupés par l'atelier de 20" de hauteur.L’organisation de l’espace intérieur et la décoration sont évidemment influencées par la forme de l’immeuble, mais ceci ne présente aucun désavantage, bien au contraire.Au point de vue organisation de l'espace, la perte des coins est largement compensée par la diminution du coût pour une surface donnée.Quant à la décoration à demeure, par exemple, on y pourvoit en accrochant tous les éléments aux boulons de la charpente (qui sont galvanisés après coupure) à l’aide de fer angle.Les couleurs extérieures se retrouvent à l’intérieur, de même que cette franchise d’expression et cette gaité remarquable.Les avantages d'une construction de ce genre sont variés et dépendent quelque peu de la catégorie d’immeuble à laquelle vise l'architecte.À priori, on note une grande économie qui ressort principalement de la rapidité d’érection de la charpente, de la diminution de la main-d’œuvre qui n’a pas à être spécialisée, de la légèreté de la structure et de haute résistance au feu du matériau.Au point de vue plastique, le matériau amène nécessairement à la simplicité d’expression, si l’on veut que les coûts soient vraiment bas.C’est ce qui a été essayé, et réussi, à cet immeuble.Détail du lobby de l'étage et plan de l'étage partiel occupé par l'architecte de l'œuvre.Les couleurs extérieures se retrouvent à l'intérieur.Les parties extrêmes de l'arc de cercle servent d'espace de rangement, comme on peu1 le voir sur le plan.26 ARCHITECTURE BATIMENT CONSTRUCTION 99 ?in up: MAISON DL REPOS POUR COUPLES AC,ES nzu tmiEH NOVICIAT LT CHAPLLLL PROJET D UNE MAISON POUR COUPLES AGÉS ircliitecte : Jean Damphousse Ce plan d’ensemble est considéré par l'architecte comme un projet-thèse étudié dans le vif de la réalité, dans le concret.C’est un projet d'une maison de repos pour couples âgés et d’un noviciat et chapelle.Envisagé à partir de facteurs humains et sociaux, il a le rare mérite de vouloir et de pouvoir — dans le sens le plus vrai et le plus réaliste de ces termes — alléger un problème social que tous semblent ignorer : celui de l'habitat conçu spécialement pour couples âgés ou à leur retraite qui veulent vivre dans la paix et le confort d’une sorte d'hôtellerie unique en son genre.Il prévoit également la construction d’un noviciat.Le projet se situe à Longueuil et il pourrait être réalisé pour les Religieuses Trinitaires qui sont propriétaires du terrain étudié dans le plan d’ensemble.Les Trinitaires sont des hospitalières qui s'occupent présentement du soin des malades à domicile.Elles hébergent également quelques personnes âgées dans une bâtisse qu’elles partagent avec leurs hôtes.Récemment, les Religieuses retenaient les services de l’architecte Jean Damphousse pour l'aménagement d’une maison de convalescence, dont une partie servirait d’une chapelle provisoire.Cet immeuble, présentement en voie d’érection, est attenant à la bâtisse existante.Comme les Religieuses possèdent un vaste terrain situé entre la rue la plus importante de Longueuil et le fleuve St-Laurent, l'architecte propose avec franchise et réalisme le programme et l’ordre de construction suivants : les Soeurs pourraient envisager d’abord la construction d une maison pour vieux couples qui leur assurerait un revenu indispensable; elles logeraient entre temps dans la bâtisse actuelle jusqu au jour où elles pourraient, à l'aide de ces revenus, procéder à et chapelle; elles seraient a établies dans 1 érection de leur noviciat lors définitivement un ensemble logique, et elles serviraient la population ainsi que leur propre cause.Le projet ordonne donc les éléments existants et les complète.Il fonctionne comme suit : 1 aile des convalescents devient autonome, perd sa chapelle provisoire et peut contenir maintenant 25 chambres; les Religieuses habitent un noviciat également autonome; l’aile des convalescents et le noviciat sont attenants à une chapelle semi-publique de 200 places qui dessert la population; un jardin est aménagé entre ces trois bâtiments et un déambulatoire; celui-ci est une longue rue couverte et vitrée qui lie les éléments; enfin, une maison de repos pour couples âgés complètent l’œuvre.L’ensemble est organique et fonctionne avec ordre.Le programme de l’établissement de la maison de repos — la partie la plus originale du projet — fait le sujet des pages suivantes.h j,*" fèSKS « Ht lD T —a—ta—'ir x:13:2fi A. w&mm rassis i—- i—i 1~*.i~—1- -.rj~ t.-i i 1 ¦'-'.«-i.* - ?1 - ; "••T-.-.:.: Ltr-,- :T L-l ftnr -j—U- i — «: ; i; i i.J — ' ' ~“P?T n (T'' ?*'"?tri' 'TT |.| Il i u.i i; ! 