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Titre :
Architecture - bâtiment - construction
Principale revue québécoise s'intéressant à l'architecture après la Deuxième Guerre mondiale. Elle s'adresse aux ingénieurs, aux entrepreneurs et aux agents immobiliers, en plus de constituer une solide revue professionnelle pour les architectes.
Éditeur :
  • Montréal :[Architecture - bâtiment - construction],1945-1968
Contenu spécifique :
Août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Architecture - bâtiment - construction, 1958-08, Collections de BAnQ.

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MONTRÉAL 148 AOUT 1 9 5 B it *0h£ TOUT CELA GRÂCE À Voici la splendide salle du conseil d’administration de la Howard Smith Paper Mills Limited, à Montréal.Le dessus de table est en Arborite fini noyer tranché clair, et les murs en un autre fini bois Ar-borite avec moulures Twin-Trim assorties.Bien que le choix de couleurs et de motifs soit très vaste, on remarque que la plupart des hommes d’affaires préfèrent les riches Arborite finis bois: noyers, chênes, ou acajous.Impossible de trouver mieux que l’authentique Arborite pour la beauté, la durabilité et la modicité des frais d’entretien, des murs, tables, dessus de pupitres ou de toute autre pièce d’équipement de bureau.Votre personnel d’entretien peut facilement moderniser lui-même, en peu de temps, tout votre ameublement.Vous serez agréablement étonné de constater toute la différence que peut faire l’Arborite! dignité .» bon goût.beaute durable L’AUTHENTIQUE Marque Déposée AC-1- The Arborite Company Limited, Montréal 32, P.Q.Veuillez m'envoyer gratis votre brochure illustrée "L'Arborite dans le Bureau Moderne".Nom.Adresse.Les produits Arborite sont liés par des résines de bakélite Fonction structurale alliée 'a conception habile .économiquement ¦ v^-i .'W Coffrez vos colonnes tubulaires de béton avec des COFFRAGES DE FIBRE SONOCO SOfJOtllA€ ¦ ¦ prt f.tij i;*?* Pour toute conception .irrégulière aussi bien que conventionnelle .les Coffrages de Fibre Sonotube vous procurent la méthode la plus rapide et la plus économique pour des colonnes tubulaires de béton.Grâce à leur poids léger, leur facilité de manutention et leur support minimum requis, les Coffrages de Fibre Sonotube vous épargnent temps, argent et main-d’œuvre.Approuvés par les architectes et les ingénieurs, les coffrages Sonotube sont beaucoup employés par les entrepreneurs pour les colonnes tubulaires de béton dans les églises, les écoles, les hôpitaux, les ponts ainsi que pour plusienrs autres types de structures.Disponibles de 2” à 36” d.i.en longueurs standard de 18’.Autres longueurs disponibles pour convenir à des besoins spécifiques.Les Coffrages de Fibre Sonotube peuvent être sciés à la longueur désirée sur le chantier.Eglise St-Simon-Apôtre, Montréal, Qué.Robillard, Jetté, Beaudoin, architectes Deslauriers et Mercier, ingénieurs-conseils Z.La-vigueur Limitée, entrepreneurs généraux MGNTREAL.AOUT 195B ?BUREAU PRINCIPAL * BRANTFORD, ONTARIO Usines à Brantford et Granby ONOC MqMouæ/ de/ ConAfojutfi/m SONOCO PRODUCTS COMPANY OF CANADA, LTD.* Distributeurs * Burrard Conctruction Supplies, Ltd., Vancouver — Western Reinforcing Steel Serlrtce, Ltd., Edmonton, Winnipeg, Regina and Calgary — Nor-Ont Supply, Ltd., Fort William — Drew, Brown, Ltd., Montreal — Mills Steel Products, Ltd., Hamilton et Toronto.3 déposée szssasxbasæ ARCH ITECTU RE- B ATI M ENT-CD N STR U CTI ?N Les oeuvres architecturales concrétisent l'inspiration d’esprits inventifs."SIPOREX" s’adresse justement à eux.“SIPOREX" est un béton cellulaire préfabriqué qui allie résistance structurale, légèreté, isolation et incombustibilité.Il signifie liberté de conception et simplicité d’érection.Renseignez-vous sur "SIPOREX".SIPOREX LIMITED, 5165 ouest, rue Sherbrooke, Montréal; 919 Place d'Aiguillon, Québec; PRECAST HAYDITE LIMITED, 26 Hollinger Road, Toronto,-SIPOREX NORTHEASTERN INC., Casier 29, Syracuse 1, N.Y. CONSEILS D'AVISEURS ARCHITECTES — Paul-H.Lapointe, Al.R.A.l.C.dir.technique Louis-N.Audet, F.R.A.I.C.— Randolph C.Betts, B.Arch., F.R.I.B.A., F.R.A.I.C.— John Bland, B.Arch., A.R.I.B.A., A.M.T.P.I., F.R.A.I.C.— Ernest Denoncourt, B.A.A.— Léonce Desgagné, A.D.B.A.— Jean Dam-phousse, A.D.B.A.— Georges de Varennes, B.A.A., F.R.A.I.C.— Roland Dumais, A.D.B.A.—- Gaston Gagnier, A.D.B.A.— J.-Y.Langlois, A.D.B.A.— Eugène Larose, B.A.A., F.R.A.I.C.— Lucien Mainguy, A.D.B.A., F.R.A.I.C.— J.C.Meadowcroft, F.R.A.I.C.— Henri Mercier, A.D.B.A., F.R.A.I.C.— Pierre Morency, AD.B.A., M.Arch., F.R.A.I.C.— Maurice Payette, A.D.B.A., F.R.A.I.C.•— Lucien Sarra-Bournet, B.A.A.* INGENIEURS — Gérard-O.Beaulieu, Ing.P., prof., Ecole Polytechnique — Armand-E.Bourbeau, Ing.P.— Ignace Brouillet, Ing.P.— Henri Gaudefroy, Ing.P., dir., Ecole Polytechnique — Paul E.Morissette, Ing.P., dir.adjoint, Travaux Publics, Ville de Mtl — L.Nadeau, Ing.P.— G.Lome Wiggs, Ing.P.CONSTRUCTEURS — Jacques Boileau, vice-prés., Damien Boileau Limitée — L.-Elzéar Dansereau, prés., Métropole Electric Inc.— Fernand Guay, vice-prés., J.L.Guay & Frère Ltée — Gaston Jouven, dir.gén., A.Janin Cie Ltée — René Thomas, vice-prés.Collet Frères Ltée — A.R.Thomson, gérant-général, Canit Construction Ltd.CONSEILLER JURIDIQUE — Me Bernard Sarrazin, c.r.ADMINISTRATION — Eugène Charbonneau Claude Beauchamp RÉDACTION — Gaston Chapleau Olivier Chambre Antoni Joly éditeur gérant-général rédacteur en chef Québec Chicoutimi PUBLICITÉ — B.A- Matthews, J.A.Babineau et R.DesRosiers Montréal A.H.Halladay Toronto Donald Cooke Inc.New-York, San Francisco et Los Angeles Fred R.Jones & Son Chicago Pierre Rocray secrétariat ARCH ITOU R{ BÂTIMENT-CONSTRUCTION Vol.13 — No 148 AOÛT 19 5 8 SOMMAIRE Éditorial Architecture religieuse et tradition Message de l'A.A.P.Q.Coup d’œil sur une marchandise toute 29 Gaston Chapleau, rédacteur.30 et 31 préparée Sidelight on a Package Deal Randolph C.Betts, B.Arch., F.R.I.B.A., F.R.A.I.C., 1er Vice-président de l'A.A.P.Q.Randolph C.Betts, B.Arch., F.R.I.B.A., F.R.A.I.C., 1st Vice President of the P.Q.A.A.Édifices religieux Le monastère Regina Mundi, à Montplaisant L’église Marie-Reine-du-Monde, à Sherbrooke 32 à 51 Guy Parent, architecte.Philippe Demers, architecte.L’église Saint-Simon-Apôtre, à Montréal Robillard, Jetté et Baudouin, architectes.Restauration à la cathédrale de Montréal Crevier, Lemieux et Mercier, architectes.Henri-S.Labelle, architecte.L’église St.Thomas the Apostle, à Ottawa Balharrie, Helmer & Morin, architectes.Projets d'étudiants Une chapelle votive 52 Gilles Guité, Ecole d'architecture de Montréal.Au-delà du Québec 53 L’église Our Lady of Assumption, à Edmonton Points de vue W.R.Ussner, architecte.54 à 57 Le rôle social des architectes Education artistique des adultes Denis Tremblay, architecte.Guy Viau.Bibliographie 58 Page frontispice Détail du clocher, église St.Thomas the Apostle.(Voir article en page 49).Éditeurs: Eugène Charbonneau & Fils, 1448, rue Beaudry, Montréal 24, Canada, Tel.: LA.5-2528.— Aussi éditeurs de: "Le Fournisseur des Institutions Religieuses" et "Le Bijoutier" — À Toronto: 73 Adelaide St.West, Ch.342, Tél.: EM.3-417?— ÉTATS-UNIS: Donald Cooke Inc., 331 Madison Ave., New York 17, N.Y., Murray Hill 2-7270 — Fred R.Jones & Son, 205 West Wacker Drive, Chicago — Donald Cooke Inc., Ill N.La Cienega Blvd.Bever-ley Hills, Cal.— Donald Cooke Inc., 110 Sutter St., San Francisco, Cal.* Imprimeurs: Paradis-Vincent Limitée, Montréal.* Abonnements : Pour les architectes, ingénieurs et constructeurs du Canada, des États-Unis et de la Grande-Bretagne: $4.00 par année.Toute autre personne, $6 00 par année.Autorisée comme envoi postal de la seconde classe, Ministère des Postes, Ottawa, Ont.* Droits d Auteurs : Tous droits de reproduction et d'adaptetion réservés pour tous pavs.