11-L Façade principale de la maison de repos.L'architecte envisagerait la construction de l'immeuble avec une ossature d'acier ou de béton, supportant des dalles préfabriquées en béton ou autres matériaux.Un revêtement de brique avec apport de panneaux créeraient une polychromie intéressante.LA MAISON DU REPOS POUR COUPLES ÂGÉS Ce n'est pas une sorte de caserne triste et démoralisante dont la fonction serait d'y parquer les vieux.Ce n’est pas une « institution » pour vieillards.Ce n’est pas non plus un hospice, ou un refuge.C'est une maison, dans le sens le plus familial et le plus intime du mot, une maison essentiellement conçue en fonction des goûts, des tendances et du mode de vie des couples âgés ou à leur retraite, qui y séjourneront à l’année longue ou durant quelques semaines.C'est une retraite paisible et heureuse.Cette hôtellerie nouveau genre sera joyeuse, libre et stimulante et elle favorisera la continuité de la vie du couple, uni dans le mariage et qu’il ne faut pas séparer.Le visage architectural et la fonction du plan serviront intégralement les pensionnaires et leurs invités — car il n'est pas question d'isoler les hôtes de la vie extra mu-ros •— qui trouveront dans cette maison le bien-être physique, moral et intellectuel de l’individu dans un milieu communautaire, une organisation rationnelle des loisirs et toute la liberté d'aller et de venir à sa guise.Bref, cette maison serait bâtie sous le signe de la non-contrainte et suggérerait à l’homme de vivre sa vie comme il l’entend.Le projet de la maison pour couples âgés est exprimé et articulé dans le grand ensemble en tenant compte d'abord de ces données humaines.La maison comporte un sous-sol et cinq étages.Le sous-sol est bien éclairé et contient une chapelle séparée d'une pièce voisine par une cloison coulissante; cette salle peut devenir une extension de la chapelle, ou bien servir pour les réunions sociales.On trouve également à ce niveau la chaufferie, une buanderie et un atelier de bricolage qui permet aux pensionnaires de continuer leurs hobbies.Le rez-de-chaus-sée (voir le plan ci-contre) est planifié de sorte qu’il n’y ait ait aucune séparation entre la vie de la maison et le monde extérieur des visiteurs.À remarquer également l’excellente articulation de l'entrée de service avec vestibule isolé qui ouvre sur le monte-charge.L’étage type nous montre deux sortes de logements : les unités doubles (10 par étage) et les simples (6 par étage).Un solarium, ou salle commune, se trouve à chaque étage; les pensionnaires s’en serviront pour se réunir et recevoir des visiteurs en dehors de leur chambre s’ils le désirent.Partout, le mobilier est contemporain et il est conçu dans l’esprit de l’architecture de l’ensemble.C’est donc un véritable hôtel de villégiature que ce projet de maison pour couples âgés.Il est rentable, et véritablement social.B t ft L i © T M l Qu JO’ .Zi J L-:r.-.^*-1-T * TTf WL« A i Plan du rez-de-chaussée.Les services administratifs proprement dits occupent un côté du corridor, au nord-est.Le salon est vraiment une salle commune familiale, pour les pensionnaires et les visiteurs.Il regarde le fleuve au nord-ouest.2Q ARCHITECTURE • BATIMENT - CONSTRUCTION XV « >»' o - t / Plan type des unités.Les doubles sont orientés au sud-ouest et jouiront d’une chambre et d’un grand salon avec cuisine tt e du type "Pullman" qui se dissimule au besoin.Les simples possèdent une chambre plus vaste avec alcove à tout usage (cuisinette, espace de rangement, etc.).Chaque unité ouvre sur un balcon individuel qui est en quelque sorte une extension de l’espace intérieur.Les faces largement vitrées éclaireront adéquatement les pièces en profondeur.Le mobilier des unités s'inspirera de cette architecture et s'intégrera à l'organisation générale des espaces.Plan type d'un étage et vue en perspective de la façade (en bas).La simplicité, le rationnel et et l'ordre des volumes laisseraient prévoir une véritable architecture.On remarquera la terrasse sur la toiture pour le repos des pensionnaires au soleil et au grand air, à l'abri des regards des passants.Les espaces libres et le déambulatoire (voir le plan d'ensemble) permettent aux oensionnaires de se délasser et de communiquer directement avec la chapelle, tout en isolant la maison des blocs des Religieuses et des convalescents.51-***- * j • ifc-i •-4.I3 il.lH! MONTREAL, JANVIER 1955 29 S- " I'V- -fjkf L~~— PROJET D UNE ÉGLISE Architecte : Yves Bélanger H ¦ 3D -y C’est surtout par sa composition structurale que cette église s’éloigne du conventionnel.L'architecte préconise ici la construction d’une voûte sans arc reposant sur des porte-à-faux qui servent de supports.L’érection se ferait en deux étapes : on coule les porte-à-faux d’abord, la voûte par la suite.La composition structurale s’inspire un peu du principe d'une immense fer angle.Les avantages d'une telle charpente sont évidents : aménagement d'une nef principale et de deux nefs latérales, ou bas-côtés, avec bancs dans ces derniers; possibilité de construire une église moins haute, et d’épargner en conséquence sur les coûts de construction; rappel, enfin, des proportions à une échelle plus convenable et plus réelle.L'église est un rectangle auquel est rattaché le presbytère.Sa composition structurale qui commande toutes les proportions permet ici et là certaines libertés qui semblent sans importance prises individuellement, mais qui font la beauté de l'ensemble : par exemple, l'éclairage naturel latéral, les bas-côtés, l’aménagement des entrées et des circulations, etc.Le clocher est à la fois solide et gracieux et il se compose bien dans l'ensemble.L’église a belle allure et est très sympathique.Elle nous apporte, sous un jour qui peut sembler du plus pur conventionnel, beaucoup de nouveautés.ARCHITECTURE - BATIMENT - CONSTRUCTION C JISINL 1 SRL I A CHAMBRE, Les photos de maquette et la perspective in térieure nous montrent les avantages de la composition structurale qui amène l'aménagement de bas-côtés sous les porte-à-faux et la construction d'une voûte moins élevée.VIVOIR STI E ATTENTE J_ZT Le plan est très simple et nous montre une entrée principale sur le côté de l'église, composée avec le clocher qui s'éloigne franchement du conventionnel.Le presbytère aurait quelques chambres supplémentaires l'étage.mun.liiyiiiu a MONTREAL, JANVIER 1955 fl €;àsw, mv mm* .mu .¦HI v .; • *.?••• LE MONUMENT LAURIER, À QUÉBEC Sculpteur : Emile Brunet Architecte : André Gilbert Les vignettes de cette page nous montrent le monument Laurier, érigé dans la ville de Québec.Oeuvre du sculpteur Émile Brunet et de l’architecte André Gilbert, le monument repose sur une large plaque de granit rouge du Lac Saint-Jean, qui fait ouverture autour du socle par une découpe au tracé dix fois arrondi.Des arbustres croîtront dans l’espace laissé par cette découpe.Le monument est traditionnel et extrêmement vivant.La forme de la plaque sur laquelle il repose sort de l’ordinaire pour cette sorte d’œuvre et elle vaut d'être notée.Elle est légère et gracieuse.Elle libère vraiment le monument et lui donne des proportions humaines.Sir Wilfrid Laurier n'était pas un dieu, mais un grand homme et un grand Canadien : la base de granit rouge et les arbustes, qui l’entourent le garde à la mesure du sol et du peuple qu’il a toujours aimé.mHÊml 1—^ 32 ARCHITECTURE BATIMENT CONSTRUCTION GÉNIE ET TECHNIQUE GÉOTECHNIQUE ET FONDATIONS Un article de Jacques-E.Hurtubise, Ing.H.L’étude systématique des caractéristiques physiques et mécaniques des sols est assez récente.Cette étude a été entreprise par curiosité scientifique, à la suite de l’analyse approfondie des matériaux de construction, mais elle tient surtout à l’expansion industrielle des cinquante dernières années.Le choix de sites convenables pour la construction d'usines et de grands immeubles dans les villes devenait de plus en plus restreint et il fallait résoudre les problèmes de fondation sur des terrains de faible consistance.De plus, l'économie des matériaux de construction s’imposait et on exigeait des calculs plus serrés et de nouveaux matériaux.La maçonnerie massive, qui pouvait s’adapter à des affaissements prononcés, était remplacée par des structures plus rigides, plus sensibles aux tassements.La construction de nombreux barrages en terre, de digues, des grands réseaux routiers, des aéroports, exigeait que l’on fasse enfin l’étude systématique des caractéristiques du sol, ce matériau de construction si complexe, utilisé depuis toujours.Complexité du problème Une technique des fondations s’était développée expérimentalement, parfois au prix d'accidents sérieux.Cette série de recettes empèriques, très précieuses Cet article présente de façon succinte le problème qui sera exposé et étudié au cours du soir no 5403, de l’Ecole Polytechnique, sous le titre de : Mécanique des sols et fondations.Ce cours du soir, d’une durée de 25 heures, commencera le 31 janvier et sera donné tous les lundis soirs jusqu’au 4 avril par l'auteur de cet article.Seront donnés également à Polytechnique à partir de la fin de janvier et du début de février les cours du soir suivants : INo 5402 — Etablissement des coûts dans l’industrie de la construction — 25 heures No 5404 — Principes de chauffage et ventilation — 25 heures No 5405 — Organisation industrielle — 25 heures No 5407 — Le moteur électrique dans l’industrie — 25 heures No 5409 — Instruments de contrôle des procédés industriels — 25 heures Pour renseignements supplémentaires et prospectus, on est prié de s'adresser à l'Ecole Polytechnique, 1430, rue St-Denis, Montréal 18 — Tél.: MA.5311.d’ailleurs, s’appuyait sur le génie et l’intuition de quelques grands constructeurs mais non sur une base scientifique.Cette technique avait pris son essor à la fin du siècle dernier, lorsqu’on reconnut enfin que la nature du sol doit en quelque sorte déterminer les dimensions des assises.On adopta alors le concept de force portante, cette force variant avec la nature du sol, mais devenant une caractéristique propre à ce type de sol.On classifiait les sols d’une façon arbitraire sans tenir compte des propriétés essentielles et surtout sans tenir compte de leur contexte géologique et de leur état en général.On attribuait à chaque classe une force portante sans égard aux affaissements possibles.Cette force portante avait été établie régionalement par l’observation des structures dont les tassements ne causaient pas de dommages apparents.Cependant de fréquents accidents indiquaient des limitations à cette expérience qui ignorait certains facteurs déterminants du comportement des sols.Pareille expérience est très précieuse mais ne vaut pas si l’on reconnait dans l’étude d’un nouveau problème les mêmes facteurs qu’auparavant.C’est précisément un des rôles de cette nouvelle science de reconnaître ces facteurs, de les analyser, de permettre l’intégration de l’expérience