* Tirage certifié: Membre de !a Canadian Circulations Audit Board.nrasra MONTREAL, AOUT 195B 5 L’éclairage naturel par le plafond crée une nouvelle atmosphère Que vous projetiez une école, une résidence, une industrie ou un édifice commercial, vous pouvez appliquer les mêmes principes d'économie d'espace que The Architects Collaborative ont employé afin d'assurer l'éclairage naturel dans les aires de travail et de jeux.Lorsque vous spécifiez les SkydomesIR) Wascolite, vous spécifiez des années libres de toute inquiétude.Le lanterneau AcryliteIR1, une exclusivité de Wasco, et le rebord breveté avec les gouttières intégrées de condensation et de suintement en font le premier choix de tous les architectes.De nos jours, nous voyons plus de Skydomes Wascolite que toute les aufres marques combinées.Il y a un Skydome Wascolite qui répond précisément à vos besoins .Demandez de plus amples détails sur les modèles Skydome ou consultez le catalogue Sweets 20a/a.24X36 Standard Classroom Wing .8640 Sq.Fl.8064 Sq.Fl.Des SkydomesfR) Wascolite ont été spécifiés à titre standard par lhe Architects ColIaborative pour toute l'école élémentaire John Eliot, Meedham, Mass.Same Classroom Area With Overhead Daylighting 12 X 28 9 X 28 W M *¦ 6% less total area 33% less non-educational area 17/2% less outside wall Standard Classroom Same Sized Room With Overhead Daylighting 25% less wall height and cubage More pleasant proportions Studies by The Architects Collaborative, Cambridge, Mass.WASCO CHEMICAL (CANADA) LTD .19 Hafis Road, Toronto 15, Ontario WASCOLITE SKYDOMES® 6 ARCHITECTURE-BATI MENT-CONSTRUCTION ; "¦ : : • ; isasts iwlluv Ss*s?Beaudry BLOCS DE CIMENT CO.LTÉE 3671, BOUL.LEVESQUE ST-VINCENT-DE-PAUL No.1-7764 MONTREAL, AOUT 1958 l'aristocrate des pierres simili-naturelles MANUFACTURÉE ET VENDUE PAR BEAUDRY BEAU-STONE une nouvelle pierre taillée à la main, qui possède l'apparence d'une véritable pierre de carrière.Plus belle ! Plus riche ! Choix de huit couleurs modernes : gris pâle, gris medium, noir, saumon, rouge, rose, jaune or et beige.Voici enfin une pierre simili-naturelle qui répond en tout point aux exigences du constructeur : beauté permanente, versatilité et prix économique.Cette pierre taillée à la main possède une adaptabilité bien au-dessus de la pierre de carrière, tant pour l'intérieur que pour l'extérieur.En utilisant la pierre BEAU-STONE sur les devantures de vos maisons vous ajouterez un élément de beauté incomparable.Il y a une joule d’autres applications pour la pierre BEAU-STONE : foyers, boîtes à fleurs, mur de jardin, “barbecues”.Les riches couleurs du BEAU-STONE s’harmonisent avec tous les décors modernes.MEILLEURS PRIX DU MARCHÉ! Gratis ! dépliant en couleurs sur demande HORODATEURS COMPTEURS DE TEMPS L'HORLOGE-MÈRE STROMBERG 'IO HORLOGES STROMBERG RONDES, CARRÉES, À UN OU DEUX CADRANS AVERTISSEURS STROMBERG ^jSYSTÈMES SYNCHRONES, A FILS, DE CHRONOMETRAGE ET DE SIGNALISATION, MODERNES, PEU ENCOMBRANTS, assurant une APPAREILS DE POINTAGE • Installation simple et peu coûteuse—aucun besoin de fils spéciaux—ceux de tout circuit normal d’éclairage C.A.suffisent.9 Toutes sortes d’appareils—sonneries, vibrateurs, cornes, registreurs d’entrées et de sorties, commandes de chauffage, d’éclairage et de conditionnement d’air—peuvent être raccordés à l’horloge-mère et commandés par elle de façon à fonctionner selon n’importe quel ordre ou horaire.O Horloges et signaux d’ordonnance du travail sont commandés et contrôlés automatiquement toutes les heures et toutes les douze heures.• A la même seconde, exactement, toutes les heures, les horloges sont automatiquement vérifiées et réglées.• En cas de panne de courant—un mouvement à ressorts assure automatiquement la marche des horloges pendant 72 heures.Des commandes d’accès facile permettent de passer immédiatement à la commande manuelle.• Le système synchrone à fils diffère en un point seulement du célèbre système électronique Stromberg.Les impulsions régulatrices sont transmises aux horloges et aux dispositifs d’ordonnance du travail par des circuits électriques particuliers.Pour documentation et renseignements complets sur les systèmes synchrones Stromberg à fils pour écoles, édifices publics, hôpitaux, maisons de rapport, usines, etc., écrivez à Automatic Electric Sales (Canada) Limited, 292, Boul.Décarie, Ville St-Laurent, Montréal 9, P.Q., distributeurs exclusifs pour le Canada.CHRONOMÉTRAGE AUTOMATIC ELECTRIC SALES (CANADA) LIMITED FOURNISSEURS DE SYSTÈMES DE COMMUNICATIONS ET DE CONTRÔLE DE TEMPS POUR L’INDUSTRIE CANADIENNE S-5821-F G ARCH ITECTU R E-BATIM ENT-CC NSTRUCTION =2SIi1!!!!!8SSh@SSi, HM BBfl j8Si*IüglI!!!iii gliilüJi i^i«iilillllll1IN!lI|l||illl rigir^sislsMi^^igü^ üUllllliÜ Si HiBgy.LfifcrajBc Architecte : Gérard Notebaert Ingemeur-Conseil : Léo-Pau! Roy Ingénieur-Conseil associé : François Mousseau Entrepreneur Général : Bernard Malo Le Séminaire de Joliette repose sur 326 pieux caissons Franki 3*,T.1 exécuté sous U pression fl dans le sol.S Sa base élargie est 2 "forgée" par Çj Problème Le terrain se compose d'une couche de sable fin en surface ayant une épaisseur d'environ ! 0' et d'une charge portante de 1,200 Ibs au pied carré, suivie d'un sous-sol composé de sable gris limoneux avec traces d'argile allant jusqu'à 40' de profondeur.Le niveau de la table d'eau a été trouvé à II' de la surface du sol; elle sera sujette à de fortes fluctuations à cause de la nature du sous-sol et de la proximité de la rivière l'Assomption.Solution Etant donné l'importance de la structure projetée, les pieux caissons Franki (22" de diamètre), prenant leur assise sur le gravier à 40' de profondeur et ayant une capacité portante variant de 100 à 140 tonnes, furent choisis par le client comme offrant toutes les garanties requises à la stabilité de cet édifice.U DE LA LITTÉRATURE sur les différents systèmes de fondation Franki et les publications périodiques "FRANKI FACTS" vous seront envoyées sur demande.Écrivez à Franki of Canada Limited, 187, Boulevard Graham, Montréal 16, P.Q.PB AN K CANADA I_l fVl IT* Siège Social : 187 BOULEVARD GRAHAM, MONTRÉAL 14, P.Q.QUÉBEC OTTAWA TORONTO EDMONTON VANCOUVER UX CAISSONS O CAISSONS • PIEUX TUBÉS * POUTRELLES & PALPLANCHES MÉTALLIQUES • PIEUX DE BOIS • REPRISE EN SOUS-ŒUVRE « ÉTUDES DU SOL ; ! 0134 - fill?Mont LaMennais, Oka, P.Ç-Architectes : Larose & Larose Ingénieurs-conseils : Kearns & Bromley .* ~ Entrepreneurs generaux : Fernand J.Labrosse Inc.Vo y (JJ2 H04 6Mp CitxÎA DOtOO DM unAtûM/xîJumA de/ PLOMBERIE et CHAUFFAGES Simples ou complexes, nous avons la solution de tous vos problèmes de plomberie et chauffage METRO INDUSTRIES LIMITED 9822 JEANNE-MANCE, MONTREAL 12 DU.9-8281 ARCHITECTU R E-BATIMENT-CD NSTRUCTIDN SIEGE SOCIAL : OSHAWA, ONT.— MONTREAL : 24, rue NAZARETH MONTREAL OTTAWA TORONTO WINNIPEG EDMONTON CALGARY Exigez PEDLAR le lattage métallique ROUGE Plâtrage rapide! Coût moindrei Le fameux lattage rouge Pedlar “Diamond” en métal est un lattage tout usage, fait en métal épais de qualité supérieure.Il est souple et s’emploie facilement aux endroits d’accès difficile ; pourtant, il est assez résistant pour durer très longtemps.Il est aussi facile à manipuler et à poser grâce à son bord de sécurité.De plus, ce produit est supérieur au point de vue de sécurité: il résiste au feu et élimine le fendillement.Il est économique parce que ses ouvertures très petites exigent moins de plâtre.Recommandez le lattage métallique rouge Pedlar, à surface plate ou côtelée.Il peut aussi s’obtenir galvanisé.Autres produits PEDLAR Les autres accessoires de plâtrage bien connus Pedlar comprennent la cornière à baguette Pedex et la cornière Cornerite à bord de sûreté que la succursale Pedlar la plus proche peut vous livrer immédiatement.Ecrivez pour recevoir le catalogue et les prix Cornière à baguette "PEDEX” Cornière à baguette galvanisée à côtés larges THE PEDLAR PEOPLE LIMITED MONTRÉAL, ADLIT 195B 11 , mm ' uiD*-*- T&** m 7 smà LINOVECTOR POUR RADIATION PAR TUBE À AILETTES ARCHITECTE Lucien Mainguy 1045, rue Chaumont Québec INGÉNIEURS CONSEILS Leblanc, Montpetit et Dorval 604, rue St-Jean Québec CONSTRUCTEUR Komo Construction 1500 ouest, rue St-Vallier Québec ENTREPRENEUR POUR LE CHAUFFAGE Turcotte et Letourneau Liée 375, rue du Roi Québec On a monté 3,300 pieds linéaires de Linovector à vapeur dans cet imposant immeuble.On n’a utilisé que le tube de cuivre de 134", dont 800 pieds garnis d’ailettes carrées de 334", et 2,500 pieds d’ailettes carrées de 434", toujours à raison de 40 au pied.Les ailettes prolongées du Linovector assurent une répartition plus uniforme de la chaleur dans tout l’immeuble, et créent une ambiance de confort homogène du haut en bas des salles.Le Linovector à vapeur peut se monter à un, deux ou trois rangs superposés, à toutes hauteurs, sur supports d’acier réglables selon la pente de chaque tuyau, pour l’écoulement des eaux de condensation.On peut le courber pour suivre le contour des murs, le masquer avec divers modèles de cache-radiateurs et de grilles.Demander nos catalogues.