acquise et de trouver des solutions neuves là où les données traditionnelles n’agissent plus.Il fallait donc abandonner la conception séculaire, qui persiste encore d’ailleurs, selon laquelle aucun tassement ne se produit si on n’impose pas à un sol donné une contrainte supérieure à la soi-disante force portante attribuée à ce type de sol.On devait enfin admettre que toute charge appliquée à un sol quelconque, y compris le rocher, produit un affaissement, quelle que soit la force portante de ce sol.On constatait que les déformations du sol sous l’influence de faibles tensions sont beaucoup plus considérables que celles de l’acier et du béton, et résultent non seulement d’un changement de forme mais également d’un changement de volume.Et pour ajouter à la complexité des propriétés de certains sols on découvrait que ces déformations, contrairement aux autres matériaux de construction, ne se produisent pas simultanément à l’application des charges.Théories scientifiques Il appartenait à Terzaghi de démontrer que les déformations des sols argileux saturés se font à retardement, qu’il y a un décalage entre les déformations et MONTREAL, JANVIER 1955 33 l'application des tensions.Il faisait voir que dans l'étude des sols l’élément « temps » joue une large part.Il expliquait ainsi ces affaissements observés plusieurs mois et même plusieurs années après la construction, comme dans la vallée du St-Laurent où on en a mesuré de 30 à 40 pouces.Cette théorie de la consolidation des couches argileuses faisait intervenir la perméabilité du sol.On savait que ces argiles se composent de particules de dimensions microscopiques formant un réseau complexe à l’intérieur duquel se trouvent des vides, dont le volume total est parfois supérieur au volume des particules solides (dans le cas des argiles laurentiennes ce volume des vides atteint le double de celui des particules solides).Terzaghi montrait que la déformation, qui doit accompagner toute application d’une charge, et qui se manifeste dans les sols surtout par un changement de volume, ne peut se produire dans les argiles saturées d'eau que par suite de l’expulsion d’une quantité d’eau équivalente au changement de volume éventuel; cette application de la charge produit donc une surpression interstitielle qui se dissipe graduellement, mais très lentement, selon l’imperméabilité du sol.Il élaborait une théorie mathématique permettant de prévoir, à l'aide d'essais en laboratoire sur échantillons intacts, l'affaissement total sous une charge donnée et le temps requis pour que se complète cet affaissement.Facteurs à considérer Avec ses collaborateurs, entre autres A.Casagran-de, Terzaghi constatait que certaines couches argileuses ont été précomprimées et, qu’en autant que la charge imposée est inférieure à un certain pourcentage de cette précompression, les tassements seront négligeables.Cette découverte de la préconsolidation de certaines couches argileuses, par d'anciennes pressions de couches érodées ou encore simplement par dessication, expliquait le comportement satisfaisant de certains ouvrages fondés sur terrains argileux.On obtenait ainsi une technique qui, complétée par l’étude géologique, permet de distinguer des autres ces couches d’argile préconsolidée et de leur adapter les fondations.On peut ainsi limiter les affaissements, surtout les affaissements différentiels, à des valeurs tolérables par la structure projetée, ou encore admettre ces affaissements différentiels et les prévoir dans les calculs de structure.Il faut donc accepter le fait d’une interaction entre le sol, la fondation et la structure.Il importe en outre de se défaire de cette vieille idée qu’une assise chargée uniformément à la surface d une couche d argile homogène s'affaissera par le fait même uniformément.On sait théoriquement et expérimentalement que ces tas- sements seront plus considérables au centre de cette surface chargée, cette différentielle augmentant avec la flexibilité.Si pour obtenir un affaissement uniforme on augmente la rigidité de la structure et de l’assise, il se produit alors une redistribution des réactions, très prononcées à la périphérie et légères au centre, qui a une influence sur les tensions prévues dans les éléments de structure.On a établi de plus que les sols granulaires, sans cohésion, tels les sables et graviers, se comportent différemment.La surface chargée uniformément s’affaisse davantage à la périphérie; les réactions sous une surface très rigide sont plus fortes au centre qu’à la périphérie et de plus, leur distribution varie selon les dimensions et la profondeur de la fondation.On en arrive alors à la conclusion que l’étude de toute fondation doit inclure deux facteurs indépendants à considérer séparément.On s’assure que la charge imposée est inférieure à la charge de rupture avec un coefficient de sécurité approprié.Propriétés des sols La géotechnique a fait ressortir l’importance des propriétés du sol, non seulement en surface mais en profondeur, l’importance des dimensions de la fondation et de sa profondeur, et l’influence du niveau relatif de la nappe phréatique.Grâce aux techniques modernes de sondages, à la juste interprétation des essais in situ et des essais en laboratoire sur échantillons intacts, on en est arrivé à clarifier ce problème très complexe.Par des études théoriques et expérimentales, et par l’intégration de l’expérience acquise, on est parvenu à déterminer la capacité portante des sols et les affaissements éventuels avec une exactitude suffisante à toutes fins pratiques.Alors que les matériaux de construction usuels sont choisis en vue de propriétés physiques et mécaniques bien déterminées, et que les propriétés mécaniques requises pour les calculs peuvent s’exprimer par deux ou trois constantes, le sol ne peut que très difficilement se définir.Ses propriétés sont très complexes, tenant à la fois du corps élastique et du corps plastique; elles sont très variables non seulement à l’intérieur d’un même dépôt, mais également dans le temps sous l’influence d’infiltration d’eau, de vibration et autres.Malgré cette complexité, qui a sans doute contribué à retarder l’étude de ce matériau relativement aux autres matériaux de construction, les méthodes modernes de la mécanique des sols ont certes facilité les réalisations de nombreux ouvrages, tels que barrages, digues, pistes d’aéroports, routes, murs de soutènement et fondations diverses.34 ARCHITECTURE - BATIMENT - CONSTRUCTION APPLICATIONS DU BETON PRECONTRAINT Un article de René Martineau, Ing.P.Depuis quelques années, l'intérêt porté au béton précontraint par nos architectes, ingénieurs et constructeurs, va grandissant.Cela est sans doute dû en grande partie à la publicité que font nos voisins Américains autour de leurs réalisations de plus en plus nombreuses.En janvier 1954, l'Université de Toronto recevait plus de quatre cents personnes pour trois journées d’études portant exclusivement sur ce sujet.En septembre 1954, les autorités de l'Ecole Polytechnique de Montréal ont jugé que cette technique pouvait susciter assez d’intérêt pour en faire le sujet d’une série de cours du soir.Malheureusement, si l'intérêt est grand, les réalisations sont encore bien peu nombreuses.Il nous semble donc opportun de résumer à l'intention des architectes quelques possibilités de ce matériau, et d’en faire ressortir les avantages.Négligeant le domaine des travaux de génie proprement dits, où le béton précontraint trouve un vaste champ d'application, nous nous confinerons à ses possibilités dans le bâtiment.Notions générales Les charges produisent dans une section prise au centre d’une poutre simple des efforts de compression à la zone supérieure, et des efforts de tension à la zone inférieure.Or le béton est un matériau qui résiste très mal en tension.Le béton a donc apporté la solution d’incorporer dans la zone de tension des barres d’acier qui puissent supporter ces efforts à la place du béton.Mais ceci présente un double inconvénient : 1.Les contraintes de tension à la fibre inférieure existent toujours, et si l’on accepte pour l’acier un taux de travail convenable, ces contraintes deviennent si grandes qu'il faut bien admettre que cette zone est fissurée et que seul l'acier travaille.D’ailleurs, c’est ce qui empêche l'utilisation dans le béton armé des aciers à haute résistance maintenant disponibles, car alors, le taux de travail de ces aciers étant environ six fois plus grands, son allongement serait proportionnellement augmenté et les fissures deviendraient apparentes et dangereuses à cause de la corrosion possible des aciers.2.Le couple résistant dans une section de béton armé est formé d’une zone de béton comprimé et d une section d'acier tendu.Seulement les deux-cinquièmes environ de la section de béton travaillent réellement.Le reste n'est que poids mort.C'est ce qui limite la portée des poutres en béton armé, car la portée augmentant, la relation poids propre-surcharges augmente.(Fig.la) Le remède apporté par la précontrainte à la faiblesse du béton en tension est tout à fait différent._Jj consiste à snmafettca-les zones de tension à des .efforts préalables de compression.Ainsi toute la _se.cti.Qii-de béton~Tr'âvaTile.Avant l’application des surcharges, la fibre inférieure est fortement comprimée par la précontrainte; lors de l'application des charges, elle ne fait que se décomprimer.(Voir Fig.lb et le) Ces contraintes préalables, qui doivent être permanentes, se font habituellement par l’application d’une force axiale au moyen de cables ou de barres d’aejers à haute résistance, tendus à l’aide de vérips hydrauliques et ancrés.Le béton précontraint corrige donc le double , -arimnrflSHlon ^'r du béton ! J [gone utile [béton fortonebt *) BETON ARME AVEC SURCHARGES précontrainte ?poids propre = compression sur toute la section b) BETON PRECONTRAINT SANS SURCHARGES c .contraint* admissible en compression I I-! 