^Marques déposées TUBES À AILETTES CHAUFFE-EAU GÉNÉRATEURS FOURNAISES ÉPURATEURS DE VAPEUR TUBES RÉFRIGÉRANTS INDUSTRIELS ET DOMESTIQUES KLEEN-TUBE DE VAPEUR il SOUFFLERIE VAPOR-CLARKSON SERPENTINS HEALARCTIC (CANADA) LIMITED HEATING VAPOR 3955 Ave.de Coudrai, Montréal, Que.VAPOR 12 ARCHITECTUR E-BATIMENT-CD NBTRUCTIDN SPÉCIFIEZ LA GARANTIE AU MÊME TITRE ENREGISTRÉE ALEXANDER MURRAY QUE LA TOITURE ! AVEC UNE TOITURE VOUS RECEVEZ DORÉNAVANT UNE mœ ARANTIE r TOITURE .me vaueüR wag® mm mmmm Àwti-Æ-WM mm MS W^\£Tr‘r (Ïr7r, s» Toute garantie, qui assure le paiement des matériaux de couvrage seulement ou de tout montant représentant mois que le total du coût des matériaux et de la main-d’oeuvre, advenant une défectuosité de la toiture, est appelée : garantie de “somme pénale”.Les toitures Murray de gravier et de goudron enregistrées sont maintenant appuyées par des Garanties de Toiture Pleine Valeur qui couvrent le coût des matériaux de couvrage et leur application, aux conditions spécifiées dans la garantie.Le travail de l’architecte comporte une responsabilité qui se prolonge.Pour éviter des ennuis ou des frais inutiles, il peut protéger ses clients par la garantie pleine valeur qui accompagne chaque toiture de gravier et de goudron enregistrée Alexander Murray.Pour obtenir une protection complète, spécifiez les Toitures Murray et assurez le coût de la main-d’oeuvre tout autant que les matériaux pour 10, 15 ou 20 ans.Communiquez avec le bureau Alexander Murray le plus proche pour obtenir de plus amples renseignements.HALIFAX SAINT JOHN — MONTREAL — TORONTO — WINNIPEG — EDMONTON alemuier VANCOUVER MONTRÉAL.AD LIT 195S 13 'ma1 if ! ISm L±Lt.1 Ci-* f l t I.WF« only ^.'UM& CONSTRUCTION RAPIDE .INSTALLATION PEU COÛTEUSE .FRAIS D'ENTRETIEN RÉDUITS .PROTECTION PERMANENTE Toitures et revêtements en panneaux isolants FAITS AVEC LA TOLE ALCAN Les murs en panneaux isolants utilisés dans la construction de l’usine des chantiers maritimes Davie sont recouverts sur leurs deux faces avec de la tôle d’aluminium ALCAN.Epais de 3/s" seulement, ils isolent mieux qu’un mur en maçonnerie de 12" d’épaisseur.Leur poids n’est que de 2 lb par pied carré.Pour tous genres d’immeubles industriels ou commerciaux, les MURS EN PANNEAUX en tôle d’aluminium ALCAN assurent une durée maximum et réduisent l’entretien au minimum dans les régions industrielles ou maritimes.Pour obtenir des renseignements détaillés, écrivez à: l’Aluminum Company of Canada, Ltd., 1730, édifice Sun Life, Montréal, P.Q.Diaphragme du canal structural Bande d’isolement Enveloppe d’aluminium intérieure étanche à la vapeur I nsonorisafion non hygroscopique Enveloppe d’aluminium extérieure inoxydable, à l’épreuve des intempéries des bouts à encoche Orifices d’aération Matage Propriétaires: Davie Shipbuilding Limited, Lauzon, P.Q.Architectes: A.C.Wood & Associates, Montréal.Fabricants de murs en panneaux: Rosco Metal & Roofing Products Ltd., Montréal.ALUMINUM COMPANY OF CANADA, LIMITED Une compagnie du groupe ALUMINIUM LIMITED Halifax • Québec • Montréal • Ottawa • Toronto • Hamilton • Windsor • Winnipeg • Calgary • Vancouver ARCH ITECTU RE- B ATI M ENT-CD NSTRUCTIDN 07252119 .JjLMÂy (JJOUXMmU, kiwi' Jjl J^Uéf CÛ*u&Uÿ.CK ct&dJU && i0nA ZcruAt ou- MONTREAL, AD LIT 1950 I '*•" »v.•-w.L:,. O O O O I —•—-I 1- i l«=»l BASEMENT 8.1*1 0*0 r~] (•=7=3 t WE3 WATEB CHILIE» fb s Voyez comme vos client :OKDINo| { BASEMENT & lsf FLOOR TEMPERATURE INDICATION} | 2hd THRU 15th FLOOR TEMPERATURE INDICATION M0f30| ' MAIN VENTILATION SYSTEM .OOR VENTILATION SYSTEM l.-rrj [ - —J l.,.rrr:.J # * O O O © r==n r^n r=-=~i r=n es O * ° OJfc© Æ /3£\ /$ c-n ES Ô $ 6 MAIN HOT WATER CONVERTER RATION SYSTEM CORNER ROOM ZONE l ~ ZT 1 ( —~rJ MISC.HEATING S HOT WATER CONVERTER EEZD GED ŒED 16 ARCHITECTURE-BÂTIMENT-CDNSTRUCTIDN obtiennent davantage avec un CENTRE DE CONTRÔLE PNEUMATIQUE JOHNSON MONTREAL, AOUT 1958 .ri-.'LfW'* Quelles que soient vos raisons d’avoir inclus un centre de contrôle dans l’édifice de votre client — économie de main-d’oeuvre, commodité, meilleur confort, problèmes dus à l’emploi de l’espace, plus longue durée de l’équipement — un Centre de Contrôle Pneumatique Johnson est la façon la plus pratique d’obtenir les résultats désirés.Grand choix d’avantages Les Centres de Contrôle Pneumatique Johnson sont conçus avec toute combinaison d’avantages requis pour le fonctionnement efficace de l’air climatisé.Ces avantages comprennent l’interprétation graphique des systèmes d’air climatisé, lecture centralisée des températures importantes et du fonctionnement des dispositifs contrôlés, enregistrement facultatif ou continu des températures-clefs, établissement centralisé de la température et plusieurs autres.Avantages exclusifs Le centre de contrôle pneumatique exécute non seulement toutes les fonctions que vous et votre client prévoyez d’un centre de contrôle mais il vous offre en plus d’autres avantages exclusifs.Fonctionnement et entretien simplifiés Avec les pneumatiques, vous simplifiez le système.Vous avez moins de pièces.Ce système étant pneumatique, les pièces du centre de contrôle lui-même sont aussi simples que les contrôles pneumatiques ailleurs dans l’édifice ! Ce qui signifie que le personnel peut rapidement et facilement saisir même le fonctionnement des plus grands centres de contrôle pneumatique sans études ou directives spéciales.Les pneumatiques simplifient également l’entretien.Un coup d'oeil suffit La lecture centralisée de la température est la base de tout centre de contrôle.Toutefois, seul le centre de contrôle pneumatique vous donne la lecture continue des températures-clefs, telles 1 extérieure, eau chaude et froide, débit des éventails et point de condensation et celles des espaces sujets à un usage spécial.Avec un thermostat séparé pneumatique pour chaque point-clef, le système complet se vérifie d’un coup d oeil.Tout ajustement requis est indiqué instantanément sans attente de vérification.Les indicateurs de contrôle de la pression fournissent la lecture continue du fonctionnement des contrôleurs et de la position des dispositifs contrôlés.Cet avantage pneumatique exclusif facilite considérablement le fonctionnement et le rendement du système.Aucun problème de service Avec les centres de contrôle pneumatique, vous obtenez l’assurance d’un service exécuté partout au Canada par des experts en contrôle de température entraînés en usines.Il n’est point nécessaire de demander à vos clients de tenter une chance sur le service, car les Centres de Contrôle Pneumatique Johnson sont garantis par la meilleure et la plus vieille organisation de service dans l’industrie des contrôles.Johnson fabrique et installe présentement des Centres de Contrôles dans des immeubles de tous genres et dimensions.Pour de plus amples détails au sujet de leurs avantages et des recommandations pour vos problèmes particuliers, communiquez avec l’ingénieur Johnson de votre localité.Johnson Controls Ltd., 940, ave Ogilvy, Montréal.Succursales dans les principales villes.JOHNSON B CONTROL SYSTEMES U—' PNEUMATIQUES EN CROISSANCE AVEC LE CANADA DENJIS 1912 17 L’hôtel Royal Embassy, Montréal Architectes et entrepreneurs: Henry & William Le Radza, D.F.S.B.Ingénieur conseil: Pierre M.d’Allemagne.NOUVEAUX IMMEUBLES À MONTRÉAL s illustrant les nombreuses possibilités / du béton structural Le béton structural est un des matériaux de construction modernes les plus économiques et aux possibilités les plus nombreuses.Les structures et planchers en béton armé laissent plus de latitude aux architectes, s’adaptent mieux aux styles d’aujourd’hui et coûtent jusqu’à 25% moins cher que ceux construits avec d’autres matériaux.Pour tous vos travaux de construction en béton, exigez le “Ciment Canada”.La compagnie Canada Cernent vous offre, sans frais, un service technique et une documentation complète sur le béton.Chaque fois que vous avez besoin de renseignements à ce sujet, n’hésitez pas à communiquer avec nous.v /A:£Sfe Ülpl ÜÀL* ¦ ' Pnotos Alain Erigée dans un quartier neuf qui se développe dans la partie sud-est d'Ottawa, I église St.Thomas the Apostle occupe, sur Alta Vista Drive près de la rue Randall, un terrain plat et dénudé qui, semble-t-il, n'attendait qu’à être meublé.Les constructions avoisinantes, toutes à une distance raisonnable, s’accordent avec le site pour s’effacer et mettre en relief son architecture en lui laissant la dominance du décor.Ce découvert aussi bien que l'éloignement des résidences environnantes étaient d’ailleurs des plus propices à l’érection d’une église, créant autour d’elle une atmosphère de silence, une ambiance calme et parfaitement conforme à la dignité de sa fonction.Ce temple anglican ne se borne d’ailleurs pas à meubler le décor puisqu’il 1 enrichit et l’ennoblit.Un peu massif, peut-être, avec son volume ample et sa maçonnerie de brique, il donne cependant plus une impression de stabilité que de lourdeur.Ses contours aussi, lignes rigides mais qui conservent une certaine flexibilité, contribuent à lui donner une dignité simple, ni hautaine, ni froide.Les couleurs enfin, réduites au minimum, produisent un contraste modéré qui sied au caractère sobre de l’ensemble.D’architecture franche, cette forme qui évite les excès et ne cherche rien d’autre que d’être fonction de sa structure, atteint avec une économie de moyens à une beauté paisible mais virile, une beauté classique, profonde et durable.L’intérieur de cette église affiche la même modération, la même sobriété digne.Les éléments de décoration se réduisent à l’extrême et sont fournis par la structure, apparente, qui établit le rythme et sert de thème principal.La texture de brique, second thème, sert admirablement la structure qu’elle contribue à mettre en évidence.Le luminaire, troisième élément du décor, ajoute la note claire qui aurait manqué à l’ensemble.Le mur d’abside, dépouillé dans sa texture de brique à nu mais non pas austère, conserve une modestie qui souligne habilement et sans méprise la présence aussi bien que la préséance de l’autel.49 11.Architectes : Balharrie.Helmer cl Morin nt Constructeur : IV.R.Bourne MONTREAL, AOUT 19SS mSÊt mÊMM IBkO jÈtëi'&àt' Wt-iM Wlfii* : 1 Détail du vestible montrant le dégagement des circulations.5 ?AR CH ITECTU R E-BÂTI MENT-CD N STR U CTI ?N Détail du clocher et de l'allée couverte menant à la chapelle.Vue sur la nef prise du jubé.Le thème principal du décor est fourni par la structure de bois laminé.Le mur d'abside, tout de brique, s'efface devant l'autel.Le luminaire, particulièrement bien choisi, complète la décoration. ^*VaV VISTBY altab guild oon SAMCl^y kBY II 3wjww! |IITQANCE K*j£ * ISItSSSs _______ I Vue extérieure soulignant le contraste de couleur entre la brique et le gris amiante du toit qui descend latéralement jusqu'au niveau du sol.263 CHURCH OF ST.THOMAS THE APOSTLE ALTA VISTA DRIVE OTTAWA NAVE FLOOR PLAN f~"FV "T, \ J, BALWARRIE- HELMER • MORIN ARCHITECTS 264 PROJETS d’étudiants Une chapelîe votive Perspective générale.Un projet de Gilles Guité, Ecole d’architecture de Montréal £1: fÜ Cette chapelle destinée à commémorer à la fois, la pê:he miraculeuse de Simon-Pierre, Jacques et Jean, et les pertes tragiques en mer des pêcheurs de la péninsule de la Gaspésie, est située sur un cap rocheux à l’extrémité d une anse typique de la rive nord de la région.Le plateau sur lequel elle est érigée s’élève au-dessus du niveau de la mer.L’édifice contient, en plus du sanctuaire, une petite sacristie, une nef pour 150 fidèles et un petit jubé pour l’orgue et quelques chantres.Une relique de St-Pierre, placée en évidence, se trouve directement accessible de l'espace réservé aux fidèles.Un phare rouge constamment illuminé couronne le clocher, élément le plus élevé de l’ensemble.Les accès par terre et par eau sont prévus, y compris l’aménagement paysagiste des abords immédiats.Plan d'ensemble.\L: 4 fU.J< Mmk W lf.LfU.i- iAr iJn nÿi mm rF'r - .T*".52 ARCHITECTURE-BATI MENT-CONSTRUCTION (Dm AU-DELA 265 du Ouébec L Eglise Our Lady of Assumption, Edmonton a in, Esquisse préliminaire Architecte : W.R.Ussner trois aspects intérieurs montrant une vue générale de la nef et soulignant le détail de la structure, du plafond et des murs latéraux.Cette église élevée à Edmonton, Alberta, se caractérise par une extrême simplicité de 1 ignés comme de décor.Aucune fioriture, aucun encombrement inutile.L’architecte se contente d’utiliser judicieusement des matériaux contemporains.Cruciforme, l’église choisit comme matériaux de parement la brique, le stuc et le bloc de verre.A l’intérieur, la structure apparente, de pin canadien lamellé, compose bien avec le lattis de cèdre qui constitue le plafond.Les murs latéraux d’autre part, composés uniquement de blocs de verre, tirent parti d’un matériau peu fréquemment utilisé en architecture religieuse et qui, pourtant, se montre ici très adéquat.Soulignant, en effet, l’indépendance de la structure, il sert de fond original au chemin de croix et fournit un éclairage naturel non éblouissant grâce à la qualité directionnelle des blocs de verre.L’éclairage artificiel adopte aussi ici une forme nouvelle, le luminaire de plafond étant éliminé pour être remplacé par des lampes sur pied installées dans l’axe central des rangées de bancs.Cette disposition nouvelle de l’éclairage aussi bien que le lattis du plafond et les murs de verre visent, semble-t-il, une amélioration acoustique en éliminant les résonnances et en réduisant la transmission des bruits extérieurs.Photos, courtoisie d'Otce 53 MONTRÉAL, AOUT 195B 266 POINTS de vue 1 Dans une des quatre causeries qu'il donnait à Radio-Canada sous la rubrique "Art et Education" en avril et mai dernier, M.Guy Viau s'est appliqué à mettre en relief le rôle que pourraient jouer les architectes dans l'éducation du sens artistique de notre population.Il affirmait avec raison qu'il incombe aux architectes d'être des éducateurs du peuple en créant, par leurs oeuvres, "un milieu et un climat favorables".Car le contact quotidien avec des oeuvres de bon goût est la forme vivante la plus efficace de l'éducation artistique et de la formation du bon goût.Aussi longtemps que le peuple vivra au milieu de la banalité et du désordre il ne pourra affirmer son sens artistique, et restera apathique."Jusqu'ici, affirmait M.Viau, les architectes ont tout fait pour nous convaincre du terre-à-terre de leurs préoccupations et qu'ils ne sont pas des artistes, mais des techniciens".Le conférencier accusait les architectes d'être "des faiseurs de façades et des experts pasticheurs, attachés à dessiner des Orangeries et des Temples à l'Amour destinés aux jardins de je ne sais quel Versailles anachronique." Mais cela n'est pas