11 I I 1 I 1 I i c.t O -t surchargeas compression sur toute la section c) BETON PRECONTRAINT AVEC SURCHARGES Fig.I inconvénient du béton armé.Il ne saurait y avoir fissuration, puisqu'il n’y a pas d'efforts de tension et toute la section de béton travaille, ce qui représente une économie de béton, donc de poids mort.De plus, l’acier agit indépendamment du béton.Cela permet d’utiliser les aciers à haute résistance et d'en diminuer très considérablement les sections.Applications Les applications possibles du béton précontraint au bâtiment sont nombreuses.Nous étudierons quelques cas généraux susceptibles de couvrir plusieurs genres de bâtiments.a) Portées de 20' à -iO' Pour franchir ces portées, il est avantageux de recourir à des éléments préfabriqués en usine et précontraints par fils adhérents, c'est-à-dire par fils tendus avant la coulée du béton et relâchés après son durcissement, de sorte que la force de compression se trouve MONTREAL, JANVIER 1955 35 transmise au béton par l’adhérence des fils seulement.Ceci permet d’éliminer les ancrages et s’avère économique lorsque la force de précontrainte nécessaire n’est pas trop grande.-y—y—yyyfXrfrnlrirnSr •) Béton amé; b) Béton précontraint: Poids: 56 lbs/pi.carc Poids: 38 lbs/pi.car.Acier: 2.02 lbs/pi.car.Acier: 0.6O lbs/pi.car.FIG.t PLANCHER, portée: 2h’-0, surcharges: 701bs/pi.car.La figure 2b montre un système de dalles préfabriquées pouvant s’appliquer à des planchers ou toitures de portée de 15 à 30 pieds.Comparé à un système de dalle nervurée en béton armé, ce plancher présente une économie de poids mort et une diminution de hauteur de 33 pour cent.Il offre en outre les avantages de la préfabrication : béton plus homogène, rapidité d’érection, élimination des coffrages et des supports en place, surface utilisable immédiatement, élimination du chauffage en hiver.Ces dalles peuvent être portées par des poutres en acier, en béton armé ou en béton précontraint.Dans le cas de poutres en béton armé, il sera avantageux de poser les dalles sur les coffrages des poutres avant de couler celles-ci.Pour les planchers de 30' à 45' de portée, il serait aussi intéressant d’utiliser des poutrelles précontraintes préfabriquées avec dalle de béton coulée sur coffrage perdu.Ce système se compare aux systèmes de poutrelles d'acier du type « open-web » avec cette différence qu’il est à l'épreuve du feu par lui-même.(Fig.3) c) Portées supérieures à 80' La poutre simple peut encore s’employer pour des portées supérieures à 80'.Mais nous croyons qu’elle n’est pas aussi avantageuse que le cadre.La figure 6 nous montre un cadre type à trois rotules en béton précontraint.Grâce à la précontrainte, il est possible de préfabriquer ce cadre par éléments faciles à manipuler et de les assembler par la suite sans crainte de fissuration, d’où économie appréciable de coffrages toujours dispendieux dans ces cas.Ces cadres s’appliquent à des arénas, salles d’exposition, etc.d) Églises Dans le même ordre d’idée, l’arc à trois rotules peut être utilisé dans la construction d’églises.Ces arcs seraient fabriqués en deux parties, sur le sol, puis érigés.L’emploi de dalles préfabriquées éliminerait complètement les coffrages dans ce cas.(Fig.7) e) Béton amé Ac: 5U5 po.car, Aa : 9.0 po.car.CL Dalle coulée en place b) Béton précontraint Ac; 2lj0 po.car.As: 1.9 po.car.FIC-, ü - PLANCHER, portée: 37'-0.surcharges: 100 lbs/pi.car.poutres espacées a 12'-0 n.n.ni» n.n.il' n r FIQ.3 FLANCHER, portée: 37'-0, surcharges?100 lbs/pi.car.b) Portées de 35' à 80' Béton coulé en place Dalle préfabriquée Coupe en travers Elevation partielle FIG, 5 POUTRES PRECONTRAINTES ET DALLES PREFABRIQUEES Pour franchir ces portées il convient d'utiliser des poutres plus espacées, préfabriquées sur le chantier, avec dalle coulée en place ou préfabriquée.La dalle coulée en place, si elle est adéquatement liaisonnée à la poutre, permet de réduire un peu la hauteur de celle-ci, en augmentant sa semelle supérieure.(Fig.4) Cependant, la dalle préfabriquée offre l'avantage de la rapidité et de la légèreté.La Figure 5 montre un joint typique de dalles sur poutres.Ce joint rigide permet d’utiliser la dalle seule comme entretoisement des poutres.Ce système s’applique bien aux gymnases, auditoriums, garages, bâtiments industriels, etc.Remarquons que nous ne parlons que de poutres simplement supportées pour fins de comparaisons.Il est possible de tirer profit de la réduction des moments en travée grâce à la continuité des poutres sur les appuis.FIG.6.CADRE TYPE DE GRANDE FORTMS.FIG.7.C/DRE D' EGLISE 36 ARCHITECTURE BÂTIMENT CONSTRUCTION e) Porte-à-f aux Pour les grands porte-à-faux, le béton précontraint présente sur le béton armé l’avantage d'une plus faible flèche et d’une plus grande légèreté.De plus, les fissures à la partie supérieures ne seront pas à craindre.Au besoin le porte-à-faux pourra également être préfabriqué ce qui serait impossible autrement.La Figure 8 nous montre un porte-à-faux au cours du levage durant la construction du stade de baseball de Sherbrooke.f) « Lift-Slab » On a utilisé en maints endroits des planchers précontraints érigés par la méthode Youtz-Slick ou « lift-slab ».Dans ces cas, la précontrainte permet de diminuer le poids propre de la dalle à ériger, d’où plus grande facilité, ou possibilité de portées plus grandes.Un bâtiment de trois étages à portées de 35'0 fut érigé avec ce système à San Antonio, Texas.La précontrainte permit de réduire le poids mort de 175 lbs/pi.car.à 100 lbs/pi.car.