le plus grave.Plus loin, il nous accusait de flatter les mauvais goûts du public, de satisfaire ses caprices et d'abonder dans le sens de ses préjugés plutôt que de perdre une commande qu'un confrère s'empresserait de remplir.Tout ce discours tendait à faire croire que les architectes canadiens n'ont pas été à la hauteur de leur mission d'éducateurs du public, mais qu’ils sont des serviteurs trop serviles, en un mot qu'ils manqueraient de conscience professionnelle.M.Viau n'a pas dit cela explicitement, mais son discours l'insinuait.Il faut reconnaître honnêtement qu'il y a une bonne part de vérité dans ces remarques, car chacun peut constater sans peine que notre architecture, dans l'ensemble, pèche plutôt par la timidité et le conventionnel que par l'audace et l'originalité.Dans nos villes, les monuments de franche architecture contemporaine sont assez rares, malgré le grand nombre de constructions récentes et l'opportunité qui s'offrait aux architectes de créer des oeuvres plus originales.Trop de nos architectes, et cela non seulement parmi les plus âgés, ceux que M.Viau nomme les architectes chevronnés et qui décrochent les plus gros contrats, sont restés attachés à des traditions mal comprises, aux principes de composition architecturale qui a-vaient cours au siècle dernier, et conçoivent leur art comme devant être basé sur celui des maîtres du passé, où prédominaient la symétrie, l'aspect monumental, la grandiloquence.Cet état d'esprit, cependant, ne nous est pas particulier, et j'en prends pour exemple des remarques faites récemment dans SCIENCE ET VIE au sujet des architectes de France.Dans un article de cette revue sur LE SCANDALE DU LOGEMENT, je lisais ce qui suit: "Un mot sur les architectes ! Ils sont plus de huit mille, dont près de 4000 non diplômés qui ignorent tout des problèmes techniques (thermique, acoustique, résistance .).Les meilleurs d'entre eux viennent des Beaux-Arts où leur a été dispensée une formation périmée de stricte inspiration classique.Le premier sujet du "Prix de Rome 1958" portait sur la décoration d'une Cour de Musée dédiée à un mécène de la Renaissance!" (I).Cette citation n'est pas donnée comme excuse à nos déficiences, mais elle montre que malgré nos lacunes nous n'avons rien à envier à d'autres pays, prétendument plus évolués que le nôtre dans le domaine qui nous occupe.Le public est trop souvent mis sous l'impression que les architectes sont responsables de la construction de nos ARC HITECTU RE-BATIMENT-CCI N STR U CTI ?N 54 267 Le rôle social des architectes villes, et qu'en conséquence on doive leur imputer la mauvaise "architecture" qui y foisonne.Ils ont sans doute une part de responsabilité dans cet état de choses, mais il ne faudrait pas, comme on le fait trop souvent, les rendre responsables des péchés des autres.Il faudrait, avant de rendre ces sentences, mieux connaître la situation, et dans quelles conditions doivent travailler les architectes dans notre société quand toutefois on a recours à leur office.Les architectes du Québec, comme ceux des autres provinces, ont une charte provinciale qui leur confère le droit exclusif d'agir comme architectes, c'est-à-dire de préparer des plans et devis et de surveiller l'exécution des constructions pour un honoraire minimum.Mais cela est loin de vouloir dire qu'ils soient les seuls à agir comme architectes, car rien dans la loi n'empêche un particulier, individu ou corporation, de faire préparer des plans et devis par des dessinateurs plus ou moins qualifiés et d’en assumer la responsabilité.Des corps publics importants, comme les Commissions scolaires, emploient des plans types d'écoles fournis gracieusement par le Département de l'Instruction Publique de la Province, et l'on sait ce que valent ces écoles au point de vue esthétique et pratique.La grande majorité des écoles rurales qui déparent nos villages sont construites suivant ces plans types.Une très grande partie des immeubles locatifs ou maisons de rapport est construite d'après des plans préparés par les entrepreneurs, de même que la majorité des maisons privées, dont les plans sont des adaptations plus ou moins heureuses des modèles publiés dans les revues ou dans les catalogues de la Société Centrale d'Hypothèques et de Logement.Un grand nombre de villes n'a pas de règlements de construction et de zonage.De plus, même s'il existe de bons règlements, aucune loi ne peut imposer le bon goût ou prescrire les laideurs et les incongruités.Il faut savoir que les gouvernements, tant au niveau municipal que provincial, auraient aussi un rôle important à Jouer dans ce domaine.Dans un trop grand nombre de nos villes, et d'une façon générale partout dans nos campagnes, actuellement, n'importe qui peut pratiquement construire n'importe quoi n'importe où et n'importe comment.Notre province est la seule, avec Terre-Neuve, qui n'ait pas encore de loi d'.urbanisme.Il est vrai que, suivant le Code municipal et la Loi des Cités et Villes, nos villes possèdent tous les moyens légaux requis pour faire de l'urbanisme, et qu'un grand nombre de villes, depuis quelques années, ont fait ou font préparer des plans directeurs de leurs futurs développements, mais l'effet de ces mesures de contrôle et de réglementation ne se fera pas sentir du jour au lendemain après l'adoption de ces plans et des règlements.Ce qu'il nous faut pour que dans l'avenir nos villes se développent d'une façon ordonnée, ce n'esf pas seulement le pouvoir légal laissé aux municipalités dans le domaine de l'ur-ba nisme et de la règlementation des constructions, mais l'obligation d'appliquer ces lois.Il nous faut une loi provinciale d'urbanisme tant pour les cités et villes que pour les municipalités rurales, des règlements de construction adéquats et des fonctionnaires assez compétents et ayant assez de pouvoir pour empêcher les bévues et les bêtises de s'étaler au grand jour sur nos rues.Les architectes auraient alors l'opportunité de travailler dans un climat favorable, et, avec le temps, le visage de nos villes serait transformé.Le rôle des gouvernants, comme celui des architectes, n'est pas de servir le mauvais goût du public et d'abonder dans le sens de ses caprices et de ses préjugés, mais d’être ses guides, d'appuyer les efforts de ses élites, de ses artistes, de ses pionniers dans la voie du progrès social.Je crois que nos architectes canadiens ne le cèdent en rien à ceux des autres pays occidentaux.Il est inévitable que sur leur nombre, comme dans toute profession, il y ait une certaine proportion de moins compétents qu'il serait à désirer, et bien que l'architecte doive être un artiste, il faut reconnaître que certains d'entre eux manquent de goût, ou ne placent pas au sommet de leurs préoccupations l'idéal artistique qu'on est en droit d'en attendre.Mais il est également vrai, d'autre part, que ceux qui emploient ces architectes devraient être mieux inspirés ou plus exigeants à leur égard.Il ne faudrait pas oublier non plus, quand on fait l'analyse de notre architecture, que les architectes aussi sont membres de notre société et qu'ils ne sont pas immunisés plus que les autres contre ses travers, ses préjugés, sa mentalité.On aimerait qu'ils exercent leur rôle de vigie, qu'ils remplissent la fonction q.ui leur échoit de prévoir, d'avertir, de juger et d'exercer dans notre société l'influence qui leur revient afin que leurs idées prévalent dans l'aménagement de nos villes et de nos villages comme dans celui des édifices publics et privés qui leur donnent leur cachet particulier.C'est tout ,un climat qu'il faut transformer pour que cet idéal, celui de tout architecte, puisse se réaliser.Sur ce plan, les architectes ont un rôle important à jouer dans notre société, mais ils doivent être secondés par les autorités publiques.DENIS TREMBLAY, Architecte.(I) Science et Vie, No 489, juin 1958, page 48.MONTRÉAL, ADLIT 1958 55 268 Par souci de justice et d’impartialité, nous avons cru utile de faire suivre l’article de M.Denis Tremblay du texte intégral de la causerie à laquelle il réfère et dont il nous a fait tenir copie.Nous ferons remarquer cependant que M.Guy Viau, qui ne manque pas de goût et avec qui nous tombons d’accord sur bon nombre de points, résiste encore mal à la tentation des belles périphrases, ce qui lui fait parfois oublier le “devoir strict d’honnêteté intellectuelle" dont il parle si bien.Les lecteurs, qui, eux aussi, sont critiques et savent discerner la vérité, connaissent notre sympathie pour les jeunes qui réagissent contre “le mercantilisme et l’inculture”.Ils savent aussi avec quelle générosité nous leur ouvrons nos pages chaque fois que l’un d’entre eux parvient à donner une forme concrète à ses idées.Dans les remarques de M.Viau à l’endroit (/’Architecture, ils verront donc une négligence à “vérifier sur place” ou U expression d’un ressentiment beaucoup plus qu’une recherche honnête de la vérité.LA RÉDACTION 2 Aussi bien le déclarer tout de suite, je ne crois pas à l'éducation artistique des masses.Soit dit sans arrière-pensée de discrémination entre une élite qui cumulerait toutes les vertus d'intelligence, de finesse et de savoir-vivre et un peuple qui accuserait une grossièreté et une ignorance indécrottables.En ce domaine de l'art, rien de plus stérile que la prétention intellectuelle et rien de plus propice que la simplicité d'esprit.Eli Faure, savant théoricien de l'art s'il en fut jamais, n'affirme-t-il pas que "L’ETRE LE PLUS CANDIDE PEUT SENTIR, OU MEME EXPRIMER LE PLUS ADMIRABLE POEME QUE L'ETRE LE PLUS COMPLIQUE SE MONTRERA TOUJOURS INCAPABLE DE COMPRENDRE ET D'EXPLIQUER." J’ajouterai cependant que la simplicité est la marque des vrais intellectuels et que la prétention peut gâter même les gens du peuple.Si donc je ne crois pas à l'éducation artistique des masses c'est que l'éducation du sens artistique me semble impossible sans un commerce long, patient, fervent, personnel avec des oeuvres d'art.Commerce qui suppose donc le consentement, l'initiative et la persévérance de chaque individu.Le sens artistique, c'est comme la vertu: on ne l'acquiert jamais que par soi-même.Ce principe vaut pour les enfants, vaut davantage encore pour les adultes.Mais on peut certainement favoriser cette conquête et cet épanouissement de l'individu en créant un milieu et un climat favorables.A notre époque, les organismes publics et les corps officiels ne se distinguent pas spécialement par leur flair et leur compréhension à l'endroit de l'art et des artistes.Ainsi, dans la province de Québec, la peinture qui connaît depuis quelque vingt ans un essor certain, définitif, est-elle née et s'est-elle épanouie en marge des institutions et souvent à l'encontre des hommes d'état et des hommes d'églises, des hommes d'argent et des femmes du monde qui, eux, cristallisaient et d'une certaine manière érigeaient en système l'ignorance et le mauvais goût ambiants.Mais voici que le public canadien se réveille lentement aux choses de l'esprit.Ce réveil, on le doit donc à une toute petite minorité d'intellectuels et d'artistes.Ces hommes de solitude se sont révélés au fond les vrais hommes d'action, et de l'espèce la plus honorable, par les dons de création et d'échange, par la finesse et le désintéressement.Que les corps publics emboîtent le pas maintenant, c'est le strict minimum que l'on attend d'eux.Et d'abord et avant tout, qu'ils donnent l'exemple de ce respect attentif que l'on doit aux artistes.Ainsi le Conseil des Arts du Canada est-il touf désigné pour servir de lieu d'écoute.Les artistes sont souvent modestes et réservés.Il arrive que les plus doués et les plus sincères d'entre eux soient précisément les moins portés à se produire publiquement.Pour entendre leurs revendications, leurs désirs, leurs suggestions, il faut un organisme souple et personnel qui les rejoigne dans des contacts d'homme à homme.Il se construit chaque année au Canada de nombreux édifices publics, des villes s'érigent, d'autres élaborent des plans d'urbanisme.D'une façon ou d'une autre, les gouvernements et les grandes corporations exercent sur la vie des arts une influence considérable et, le plus souvent, néfaste: je n'en veux pour preuve que l'architecture et l'aménagement intérieur (à quelques détails près) de l'Hôtel Reine Elizabeth, à Montréal.Ne serait-il pas logique que les artistes, qui sont en ces domaines les voix les plus autorisées de la nation, aient leur mot à dire?Le Conseil des Arts devrait non seulement accueillir leurs critiques mais aller au-devant, les susciter, car, je le répète, le contact avec des oeuvres vraies, vivantes, reste la seule forme vraiment efficace d'éducation.A cet égard, le Conseil des Arts peut jouer un rôle déterminant en encourageant la création de musées dans toutes les villes importantes, en contribuant à l'enrichissement de leurs collections d'art canadien et étranger, en patronnant des expositions itinérantes de ces mêmes collections, en facilitant la publication de livres et de revues d'art.Il n'existe pas encore au Canada d'albums complets et bien présentés de notre art indien, de notre art esquimau, de l'oeuvre de nos meilleurs artistes d'hier et d'aujourd'hui.Qu'on le fasse connaître aussi par de grandes rétrospectives, par des films.L'Office National du Film a attendu la mort d'Osîas Leduc pour tourner sur lui le documentaire qu'il méritait.Mais le musée, le livre, le film, cela ne suffit pas.Il importe davantage encore que le peuple, dans sa vie de tous les jours, évolue au milieu d'un art sain.Ici le champ d'actions est illimité, car tout reste à faire et quelle responsabilité n'incombe-t-îl pas aux architectes qui devraient être les éducateurs naturels du public.Jusqu'ici, les architectes ont tout fait pour nous convaincre du terre-à-terre de leurs préoccupations et qu'ils ne sont pas des artistes, mais des techniciens.Techniciens, à vrai dire, sur le papier et prudemment conseillés par des ingénieurs consultants.Virtuoses en plans, élévations et coupes, agenceurs de surfaces, faiseurs de façades et trop souvent, experts pasticheurs.Pensez qu'un certain nombre des architectes du Canada d'aujourd'hui — pays d'avenir, dit-on — ont appris leur métier à dessiner des Orangeries et des Tem-plas à l'amour destinés aux jardins de je ne sais quel Versailles anachronique.Maintenant, les écoles d'archîfecture se soucient davantage des 56 A.ROHITE^STURE-BATIM ENT-CDNSTRUCTI?N 269 Éd u problèmes d'aujourd'hui mais, je le soulignais la semaine dernière, toujours selon des données théoriques, une perspective artificielle.A son passage au Canada, il y a quelques années, l'architecte italien Gio Ponti était abasourdi de constater que dans un pays jeune, riche et en plein développement, les architectes fussent si timides et si conventionnels."Faites venir ici, disait-il, de jeunes architectes italiens et vous verrez que ça va barder." Le vieux monde est souvent plus jeune que le Nouveau.Les architectes canadiens allèguent souvent que leur rôle n'est pas d'éduquer le public, mais de le servir, c'est-à-dire de flatter ses goûts, de satisfaire ses caprices, d'abonder dans le sens de ses préjugés.Que si la conscience professionnelle leur dictait de refuser telle commande, un autre architecte l'accepterait, à leur place.Cela s'appelle avoir le sens de la solidarité.Mais depuis quelques années, le vent tourne.Au sein même de la profession, chez les jeunes surtout, se manifeste une réaction profonde contre le mercantilisme et l'inculture.Les signes de cette réaction sont multiples même s'ils ne sont guère encore perceptibles dans les discours officiels des architectes chevronnés ou dans les éditoriaux de la revue ARCHITECTURE, BATIMENT, CONSTRUCTION.Ici et là, surgit une maison, une église, un building qui dénote le goût de la recherche et le