Économie du béton précontraint Certains diront à priori que le béton précontraint est trop cher ici, car les coûts relatifs de main-d œuvre et de matériaux sont inverses de ceux qui existent en Europe.Il est évident que le prix d’une verge cube de béton précontraint est plus élevé que celui d une verge cube de béton armé, mais cela ne veut rien dire.Le béton précontraint nous force à envisager la conception et la réalisation d’un projet d'une façon tout à fait nouvelle et ce n'est souvent qu'après l’étude complète du projet que nous pouvons en déterminer l’économie.Ainsi la réduction du poids propre et de la hauteur des éléments a une répercussion sur les colonnes, les fondations, les parements, etc.Les méthodes d exécution des travaux sont également très importantes tant pour la qualité que pour l’économie.Dans les quelques exemples que nous avons énumérés, nous parlions toujours de préfabrication.Non pas qu'il soit impossible de précontraindre en place, et cela peut même être avantageux dans certains cas.Mais actuellement les projets économiques en béton précontraint ont presque toujours été ceux où l’on a su profiter des avantages de la préfabrication, soit au chantier ou à l’usine.D’une façon générale nous croyons que si le projet se prête bien à la préfabrication, et surtout si les portées sont assez longues (disons plus grandes que cinquante pieds), le béton précontraint est plus économique que le béton armé et il peut souvent rivaliser avec les structures d’acier non enrobées, tout en ayant sur ces dernières l'avantage d'être à l’épreuve du feu.Conclusions Il ne faut pas oublier que le béton précontraint n'est qu’à son premier stage de développement.Tout comme au début de l’acier ou du béton armé alors que l'on pensait encore en termes de construction en bois ou en maçonnerie, l’on applique aujourd'hui au béton précontraint nos concepts de béton armé, alors que la précontrainte a sûrement des possibilités que nous ne soupçonnons même pas.Par le fait que les deux matériaux, béton et acier, agissent indépendamment, il n’y a plus de limites à leur développement individuel.Et le jour où l’on réussira à fabriquer aisément des bétons de 12,000 à 15,000 lbs, et des aciers (ou autre matériaux tels que fibre de verre) de 400,000 lbs/po.car., des possibilités toutes nouvelles s'ouvriront.Remarquons que cette technique de la précontrainte ne s’applique pas uniquement au béton et que l'on pourrait très bien précontraindre du bois, de l’acier, des briques, des tuiles de terre cuite ou de céramique, des plastiques, etc.Bref, le béton précontraint pose un nouveau jalon dans le développement de la technique de la construction.Pour motiver son emploi, citons Freyssinet : « Si l’emploi des précontraintes entraîne des conséquences techniques considérables, la décision de les utiliser est étrangère à toute technique.Elle n'est qu’une prise de position vis-à-vis du monde extérieur d'un technicien qui décide d'accepter, pour mieux dominer ce monde, un surcroît de responsabilités et d efforts.Cette prise de position constitue un élément d’un problème infiniment plus vaste, purement moral, dont la solution conditionne le développement même des sociétés humaines.C est celui de l’équilibre entre nos besoins et nos moyens d’y satisfaire.L'homme a le choix entre deux groupes de solutions : il peut limiter son effort et se borner à prendre ce que la nature lui offre quasi directement, ou tenter de lui arracher le maximum d’avantages et de satisfactions matérielles au prix d'une connaissance de plus en plus parfaite et d'une soumission de plus en plus complète à ses lois.»* *(E.Freyssinet — Préface à "Le Béton Précontraint" par Y.Guyon, Eyrolles, Paris, 1951).MONTREAL, JANVIER 1955 37 L ARCHITECTE DANS LA SOCIETE CONTEMPORAINE Un article de Lucio Costa, architecte* Les deux thèmes successivement proposés pour ce rapport — le premier restreint : « Unité d'habitation » le second très large : « L’architecte et la société contemporaine » sont pour ainsi dire complémentaires.En effet, le concept moderne d’« Unité d’habitation » s’applique à une habitation conçue et construite non pour le profit, mais pour la vie plus harmonieuse et meilleure de l’homme et de sa famille.Et la première mission de l’architecte dans la société contemporaine est précisément d’ordonner et de délimiter l’espace bâti, en vue non seulement du rendement, mais aussi et surtout du bien-être individuel des usagers, qui ne se réduit pas au confort matériel, mais suppose aussi l’équilibre psychique, dans la mesure où celui-ci dépend de la conception architecturale.Le concept d’« Unité d'habitation » répond au principe général de la concentration résidentielle en hauteur.La construction de blocs isolés, assez grands pour abriter les services communs nécessaires à l'ensemble des familles qui y résident, permet de libérer alentour de grands espaces boisés et de garantir ainsi à toutes les habitations un horizon plus dégagé.Il en résulte une plus grande impression d’intimité, malgré la contiguïté à l’intérieur de ces unités architecturales d’un nouvel ordre de grandeur.Cette application, ou plutôt, comme on le verra, cette « acquisition » de la technique industrielle moderne est entièrement due à l'intuition de Le Corbusier, qui en eut l'idée il y a plus de vingt ans et qui fut aussi le premier à la réaliser récemment dans l’admirable entreprise de Marseille.Il ne s’agit pas pour nous, disons-le tout de suite, d'opposer la thèse de la résidence individuelle isolée à celle des résidences individuelles « conjointes ».Il va de soi que, si la question était aussi simple, chacun préférerait habiter une belle maison confortable, avec jardin, garage et potager.Mais force nous est de reconnaître dès l’abord que le problème de l'habitation individuelle n'admet pas la même solution selon que l’on considère le cas d’une minorité privilégiée ou celui de grandes masses de la population.Même si l’on croit possible de doter de résidences individuelles, modestes mais indépendantes, tous les habitants des grandes agglomérations urbaines, il suffit de penser à l'étendue des terrains, à la longueur des voies d'accès et des canalisations nécessaires pour comprendre combien il serait absurde d'engager de tels frais pour aboutir simplement à entasser la population sur des lotissements exigus de banlieue, dans des maisons inconfortables et minuscules ayant vue les unes sur les autres.Il est vrai que la solution banale des immeubles de rapport sur des lotissements impropres et ne disposant ni de services communs ni d’aucune com- modité d'intérêt général est encore pire, car elle supprime les rares avantages que présente la petite maison individuelle, même exposée aux vues et éloignée, sans rien offrir en échange.Si l'on considère le problème en fonction des données strictement techniques et humaines (qui apparaîtront également valables du point de vue économique et financier si on les envisage à l’échelle convenable) on est naturellement amené à préférer ce que Le Corbusier appelle les « unités d’habitation de grandeur conforme », en raison des conditions exceptionnellement favorables qu’elles offrent à l’équilibre de la vie familiale, en permettant de concilier l’autonomie individuelle et l’attachement au foyer.Dans les petites maisons de banlieue, les intérêts contradictoires des différents âges normalement représentés au sein de la famille — enfance, adolescence, âge mûr, vieillesse — ne peuvent se satisfaire faute d’« espace vital » et de locaux appropriés.Il en résulte fatalement un climat d’irritation et de contrainte, ensuite la saturation, enfin la dispersion.Dans le cas des habitations conjointes, en revanche, la haute concentration résidentielle permet la construction de locaux spécialement conçus pour différentes catégories d’intérêts et d’activités — ce qui permet de satisfaire le légitime désir d’autonomie et d’expansion de chacun, quels que soient son âge et ses goûts, dans le cadre de l’unité résidentielle qui constitue une sorte de dédoublement de la maison.Ces compléments ou annexes de l’habitation proprement dite permettent de vivre en commun dans la bonne humeur, sans aucune des contraintes habituelles de la vie domestique, et ils restituent au domus son caractère irremplaçable de foyer naturel d’attraction pour toute la famille.Mais envisageons de plus près les avantages de ce nouveau concept d’« habitations conjointes ».Tout d’abord, si l'on admet le principe de la concentration en hauteur, le terrain nécessaire pour loger quelques centaines de famille peut être sensiblement réduit, et on peut ménager autour du bloc bâti, un espace libre suffisant pour assurer à tous une perspective dégagée et une bienfaisante sensation d’isolement.En même temps, la disposition uniforme des étages permet SUITE À LA PAGE 4D * Cet article est tiré d'une publication de l'Unesco, intitulée : L'Artiste dans la Société contemporaine, ouvrage contenant des études qu'avaient faites divers artistes lors de la Conférence internationale des Artistes tenue à Venise, en 1952.L'article ici publié expose en entier le premier thème proposé pour le rapport, thème intitulé : Unité d'habitation.On peut se procurer cet ouvrage de l'Unesco chez Periodica Inc., Montréal.3 B ARCHITECTURE BATIMENT CONSTRUCTION âthvmdJ ï'Æ- lÈÎW âthvmdJ El KSI E9 E3 Si B3 E3 S3 E5?£?BEI BEI une lampe suffire.Système Edwards d'appel aux infirmières Permet à l'infirmière et à ses malades de communiquer entre eux.Transmet le plus léger murmure.Avertisseurs d'incendie Edwards Construits en vue d'une installation rapide.Donnent l'alarme de façon évidente et indubitable.Approuvés par les laboratoires Underwriters du Canada.Système de contrôle des horloges Edwards Synchronise toutes les pendules d'hôpital à un 60ème de seconde.Pas d'horloge centrale ni de dispositifs capricieux pouvant déranger le fonctionnement.spécifiez les systèmes pour hôpitaux EDWARDS protection et surveillance absolues « , * ,.ta ta ca a es ce sa a 9DBD0iiacaia EflESE3GI0E3EI83E iy e b ra ras ta ta sa Système Edwards de rapport des entrées et sorties des médecins Permet de savoir instantanément quels médecins sont disponibles dans l'enceinte de l'hôpital.L’infirmière moderne doit être renseignée rapidement et 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