sens du volume.Après avoir longuement discuté intégration des Arts à l'architecture, certains architectes passent de la théorie aux actes et invitent des peintres, des décorateurs, des sculpteurs, des céramistes à collaborer, en tout bien, tout honneur, à l'édification d'une oeuvre.Exemple pris dans une actualité toute récente et locale: le restaurant du Lac-au-Castor, à Montréal.Il n'est pas exagéré de dire que la tâche immense de l'éducation artistique du public repose en grande partie sur les architectes et qu'une seule oeuvre arohitecturale, réalisée avec bonheur, exerce une influence infiniment plus profonde que toutes les paroles ensemble des commentateurs, des théoriciens, des esthéticiens et autres faiseurs de boniments.Acte d'humilité, sans repentir ni ferme propos, je m'empresse de le préciser et qui ne va pas non plus jusqu'à condamner absolument la parole ou l'écrit sur l'Art.Le commentaire et la critique sont des formes PARA-artistiques, donc parasitaires de l'art et ceux qui les pratiquent ne s'imaginent pas — malgré la prétention ou la naïveté qu'on leur prête si volontiers — que leur fonction est primordiale.Ils sont les premiers à reconnaître l'odieux de jouer la mouche du coche et ce que peut avoir cation a r t b § t y q d'irritant la propension aux examens do conscience quand il s'egr, bien entendu, de la conscience des autre:.Un toi exemen n'engsgo pas celui qui s'y livre — panse-t-on — et n'a d'autre motif que d'ergoSer aux dépens des p'tîts copains ! Il faudrait sîiuer le commentaire et la critique dans leur jusle perspective.J'ai eu maintes fois l'occasion de me rendre compte que les artistes sont les premiers à méconnaître le rôle, la raison d'ê'rre de la critique.D'où toutes les méprises, les rnJ entendus entretenus souvent par les critiques eux-mêmes qui outrepassent leurs attributions.La plupart des artistes s'imaginent que le critique s'adresse à eux.Théoriquement, idéalement, ils voudraient le considérer comme un directeur de conscience, un guide, voire un prophète.Le public tombe dans le même préjugé qui considère le critique comme un censeur, un juge de l'artiste, un préfet de discipline qui distribue bonnes ou mauvaises notes, avec sourire condescendant aux bons élèves et grimaces aux mauvais garnements.Pas étonnant que le critique cède à la tentation et abreuve les artistes de ses conseils et de ses "T'AURAIS DONC BIEN DU".Tel n'est pourtant pas son rôle.Le critique s'adresse au public auquel d'ailleurs il appartient.S'il ose exprimer tout haut ce que chacun garde par devers soi, c'est qu'il accepte de se placer à la ligne de front et de donner le branle à la réaction, à la réponse que l'artiste attend du public.Souhaiter la disparition de la critique équivaudrait à désirer la conspiration du silence autour des oeuvres et du meme coup, la désaffection du public par une sorte do dictature intellectuelle, d'aiileurs irréalisable.Il faut au contraire souhaiter la multiplication de; critiques de façon que toutes les résonnances provoquées par une oeuvre se transmettent, s'enrichissent mutuellement, se prolongent en une vaste polyphonie qui secoue les passivités, emporte les hésitations, défie les incompréhensions.Un certain climat do heurts et de chocs, de pour et do contre, d'enthousiasme dans l'approbation comme dans la réprobation est nécessaire à la vie de l'art qui ne saurait s'accommoder de tiédeur.En principe donc, le critique est IcgM de tous les amateurs anonymes parmi losquoh, va sans dire, certains possèdent un jugamoit p us sûr, plus lucide que celui du critique.Et l'autorité que le critique lui-même peut acquérir est celle exactement que l’artisio ou le public veut bien — à tort ou u rcîscn — lui reconnaître.Vue sous cet angle, h c iiîqua devient un merveilleux instrument d cJucailon artistique justement parce que ceux qui s’y adonnent ne se posent pas et ne peuvent te poser on éducateurs et arbitres.La c.iiîque suppose «j contraire la participation aciive des lecteurs uq des adultes et des auditeurs et leur impose comme un devo.r strict d'honnêteté intellectuelle d'aller vorî.ier sur place ou bien de réserver leur jugement.Encore faut-il que le critique respecte les regies du jeu.Qu'il aborde les oeuvres avec humilité, pénétré de cette parole de Georges Braque: "IL N'EST EN ART QU'UNE CHOSE VALABLE, CELLE QUE L'ON NE PEUT EXPLIQUER." Qu'il considère aussi ces oeuvres sans idée préconçue, s~ns système de références idéales et arbitraires.La création artistique peut ê.re comparée à un duel d'un caractère UNIQUE — c'est le cas de le dire — puis-qu un seul des combattants s'expose aux coups et risque l'honneur et la vie.Il serait du dernier mauvais goût de ne pas lui laisser le choix des armes et du terrain.On doit donc attendre de l'artiste sa conception à lui, qui ne sera jamais ni trop révolutionnaire, ni trop traditionnelle pourvu qu'elle soit juste et vraie à sa façon.La critique doit vivre dans le présent, participer à l'aventure et aux risques du présent.Les artistes ne créent pas pour la postérité; leur oeuvre exige une réponse immédiate, passionnée.S'il est vain de prétendre devancer le jugement de l'histoire, il est parfaitement ridicule de l'attendre, ce |ugement, avant de se prononcer soi-même.Le critique ne doit pas non plus intenter aux artistes de procès d'intentions en doutant de leur sincérité et les traitant de fumistes pour la simple raison que leurs oeuvres paraissent obscures ou bousculent les normes établies.J'insiste, car le critique est public et le public est critique.Ce qui vaut pour l'un vaut pour l'autro.Il faut donc se féliciter que tous les grands journaux possèdent maintenant leur critique d art.Souhaitons seulement que chacun d'eux s intéresse davantage à l'architecture, le premier et le plus ignoré des arts.Pour en finir avec l'éducation artistique par le truchement de la parole et de l'écrit, souhaitons aussi que l'on interroge plus volontiers los écrits des artistes eux-mêmes.Les plus g-ands parmi eux ont écrit sur leur art, ont raconté leur vie dans leur journal ou leur correspondance.Ils l’ont fait sans souci didactique et l'essentiel, ils lo SUGGERENT malg.é ou:, alors que les démonstrations brillantes dos spécialistes ne réussissant bien souvent qu’à b-ouîtlor les cartes.On ne saurait trouver, je c-oi-, livre plus significatif, plus éclairant sur l'art que 1 : s adm.îrab'os lettres de Vincent van Gcgh à son frère Théo.CL".' VI.VJ MONTRÉAL, AOUT 195S 57 270 Bihliographi The Structures of Eduardo Torroja par Eduardo Torroja Publication de F.W.Dodge Corporation, 119 West 40th Street, New York 18, N.Y., E.-U.Format 7" X 9%", 209 pp., au-delà de 275 illustrations.Avril 1958.Prix : S 8.50.Dans le premier ouvrage qu’il publie, le grand architecte et ingénieur espagnol Eduardo Torroja présente avec illustrations et texte explicatif trente de ses plus typiques structures et, par la même occasion, nous livre avec une simplicité candide l’essence de son originale philosophie de la construction.Il se livre déjà en préface lorsqu’il explique : “Mon but ultime a toujours été, en ce qui regarde les^ aspects fonctionnel, structural et esthétique d’un projet, de les présenter en un tout intégral, en essence comme en apparence.Je crois que ces structures démontrent le mieux ce à quoi je visais et ce à quoi j’ai finalement atteint.” Même si on a peu écrit ou publié sur Torroja, ses œuvres ont soulevé un intérêt considérable chez les architectes, les ingénieurs et les constructeurs partout à travers le monde.L’un d’eux et non le moindre, Frank Lloyd Wright, a dit de Torroja qu’il a exprimé les principes de la construction mieux que tout autre qu’il connaisse.Les trente structures analysées dans ce livre comprennent divers types de structures.On y trouve, en effet, des ponts, des églises, des via-ducs, des stades, des châteaux-d’eau, des usines, des barrages, des hangars de même qu’un hôpital et un restaurant.Plusieurs de ces structures sont en béton armé puisque les plus grands exploits de Torroja sont des travaux de génie en béton précontraint et post-tendu.Il utilise aussi bien cependant le bois, la brique et l’acier.Chaque structure illustrée ici, quels que soient sa fonction ou son matériau, témoigne du génie de Torroja pour doter des édifices solides et peu dispendieux d’une beauté délicate et gracieuse.A cause de la guerre civile en Espagne et de la pauvreté qui s’ensuivit, l’usage de méthodes et de matériaux de construction dispendieux était impossible et Torroja tourna cet inconvénient à son avantage en se dispensant complètement des accessoires décoratifs, accentuant ainsi la pureté et la beauté fondamentale de ses constructions.Dans la préface de ce livre, Mario Salvadori, ingénieur notoire et professeur de génie civil à l’université Columbia, dit justement de cet aspect de l’œuvre de Torroja que “comme si souvent vérifié dans l’histoire des ouvrages de création, les limitations elles-mêmes, ces facteurs qui interfèrent avec la solution d’un problème, rehaussent la valeur intrinsèque de l’œuvre terminée”.Dans ce livre, le texte explicatif suit et reconstitue le raisonnement de l’auteur en dessinant les plans de chacune de ses trente structures.La marche progressive de chaque projet se trouve candidement exposée et discutée, depuis la conception originale, les modifications et améliorations jusqu’à l’achèvement.Plus de 275 illustrations servent à compléter le texte, montrant des détails de construction, des maquettes des projets en cours de construction aussi bien que les réalisations complétées.En plus de son activité comme ingénieur à travers toute l’Europe, Torroja dirige l’Institut 58 e technique de la construction et du ciment à Costillares, institut qu’il fonda en 1934 et qui est reconnu comme l’un des trois principaux laboratoires d’essais au monde.Buildings for Research par les rédacteurs de Architectural Record Publication de F.W.Dodge Corporation, 119 West 40th Street, New York 18, N.Y., E.-U.Format 8%" X 11 %", 232 pp., au- delà de 500 illustrations.Août 1958.Prix : $ 9.50.Une succincte raison de la flexibilité de conception nécessaire dans la construction d’édifices pour la recherche est donnée dans ce livre publié par les rédacteurs de la revue Architectural Record lorsque, au début du chapitre sur la disposition des laboratoires, ils citent les paroles du Dr H.H.Race, du laboratoire de recherches de la compagnie General Electric, qui affirmait que “nous savons une chose, c’est que nous ignorons ce que nous ferons dans dix ans”.Cette affirmation comporte implicitement un défi aux dirigeants de ces édifices comme à l’architecte puisque le seul facteur certain au moment de la construction d’un laboratoire de recherches c’est qu’il subira des changements dans son équipement, son personnel, sa disposition et peut-être même son but.Ce livre rapporte une enquête faite auprès de 44 institutions de recherche reconnues ainsi que des commentaires, des photographies en plus de longs chapitres rédigés par des gens qui font autorité dans le domaine de la construction pour la recherche.Construits par l’industrie, des agences gouvernementales, des universités et des services des forces armées, ces institutions de recherche servent d’aussi différentes spécialités que les communications, l’énergie nucléaire, les textiles, la chimie, la médecine, l’alimentation et les produits pétrolifères.Comme il ne peut y avoir de modèle standard pour un laboratoire de recherche, chaque conception est ici dictée par le genre d’opérations que le laboratoire abrite et chacune a incorporé un maximum de flexibilité afin de permettre des changements rapides et économiques chaque fois que de nouvelles découvertes bouleversent les anciennes conceptions et nécessitent un changement de routine.Buildings for Research tente d’attaquer le problème de deux façons.Dans une première section rédigée par des gens faisant autorité dans le domaine des édifices pour la recherche, on étudie pleinement les nombreux éléments communs à tout type de laboratoire.On y considère des facteurs de base comme les mesures de sécurité, l’enlèvement des déchets, la prévention de la corrosion, la ventilation et les systèmes de drainage, les unités modulaires, etc.On porte une attention spéciale aux problèmes uniques aux laboratoires nucléaires qui affectent l’équipement et sa disposition, les expériences et le personnel.Dans sa seconde section, Buildings for Research, présente des renseignements d’une valeur appréciable en étudiant de façon compréhensive 44 institutions de recherche réparties en divers chapitres suivant leur spécialité.On présente ainsi quatre groupes de laboratoires pour la recherche nucléaire, industrielle, universitaire et militaire.Les exigences parti- culières à chaque genre d’institution sont étudiées à fond de même qu’expliquées les solutions de construction apportées à leurs problèmes spécifiques individuels.Plus de 500 photographies, dessins et plans accompagnent le texte.L’information fournie dans cet ouvrage devrait se révéler d’une extrême importance aux architectes, ingénieurs, directeurs de recherches ainsi qu’à tous ceux qui sont chargés de fournir et développer des facilités pour la recherche.Convention pour la protection des biens culturels en cas de conflit par André Noblecourt Publication de l’UNESCO, 19 avenue Kléber, Paris XVIe, France, 420 pp., 60 planches photographiques.Prix : S 7.50.L’Acte constitutif de l’Unesco fait une obligation à cette institution spécialisée des Nations Unies de veiller à la protection et à la conservation du patrimoine culturel de l’humanité : livres, œuvres d’art, monuments historiques et collections scientifiques.Conformément à ce mandat, l’Unesco a patronné la “Convention pour la Protection des Biens Culturels en oas de conflit armé” qui a été adoptée en 1954 à La Haye et ratifiée depuis par 19 pays.L’Unesco vient de faire paraître à l’intention des autorités chargées de veiller à la sauvegarde des biens culturels un manuel complet sur les techniques de protection, non seulement contre les risques militaires de toutes sortes mais encore contre les dangers naturels qui menacent ces biens culturels : intempéries, insectes, rongeurs, etc.Cependant, l’essentiel de l’ouvrage porte sur la protection contre les dangers de la guerre.Comme l’indique l’auteur de ce manuel — M.André Noblecourt, conseiller technique du Service de sécurité des musées de France —¦ à propos du danger atomique, “en cas de conflit armé, tous les biens culturels, dans le monde entier, risquent d’être détruits.” Etant donné que toute protection des biens culturels doit s’intégrer dans le cadre de la Convention adoptée à La Haye en 1954, dont les conservateurs et leur personnel ne doivent rien ignorer, on a tenu à faire figurer le texte de la Convention dans cet ouvrage.Les chapitres suivants offrent une liste détaillée des divers types de dangers et les méthodes de protection qu’il importe de leur opposer : planification et construction d’abris, revêtements et pare-éclats pour tableaux, statues, monuments, etc.Aux 360 pages de textes et diagrammes s’ajoutent soixante pages de planches photographiques montrant les dégâts culturels causés par la deuxième guerre mondiale et les mesures de protection des trésors artistiques adoptées dans divers pays.Dans un avant-propos, M.Jean Verrier, inspecteur général des monuments historiques de France, insiste sur le fait que l’efficacité des mesures de protection dépend de l’application judicieuse de techniques appropriées, dont le développement est lui-même conditionné par un large échange de points de vue et d’expériences entre les spécialistes du monde entier.ARCHITECTURE-BÂTIMENT-CONSTRUCTION WêHmBèBm ra- «a >tin"t ".¦«
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